Le Wikileaks bucco-rhodanien revient sur la migration marseillaise vers Windows

Posté par (page perso) . Modéré par Benoît Sibaud.
Tags : aucun
9
7
jan.
2011
Microsoft
Le site Wikileaks13 (rien à voir avec le Wikileaks de Julian Assange) a publié des détails croustillants sur le revirement de la migration de Marseille qui devait se faire sur du Linux/OpenOffice, et qui s'est finalement fait sur Windows 7.

On peut y lire, par exemple, qu'à Marseille, « dans un souci d'économie », il a été décidé de virer tous les Mac et les Linux, et de converger vers Windows 7.

NdM : suite à des dépêches AFP et Reuters, le site a bénéficié d'une forte couverture médiatique ces derniers jours :

Le site a été lancé le 1er janvier par un agent du département des Bouches du Rhône (13), et la collectivité l'a immédiatement sanctionné. L'association de promotion et de défense du logiciel libre April et l'asso d'entreprises Libertis avaient publié un communiqué de presse commun sur le sujet des marchés publics.
  • # Liens non entretenues

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    La page de l'april : http://www.april.org/suivi-de-la-migration-informatique-la-v(...)
    me semble obsolète. Sa chronologie s'arrête au 19 octobre 2010 ; par ailleurs au moins un document important pour étayer l'argumentation n'est pas/plus disponible. En particulier [http://www.april.org/sites/default/files/Migration_Marseille(...)]. L'April continue-t-elle de s'intéresser à ce dossier ?

    NB : j'ai trouvé l'article de numérama particulièrement édifiant. On pourrait en retenir que s'indigner et agir c'est bien, mais qu'un peu de circonspection et de prudence sont souvent nécessaires. Il est de notoriété publique que la corruption ne s'éradique pas avec un peu de bonne volonté et quelques incantations basées sur le logiciel libre.
  • # A voir le reportage sur France3

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

  • # Et ?

    Posté par . Évalué à 9.

    Qu'est-ce que c'est que cette dépêche-bookmark qui n'apporte aucune info si ce n'est que quelqu'un a publié un article sur quelquechose ?!?

    Une petite phrase sur les détails "croustillants" révélés aurait été intéressante; par exemple une critique du modèle économique étudié qui a abouti à considérer qu'une rationalisation autour de Windows 7 d'un parc hétérogène permet des économie.

    J'aurais trouvé ça plus pertinent et plus digne que le procès d'intention dogmatique du
    « dans un souci d'économie »
    qu'on peut lire dans la dépêche.

    BeOS le faisait il y a 15 ans !

    • [^] # Re: Et ?

      Posté par . Évalué à 1.

      À Marseille ce n'est pas seulement la mairie qui passe aux logiciels de Microsoft, c'est également le conseil général et la communauté urbaine de Marseille.
      • [^] # Re: Et ?

        Posté par . Évalué à 2.

        Et ? Saimal ? (à part que sapusaipalibre ?)

        BeOS le faisait il y a 15 ans !

    • [^] # Re: Et ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      > Qu'est-ce que c'est que cette dépêche-bookmark qui n'apporte aucune info si ce n'est que quelqu'un a publié un article sur quelquechose ?!?

      Une petite phrase sur les détails "croustillants" révélés aurait été intéressante; par exemple une critique du modèle économique étudié qui a abouti à considérer qu'une rationalisation autour de Windows 7 d'un parc hétérogène permet des économie.


      Fais, fais :) Nous serons heureux de publier l'analyse que tu réclames.
      • [^] # Re: Et ?

        Posté par . Évalué à 1.

        L'excuse pour saloper le boulot c'est "t'à qu'à faire mieux" ?
        Si c'est pour pondre des "dépêches" de ce niveau, autant se contenter d'un compte Twitter ...

        En attentant, V.Stinner a fait le boulot : http://linuxfr.org/comments/1197231.html#1197231

        BeOS le faisait il y a 15 ans !

        • [^] # Re: Et ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 7.

          > L'excuse pour saloper le boulot c'est "t'à qu'à faire mieux" ?

          Excuse ? Saloper le boulot ?


          > Si c'est pour pondre des "dépêches" de ce niveau, autant se contenter d'un compte Twitter ...

          Rappelle-moi : qui est l'auteur de la dépêche que tu traites avec des mots aussi péjoratifs ?

          Par ailleurs, ta seule dépêche montre l'exemple : http://linuxfr.org/2003/08/02/13497.html


          > En attentant, V.Stinner a fait le boulot :
          Oui, il y en a qui font au lieu de sauter sur leurs grands chevaux.


          Je trouve choquant quelqu'un débarquer et commencer à déprécier l'effort de quelqu'un d'autre. Tu as droit de ne pas aimer, cela ne justifie néanmoins pas ce ton. Si ça te plaît pas, tu as qu'à *vraiment* faire mieux, au lieu de balancer de yakafokon à longueur de journée et de te cacher derrière le travail d'autres (ici, Victor Stinner).
        • [^] # Re: Et ?

          Posté par . Évalué à 7.

          Pis oublie pas de taper sur les modéros aussi, ils ont laissé passer la dépêche alors qu'une longue file de propositions sur le même sujet s'amoncelle en attente.

          Ah, on me fait signe que non...
          • [^] # Re: Et ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 10.

            On a dû refuser les autres car elles étaient trop complètes.

            « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

    • [^] # Re: Et ?

      Posté par . Évalué à 2.

      cette dépêche-bookmark

      Mais c'est dans la parfaite continuité des journaux.
      80% des journaux comportent le mot bookmark avec juste un lien minable.
      Il n'y a plus d'argumentation, plus personne ne défend le pain qu'il a posté.
    • [^] # Re: Et ?

      Posté par . Évalué à 0.

      En fait le niveaux des journaux tendent a baisser alors les bon journaux se retrouvent en dépêche j'ai l'impression. :/
      • [^] # Re: Et ?

        Posté par . Évalué à 3.

        "le niveaux des journaux tendent"
        Et que dire des commentaires contenant des fautes...
  • # Récupération

    Posté par . Évalué à 9.

    Je trouve que sa récupération du nom wikileaks est choquante, d'autant que son montage n'a aucunement la finesse de l'original, ni sa légalité.

    Ce qui fait que wilikeaks.ch est légal, c'est qu'ils sont une interface de soumission de documents qui facilite le contact entre les auteurs d'une fuite (qui eux enfreignent le secret) et des journalistes (qui ne font que leur métier). Wikileaks.ch n'a publié sur son site que les documents ayant préalablement été filtrés par des journalistes professionnels et publiés dans la presse.

    Ce type à Marseille apparemment publie lui-même les documents auxquels il a accès, en contravention avec son obligation de réserve. En plus il essaie de bénéficier de l'image de marque de wikileaks. C'est pitoyable. S'il voulait vraiment aider sa commune sans se préoccuper de se mettre sous les projecteurs, il aurait pu envoyer ses rapports à un journal, qui aurait écrit comme d'habitude « selon un récent rapport interne obtenu par Le Monde... »
    • [^] # Re: Récupération

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Il aurait pu envoyer ses rapports à un journal

      Qui n'aurait rien publié pour continuer à profiter de la publicité que Microsoft fait passer dans ses colonnes.
      • [^] # Re: Récupération

        Posté par . Évalué à 3.

        Procès d'intention.
        Insulte contre le sérieux de la profession.
        Et faux. (Des articles critiques de Microsoft, il y en a dans la presse.)
        • [^] # Re: Récupération

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Une phrase avec un sujet un verbe et un complément c'est bien aussi pour faire passer un message. Surtout à l'écrit d'ailleurs.

          Oui je sais c'est fatiguant.

          Par ailleurs je ne vois pas en quoi, publié des documents couvert par le secret au moyen d'une interface est plus légal que de publié des documents directement. Ça n'a rien à voir, il y a transmission d'informations "secrètes" dans les deux cas, donc effraction dans les deux cas.

          Le devoir de réserve n'a lui non plus rien à voir avec la non-divulgation d'informations. En tout cas, dans mon cas de fonctionnaire de la fonction publique nationale, il s'agit de ne pas s'exprimer dans le cadre de mes fonctions sur des sujets comme la politiques (typiquement ne pas commenter le dernier décret machin, la loi truc ou dire "le ministre fait n'importe quoi dans le traitement du dossier X").
          • [^] # Re: Récupération

            Posté par . Évalué à 6.

