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: Bitfrost : Un nouveau modèle de sécurité

Posté par patrick_g (page perso, ). Modéré le 15 février 2007.
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Le projet One Laptop Per Child (OLPC) se propose de construire des ordinateurs portables (utilisant Linux) d'un coût de 100 dollars afin que les enfants scolarisés des pays moins riches puissent profiter de la révolution informatique.

Ce projet est innovant sur plusieurs points, les principaux étant son écran transmissif et réflectif original, son absence totale de pièces mobiles (disque dur flash), ses fonctions wifi avec possibilité de créer un noeud-relais et son rechargement par câble à tirer du type "tondeuse à gazon".

Un problème restait néanmoins à résoudre : comment sera conçu le modèle de sécurité du portable ?

Cette question est critique car l'ordinateur sera sans doute vendu à des dizaines de millions d'exemplaires, sera relié au réseau internet et sera utilisé par des jeunes enfants incapables de gérer une politique de sécurité. Le risque d'une infection massive et d'une transformation en un réseau géant de machine zombies est réel.

La réponse est Bitfrost, un nouveau modèle de sécurité pour les ordinateurs.

> Lire la suite (155 commentaires, moyenne: 3,1).   [dépêche : 3916 caractères]

Ivan Krstic, le responsable de Bitfrost, a choisi de ne pas se baser sur des fenêtres proposant un choix à l'utilisateur ("Comment pouvez-vous attendre qu'un enfant de 6 ans prenne une décision intelligente quand une personne de 40 ans ne le peut pas ?").

À la place, il a décidé que le système serait sécurisé dès l'allumage et sans mot de passe. Chacun des programmes de l'OLPC tournera dans une sorte de container avec des droits réduits ce qui l'isolera complètement des autres programmes.

Ainsi par exemple le programme servant à visualiser des images ne pourra pas accéder au web ce qui empêchera un pirate ayant pris le contrôle de ce programme d'uploader les photos sur un site. Le dommage sera donc strictement contenu. Techniquement les détails sont encore rares mais il y a de bonnes chances que la procédure d'isolement des programmes se base sur VServer. Des mécanismes de capacité seront introduits pour restreindre les droits des programmes :


De plus les programmes seront signés cryptographiquement par une autorité (qui pourra être la fondation OLPC ou le pays ayant acheté les ordinateurs pour ses écoliers).

La spécification Bitfrost couvre, bien entendu, un champ beaucoup plus vaste que la simple sécurité des programmes de l'utilisateur. Le BIOS sera ainsi flashable d'une façon sécurisée et originale.

Il est également prévu un numéro de série unique pour chaque ordinateur et une activation par clé cryptographique une fois la machine dans les écoles de destination. Tout ceci afin d'éviter les vols "dans le camion" avant l'arrivée.

Plus ardu encore : comment réduire les vols une fois l'ordinateur dans les mains des enfants ?

La solution passe par un processus anti-vol (optionnel) tournant en permanence en tâche de fond. Ce démon accède une fois par jour à des serveurs centraux qui recensent les machines ayant été volées. Si le portable est sur la liste des vols alors il est désactivé à distance. Si le portable est tenu à l'écart d'internet et ne peut consulter les serveurs centraux alors il se désactive automatiquement au bout d'une certaine durée (paramétrable par chaque pays).

Tout ce processus est désactivable mais uniquement avec une clé cryptographique de haut niveau.

En définitive, le modèle de sécurité Bitfrost semble bien pensé et solide et il rendra certainement la vie difficile aux pirates souhaitant utiliser les OLPC à leur profit.

En digne représentant du logiciel libre, Bitfrost ne se base pas sur des logiciels binaires secrets ou du matériel non documenté. Le système est transparent, le code source est disponible et la protection repose sur des clés cryptographiques.

Ce modèle de sécurité à néanmoins des inconvénients. La mise en container des programmes signifie qu'il n'y aura pas de communication entre eux à la DCop ou DBus.

Le fait que l'ordinateur soit désactivable à distance suscitera également des critiques. Toutefois, il ne faut pas oublier que les OLPC ne sont pas des ordinateurs "privés" achetés par une personne mais des ordinateurs fournis gratuitement par un état à ses écoliers. Il est donc assez normal que cet état exerce un contrôle sur les machines.

