Lettre à Madame la ministre de la Culture concernant les abus de DRM

Posté par (page perso) . Édité par Davy Defaud, baud123 et Christophe Guilloux. Modéré par patrick_g. Licence CC by-sa
62
26
oct.
2012
Culture

Alors que la distribution dématérialisée d’œuvres culturelles se développe, j’ai constaté ces dernières années des abus commis par certains distributeurs de contenus verrouillés envers leurs clients. Concrètement, des fournisseurs utilisent leurs systèmes de verrouillages (DRM pour digital restriction management, c‐à‐d mesures techniques de privation) en supprimant à distance ou en rendant inutilisables les copies légalement achetées par leurs clients. Le dernier exemple en date est la fermeture arbitraire du compte Amazon d’une lectrice Kindle, qui a entraîné la perte de tous les livres numériques qu’elle y avait achetés.

Ces abus, qui constituent une régression inacceptable par rapport à la distribution physique, sont de plus en plus nombreux. J’ai donc soumis à la Ministre de la Culture une idée de loi qui devrait permettre de décourager et d’atténuer ces abus, en obligeant les distributeurs à rembourser leurs clients, de façon à les rendre financièrement responsables de leurs abus.

Cette lettre, que je souhaite rendre publique, est reproduite en seconde partie. Elle est mise à disposition dans divers formats et sous licence CC-BY-SA 3.0. N’hésitez pas à la reprendre et à la diffuser largement.

Sommaire

Proposition concernant les abus de systèmes de verrouillage dans la distribution dématérialisée d’œuvres culturelles

Madame la ministre,

La dématérialisation des œuvres de l’esprit représente une aubaine pour la diffusion de la culture, et constitue pour certains une avancée technologique comparable à l’invention de la presse à imprimer par Gutenberg. On constate pourtant une certaine réticence de la part des spectateurs, attachés à la distribution matérielle qui présente par certains aspects des qualités supérieures aux systèmes de distribution dématérialisée.

De nombreuses plates‐formes de distribution de contenus dématérialisés utilisent en effet des systèmes de verrouillage qui permettent au distributeur de conserver un contrôle sur l’utilisation de ces contenus après l’acte de vente. Ce contrôle, lorsqu’il est exercé, ne peut s’appliquer qu’au détriment du client, comme le montrent des exemples de plus en plus nombreux :

Ces dérives n’ont pas d’équivalent dans la distribution physique, où elles seraient inimaginables : pour reprendre un livre vendu, un libraire devrait en effet s’introduire par effraction dans le domicile privé de son client pour y commettre un vol. Bien que n’étant pas intrinsèques à la notion de distribution dématérialisée mais simplement inhérentes aux systèmes de verrouillage artificiel choisis par de nombreux acteurs, elles sont souvent vues par les utilisateurs comme des inconvénients rédhibitoires et alimentent à juste titre leurs inquiétudes relatives à la distribution dématérialisée.

Ces problèmes pourraient être évités par une interdiction pure et simple des systèmes de verrouillage numérique, mais cette solution ne semble malheureusement pas réaliste à court terme. C’est pourquoi je vous propose une contrainte qui, inscrite à la loi, pourrait suffire à les éviter, ou tout du moins à les atténuer. Il s’agirait d’imposer à tout fournisseur de contenus dématérialisés de rembourser le prix d’achat des contenus vendus à ses clients, dans tous les cas où, par le fait de son action ou de son inaction, ceux‐ci deviendraient inutilisables dans les conditions attendues, intégralement dans le cas où la durée d’indisponibilité est supérieure ou égale à une durée raisonnable — pour définir cette durée raisonnable, je propose d’utiliser le temps caractéristique associé à l’utilisation initiale privilégiée d’une œuvre, que j’estime à deux semaines pour la plupart des œuvres — et en proportion de la durée d’indisponibilité si celle‐ci est strictement plus courte que cette durée raisonnable, que cet état de fait soit volontaire ou non et quelle qu’en soit la raison ou la cause, en particulier une décision unilatérale, arbitraire ou motivée, une panne, une injonction légale ou toute autre raison.

Je ne suis pas juriste, et il ne s’agit donc là que d’une proposition informelle, mais je ne doute pas qu’elle puisse être mise en œuvre sous la forme d’un texte de loi applicable. Cette proposition me semble raisonnable, et à la fois bénéfique pour les spectateurs d’œuvres culturelles et sans danger pour les distributeurs tant que ceux‐ci ne se livrent pas à des abus au détriment de leurs clients. Il s’agirait en fait, en ce qui concerne les distributeurs, de rendre ceux‐ci financièrement responsables des conséquences négatives des usages possibles de leurs systèmes de contrôle des usages, y compris si ces usages sont rendus nécessaires par une décision externe telle qu’une injonction de justice à retirer un contenu, les clients ne devant en aucun cas payer pour les erreurs de leurs fournisseurs.

Étant donné l’enjeu de ces problèmes, je ne doute pas que vous accorderez à ma demande l’attention qu’elle mérite et que vous ne manquerez pas d’y répondre, fût‐ce de façon négative, et je me tiens à votre disposition si vous souhaitez discuter plus longuement de cette proposition. Dans un souci de transparence, je vous informe que je rends publique cette demande, et que je publierai de la même façon votre réponse.

Veuillez agréer, Madame la ministre, l’expression de mes salutations respectueuses.

  • # Evoyé

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Pour info, cette lettre a bien sûr été envoyée à Madame la ministre, mais également transmise à Messieurs les députés Goasgen — de ma circonscription —, Bloche et Dupont-Aignan, aux rédactions des journaux Le Monde et Libération et des sites Web Numérama, Reflets et Rue89, ainsi qu'à l'April.

    • [^] # Re: Evoyé

      Posté par . Évalué à 7. Dernière modification le 26/10/12 à 16:55.

