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Articles : Disparition de M. Gilles KAHN, Président de l'INRIA, membre de l'Académie des Sciences
Posté par yojik77 (). Modéré le 16 février 2006.Au-delà d'une carrière et d'un cursus remarquable, c'est un scientifique et un authentique humaniste qui disparaît.
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Tout récemment, ses fonctions l'avaient conduit à prendre part au débat sur la commercialisation et l'échange de musique sur Internet, comme co-rédacteur d'un rapport sur l'offre légale de musique. Il sera peut-être utile de se référer à ce document sur un sujet sur lequel toutes les positions s'expriment souvent de manière outrancière.
S'il ne disposait peut-être pas d'une renommée particulière au sein des cercles libristes, il restera comme une des personnalités marquantes du développement des sciences et techniques logicielles en France.
Ha ha ha
Ah le bel éloge funèbre en première page de Linuxfr.
Rappelons deux éléments :
- Une décision assez récente : http://www.inria.fr/presse/pre136.fr.html
« La décision de Microsoft de nouer un partenariat avec l'INRIA et de créer un laboratoire commun en France démontre la stature internationale de la recherche française en informatique. C'est une excellente opportunité, pour l'INRIA, de travailler étroitement et ouvertement avec Microsoft », a commenté Gilles Kahn, Président Directeur Général de l'INRIA.
- La politique de l'INRIA en matière de brevets logiciels, que j'évoquais à la fin de l'article suivant : http://www.libroscope.org/Recherche-publique-contre
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Olivier MARTIN () le 16/02/2006 à 12:28. (lien). Évalué à 4.Je trouve ta remarque de mauvais goût dans un post annonçant le décès de la personne.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Grumbl (page perso, ) le 16/02/2006 à 12:33. (lien). Évalué à 10.L'INRIA ne s'est pas réellement distinguée dans quelque politique que ce soit de libre accès au savoir ou à ses publications ou de promotion des logiciels libres. Ceci explique peutêtre la très faible notoriété de l'INRIA dans les "cercles libristes".
A l'heure où le MIT propose l'ensemble de ses cursus en ligne ( http://ocw.mit.edu/index.html ), que cet évènement soit l'occasion de demander à l'INRIA de réviser sa position.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par lezardbreton (Jabber id, page perso, ) le 16/02/2006 à 12:54. (lien). Évalué à 1.Allez, je dois le dire, je ne sais toujours pas à quoi sert l'INRIA (pour info puisque ce n'est pas dans la news : Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique). Je trouve quand même un lien : http://www.inria.fr/inria/enbref.fr.html . On trouve même des sujets de recherche : http://www.inria.fr/rrrt/liste-2006.html , mais je ne suis toujours pas convaincu de l'activité de cet institut.
Le MIT a eu au moins, lui une politique de communication claire sur ses activités, ce que n'a jamais fait l'INRIA. Pour finir, même en travaillant dans l'informatique et en m'intéressant au milieu depuis longtemps, je n'avais jamais entendu parler de Gilles KAHN (peut-être simplement n'ai-je jamais retenu son nom ?).-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Cédric Chevalier (page perso, ) le 16/02/2006 à 13:25. (lien). Évalué à 9.Je ne vois pas en quoi la communication du MIT est plus claire que celle de l'INRIA. La page citée plus haut donne visiblement accès aux cours dispensés par le MIT, mais il n'y aura rien de semblable sur l'INRIA car ce n'est pas un organisme de formation mais un organisme de recherche au même titre que le CNRS, l'INRA ou l'INSERM.
Pour ceux qui souhaitent voir les recherches en cours à l'INRIA, certains projets laissent des logiciels accessibles sur http://gforge.inria.fr , certaines publications étant accessibles sur http://hal.inria.fr .
Pour ce qui est de la notoriété de Gilles Kah, il n'était plus très actif aux niveaux des recherches depuis un petit moment, occupant des fonctions administratives à l'INRIA ou au CNRS. Il y a quelques unes de ces publis sur http://www.informatik.uni-trier.de/~ley/db/indices/a-tree/k/(...) .
PS : je suis actuellement en thèse dans une équipe INRIA et je développe pour cela un logiciel sous licence GPL, comme quoi on reste quand même très libre, c'est l"équipe qui décide (en fonction de ces collaborations industrielles, certes).-
[+] [^]Re: Ha ha ha
Posté par lezardbreton (Jabber id, page perso, ) le 16/02/2006 à 13:51. (lien). Évalué à -2.Je ne vois pas en quoi la communication du MIT est plus claire que celle de l'INRIA.
Quand j'étais gamin, je lisais Sciences et Vie. A chaque fois un article nous présentait le travail d'une équipe de chercheurs du MIT en vulgarisant le plus possible le but de leur recherche, et c'était passionnant. Je me rappelle par exemple des travaux sur la reconnaissance faciale des sentiments de la personne utilisatrice de l'utilisateur de l'ordinateur. L'activité du Media Lab était grâce à ce genre d'article reconnue partout.
Je n'ai jamais vu rien de tel de la part de l'INRIA, c'est surement de ma faute.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Christophe Morvan (page perso, ) le 16/02/2006 à 15:05. (lien). Évalué à 3.Je n'ai jamais vu rien de tel de la part de l'INRIA, c'est surement de ma faute.
* L'inria n'a pas le même age de le MIT.
* L'inria est mono disciplinaire.
* L'inria n'est pas *un* labo.
L'activité de l'INRIA est souvent lié à une fac, ou au cnrs.
Le travail de l'INRIA n'est pas à destination du grand public.
Les gus qui bossent à l'INRIA essaient de faire connaître leur production dans les cercles qui en ont l'usage ou qui pouront aller plus loin.-
[+] [^]Re: Ha ha ha
Posté par Jerome Alet (page perso, ) le 16/02/2006 à 19:01. (lien). Évalué à -4.> Le travail de l'INRIA n'est pas à destination du grand public.
C'est bien le bon terme, en effet, l'INRIA bosse avec le pognon du grand public (contribuables), mais ne lui donne pas grand chose en échange, et brevète le reste à tout va...-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par paul brauner () le 17/02/2006 à 02:27. (lien). Évalué à 10.C'est complètement absurde ces remarques.
Je travaille au LORIA qui est une unité de recherche de l'INRIA en partie. La grande majorité des programmes des équipes est sous une licence libre, les autres sont très accessibles en général.
Le labo organise des conférences/séminaires régulièrement, publie les résultats des chercheurs (c'est d'ailleurs leur principale motivation : publier les résultats).
Maintenant il faut comprendre qu'une grosse partie des _recherches_ des équipes de l'INRIA est avant tout fondamentale, leur but n'est pas de pondre 1000 lignes de codes par jour, ni de participer à l'élaboration d'un OS ou je ne sais quoi comme certaines personnes du MIT le font, à moins que cela ne représente un intérêt pour la recherche.
pour info : http://www.loria.fr/software/tous/?license=all&search_st(...)
j'ai pas l'impression que le logiciel libre soit boudé par le LORIA. Mais ce n'est que la partie emmergée de l'iceberg :
http://www.loria.fr/researchers/equipes
la liste des publications sur le site de chaque équipe reflète le véritable travail, et ça c'est public.
l'INRIA regroupe plusieurs unités de recherches, il faut donc aller chercher sur les pages des labos et non pas sur le site de l'INRIA lui même.-
[^]Bande de cons
Posté par iug () le 17/02/2006 à 07:01. (lien). Évalué à 10.La vraie réponse est que les individus ont le choix.
Ca dépend surtout des domaines : les domaines avec beaucoup de financement et une forte rentabilité pour les investisseurs (imagerie, réalité virtuelle...) brevètent à gogo ; les domaines financés par les budgets publics (méthodes formelles...) brevètent moins, même s'ils en ont le droit.
D'après quelques interviews de Gilles Kahn que j'ai vu traîner à droite à gauche, j'ai eu l'impression qu'il était plutôt anti-brevets et plutôt au fait des problèmes de la société de l'information. Je trouve plutôt odieux qu'une bande de connards incultes vienne troller dans ces circonstances.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Frédéric Lopez () le 16/02/2006 à 18:19. (lien). Évalué à 10.Quand j'étais gamin, je lisais Sciences et Vie. [...] Je n'ai jamais vu rien de tel de la part de l'INRIA, c'est surement de ma faute.
http://cermics.enpc.fr/~keriven/Papers/99laRecherche.pdf
Cet article, publié dans le magazine scientifique « La Recherche », présente un procédé de reconstruction tridimensionnelle à partir d'images 2D. Il a été développé conjointement par Olivier Faugeras de l'INRIA de Sophia Antipolis, professeur au Massachusetts Institute of Technology et par l'auteur de l'article.
