Articles précédents : Articles
- [0] PloneGov récompensé à Paris par le Grand Prix du Jury des Lutèces D'Or
- [34] L'assemblée nationale, personnalité de l'année 2007
- [49] Créer une discipline informatique à l'école ?
- [2] Initiation à la ligne de commande, jeudi 14 (gentoo-class)
- [5] Naissance du projet PloneGov européen
- [24] Un UMPC sous Linux
- [15] Acceleo 2.0.0 : génération de code PHP, JEE, Java, CSharp et Python
- [4] Le programme de JRES 2007
- [14] Législatives 2007 : 72h du Logiciel Libre, c'est parti !
- [2] Install Party à la Cyberbase d'Auch le 23 juin
Liens connexes
- Le brouillon de l'AGPL (367 hits)
- Le guide de lecture et contribution (209 hits)
- Commentaires de la GPLv3 (232 hits)
Dépêche modérée par
Dépêche éditée par
Articles : GNU Affero General Public License : la GPL des applications web
Posté par Étienne Bersac (Jabber id, page perso, ). Modéré le 15 juin 2007.L'AGPL est basé sur la GPL v3 et profite donc des améliorations en terme d'internationalisation, de compatibilité avec la licence Apache, de protection contre la tivoisation, brevets logiciels, etc. Elle garantit à l'utilisateur l'accessibilité du code source d'une telle application, même si le logiciel n'est pas distribué et supprime des parties inutiles dans ce contexte.
La FSF appelle les commentaires qui peuvent porter à la fois sur des points spécifiques à l'AGPL ou directement à la GPL v3.
On ne peut que souligner l'importance d'une licence telle que la GNU AGPL avec l'avènement du Web 2.0 et sa galaxie d'applications Web où les utilisateurs déposent énormément de contenu (photos, vidéos, informations personnelles, etc.), ou encore la sortie d'eyeOS 1.0. La GNU AGPL garantie le minimum de transparence dudit logiciel. La section 10 contient notamment la clause de pérennité, assurant la liberté d'un logiciel tout au long de ses redistributions/dérivations.
L'AGPL assure que dans le cas d'utilisation réseau, le code source du logiciel est disponible pour la communauté. Le fournisseur du service Web doit mettre à disposition le code source du logiciel. La clause de pérennité va donc assurer la disponibilité des sources d'une version modifiée du logiciel original, à partir du moment où il est utilisé sur un serveur public.
À quand launchpad en AGPL ? Verra-t-on une GNU ALGPL pour les bibliothèques et framework de développement web ?
NdM : Pour mémoire, le cycle de relecture de la GPL v3 est sur le point de se terminer, c'est l'occasion de commencer à la décliner sur d'autres licences selon un processus de relecture comme cela a aussi été proposé pour les licences de documentation : décliné en FDL et SFDL.
Le brouillon de l'AGPL (367 hits)
Le guide de lecture et contribution (209 hits)
Commentaires de la GPLv3 (232 hits)
> Lire les commentaires (147 commentaires, moyenne: 2,4).
Mwais...
En un mot, je suis contre la forme actuelle, la clause 13 est inacceptable ...
Devoir fournir tout le code d'une application tournant sur l'infrastructure web d'une entreprise, ça commence tout de même à poser des problèmes. Autant je suis pour les vrais mesures anti-tivoisation, autant je trouve que commencer à obliger les opérateurs de serveurs à redistribuer leurs modifs est une approche beaucoup trop intrusive, lourde et dangereuse.
- intrusive car finalement on va devoir se retrouver à décrire des portions de son infrastructure au reste du monde si on modifie le code pour l'y adapter.
- lourde car cela va obliger à publier le code source à chaque fois qu'on veut modifier la version en production. On en est plus à gérer des releases en interne mais des releases avec le reste du monde. Plus moyen de faire une correction quick&dirty pour pallier au plus pressé face à un problème de production ou de sécurité sans se retrouver en violation de la licence. C'est une sérieuse contrainte opérationnelle.
- dangereuse car cela risque d'obliger la publication du code prématurément, avec éventuellement des bugs ou des vulnérabilités. qui peuvent se retourner contre le site web publiant son code source honnêtement.
Bon bien entendu la communauté fait ce qu'elle veut, mais ce sera bien la première fois que je vais me retrouver à prêcher pour le boycott systématique d'une licence libre en milieu professionnel.
-
[+] [^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par Pol' uX () le 15/06/2007 à 20:03. (lien). Évalué à -1.Pas la peine de faire ton linus ... tu peux aussi apporter des soluions dans le sens de ta remarque.
--
Soutenez le logiciel libre, en adhérant dès maintenant à l'April-
[^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par ragoutoutou () le 15/06/2007 à 20:07. (lien). Évalué à 6.Pas la peine de faire ton linus ... tu peux aussi apporter des soluions dans le sens de ta remarque.
Un petit effort, on est là pour débattre non? Si tu as des arguments, fais-les connaître. Un vrai philosophe barbu doit bien en avoir dans sa besace...-
[^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par Pol' uX () le 15/06/2007 à 20:48. (lien). Évalué à 5.Nan mais je disait ça a moitié en rigolant ...
Ce que je trouve étrange, c'est que tu parle déjà d'un appel à boycott, alors que ce n'est qu'un draft, d'ou l'expression "fait pas ton linus ..."
Moi, je ne suis pas informatichien, donc je suis mal placé pour savoir s'il est grave ou non que tu divulgue ton plan de sécurité ... et je m'en moque pas mal ;-)
Ce qui me gêne plus, c'est que la FSF à toujours eu le chic de bien poser le problème : garantir la liberté de l'utilisateur. Et là, en l'occurrence, je pense qu'il manque une chose : dans le cas ou l'application héberge des données des utilisateurs, ceux ci devraient pouvoir récupérer un dump de leur données, et avoir droit de vie ou de mort dessus.
J'ai pas lu la licence, mais je ne crois pas qu'elle aille dans ce sens ; et où est ta liberté si tu n'a pas le contrôle de tes données ?
Je crois que cette licence ne donne les libertés qu'aux hébergeurs, donc à ceux qui décident.--
Soutenez le logiciel libre, en adhérant dès maintenant à l'April-
[^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par ragoutoutou () le 15/06/2007 à 21:02. (lien). Évalué à 7.Ce que je trouve étrange, c'est que tu parle déjà d'un appel à boycott, alors que ce n'est qu'un draft
Le problème est que je ne vois pas comment contourner le problème sans ouvrir des portes vidant complètement cette licence de son but...
Sinon, ta remarque sur la rétention de données est intéressante, mais personnellement je pense que la rétention des données, le respect de la vie privée, c'est quelque-chose qui doit être avant tout dans la loi plutôt que dans une licence: ça doit être valable pour tous les types de rétention de données et pas seulement les rétentions via logiciel libre, et les abus doivent être réellement sanctionnés.-
[^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 16/06/2007 à 19:59. (lien). Évalué à 3.Moi je pense que la gauche d'auteur c'est quelque chose qui devrait être dans la loi, pas dans une licence. \o/
-
[^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par Guillaume Rossignol () le 17/06/2007 à 11:40. (lien). Évalué à 3.ALors que personnellement, je considere que c'est au créateur de quoi que ce soit de decider comme il veut laisser aux gens utiliser son oeuvre...
-
[^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 18/06/2007 à 06:56. (lien). Évalué à 3.Moi je considère que si tu veux rendre une oeuvre publique, tu n'as pas a venir faire du chantage au public sur ce qu'il a le droit de faire avec ou pas. Si tu ne veux pas que le public fasse ce que bon lui semble de ton oeuvre, tu ne la rends pas publique.
-
[^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par Guillaume Rossignol () le 18/06/2007 à 22:32. (lien). Évalué à 3.En quoi c'est un chantage ?
Une personne créée quelque chose, elle propose un «contrat d'utilisation» de son oeuvre, libre au public de l'accepter ou pas.-
[^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par Matthieu Moy (page perso, ) le 19/06/2007 à 11:36. (lien). Évalué à 2.« Une personne créée quelque chose, elle propose un «contrat d'utilisation» de son oeuvre, libre au public de l'accepter ou pas. »
Un peu comme le logiciel propriétaire, quoi.
Pourtant, j'ai entendu dire que des gens trouvaient immoral le fait de distribuer un logiciel sous une licence propriétaire.
-
-
-
-
-
-
[^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par louis perrier () le 16/06/2007 à 20:50. (lien). Évalué à 1.
Ce qui me gêne plus, c'est que la FSF à toujours eu le chic de bien poser le problème : garantir la liberté de l'utilisateur. Et là, en l'occurrence, je pense qu'il manque une chose : dans le cas ou l'application héberge des données des utilisateurs, ceux ci devraient pouvoir récupérer un dump de leur données, et avoir droit de vie ou de mort dessus.
Je suis complètement d'accord avec ce "besoin", mais ce n'est pas forcement le rayon de la FSF, plutot d'un mouvement à la cc.
un début de reflexion : http://linuxfr.org/~jimmny_c/23857.html
C'est un sujet qui m'intéresse fortement en tous cas.-
[^]Re: Mwais... enfin ... c'est un draft !
Posté par Pol' uX () le 17/06/2007 à 07:59. (lien). Évalué à 2.Le rayon de ls FSF, c'est la liberté de l'utilisateur, alors que le rayon de cette licence, c'est la liberté du webmaster, c'est dommage.