      Excellente initiative.

      Me permets-tu d'employer ton texte, modulo les adaptations éventuellement nécessaires, pour m'adresser à la Ministre de la Culture en Wallonie (parce qu'en Belgique nous avons bien sûr trois ministres de la Culture, sans quoi ce serait trop simple)?

      Edit: désolé, je viens de voir la licence. Merci pour ton travail.

      • [^] # Re: Evoyé

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Je suppose que tu veux parler de la ministre de la culture de la Communauté Française de Belgique, dont le surnom officiel est la Fédération Wallonie-Bruxelles. En effet la culture est une matière communautaire et non régionale.

      • [^] # Re: Evoyé

        Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 26/10/12 à 17:16.

        Comme tu l'as remarqué, je les permets grâce à ma licence. La clause BY est quand même agaçante, donc si tu m'envoies ton texte, je peux t'autoriser à ne pas me citer, ce sera plus léger.

        • [^] # Re: Evoyé

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          En passant, pourquoi CC-BY-SA, et pas CC0 par exemple ?

          (J'applaudis tout de même la démarche, et même si ça ne change pas grand chose au final, merci d'avoir agi !)

          • [^] # Re: Evoyé

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            En France, tu ne peux pas abandonner tes droits moraux, cf. Droit_moral et notamment la paternité, la CC0 est en fait une CC-by pour un français(*). Un italien peut placer ses créations dans le domaine public direct iirc et il n'a pas vraiment besoin de la CC0 (ce qui n'empêche pour autant pas de le citer, afin d'éviter le plagiat notamment…).

            (*) IANAL toussa, comme d'hab', je laisse un juriste confirmer ;-)

            • [^] # Re: Evoyé

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              En France, tu ne peux pas abandonner tes droits moraux

              Oui, et c'est bien en ça que la CC0 n'est pas strictement équivalente à "domaine public" mais ne peut que s'en rapprocher le maximum : c'est une licence qui dit explicitement que le possesseur du copyright rejette le maximum de ses droits, dans la limite de ce que permet la loi. En France, Tanguy Ortolo garderait le droit moral parce que la CC0 se rabattrait sur la CC-BY, mais dans un autre pays, sa lettre pourrait passer effectivement dans le domaine public. Mais ce processus de rabattement est automatique, et ça saycool.

              La CC0 est un outil qui permet d'homogénéiser le domaine public au niveau international, plutôt que pays par pays; autant en profiter !

              • [^] # Re: Evoyé

                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                La CC0 est un outil qui permet d'homogénéiser le domaine public au niveau international, plutôt que pays par pays; autant en profiter !

                comment faire avec un contributeur français et un italien ? Au contraire, je trouve cette licence CC0 uniquement claire pour des contributeurs d'un seul pays (ou ensemble de pays déclinant les législations de la même manière). Je me fais un peu l'avocat du diable, mais ce genre de licence à géométrie variable me semble peu claire :/ Je préférerais de beaucoup que la compatibilité - pourtant a priori évidente vu d'un néophyte comme moi - entre la CC-by et la GPL soient avérées :-) (faut bien les faire bosser un peu ces juristes, je n'ai vu que peu de chose sur le sujet, la CC-by-SA et GPL me semblant incompatibles par nature, il y a peu à dire, ça je peux le comprendre).

                • [^] # Re: Evoyé

                  Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                  comment faire avec un contributeur français et un italien ?

                  Mon interprétation personnelle, à confirmer par un vrai juriste : Un utilisateur peut utiliser le travail dans la limite des droits de chaque contributeur, pour la partie dont celui-ci est l'auteur. Il ne peut pas passer outre le droit moral du français mais peut oublier l'italien dans ses attributions.

                  Enfin, c'est juste une supposition, et ça met de côté pas mal de cas. J'aimerais moi aussi avoir plus de détails là-dessus.

                  Je préférerais de beaucoup que la compatibilité - pourtant a priori évidente vu d'un néophyte comme moi - entre la CC-by et la GPL soient avérées :-)

                  J'ai une mauvaise nouvelle pour toi : CC-BY et CC-BY-SA ne sont pas compatibles GPL. Par contre, la CC0, même dans le cas fallback, est compatible GPL.

                  • [^] # Re: Evoyé

                    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                    Un utilisateur peut utiliser le travail dans la limite des droits de chaque contributeur

                    et donc, celui qui veut distribuer, il fait comment ? Quel droit s'applique ? C'est àmha le souci de cette CC0 :/

                    J'ai une mauvaise nouvelle pour toi : CC-BY et CC-BY-SA ne sont pas compatibles GPL

                    o_O en quoi la CC-by (la 3 est la dernière version) n'est pas compatible GPL, j'aimerais bien comprendre… (peut-être l'histoire de citation ? question d'interprétation trop large ?) ; pour la by-SA, c'est évident à cause du SA (suffirait d'avoir une clause de compatibilité comme la CeCILL C pourtant, sont boulets…).

          • [^] # Re: Evoyé

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Pour le BY, la réponse a été donnée, c'est implicite en droit français. Pour le SA, disons que je suis assez attaché au copyleft donc j'utilise cette licence par habitude. Ce n'est pas forcément très pertinent dans ce cas, donc je suis ouvert à tout argument pour changer. :-)

            Pour info, en général je licencie mes travaux personnels ainsi :

            • documentation : CC-BY-SA 3.0 ;
            • code : GPLv3 ;
            • petits bouts de codes : WTFPL ou LPRAB.
            • [^] # Re: Evoyé

              Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 27/10/12 à 00:27.

              Pour info, en général je licencie mes travaux personnels ainsi

              ah, moi pour mes wiki, j'en suis arrivé à http://mageiacauldron.tuxfamily.org/WikiLicense (cela permet de gérer le passage de wikipedia de GFDL à CC-by-sa, problématique similaire pour OSM…).