J'imagine qu'en cherchant un peu dans d'anciens numéros de « La Recherche » ou « Pour la Science » on doit pouvoir trouver pas mal d'autres exemples similaires.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Ronan Billon (page perso, ) le 16/02/2006 à 13:36. (lien). Évalué à 7.Il faut quand même comprendre que l'INRIA est une énorme machine qui s'étend sur tout le territoire.
Et comme d'habitude, il ne faut pas généraliser. Je suis passé par plusieurs structures tournant autour de la Réalité virtuelle et de la géométrie. Les licences sont souvent libre et les gens des labos sont assez convaincus par les logiciels libres.
Les projets que je connais :
OpenMask : QPL
CGAL : GPL et une autre pour qqs morceaux spécifiques
ARéVi : LGPL
Il y a même possiblité d'avoir un CD avec tous les softs (plus ou moins) libre de l'INRIA.
Maintenant, les communiqués officiels, je ne les connais pas :-)
(et il faut aussi justifier les structures de valorisation (celles qui doivent amener le pognon))
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Florian Hatat (Jabber id, page perso, ) le 16/02/2006 à 13:55. (lien). Évalué à 8.Pour prendre la défense de l'INRIA à mon tour : avant d'être remplacé par l'ERCIM, l'une des trois institutions à la base du W3C, c'était bien l'INRIA.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Camille Vacher () le 17/02/2006 à 13:38. (lien). Évalué à 9.Bon, je préviens, mes études m'orientent clairement vers un métier de chercheur/enseignant-chercheur dans l'informatique. Aussi, je suis très susceptible quand il s'agit de l'INRIA, principal employeur public de chercheurs en informatique en France (avec le CNRS).
Donc, c'est parti, mode troll et mauvaise foi !
L'INRIA ne s'est pas réellement distinguée dans quelque politique que ce soit de libre accès au savoir ou à ses publications ...
En effet, et ce n'est pas cette vaine tentative qui va te contredire: http://www.inria.fr/publications/archiveouverte/plus.fr.html
... ou de promotion des logiciels libres
Carrément, d'ailleurs personne n'a jamais entendu parler de la licence CeCILL (deux versions en deux ans). En plus, une fois, j'étais en stage à l'INRIA rocquencourt, et ils m'ont obligé à diffuser un petit logiciel que j'avais fait sous une licence proprio (elle s'appelait la GNU GPL je crois ...). J'ai des amis qui y ont fait d'autres stages, et à chaque fois, même contrainte, c'est révoltant !
mais je ne suis toujours pas convaincu de l'activité de cet institut.
C'est vrai, ca sert à rien l'INRIA ! COQ, OCaml c'est pour les bouseux et les jeunes en prépa, mais dans la vraie vie tout le monde s'en branle. Et puis, kelkoo n'a jamais fonctionné comme moteur de recherche comparatif, normal, le moteur a été pondu par des chercheurs de l'INRIA. Le W3C n'a jamais siégé ni été soutenu par l'INRIA Sophia-Antipolis.
Bon, essayons d'arrêter le mode troll.
Dans la vraie vie, je n'y connais pas grand chose, mais il y a encore des tas de projets orchestrés/soutenus par ou auxquels participent l'INRIA, du genre de GRID5000, des centaines de contras avec des entreprises, (par exemple grosse association entre l'INRIA Sophia et France Télécom dans le domaine du wifi), des centaines (milliers ?) de publis par an, et de grands résultats théoriques (théorème des quatre couleurs en 2002).
Pour finir, même en travaillant dans l'informatique et en m'intéressant au milieu depuis longtemps, je n'avais jamais entendu parler de Gilles KAHN (peut-être simplement n'ai-je jamais retenu son nom ?).
on pouvait pourtant facilement en entendre parler sans s'interresser au monde de la recherche, ni même à l'informatique. Mon père a une facheuse tendance à me mettre de côtés tous les articles de journaux qu'il trouve interressant et souhaiterait me voir lire. Aussi, j'ai bien du lire une demi douzaine de découpes de journaux (le monde, le figaro, les échos (tiens, comment vous avez deviné que mon père était de droite ?)) qui parlaient de Gilles Kahn.
A bon trolleur, salut !-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par fmaz fmaz () le 17/02/2006 à 15:43. (lien). Évalué à 5.Pour ce qui est du théorème des quatre couleurs, quelques précisions.
C'est le théorème qui dit que si les tous les pays étaient d'un seul tenant (pas comme les USA avec l'alaska), alors on pourrait toujours colorier une carte avec seulement 4 couleurs.
D'une part, le résultat de Gonthier et Werner est de 2004 et pas de 2002.
De plus, c'est une réécriture dans le système COQ de la démonstration de Robertson, Sanders, Seymour et Thomas de 1996. La preuve des 4 fous est une simplification de la preuve de Appel et Haken. Elle part du principe que si il existe un graphe planaire seulement 5 coloriable, alors il est existe un le plus petit possible. Avec des arguments bien forts, ils se ramènent à un nombre finis de cas. Le problème est que le nombre fini de cas reste trop gros pour être traité à la main. La fin de la démonstration utilise donc un ordinateur pour traiter les cas de base. Le problème est que les ordinateurs, c'est buggé. Donc la preuve...
L'intérêt du travail de Gonthier et Werner est que COQ est un système de démonstration assistée. En gros, avec COQ, on est sûr de ne pas oublier de cas tordu. Mais COQ est aussi un programme. Il peut donc être lui aussi buggé. C'est vrai sauf que COQ permet de produire un certificat dont il est très simple de vérifier qu'il est juste (ou pas). Cette partie du programme a même pu être prouvée à la main. On peut donc très raisonnablement penser que la preuve est juste.
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[^]Soyons juste avec l'INRIA et présentons tous les aspects
Posté par Benoît Sibaud (Jabber id, page perso, ) le 16/02/2006 à 13:11. (lien). Évalué à 10.L'INRIA est un des initiateurs de la licence de logiciel libre CeCILL
http://www.cecill.info/licences/Licence_CeCILL_V2-fr.html
L'INRIA est un des co-fondateurs du consortium ObjectWeb (middleware libres).
http://www.inria.fr/valorisation/logiciels/index.fr.html
AGRIF : raffinement de maillage destiné aux modèles d'évolution aux différences finies (GPL)
IATO : simulateur processeur IPF (GPL)
MIXMOD : outil logiciel de classification par analyse discriminante ou autres méthodes statistiques dÈveloppÈ en collaboration (GPL)
OpenFEM : Boîte à outils d'éléments finis pour Matlab/Scilab dÈveloppÈ en collaboration (LGPL)
PPAT : calcul parallèle de pseudo-spectres de grandes matrices (GPL)
SCILIN : résolution itérative de grands systèmes linéaires dans l'environnement SCILAB (LGPL)
et des dizaines d'autres comme ça...
A contrario on peut citer comme il a été fait l'accord avec Microsoft, la position sur les brevets logiciels, ainsi que leur communication sur le fait que Scilab est un logiciel libre alors que ce n'est pas le cas (*), les CD de compilation de logiciels libres qui ne contiennent pas que des logiciels libres, etc.
(*) À ce propos, le directeur technique du consortium Scilab m'a confirmé lors de Solutions GNU/Linux 2006 que le passage de Scilab sous double licence GPL/Cecill était en cours depuis quelques temps.-
[^]troll warning
Posté par Grumbl (page perso, ) le 16/02/2006 à 17:29. (lien). Évalué à 0.Reste à savoir à quoi peut servir une énième license comme CeCILL, et à quoi peut bien servir une double licence GPL/CeCILL : le syndrôme du "pas inventé ici" qui aurait encore frappé ?
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[^]Re: troll warning
Posté par lasher () le 16/02/2006 à 18:54. (lien). Évalué à 9.Bon, une bonne fois pour toutes.
La gué-guerre licence BSD/MPL/GPL/etc. n'a pas lieu d'être en France, car tout bêtement, du point de vue du droit _français_, mis à part peut-être la GPL à qui il ne manque pas grand chose, aucune de ces licences ne sont applicables -- ne serait-ce que parce qu'elles sont rédigées en Anglais et donc ... oui, tu as deviné, pas en Français.