On peut penser que ce modèle est restrictif mais les avantages sont suffisamment importants pour faire le choix de la sécurité.

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Pessimisme

Posté par Aurélien Girard () le 15/02/2007 à 14:24. (lien). Évalué à 10.

Et si les clefs cryptographiques de haut niveau sont dans les mains d'ONG non averties en matière de sécurité ou pis encore dans celles d'un gouvernement corrompu, ne risque-t-on pas de voir ces clefs se ballader rapidement sur Internet mettant ainsi en échec ce mécanisme de sécurité ?

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BeOS le faisait il y a 10 ans.

Petits détails...

Posté par niconux (page perso, ) le 15/02/2007 à 14:41. (lien). Évalué à 10.

A propos du PC à 100$, initialement vendu pour les enfants des pays moins riches, il se pourrait aussi que l'on en trouve dans les pays dit riches.

Petite remarque, le PC à 100$ a un cout de production plus proche des 150$, c'est à partir de ce constat qu'un projet est à l'étude.
Cela ne sera pas pour tout de suite (2008) si cela se fait, mais le projet du "PC à 100$" pourrait se transformer en "PC à 300$" dans nos pays.
L'idée c'est qu'en achetant un PC de ce type dans nos pays, on participerait au financement (une sorte de parrainage) d'un PC pour un enfant plus dans le besoin.

J'espère que le projet verra le jour chez nous. Et me prends à rêver qu'au lieu de fournir des PC portables à nos collégiens bourré de techno proprio, ... (qui est pour moi plus un outil de promotion pour des boites comme .... non pas de nom on sait de quoi il retourne), on pourrait leur mettre entre les mains un PC plus ... humanitaire. Et par delà créer un "lien" entre deux enfants que tout sépare ou presque.

typo

Posté par patrick_g (page perso, ) le 15/02/2007 à 15:05. (lien). Évalué à 3.

Bon la dernière phrase à l'origine c'était :

"On peut penser que ce modèle est restrictif mais les avantages sont suffisamment importants pour faire le choix de la sécurité."

Mais y'a un bout qui a disparu :-(

même à 300¤ j'achète.

Posté par Nicolas Boulay () le 15/02/2007 à 15:56. (lien). Évalué à 10.

Franchement, je pense vraiement m'en acheter un surtout si il peut causer wiimax ou gsm. Pour moins de 500¤ on peut avoir internet partout avec un vrai écran, une longue autonomie avec un appareil qui ne craind pas de tomber par terre !

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"Tout ce que les être humains font pour contrôler les réseaux informatiques facilite, dans le même temps, le contrôle des êtres humains par les réseaux informatiques."

ben ça alors !

Posté par etmerdalors () le 15/02/2007 à 16:06. (lien). Évalué à 10.

Alors ça ! ça me troue le cul !

Tout ce qui est MAAAALLL sous Windows Vismachin devient tout à coup BIEEENNN pour l'Afrique (car c'est bien elle qui est visée soyons clair) sous prétexte que c'est di LinuxInside.

Et bien sûr tout le monde sait que les fameuses "autorités" sont particulièrement compétentes et honnêtes en Afrique (ou au fin fond de je ne sais où) et je n'exclus pas les ONG (car il y en a certaines qui foutent les jetons, pilotées par à peu près tout ce qui existe comme services secret, sectes et que sais-je encore)

Mais non on a résussi à fourguer du Linux alors on est content, tout est bien dans les ordinateurs à pédale ! Et même on envisage sérieusement d'en vendre ailleurs plus cher pour sponsoriser les moins chers chez les pauvres !

P.... Les dames patronnesses de l'informatique de confiance (et ne me dites pas que je suis un pro Windows ou mac machin caché surtout ou on va comparer nos années d'os libre!)

Est-ce que dans les MIT et autres centres de la technologie moderne on se rend bien compte de la connerie d'un tel système et dans quelle voie cela engage.