Autrement, je pense aussi que nos droits concernant nos données devrait être renforcés dans la loi, mais bon ... il faudra attendre quelques dizaines d'années avant que les législateurs en soient conscience suffisamment fort pour outrepasser les lobbies.
PS : J'ai ouïe dire que la publication et l'accès sans restriction au logiciel libre copylefté sera dans les droits fondamentaux de la prochaine constitution européenne ;-)--
Soutenez le logiciel libre, en adhérant dès maintenant à l'April
-
-
-
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par Franck Routier () le 16/06/2007 à 08:00. (lien). Évalué à 2.Si je lis bien l'article 13, voici ce que je comprends :
- tu dois diffuser le code de toute application que tu rends disponible à distance (remotely) par le réseau...
=> je pense que cela n'inclut pas un intranet, parce que premièrement tu n'as pas d'utilisateurs à proprement parler (pas de personne morale externe à l'organisation), et que sur un intranet, on ne peut pas parler de "à distance" selon moi
=> par contre cela s'applique si tu propose un service à un public externe : cf. par exemple l'histoire de la licence de Funambol (ex. Sync4j). Elle a du être changée parce qu'une boite avait repris le logiciel, l'avait modifié en substance (amélioré) mais refusait de redistribuer ses modifs, sous prétexte qu'elle ne diffusait pas le logiciel (elle proposait un service web). Et là oui, il faut rediffuser... normal non ?
Maintenant, quid d'un Apache et d'un site web tout bête (où tu ne propose que du contenu, pas une application) ? Je suis d'accord pour dire que là on est dans un cas limite... D'un côté, si tu modifie apache pour fermer une faille de sécurité, ce serait bien si tu rediffusait le patch non ? D'une autre, c'est vrai que les modifs peuvent être quick and dirty, pas très diffusables, ...
L'interprétation est à creuser peut-être sur ce point...-
[^]Re: Mwais...
Posté par Moonz () le 16/06/2007 à 08:13. (lien). Évalué à 8.Interpréter une licence GNU, c'est un peu comme interpréter le Coran, en fait :)
-
[^]Re: Mwais...
Posté par Gniarf () le 16/06/2007 à 18:58. (lien). Évalué à 3.si peu...
http://img261.imageshack.us/img261/4163/gnutalibansno1.jpg--
Windows has no users. It has hostages.
-
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par herodiade () le 16/06/2007 à 10:11. (lien). Évalué à 3.Un autre aspect de cette clause 13 que je trouve très mesquin et politique, c'est celui-ci :
« Notwithstanding any other provision of this License, you have permission to link any covered work with a work licensed under version 3 (or any later version published by the Free Software Foundation) of the GNU General Public License, and to convey the resulting combination. »
Ils auraient pu donner le droit de « linker » le logiciel avec du code sous « GPLv2 or any later version » ; le fait de spécifier le plancher à la v3 me semble une façon franchement mesquine de pousser leur agenda politique en faveur de la GPLv3, de forcer la main (exactement à la façon de http://lwn.net/Articles/176582/ ).-
[^]Re: Mwais...
Posté par smc () le 16/06/2007 à 11:08. (lien). Évalué à 4.L'AGPL est basée sur la GPLv3, qui est incompatible avec la GPLv2. En faisant ce que tu dis là (autoriser à linker avec de la GPLv2), tu créerais un loophole qui permettrait de linker de la GPLv3 avec de la v2, et qui réduirait en cendre tous les efforts de la v3.
Avant de dire que les gens sont mesquins, réfléchis un peu. Je trouve, pour ma part, mesquin d'être pour la GPLv2 et contre la GPLv3, de critiquer l'agenda de la FSF qui est une des rares organisations qui garde son intégrité, et toutes les critiques contre la FSF (de Linus, encore, récemment, mais on en voit partout) sont vraiment mal placées. Oui, la FSF est une organisation politique, normal, le logiciel libre est un sujet politique.-
[+] [^]Re: Mwais...
Posté par herodiade () le 16/06/2007 à 11:20. (lien). Évalué à -2.> L'AGPL est basée sur la GPLv3
Mais elle n'est pas la GPLv3. L'histoire du « loophole » ne s'applique pas ici.
> et toutes les critiques contre la FSF
Tu a raison, débarrassons nous de cet infâme esprit critique. Sachons louer nos maitres sans trop réfléchir. Si c'est du Stallman, ça ne peut qu'être bon, ne cherchons pas plus loin.
> normal, le logiciel libre est un sujet politique
Le problème est de tenter de forcer les développeurs, ceux qui font le travail en somme, à suivre leur conception évolutive de ce que doit être un licence. Stallman est un control freak, un petit dictateur : il a su le montrer à d'autres occasions encore.-
[^]Re: Mwais...
Posté par baud123 (Jabber id, page perso, ) le 16/06/2007 à 13:01. (lien). Évalué à 1.Mais elle n'est pas la GPLv3. L'histoire du « loophole » ne s'applique pas ici.
Si, justement.
Cela permet d'aller de l'avant et permettra de gérer la compatibilité avec les versions suivantes de la GPL un peu plus proprement que de simplement dire au développeur de placer leurs travaux sous GPL2+ comme c'était le cas auparavant.
Cela permet de créer un écosystème de logiciels dont les licences seront compatibles entre elles, permettant d'éviter les casse-têtes juridiques (c'est toujours lourd de se poser ces questions de quel code tu peux réutiliser quand tu es développeur et plutôt rageant de devoir s'en passer pour une question de licence mal foutue).
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 16/06/2007 à 14:19. (lien). Évalué à 4.et toutes les critiques contre la FSF (de Linus, encore, récemment, mais on en voit partout) sont vraiment mal placées
Je trouve un peu totalitariste que de dire que toutes les critiques sont mal placées.
Le logiciel libre est une affaire politique et la politique, ça implique aussi une participation collective. Il n'est pas question de laisser la FSF faire ses licences dans son coin et ensuite de les accepter sans esprit critique. Et pour avoir des licences justes et équilibrées, il faut que les problèmes soient pointés, que les abus soient corrigés, que les ambigüités soient levées, et ça, c'est l'affaire de tout le monde.-
[^]Re: Mwais...
Posté par smc () le 16/06/2007 à 14:47. (lien). Évalué à 2.Je parle de la mode (peut-être pas ici sur DLFP) de critiquer la FSF car ce sont des "extrêmistes". Suffit de voir un peu les réactions des gens suite aux critiques de Linus [http://www.ussg.iu.edu/hypermail/linux/kernel/0706.1/2214.ht(...)]. Je n'ai rien contre la critique du moment qu'on sait de quoi on parle, et qu'on est libriste. Un non-libriste qui critique la direction de la FSF, c'est comme Bush qui critique le consensus sur le réchauffement climatique : il ne risque pas d'être d'accord, alors son avis n'apporte rien. Après, je suis pour la liberté d'expression, on peut très bien critiquer, tout comme je suis libre de critiquer les critiques ;).
-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 16/06/2007 à 15:02. (lien). Évalué à 1.Je n'ai rien contre la critique du moment qu'on sait de quoi on parle, et qu'on est libriste
Forcément, il n'y a qu'en étant libriste qu'on peut bien penser, les autres ne peuvent pas être objectifs, mais seulement de mauvaise foi comme Bush face à l'écologie...
Franchement, t'as pas l'impression que ton discours ne tient pas la route?-
[^]Re: Mwais...
Posté par smc () le 16/06/2007 à 15:38. (lien). Évalué à 4.Franchement, non.
Le but de la FSF, c'est la généralisation du logiciel libre et la défense de l'idéologie associée. Ceux qui critiquent la FSF et la GPLv3 (car c'est un outil pour parvenir à ce but), soit :
- ils partagent le même idéal, mais ne sont pas d'accord avec la méthode utilisée.
- ils ne partagent pas le même idéal : dans ce cas, il y a ceux qui sont malgré tout d'accord avec la méthode (ceux qui soutiennent la GPL2, mais pour ses bien faits "économiques"/"communautaires" et non la liberté comme Torvalds), et ceux qui ne sont pas d'accord avec la méthode (Microsoft).
Tu remarqueras que je ne parle pas de mauvaise foi (l'exemple de Bush était peut-être un peu trop fort), mais d'opinions et d'idéaux. Je trouve logique que soient privilégiés les avis de ceux qui partagent les mêmes idéaux. Si on n'est pas d'accord, c'est pas grave, c'est à ça que servent les opinions.-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 16/06/2007 à 16:03. (lien). Évalué à 5.Bon si tu considère que les utilisateurs ne servent à rien...
Pour ma part je suis libriste convaincu, mais mon opinion est que la ALGPL va dans le mauvais sens et va nuire au logiciel libre ainsi qu'à ses utilisateurs.
Si une analogie avec Bush tenait la route, ce serait la comparaison entre toutes les mesures prises par l'administration Bush en réponse aux attentats du 11 septembre et des mesures comme l'article 13 de l'ALGPL en réaction à la frustration de certains développeurs désireux de récupérer le code d'applications n'étant distribuées sous aucune forme.
C'est de la surréaction, de la surenchère face à des éléments qui en général n'ont tout de même pas un impact sérieux. On sacrifie l'utilisateur ou le citoyen au nom de la préservation d'un mode de vie que du coup on sacrifie tout de même dans le mouvement.