La CeCILL est une tentative d'adaptation de la GPL au droit français. Alors la FSF a fait la grimace en disant que "ouiii, z'auriez pu nous demander notre aviiiis", etc. Maintenant le fait est que nous avons une vraie adaptation de la GPL au droit français, là où avant nous n'avions _rien_.
Je suis plutôt pro-licence BSD en général, mais il faut avoir conscience du fait que j'ai beau aimer, elle n'a aucune valeur juridique en France.-
[^]Re: troll warning
Posté par Antoine () le 16/02/2006 à 19:23. (lien). Évalué à 4.Maintenant le fait est que nous avons une vraie adaptation de la GPL au droit français, là où avant nous n'avions _rien_.
Ce n'est pas une adaptation, c'est une licence concurrente.
Le corpus de logiciels sous CeCILL est dérisoire, et on ne peut évidemment pas reprendre du code sous GPL et l'utiliser dans un logiciel sous CeCILL.
Tout cela montre bien que créer une nouvelle licence copyleft (j'insiste bien sur l'aspect copyleft) était absolument ridicule.
Quant à l'applicabilité de la GPL en droit français, elle ne semble pas poser problème aux yeux de nombreux juristes (y compris dans de grandes entreprises). Il en est certainement de même pour les autres licences citées (Microsoft utilise par exemple du code sous BSD et ça ne semble pas les inquiéter outre mesure). Le FUD récurrent à ce sujet ne semble pas avoir de fondement sérieux.
Voir le mémoire juridique de Mélanie Clément-Fontaine sur le GPL : http://crao.net/gpl/-
[^]Re: troll warning
Posté par TeXitoi (Jabber id, page perso, ) le 16/02/2006 à 19:44. (lien). Évalué à 6.on ne peut évidemment pas reprendre du code sous GPL et l'utiliser dans un logiciel sous CeCILL.
Si, et le logiciel devient alors GPL. Voir l'article 5.3.4.
Quant à l'applicabilité de la GPL en droit français, elle ne semble pas poser problème aux yeux de nombreux juristes
Le grand truc qui rend la GPL « valide » en france est que si l'utilisateur déclare que la GPL n'est pas valide, le droit d'auteur par défaut s'applique, c'est à dire que tu perds des droits et n'en gagne pas au final (arrêtez-moi si je dis des conneries, je ne suis pas juriste). Ca n'empêche pas que la licence c'est pas compatible avec le droit français, et donc qu'une licence réellement valide peut être utile dans certains cas (voir mon post pas loin en dessous).-
[^]Re: troll warning
Posté par Antoine () le 16/02/2006 à 20:21. (lien). Évalué à 2.Si, et le logiciel devient alors GPL. Voir l'article 5.3.4.
Il n'est donc plus sous CeCILL. CQFD.
Le grand truc qui rend la GPL « valide » en france est que si l'utilisateur déclare que la GPL n'est pas valide, le droit d'auteur par défaut s'applique, c'est à dire que tu perds des droits et n'en gagne pas au final (arrêtez-moi si je dis des conneries, je ne suis pas juriste).
Tout à fait !
http://www.libroscope.org/La-GPL-est-elle-un-contrat-On-s-en
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[^]Re: troll warning
Posté par TeXitoi (Jabber id, page perso, ) le 16/02/2006 à 19:05. (lien). Évalué à 7.La licence CeCILL permet de faire signer des contrats sur du logiciel libre avec les cabinets juridiques des entreprises ou les institutions qui ne veulent pas signer quelque chose en anglais. C'est un exemple réel.
La double licence CeCILL/GPL permet de faire ce qui est écrit plus haut tout en permettant l'utilisation du code en dehors de l'hexagone via la notoriété de la GPL. Un tel projet est par exemple DFSG compliant (libre au sens Debian) malgrés le fait que la CeCILL ne soit pas reconnu par Debian (alors que la licence CeCILL permet le fork en GPL, mais seule la version française étant valable, elle n'est donc pas compréhenssible par le monde anglophone et donc pas compté comme licence libre par Debian).
La CeCILL, bien que critiqué et pas utile pour la majorité des gens, est très utile dans certains contextes.
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[^]Re: Soyons juste avec l'INRIA et présentons tous les aspects
Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 16/02/2006 à 19:07. (lien). Évalué à 6.J'ai aussi vu à Solutions Linux un très intéressant langage objet qui produisait du C de très bonne qualité.
Pour se développer, un tel langage a besoin d'une grande base d'utilisateurs. Dans la jungle actuelle des programmes, un nouveau venu ne peut se faire une place que si il est très bon et libre. Le problème est que le "commercial" (chargé du transfert de technologie) qui veut vendre le logiciel aux chinois est resté dans des schémas commerciaux du passé.
Je pense que l'INRIA ferait mieux d'économiser son salaire et embaucher un (ou deux) chercheurs à la place.-
[^]Re: Soyons juste avec l'INRIA et présentons tous les aspects
Posté par Ontologia (page perso, ) le 16/02/2006 à 20:55. (lien). Évalué à 7....Le pire c'est que je te voyais passer 20 minutes à essayer de le lui faire comprendre ;-))
Pierre parle de Lisaac, je précise.
C'est un système pyramidal. Les chargés des valorisations subissent une grosse pression (chantage à l'emploi pour les nouveaux) pour trouver des partenariats industriels. Ils sont payés pour faire ça à plein temps.
Certains ne croient pas aux vertus du libre, en sortant des maximes du style "90 % du business autour du libre est fait aux E-U alors que 80 % des développeurs sont européens", maxime censés montrer l'innanité du libre, alors qu'au contraîre c'est un schéma où les entreprises américaines investissent en Europe.
Après, si nous ne possédons aucun gros champion européens du logiciel, c'est peut être parce qu'on s'est toujours mal débrouillé ?-
[^]Re: Soyons juste avec l'INRIA et présentons tous les aspects
Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 18/02/2006 à 18:50. (lien). Évalué à 5.Je ne regrette pas d'avoir passé 20 minutes avec Patrice P. de la "Direction du Développement et des Relations Industrielles" (il m'a laissé sa carte de visite).
J'ai essayé de décoder le mode de fonctionnement de cette personne et je pense qu'il est victime de deux choses :
- il est formaté selon les schémas surannés appris dans les écoles de commerce qui enseignent le passé et n'ont aucune vision d'avenir.
- la définition de sa fonction au sein de l'INRIA semble également dater d'une autre époque.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Yth (Jabber id, ) le 16/02/2006 à 12:33. (lien). Évalué à 9.Pourquoi ?
On est censé toujours ne dire que du bien des morts ?
Yth.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Romain Be. () le 17/02/2006 à 14:27. (lien). Évalué à 4.Pourquoi ?
On est censé toujours ne dire que du bien des morts ?
Non bien evidement.
En revanche, une certaine retenue au moins au moment de l'annonce de la disparition me parait un minimun de politesse et de respect.
Romain
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[^]Re: Ha ha ha
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par dmg () le 16/02/2006 à 12:46. (lien). Évalué à 10.L'INRIA est un organisme cogeré par le ministère de la recherche et celui de l'industrie dont la vocation première est de faire de la recherche appliquée avec des partenaires industriels. Il est assez normal pour l'INRIA de deposer des brevets et de travailler avec des societés privées même si nous ne sommes pas d'accord avec le choix des partenaires.
Je voudrais rappeler quelques petites choses :
1- Le directeur de l'INRIA ne choisit pas les brevets qui sont deposés (le plus souvent il s'agit du directeur de l'équipe concernée).
2- Microsoft, quoi qu'on en dise, participe à la recherche publique dans de nombreux pays et également de projets sortant leur code en open-source (nooks.cs.washington.edu par exemple).
3- L'INRIA developpe de nombreux projets en open-source soit sous les licences classique (GPL, BSD) soit sous la licence INRIA (pour n'en citer qu'un, kherrighed sur lequel j'ai déjà vu passer plusieurs news sur linuxfr).
Globalement l'orientation des recherches de l'INRIA dépends plus de chaque équipe que du directeur de l'INRIA même.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 16/02/2006 à 13:10. (lien). Évalué à 8.Il est assez normal pour l'INRIA de deposer des brevets et de travailler avec des societés privées
Scindons la proposition en deux :
1. il est assez normal pour l'INRIA de travailler avec des sociétés privées
2. il est assez normal pour l'INRIA de déposer des brevets
La proposition 1 est en effet de bon aloi. Mais la proposition 2 ne l'est pas. Chacun sait quels sont les effets désastreux des brevets logiciels sur le bien public, or l'INRIA reste un organisme public malgré ses partenariats avec le privé.
