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: Les virus sous Linux

Posté par papap (). Modéré le 20 août 2007.
Vous trouverez dans les kiosques le Hors Série N°32 de Linux Magazine consacré aux virus sous Linux. Ce journal est rédigé par Eric Filiol et ses collègues. Eric Filiol est un éminent expert en virologie et en cryptologie dans l'armée française et chercheur à l'INRIA.

On y trouvera de la théorie, un sujet sur les virus et la loi, les virus en langage interprété, les mutations et le polymorphisme. On y parle aussi des virus sous Mac OS X.

Une excellente revue qui complète les livres du même auteur.

> Lire la dépêche (113 commentaires, moyenne: 3,2).  

Beaucoup d'entre nous pensent être à l'abri sous Linux. Ce système étant sûr, c'est relativement vrai et nous étions encore protégés par sa faible diffusion jusque là. Cependant, ce n'est plus le cas et il faut savoir que le premier virus officiel a été écrit sous Unix par Fred Cohen en 1983. Ce qui signifiait déjà que les virus sous Unix/Linux c'est possible.
Il reste que, sauf à exploiter une faille logicielle, ils sont difficiles à propager. Et ces failles justement sont surveillées de près dans les logiciels libres. Malgré tout, un virus peut venir par un autre moyen : une pièce jointe à un courrier par exemple.

Personnellement, je n'en ai pas encore rencontré et je fais comme vous : je n'ai pas installé d'anti-virus. Mais Eric Filiol nous dit : attention, nous sommes trop confiants, restons vigilant et utilisons les anti-virus (tel que ClamAV dont il est fait une description détaillée dans ce Hors Série).

Ce n'est qu'à ce prix que Linux restera un Eden épargné.

Cette discussion est archivée, il n'est plus possible de laisser des commentaires.

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

Réponse rhétorique impertinente

Posté par ced () le 21/08/2007 à 03:44. (lien). Évalué à 10.

Beaucoup d'entre nous pensent être à l'abri sous Linux. Ce système étant sûr, c'est relativement vrai et nous étions encore protégés par sa faible diffusion jusque là.

Si le système est sûr, on a raison de penser être à l'abri.

Faille dans l'ICC...

Posté par windu.2b (Jabber id, page perso, ) le 21/08/2007 à 05:51. (lien). Évalué à 9.

"Malgré tout, un virus peut venir par un autre moyen : une pièce jointe à un courrier par exemple."
Ceci est uniquement dû à la célèbre faille de l'ICC[1], qui n'est pas facilement patchable.
Le temps, l'apprentissage... peuvent résoudre ce problème.

À noter aussi que cette faille est multi-plateforme: on la retrouve aussi sous Windows, Mac, whatever...




1 ICC: Interface Chaise-Clavier

Faible diffusion... et alors ?

Posté par flagos () le 21/08/2007 à 05:51. (lien). Évalué à 10.

L'argument de la faible diffusion est souvent cité pour expliquer le peu de virus sous linux et même mac.

Pourtant, quand on sait que les serveurs de fichiers dans les entreprises ne tournent pas sur windows dans pas mal de cas, le gain serait profitable...

De plus, cela permettrait à microsoft de prouver que ses concurrents souffrent des mêmes problemes que windows.

Il me semble évident qu'il y a convergence d'interêt d'un certain nombre d'entreprises ayant les moyens de développer des virus. Je ne pense que la domination de windows sur les ordis personnels et familiaux explique sa capacité à subir des virus.

c' est l' été

Posté par bubar () le 21/08/2007 à 07:27. (lien). Évalué à 2.

c' est l' été aussi chez diamond edition
;)

dites si /etc est no writable, voir / ro et les home noexe, ils se passent quoi ?

mouais

Posté par Tramo Piere () le 21/08/2007 à 07:49. (lien). Évalué à 6.

Cette dépêche ne nous dit pas grand-chose, à part "les virus peuvent vous faire du mal, ayez peur"

Pour qu'un virus se réplique, il faut tout d'abord un milieu favorable (des applications permettant d'exécuter du code utilisateur au lieu de traiter des données. Pour cela la seule façon est de profiter d'un bug d'un programme (un crash par exemple), ou d'une erreur d'interprétation de scripts (très mauvais code en général).

Les librairies de base les plus communes dans la majorité des distributions Linux sont le plus souvent exemptes de ces types de bugs (libc ..), même dans le cas de programmes utilisant des languages facilement exploitables (utilisation de la Glib). Et la diversité des versions (évolution rapide du développement libre) limite fortement l'éventuelle utilisation des ces bugs.

Une exception est le cas d'OpenOffice.org, dont le code est beaucoup trop touffu pour être revu correctement, et dont le système de macros laisse un espace évident pour les crash et autres bugs.

L'évolution des applications open-source se dirige aussi vers l'emploi de nouveaux languages qui permettent de limiter tant les problèmes classiques (buffer overflow) que de réduire la quantité de code (exemples de vala, de qt jambi ou de gtk sharp).

En somme, la diversité des applications ainsi que la qualité des programmes et des librairies sous Linux limitent non seulement la propagation d'éventuels virus mais aussi l'apparition de ceux-ci (la popularité du système a donc peu à voir).

Idée reçue à combattre

Posté par Yann Cochard (page perso, ) le 21/08/2007 à 09:43. (lien). Évalué à 10.

Salut,

On dit souvent "Linux n'a pas ou peu de virus car il n'est pas très répandu. Dès qu'il sera plus utilisé, il y aura plein de virus pour lui aussi".
C'est une idée fausse, qu'il faut combattre.
Que le système soit répandu est une condition nécessaire, mais pas suffisante. Il faut aussi qu'il soit suffisamment vulnérable.

Il suffit de prendre quelques contre-exemples pour démonter cette idée reçue, et j'en ai 2 :
1. les serveurs web : bien qu'Apache soit beaucoup plus utilisé qu'IIS, c'est ce dernier qui est attaqué, car il est plus vulnérable. Autrement dit, le taux de réussite d'attaque sur IIS est tellement plus élevé que sur Apache qu'il compense sa plus faible utilisation.
2. les serveurs de bases de données : ms-sql-server est moins utilisé que Oracle, et pourtant c'est lui qui a le plus souffert des virus vers. Là encore parce qu'il est beaucoup plus vulnérable qu'Oracle.

Etre répandu n'est donc pas une garantie d'être attaqué, il faut aussi être vulnérable.

Quelques chiffres, faux mais illustratifs :
Supposons que nous ayions 10% de serveurs ms-sql-server, et 50% de serveurs Oracle. Notre idée reçue dit donc qu'il y aura plus de virus pour Oracle que pour ms-sql-server. Mais si ms-sql-server est 100 fois plus vulnérable que Oracle, alors il est plus rentable de concevoir des virus pour lui, car le nombre total de serveurs vulnérables sera plus élevé.

La conception et l'utilisation des virus sont un business clair, avec des impératifs de performance et de rentabilité. Même si concevoir un virus pour Linux est possible, mais que ça ne permet de prendre le contrôle que d'une poignée de machine, ce n'est pas rentable.

Yann