Pour ma part, et vu que des milliers de personnes et entreprises à travers le monde utilisent du logiciel libre, il y a lieu de les écouter. Ce n'est pas parcequ'une entreprise est pro-libre qu'elle va faire passer les prérogatives du libre devant ses besoins, à fortiori si c'est à cause d'une licence abusive comme la ALGPL.
Le logiciel libre doit être une bonne balance entre obligations et droits pour les utilisateurs et les distributeurs/contributeurs, ... en forçant les utilisateurs à devenir contributeurs, on s'éloigne de cet équilibre.
En tout cas, c'est Microsoft qui va être content, car une licence comme l'ALGPL va donner corps à des risques qui jusqu'à présent n'existaient que dans le FUD des sbires du géant de Redmond.
-
[^]Re: Mwais...
Posté par herodiade () le 16/06/2007 à 20:39. (lien). Évalué à 2.Mais on parle bien de critiques venant de « libristes » : Linus (quand même), et même mes modestes réserves (pas vraiment des critiques), à moins que tu ne me considère comme un social-traitre (pas très sympa) ?
Personnellement je pense qu'adopter une lecture critique - sans refreiner son enthousiasme lorsqu'on a pesé les arguments - est salutaire. Une lecture critique, ce n'est pas une contestation, ce n'est pas diminuer la grandeur de nos leaders (la FSF, Linus, ...), c'est simplement se réserver le droit de penser par soi même. La FSF mérite mieux que des gens qui accepterai tout sans réfléchir.
> - ils partagent le même idéal, mais ne sont pas d'accord avec la méthode utilisée.
C'est tout à fait ce que je voulais dire, entre linuxfriens nous partageons généralement les mêmes idéaux, mais il n'y a pas de raisons que nous ne discutions pas de la méthode adaptée pour y parvenir.
> (l'exemple de Bush était peut-être un peu trop fort), mais d'opinions et d'idéaux.
Dans ce très récent et très intéressant thread :
http://kerneltrap.org/node/8382
Linus Torvalds utilise aussi l'administration Bush pour une métaphore :
And then the FSF has the gall to call themselves the "protector of
freedoms", and claim that everybody else is evil. What a crock.
[...]
I don't know if you've followed US politics very much over the last six
years, but there's been a lot of "protecting our freedoms" going on. And
it's been ugly. Maybe you could realize that sometimes "protecting your
freedom" is *anything*but*!
Linus
-
-
-
-
-
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par smc () le 16/06/2007 à 11:02. (lien). Évalué à 6.Il me semble surtout que t'as pas bien compris.
Il s'agit d'éviter que si tu sortes un CMS (ou toute autre application web), le sens de la GPL soit contourné car la GPL actuelle ne considère pas que l'usage à travers le Web soit de la "distribution".
En gros, Google est libre de modifier un webservice en Python sous GPL2 (ou 3, vu qu'ils ont décidé au final qu'Affero serait une licence distincte) sans en fournir les sources, alors que s'ils le vendaient, ils devraient fournir les sources modifiées.
Il s'agit donc de s'assurer que les modifications sont rendues à la communauté et ça n'implique pas l'abandon des droits d'intimité ("je modifie un logiciel pour mes besoins personnels"), par exemple au sein d'un intranet d'une entreprise, pas plus que ça n'oblige à donner les informations confidentielles.
Si tu réutilises un logiciel sous licence Affero GPL, ça veut dire que son développeur veut en récupérer les modifications "notables" : s'il met un lien "téléchargez le code source" dans son logiciel, tu n'as pas le droit de le retirer et tu dois t'assurer que c'est bien le code actuel qui sera envoyé.
Maintenant vis-à-vis de tes points :
- intrusive : pas si tu sais bien coder; t'as qu'à séparer la configuration du code, et je ne vois pas en quoi ça te gènera
- lourde : effectivement, quand tu distribues du code "libre", en général, tu préfères éviter le quick&dirty, rien ne t'en empeche malgré tout.
- dangereuse : encore une fois si tu mets en production du code fait avec les pieds, le danger existe déjà. Pas de sécurité à travers l'obscurité.
Et enfin, effectivement comme tu le dis, tu es libre de choisir des softs sous AGPL ou pas. Personnellement, si je devais mettre de l'énergie dans le développement d'un service Web, je compterais récupérer les fruits de mon travail, et vu que ce n'est pas le cas avec la GPL actuellement, j'utiliserais l'AGPL.-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 16/06/2007 à 14:59. (lien). Évalué à 6.Il s'agit donc de s'assurer que les modifications sont rendues à la communauté et ça n'implique pas l'abandon des droits d'intimité ("je modifie un logiciel pour mes besoins personnels"), par exemple au sein d'un intranet d'une entreprise, pas plus que ça n'oblige à donner les informations confidentielles.
Il me semble que c'est toi qui n'a pas compris... je n'ai jamais parlé d'abandon de droits.
et ça n'implique pas l'abandon des droits d'intimité ("je modifie un logiciel pour mes besoins personnels")
Si car cela réduit le scope de la notion de besoin personnel en excluant toute interaction sur un réseau public ou sur un réseau de liaison avec un client. D'un point de vue utilisateur, c'est un recule sérieux par rapport aux licences plus raisonnables comme la gpl2.
pas si tu sais bien coder; t'as qu'à séparer la configuration du code, et je ne vois pas en quoi ça te gènera
et voilà un yaka... Je ne parlais pas de fichier de config, faut faire preuve d'un peu plus d'imagination: tu peux avoir besoin d'interagir avec des modules sous licence incompatibles, des modules proprios. L'utilisation de ces éléments dans du soft ALGPL sur un réseau public n'est pas possible.
- lourde : effectivement, quand tu distribues du code "libre", en général, tu préfères éviter le quick&dirty, rien ne t'en empeche malgré tout.
Le fait est que si tu dois corriger un bug dans l'urgence pour un problème réel et mettant en péril ton activité, tu te prends les pieds dans cette licence.
Avec une licence libre normale, en général tu fais ton patch en urgence, puis tu le revisite et idéalement tu envoies les modifs au développeur de l'application pour qu'il soit intégré aux releases suivantes comme il faut, de sorte qu'à chaque nouvelle version tu ne doives pas repatcher toi-même.
Avec la licence ALGPL, tu perd ton droit à apporter une solution court terme puis une solution long terme. Tu dois directement faire du long terme quitte à menacer la stabilité de tes activités.
- dangereuse : encore une fois si tu mets en production du code fait avec les pieds, le danger existe déjà. Pas de sécurité à travers l'obscurité.
Forcément, il n'y a que les trucs mal programmés qui ont des problèmes, un bon programmeur n'oublie jamais rien, et tout ce qu'il sort comme code est directement avec un niveau de maturité impeccable.
Bon, si tout le monde derrière l'ALGPL pense comme toi, à grand coup de yaka et en refusant de voir (par manque d'expérience?) les problèmes que ça peut poser en milieu professionnel, il n'y aura pas d'autre possibilité que de boycotter l'algpl.-
[^]Re: Mwais...
Posté par smc () le 16/06/2007 à 15:19. (lien). Évalué à 0.Bon, si tout le monde derrière l'ALGPL pense comme toi, à grand coup de yaka et en refusant de voir (par manque d'expérience?) les problèmes que ça peut poser en milieu professionnel, il n'y aura pas d'autre possibilité que de boycotter l'algpl.
C'est ce que je te disais à la fin de mon message. Libre à chacun d'utiliser la licence de son choix pour les logiciels qu'on développe. Et libre aux utilisateurs de les utiliser en fonction de la licence adoptée. Cela ne me pose pas plus de problème que ta boite boycotte l'AGPL, que Microsoft boycotte la GPL :).
-
[^]Re: Mwais...
Posté par Matthieu C () le 16/06/2007 à 18:22. (lien). Évalué à 4.tu peux avoir besoin d'interagir avec des modules sous licence incompatibles, des modules proprios.
Peut etre que certains auteurs n'ont pas envie que leur soft soit modifié pour interagir avec des parties proprios (y en a bien qui prefere le bsd au (l)gpl).
u perd ton droit à apporter une solution court terme puis une solution long terme. Tu dois directement faire du long terme quitte à menacer la stabilité de tes activités.
Ha bon, qu'est ce qui t'empêche de publier ta solution quick&dirty d'abord et puis de faire un truc plus propre ensuite ?
Je te l'accorde, le fait de publier un patch/nouvelle version peut etre un peu lourd. Bon après y a peut etre moyen d'attendre que quelqu'un te demande les sources avant de devoir les diffuser (ce qui te laisse un peu de temps).
Forcément, il n'y a que les trucs mal programmés qui ont des problèmes, un bon programmeur n'oublie jamais rien, et tout ce qu'il sort comme code est directement avec un niveau de maturité impeccable.
Tu t'egares un peu. Le problème que tu exposais plus haut était :
dangereuse car cela risque d'obliger la publication du code prématurément, avec éventuellement des bugs ou des vulnérabilités. qui peuvent se retourner contre le site web publiant son code source honnêtement.
Ca suppose que tu mets en production du code qui n'a pas été validé en interne (la ou tu ne dois pas mettre dispo les sources).