Une politique de recherche digne de ce nom éviterait d'accéder à toutes les demandes des industriels sous prétexte qu'il faut faire des "partenariats". Après tout si les industriels font appel à l'INRIA, c'est qu'il y a là des compétences qui leur manquent, non ? Donc l'INRIA a un argument de poids qu'elle peut utiliser pour exiger que les résultats de recherche soient utilisables librement.
Il faut évidemment pour cela une certaine volonté politique, qui manque cruellement à beaucoup de responsables aujourd'hui.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par lasher () le 16/02/2006 à 18:56. (lien). Évalué à 4.Jusqu'à preuve du contraire, en France, les brevets logiciels n'existent pas. Par contre, quand une équipe de l'INRIA met au point un robot intelligent, autonome, etc... Ben oui, ils veulent breveter l'invention, faut pas leur en vouloir.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 16/02/2006 à 19:27. (lien). Évalué à 2.Jusqu'à preuve du contraire, en France, les brevets logiciels n'existent pas.
Merci de lire le lien que j'ai donné et de revenir quand tu seras mieux informé.
"Les brevets logiciels ne sont pas reconnus" ne veut pas dire qu'ils n'existent pas.
L'INPI et l'OEB les enregistrent avec joie, et l'INRIA ne se prive pas d'en déposer.
De plus l'informatique (en particulier le logiciel libre) existe à l'international, il est donc irresponsable de ne regarder que son pré carré. Si je diffuse aux Etats-Unis du code exploitant un brevet logiciel sans l'accord du dépositaire du brevet, je suis en infraction.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par gourgou () le 17/02/2006 à 04:11. (lien). Évalué à 2.Dans le même genre, ce n'est pas parce qu'un brevet est déposé que personne n'a le droit de se servir de ce qu'il contient. Tout ce qu'on peut a priori t'interdire, c'est d'en faire une utilisation commerciale, auquel cas oui, il faut passer par la case licence.
Mais bon, maintenant, puisqu'on ne regarde pas que dans notre pré-carré, que dire de la tonne de brevets d'IBM sur lesquels marchent à tour de bras les softs GNU ou le noyau linux ? Qu'ils sont en infraction ? Ben non, pas tant qu'IBM ne vient pas leur demander des comptes.
Franchement, je comprends pas d'où t'as choppé une haine pareille pour l'INRIA. Leur boulot n'est pas a priori d'améliorer la vie des petits utilisateurs de bout de chaîne que nous sommes, nous autres geeks libristes complètement egocentrés, ni celles des pauvres windowsiens...
Au lieu de ça, il font avancer des sujets de recherche, afin d'améliorer les savoir-faire français en matière d'informatique ou de tout ce qui s'y rattache, le but avoué étant de soit pouvoir donner lieu à des créations d'entreprises qui vont pouvoir produire et vendre, soit de signer des partenariats avec des boîtes déjà existantes. Le but de tout ça, c'est de faire rentrer du pognon dans le pays, ou moins de faire tourner celui qui s'y trouve. C'est un peu schématique, mais c'est grosso modo l'idée. (Et encore, je suis sympa, je ne pousse pas jusqu'à dire qu'ils contribuent indirectement à créer de l'emploi... mais je pourrais ! - )-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 17/02/2006 à 13:41. (lien). Évalué à 2.Tout ce qu'on peut a priori t'interdire, c'est d'en faire une utilisation commerciale, auquel cas oui, il faut passer par la case licence.
Tu peux relancer le débat sur la nocivité des brevets logiciels si ça te chante, mais je pense que les arguments de chaque côté sont connus depuis longtemps.
Le but de tout ça, c'est de faire rentrer du pognon dans le pays, ou moins de faire tourner celui qui s'y trouve.
Le but de la recherche publique ne devrait pas être de "faire rentrer du pognon dans le pays" (surtout au prix d'une privatisation des connaissances) mais de faire progresser le bien commun.-
[+] [^]Re: Ha ha ha
Posté par Ontologia (page perso, ) le 17/02/2006 à 13:53. (lien). Évalué à -2.Le but de la recherche fondamentale est effevtivement de faire progresser le bien commun.
Le but de la recherche appliquée est de faire du pognon et accessoirement (le plus important en fait) de faire progresser le bien commun. La recherche appliquée permet de créer des emplois et de financer beaucoup de recherche sans but lucratif.
C'est à cause de gens tenant des raisonnement comme les tiens que des gens comme moi ne trouvent pas de boulot.
Quelques part tu es nocif.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 17/02/2006 à 14:00. (lien). Évalué à 0.Quelques part tu es nocif.
Intéressant ce déferlement d'aversion suite à mon post.
Entre les accusations de nocivité et le zigoto qui m'a envoyé un message privé pour me traiter de "gros con" (sic) et qui récidive sur le forum avec "connards", on est servi.
C'est à cause de gens tenant des raisonnement comme les tiens que des gens comme moi ne trouvent pas de boulot.
Oui, la R&D française est bloquée par des salauds idéalistes qui refusent les brevets logiciels sur les résultats de la recherche publique. Et la marmotte ?-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Ontologia (page perso, ) le 17/02/2006 à 14:16. (lien). Évalué à 4.Il ne s'agit pas de préconiser le brevet logiciel. Comme la plupart des intervenants ici, je suis contre.
Par contre, il est désespérant que dans ce pays, il n'y ait pas d'R&D publique. La R&D est le seule et unique moyen de survivre économiquement dans le futur et ne pas régresser.
Vu le temps que mettront les pays émergeants à nous rattraper en terme de niveau de vie et donc en terme solvabilité pour acheter nos produits, il nous faut un moyen de survivre en vendant un savoir-faire unique.
En Europe, nous possédons un excellent niveau de formation (qui coûte très cher) et un très bon niveau scientifique.
Mais on ne sait pas créer des emplois avec.
Bien que ce soit notre seul moyen de survie.
Cela n'est absolument pas contradictoire avec le fait de financer une recherche fondamentale avec des objectifs totalement éloignés de rentabilité.
Mais ceci n'exclue absolument pas non plus que l'on peut ajouter un étage de recherche publique plus appliqué avec des objectifs économiques à moyens terme.
Ca fait rentrer du pognon et surtout ça crée des emplois.
Je suis pour l'idée qu'on laisse tranquille un chercheur désireux de faire du fondamental (et c'est ça que je reproche à l'INRIA : tendance à imposer des partenariats industriels à des gens qui veulent pas en entendre parler : J'aimerai qu'on respecte les chercheurs sur ce plan).
Malgré tout, certains chercheurs, ingénieurs de recherches, sont intéressés par le développement de produits de recherches à destinés industriels et à la création de start-up au bout de 5 à 10 ans de travail en labo, quand bien même ces travaux seraient théoriques.
Je pense que l'on doit donner leur chance à ces gens, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Je répète, des gens comme toi sont nocifs et responsables collectivement d'une bonne partie du chomage en France. Désolé d'être violent, mais je le pense.
J'aimerai une réponse un peu plus constructive que "la marmotte".-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 17/02/2006 à 14:56. (lien). Évalué à 7.Je pense que l'on doit donner leur chance à ces gens, ce qui n'est pas le cas actuellement.
Je suis d'accord mais je ne vois pas le rapport avec les brevets.
Pour avoir travaillé régulièrement au sein du département R&D d'une grosse entreprise française, je vois bien la frilosité et surtout le manque de discernement de la direction, qui pense que dans une informatique connectée à l'échelon mondial le meilleur moyen de se démarquer est de confectionner des solutions en secret et de proposer des services propriétaires aux clients considérés comme des pigeons.
Ce n'est pas une histoire de brevets mais bien un problème de mentalités. Au sein des grosses boîtes, des banques qui sont susceptibles de financer les PME innovantes, des administrations qui préfèrent des partenariats ronronnants et sans intérêt avec de gros services dirigés par d'anciens copains de promo... Un gros noeud du problème étant que la technique (chercheurs, ingénieurs) est très dévalorisée au sein de l'élite et que des dirigeants qui adoptent cette attitude ne risquent pas d'avoir une politique très visionnaire dans un secteur comme l'informatique...
Au contraire, la "valorisation" par les brevets est la seule réponse que l'on cherche à apporter en France précisément parce qu'on est incapable de faire fructifier les résultats de recherche soi-même. Google a peut-être déposé des brevets, mais leur business model n'est pas de chasser les opportunités de royalties (à ma connaissance).