            > je ne vois pas en quoi, publié des documents couvert par le secret
            > au moyen d'une interface est plus légal que de publié des documents directement.

            - Faire fuiter un document est interdit dans certaines circonstances (document classifié, secret de l'instruction, etc.).
            - Publier des documents secrets fait partie du travail de journaliste et n'est pas interdit.
            - Les sources des journalistes sont protégées par la loi (sauf cas particuliers).

            Conclusion,
            - si tu dis « moi, fonctionnaire, révèle les documents X » tu enfreins possiblement une obligation.
            - si tu contactes un journaliste, celui-ci fait un travail légal et il est interdit de chercher si c'est toi qui les lui a donnés. (Mais si tu te vantes d'avoir révélé ces documents en face d'un verre au café du commerce, tu pourrais être dénoncé.)

            > Une phrase avec un sujet un verbe et un complément
            Ok alors j'explique. Le commentateur me répond « les journalistes auraient rien fait ».
            C'est ce qu'on appelle un procès d'intention, sophisme connu qui consiste à prêter aux gens de mauvaises intentions sans aucune base factuelle. En plus c'est une généralisation abusive (Généralisation, paragraphe « Le sophisme de la généralisation abusive »), dans la mesure où il applique son premier sophisme non pas à un journaliste particulier, mais à l'ensemble ds journalistes, sans garantie qu'il les connaisse tous.
            • [^] # Re: Récupération

              Posté par . Évalué à 2.

              J'oubliais :

              > - Faire fuiter un document est interdit dans certaines
              > circonstances (document classifié, secret de l'instruction, etc.).
              Même si ce n'est pas un délit dans son cas, cela peut être une infraction au règlement, et est puni d'une sanction disciplinaire. C'est ce qui lui arrive.
            • [^] # Re: Récupération

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              C'est ce qu'on appelle un procès d'intention, sophisme connu qui consiste à prêter aux gens de mauvaises intentions sans aucune base factuelle. En plus c'est une généralisation abusive (Généralisation, paragraphe « Le sophisme de la généralisation abusive »), dans la mesure où il applique son premier sophisme non pas à un journaliste particulier, mais à l'ensemble ds journalistes, sans garantie qu'il les connaisse tous.

              Et qui te dis qu'il ne l'a pas fait et qu'il n'y a rien eu de publié justement?

              « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

              • [^] # Re: Récupération

                Posté par . Évalué à 3.

                Vu le genre de choses que le monsieur révèle, et le fait qu'il faut avoir du culot/courage/grande gueule pour le faire, je suppose que si c'était le cas, il aurait aussi mentionné la perfidie, l'incurie, la corruption ou la complicité des médias dans la mauvaise gestion des affaires publiques.
                • [^] # Re: Récupération

                  Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                  C'est ce qu'on appelle un procès d'intention, sophisme connu qui consiste à prêter aux gens de mauvaises intentions sans aucune base factuelle.

                  « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

                  • [^] # Re: Récupération

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Je ne prête aucune mauvaise intention au type, je suppose qu'il est logique avec lui-même et s'il se bouge pour dénoncer un truc pas cool qu'il a vu passer, il aurait aussi dénoncé d'autres au passage dont il a été victime. Son silence de fait n'a aucune autre explication logique. Je ne suppute pas sur ce qu'auraient pu faire les 37 000 journalistes titulaires de la carte de presse en France, j'essaie de donner une interprétation vraisemblable aux faits.
            • [^] # Re: Récupération

              Posté par . Évalué à 3.

              Il enfreins une règle en temps que fonctionnaire, mais fait simplement usage d'un droit que tu as semble-t-il oublié : la liberté d'expression.

              Les journaux n'ont pas le monopole de l'information. Surtout aujourd'hui ou on voit que leur ligne éditoriale est souvent douteuse, voir outrageusement orienté.
              • [^] # Re: Récupération

                Posté par . Évalué à 3.

                Ben il a la liberté de s'exprimer, il n'a pas été amené en prison... je critique sa récupération du nom « Wikileaks » en l'associant à un montage nettement moins intelligent.

                Un peu comme d'autres critiquent le choix du nom « Wikileaks » par Assange en disant que ce nom navigue sur la vogue créée par Wikipédia sans que Wikileaks n'ait quoi que ce soit à voir avec un wiki.
            • [^] # Re: Récupération

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              D'une part il n'est pas interdit de chercher qui a pu donner des informations à un journaliste, il est interdit de forcer un journaliste à révéler ses sources (par le biais de perquisitions par exemple). Du coup, il est tout à fait possible qu'une enquête, du coté de l'entité d'où les documents proviennent, révèle l'auteur de la fuite et que celui-ci soit condamné, le journaliste lui n'aura que fait son travail et sera relativement protégé.

              D'autre part, mon commentaire portait sur la légalité du processus. À un moment donné, quelqu'un fait sortir des informations secrètes, que ce soit pour les publiés directement ou les livrer à un journaliste, cette personne enfreint la loi. Le processus de publication de secret est entaché d'illégalité dans les deux cas, pas au même niveau certes, mais quand même.

              Ce serait trop facile : j'ai des infos secrète je les file à un journaliste pour les publier, ouf je ne risque rien.
              • [^] # Re: Récupération

                Posté par . Évalué à 2.

                > il n'est pas interdit de chercher qui a pu donner des informations à un journaliste,

                "est considéré comme une atteinte indirecte au secret des sources le fait de chercher à découvrir les sources d'un journaliste au moyen d'investigations portant sur toute personne qui, en raison de ses relations habituelles avec un journaliste, peut détenir des renseignements permettant d'identifier ces sources" -- signé, la Loi

                Appliqué au cas d'un employé ministériel qui aurait transmis un rapport au Monde, sanctionné après que les logs de son téléphone professionnel, obtenus par le contre-espionnage, aient mis en évidence qu'il a appelé un journaliste du Monde. Pas encore jugé, mais il y a plainte pour violation du secret des sources : http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/13/affaire-w(...)

                > j'ai des infos secrète je les file à un journaliste pour les publier, ouf je ne risque rien.
                Tu risques uniquement tu es assez maladroit pour te trahir.
                • [^] # Re: Récupération

                  Posté par . Évalué à 4.

                  oui, et si je tue quelqu'un je risque uniquement si je me fais prendre.

                  tout va bien
                  • [^] # Re: Récupération

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Dans le cas où tu délivres des documents à un journaliste, tu commets éventuellement une faute professionnelle ou un délit. Si tu es dénoncé ou si tu te dénonces tout seul, tu risques une peine. MAIS si personne ne te dénonce, la police n'a pas le droit d'enquêter sur toi en se basant sur le fait que tu as été en contact avec un journaliste. Cela exclut les écoutes téléphoniques, la lecture de logs, les filatures.

                    La loi prévoit des exceptions « si un impératif prépondérant d'intérêt public le justifie, et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi ». Mettons, si tu fais fuiter les plans d'une centrale nucléaire, ce sera facile de convaincre un juge qu'il faut t'arrêter. Pour une histoire de marchés publics dans une collectivité territoriale, c'est moins sûr.
                • [^] # Re: Récupération

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  La loi elle est bien gentille prise de loin comme ça mais si on l'interprète ou la prend au pied de la lettre ce que font les avocats elle est beaucoup plus souple que ce que tu laisses entendre :
                  Il faut définir ce que sont des contacts habituels avec le journaliste, et le cas échéant définir du les susdit contacts entrent dans cette catégorie,
                  Il faut définir si le but de l'enquête était bien d'identifier la source du journaliste
                  on peut enquêter juste assez pour localiser grossièrement une fuite et appliquer une sanction qui ne dit pas son nom collectivement (suppression du service dans le cadre d'une restructuration et réaffectation des gens ailleurs...). Sans compter que au delà de la communication à un journaliste, on petit bien souvent reprocher des trucs comme le non respect du secret professionnel, du secret de l'appel d'offre, du secret-défense, et j'en passe...

                  Je ne suis ni juge ni avocat ni même juriste mais j'ai vu quelques jugements apparemment en contradiction avec la loi voir carrément surprenant mais finalement pas tant que ça.
                  • [^] # Re: Récupération

                    Posté par . Évalué à 2.