De plus si le soft est sous ALGPL, il y a des chances que ca ne soit pas toi qu'il l'ai développé (sinon pourquoi tu aurais choisi une telle licence), mais un soft que tu as telecharger sur le net (ou les sources sont deja dispo) auquel tu as pu apporté quelques modifs.
Dans ce cas, pourquoi ne pas proposer tes modifs en upstream avant la mise en production ?
Comme ca tu auras l'avis d'autres dev et d'autres personnes pourront tester ton code.-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 16/06/2007 à 21:19. (lien). Évalué à 1.Peut etre que certains auteurs n'ont pas envie que leur soft soit modifié pour interagir avec des parties proprios
On est carrément en violation de la liberté 1!!!
La liberté d'étudier le fonctionnement d'un programme et de l'adapter à ses besoins. Si on retire cette dernière partie, ce n'est plus du libre, point. Si l'ALGPL permet de bloquer la première liberté, alors l'ALGPL est une licence liberticide et ne vaut pas mieux que les entraves façon TIVO.
Ca suppose que tu mets en production du code qui n'a pas été validé en interne (la ou tu ne dois pas mettre dispo les sources).
Quand il y urgence et que l'activité de l'entreprise est menacée, il faut parfois agir vite, quitte à revenir sur ses pas après pour avoir une solution plus propre et plus durable.
Pour le reste, si proposer ses patches aux développeurs est une démarche normale dans le monde du logiciel libre, imposer ce retour est un abus. Le rôle de la GPL est de préserver les libertés des utilisateurs en définissant les modalités de redistribution du logiciel. Avec l'ALGPL on met des contraintes sur l'utilisation du logiciel, on augmente certes les règles de préservation mais on réduit les libertés.-
[^]Re: Mwais...
Posté par benoar (Jabber id, ) le 17/06/2007 à 12:03. (lien). Évalué à 3.La liberté d'étudier le fonctionnement d'un programme et de l'adapter à ses besoins. Si on retire cette dernière partie, ce n'est plus du libre, point.
On ne t'empêches pas de l'adapter à tes besoins, on dit juste que si tu l'adapte, tu dois publier tes modifications sous la même licence.
Quand il y urgence et que l'activité de l'entreprise est menacée, il faut parfois agir vite, quitte à revenir sur ses pas après pour avoir une solution plus propre et plus durable.
C'est bon, on ne t'obliges pas à fournir les sources dans la minute. Moi je pense que faire comme ce qui est proposé plus haut (attendre que quelqu'un te le demande : c'est tout à fait en accord avec l'AGPL), c'est tout à fait raisonnable.
Pour le reste, si proposer ses patches aux développeurs est une démarche normale dans le monde du logiciel libre, imposer ce retour est un abus.
L'AGPL ne t'imposes de les publier que si tu "distribue" (au sens AGPL, c'est à dire publier sur le net) ces modifications. Si tu patches un programme sous GPL et que tu ditribues le binaire sur le net, tu crois pouvoir ne pas avoir à donner les sources ? La GPL t'y "contraint", mais c'est la règle du jeu.
Le rôle de la GPL est de préserver les libertés des utilisateurs en définissant les modalités de redistribution du logiciel. Avec l'ALGPL on met des contraintes sur l'utilisation du logiciel, on augmente certes les règles de préservation mais on réduit les libertés.
Je suis désolé, mais publier un site/CMS/webappli avec des modifications, ce n'est plus pour moi une simple "utilisation". L'utilisateur du logiciel ce n'est plus toi, mais les gens qui vont aller sur ce site, et en empéchant ces personnes d'avoir accès aux sources de ton logiciel, c'est eux que tu prives de libertés. C'est une question de point de vue.-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 17/06/2007 à 13:09. (lien). Évalué à 1.On ne t'empêches pas de l'adapter à tes besoins
FAUX, avec des licences libres comme le GPL2 et le GPL3, je peux faire ce que je veux avec le code tant que je ne commence pas à distribuer l'application.
on dit juste que si tu l'adapte, tu dois publier tes modifications sous la même licence.
C'est là où l'AGPL triche en faisant passer un cas d'utilisation légitime (y compris dans la GPL3) pour un cas de distribution.
Du coup, si je veux intégrer du code gpl2 (non upgradable GPL3), du code d'une autre licence, genre openssl, voir du totalement non-libre dans du code AGPL, je n'ai pas le droit de le faire pour mes propres besoins dès lors que mon usage tombe dans la définition mensongère de "distribution" faite par l'AGPL.
L'AGPL est juste une imposture proposée par des développeurs frustrés qui ont perdu de vue les principes du logiciel libre, il est vraiment dommage que la FSF participe à ce jeu stupide.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Matthieu C () le 17/06/2007 à 13:27. (lien). Évalué à 4.Tiens c'est marrant tu ne commentes pas le cas des webappli (CMS/forum/...) modifié et pour lequels les utilisateurs n'ont pas le droit au modifs.
FAUX, avec des licences libres comme le GPL2 et le GPL3, je peux faire ce que je veux avec le code tant que je ne commence pas à distribuer l'application.
Et ben la tu peux faire ce que tu veux tant que tu ne donnes pas un accès (réseau) à l'application.
Du coup, si je veux intégrer du code gpl2 (non upgradable GPL3), du code d'une autre licence, genre openssl, voir du totalement non-libre dans du code AGPL, je n'ai pas le droit de le faire pour mes propres besoins dès lors que mon usage tombe dans la définition mensongère de "distribution" faite par l'AGPL.
Je le trouve pas si mensongère que ça la def.
Dans les 2 cas l'utilisateur utilise une appli sous une certaine licence qui lui donne certaines liberté.
La différence c'est que dans un cas l'appli est installé sur son PC, dans l'autre c'est une appli distante dont une partie s'execute sur le serveur distant, l'autre partie en local.-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 17/06/2007 à 13:39. (lien). Évalué à 1.Tiens c'est marrant tu ne commentes pas le cas des webappli (CMS/forum/...) modifié et pour lequels les utilisateurs n'ont pas le droit au modifs.
Rien à foute, ici on parle de logiciels libres.
Et ben la tu peux faire ce que tu veux tant que tu ne donnes pas un accès (réseau) à l'application.
C'est bien ce que je dis: atteinte à la liberté première.
Dans les 2 cas l'utilisateur utilise une appli sous une certaine licence qui lui donne certaines liberté.
Plus la liberté d'adapter à ses besoins, celle-ci étant restreinte sous certaines conditions.
La différence c'est que dans un cas l'appli est installé sur son PC, dans l'autre c'est une appli distante dont une partie s'execute sur le serveur distant, l'autre partie en local.
Dans le cas du logiciel sur pc, l'utilisateur a effectivement l'application tournant sur SON matériel, dans SON environnement et a effectivement tous les droits conférés par le logiciel libre. Dans le cas du logiciel distant, l'utilisateur n'accède qu'aux données provenant de l'application, je ne vois pas en quoi il aurait le droit de savoir comment ces données ont été générées à partir du moment où celles-ci sont dans un format interopérable.
Et dire qu'on en est là parcequ'une entreprise aurait voulu obtenir des modifications auxquelles elle n'avait pas droit.
Décidément il y en a ici qui ne tiennent pas beaucoup aux principes du logiciel libre.
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par benoar (Jabber id, ) le 17/06/2007 à 18:17. (lien). Évalué à 3.C'est là où l'AGPL triche en faisant passer un cas d'utilisation légitime (y compris dans la GPL3) pour un cas de distribution.
C'est la seule raison d'être de l'AGPL : c'est exactement la même chose que la GPL v3, sauf que la publication sur un serveur est considérée comme de la distribution.
Pour le reste, tu as l'air d'une mauvaise foie terrible sans argumenter, tout en méprisant les utilisateurs de "ton" appli : je ne commenterai pas.-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 17/06/2007 à 20:55. (lien). Évalué à 2.c'est exactement la même chose que la GPL v3, sauf que la publication sur un serveur est considérée comme de la distribution.
C'est bein ça qui en fait une licence contraire aux principes du libre. Qu'elle existe, tant pis, il y a plein de licences à la con qui sont créées chaque année. Mais que la FSF participe à cette farce, c'est grave.
Pour le reste, si tu trouves que je suis sans arguments, je pense qu'alors c'est à toi que revient la palme de la mauvaise foi.
tout en méprisant les utilisateurs de "ton" appli
Je n'ai pas de mépris pour les utilisateurs de mes applications, je veux juste éviter qu'ils se fassent coincer par une licence liberticide. L'AGPL n'est pas une licence digne du nom 'libre' car elle attaque les droits des utilisateurs.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Zenitram (page perso, ) le 18/06/2007 à 03:25. (lien). Évalué à 5.L'AGPL n'est pas une licence digne du nom 'libre' car elle attaque les droits des utilisateurs.
Si je comprend bien ce que tu racontes :
- la GPL, c'est bien
- l'AGPL, qui n'ai rien d'autre qu'une GPL avec un droit supplémentaire à l'utilisateur (celui de télécharger le source d'une application distante), attaque les droits des utilisateurs.
J'en conclue que fournir une droit supplémentaire à l'utilisateur est pour toi une attaque des droits des utilisateurs.
Donc que pour toi "x+1<x".
Tu ne verrais pas une incohérence dans tes propos?
(parce que moi, x+1>x...)