Je répète, des gens comme toi sont nocifs et responsables collectivement d'une bonne partie du chomage en France.
J'ai autre chose à foutre que de répondre à des accusations aussi débiles et outrancières.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Ontologia (page perso, ) le 17/02/2006 à 15:23. (lien). Évalué à 1.ahhhhhh !! Voilà un discours construit :-)
Très intéressant. Effectivement tu pointes un problèmes bien français issu en grande partie (je pense) de la culture un peu trop administrative de l'élite qui, pour une part d'entre elle, vie encore au XIXème siècle, mais aussi du fait que les élèves de grandes écoles ne font pas de thèses, ce qui implique ce qui est fabuleusement bien expliquer dans ce post : https://linuxfr.org/comments/626655.html#626655.
En plus on est gouverné (même dans les grandes entreprises) par des énarques qui ne savent qu'écrire des belles phrases. Evidemment, n'ayant jamais fait d'études sérieuses, ils ne connaissent rien à la technique.
Résultat, comme tu le pointes, la R&D est conçu comme pourvoyeuse de royalties.
Reste que ça n'empêche pas ce que j'ai dit plus haut - et j'en ai expliqué les raisons - : refuser de bien vouloir consacrer une partie de l'effort de recherche à des applications industrielles qui vont ensuite être développées, étendues, comme google le fait par exemple, est une conception suicidaire.
L'INRIA a pour politique de chercher à faire des valorisations industrielles et/ou de créer des start-up via INRIA-Transfert.
Je suis assez d'accord avec toi sur la bêtise de la politique des grosses boites que tu pointes assez bien. Mais, l'INRIA peut donner lieu à des réussites ne faisant pas intervenir de brevets logiciels en créant des start-up faisant fructifier une technologie, éventuellement (tant mieux) libre.
Ne te focalise donc pas trop vite sur les brevets, ils sont parfois capable de faire autrement.
Pour ma part, je suis à contre-coeur, et comme RMS pour les brevets défensifs quand il n'y a pas le choix (risque de se faire piquer le brevet et de se voir interdire de diffuser en licence libre un logiciel à l'origine de la technologies brevetée.
Que penses-tu de cette approche ?-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 17/02/2006 à 16:31. (lien). Évalué à 5.Pour ma part, je suis à contre-coeur, et comme RMS pour les brevets défensifs quand il n'y a pas le choix (risque de se faire piquer le brevet et de se voir interdire de diffuser en licence libre un logiciel à l'origine de la technologies brevetée.
Dans ce cas, il doit être possible d'offrir à tous une licence unilatérale d'exploitation du brevet (une sorte de licence BSD dans le domaine de la propriété industrielle).
cf. l'exemple de Theora :
http://www.theora.org/theorafaq.html#24
La simple parole de quelqu'un ("ces brevets sont uniquement à but défensif") ne me semble par contre pas suffisante. Il peut très bien changer d'avis, ou bien l'entreprise/l'institution détentrice du brevet peut très bien le remercier et le remplacer par quelqu'un d'autre.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par capoeira (page perso, ) le 16/02/2006 à 13:11. (lien). Évalué à 7.> pour n'en citer qu'un, kherrighed sur lequel j'ai déjà vu passer plusieurs news sur linuxfr
Je ne connaissais pas kerrighed (et non kherrighed :) !) mais je connais Caml et en particulier OCaml sans qui Mldonkey ne serait surement pas ce qu'il est ni Unison d'ailleurs...
Personnellement, j'ai l'impression que l'INRIA manque de marketteux...dans le cas de Caml en tout cas, il semblerait que les connaisseurs trouvent ce langage puissant, fiable et accessible mais, dans la pratique, personne ne s'en sert parceque pas assez connu.
Pour info :
http://www.kerrighed.org/
Rb
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 16/02/2006 à 13:19. (lien). Évalué à 6.J'oubliais :
3- L'INRIA developpe de nombreux projets en open-source soit sous les licences classique (GPL, BSD) soit sous la licence INRIA
Tout à fait. Mais justement, il y a un décalage énorme entre la pratique de certains chercheurs (qui font du libre et sont contre les brevets logiciels), et la politique avancée par la direction qui consiste plutôt à encourager la "valorisation industrielle" dont on voit très bien qu'elle passe par le dépôt de brevets logiciels qui privatisent de facto les résultats de recherche.
Ce n'est pas propre à l'INRIA (cela se retrouve dans certaines grosses entreprises), mais s'agissant d'un institut public c'est tout de même particulièrement regrettable.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Jakie Kasperwsky () le 16/02/2006 à 13:21. (lien). Évalué à 7.L'INRIA est aussi à l'origine du language OCaml, du middleware ObjectWeb, de tout un certain nombre de soft pour les OS sur cluster.
Par contre je ne defend pas du tout la volonté de l'INRIA de ne pas vouloir prendre de position sur les brevets, les DRM ou sur les logiciels libres alors que les enjeux pour l'avenir de l'INRIA sont important.
Ils ont bien crée une licence libre (Cecill : http://www.inria.fr/valorisation/logiciels/Licence.CeCILL-V1(...) mais il n'y pas de règle particulière pour le depôt de brevet. Il exite des projets entièrement financé sur fond public ayant été breveté. Le contribuable a le droit de demander où est le retour sur l'investissement des impôts dans ces cas là.
L'absence de volonté politique claire concernant l'Internet n'est à mon avis pas un très bon calcul de la part de l'INRIA.
Les travaux de l'INRIA sont en partie public : http://hal.ccsd.cnrs.fr/view_by_stamp.php?label=INRIA&ac(...)
Un portail grand public se trouve ici :
http://interstices.info/display.jsp?id=jalios_5127-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Christophe Morvan (page perso, ) le 16/02/2006 à 15:15. (lien). Évalué à 4.Les travaux de l'INRIA sont en partie public : http://hal.ccsd.cnrs.fr/view_by_stamp.php?label=INRIA&ac(...)
Ça ne veut rien dire.
La très large majorité des chercheur de l'INRIA (comme ceux du CNRS, ou des universités) publient leurs travaux dans des revues ou des conférences. Ces travaux sont donc accessibles à tous... sous réserve de se procurer la revue !
Depuis quelques années des initiatives ont vu le jour pour permettre la publication des travaux dans des revues "libres" (PLoS, LMCS, ...).
HAL est une initiative INRIA/CNRS pour permetre de conserver accessible les publications effectués ailleurs. C'est une archive, il n'y a pas de commité de lecture (ce qui fait la force des revues/conf traditionnelles).-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Jakie Kasperwsky () le 16/02/2006 à 17:27. (lien). Évalué à 8.La question après est de savoir si ce n'est pas une des missions des instututs de recherche publiques de fournir un accès facile au savoir. Accès pour les chercheurs (ce qui ne pose pas de problème) et pour le grand public (étudiants et ingénieurs surtout). Le fait est que si on cherche la définition d'une machine de turing ou d'un automate communicant on tombe sur une page du MIT ou de caltech qui offrent eux des infos facilement accessibles. Après il faut pas se leurer, si j'étais un industriel indonésien et que je trouve toujours réponse à mes question d'ingénieurs sur le site du MIT, je fais appel à eux quand j'en ai besoin. D'autre part faire le sondage du pourcentage de la population française qui connaît l'INRIA on à vue de pif pas plus de 15 %.
L'INRIA (Institut national de Recherche en Informatique et Automatique) devrai porter avec force des projets tels qu'un moteur de recherche européen, le developpement de service administratifs Internet, d'avoir un rôle de conseil sur les évolutions de l'Internet. Ils sont où l'INRIA dans le débat sur les DRM ? Ils se considèrent au dessus de tout ça ? Ils s'en foutent du trusted computing ? lls sont peut-être bloqué par leur partenariat avec Microsoft. Le MIT offre un véritable contre pouvoir au Etats Unis et se permettent des trucs qui sont officiellement pas à l'avantage de différentes administrations présidentielles américaines. Même si l'INIRIA joue un rôle scientifique important dans l'internet, leur rôle sur la vision politique de la toile est assez peu visible. En tout cas, m'intéressant à la question du DADVSI je vois souvent des comuniqués d'écoles d'ingenieurs, des universités européennes (allemandes finlandaises, ...), des entreprises françaises ou américaines (Mandriva, SUN, ... ) et pour l'instant pas d'INRIA. Peut-être l'INRIA se s'interesse pas à ce problème mais j'aurai imaginé ça comme une des missions de la recherche scientifique de jouer un rôle d'expertise, de didactique et de garde fou sur des problèmes de société. Et le fait que quelques industiels (du même pays en plus) aient la main mise sur Internet est un gros problème de société.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Christophe Morvan (page perso, ) le 16/02/2006 à 17:56. (lien). Évalué à 7.Ça devient de la discussion très ciblée :
Le fait est que si on cherche la définition d'une machine de turing ou d'un automate communicant on tombe sur une page du MIT
Bof... si tu cherches "machine de Turing" tu tombes sur la page d'étudiants de supelec. ;o)
Je rappel que :
1) l'inria ne fait pas d'enseignement.