                    C'est une loi assez récente (Journal officiel du 5 janvier 2010), peut-être les jugements auxquels tu te réfères lui sont-ils antérieurs. En outre cette loi avait été accueillie par les journalistes comme une amélioration. Le cas du haut-fonctionnaire muté à Cayenne après avoir été accusé (sans preuve) d'être l'auteur d'une fuite permettra de voir comment la loi est appliquée, s'il décide de contester sa mutation. Le Monde a porté plainte, je ne sais pas où ça en est.
      • [^] # Re: Récupération

        Posté par . Évalué à 4.

        Tu oublies le Canard qui ne vit pas de la pub.
        • [^] # Re: Récupération

          Posté par . Évalué à 1.

          Si j'avais été dans son cas, j'aurais peut-être choisi La Provence, qui est très lue à Marseille. Le Canard est aussi une option, mais il sent le soufre et certaines personne ne l'apprécient pas.
          • [^] # Re: Récupération

            Posté par . Évalué à 2.

            Le Canard sent le soufre c'est nouveau ça ... c'est vrai qu'il balance pas mal ... d'oeufs mais à juste titre et avec preuve à l'appuie.
            • [^] # Re: Récupération

              Posté par . Évalué à 3.

              on va dire qu'il se prend des fois des intoxications alimentaires

              la désinformation ou la manipulation est très facile à faire, et même si elle grille la source qui n'est alors plus de confiance, elle peut faire des dégats

              ils se sont déjà fait avoir et ils se feront avoir, mais c'est vrai que c'est plutot rare.
    • [^] # Re: Récupération

      Posté par . Évalué à 8.

      > Je trouve que sa récupération du nom wikileaks est choquante, d'autant que son montage n'a aucunement la finesse de l'original, ni sa légalité.

      On dirait du Besson dans le texte.

      The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein

      • [^] # Re: Récupération

        Posté par . Évalué à 3.

        Je trouve que ta récupération du nom Besson est choquante, d'autant que son montage n'a aucunement la (kolossale) finesse de l'original, ni sa proverbiale subtilité.
        • [^] # Re: Récupération

          Posté par . Évalué à 2.

          Je refuse catégoriquement d'utiliser le nom de Fréderic Lefebvre pour qualifier cette prose. N'insiste pas !

          The capacity of the human mind for swallowing nonsense and spewing it forth in violent and repressive action has never yet been plumbed. -- Robert A. Heinlein

    • [^] # Re: Récupération

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      > Je trouve que sa récupération du nom wikileaks est choquante, d'autant que son montage n'a aucunement la finesse de l'original, ni sa légalité.

      Que tu n'aimes pas le style graphique, c'est une chose et bon, les goûts et les couleurs... Être choqué(e) par l'utilisation d'un mot devenu symbole alors que la personne s'en sert à ce titre justement par contre dépasse ma capacité d'entendement. Mais passons.


      > Ce type à Marseille apparemment publie lui-même les documents auxquels il a accès, en contravention avec son obligation de réserve.

      Oui, et c'est ce qui est totalement louable. Depuis le XIXe siècle et le pitit livre d'un mec du nom de Thoreau, on appelle ça la désobéissance civile. À partir du moment où il y a un contrat social (au sens de Rousseau) entre l'État et le citoyen, les deux parties s'engagent à respecter certaines règles. Beh vois-tu, si un citoyen trouve que l'État ne respecte plus sa part du contrat, il a le droit d'arrêter de respecter la sienne. D'où la désobéissance civile. Ici, c'est àmha un cas très clair de ce genre : un citoyen et en plus serviteur de l'État est témoin d'irrégularités, d'infractions de la part de son employeur. Il fait quoi ? Il se met en désobéissance civile. Une définition (tu peux consulter la page wikipédia dédiée : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sob%C3%A9issance_civile ) :

      « La désobéissance civile peut être définie comme un acte public, non violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s'adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon une opinion mûrement réfléchie, les principes de coopération sociale entre des êtres libres et égaux ne sont pas actuellement respectés. »

      Je vois tout ce qui est fait par la(les) personne(s) derrière wikileaks13 dans cette définition. Pas toi ? Et encore mieux, c'est dit sur la page d'accueil du site en question :
      « Puisqu’on refuse de me laisser améliorer les choses de l’intérieur, je dois le faire de l’extérieur. Pour dénoncer ce qui est mal, ce qui est faux, ce qui est courbe et contraire à l’intérêt d’une ville magnifique et de ceux de tous ses habitants. »


      Alors, pour couronner le tout, il faut faire attention au fait que la personne faisant de la désobéissance civile *accepte* le reste du dispositif légal de l'État. C'est ce qui est précisé dans l'article de wikipédia que j'ai pointé :
      « La désobéissance civile peut donc s'analyser comme un « délit politique » et dès lors le désobéissant civil bénéficiera du régime de protection qui peut être mis en place pour ce type de délit. »
      Et comme la(les) personne(s) derrière wikileaks13 le dit(disent) :
      « Personnellement, cette vérité ne me rapporte rien, et pourrait même me coûter mon poste de serviteur public. »

      C'est impressionnant, hein ? Il y a des gens qui décident de faire des trucs concrets lorsqu'ils ont épuisé tous les recours au dialogue et les actions légales pour faire changer une politique abusive. Et ces gens assument leur forfait.


      > En plus il essaie de bénéficier de l'image de marque de wikileaks. C'est pitoyable.

      Je ne sais pas ce qui est pitoyable ici...


      > S'il voulait vraiment aider sa commune sans se préoccuper de se mettre sous les projecteurs, il aurait pu envoyer ses rapports à un journal, qui aurait écrit comme d'habitude « selon un récent rapport interne obtenu par Le Monde... »

      Beh vois-tu, il y a des gens qui choisissent autres modes d'action. Et sincèrement : heureusement. Là, au lieu que ce soit juste un petit article dans Le Monde, on a droit à un bruit médiatique général et, espérons-le, une prise de conscience plus large.
      • [^] # Re: Récupération

        Posté par . Évalué à -1.

        > Être choqué(e) par l'utilisation d'un mot devenu symbole
        On appelle ça de la vampirisation publicitaire. Tu peux trouver des infos sur google. Normalement c'est interdit, mais en pratique Assange n'en a probablement rien à fiche...

        > Là, au lieu que ce soit juste un petit article dans Le Monde, on a droit à un bruit
        > médiatique général et, espérons-le, une prise de conscience plus large.
        Ce n'est pas un argument général, tu ne peux pas savoir à l'avance quel moyen sera le plus efficace.
  • # Incompétence, corruption ou crédulité ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Pour être décideur et DSI, il faut monter en grade, gravir les échelons. C'est quasiment incompatible avec une actualisation permanente de ses connaissances.

    Un DSI raisonne souvent avec les compétences réelles qu'il avait 10 ou 15 ans plus tôt. Or en moins de 5 ans, elles deviennent obsolètes. C'est ainsi que des engagements pour plus de 10 ans sont pris avec comme objectif une technologie vieille de 10 ans.
    Si on voulait comparer cela à la SNCF, en tenant compte des vitesses d'évolution des techniques, c'est comme si un directeur faisait étudier une nouvelle locomotive à vapeur.

    On peut penser que des personnes de l'entourage du DSI ont pu avoir une autre idée de la stratégie à déployer. Mis si on veut être bien vu du chef, il faut le caresser dans le sens du poil. Et si Microsoft lui a envoyé un brillant commercial, le chef pense sans doute tout savoir, faisant preuve de crédulité... à moins qu'on lui ait promis des avantages personnels.

    Microsoft est à l'informatique ce que McDonald est à la gastronomie : Ses cuisiniers ne savent que dérouler des check-lists et les clients deviennent obèses. Beaucoup de personnes trouvent ça bien !
    • [^] # Re: Incompétence, corruption ou crédulité ?

      Posté par . Évalué à 4.

      Microsoft est à l'informatique ce que McDonald est à la gastronomie : Ses cuisiniers ne savent que dérouler des check-lists et les clients deviennent obèses. Beaucoup de personnes trouvent ça bien !

      Magnifique :D Je vais essayer de m'en souvenir, de celle-là...
    • [^] # Re: Incompétence, corruption ou crédulité ?