              • Quadruple licensed at your choice Art Libre, CC-BY-SA, GPL 2.0+, GFDL without invariant sections
              • oui, c'est du copyleft fort, assumé par défaut (comme pour le NC, suffit de me contacter pour permettre un changement :D)

              (tu noteras que je n'indique pas « pour tout le monde » qui est implicite, des fois qu'un juriste demande si le monde s'applique à la France, l'Europe, Mars ou Alpha du Centaure…).

              Je me tâte pour la LPRAB qui promeut le je-m'en-foutisme, ce qui n'est pas mon cas (puis bon, mes wikis c'est pas comme s'il y avait 50 intervenants hein…).

              Pour le code : GPL 2+ par défaut (je ne sais pas encore trop pour AGPL-3+) ou BSD+GPL pour de l'interprété ou BSD+GPL s'il y a un intérêt pour les BSDistes (trucs noyau et autres, il me semble normal de renvoyer l'ascenseur la plupart du temps).

    • [^] # Re: Envoyé

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      aux rédactions des journaux Le Monde et Libération et des sites Web Numérama, Reflets et Rue89, ainsi qu'à l'April.

      le cross-posting ça ne respecte pas beaucoup la Netiquette :-)

  • # Pandoc

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    Cette lettre, que je souhaite rendre publique, est reproduite en seconde partie. Elle est mise à disposition dans divers formats et sous licence CC-BY-SA 3.0.

    Ah, et pour info, pour obtenir tous ces formats, j'ai d'abord rédigé en Markdown étendu, et exporté avec Pandoc. Ça roxxe du poulay grillay, Pandoc.

    • [^] # et soutiens par le web

      Posté par . Évalué à 3.

      C'est typiquement ce que je verrai en page web sous forme de pétition, histoire que la lettre soit co-signée par ceux qui pensent pareil et montrer que c'est une opinion largement partagée !

  • # Langue d'un lien

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Pour les modérateurs : je me suis trompé pour la langue du dernier lien, la page cible est en anglais. Si vous pouviez corriger…

  • # Interdir

    Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 26/10/12 à 21:44.

    Ces problèmes pourraient être évités par une interdiction pure et simple des systèmes de verrouillage numérique

    Interdire, interdire, et toujours interdire.

    Si tu n'aimes pas les DRM, tu n'as qu'a pas en acheter.

    Je suis d'accord qu'il y a du travail a faire pour sensibiliser les gens à ce genre de chose. Mais une interdiction pur et simple n'est pas une bonne idée selon moi.

    • [^] # Re: Interdir

      Posté par (page perso) . Évalué à 7. Dernière modification le 26/10/12 à 22:18.

      Mais une interdiction pur et simple n'est pas une bonne idée selon moi.

      Pourtant, l'illégalité des brevets logiciels presque partout en Europe m'arrange bien (ainsi que l'exception sur la rétro-ingénierie, bon ok à des fins d'interopérabilité c'est déjà bien, ça pourrait être mieux, genre une obligation).

      L'interdiction des DRM pourrait être contrecarrée par l'obligation d'utilisation d'un format_ouvert, un des seuls trucs bien apporté par la LCEN en 2003. Cela t'irait mieux formulé ainsi ? (Tout le monde peut utiliser ce "patch" ci-dessus sous la licence libre de son choix).

    • [^] # Re: Interdir

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      Si tu n'aimes pas les DRM, tu n'as qu'a pas en acheter.

      En théorie, dans un marché réellement concurrentiel, oui; en pratique, si je veux une œuvre qui n'existe que chez un seul distributeur et qu'elle est bardée de DRMs, je fais comment ? Je négocie avec la plate-forme ? Je me vois mal discuter avec Apple et arriver à les convaincre. Je demande à l'auteur ? A-t-il beaucoup plus de poids que moi ?

      Dans un avenir que j'espère pas trop lointain, les auteurs distribueront en majorité directement leur travail, et si je ne suis pas content je pourrais leur demander directement de changer certaines conditions, et ils seront certainement plus réceptifs qu'une plate-forme gigantesque qui ne te considère pas comme un lecteur mais comme un porte-feuille. En attendant, il faut en général passer par ces plate-formes qui n'ont avant tout pour intérêt que leurs revenus.

      • [^] # Re: Interdir

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        en pratique, si je veux une œuvre qui n'existe que chez un seul distributeur et qu'elle est bardée de DRMs, je fais comment ?

        soit tu es cohérent et tu t'en passes (à l'auteur et son distributeur d'assumer), soit tu es pragmatique et tu l'achètes mais ton intégrité t'amène à faire savoir que cela ne te plait pas (blog, mail à l'auteur, commentaire sur la plateforme de l'éditeur, problèmes rencontrés du fait de leur choix de DRM te concernant et qui peuvent en impacter d'autres), à toi d'assumer ;-)

        En attendant, il faut en général passer par ces plate-formes qui n'ont avant tout pour intérêt que leurs revenus.

        moi aussi j'achète encore des Blu-ray ;-) Tu n'as pas de honte à avoir, en revanche, tu peux hésiter avant de le faire et arrêter de te chercher des excuses, assume, à titre personnel. En revanche, indiquer que cela te dérange et lister factuellement ce qui t'a dérangé, voire le faire savoir n'est que de ton ressort. Si personne ne le fait, tu pourras continuer à chercher des excuses à d'autres que tu as déjà rémunéré ou à qui tu ne dois rien. Si tu le fais, tu découvriras que tu n'es pas le seul (pourquoi celui qui a un iPhone ne peut pas écouter sur sa tablette android la musique qu'il a achetée légalement ? pourquoi celui qui a acheté son ordinateur portable légalement ne pourrait-il pas installer son W7-pro-64 bits en remplacement de l'OEM pourrave qu'on lui a refourgué, là où toi c'est ton GNU/Linux ?…)

        Plus spécifiquement sur les DRM des livres : l'approche d'Amazon ne se rapproche-t-elle pas d'un autodafé ? (surtout pour un bouquin comme 1984…).

        vala, quelques sujets de réflexion distinguant attitude personnelle (liberté pour soi) et posture à adopter (liberté pour les autres).