Et puis mes petits gars avant de mettre 100 $ dans un ordinateur à pédale (faites le rapport au revenu moyen pour voir si c'est pas cher) faudrait déjà qu'il aient à bouffer plus d'une fois par jour les victimes de cette pseudo fracture numérique, parce que je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie, mais quand un gosse n'a pas son compte de sommeil, de protéines etc. c'est pas d'abord d'un ordinateur pour regarder des images à la con fournies par un monde à la con, c'est de locaux pour travailler, de moins de travail (d'adulte) pour apprendre, de conditions de vie décentes, de boulots, revenus et libertés pour ses parents, d'enseignants pour enseigner et de temps de réflexion pour penser et peut-être critiquer un certain nombre de choses... mais c'est peut-être ça qui fait peur la critique et l'autonomie alors autant les gaver de conneries et agrandir le marché hein ! Parce que si vous regardez bien à quoi sert un ordinateur pour la plupart de mômes de chez nous, à part msn (ou amsn), les jeux débiles, les forums à la noix etc. foutent pas grand chose avec franchement !
C'est vrai qu' y 'a pas d'raison que les enfants de pauvres ne deviennent pas aussi cons que les nôtres !

À ajouter donc dans la déclaration universelle des droits de l'homme et et dans celle des enfants : le droit à l'abrutissement et à la connerie universelle.

Eh bien perso j'aurai préféré que ce soit Microsoft qui s'attaque à ça, au moins on aurait gardé le droit de critiquer parce que là ! attention pas touche ! tabou !

Allez sortez m'en encore des histoires belle comme ça et le monde ira mieux, z'auront bientôt plus de flotte mais ils auront tous un ordinateur (sous gpl contrôlé c'ets nouveau la GPLC ça s'appelle) à pédale pour regarder quelques gros cons d'Américains ou autres s'ébattre autour de leur piscine.


Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume de ....

Mise à jour du BIOS et sécurité du noyau

Posté par herodiade () le 15/02/2007 à 16:35. (lien). Évalué à 6.

Si j'ai bien compris le principe, seuls les linuxbios signés avec la clef d'un organisme prévu pour (OLPC ou un gouvernement etc) pourront être utilisés pour les mises à jour. Donc, bien que le BIOS soit opensource, l'utilisateur de l'ordinateur ne pourra pas le bricoler (ou du moins, ne pourra pas utiliser le résultat de son bricolage). C'est un peu surprenant.

Concernant la sécurité, si j'ai bien compris, tout repose sur les services de confinement offerts par le kernel. Les applis sont bien isolées, ont des droits finement restreints etc. grâce au noyau (vserver, capabilities, chroot etc.). C'est de la sécurité proactive : on ne connait pas encore de failles dans les applis, mais s'il y en a, elles seront surement contenues. Soit.
Mais que se passera-t-il en cas de faille des services précités (ou d'autres ...) du noyau ? N'oublions pas que le noyau a lui aussi régulièrement des petits problèmes de sécurité, et que sa compromission pourrait permettre, à l'attaquant, de bloquer toutes les mises à jour ultérieures (donc les moyens de dévéroler efficacement les machines). Ont-ils prévus des mesures pour prévenir ce type de problèmes, ou pensent-ils que tout ce qui concerne le noyau n'est pas concerné par le processus de sécurisation ?

Fantastique!

Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 15/02/2007 à 16:50. (lien). Évalué à 10.

Des ordinateurs individuels qui peuvent être rendus inutilisable au grès d'un gouvernement, quel progrès, vivement qu'on nous mette ça dans nos machines!

Sérieusement jusque là je trouvais le projet très bon, mais là ça gache vraiment tout. Derrière la bonne excuse d'empêcher les voles ont donne les plein pouvoir à des organisme qui ont alors un control totale des machines...

ici on ne cherche pas à donner des ordis et du linux

Posté par - - () le 15/02/2007 à 19:58. (lien). Évalué à 7.

le but de OLPC est de fournir un outil pédagogique à des pays qui sont privés d'outils informatiques

comment ?

on retournant le problème

ce ne sont pas les pays qui sont la cause du problème, c'est notre actuelle industrie informatique qui est le problème.


votre beau pc ou mac n'est pas fait pour les conditions de bien des pays, économiquement, technologiquement (avez vous pensé aux coupures électriques quotidiennes ?), et surtout industriellement.