      Posté par . Évalué à -8.

      C'est beau. Il t'a fallu combien de temps pour peaufiner une telle naïveté ?

      BeOS le faisait il y a 15 ans !

    • [^] # Re: Incompétence, corruption ou crédulité ?

      Posté par . Évalué à 1.

      C'est un peu caricatural mais c'est quand même vrai.
      Une des missions des employés de la DSI, c'est de monter des dossier en interne pour former le DSI *avant* qu'il ne subisse les argumentaires des commerciaux.
      Et quand on rate le coche il est compliqué de reprendre le dessus si le DSI est convaincu par les avant vente ...
  • # Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travail

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Tout d'abord, merci à l'agent du département des Bouches du Rhône qui a mis en ligne ces documents ! Ca permet de comprendre un peu mieux les revirements de situations dans les projets de migration à Linux.

    Extraits des raisons du choix de Windows Seven plutôt que Linux sur les postes de travail de la mairie de Marseille :

    « la faible part de marché détenue actuellement par Linux considérée comme un risque quant à sa pérennité »

    Il me semble que Linux existe depuis 1991, il existe donc depuis environ 20 ans, et vu ses parts de marché sur les serveurs (et des supercalculateurs), je doute très fortement qu'il ait un risque quant à sa pérénnité. De plus, Linux est de plus en plus présent dans l'embarqué (Android par exemple). Linux est également utilisé par de grandes entreprises comme Google.

    « l'inconvénient d'amener avec Linux un changement d'usage fort pour la majorité de nos utilisateurs alors que nous les sollicitons et les solliciterons pour bien d'autres changements prévus (exemple : éradication des postes Mac, utilisation de Open Office, changement d'outil GroupWare, la politique d'impression, ...) »

    Passer de Mac OS X (Apple) à Windows, ça me semble être kif-kif avec le passage de Mac OS X à Linux. En même temps, je suppose que le GroupWare est en ligne (web), donc pas de changement, et OpenOffice est identique sous Windows et Linux. Je ne trouve pas cette justification recevable. En plus, la migration peut être douce avec comme première étape, le passage à Thunderbird pour la messagerie électronique. La migration vers des postes de travail Linux est une chose de plus en plus courante, y compris à grande échelle, ça ne doit pas être dur de trouver des informations et des prestataires pour réaliser ce genre de mission.

    « notre stock d'applications métiers n'utilisant pas les technologies Web indispensables à un portage sous Linux et l'analyse nous portant à penser que les éditeurs fourniront en premier lieu leur version compatible pour Seven avant de proposer celle pour Linux »

    Je pense qu'une administration a les sous pour commander une version Linux. Ou mieux (plus pérenne), acheter du service à une SSLL pour migrer à une solution libre compatible avec Linux (voir Windows, Linux et Mac).

    « Les atouts de Linux tels que l'économie sur les licences et l'autonomie technique ont bien été considérées mais ne suffisent pas pour contrebalancer l'avantage donné à Seven dans les conclusions de notre étude. »

    Je me demande s'ils ont du changer des anciens ordinateurs qui n'étaient pas assez puissants pour « bénéficier » de Windows Seven.

    Est-ce si difficile de trouver un administrateur système pour gérer un parc de machines sous Linux à Marseille ?
    • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Ils se disent en leur fond :

      "Tous les logiciels de tous les monde tournent sous Windows, dès que je vais vouloir avoir un soft qui se connecte à mon réseau, vu qu'il est sous Windows, il me faut du Windows."

      "Si je passe à Linux, je vais être obligé de trouver des experts Linux pour m'aider à faire fonctionner mon réseau alors que sous Windows, même mon petit neveu arrive à le faire tourner et à résoudre mes problèmes. Les stagiaires à la pelle me couteront moins cher qu'un employé qualifié".

      "Linux, c'est un système d'exploitation. ..c'est quoi un système d'exploitation ? Moi je veux juste Windows 7"

      Les arguments sont ce qu'ils sont ... ce qui m'intéresse et de savoir ce qui leur permette d'affirmer ce qu'ils disent (et qui est faut).
    • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      e pense qu'une administration a les sous pour commander une version Linux. Ou mieux (plus pérenne), acheter du service à une SSLL pour migrer à une solution libre compatible avec Linux (voir Windows, Linux et Mac).
      Tu rêves tout haut :-)
      La mairie d'une commune de 15784 habitants que je connais (source Wikipedia) utilise plusieurs logiciels spécifiques aux collectivités territoriales. Faire développer pour Linux impliquede gros moyens que cette mairie n'a pas. Ni la plupart des autres mairie.

      Rien n'empêche que les mairie (ou conseils généreaux, etc) se groupent.

      Mais le vrai problème est plutôt que la plupart des éditeurs sont mauvais. Définitivement. Alors tu peux les payer autant que tu veux, il ne sauront pas faire une version Linux.
      Déjà qu'ils ne savent pas diagnostiquer une table casée...
      • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        Déjà qu'ils ne savent pas diagnostiquer une table casée...

        Pourtant, c'est facile, c'est quand l'ordinateur ne tient pas dessus.

        « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

        Posté par . Évalué à 1.

        A t on pensé au moins à la solution wine pour ces applications spécifiques ? Ce serait peut être un première étape vers la compatibilité des applications entre systèmes d'exploitation.
      • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

        Posté par . Évalué à 2.

        "Faire développer pour Linux impliquede gros moyens que cette mairie n'a pas. Ni la plupart des autres mairie."
        Ça c'est des conneries, il suffit de programmer avec des langages multi plateformes. Après je ne pense pas que tous les éditeurs soient mauvais, mais tellement abreuvés de produits µ$oft depuis des années qu'ils n'ont jamais pensé autrement. Y a qu'à voir aussi les développeurs qui sortent d'écoles sponsorisées par le même sus-cité. Pitoyable ...
        Après les mairies, les collectivités locales, ect. c'est elles qui font le cahier des charges quand elles demandent un logiciel, c'est elles qui doivent imposer l'inter-opérabilité. Les gendarmes ont bien migré vers du Linux et pourtant je suis persuadé qu'ils ont des applications métiers aussi complexes que ceux qu'on peut rencontrer dans une mairie.
        • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

          Posté par (page perso) . Évalué à -1.

          Je n'ai pas le même avis.


          il suffit de programmer avec des langages multi plateformes
          :-)
          Ha ben vi, c'est tout simple.


          Après je ne pense pas que tous les éditeurs soient mauvais, mais tellement abreuvés de produits µ$oft depuis des années qu'ils n'ont jamais pensé autrement. Y a qu'à voir aussi les développeurs qui sortent d'écoles sponsorisées par le même sus-cité. Pitoyable
          La proportion de mauvais éditeurs est la même que la proportion de mauvais auteurs de SF. 80% selon la police, 95% selon les manifestants.

          Je ne pense pas que le bourrage de crâne soit la source du problème. Tu prends une personne "intelligente", tu lui bourres le crâne de Microsoft, cette personne saura qu'autre chose existe. Ca fait pareil avec le bourrage de crâne religieux, politique, les canons de beauté, etc.
          Tu fais la même chose avec un personne "normale", ça marche. C'est pour cela que la publicité fonctionne. C'est pour cela que l'argument d'autorité fonctionne. C'est pour ça qu'une information erronée puis démentie a presque le même impact que sans le démenti.


          Après les mairies, les collectivités locales, ect. c'est elles qui font le cahier des charges quand elles demandent un logiciel, c'est elles qui doivent imposer l'inter-opérabilité.
          Elles n'imposent rien du tout. Elles choisissent parmi l'existant. Tout comme (presque) n'importe quelle entreprise, y compris celles qui sont capables de dépenser des centaines de millions dans des "événements", et qui n'ont pas songé un instant à diviser par dix le coût de leurs licences logicielles.
          Tout comme tu n'imposes pas à un supermarché de vendre du bio. Tu achètes du bio dans un supermarché si le patron du magasin a décidé que tu peux le faire, sinon, il n'y en a pas dans les rayons.