PS : autre possibilité, tu considères que la GPL n'est pas digne du nom "libre", mais la on parle de la guerre BSD vs GPL, c'est tout une histoire...-
[^]Re: Mwais...
Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 18/06/2007 à 08:18. (lien). Évalué à 1.> avec un droit supplémentaire à l'utilisateur
Il va falloir arrêter avec ça (et je parle pour les deux côtés du débat).
La liberté c'est toujours un équilibre. Quand on pousse une liberté on en restreint quasiment toujours une autre. Il ne s'agit pas finalement d'ajouter des libertés mais de trouver un autre équilibre.
Alors oui, il y a une liberté en plus, et oui, forcément, pour la garantir, on a restreint d'autres possibilités. Le monsieur il n'est simplement pas d'accord avec toi sur la légitimité de déplacer l'équilibre.
> Tu ne verrais pas une incohérence dans tes propos?
Et toi ? Tu as lu le message auquel tu répond ? pourquoi il dit que tu perds quelque chose ?
Désolé de réagir ainsi mais j'en ai un peu marre de ces réactions sur les "libertés" des licences qui font semblant de ne voir qu'un aspect du problème et qui oublient qu'en rendant obligatoire certaines choses on en interdit de fait d'autres.
-
[^]Re: Mwais...
Posté par e-t172 (page perso, ) le 18/06/2007 à 08:28. (lien). Évalué à 4.l'AGPL, qui n'ai rien d'autre qu'une GPL avec un droit supplémentaire à l'utilisateur (celui de télécharger le source d'une application distante), attaque les droits des utilisateurs.
J'en conclue que fournir une droit supplémentaire à l'utilisateur est pour toi une attaque des droits des utilisateurs.
Donc que pour toi "x+1<x".
Tu ne verrais pas une incohérence dans tes propos?
(parce que moi, x+1>x...)
Simple : vous n'avez pas la même définition d'utilisateur. Lui considère comme un utilisateur celui qui met à disposition l'appli sur un serveur web (par exemple), toi tu considère comme utilisateur celui qui utilise l'appli à distance.
Et oui, le débat commence à devenir quelque peu incompréhensible si on ne précise pas quelle définition on utilise.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 18/06/2007 à 09:09. (lien). Évalué à 4.UTILISATEUR, -TRICE, adj. et subst.
I. Adj. Qui utilise. (TLF)
Bon si celui qui utilise l'appli à distance n'est pas un utilisateur, je ne sais pas ce qu'il est.
Le logiciel libre, je le crois important pour défendre l'utilisateur final de ceux qui veulent en faire des pigeons prisonniers d'un service. Privé un développeur d'une liberté pour le bien de l'utilisateur final, moi ça me conviens.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Guillaume Rossignol () le 18/06/2007 à 22:41. (lien). Évalué à 2.Du coup, est ce qu'on doit faire en sorte que l'application AGPL ne permette l'acces au service qu'a partir d'un client web ayant une licence compatible ?
Mais sur le fond, le client d'une appli web se contente de consulter des pages html. À aucun moment il execute du code.
En poussant le raisonnement un chouilla plus loin, on pourrait créer une licence qui obligerait à ce que tout ce qui soit utilisé par le logiciel soit libre. Pour reprandre l'exemple du CMS, vous donnez accés grace à ce logiciel au logo de votre boite, vous devez placer le logo sous licence art libre-
[^]Re: Mwais...
Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 19/06/2007 à 06:14. (lien). Évalué à 2.Oui, mais ce n'est ni l'esprit de la FSF, ni ce que dit cette licence. C'est sur qu'en poussant des raisonnements dans des extrême on parviens toujours à trouver à critiquer.
Bon en même temps c'est pas moi qu'un tel clause dérangerais, je pense que tu l'auras compris. Maintenant tout le monde vois pas les choses de la même façon que moi, et je pense tout simplement que si un logiciel est disponible uniquement sous une licence que la plupart des gens trouvent trop abusif, ils ne l'utiliseront pas, ou ne respecteront pas la licence (aka «ils se transformeront en pirates sanguinaires dont le passe préféré est le viole [de licence]), voila tout.
-
-
-
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par benoar (Jabber id, ) le 18/06/2007 à 09:25. (lien). Évalué à 3.C'est bein ça qui en fait une licence contraire aux principes du libre. Qu'elle existe, tant pis, il y a plein de licences à la con qui sont créées chaque année. Mais que la FSF participe à cette farce, c'est grave.
Arrête d'exagérer avec tes "contraires au principes du libre", "en contradiction avec la 1ère liberté", "va provoquer la fin du monde"... c'est une vision un peu différente de la GPL, mais je ne vois pas en quoi elle est contraire aux principes du libre. Comme dit plus bas, c'est une question de compromis.
Moi, je trouve que quand tu installes un appli web, la diffuses depuis un serveur, et modifies son code source, tu ne fait pas une simple "utilisation" de l'appli, mais que tu diffuses une version modifiée. Pour moi, cela me semble légitime que certains auteurs veuillent protéger cet aspect de la "distribution" en t'obligeant à fournir les sources.
Je n'ai pas de mépris pour les utilisateurs de mes applications, je veux juste éviter qu'ils se fassent coincer par une licence liberticide. L'AGPL n'est pas une licence digne du nom 'libre' car elle attaque les droits des utilisateurs.
Je croyais que j'étais clair sur "l'utilisateur" (j'ai déjà précisé plus haut) : effectivement, tu va "enlever une liberté" à celui qui diffuse l'appli, pour mieux en donner aux "utilisateurs" de ton site.
Et pour revenir sur un autre point que tu cites plus bas : ton exemple avec la libssl c'est du FUD, cette lib faisant partie du serveur web sur lequel ton appli tourne, et n'a donc aucune obliagtion quant à la licence du programme qui tourne dessus. Tu pourra même faire un site en AGPL sur un serveur sous licence Apache !-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 18/06/2007 à 10:22. (lien). Évalué à 1.Je croyais que j'étais clair sur "l'utilisateur" (j'ai déjà précisé plus haut) : effectivement, tu va "enlever une liberté" à celui qui diffuse l'appli, pour mieux en donner aux "utilisateurs" de ton site.
Ben oui, tu refuses de voir l'utilisateur côté serveur comme un utilisateur... En tant que développeur, ces personnes sont mes utilisateurs avant tout et je n'ai pas envie de restreindre leurs libertés pour les obliger à me reverser leurs modifs (ce qui semble bien être la motivation première derrière l'écriture de la licence affero si tu regardes bien l'historique du problème)
ton exemple avec la libssl c'est du FUD, cette lib faisant partie du serveur web sur lequel ton appli tourne
Tu fais preuve d'un manque d'imagination, réfléchis un peu avant de classer mon exemple dans la catégorie fud: il y a des applications qui "interagissent à distance via un réseau informatique" et qui ne tournent pas sous apache.
Si par exemple je développes une application comportant un stack soap en c++ (donc incorporant la partie HTTP, xml, ... dans mon code) que je le publie en AGPL, personne ne pourra l'utiliser sur l'internet en le liant à openssl sans être en violation de la licence.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Zenitram (page perso, ) le 18/06/2007 à 11:04. (lien). Évalué à 3.En tant que développeur, ces personnes sont mes utilisateurs avant tout et je n'ai pas envie de restreindre leurs libertés
La licence GPL ne doit alors pas te convenir, la GPL imposant la même restriction à ses utilisateurs. Tu es donc BSDiste, alors forcement l'AGPL tout comme la GPL ne doivent pas de convenir...
pour les obliger à me reverser leurs modifs (ce qui semble bien être la motivation première derrière l'écriture de la licence affero si tu regardes bien l'historique du problème)
arrête de FUDer, et dis-nous où se trouve la ligne imposant ce que tu racontes.
de ce que j'ai compris, l'AGPL impose de redistribuer le code à ses utilisateur, si le développeur initial de l'application web n'utilise pas l'application web (développement privé, intranet etc...), le développeur initial n'aura pas le code source. Comme la GPL.
Ta critique concerne aussi la GPL qui si le développeur initial est utilisateur de la version modifiée oblige aussi à fournir les modifs au développeur initial.-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 18/06/2007 à 12:30. (lien). Évalué à 1.Tu es donc BSDiste, alors forcement l'AGPL tout comme la GPL ne doivent pas de convenir...
Non, je suis GPListe, pro GPL2 et pro GPL3 (en dehors de sa compatibilité AGPL)
de ce que j'ai compris, l'AGPL impose de redistribuer le code à ses utilisateur
Oui, en transformant l'utilisateur du soft (celui qui utilise le logiciel sur son serveur) en distributeur, de sorte que cette notion empiète systématiquement sur la liberté 1 que l'utilisateur a avec une licence plus libre. Tout utilisateur qui permet à un client d'interagir avec l'application sur son serveur se retrouve immédiatement sous le feu d'obligations normalement réservées à la véritable distribution de l'application, qui du coup l'empêchent de profiter pleinement de la liberté 1 puisque du coup il n'a plus la liberté de modifier l'application selon ses besoins mais bien et avant tout selon les règles de redistribution puisque celle-ci est imposée et non-plus une liberté comme avec GPL2 et GPL3.
Permier paragraphe de l'article 13 de l'AGPL:
Notwithstanding any other provision of this License, if you modify the Program, your modified version must give all users interacting with it remotely through a computer network (if your version supports such interaction) an opportunity to receive the Corresponding Source of your version by providing access to copy the Corresponding Source from a network server at no charge.