2) le université Américaines ont des moyens qui ne sont pas comparables aux universités françaises... entre autre du fait des frais de scolarité.
rôle de conseil sur les évolutions de l'Internet
C'est un de ces rôle. Elle le fait. Si je ne dis pas de bêtise, elle a fait parti des membres fondateurs du W3C. Elle conseil largement les gouvernements quand elle est consulté.
DADVSI
Ok... c'est un institut PUBLIC => nécessité de réserve.
Cependant, le conseil de direction de l'INRIA s'est "alarmé" des risques pour les LL. Je ne sais pas s'ils sont allés plus loin. C'est regrêtable mais c'est la façon de faire des administrations françaises.
En revanche sur le plan individuel il y a de nombreux chercheurs Inria qui ont signé la pétition de EUCD.info
Aux US les universités (=> MIT) ont une grande autonomie. En France ce n'est pas le cas et *toutes* les organisation étudiantes sont contre !
Pour conclure l'INIRA n'est pas un parti politique ce n'est pas son rôle d'avoir un point de vue "social" ou politique. Ce qui permet à une grande diversité de projets d'exister à l'intérieur !
(ce qui n'empêche pas ses membres à titre individuel de s'impliquer sur des projets politiques/sociaux... d'ailleurs ils le font)-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Jakie Kasperwsky () le 17/02/2006 à 09:49. (lien). Évalué à 6.l'INIRA n'est pas un parti politique ce n'est pas son rôle d'avoir un point de vue "social" ou politique
Moi je parles juste de didactique, d'expertise, pas forcement d'affirmer des positions politiques. Quand il y a un débat sur les banlieues, on a un socilogue du CNRS. Quand on a un débat sur les OGM ou sur la grippe aviare, il y a des interviews d'expert de l'INRA ou de l'Institut Pasteur.
On peut voir sur le site du W3C que L'INRIA joue bien un rôle important sur le développement d'Interet seulement le fait est : quand il y a débat public concernat Internet, on invite .... des économistes de Dauphine. J'ose ésperer que le point de vue de scientifiques de l'INRIA soit tout aussi approprié. On peut mettre ça à la fois sur le manque d'interêt des journalistes français pour les questions scientifiques (ce qui ne fait aucun doute quand on lit des journaux étrangers) et aussi au manque de publicité des Intituts de recherche scientifique.
Après, que les membres s'impliquent à titre individuel sur des projets politiques ou sociaux, c'est une question de citoyenté. Cela n'a rien à voir avec le rôle de chercheur. Et je ne remets en aucun cas en cause les volontés individuelles et j'imagine que les membres de l'INRIA sont sensibilisé aux questions concernant Internet.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Christophe Morvan (page perso, ) le 17/02/2006 à 10:31. (lien). Évalué à 4.Moi je parles juste de didactique, d'expertise, pas forcement d'affirmer des positions politiques.
Il me semble qu'on entend assez souvent des experts de l'Inria dans les débat qui concerne les techniques d'internet, néanmoins...
quand il y a débat public concernat Internet, on invite .... des économistes de Dauphine.
Les journalistes aujourd'hui ont tendance à privilégier les points de vus économiques. C'est une question de formation, et de facilité.
J'ai l'impression que les journalistes sont souvent des gens qui n'avaient pas nécessairement de bonnes aptitudes scientifiques... comme de leur côté les scientifiques n'ont pas souvent de très bonne capacité à communiquer => problème ! ;o)-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 18/02/2006 à 20:22. (lien). Évalué à 4.Mis à part Bernard Lang, il n'y a pas beaucoup de gens qui font de la communication à l'INRIA, et encore je crains que ces interventions ne soient faites qu'à titre personnel.
Communiquer sur Internet ne coûte vraiment pas cher. D'ailleurs, l'INRIA a été le premier site en France connecté à Internet (le deuxième a été Bordeaux, première université). On devrait logiquement trouver à l'INRIA des gens capables de créer un site qui serve de référence. Eh bien non ! C'est comme la BNF, on a fait une politique de gribouille et la culture française est enfermée dans un bâtiment vulnérable au lieu de s'exporter sur Internet.
Que ce soit pour l'INRIA ou la BNF, tout se passe comme si les directeurs étaient nommés pour leurs affinités politiques et non pour leurs compétences. Dites-moi que je me trompe, ça me ferait plaisir.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Jakie Kasperwsky () le 20/02/2006 à 10:11. (lien). Évalué à 2.1) Dans un débat sui sort un peu de l'INRIA. L'Etat met les moyens de payer des milliers d'enseignants pour donner des cours à tout niveau mais n'est pas capable d'en payer une dizaine supplémentaire pour superviser un portail clair et précis pour un acces facile à la connaissance. Il y n'a pour l'instant que des initiatives personnelles qui sont incompletes et peu accessibles.
2) Comme il a été dit plus haut concernant différents domaines, il y a en France des gros problème d'adaptation au realité du monde technologique. Entre les postes de dirigeants de labo de R & D dont la formation souvent peu scientifique est insufisante pour analyser les technos futurs et des fonctionnaires chercheurs qui sont persuadé de n'être payé que pour faire avancer la recherche et non pour la diffuser par un travail d'expertise publique, des portails grand public d'accès à la connaissance ou des logiciels libres. Il va falloir rendre plus efficace le transfert de connaissance entre les instituts de recherche et les entreprises et dans ce domaines, la France y est en réelle perte de vitesse par rapport à ses voisins européens. Il faut par exemple essayer de comprendre pourquoi l'OCaml qui est un super language a aussi peu d'influence en dehors de la France et quelques université. Pour l'INRIA le déficit d'image est à combler auprès du public et non auprès des collègues chercheurs.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 20/02/2006 à 12:14. (lien). Évalué à 3.Il faut par exemple essayer de comprendre pourquoi l'OCaml qui est un super language a aussi peu d'influence en dehors de la France et quelques université.
Faut arrêter de se voiler la face à propos d'OCaml.
La sémantique du langage est peut-être en béton armé, ses performances tout à fait respectables, il reste que sa syntaxe attire très peu de programmeurs (comme tous les langages de la même famille d'ailleurs).
Au contraire, un langage comme Python s'est progressivement répandu chez les programmeurs, sans avoir pour cela besoin de partenariats avec les entreprises.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Jakie Kasperwsky () le 20/02/2006 à 13:35. (lien). Évalué à 3.C'est un problème de formation. Programmer python connaissant la programmation impérative objet en C++ ou Java est surtout une question de syntaxe. Programmer
en OCaml pour quelqu'un ayant une formation de programmation classique n'est pas facile. En realité on peut programmer mal en OCaml et en couclure que c'est pas aussi interessant que les gens le disent. Et c'est assez facile de programmer comme un pied en Caml. Ce langage est loin d'être parfait mais en quand même mieux que bcp d'autres. D'autre part une guegerre entre OCaml et Java, c'est proche de celles entre Linux et Windows : Il y a ce que la majorité des gens connait bien donc semble plus simple et d'autres choses sans doute plus puissantes mais posant des problèmes de formation. Le parallèle avec Linux est assez vrai. Il est plus facile de programmer en C quand on connait bien Caml (ou autres du même genre) par que cela va de pair avec une bonne compréhention de l'algorithmique et la capacité de s'abtraire du fonctionnement de la machine. Par contre le contraire peut être douloureux. Les formations ont donc interêt à ensigner aussi le OCaml (ou autre languages plus abstraît comme SML, Prolog, ... peu importe) même si la majorité des gens programmeront en C, en python ou en Java par la suite. Pas mal de formations ont compris cette méchanique avec Linux plutôt que Windows, mais les étudiants préfèrent le Java au OCaml parce que les entreprises utilisent Java. L'informatique se résume souvent en l'histoire de l'oeuf et de la poule.
il reste que sa syntaxe attire très peu de programmeurs
Il est quand même pas mal utilisé par ceux qui l'ont appris durant leur formation, par exemple à l'X, dans certaines universités, ou à l'ENS.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Frédéric Lopez () le 16/02/2006 à 18:53. (lien). Évalué à 8.La question après est de savoir si ce n'est pas une des missions des instututs de recherche publiques de fournir un accès facile au savoir. Accès pour les chercheurs (ce qui ne pose pas de problème) et pour le grand public (étudiants et ingénieurs surtout).