        • [^] # Re: Interdir

          Posté par . Évalué à 0.

          La musique sur l'iTMS est sans DRM depuis 2009. Et avant ça il suffisait de graver un CD audio, et de le convertir en ce que l'on veut. On perdait en qualité, mais on n’était pas coincé, contrairement à d'autres stores. Un exemple plus pertinent serait sans doute les vidéos qui n’offrent pas cette option à ma connaissance.

          Depending on the time of day, the French go either way.

          • [^] # Re: Interdir

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            On peut tout casser (les outils existent, pas besoin de copier sur CD).
            Mais c'est chiant, pas orienté "expérience utilisateur".
            Ca ne légitime pas le "avant" pour la musique ou le "maintenant" pour les vidéos.

            On a toujours seulement les acheteurs qui ont un produit défectueux, les contrefaçons ayant une meilleur expérience utilisateur… Toujours le monde à l'envers.

      • [^] # Re: Interdir

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        si je veux une œuvre qui n'existe que chez un seul distributeur et qu'elle est bardée de DRMs, je fais comment ?

        Tu peux te passer de cette œuvre. (Il y a beaucoup d'autre œuvres)
        Si tu veux vraiment cette œuvre là, il faut alors en accepter le coût (ce qui inclus prix + utilisation des DRM).

        (Et il existe aussi le « piratage ».)

    • [^] # Re: Interdir

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Si tu n'aimes pas les DRM, tu n'as qu'a pas en acheter.

      ouais, c'est comme la drogue.

      Pour en revenir à la proposition de loi, pourquoi pas, mais quid des sociétés qui vendent du DRM, et qui mettent la clé sous la porte ? Le contenu restera indisponible (ou difficilement transférable), et les clients ne seront pas remboursés. D'ailleurs pour contourner la loi, les gros éditeurs de contenu (amazon, virgin etc) pourraient créer des filiales ou des sociétés tierces pour héberger leurs plateformes de DRM, et s'ils ont besoin de la fermer pour X raison ça pourrait être plus difficile de remonter à la maison mère.

      « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

      • [^] # Re: Interdir

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        D'ailleurs pour contourner la loi, les gros éditeurs de contenu (amazon, virgin etc) pourraient créer des filiales ou des sociétés tierces pour héberger leurs plateformes de DRM

        ou publier en format_ouvert avant fermeture, une volonté de respect des clients ?

    • [^] # Re: Interdir

      Posté par . Évalué à 9.

      Interdire, interdire, et toujours interdire.

      C'est quoi un DRM, à part l'interdiction pour un usager légitime de lire une oeuvre ?

      Si tu n'aimes pas les DRM, tu n'as qu'a pas en acheter.

      Si tu n'aimes pas qu'une oeuvre soit lue, tu n'as qu'à pas la vendre.

      Je suis d'accord qu'il y a du travail a faire pour sensibiliser les gens à ce genre de chose. Mais une interdiction pur et simple n'est pas une bonne idée selon moi.

      Tout pareil, c'est pour cela que le DRM devrait être purement et simplement interdit :)

      • [^] # Re: Interdir

        Posté par (page perso) . Évalué à 0.

        C'est quoi un DRM, à part l'interdiction pour un usager légitime de lire une oeuvre ?

        s/"usager légitime"/"pigeon qui achète des produits défectueux par conception"/

        Si tu n'aimes pas qu'une oeuvre soit lue, tu n'as qu'à pas la vendre.

        Je ne vois pas le rapport. Ici on cherche justement à vendre une copie d'une œuvre, le fait que le client la lise ou pas, on s'en fout, du moment qu'il l'achète. Si tu crois qu'acheter un produit et jouir de son usage sont synonymes, tu n'as rien compris au business.

  • # Distributeur

    Posté par . Évalué à 2.

    des abus commis par certains distributeurs de contenus

    Ceux qui préconisent les DRM sont les ayant-droits, pas les distributeurs.
    Pour un distributeur, avoir une gestion de DRM impose une architecture ou des contraintes techniques supplémentaires.
    La plupart s'en passeraient sans aucune hésitation.

    • [^] # Re: Distributeur

      Posté par . Évalué à 8.

      La plupart s'en passeraient sans aucune hésitation.

      Oui, enfin je doute fort que l'on puisse mettre Apple ou Amazon dans cette "plupart".

      • [^] # Re: Distributeur

        Posté par . Évalué à 5.

        Tu ne devrais pas douter : http://www.clubic.com/actualite-69365-steve-jobs-drm-fonctionne.html
        Quand à Amazon, ils ont le même positionnement que la FNAC : DRM imposé par leurs contrats avec les maisons d'éditions. Cela leur pourrit la vie, tu peux pas imaginer. Rien que pour le support, c'est une plaie car il faut gérer les problèmes "divers", quand on parle pas de la plateforme DRM qui est couteuse.

        • [^] # Re: Distributeur

          Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 27/10/12 à 00:32.

          DRM imposé par leurs contrats avec les maisons d'éditions

          ah oui, ayant-droit au sens de spoliateur de l'auteur initial ;-)

          c'est à l'auteur de se positionner, qu'il assume ensuite, àmha (oui, il faut remonter la chaîne des responsabilités, bien faire comprendre à tous, ensuite à chacun d'assumer sa position).

          spa comme si la FNAC ou amazon ou apple n'étaient pas responsables hein, si ça les emmerdait autant, ils auraient déjà fait quelque chose, en étant honnête on pourrait croire qu'ils n'en ont rien à foutre de leurs clients^Wacheteurs (tant qu'ils paient…).