Mais bon, c'est comme pour la lutte antiterroriste, à force de prêcher la protection des libertés, on fini par les confisquer.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Zenitram (page perso, ) le 18/06/2007 à 12:47. (lien). Évalué à 2.Mais bon, c'est comme pour la lutte antiterroriste, à force de prêcher la protection des libertés, on fini par les confisquer.
Tiens, c'est, il me semble, ce que disent les BSDistes face à la GPL...
Ce qui m'étonne dans tes propos, c'est que ça te dérange qu'on fasse d'un soft non web libre un soft proprio (cas de la BSD, tu dis être pro-GPL), mais ça ne te dérange pas qu'on fasse d'un soft web libre un soft proprio (ce qui arrive avec la GPL si c'est un soft web).
Vraiment bizarre.
Le paragraphe 13 de l'AGPL correspond au paragraphe 3 de la GPL, notamment :
b) Accompany it with a written offer, valid for at least three
years, to give any third party, for a charge no more than your
cost of physically performing source distribution, a complete
machine-readable copy of the corresponding source code, to be
distributed under the terms of Sections 1 and 2 above on a medium
customarily used for software interchange; or,
L'avantage de l'AGPL étant que c'est automatisé (l'AGPL étant pour une appli web, c'est automatisable, ce qui n'est pas le cas des applis non web)
Mais t'es-tu imaginé développeur d'une appli web libre? Ca ne te dérange pas de voir un jour (utiliser) ton appli sur un autre site web, avec plein de modifs dessus super, et en tant qu'utilisateur de l'appli web ne pas avoir accès à son source pour faire la même chose chez toi (qui est l'intéret de la GPL...), alors que ton but initial était que les utilisateurs ai accès aux modifs?-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 18/06/2007 à 13:21. (lien). Évalué à 2.mais ça ne te dérange pas qu'on fasse d'un soft web libre un soft proprio (ce qui arrive avec la GPL si c'est un soft web).
D'un côté ça me dérange, mais d'un autre côté on ne peut pas tout avoir non-plus, la contrainte de licence sur la distribution est suffisante dans la grande majorité des cas. Commencer à mettre des contraintes sur l'utilisation en échangeant les casquettes par magie ne me semble pas acceptable non-plus.
Sans libertés, il n'y a pas de logiciel libre. Les licences GPL offrent un équilibre relativement sain, entre droits et devoirs pour les utilisateurs, les contributeurs, ...
L'AGPL modifie cet équilibre et retire leurs droits à certains types d'utilisateurs via un hack, et ça c'est inquiètant.
En passant, le texte que tu cites correspond au paragraphe 3 de l'AGPL, pas au 13... le 13 de la GPL3 et de l'AGPL sont les points de réciprocité pour l'utilisation combinée GPL3 et AGPL. Dans le point 13 de l'AGPL a été aussi mis le point polémique, ce qui est d'ailleurs un drôle d'endroit pour mettre cet élément et montre bien la nature de hack de cette clause, mais ça ne remplace pas le paragraphe 3, ça défini un cas de redistribution obligatoir et ses modalités, mais pas la redistribution dans sa généralité.
-
-
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par Franck Routier () le 18/06/2007 à 11:11. (lien). Évalué à 2.Obliger à reverser les contributions, c'est tout le principe du copyleft, donc de la GPL. L'AGPL étend donc les principes de la GPL aux services Web. Ni plus, ni moins.
Donc, oui, si tu "distribues" un service via un soft en AGPL, tu dois mettre à disposition les sources. Point barre. Tu ne peux pas t'approprier le logiciel, l'améliorer et en faire la base de ton business. Si tu souhaite en faire un commerce, il faudrait apporter ta valeur ajoutée ailleurs.
C'est exactement le même raisonnement qu'avec la GPL. Si ça te poses problème, tu choisiras des soft en APL, BSD, etc... (non copyleft).
Et oui, il y a des exemples de sociétés qui ont vu la faille de la GPL, se sont emparées de softs GPL, les ont modifiés sans diffuser les améliorations sous prétexte qu'elles ne les diffusaient que comme services Web. Et non, dans l'esprit de la GPL, ces "utilisateurs" n'avaient pas ce droit là. L'AGPL explicite donc cette limite.
C'est bien (tm).-
[^]Re: Mwais...
Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 18/06/2007 à 13:43. (lien). Évalué à 2.On va pas faire une guerre de chapelle mais sauf erreur de ma part le copyleft a un unique but : celui d'inciter les gens à faire du libre en les forçant à faire du libre s'ils réutilisent ton soft.
Et non, ça n'a en fait rien à voir avec l'obligation de reverser les contributions. Le libre et le communautaire sont deux notions distinctes.
Le copyleft ne te garantie pas que les modifications seront publiques et ça n'a jamais été le but (pire : les licences qui l'obligent ont toujours été qualifiées de "non libre" par la FSF justement à cause de cette obligation). Il te garantie juste que si tu les obtiens tu les obtiendras à des conditions "correctes" (comprendre "licence libre")
-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 18/06/2007 à 14:42. (lien). Évalué à 1.Tu ne peux pas t'approprier le logiciel, l'améliorer et en faire la base de ton business.
C'est bien une licence anti-utilisation donc...
Si tu souhaite en faire un commerce, il faudrait apporter ta valeur ajoutée ailleurs.
Bon argument pour le proprio, Microsoft devrait venir t'enregistrer et repasser l'extrait à ses clients...
Pour le reste, je te recommandes ces lectures suivantes:
http://www.gnu.org/licenses/gpl.txt
http://gplv3.fsf.org/gpl-draft-2007-05-31.html
elles t'aideront à améliorer ta compréhension des libertés et devoirs offerts par la licence gpl et te permettront d'éviter à l'avenir de faire des généralisations à l'emporte pièce.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Zenitram (page perso, ) le 18/06/2007 à 15:00. (lien). Évalué à 2.C'est bien une licence anti-utilisation donc...
Autant que la GPL... La GPL est considérée anti-utilisation par certains car tu es obligée de fournir ton code quand tu fournis le logiciel.
Déjà qu'on a du mal à discuter entre pro-GPL et pro-AGPL, si en plus les pro-BSD s'en mêlent...
-
[^]Re: Mwais...
Posté par Franck Routier () le 19/06/2007 à 09:49. (lien). Évalué à 3.
C'est bien une licence anti-utilisation donc...
Si tu veux. Comme toutes les licences (concessions de droits d'usage), c'est un contrat entre toi et les détenteurs des droits sur l'oeuvre (le logiciel).
Ce contrat te donne des droits (utilisation, modification, redistribution, ...) et des devoirs.
Pour la GPL, parmi tes devoirs figure celui, si tu publies ou distribues le logiciel modifié, de soumettre ton travail à la même licence.
Pour l'AGPL figure celui, si tu publies "à distance à travers un réseau" le logiciel modifié, de soumettre ton travail à la même licence.
C'est donc approprié à certains logiciels qui par destination seront le plus souvent le support de services web et que l'on souhaite voir demeurer libres pour leur utilisateurs, de proche en proche, sans qu'un "distributeur" intermédiaire ne s'arroge le droit de briser la chaîne des libertés.
C'est sans doute aussi inapproprié pour d'autre logiciels. Mais cette licence me parrait plus que légitime dans ses objectifs.
Bon argument pour le proprio, Microsoft devrait venir t'enregistrer et repasser l'extrait à ses clients...
C'est déjà l'argument de MS et des thuriféraires du logiciel propriétaire... Cf. à l'origine cet article : http://web.archive.org/web/20010615205548/http://suntimes.co(...) dans lequel Steve Ballmer affirme : "Linux is a cancer that attaches itself in an intellectual property sense to everything it touches. That's the way that the license works", mais aussi toutes les analyses qui qualifient de virales les licences Copyleft.
PS : Merci d'autre part part pour tes recommandations de lecture :) Conseil amical pour conseil amical, tu devrais néanmoins la plupart du temps supposer que tes interlocuteurs sont au moins aussi consciencieux et informés que toi et éviter de les froisser par excès d'arrogance, cela pourrait un jour te causer quelques inimitiés...-
[+] [^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 19/06/2007 à 10:10. (lien). Évalué à -1.Pour la GPL, parmi tes devoirs figure celui, si tu publies ou distribues le logiciel modifié, de soumettre ton travail à la même licence.
Pour l'AGPL figure celui, si tu publies "à distance à travers un réseau" le logiciel modifié, de soumettre ton travail à la même licence.
Oui, bien, mais à part ça tu as du neuf?
C'est donc approprié à certains logiciels qui par destination seront le plus souvent le support de services web et que l'on souhaite voir demeurer libres pour leur utilisateurs
C'est approprié effectivement, pour ceux qui trouvent cela approprié... Mais ce n'est pas libre pour autant vu que cette licence peut amener les utilisateurs à devoir choisir entre la liberté 0 et la liberté 1: soit ils font tourner l'application sans restrictions mais sans modifications, soit ils adaptent l'application à leurs besoins et ils peuvent se retrouver avec l'interdiction de faire tourner l'application comme bon leur semble (sur internet).
C'est un compromis qui défend éventuellement les utilisateurs derrière leur navigateur (c'est contournable), mais qui entame de manière sérieuse les libertés au point de ne plus remplir la définition de logiciel libre.