Tous les rapports de recherche et thèses de 1980 à 2006 sont téléchargeables aux formats PS et/ou PDF à cette adresse :
http://www.inria.fr/rrrt/index.fr.html
Voici la liste de l'ensemble des équipes de recherche de l'INRIA, avec présentation des projets et des équipes, rapports d'activité, publications, etc. :
http://www.inria.fr/recherche/equipes/listes/alpha.fr.html
Tu veux quoi de plus ?
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[^]Re: Ha ha ha
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Janfi (page perso, ) le 16/02/2006 à 13:31. (lien). Évalué à 10.La décision de Microsoft de nouer un partenariat avec l'INRIA et de créer un laboratoire commun en France démontre la stature internationale de la recherche française en informatique. C'est une excellente opportunité, pour l'INRIA, de travailler étroitement et ouvertement avec Microsoft », a commenté Gilles Kahn, Président Directeur Général de l'INRIA.
Cette position n'est pas vraiment étonnante. Il suffit de consulter le CV du monsieur accessible sur le site de l'inria pour y lire qu'il a fait partie du :
"Technical Advisory Board, Microsoft Research, Cambridge, UK (1999-2004)"
Nota : ce n'est pas une critique au sens "MS pas bien !!" que je fais, c'est juste pour éclairer cet aspect.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par l'enfant de la lune () le 16/02/2006 à 16:00. (lien). Évalué à 0.Cette remarque est particulièrement stupide.
Tu ricanes sur le décès de Gilles Kahn, tu te dis certainement que le logiciel libre gagne une bataille, c'est complètement con.
Tu ricanes sur la mort d'un homme, bravo.
La science perd un grand chercheur, Gilles Kahn fait parti de ses éminents scientifiques à l'origine de plusieurs disciplines informatiques. Son article : "Synchronous Kahn neworks" est une référence.
Bref, grâce à lui la science a fait un grand bond en avant.
Ah oui, j'oubliait, si je dis le mot Microsoft, tu me pends, c'est ça ?
Tu es sectaire.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par l'enfant de la lune () le 16/02/2006 à 16:16. (lien). Évalué à 3.oups,
je me suis planté, ce papier est celui de Pouzet, le bon c'est : The semantics of a simple language for parallel programming.
Kahn, n'est pas obligé d'avoir les mêmes points de vue que certains, c'était un scientifique extrêmemnt brillant qui a fait un peu de politique étant donné sa position.
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[+] [^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 16/02/2006 à 17:03. (lien). Évalué à -2.Je ne ricane pas sur la mort de Gilles Kahn, par contre le fait de venir l'annoncer sur Linuxfr en passant sous silence le seul point qui évitait à cette nouvelle d'être hors-sujet (à savoir la politique de la direction de l'INRIA sur le libre et les brevets logiciels) est terriblement cocasse.
Donc je te prie de garder tes insultes pour toi et d'aller calmer tes nerfs dans la vraie vie, merci ;)-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Christophe Morvan (page perso, ) le 16/02/2006 à 17:36. (lien). Évalué à 7.en passant sous silence le seul point qui évitait à cette nouvelle d'être hors-sujet
Laisse moi également me marrer.
L'informatique libre peut tous les jours être amené à bénéficier de façon direct ou indirecte de la recherche menée à l'Inria.
Par ailleurs la politique de l'Inria en matière de brevets/licences/collaboration avec MS, suscite de nombreuses discussions en interne et avec les tutelles. La situation est loin d'être aussi tranchée que tu sembles le penser.
Bref l'influences de Gilles Kahn sur l'informatique et la politique de la recherche à l'Iniria est indéniable, et suffit à justifier d'évoquer sa disparition sur linuxfr.
Il me semble que le savoir vivre demande de laisser de coté les querelles lors de la disparition de quelqu'un et de plutôt se focaliser sur les points positifs... quitte à interpeler par la suite le directeur de l'Inria sur ces points (tout à fait légitimes).-
[+] [^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 16/02/2006 à 18:26. (lien). Évalué à -1.L'informatique libre peut tous les jours être amené à bénéficier de façon direct ou indirecte de la recherche menée à l'Inria.
Premièrement l'informatique libre peut bénéficier de beaucoup de choses, et pourtant on ne voit habituellement jamais de nécrologies sur Linuxfr (hors des membres de la communauté du libre).
Deuxièmement évoquer un dirigeant de l'INRIA, faire son éloge en des termes délicieusement flatteurs ("authentique humaniste" blabla), et réussir à "oublier" de rappeler les positions les plus embarrassantes de l'INRIA pendant son exercice, c'est non seulement ridicule... C'est aussi mentir aux lecteurs qui ne sont pas au courant de la politique de l'INRIA, en leur faisant croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Il me semble que le savoir vivre demande de laisser de coté les querelles lors de la disparition de quelqu'un et de plutôt se focaliser sur les points positifs...
Ce n'est pas du savoir vivre, c'est de la mauvaise foi.
Si Bill Gates casse sa pipe un jour prochain (ou bien un quelconque lobbyiste pro-brevets logiciels), je doute de voir beaucoup de ce genre d'appels au "savoir-vivre" et à l'exacerbation des "points positifs" sur Linuxfr.
Par ailleurs la politique de l'Inria en matière de brevets/licences/collaboration avec MS, suscite de nombreuses discussions en interne et avec les tutelles.
Bien entendu ! On parle ici du président de l'INRIA, c'est bien lui qui avait la main sur la politique actuelle. Je ne me rappelle pourtant pas, malgré la relative visibilité du personnage, qu'il ait fait la moindre déclaration contre les brevets logiciels. Comme d'autre part la politique de dépôt a continué pendant son exercice, il peut en être considéré comme partiellement responsable.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Mathieu Pillard (page perso, ) le 16/02/2006 à 19:49. (lien). Évalué à 2.
Premièrement l'informatique libre peut bénéficier de beaucoup de choses, et pourtant on ne voit habituellement jamais de nécrologies sur Linuxfr (hors des membres de la communauté du libre).
Ya une phrase en ce moment sur la page d'accueil qui devrait te convenir comme réponse: "Le site vit avec les dépêches que vous proposez ou que vous contribuez à rédiger."-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 16/02/2006 à 20:27. (lien). Évalué à 0.Ya une phrase en ce moment sur la page d'accueil qui devrait te convenir comme réponse: "Le site vit avec les dépêches que vous proposez ou que vous contribuez à rédiger."
Cette remarque est parfaitement fallacieuse.
Le site a un sujet et une ligne éditoriale, les dépêches sont validées ou refusées par les modérateurs en accord avec la dite ligne éditoriale. Et c'est bien comme ça !
Donc quand un quidam poste une dépêche annonçant la mort de quelqu'un, il est normal de mettre l'accent ce qui dans l'action de cette personne a trait au logiciel libre, non ?
(il me semble d'ailleurs que pour les sujets hors-logiciel libre, il y avait un site nommé "tribune libre", mais qui a dû péricliter depuis)
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Pouce () le 16/02/2006 à 19:52. (lien). Évalué à 4.Alors franchement excusez moi mais je trouve se débat parfaitement stérile (ce qui ne vas pas m'empêcher d'y particper d'ailleurs).
On lui repproche quoi au juste, de s'être maqué avec MS ? Non mais faut pas délirer là, je sais pas si l'INRIA est dans la même misère que les autres acteurs de la recherche publique française, mais je peux vous assurer que si MS débarque et dit "On vous donne plein de tunes pour faire un labo" tout le monde va sauter dessus.
Si la recherche publique avait un peu plus de moyens (et certainement était un peu mieux organisée), elle n'aurait pas besoin de se maqué avec MS ou toute autre compagnie agressive comme il doit en exister dans bien d'autres domaine hors informatique.
Voilà quoi. Enfin peut être faudrait il limiter les dépêches "R.I.P" sur LinuxFR aux pûrs acteurs du libre et aux Turing Awards, ça éviterait peut-être ce genre de débats.-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Antoine () le 16/02/2006 à 20:24. (lien). Évalué à 2.ce qui ne vas pas m'empêcher d'y particper d'ailleurs
Héhé, c'est beau d'avouer qu'on est un troll :)
ça éviterait peut-être ce genre de débats.