        • [^] # Re: Distributeur

          Posté par (page perso) . Évalué à 9.

          Quand à Amazon, ils ont le même positionnement que la FNAC : DRM imposé par leurs contrats avec les maisons d'éditions.

          Non, c'est faux. Ils ajoutent du DRM même à des œuvres dont les ayant-droits ne le demande pas. C'est le cas de Bragelonne par exemple, qui doit tenir un support technique pour répondre aux questions de ses clients qui, achetant chez Amazon, se retrouvent avec des DRM.

          • [^] # Re: Distributeur

            Posté par . Évalué à 1.

            C'est le cas de Bragelonne par exemple, qui doit tenir un support technique pour répondre aux questions de ses clients qui, achetant chez Amazon, se retrouvent avec des DRM.

            Sans remettre en cause ce que tu dis, source(s) ?

            PS: pour le rajout des DRM sans que l'ayant-droit le demande, ca ressemble fortement à un workflow. Plutôt de gérer 2 workflows ont en garde qu'un seul, même si on sait que c'est le plus mauvais.

            • [^] # Re: Distributeur

              Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 27/10/12 à 17:11.

              Source : http://lexbrage.tumblr.com/post/13212628647/amazon-bragelonne-drm

              Amazon n'a pas exactement mis des DRM sur les livres Bragelonne sans leur consentement, ils ont seulement fait croire à Bragelonne que s'ils refusaient le DRM, les livres Bragelonne ne pourraient profiter des services du genre synchronisation de la page sur appareils multiples ou "text to speech"…

              Mais Bragelonne donne à ses clients ayant acheté une version kindle une version sans DRM si ceux-ci le demandent !

              • [^] # Re: Distributeur

                Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 27/10/12 à 19:18.

                Merci pour le lien,
                En lisant l'article, ca me fait diablement penser à une facilité des équipes a utiliser de préférence le workflow Amazon. Je peux me planter cependant l'article fait mention assez clairement du workflow Amazon: "DRM Amazon ne fait pas que proteger le fichier pour n’etre lu que par des appareils ou applications Amazon", "[…] nous supprimons également toutes les fonctionnalités qui font du Kindle le lecteur tel qu’il a été conçu. Et de facto nous privons une partie de nos lecteurs de fonctionnalités qu’ils souhaiteraient utiliser avec nos ouvrages." et "C’est pourquoi nous allons laisser les ouvrages Bragelonne avec cette “couche Amazon” qui n’est pas vraiment une DRM."
                Ca fait genre "bon, les gars, on va pas se prendre la tête, mettez le catalogue dans la trottinette à fichiers et laissez agir le tout".

          • [^] # Re: Distributeur

            Posté par (page perso) . Évalué à 0.

            oui et ce st pour cela que pour braguelone j hachette sur immateriel.fr

            http://librairie.immateriel.fr/fr/list/editeur-289-bragelonne/page/1/date

            c est compatible et sans DRM. cela dit quand c est pas possible d avoir sans DRM je prend avec DRM.

            sur immatériel on a ça dans la partie protection (j adore)

            Tatouage : protection immatériel.fr sans DRM vous permettant de modifier, copier et imprimer votre fichier pour votre usage personnel. Votre nom et e-mail est inscrit sur chaque page.

            c est a mon goût suffisamment dissuasif. ça ne protège pas du je le passe a mon copain, mais un peu de je le refile sur internet.

        • [^] # Re: Distributeur

          Posté par (page perso) . Évalué à 8. Dernière modification le 27/10/12 à 20:22.

          Tu ne devrais pas douter : http://www.clubic.com/actualite-69365-steve-jobs-drm-fonctionne.html

          Oui, bien sûr, ça s'appelle le retournement de veste quand les DRM se sont mis à trop avoir mauvaise presse pour la musique, avec des concurrents qui filaient des MP3.
          Parce le père Steve, il avait tout loisir de ne pas mettre de DRM quand les ayant-droits demandaient explicitement à ne pas avoir de DRM (oui, il y en avait à l'époque), et ils se sont fait seulement ignorés.
          Pareil encore aujourd'hui, je ne peux pas diffuser sur les App Stores (pour les logiciels) sans DRM, c'est à prendre avec DRM ou à laisser.

          Si il pensait réellement que les DRM n'allaient pas, il aurait fait bien différemment. C'est juste une démonstration qu'il était très fort en marketing si tu crois qu'il était contre les DRM, il savait très bien refaire l'histoire pour être bien vu, c'est tout.

          • [^] # Re: Distributeur

            Posté par . Évalué à 1.

            Loin de moi de défendre feu Steve Jobs, mais à l'époque, qu'un grand groupe qui diffusait ou s'apprêtait a signer des accords de diffusions, de dire "nous sommes contre les DRM", c'était juste "Wow! crash-and-burn ?!". J'ai beaucoup entendu en réunion avec des studios cette remise en question des DRM par Apple (et aussi l'inquiétude de ne pas avoir de concurrence). A l'époque, Apple n'avait rien a y gagner de dire "DRM sucks" à tous (cela pouvait rester en privé), ils avaient même beaucoup à perdre (de par les accords en cours ou a venir). Si c'était une méthode marketing, je vois pas très bien à quel niveau, au niveau du consommateur ?
            ps: pour AppStore et Itunes, je ne sais pas, ne utilisant pas du tout.

            • [^] # Re: Distributeur

              Posté par (page perso) . Évalué à 5.