          Mais surtout, quel éditeur va perdre du temps pour 3 clients ?
          Aucun concurrent n'offre du Linux ? Ca tombe bien, retour aux choses importantes: vendre à des gens qui payent.
          • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

            Posté par . Évalué à 2.

            je n'ai jamais dit que c'était simple, mais utilisé un langage multi-plateforme facilite grandement les choses. Tout comme prendre des API multi plateforme comme OpenGL qui ont permis d'éditer autant sur Linux que sur Windows. Certes les cas ne sont pas légions mais ils existent.
            Bon pour le sponsoring j'y suis allé un peu gratuitement, mais c'est tellement vrai...
            Donne moi une définition du mot intelligence et on en reparle. A te lire une personne normale n'est pas une personne intelligente.
            Et pour le bourrage de crâne renseigne toi sur l'expérience de Milgram, on verra si l'intelligence selon ce qui semble être tes critères résiste.
            Au passage regardez le film "I comme Icare", très bon.
            "Elles n'imposent rien du tout. Elles choisissent parmi l'existant." Euh tu sais ce que c'est un logiciel métier ? la plus part du temps cela correspond à un besoin bien spécifique et qui ne se base pas forcément sur l'existant. L'informatique ce n'est pas non plus que du "Décrochez moi ça".

            "Mais surtout, quel éditeur va perdre du temps pour 3 clients ?" euh Google ? ah oui c'est vrai lui c'est un gros donc il peut prendre des risques. Mozilla ? lui aussi c'est un gros, et pourtant dans son domaine il a commencé petit.
            "Aucun concurrent n'offre du Linux ? Ça tombe bien, retour aux choses importantes: vendre à des gens qui payent."
            Parce que vendre à des gens qui paient c'est forcément du Windows ? il y en a aussi qui paient pour du Linux.

            "retour aux choses importantes: vendre à des gens qui payent. " Tu serais pas commercial toi ?
        • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

          Posté par . Évalué à 3.

          tu as raison : "il suffit" de developper avec des api/langages multiplateformes....

          mais après cette étape tu obtiens un logiciel libre que chacun devra intégrer/tester parce que le packaging, les tests fonctionnels, le debug, la maintenance, le support .... tout cela reste a faire sur chaque plateforme supportée.

          Le cout de développement d'un logiciel, c'est pas le temps de codage.
          en général, les temps de test, intégration, packaging, ... sont BEAUCOUP plus long que d'écrire le code. Et cela reste multi-plateforme.

          Donc non les éditeurs ne sont pas pret de faire des versions linux de leurs applications, sinon ils doivent se coltiner tout ces frais. Et si ils livrent la version "raw" de leur application, seuls ceux qui sont capable de faire la suite (packager, integrer ...) pourront l'utiliser sous linux, mais ceux la en général ils sont capable de créer la "glue" qui manque a 3 ou 4 projets GPL pour atteindre la fonctionnalité et du coup ils ne sont pas prets a payer pour la version "raw" du logiciel ... donc l'editeur ne trouve pas a la vendre.


          Je prend un exemple dans le monde de la photo. pour faire du developpement numerique la reference c'est DXO (sous windows). Sous linux il existe Bibble (windows/mac/linux) qui est en vente. Je l'ai testé il marche très bien et est très rapide et coute 200 USD. Il est fourni en RPM et DEB et s'installe sans heurts sous debian ou fedora.
          La question est: vais-je dépenser cette somme pour ce soft très bien intégré (et supporter un peu son developpement en payant l'editeur) ou vais-je préférer en déduire les paramètres de mes optiques et de mon capteur d'appareil pour configurer DIGIKAM pour mon besoin ?
          Un néophite n'a pas le choix, il va payer. Mais souvent il est sous windows ...
          De mon coté, entrer dans Digikam pour le configurer et intégrer ce qu'il me faut cela m'amusera surement et me fera économiser les 200USD (et perdre plusieurs soirées). Mais a ce moment la bibble ne se vend pas sous linux et si on fait tous pareil on peut parier qu'a terme ils conclueront que cette architecture n'est pas rentable.
          • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

            Posté par . Évalué à 2.

            mais après cette étape tu obtiens un logiciel libre que chacun devra intégrer/tester parce que le packaging, les tests fonctionnels, le debug, la maintenance, le support .... tout cela reste a faire sur chaque plateforme supportée.

            Ah parce que ce qui est barré est fait sur les logiciels métier sous windows maintenant ?
            Pas vu beaucoup., et des trucs dont les licences étaient à plus de 2k€/cpu hein.

            trucs buggé, maintenance assuré ... ah euh non, et support payant en plus.
            C'est y pas beau ?
      • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Les logiciels pour collectivités passent de plus en plus sur le modèle serveur-client Web. Le serveur est développé en technologies récentes du type Java et le client n'a que des pages Web à afficher et donc le client peut être Linux/Mac/Windows/iPhone/Gameboy
        Avec ce choix de logiciel, il n'y a plus de dépendance vis à vis du poste informatique de l'agent qui ne sert plus qu'à afficher des informations via un navigateur banalisé et la mise à jour/déploiement devient très simple. On en revient finalement au concept du terminal X et dans cette architecture, on peut envisager de grosses économies sans dépendance vis à vis d'un Microsoft ses postes de travail demandant toujours plus de CPU, de RAM, de disque et d'anti-virus, d'anti-vers, ...
    • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      »»»» choix de Windows Seven plutôt que Linux sur les postes de travail

      Ta réponse : Linux existe depuis 20 ans, et est reconnue comme OS serveur et Androïd.

      Désolé, mais pour moi, c'est un hors sujet. On est dans un contexte desktop. Il faut d'autres arguments.

      »»» Linux est également utilisé par de grandes entreprises comme Google.
      Le niveau informatique entre la secrétaire de mairie de Marseille et google ne doit pas être le même
      • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

        Posté par . Évalué à 8.

        Le niveau informatique entre la secrétaire de mairie de Marseille et google ne doit pas être le même
        Hors sujet aussi : est-ce que la secrétaire de mairie de Marseille dépanne son PC toute seule quand elle a un problème ? Est-ce qu'elle installe son PC et ses outils toute seule ?
      • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        La raison du non-choix de Linux est la remise en cause de la pérennité de Linux en tant que poste de travail. Ca ne fait peut-être pas 20 ans que des bureaux graphiques existent (je ne sais pas de quand date x.org), mais bon, en 98, j'avais Gnome et Gimp qui tournaient déjà... il existait déjà la suite bureautique Applixware portée sous linux en 1996 - cf http://en.wikipedia.org/wiki/Applixware_Words

        Ca fait déjà 14 années d'existence...
        • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          En 98, tu utilisais la version 0.30 de Gnome et rappelle-toi, ce n'était pas trop utilisable pour tout le monde :-) http://fr.wikipedia.org/wiki/GNOME#Fondation_GNOME

          D'ailleurs, tout le monde utilisait KDE1.0 ou afterstep

          Et puis un desktop en entreprise, ce n'est pas qu'un bureau, mais le déploiement de politique de sécurité, un système de partage de fichier performant, une gestion du parc d'imprimantes, gestion des users.

          Pourquoi tu crois que RedHat ne fasse toujours pas de Desktop ?
          • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

            Posté par . Évalué à 4.

            Les solutions existent.

            déploiement de politique de sécurité

            Cfengine.

            système de partage de fichier performant

            NFS.

            gestion du parc d'imprimantes

            CUPS peut le faire, assisté par Cfengine.

            gestion des users

            LDAP.

            Article Quarante-Deux : Toute personne dépassant un kilomètre de haut doit quitter le Tribunal. -- Le Roi de Cœur

            • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

              Posté par . Évalué à 2.

              C'est une évidence qu'il existe des solutions pour la plupart des problématiques. Mais ce sont des solutions isolées. On parle d'un parc conséquent de postes de travail. On peut difficilement dire : "bah je vous mets X, je vous mets Y et vous vous dém... pour mettre la colle".