Dites vous que le problème de maintenance ou de suivi par un admin n'a rien à voir au coeur du limousin qu'au coeur du sahara, même l'Afrique du sud peut être un défi quand un simple pc est en panne mais qu'il est dans un petit village d'une steppe.

beaucoup de nos pc portable de nos pays ne tiennent pas en Afrique (ils chauffent), leur maintenance est problématique, la poussière ou le sable peuvent les détruire, le courant n'est pas forcément stable 220v ou 110v mais peut avoir des sauts "surprenants" d'ampérage ou voltage. Le défi n'est pas qu'économique, il est de _transformer_ comment l'informatique se fabrique car il ne répond pas aux problèmes de l'Afrique.

Ce n'est pas qu'une question d'argent.

OLPC cherche donc à faire un ordinateur qui n'est pas un ordinateur, pour répondre au VRAI enjeux de ces pays : un outil EDUCATIF que les Etats peuvent prendre en charge et qui arrive à résister à des environnements difficiles.

Et il sera bien assez temps par la suite que la technologie s'améliore et permettent de faire mieux.



---
je passe rapidement sur le commentaire de "vieux aigri" qualifiant d'idiots les usages de l'informatique par nos jeunes dévoyés. Ils ne sont pas les seuls usages.

l'OLPC n'est pas censé former seulement à l'informatique mais à donner un outil pour enseigner. les mathématiques, comme la lecture ou autre, voir l'informatique.

Et si on séparer le problème

Posté par fleny68 () le 15/02/2007 à 21:20. (lien). Évalué à 3.

Il y a plusieurs chose dans tout ça:

- un modèle de sécurité au niveau système: par logiciel, vserver tout ça. Pourquoi pas. Trouver un modèle de sécuirité satisfaisant pour ne pas avoir besoin de compétence en sécurité des utilisateurs est une bonne question. Je n'ai pas d'idée sur la pertinence, mais pourquoi pas.

- un modèle de sécurité pour interdire le détournenment de ces ordinateurs, et limiter les vols: activation par clef après la livraison, processus anti-vol capable de désactiver l'ordinateur. Si le portable est tenu à l'écart d'internet et ne peut consulter les serveurs centraux alors il se désactive automatiquement au bout d'une certaine durée (paramétrable par chaque pays).

Ici le problème me semble plus important. Parce que justement il y a une possibilité de contrôle. Le problème est loin de la question du propriétaire de la mahine. La machine contient un UUID unique, celui-ci se baladera-t-il dans les frames IP ou les connexions MESH, pour permettre de tracer l'usage à distance? Dans les textes écrits avec le traitement de texte?

Ou se trouve la limite entre la vie privée de l'utilisateur et le contrôle externe?

Rappelons que la loi française prévoit que les ordinateurs de l'employeur peuvent recevoir des mails privés, et que le secret de la correspondance s'y applique. La question n'est pas à qui appartient l'ordinateur, mais quelles sont les possibilités de violer la vie privée à l'aide de ces machines.

A votre avis, les solutions (modchips ou autres) pour contourner ces protections vont mettre combien de temps à arriver? Les utilisateurs vont subir d'importantes restrictions avec d'importants risques pour la vie privée, et cela n'arrêtera pas les voleurs. C'est une très mauvaise réponse.

--
Non, rien

SeLinux vs VServer

Posté par Christophe Merlet (page perso, ) le 15/02/2007 à 23:47. (lien). Évalué à 6.

Je lis que ce niveau de sécurité serait fournit par VServer.
Je n'y croit pas un seul instant. vserver est beaucoup trop lourd pour "virtualiser" chaque appli.

Par contre une solution basé sur SeLinux + ACL me semble être tout à fait adapté et beaucoup plus réaliste.


Maintenant je suis perplexe en constatant l'engouement assez générale pour ce projet de la part de linuxiens libertaires. Ce projet serait proposé par Microsoft, soyons honnete, tout le monde hurlerait au SCANDALE !! Tous les ingrédients du DRM, du "trusted computing", du big brother étatique, l'externalisation des données sur des serveurs centraux sont ici réunis dans un projet que tout le monde dénonce depuis toujours (1984...)

Les livres

Posté par CyrrusSmith (page perso, ) le 16/02/2007 à 08:40. (lien). Évalué à 9.