En plus, l'AGPL a des implications pour des domaines comme les transactions informatiques entre entreprises, les procédures de gestion, les accès distants, ...
C'est pas pour rien que ces clauses ont été virées de la GPL3 après le draft 2 et que de nombreux développeurs Debian lèvent les boucliers contre cette licence.
-
-
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 18/06/2007 à 11:34. (lien). Évalué à 2.
Ben oui, tu refuses de voir l'utilisateur côté serveur comme un utilisateur... En tant que développeur, ces personnes sont mes utilisateurs avant tout et je n'ai pas envie de restreindre leurs libertés pour les obliger à me reverser leurs modifs (ce qui semble bien être la motivation première derrière l'écriture de la licence affero si tu regardes bien l'historique du problème)
Donc si je comprends bien, tu préfères les licences de type X11/BSD révisé et tu dois sûrement trouver la GPL tout aussi scandaleusement restrictive.
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par Guillaume Rossignol () le 18/06/2007 à 22:48. (lien). Évalué à 2.Moi, je trouve que quand tu installes un appli web, la diffuses depuis un serveur, et modifies son code source, tu ne fait pas une simple "utilisation" de l'appli, mais que tu diffuses une version modifiée.
Va falloir qu'on m'explique comment en diffusant du code HTML je diffuse un logiciel ecrit en PHP
ton exemple avec la libssl c'est du FUD
avec la libssl il FUD peut etre, je n'en sais rien, mais si je veux faire un site qui couple des fonctionnalité d'un moteur de blog sous AGPL avec un CMS sous GPL2 je fais comment pour fusionner les deux programmes ?
Maintennant, qu'on m'explique pour qu'elle raison je ne peux pas programmer ce que je veux à partir d'un logiciel libre pour mon usage privé... oups, c'est peut être car ce n'en est pas ^ ^-
[^]Re: Mwais...
Posté par Jean-Philippe Garcia Ballester (Jabber id, page perso, ) le 19/06/2007 à 10:59. (lien). Évalué à 8.Va falloir qu'on m'explique comment en diffusant du code HTML je diffuse un logiciel ecrit en PHP
Donc si je t'envoie un binaire, comment en diffusant du code asm je diffuse un logiciel écrit en C ?
La manière dont je vois les choses, c'est qu'un programme, c'est une boîte qui prend une entrée et renvoie un sortie.
Un utilisateur d'un programme, c'est quelqu'un qui peut envoyer des données quelconques au programme, et recevoir la sortie correspondante.
Un distributeur est quelqu'un qui permet à une personne quelconque de devenir utilisateur.
Partant de là, que ce soit via internet ou via envoi de binaire, l'AGPL est totalement légitime.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Guillaume Rossignol () le 22/06/2007 à 22:43. (lien). Évalué à 2.Ma vision à moi :
un programme est un ensemble d'instruction qui s'execute sur une machine qui a des entrées et des sorties.
l'utilisateur d'un programme est celui à qui la machine qui execute les instructions appartient.
les personnes qui fournissent les entrées ne sont «que» des utilisateurs des services du logiciel.
On ne compare pas la même chose, la bonne analogie avec asm/C ce serait comment en diffusant du code asm je diffuse le code du compilateur ?
Donc si je t'envoie un binaire, comment en diffusant du code asm je diffuse un logiciel écrit en C ?
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par benoar (Jabber id, ) le 19/06/2007 à 12:52. (lien). Évalué à 3.Va falloir qu'on m'explique comment en diffusant du code HTML je diffuse un logiciel ecrit en PHP
Comme le décrit bien JPGB, tout est une question de "niveau". D'habitude, quand tu utilises ton client mail (par exemple), la majorité des traitements se font du coté client, c'est toi qui maîtrise l'application. Par contre, sur un webmail, la majorité du traitement est effectuée sur le serveur, privant effectivement l'utilisateur (au sens "celui qui va browser") des sources du programme qu'il "utilise" (qui n'est pas uniquement son browser, puisque la partie du travail effectuée de son coté est minime). C'est cette liberté que veut protéger la FSF. Je ne pense pas que cette licence ait été faite dans le but de passer tous les programmes communiquants en AGPL (ssh, sendmail, etc ...), mais les programmes web typiques de notre époque ou une majorité du traitement est effectué dans des boites noires chez un fournisseur de service.
avec la libssl il FUD peut etre, je n'en sais rien, mais si je veux faire un site qui couple des fonctionnalité d'un moteur de blog sous AGPL avec un CMS sous GPL2 je fais comment pour fusionner les deux programmes ?
Et bien tu peux pas. Comme tu ne peux pas distribuer ta distribution qui inclue du code proprio.
Maintennant, qu'on m'explique pour qu'elle raison je ne peux pas programmer ce que je veux à partir d'un logiciel libre pour mon usage privé... oups, c'est peut être car ce n'en est pas ^ ^
Pour moi, ça n'en est pas. Le tout est de bien placer la limite. Mais pour des applis web telles django, pear, wikimedia, je pense que l'AGPL serait une bonne chose.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Raphaël Gertz (Jabber id, page perso, ) le 19/06/2007 à 14:29. (lien). Évalué à 2.Pour moi, ça n'en est pas. Le tout est de bien placer la limite. Mais pour des applis web telles django, pear, wikimedia, je pense que l'AGPL serait une bonne chose.
ALGPL tu veux dire.
Parce que si on met ces morceaux de librairie, les projets l'utilisant seront en obligation de tomber en AGPL aussi (vu qu'il sont lié avec).-
[^]Re: Mwais...
Posté par benoar (Jabber id, ) le 19/06/2007 à 22:36. (lien). Évalué à 2.ALGPL ? Ça existe ?
Mais c'est à peu près le but que ce qui soit lié à l'AGPL doive aussi être en AGPL...-
[^]Re: Mwais...
Posté par Raphaël Gertz (Jabber id, page perso, ) le 20/06/2007 à 06:46. (lien). Évalué à 2.Pardon, en fait je pense qu'il faut séparer django et wikimedia de pear.
Pear se veux une bibliothèque de librairie réutilisable par n'importe quel projet. contrairement aux deux autre qui sont des projets a part entière.
Je pense que pour pear il n'y a pas d'intérêt a les mettre en AGPL (si ça oblige le projet qui se base dessus a devenir AGPL).
Il y a plus d'intérêt a le mettre sous une licence type ALGPL (par exemple) qui autorise la ré-utilisation par des projets libre ou propriétaire mais oblige a redistribuer les améliorations faite a la librairie.-
[^]Re: Mwais...
Posté par baud123 (Jabber id, page perso, ) le 21/06/2007 à 06:56. (lien). Évalué à 2.elle n'existe pas (encore en tout cas) la ALGPL, c'était une boutade de Étienne, bien trouvée d'ailleurs :-) (ce pourquoi nous l'avons laissée)
-
-
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par Guillaume Rossignol () le 22/06/2007 à 22:53. (lien). Évalué à 2.mais les programmes web typiques de notre époque ou une majorité du traitement est effectué dans des boites noires chez un fournisseur de service.
tout est dans le mot service.
Et bien tu peux pas. Comme tu ne peux pas distribuer ta distribution qui inclue du code proprio.
On en revient au probleme d'utilisation privée. Je ne parle pas de redistribuer la fusion des deux, juste de l'utiliser sur mon serveur et le code ne sortira pas de mon serveur... et je ne peux pas faire ce que je veux du code sur mon serveur. Je n'arrive pas à considerer une telle licence comme libre.
-
-
-
-
-
-
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par Matthieu C () le 17/06/2007 à 13:12. (lien). Évalué à 2.On est carrément en violation de la liberté 1!!!
J'ai un scoop pour toi : les softs sous GPL ne peuvent pas etre linké à des parties proprio (sauf exception (lib du systeme, ...)).
La seule difference c'est qu'ici tu peux pas le faire non plus sur les applis distante (au lieu des applis que tu distribues pour la GPL).
J'en conclu que la GPL viole aussi a liberté 1 ?
Quand il y urgence et que l'activité de l'entreprise est menacée, il faut parfois agir vite, quitte à revenir sur ses pas après pour avoir une solution plus propre et plus durable.
Ca concerne surtout les patchs de secu, ou tu as quelques chose de plus precis en tete ?
Avec l'ALGPL on met des contraintes sur l'utilisation du logiciel, on augmente certes les règles de préservation mais on réduit les libertés.
C'est marrant quelqu'un prechant pour la BSD/domaine publique pourrait dire la meme chose pour la GPL.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 17/06/2007 à 13:47. (lien). Évalué à 4.> J'ai un scoop pour toi : les softs sous GPL ne peuvent pas etre linké à
> des parties proprio (sauf exception (lib du systeme, ...)).
C'est absolument faux.
Tu peux faire toutes les liaisons que tu veux avec du proprio. Tu ne peux juste pas les diffuser. Et c'est bien tout le problème soulevé par le commentare auquel tu réponds.
La GPL n'a jamais empêché de faire quoi que ce soit quand tu ne relicencies pas le code (ce qui est obligatoire quand tu donnes/prêtes/vend l'application). L'AGPL si, et à mon sens comme à celui de la personne à qui te répond, c'est une contrainte peu légitime.