              Sinon en ce qui concerne tes solutions:
              - "LDAP" ne permet de "gérer" les utilisateurs. C'est un protocole. Et un serveur d'annuaire tel que OpenLDAP ne le permet pas plus. Quand on parle d'une gestion des utilisateurs, on peut envisager des solutions comme GOSA. (GOSA utilisant une brique OpenLDAP)
              - "CUPS" est très bien mais je peux te garantir que la société risque de perdre l'usage d'une bonne partie des imprimantes (et je ne parle pas de la perte au niveau des fonctionnalités des drivers. Au niveau de la gestion du changement, il y'a des utilisateurs qui font un caca nerveux pour moins que ça :)
              - "Cfengine" : Il me semble que pour avoir du support, il faut utiliser la version payante. Et de plus, les intégrateurs doivent avoir une sorte de certification pour déployer la version de "Cfengine". Cela fait que de facto, tu te limites au niveau des SSLL/SSII.
              - "NFS" : je n'ai pas grand chose à dire. Cela fait le job en comparaison de CIFS.

              Et la ce n'est que le début. Il y'a encore des centaines de choses à voir. Il y'a encore des centaines de choses à voir.
              • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                Posté par . Évalué à 1.

                Pour OpenLdap, va dire ça au université que c'est pas fait pour gérer des utilisateurs. Tu peux même utiliser OpenLdap pour faire un serveur de DNS.
                • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Tu peux utiliser OpenLDAP pour beaucoup de choses vu qu'in fine c'est une base de données + un protocole. (Ce n'est pas péjoratif) Est-ce que MySQL/Oracle (et le langage SQL) permet de "gérer" les utilisateurs ? Ils permettent de les stocker et réaliser des interrogations.
                  Je pense qu'on n'est pas en accord sur la définition de "gérer". Pour moi, dans le mot "gérer", il y'a une notion fonctionnelle.
              • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                Posté par . Évalué à 2.

                - "CUPS" est très bien mais je peux te garantir que la société risque de perdre l'usage d'une bonne partie des imprimantes (et je ne parle pas de la perte au niveau des fonctionnalités des drivers.

                Les sociétés utilisent pour beaucoup aujourd'hui des tout-en-un photocopieur/imprimante/scanner/fax. Toutes ces machines connaissent parfaitement le Postscript et il y a finalement beaucoup moins de problèmes de compatibilité qu'avec des imprimantes stupides où toute l'intelligence réside dans le driver.
          • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

            Posté par . Évalué à 1.

        • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

          Posté par . Évalué à 2.

          il existait déjà la suite bureautique Applixware portée sous linux en 1996 - cf http://en.wikipedia.org/wiki/Applixware_Words

          Ah ben c'est sûr... Suffisait de leur coller un KDE 1.0 complètement crashy ou un vieux fvwm95 tout pourri avec la célèbre suite Applixware aux qualités reconnues par tous, et les utilisateurs devaient être aux anges.
          (ne pas oublier de leur apprendre la commande "mount" pour l'insertion de CD, en passant, et puis aussi à éditer les .Xresource avec emacs si jamais les couleurs et polices par défaut - choisies par un daltonien astigmate amateur de mandalas pour chauve-souris et de typographie klingon - les font vomir)
          • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

            Posté par . Évalué à 6.

            J'oubliais que Windows 95 était parfaitement adapté à l'utilisation en entreprise: pas de crashs, tout ça. Et soit dit en passant, même si le système était différent, il n'était quand même pas difficile pour un administrateur de foutre une icone « monter/démonter une disquette ». Alors certes c'était différent de Win95, mais honnêtement, ça, c'est vraiment juste un point de détail. En 1995/1996, que je sache, personne n'était encore vraiment attaché à une interface, et excuse-moi de te demander pardon, mais la gueule d'un win95 faisait vraiment pitié à voir (alors que AfterStep, une fois bien configuré, ou plus tard WindowMaker, étaient plutôt cools).
            • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

              Posté par . Évalué à 2.

              J'oubliais que Windows 95 était parfaitement adapté à l'utilisation en entreprise: pas de crashs, tout ça.

              Ben, entre les crashs, il était utilisable au moins. Prétendre qu'un bureau graphique Linux (ou Un*x) de l'époque était utilisable sans toucher à la ligne de commande, c'est de la mauvaise foi.

              Alors certes c'était différent de Win95, mais honnêtement, ça, c'est vraiment juste un point de détail

              Oui, devoir former les gens à un environnement confidentiel et super rudimentaire, et assurer le support derrière, c'est vraiment un point de détail. Et d'ailleurs, quelles entreprises solides proposaient ce genre de service à l'époque ?

              A écouter les militants libristes, les gens (y compris ceux qui n'ont rien à battre de l'informatique) devraient tout sacrifier de façon Désinteressée et Altruiste (tm) à la Cause. Faudra découvrir la vraie vie un jour.

              et excuse-moi de te demander pardon, mais la gueule d'un win95 faisait vraiment pitié à voir

              Il faut arrêter de confondre utilisabilité et zigouigouis graphiques à la KDE/Compiz. La lisibilité (c'est-à-dire le choix des polices, des couleurs, de la façon dont les éléments sont présentés à l'écran, la hiérarchie des informations... et éviter aussi que les utilisateurs se chopent une conjonctivite), c'est important. Les bureaux qui bougent sur un cube en 3D et les fenêtres qui dansent du ventre en se minimisant, non.

              alors que AfterStep, une fois bien configuré

              Oui, donc, comme personne ne faisait le boulot en amont, il aurait fallu que chaque entreprise s'offre les services d'ergonomes professionels et de spécialistes du bousin pour le configurer aux petits oignons ?

              Remarque, j'aime beaucoup l'argument : Linux est prêt pour le desktop, il suffit pour cela d'embaucher des spécialistes à plein temps pour finir les parties manquantes !
              • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                Posté par . Évalué à 3.

                Ben, entre les crashs, il était utilisable au moins. Prétendre qu'un bureau graphique Linux (ou Un*x) de l'époque était utilisable sans toucher à la ligne de commande, c'est de la mauvaise foi.

                D'une part, je n'ai jamais rien dit concernant la ligne de commande.

                D'autre part, en 95, un poste de travail classique est plus ou moins uniquement concentré sur des applications lourdes (le web, on en est encore loin). Je n'ai jamais utilisé ApplixWare, je ne peux pas me prononcer sur ses qualités ou défauts. Néanmoins elle a été utilisée, de ça je suis certain. Je ne peux juste pas dire comment elle se comparait face a MS-Office (<=95, parce qu'il ne faut pas oublier que tout le monde ne passait pas forcément aux nouvelles versions dès qu'elles sortaient -- comme maintenant quoi). Je te demande donc: quel genre d'application était nécessaire a l'époque selon toi ? (pas des noms de softs, mais le genre qui était réellement utilisé) J'ai franchement l'impression que :

                - les Mac étaient encore dominants pour tout ce qui était graphisme
                - on parlait encore des stations SGI (donc UNIX proprio, et interface graphique idem, certes)
                - tout le reste des applications étaient soient des trucs métier extrêmement ciblés et qui bien souvent restaient des machins DOS-isants ...

                Oui, devoir former les gens à un environnement confidentiel et super rudimentaire, et assurer le support derrière, c'est vraiment un point de détail. Et d'ailleurs, quelles entreprises solides proposaient ce genre de service à l'époque ?

                Euh, je parle d'une bête icone rajoutée par le sysadmin pour gérer le montage d'une disquette. Pas de changer l’intégralité de l'environnement de travail de l'utilisateur.

                A écouter les militants libristes, les gens (y compris ceux qui n'ont rien à battre de l'informatique) devraient tout sacrifier de façon Désinteressée et Altruiste (tm) à la Cause. Faudra découvrir la vraie vie un jour.

                Non mais tu devrais lire ce que tu écris (et ce à quoi tu réponds) à voix haute des fois avant de cliquer sur envoyer. Reviens en 1995 deux secondes : l'USB n'existe pas (et donc pas de disque dur externe, ni de machins multimédia, etc.), le moyen le plus commun pour échanger des données est la disquette (les graveurs sont hors de prix à l’époque pour un usage "commun"), les outils de bureautique sont la plupart du temps réduits à un logiciel de traitement de texte et un tableur, tout un tas d'applications sont encore DOS-only, et les gens savent ce qu'est une ligne de commande (même si la plupart du temps, ils connaissent juste un enchaînement de commandes pour faire tourner une appli précise).

                Il faut arrêter de confondre utilisabilité et zigouigouis graphiques à la KDE/Compiz.
                Je ne pensais vraiment pas à ça. Point de vue finition (fontes, etc), je n'ai vraiment pas souvenir que Win95 fut si avancé que ca comparé aux environnements de bureau concurrents sous UNIX/Linux.