Si je résume bien les interventions faites par de rais informaticiens:

- ces ordinateurs à manivelle sont autonome énergétiquement
- leur batterie d'accumulateur a une durée de vie limitée. Elle est très polluante si jetée.
-leur génératrice à manivelle est en soit un objet utile, donc volable.
-ils sont avec des logiciels libres
- ils sont peu puissants
- ils vont être distribués au enfants du tiers monde
- l'utilisateur n'en controle pas le sysème
- ils sont vérouillés par des clés que possèdent les gouvernement ou des ong
- l'information qu'ils diffuse peut donc être contrôlée
- il rendent dépendant des nouvelles technologies
- il permetrons d'utiliser Gcompris au fond du tiermondistan
- ce sont des ordinateurs, donc polluant à la destruction
- ce sont des ordinateurs, ils sont consommateurs de ressources en métaux rares qui provoquent des guerres dans le tiers mondistan, pour que les unions minières contrôles les minerais de métaux rares (congo ex-belge 3 millions de morts)

Des livres et des cahiers en papier:
- sont faciles à produire, même dans les ghetho du tiersmondistanland
- n'ont pas encore de fonction de contrôle numérique
- si on leur colle une puce rfid, un passage au four micro onde la détruit
- sont facilement piratables avec une photocopieuse ou même un cahier et un crayon, cela s'apelle recopier à la main, c'est un travail de bénédictin, ce doit être pour cela que cela ne plaît pas par ce qu'il est à la mode d'être anti catho
- leur destruction pollue peut et permet de cuire le repas
- on peut les fabriquer en détruisant les forêts primaires, mais aussi en recyclant les chiffons, la paille, les broussailles, le cannabis (qui sera plus libérateur employé comme base de pate à papier, le hachich, c'est l'opium du peuple)
- peuvent être libres quand à leur contenu comme le manuel de math sésamath écrit par des prof et des geeks

Donc je crois que ce qui serait vraiment libérateur serait de réaliser d'autres ouvrages libres, d'autres livres scolaires libres, de mettre au point des ateliers artisanaux de fabrication de papier, de cahiers, de livres etc et d'agir chez nous pour exploser les règles du commerce internationnal qui feraient que le libre échange tuerai ses fabrications autonomes.

le tiers mondistan a besoin de quelques ordinateurs. Un ou 2 par village, par association, pour échanger avec nous, collaborer à la réalisation de ces ouvrages.

Au pays basque français où j'habite, province française riche et touristique, dotée d'industries de pointe, on ne sait toujours pas recycler les déchets électroniques, ordinateurs, télévisions, téléphones portables, qui vont tous en décharge, s'ils ne sont pas jetés en forêt par leur propriétaire.
(j'en ramasse parfois).
Alors quelle sera la filière de recyclage dans les pays qui recevrons ces boites à manivelle contrôlées par le pouvoir central?
En fait vu leurs circuits de récupération il est posssible qu'il y ait plus de recyclage que chez nous, mais dans quelles conditions de travail pour les recycleurs?

Ce projet va enrichir des industriels et certainement séduire les enfants du tiermondistan.
je ne pense pas pas qu'il les libère et les instruise plus que des livres libres fabriqués, adaptés, modifiés, recopiés et distribués localement.

Je suis professeur de physique en Lycée.
Pour ma part je souhaite que soit lancé un sésaphysique, plagiant sésamath.
http://www.sesamath.net/
Je suggère aux autres enseignants d'en faire autant dans leur matière, oû celle qui leur plaît.

--
Il existe pour chaque problème complexe une solution
simple, directe et fausse.
H.L. MENCKEN

Calculatrice libre

Posté par CyrrusSmith (page perso, ) le 16/02/2007 à 09:00. (lien). Évalué à 3.

On peut lire sur ce forum que ces machines sont proche de gros PDA à manivelle.
Je ne suis pas pour priver les pays en voie de dévellopement de capacités de calculs informatisé, même si je suis très réservés sur les recyclages de la filière électronique.

Plutôt qu'un appareil vérouillable et traçable à distance par un pouvoircorrompu et/ou dictatorial, un autre projet me plairait bien.