Pourquoi éviter les débats ? La discussion te fait peur ?
La politique de l'INRIA vis-à-vis du libre et des brevets logiciels est quand même sacrément importante, quand on est français, non ?-
[^]Re: Ha ha ha
Posté par Pouce () le 16/02/2006 à 22:18. (lien). Évalué à 8.La discussion ne me fait pas peur, mais faire le bilan bien/pas bien d'un gars qui vient de décéder le tout en quelques lignes ne me semble pas très opportun.
Quand à la politique de l'INRIA vis-à-vis du libre, je crois que plusieurs posts ont bien montré qu'elle n'est ni noire ni blanche. Evidemment on préfèrerait tous qu'elle soit parfaitement blanche mais comme je disais, les labos (INRIA et autres d'ailleurs) vont là où il peuvent trouver des financements et c'est pas leur faute si il y a plus de tunes à ce faire avec des MS qu'avec des projets Open Source. C'est triste mais c'est comme ça.
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par Jerome Alet (page perso, ) le 16/02/2006 à 19:07. (lien). Évalué à 3.> Il me semble que le savoir vivre
Il me semble que ce M. Kahn manque actuellement beaucoup de savoir vivre, et je n'en fais pas un fromage pour autant...
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[^]Re: Ha ha ha
Posté par yapacpuca () le 16/02/2006 à 20:44. (lien). Évalué à 1.L'inria était aussi présente à solution linux avec des projets opensource ( clustering http://www.kerrighed.org/ ) ou d'interopérabilité : projet europeen amigo ( pas forcément opensource).
Il y a visiblement au sein de l'entité un courant opensource actif meme s'ils évitent visiblement d'en parler.
mort de quoi ?
pourquoi n'est il pas precisé la raison de sa mort ?
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[^]Re: mort de quoi ?
Posté par adonai () le 16/02/2006 à 15:02. (lien). Évalué à 2.Parce que ça n'a aucune importance ?
Il est mort, voilà tout. Tu veux une photo du cercueuil en une de Voici aussi ?-
[^]Re: mort de quoi ?
Posté par Zorro () le 17/02/2006 à 11:23. (lien). Évalué à 1.Disons plutôt que c'est un tabou. Mais pas que ça a une importance.
La curiosité est une qualité, pas un défaut. On a le droit de savoir, non ? C'est interdit ?
Tu sembles dire qu'est-ce que ça pourrait rajouter ? Et a contrario, je demande, qu'est-ce que pas ça pourrait enlever ? Quand on cache des choses, forcément, on s'imagine des trucs rigolos - retrouvé en porte-jaretelle attaché à son lit, surdose de laudanum, séduit par une jeune fille dans une boutique de téléphonie, des trucs comme ça.
Donc, moi aussi, je voudrai savoir de quoi il est mort !-
[+] [^]Re: mort de quoi ?
Posté par lasher () le 17/02/2006 à 12:55. (lien). Évalué à -1.Bof. Franchement, à son âge, je crois que quelle que soit la maladie, on peut dire "mort de vieillesse".
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[^]Re: mort de quoi ?
Posté par Philip Marlowe (Jabber id, ) le 18/02/2006 à 09:55. (lien). Évalué à 4.Il était né en 1946, il allait donc avoir soixante ans. Tu trouves que c'est un âge où l'on meurt de vieillesse ? A soixante ans il y en a qui pratiquent le parachutime, voire même qui le découvrent ! Tu es toi-même vieux avant l'âge ou quoi ?
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[+] [^]Re: mort de quoi ?
Posté par lasher () le 18/02/2006 à 14:55. (lien). Évalué à -1.Tsk tsk. Ce que je voulais dire, c'est qu'il était plus tout jeune, en effet. Après, 60 ans c'est effectivement pas ultra vieux. N'empêche, on parle déjà de troisième âge.
Et tes potes de 60 ans qui découvrent le parachutisme, j'aimerais bien savoir combien ils sont en proportion, aussi.
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[^]Re: mort de quoi ?
Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 18/02/2006 à 20:37. (lien). Évalué à 7.Trois ans plus jeune que moi... Je fais du vélo, de la course à pied, de la natation, du ski, je saute en parachute et le reste du temps je m'occupe de logiciels libres. Voila, j'aime la vie !
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[^]Re: mort de quoi ?
Posté par Ramón Perez (page perso, ) le 16/02/2006 à 15:03. (lien). Évalué à 0.> pourquoi n'est il pas precisé la raison de sa mort ?
Ce n'est jamais précisé.
C'est tabou.
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[^]Re: mort de quoi ?
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[^]Re: mort de quoi ?
Posté par Romuald Delavergne () le 16/02/2006 à 19:10. (lien). Évalué à 2.Dans les milieux autorisés, on dit qu'il serait mort d'un arrêt du coeur.
Les réseaux de processus
Les réseaux de processus de Kahn, c'est lui ? Apparement ça a été présenté dans la thèse d'un "G. Kahn". Le G. c'est pour Gilles ?
C'est quoi donc les réseaux de processus ? http://en.wikipedia.org/wiki/Kahn_process_networks
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[^]Re: Les réseaux de processus
Posté par baud123 (Jabber id, page perso, ) le 16/02/2006 à 15:15. (lien). Évalué à 7.tu retrouves la bibliographie (exhaustive ?) de Gilles Kahn sur http://www.informatik.uni-trier.de/~ley/db/indices/a-tree/k/(...)
avec effectivement la thèse de 1974 The Semantics of Simple Language for Parallel Programming
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[^]Re: Les réseaux de processus
Posté par N-Mi () le 16/02/2006 à 19:48. (lien). Évalué à 10."G. Kahn". Le G. c'est pour Gilles ?
Je pensais à Gengis, mais à l'époque l'informatique ne devait pas être très développée...
/me s'enfuit en courant
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[^]Re: Les réseaux de processus
Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 18/02/2006 à 20:46. (lien). Évalué à 2.Dschinghis Khan est présent sur internet :
http://www.koreus.com/media/dschinghiskhan-moskau.html
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Hum
Si l'intention du posteur de la news était de rendre un hommage à cet homme, je doute fort que linuxfr soit l'endroit idéal pour le faire, étant donné le niveau de troll des commentaires !
Ceci dit, l'INRIA, s'il manque de communication sur ses implications dans le libre, ne manque pas de contributions :
- Kerrighed (déjà cité) (http://www.kerrighed.org/ ) : système d'exploitation pour grappes de calculs, basé sur linux (GPL).
- SciLAB (http://www.scilab.org/) : environnement de calcul numérique à la Matlab (libre, mais pas au sens de la FSF... Attention, je vois les poils dépasser). C'est une référence dans le domaine.
- Sans pouvoir être plus précis, l'INRIA de Lorraine (LORIA) joue un rôle majeur dans la distribution et l'évolution de LaTeX (http://tex.loria.fr/).
- Mirroring de très nombreux sites du monde du logiciel libre.
Voilà pour les projets qui viennent à l'esprit en premier.
Pour le reste, en vrac :
- SmartEiffel (compilateur Eiffel),
- LISAAC (langage objet à prototype),
- Amaya (navigateur web),
- etc.
De plus, les contributions plus ou moins officielles à tous les logiciels libres utilisés par les membres de l'INRIA est une réalité de tous les jours.
Pour plus d'informations, une page est dédiée aux valorisations des travaux de l'INRIA en tant que logiciels libres : http://www.inria.fr/valorisation/logiciels-libres/alpha.fr.h(...)
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[^]Re: Hum
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[+] [^]Re: Hum
Posté par Troy McClure (page perso, ) le 16/02/2006 à 17:45. (lien). Évalué à -2.C'est pas non plus hyper impressionnant ta liste si on rapporte ça à la taille de l'INRIA, et les logiciels que tu cites ont tendance a avoir un petit coté "has-been " : scilab, latex, amaya,.. Quand à lisaac c'est encore moins libre que scilab, c'est carrément pas libre du tout!
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[^]Re: Hum
Posté par Christophe Morvan (page perso, ) le 16/02/2006 à 18:00. (lien). Évalué à 3.;o)))
Euh... c'est quand même un institut de recherche !
Ce n'est ni un institut d'ingénieurie ni un centre de développement !
Les logiciels sont en bout de chaîne. Une bonne partie des projets de l'Inria ne produisent *aucun* logiciels !
Quand au p
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