                Oui, donc, comme personne ne faisait le boulot en amont, il aurait fallu que chaque entreprise s'offre les services d'ergonomes professionels et de spécialistes du bousin pour le configurer aux petits oignons ?

                Voyons, laisse-moi réfléchir. Je viens d'avoir une idée révolutionnaire: configurer UN poste comme il faut, et tout simplement faire une image de ce dernier et la reproduire ensuite pour les autres postes de l'entreprise. Je sais, c'est vraiment trop con que les admins d'il y a quinze ans n'y aient pas pensé. No, wait, ...

                Blague à part : Win95 pour un particulier apportait quelque chose de "bien" par rapport à Linux: les drivers (nous passerons sur le fait que si les constructeurs avaient filé les sources de leur matos, Linux aurait sans doute pu les avoir aussi, avec quelques mois de retard...). Sous Linux, manipuler des cartes ISA pouvait vraiment mener à une grosse prise de tête. En particulier les machins soit-disant plug-and-play (qui étaient plutôt plug-n-plante, même sous Win95).

                Très honnêtement, autant si tu avais défendu Win2000 ou WinXP (ou même dans une certaine mesure Windows 98), j'aurais pu comprendre, car la différence de qualité est flagrante, autant Windows 95 n'a juste rien pour lui.

                Au moment de la sortie de Win95, tout etait encore possible pour Linux et les UNICES, car la stabilité du système était encore en faveur de ces derniers, et du point de vue ergonomie, etc, au mieux l'environnement graphique de Win95 faisait jeu égal, mais en moyenne je dirais qu'un environnement de type AfterStep était bien plus ergonomique.
                • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                  Posté par . Évalué à 2.

                  D'une part, je n'ai jamais rien dit concernant la ligne de commande

                  C'est pas parce que tu n'en parles pas que le problème n'existe pas.

                  Tiens, un autre problème : le support matériel. Déjà qu'aujourd'hui y a quelquefois des ratés, ça devait être cocasse en 1996 pour faire marcher l'ensemble des imprimantes, scanners, périphériques divers...

                  D'autre part, en 95, un poste de travail classique est plus ou moins uniquement concentré sur des applications lourdes

                  Oui, donc, c'est largement pire qu'aujourd'hui, hein. Parce que les "applis lourdes" dispos sous Linux en 96, c'était misère. Même pour de la bête bureautique, t'as été obligé de me sortir une suite bureautique qui n'est et n'était connue de personne (d'ailleurs, chapeau, je suis impressionné).

                  Reviens en 1995 deux secondes : l'USB n'existe pas (et donc pas de disque dur externe, ni de machins multimédia, etc.)

                  Les machins multimédias et autres bidules externes n'ont pas attendu l'USB pour exister, tu sais. Et comme il n'y avait pas USB, justement, les interfaces étaient beaucoup moins standardisées, d'où support matériel plus problématique.

                  Point de vue finition (fontes, etc), je n'ai vraiment pas souvenir que Win95 fut si avancé que ca comparé aux environnements de bureau concurrents sous UNIX/Linux.

                  C'est pas que Windows 95 était très avancé (loin de là), c'est que les bureaux Unix étaient totalement à la ramasse.
                  J'ai fait toutes mes études sur stations Sun et j'ai installé Linux chez moi plusieurs fois à l'époque ; j'ai dû tester une bonne dizaine de wm différents, ai passé des heures à éditer des fichiers de config X pour essayer de rendre le bidule à peu près agréable. La galère intégrale. En fait, les seules applis "graphiques" qui marchaient à peu près dans la panoplie de logiciels standard (tout en rendant un service, donc j'exclus xbill et consorts), c'étaient xterm et xemacs.

                  Franchement, je ne vois pas comment on aurait pu refiler ça à des gens pas motivés par la bidouille.

                  (et je ne parle pas de Netscape Communicator tellement bâclé en version Unix que c'en était une honte)

                  Je viens d'avoir une idée révolutionnaire: configurer UN poste comme il faut, et tout simplement faire une image de ce dernier et la reproduire ensuite pour les autres postes de l'entreprise

                  Oui, sauf que chaque entreprise doit faire dans son coin le boulot qui n'a pas été fait en amont par l'éditeur ou l'intégrateur. Grosse différence avec un Windows qui arrivait bien dégrossi d'office (sans jeu de mots). C'est peut-être jouable pour une grosse boîte, mais pas pour une PME.

                  Et reste en sus l'argument massue : quelle est la motivation pour une entreprise ? Linux, en 1996, présente un intérêt zéro, probablement même en utilisation serveur.
                  • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                    Et reste en sus l'argument massue : quelle est la motivation pour une entreprise ? Linux, en 1996, présente un intérêt zéro, probablement même en utilisation serveur.

                    Je comprends pas où tu veux en venir. Initialement on dit que le bureau graphique existe sous linux depuis 1996 avec des applications de bureautique. Personne ne cherche à dire qu'il fallait l'utiliser en 1996 mais qu'il existait et que 15 ans plus tard, on peut quand même dire que c'est une plateforme perenne.

                    Il est uniquement question de pérennité à la base (en tout cas dans ce que je cite).
                    • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                      Posté par . Évalué à 3.

                      Personne ne cherche à dire qu'il fallait l'utiliser en 1996 mais qu'il existait et que 15 ans plus tard, on peut quand même dire que c'est une plateforme perenne.

                      Ça veut dire quoi, dans ton esprit, une "plateforme pérenne" ?
                      Essaie de faire tourner une appli de 1996 sur un bureau de 2010 : m'étonnerait que ça marche. Je veux bien que cette expression ait un autre sens mais je ne vois pas lequel.
                      • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                        Une plateforme pérenne, en l'occurence on parle de linux pour des postes de travail, c'est juste une plateforme qui existe depuis 15 ans, qui existe et qui a su évoluer et dont les applications, l'interopérabilité et les fonctionnalités ont augmenté et bien souvent rattrapé la concurrence, voire dépassé dans un certain nombre de domaines.

                        Mon avis est que la perennité de Linux est là, et que le véritable argument est tout autre que "la viabilité de la plateforme pour des postes de travail".
                        • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                          Posté par . Évalué à 2.

                          Mon avis est que la perennité de Linux est là

                          Tu sais comme moi que l'écosystème Linux est constitué de multiples bibliothèques et que, si le noyau et la glibc ont probablement suivi un chemin évolutif assez régulier, les couches plus haut niveau n'ont pas arrêté de changer à qui mieux mieux (ah, et sans parler de toutes les bibliothèques annexes type hal, dbus, udev, etc.). Encore une fois : essaie de faire marcher une appli pour poste de travail de 1996 sur un bureau de 2010.

                          Ce qu'on peut dire en fait, c'est que la base POSIX est pérenne. Le reste, il évolue de façon assez chaotique, et se réinvente assez régulièrement.
                          • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                            Je vois ce que tu veux dire ; il y a un nombre impressionnant d'applications qui datent des années 90, et même de quelques années seulement qui ne tournaient plus sur les OS récents, même des applications bureautique développées par Microsoft.

                            J'ai été confronté à ce problème au sein de ma famille, la solution pronée par M$ ? Mettre à jour en achetant de nouvelles licences. Le problème est exactement le même sous Linux, sauf que sous linux la solution peut être d'installer des versions intermédiaires plus souvent.

                            Un autre exemple que mon premier (qui concernait M$ Excel), concerne des applications métier telles que Ciel Gestion Commerciales et assimilées. Les vieilles versions ne tournent pas sur les nouveaux OS. Les nouvelles versions ne prennent pas en compte les anciens formats de données. Alors sauf si tu as payé le support pendant toutes les années intermédiaires du es piégé.

                            Après, payer le support, c'est un autre débat. Reste que le problème fondamental est le même dans le cas de Windows et de son écosystème de logiciels et dans le cas de Linux et le sien (d'écosystème).
      • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

        Posté par . Évalué à 3.

        Le niveau informatique entre la secrétaire de mairie de Marseille et google ne doit pas être le même

        C'est cela, oui. Et la secrétaire de la mairie qui connaît déjà Windows XP va tout de suite maîtriser Seven.

        Les formations, c'est pas que pour faire joli.