C'est encore une utopie. Mais peut être que quelqu'un ici me dira que cela existe déjà.

Pourquoi pas un projet de calculatrice programmable scientifique, ou financière, libre?

Les processeurs des calculatrices sont proches des microcontroleurs, qui coutent quelques euros (en 30 s j'en trouve à moins de 6 euros sur le web)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zilog_Z80

on peut utiliser des afficheurs et des claviers industriels, parfois fabriqués dans le tiers monde.

Pouvoir trouver les plans d'une calculatrice libre, télécharger, peute être par cédérom postal , le système et les logiciels est il déjà enviseageable ou à faire.

Si ces plans sont libres, les gens du tiersmondistan n'étant pas plus cons et moins débrouillard que d'autres pourrons se faire des calculatrices programmables libres, aussi bien dans un atelier artisanal avec un joli boitier en bois local (vendus aux touristes?) en tole récupéré, que dans des usines des pays émergents.
Si le boitier est plus gros que celui d'un gadjet moderne cela est il vraiment génant?

Imaginez l'équivalent libre d'une TI 83 ou d'une HP 40 avec un vrai clavier qwerty ou azerty, séparé du pavé numérique et des touches de fonctions et une connectique pour se connecter au web.

Quand à la consommation énergétique, chaque possesseur d'une calculatrice programmable sait qu'elle est sobre.

là le savoir partagé sera une vraie aide, et probablement aussi pour nous.

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simple, directe et fausse.
H.L. MENCKEN

Chez nous...

Posté par Nicolas Friedli () le 16/02/2007 à 16:32. (lien). Évalué à 3.

Chez nous, c'est-à-dire en Europe occidentale, il vaudrait surtout la peine de pérenniser le matériel existant en refusant la course systématique à l'«armement». Un pentium II et 128Mb de ram sont nettement suffisants pour créer un outil efficace : navigation Internet, e-mail, traitement de texte, etc.

Ne serait-ce pas une bonne idée que de créer des filières de «recyclage» de bécanes démodées mais utilisables? Ne peut-on pas espérer, en pratiquant ce genre de système, fournir des ordinateurs pour un prix symbolique?

J'oubliais, il reste un gros effort : abandonner XP ou Vista...

Jeunes enfants ?

Posté par Obsidian () le 16/02/2007 à 17:56. (lien). Évalué à 2.

...sera relié au réseau internet et sera utilisé par des jeunes enfants incapables de gérer une politique de sécurité


Comprendre par là : jusqu'à l'âge de 28 ans environ ! :-)

(pas taper, c'est vendredi après-tout ...)

A propos de l'OLPC

Posté par gyhelle () le 19/02/2007 à 22:31. (lien). Évalué à 3.

Salut,

Je n'avais suivi le développement de l'OLPC avant mais les commentaires ici m'ont intrigués. Je suis donc allé voir la page wikipédia sur le sujet (http://en.wikipedia.org/wiki/Children%27s_Machine) ainsi que le site web (http://laptop.org).

Alors bon, je n'ai certe pas étudié le sujet en détail, c'est pourquoi mon opinion n'est pas encore faite mais quelque chose m'a surpris, c'est que ni ici, ni sur le site web ni sur la page wikipédia, il n'a été question du mode d'utilisation de l'OLPC autrement qu'en des termes généraliste (qui pourraient s'appliquer à n'importe quel outil à but pédagogique).
Par exemple, je m'interroge, car cela n'est pas clair sur concrètement quelle est la problématique que l'OLPC résout, qu'est-ce que cela va apporter aux enfants du point de vue pédagogique, quelles méthodes vont êtres appliqués, comment cela va être gérer techniquement (au sens infrastructures etc.. ), quelles sont les avantages et inconvénients par rapport aux méthodes traditionnelles, quels sont les inconvénients possibles et comment ils vont êtres gérés etc...

Cela semble pas mal focalisé sur la partie technologique et "grosses pointures qui signent", qui semble signer un certain "fétichisme" technologique (en gros on fait un outil avant, on essaie de l'adapter aux problèmes après)

Je remet pas en question l'intérêt ou les objectifs des participants, juste qu'à première vue l'approche me parais pas forcément des plus pertinente.

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