              Ce que dit Zenitram, c'est que le coup marketing a eu lieu lors du retrait des DRM. Apple a plus ou moins été forcé de le faire car les concurrents (comme Amazon) gagnaient des parts de marché du fait qu'ils vendaient des MP3 sans DRM. Ils ont alors dit qu'ils ont été forcé de le faire alors qu'ils n'en voulaient pas pour se donner une bonne même si on voit que dans les marchés où ils peuvent se permettre d'en mettre, ils n'hésitent pas.

              « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

      • [^] # Re: Distributeur

        Posté par . Évalué à 1.

        la dernière fois que j'ai acheté un mp3 chez amazon, il n'y avait pas de DRM.
        Bon après, c'était peut-être exceptionnel (Dschinghis Khan - Moskau)

        • [^] # Re: Distributeur

          Posté par . Évalué à 3.

          Tu confirmes ce que j'évoquais :)
          Selon les contrats entre le diffuseur et l'ayant-droit, les DRM sont imposés ou non.
          Exemple pour nous, nous avons signé pour des chansons de tout type venant du Japon (Manga, Film, Émission, etc…), dans nos contrats avec nos diffuseurs, nous n'avons imposé aucun DRM. Mais si notre interlocuteur ayant-droit nous avait imposé des DRM, nous aurions du faire signer des contrats en imposant nous aussi des DRM à nos diffuseurs.

          • [^] # Re: Distributeur

            Posté par (page perso) . Évalué à 6. Dernière modification le 27/10/12 à 00:36.

            Mais si notre interlocuteur ayant-droit nous avait imposé des DRM, nous aurions du faire signer des contrats en imposant nous aussi des DRM à nos diffuseurs.

            je ne comprends pas ce raisonnement ne donnant lieu qu'à une possibilité. Vous êtes partie prenante (un contrat, cela se signe à deux). N'y-a-t-il pas un devoir de conseil dans ce cas, permettant d'évoquer deux possibilités :

            • vous voulez des DRM : ok (la seule possibilité que tu sembles évoquer)
            • vous voulez des DRM et cela va limiter votre distribution (propagation inhérente au numérique qui peut apporter de nouveaux supporteurs voire acheteurs car vous connaissant) : qu'en pensez-vous ?
            • [^] # Re: Distributeur

              Posté par . Évalué à 3.

              je ne comprends pas ce raisonnement ne donnant lieu qu'à une possibilité. Vous êtes partie prenante (un contrat, cela se signe à deux). N'y-a-t-il pas un devoir de conseil dans ce cas, permettant d'évoquer deux possibilités :

              • vous voulez des DRM : ok (la seule possibilité que tu sembles évoquer)
              • vous voulez des DRM et cela va limiter votre distribution (propagation inhérente au numérique qui peut apporter de nouveaux supporteurs voire acheteurs car vous connaissant) : qu'en pensez-vous ?

              ajoutes une remarque, une clause :

              • vous voulez des DRM : ok mais ca se passe sur notre plateforme securisée, c'est une option qui va vous couter xxx euros de plus
              • [^] # Re: Distributeur

                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                c'est une option qui va vous couter xxx euros de plus

                eh eh, bien vu et en plus n'ajouter qu'une image : http://fun.drno.de/pics/german/GxzeV.jpg (et pas toute une vidéo indiquant que voler un vélo c'est être un voleur…).

                l'obligation de format_ouvert me semble d'un coup bien plus pertinente et pérenne pour ne pas se mettre ses clients à dos et limiter le support à la distribution, pour gérer les mécontents et ceux ne pouvant tout simplement pas lire ce qu'ils ont acheté légalement o_O

              • [^] # Re: Distributeur

                Posté par . Évalué à 2.

                ajoutes une remarque, une clause :
                vous voulez des DRM : ok mais ca se passe sur notre plateforme securisée, c'est une option qui va vous couter xxx euros de plus

                Oups, j'avais oublié ce point dans mon dernier commentaire.

                Dans ce genre de cas (la distribution), ce n'est pas l'ayant-droit qui donne de l'argent au distributeur mais le distributeur qui donne de l'argent à l'ayant-droit. (soit par le biais de minimun garantie, de garantie minimum, de pré-achat, de co-production et le plus connu de répartitions des royalties).

                Au mieux, la clause ressemblerait à : "Vous voulez des DRM : ok mais c'est une option qui va fait passer les royalties de X% à 'Y% de moins sur les X%' "

            • [^] # Re: Distributeur

              Posté par . Évalué à 3.

              Et tu penses qu'on leur dis pas ? :)
              On les place devant le fait accompli : "soit y'a des DRM et ca va être chiant, long, laborieux, coûteux et ils vont devoir faire des concessions sur certains clients", soit "aucun DRM et c'est happiness et on peut proposer plus rapidement".
              Leurs réponses (la plupart du cas): "Pas grave|on sait, on veut du DRM quand même" (parfois, notre interlocuteur est au courant, mais c'est sa direction qui l'impose, voire le groupement des maisons de productions; et une discussion sur un point de détail comme celui-ci ou les minimum-garanties c'est pas loin de 2 à 3 ans de pour-parler)

              Le seul pouvoir qu'on aurait serait de refuser de jouer le jeu. Mais là, c'est notre concurrent qui prend le catalogue et ou le contenu. Je suis pragmatique et non dogmatique.

    • [^] # Re: Distributeur

      Posté par . Évalué à 1.

      non pas les ayant droits : les producteurs

      • [^] # Re: Distributeur

        Posté par . Évalué à 2.

        "ayant-droits" == ( plein de mondes dont notamment les producteurs, les réalisateurs, les auteurs, les maisons d'éditions, les studios, etc… )

  • # Faire payer Amazon

    Posté par . Évalué à 6.