        Article Quarante-Deux : Toute personne dépassant un kilomètre de haut doit quitter le Tribunal. -- Le Roi de Cœur

        • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          arrêtez de jouer les naïfs, la probabilité que la secrétaire ait déjà utilisé un windows, et éventuellement qu'elle possède un PC avec windows vista chez elle est largement supérieure à celle qu'elle connait déjà linux ou the hurd.

          Alors, oui, elle peut être formée, mais ca augmente le prix de la migration, et c'est justement ça qui dérange.
          • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

            Posté par . Évalué à 5.

            La probabilité qu'elle soit encore à XP est supérieure.

            Quand bien même, Seven n'est pas XP ni même Vista. Dans tous les cas, une formation sera nécessaire.

            Article Quarante-Deux : Toute personne dépassant un kilomètre de haut doit quitter le Tribunal. -- Le Roi de Cœur

            • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              je n'ai jamais vu une formation pour qu'un utilisateur passe de xp à Seven ou vista.

              Alors si des gens ont des expériences différentes, je serais content qu'ils expliquent le contexte.
              • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                Posté par . Évalué à 2.

                Dis-moi, tu as déjà essayé Vista ? Il n'a plus grand chose à voir avec XP, et en plus Seven a encore changé les choses.

                Moi non plus je n'en ai jamais vu. Mais faut dire que je n'ai jamais cherché, et quand je vois que bien qu'étant un power user de Windows XP, je n'arrive pas à m'y retrouver sous Vista, je n'ose imaginer ce qu'il en sera pour la moyenne des gens.

                Un exemple : mon père a supprimer sans le faire exprès la corbeille du bureau sous Vista. Jamais trouvé le moyen de la remettre. Sous XP, j'aurais su.

                Article Quarante-Deux : Toute personne dépassant un kilomètre de haut doit quitter le Tribunal. -- Le Roi de Cœur

          • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

            Posté par . Évalué à 3.

            Euh. Si elle vient de Windows XP, je suis quasiment certain qu'elle va être déroutée par l'aspect de Win7. On peut toujours « tricher » et revenir à l'aspect de WinXP ou Win2000, mais 7 est suffisamment différent de XP pour qu'une formation se justifie pour quelqu'un qui ne se sert d'un ordinateur que pour quelques tâches bien précises.
            • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

              Posté par . Évalué à 7.

              Il y a aussi le probleme de la valeur perçue par l'utilisateur.

              L'utilisateur sera malheureusement plus près à faire des efforts personnels pour maitriser windows seven (qu'il voit a la tv, il sait que c'est une avancée technologique, il pense se former pour son futur) plutot que de s'adapter a un OS bizarre (linux) qui a été choisi pour faire des économies ( recession budgetaire ...) et dont il pense que la direction informatique va y gagner sur son budget a ses dépends.

              c'est triste mais cette dimension "perçue" existe aussi.
              • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                C'est assez vrai! Un moyen d'amortir le "choc", c'est d'améliorer les conditions de travail en ponctionnant une partie des économies réalisées, par ex. en remplaçant la vieille imprimante de la secrétaire en question par une flambant neuve (l'imprimante, pas la secrétaire) lors du passage windows->Linux.
                La migration est alors perçue de façon positive, ou disons moins négative.
    • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Il me semble que Linux existe depuis 1991, il existe donc depuis environ 20 ans

      Le kernel Linux existe depuis 20 ans. Ici, on parle a priori de poste de travail à utiliser dans une administration. Donc l'age recherché, ce n'est pas celui du Kernel, mais celui d'une société qui vend des distributions desktop. Combien de société fournissent et maintiennent des linux pour le bureau depuis ne serait-ce que 10 ans ?

      Je pense qu'une administration a les sous pour commander une version Linux. Ou mieux (plus pérenne), acheter du service à une SSLL pour migrer à une solution libre compatible avec Linux (voir Windows, Linux et Mac).

      Je suis confronté au problème à mon boulot. Des appli proprio, dont aucun n'équivalent existe, et ne tournant que sous un seul OS.
      Quand on demande à son fournisseur un portage vers un autre OS, il répond : ah non. On ne fournit plus qu'une version Windows. Si vous voulez une version Red-Hat, pas de problème, on vous la facture à tant, où tant est un nombre absolument aberrant.

      C'est le problème des héritages : des applis bien implantés, vérouillé par un éditeur, et qui remplissent un besoin si complexe/ancien/mal documenté qu'il serait extremement couteux de lancer un nouveau développement remplissant ce besoin.
      • [^] # Re: Raisons du choix de Seven plutôt que Linux sur les postes de travai

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Même une application bien architecturée est compliquée à porter. Dans ma boîte on a des appli historiquement multiplateforme unix / linux / windows. On a mis de côté les versions Unix parce qu'elles demandaient trop de travail de maintenance / test / intégration par rapport à ce qu'on en tirait. Maintenant on se pose la question pour les versions Windows parce que c'est la croix et la bannière Windows, et que pour les applis serveur, y'a plus grand monde qui utilise.

        Le problème, dans notre cas, c'est à 95% des problèmes d'intégration : il faut tout tester dans les différentes configurations, utiliser les même versions des dépendances, faire potentiellement face à un bug sur une plateforme parce que par exemple la mémoire n'est pas gérée de la même manière (et par exemple linux est bcp plus robuste que Windows à des mauvaises pratiques d'allocation de mémoire, c'est empirique : on l'a constaté de fait quand on fait des allocations massives de petits bouts de mémoire;)

        Bref, le multiplateforme, c'est pas juste "faire une abstraction et cliquer à gauche". :)
  • # Monde de merde

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    J'aime bien le nom du document : « Migration 7 VDM.pdf » :-)
  • # Sur le même sujet...

    Posté par . Évalué à 3.

    Un article sur ce sujet qui date de septembre et qui critique certains arguments avancés au soutien de Windows : [http://www.valhalla.fr/2010/09/16/marseille-prefere-windows-(...)]
  • # Le fondateur de Wikileaks13 tente de se suicider

    Posté par . Évalué à 4.

    • [^] # Re: Le fondateur de Wikileaks13 tente de se suicider

      Posté par . Évalué à 3.

      Et la partie interessante, c'est surtout ca:

      A la suite de la médiatisation de l’affaire, le Conseil général s’était dit vendredi «victime d’une tentative de chantage» de la part de son agent qui avait prévenu du lancement de ce site, dans un courriel du 20 décembre, «si ne lui était pas confiée la mission de son choix à compter du 1er janvier 2011, avec à la clé un budget de 300.000 euros».

      Tout de suite, c'est moins reluisant...
      • [^] # Re: Le fondateur de Wikileaks13 tente de se suicider

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Et histoire d'avoir les deux versions, le communiqué de presse diffusé indirectement par l'agent, indiquant qu'il « n’a pas fait de chantage au Conseil Général, sa seule ambition est d’apporter sa pierre pour une meilleure société, une meilleure gestion de la vie publique et politique. Il aspire à une Politique noble, avec plus d’éthique, plus de transparence, chose qui dérange et ne plaît pas à certains ayant le pouvoir. »

        Cf http://www.lepost.fr/article/2011/01/09/2365086_wikileaks-13(...)

        > Tout de suite, c'est moins reluisant...

        J'invite tout le monde à rester prudent et mesuré dans ses propos, vu les circonstances.
        • [^] # Re: Le fondateur de Wikileaks13 tente de se suicider

          Posté par . Évalué à 5.

          comme je disais sur un autre site : si c'est du chantage, il ne faut surtout pas en parler dans un journal mais porter plainte!

          Pour moi c'est de la diffamation pure et simple, sans jugement prouvant le chantage (et non "oser" demander un budget lors d'une proposition de projet n'est pas manifestement illicite)
        • [^] # [HS] Mais quel système web de m*** lepost.fr

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          En bas de la page que tu indiques, il a une joli url conduisant a priori à l'over-blog de la dame qui a rédigé le communiqué.

          Ça a tout l'air d'un lien web... mais quand je passe dessus firefox ne m'affiche aucune URL dans la barre d'état, et que je clique dessus il ne se passe rien. Peut-être qu'ils n'aiment pas NoScript... mais j'aime pas les pages qui nécessitents javascript juste pour suivre un lien.

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