-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 17/06/2007 à 14:27. (lien). Évalué à 1.J'ai un scoop pour toi : les softs sous GPL ne peuvent pas etre linké à des parties proprio (sauf exception (lib du systeme, ...)).
La seule difference c'est qu'ici tu peux pas le faire non plus sur les applis distante (au lieu des applis que tu distribues pour la GPL).
Comme le dit si bien Eric, tu te plantes...
Si tu ne comprends déjà pas la GPL2, effectivement, tu ne risque pas de voir la régression que représente l'AGPL.
C'est marrant quelqu'un prechant pour la BSD/domaine publique pourrait dire la meme chose pour la GPL.
Oui, mais en ce qui me concerne, et contrairement à toi, je comprends les libertés offertes par la GPL2 et je vois celles qu'on perdra avec l'AGPL. L'AGPL n'est pas à la GPL2 ce que la GPL2 est à la BSD, car dans ce cas préci, la GPL2 a été un progrès dans la défense des utilisateurs. L'AGPL est une attaque contre certains progrès de la GPL2, mais elle a un gros potentiel pour faire gagner de l'argent à certaines entreprises:
Je pense que l'AGPL va surtout aider certaines sociétés à vendre des produits sous double licence AGPL/Proprio en rendant l'adaptation aux besoins impossible sans payer, genre je distribue le service sous AGPL mais sans openssl (que tu n'as plus le droit d'intégrer toi même vu les restrictions de l'AGPL), mais si tu veux avoir de la sécurité pour offrir un service pro, tu payes la licence proprio qui te permet d'utiliser openssl.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Zenitram (page perso, ) le 18/06/2007 à 03:31. (lien). Évalué à 4.Je pense que l'AGPL va surtout aider certaines sociétés à vendre des produits sous double licence AGPL/Proprio en rendant l'adaptation aux besoins impossible sans payer
Attends, je réfléchis...
- Si je veux adapter MySQL sans redistribuer les sources, faut que je paye la licence proprio.
- Si je veux bien redistribuer , GPL.
Mais bordel, la GPL aide certaines sociétés à vendre des produits sous doubles licence GPL/Proprio en rendant l'adaptation aux besoins impossible sans payer (oui, c'est exactement ta phrase en enlevant un "A").
Tous les exemples que vous avez contre l'AGPL, on peut vous faire la même chose pour la GPL.
Tous les inconvénients cités de l'AGPL proviennent de la GPL, comment pouvez-vous dire qu'elle vous pose alors un problème?
Argumentez, mais avec des arguments contre l'AGPL, pas contre la GPL.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Éric (Jabber id, page perso, ) le 18/06/2007 à 08:24. (lien). Évalué à 0.> oui, c'est exactement ta phrase en enlevant un "A"
Sauf que non, justement, sous GPL l'adaptation est libre, tu n'as *pas* besoin d'une licence tierce. Avec la GPL, ton utilisation privée ne subit aucune contrainte. Tu peux même lier du proprio avec ton GPL tant que tu ne diffuses pas..
> Tous les inconvénients cités de l'AGPL proviennent de la GPL
NON. En GPL je peux faire ce que je veux dans mon coin tant que je ne diffuse pas l'application. En AGPL j'ai des contraintes sur ma propre utilisation privée.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 18/06/2007 à 09:14. (lien). Évalué à 3.Bah non, l'AGPL t'empêche pas de faire ta petite sauce à toi si tu le mets en place sur un intranet ou un extranet privé je pense. Ce qui t'emmerde c'est que l'AGPL étends le terme de diffusion à la diffusion sur le grand ternet en accès publique. Quand une application est utilisé de manière publique, tu n'en fais pas une utilisation privée.
-
[^]Re: Mwais...
Posté par benoar (Jabber id, ) le 18/06/2007 à 09:30. (lien). Évalué à 3.NON. En GPL je peux faire ce que je veux dans mon coin tant que je ne diffuse pas l'application. En AGPL j'ai des contraintes sur ma propre utilisation privée.
Non, tu peux très bien t'amuser à modifier et ajouter du code proprio à ton appli AGPL, tant que tu ne la diffuse pas sur le web. Aucune contrainte sur ton utilisation privée. A moins que tu considères que diffuser ton appli sur le web fait partie d'une utilisation "privée" ? GMail ou Launchpad, c'est une utilisation "privée" ? (bon c'est deux exemples à la con pour l'AGPL, car aucun ne se base sur des composants libres à la base)-
[^]Re: Mwais...
Posté par Guillaume Rossignol () le 18/06/2007 à 23:01. (lien). Évalué à 2.A moins que tu considères que diffuser ton appli sur le web fait partie d'une utilisation "privée" ? GMail ou Launchpad, c'est une utilisation "privée" ?
C'est quoi diffuser une appli web ? lorsque quelqu'un accede à un site, il a acces au code qui à generé la page ?
Gmail offre un service de messagerie. On peut reclamer des controle de confidentialité, de securité, tout ce qu'on veux, mais que ce soit un logiciel libre, ou proprio, ou une sauce maison qui permet de fournir le service n'a rien à voir avec le service lui même.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Jean-Philippe Garcia Ballester (Jabber id, page perso, ) le 19/06/2007 à 11:23. (lien). Évalué à 2.Gmail offre un service de messagerie.
Je ne suis pas d'accord : pour moi, Gmail offre deux choses. D'une part, un service de messagerie (accessible via pop...), d'autre part, un accès à ce service par une interface web.
Par exemple, si je monte un webmail qui demande à l'utilisateur d'entrer les coordonnées de son serveur mail, puis qui s'y connecte après pour afficher ces mails, je n'offre pas de service de messagerie, mais j'offre bien la possibilité à n'importe qui d'utiliser l'application. Et que ce soit un logiciel libre ou proprio qui permet de fournir le service à tout à voir avec le service, puisque c'est le service.
Dans ce contexte, je suis tout à fait pour l'AGPL, parce qu'elle permet de protéger la liberté des utilisateur de mon service, qui sont bien plus utilisateur du logiciel que moi.
-
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par Zenitram (page perso, ) le 18/06/2007 à 09:31. (lien). Évalué à 4.NON. En GPL je peux faire ce que je veux dans mon coin tant que je ne diffuse pas l'application. En AGPL j'ai des contraintes sur ma propre utilisation privée.
Cette phrase est balancée comme ça, comme une évidence.
Désolé, mais on n'a pas du tout la même vue : en AGPL, tu fais ce que tu veux tant que c'est privé aussi.
(aux dernières nouvelles, en AGPL, si ton logiciel est utilisé seulement par toi, si tu ne diffuses pas, tu n'as pas à diffuser le code. Comme la GPL)
Ne pas oublier : La FSF protège la liberté de l'utilisateur. Pour une appli web, l'utilisateur n'est pas le développeur, mais celui qui est distant.
GPL pour un logiciel non web, AGPL pour un logiciel web, l'utilisateur à alors les mêmes droits, le développeur les mêmes devoirs. Seul le domaine change, et actuellement pas mal de développeurs profitent du trou laissé par la GPL pour fermer du code dont le développeur original voulait qu'il soit libre : l'exemple d'un CRM adapté aux besoin d'une entreprise, que l'utilisateur va utiliser sans pouvoir avoir le source, sans pouvoir utiliser le CRM modifié, alors que si c'était MySQL qui était modifié, il aurait le source en utilisant le logiciel, n'est-il pas évident de la GPL contournée?
-
-
[^]Re: Mwais...
Posté par ragoutoutou () le 19/06/2007 à 11:41. (lien). Évalué à 2.Intéressant comme post, j'avais oublié de répondre ... donc me voici... désolé pour le retard.
Tous les inconvénients cités de l'AGPL proviennent de la GPL, comment pouvez-vous dire qu'elle vous pose alors un problème?
Les devoirs viennent de la GPL, mais ils deviennent inconvénients dans l'AGPL car ils sont redistribués de telle sorte que les libertés sont atteintes.
Liberté 0: La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages
Liberté 1: La liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de l'adapter à vos besoins (liberté 1)
Dans le cas de la licence GPL, tu as le droit d'adapter le logiciel comme bon te semble, y compris en le liant avec du proprio si tu le désires tout en gardant le droit de l'exécuter comme bon te semble (y compris sur internet)
Dans l'AGPL, tu ne peux pas modifier l'application comme bon te semble si tu veux garder le droit de l'exécuter comme bon te semble: tu ne peux plus mettre du proprio dans ton soft si tu le fais tourner sur internet.
Et non, mettre une application sur internet, ce n'est pas la distribuer, même la licence AGPL n'ose pas prétendre ça. Elle s'arrange juste pour "faire comme si" en forçant la distribution des sources via le point 13 plutôt que le point 6 qui aurait été l'endroit naturel pour cette restriction si cette licence n'était pas qu'un hack de la GPL.-
[^]Re: Mwais...
Posté par Jean-Philippe Garcia Ballester (Jabber id, page perso, ) le 19/06/2007 à 11:54. (lien). Évalué à 3.Et non, mettre une application sur internet, ce n'est pas la distribuer, même la licence AGPL n'ose pas prétendre ça.
Et bien, moi, j'ose : permettre à n'importe qui d'utiliser une application, ça revient exactement au même que de la distribuer.-
[^]Re: Mwais...
-
-
-
-
-
-
-
-
-


Cette discussion est archivée, il n'est plus possible de laisser des commentaires.
Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.