    Excellente initiative. Question pratique toutefois: comment on applique la loi francaise pour des oeuvres achetees sur des serveurs a l'etranger, appartenant a des compagnies a l'etranger.

    Autrement dit, a part la FNAC (sans doute), qui sera tenu de respecter la loi ?

    • [^] # Re: Faire payer Amazon

      Posté par . Évalué à 2.

      D'habitude on ne parle pas de blocage DNS pour les contenus et services illégaux ?

      =>[]

    • [^] # Re: Faire payer Amazon

      Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 27/10/12 à 11:02.

      Tous les vendeurs seront tenus de la respecter, les contrats de vente entre le vendeur et l'acheteur étant signés en France. Pour ce qui est de l'appliquer, c'est plus compliqué, mais ces entreprises se soumettent généralement, sans doute parce que leurs dirigeants sont parfois amenés à se déplacer en France.

    • [^] # Re: Faire payer Amazon

      Posté par . Évalué à 4.

      Question pratique

      réponse pratique : yaka filtrer ses sites pédonazis et en profiter pour filtrer les sites ne respectant pas la future loi sur les DRM, ainsi que ceux permettant le téléchargement illégal, ainsi que ceux contraires aux bonnes mœurs, ainsi que les sites syndicaux, ainsi que… [Ce commentaire a été censuré, sa lecture est interdite et votre IP a été enregistré : vous êtes convoqué demain matin devant le tribunal d'exception]

  • # Un lien de plus

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Une référence en plus pour montrer que le cas yahoo n'est pas isolé et qu'amazon n'est pas le seul méchant pour les livres : http://www.wired.com/beyond_the_beyond/2011/08/dead-media-beat-microsoft-reader/ où Bruce Sterling réagit à la décision de microsoft en 2011 de cesser de permettre à ses clients de lire leurs livres au format .lit sur leurs prochaines machines.

    • [^] # Re: Un lien de plus

      Posté par . Évalué à 1.

      Très bon lien. C'est vrai que les exemples sont nombreux.

  • # Diablo 3

    Posté par . Évalué à -1.

    L'exemple de Diablo 3 est mauvais.

    En effet Diablo 3 est un jeu 100% en réseau, car tout est contrôlé par le serveur, que ce soit les mouvements des personnages ou les dégâts effectués. C'est comme demandé de jouer à un MMORPG sans connexion Internet, et il est bien spécifié sur la boite que la connexion est obligatoire.

    je ne veux pas entrer dans le débat de la légitimité de ce choix technique que je ne soutiens pas du tout, mais le fait est qu'il n'y a pas de mode de jeu sans réseau comme cité dans la lettre.

    • [^] # Re: Diablo 3

      Posté par . Évalué à 7.

      Le choix technique est délibéré, c'est un DRM. C'est la solution que Blizard à trouvé pour empêcher les copie pirates.

      il est bien spécifié sur la boite que la connexion est obligatoire.

      Et il est aussi spécifié sur la boite que Blizard ,l'éditeur de WoW, est incapable de fournir des serveurs capable de tenir la charge? Il est aussi spécifié sur la boite que l'accès au jeu est soumis à des conditions d'utilisation qui sont amenée à changer au cours du temps (et qu'on doit accepter sinon on ne joue plus?). Du point de vu des contrats, je préférerai signer avec le diable plutôt qu'avec les éditeur de jeux vidéo en ligne. Lui au moins ne change pas le contrat en cours de route.

      Là chaque fois que je vois des changements des CGU, j'ai un peu l'impression d'entendre Vador face à Lando.

      Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

      • [^] # Re: Diablo 3

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Là chaque fois que je vois des changements des CGU, j'ai un peu l'impression d'entendre Vador face à Lando.

        Très bonne référence en effet.

      • [^] # Re: Diablo 3

        Posté par . Évalué à 1.

        Je parle juste du contenu de la lettre qui stipule : "y compris sans vouloir profiter de ses possibilités de mode de jeu en réseau"

        Mais il n'y a aucun contenu sans réseau dans ce jeu!

        • [^] # Re: Diablo 3

          Posté par . Évalué à 2.

          Mais il n'y a aucun contenu sans réseau dans ce jeu!

          C'est une volonté délibérée pour forcer le joueur à acheter. D1 et D2 se jouaient en local comment en réseau; avec D2, il y avait battle net, et il me semble que les persos locaux n'étaient pas jouable en ligne.
          Et si il n'y a pas la possibilité de jouer sans réseau, il y a la possibilité de jouer solo.

          Si c'est pour protéger leur hôtel des ventes argent réel, il suffisait de faire cette distinction. J'ai pas acheté D3 parce qu'il ne proposait pas de possibilité de jouer sans le net.

          Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

          • [^] # Re: Diablo 3

            Posté par . Évalué à 2.

            Je suis tout à fait d'accord avec vous sur tout les points abordés dans ce thread.

            Mais je tique sur le fait que la lettre utilise un argument en partie non valide puisqu'elle laisse entendre que le jeu pourrait se jouer sans réseau si les serveurs n'étaient pas disponibles, alors que ce n'est pas du tout possible.

            Il aurai fallu tout simplement enlever la phrase "y compris sans vouloir profiter de ses possibilités de mode de jeu en réseau", car cette possibilité n’existe pas avec ce jeu.

        • [^] # Re: Diablo 3

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Je veux dire par là que c'était bloqué, même pour les joueurs qui ne souhaitaient pas spécialement jouer en réseau et qui auraient pu se contenter d'un mode de jeu en local. Celui-ci n'existant volontairement pas, ces joueurs se retrouvent coincés comme tout le monde.

  • # Orthographe

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Personne encore pour troller sur la faute de français dans le titre? Tout se perd ici…

    • [^] # Re: Orthographe

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      Bien sûr, on doit dire « Madame le ministre » car il ne faut pas confondre le genre de la personne et le genre de la fonction. Ne dit-on pas une sentinelle ou une estafette ? On dit bien une personne quand il s'agit d'un homme… Un homme peut être sage-femme ! Si on continue dans cette voie, il faut dire une médecine si c'est une femme qui est médecin…

      Qu'un métier soit exercé par un homme ou une femme ne change pas la fonction c'est le même métier.
      Je pense que les féministes se sont fourvoyés car ils ont créé le nouveau métier de ministre (nom féminin) qui pourrait être différent de ministre (nom masculin) et pourquoi pas être moins bien payé.

      L'Académie française s'était opposée à juste titre à ces fâcheuses exceptions au droit français. Il faut suivre ses directives et non celles d'un ministre en jupons mal dans sa peau.

      • [^] # Re: Orthographe

        Posté par . Évalué à 3.

        Un homme peut être sage-femme !

        Il existe en fait plusieurs alternatives. Je suis fan de maïeuticien, mais il existe aussi accoucheur.

        Knowing the syntax of Java does not make someone a software engineer.

        • [^] # Re: Orthographe

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Si sage-femme est correct au masculin, maïeuticien a le double avantage d'être élégant et non ambigu, j'aime aussi !

          À noter que les philosophes font également usage du terme de maïeutique, et ce depuis longtemps.

          ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

      • [^] # Re: Orthographe

        Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 28/10/12 à 16:03.

        Un homme peut être sage-femme

        En l'occurrence, ici, il ne faudrait pas accorder l'article avec femme, il faudrait accorder avec le nom ou adjectif sage, qui s'accorde avec le genre de la personne qualifiée. Le mot sage signifie la sagesse, la connaissance. Tandis que la femme est l'objet de la connaissance. Le sage-femme est celui qui connaît la femme, celui qui en sait sur la femme.

        Si ce terme existait, le « sage-homme » ne serait pas synonyme d'accoucheur mais plutôt à rapprocher du métier d'andrologue. On dit un gynécologue, on dit aussi un sage-femme.

        Sage est un adjectif ou un nom, qui s'accorde en genre et en nombre. Marie est une sage-femme prudente ( sage nom féminin singulier), Thomas est un sage-femme prudent ( sage non masculin singulier), Marie est sage-femme ( sage nom ou adjectif féminin singulier), Thomas et Marie sont des sages-femme prudents ( sage nom pluriel), Thomas et Marie sont sages-femme ( sage nom ou adjectif pluriel).

        Pour savoir si le terme sage-femme est un adjectif ou un nom si l'article indéfini est omis, on peut se poser ces questions :
        Marie est comment ? sage-femme → adjectif.
        Marie est quoi ? sage-femme → nom.

        Le mot « femme » désignant la science, il est invariant (et singulier). On dit un professeur de géographie, des professeurs de géographie.

        On tolère les accords « des sage-femmes », le terme étant perçu dans l'usage courant comme un seul mot, c'est ce qui explique sa variante en sagefemme dans l'orthographe rectifiée de 1990, devenant un seul mot, on accorde le mot « des sagefemmes ».

        De même, l'usage veut que nous disions, la sage-femme lorsque le genre n'est pas défini, mais ce n'est pas une règle de grammaire, c'est parce que le métier est historiquement féminin. Il ne faut pas chercher l'exception du masculin dans la grammaire, mais chez le praticien.
        Le masculin indéfini est plus rare, mais pas erroné, et son emploi permet d'éviter quelques fautes facilement !

        Par contre, l'écriture « des sages-femmes » est une drôle de gargouille ne trouvant justification ni par la raison (sages-femme est un accord raisonné), ni par le plébiscite (sagefemmes étant un accord déraisonné mais communément accepté et normalisé de facto).

        Si on continue dans cette voie, il faut dire une médecine si c'est une femme qui est médecin…

        Effectivement, mais l'exemple le plus adéquat serait « on ne dit pas un docteur en médecin  ».

        Je pense que les féministes se sont fourvoyés car ils ont créé le nouveau métier de ministre (nom féminin) qui pourrait être différent de ministre (nom masculin) et pourquoi pas être moins bien payé.

        Exact, créant un nouveau métier, cela permet de payer un salaire différent, d'établir un contrat différent, et de ne pas être sujet aux mêmes conventions collectives… Madame la ministre est une appellation sexiste signifiant qu'il ne peut y avoir ni équité entre l'homme et la femme, ni parité entre les hommes et les femmes.

        Et pour revenir au sage-femme, il n'est pas nécessaire d'être femme, mais il faut être bien sage pour savoir approcher et la femme, et l'enfant.

        ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

      • [^] # Re: Orthographe

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        L'exemple d'une sentinelle me semblerait plus parlant. Fondamentalement, je suis d'accord, et je n'aime pas la formulation « la Ministre », pas plus que je n'aime la majuscule qui y figure. Mais bon, ce n'était pas le sujet de ma lettre, donc je me suis cantonné à utiliser l'expression par laquelle elle souhaite visiblement être désignée.

        • [^] # Re: Orthographe

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Fondamentalement, je suis d'accord, et je n'aime pas la formulation « la Ministre », pas plus que je n'aime la majuscule qui y figure. Mais bon, ce n'était pas le sujet de ma lettre, donc je me suis cantonné à utiliser l'expression par laquelle elle souhaite visiblement être désignée.

          En est-tu certain ? C'est une autre qui avait trouvé intelligent de féminiser certains noms de métiers ou d'activités. Parmi les pires il y avait par exemple auteure (tiens le correcteur orthographique refuse ce mot).

          J'ai oublié un exemple : « ce chanteur est une basse ». Pourtant, c'est toujours un homme viril ! Les hormones ne peuvent faire le contraire.

          • [^] # Re: Orthographe

            Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 28/10/12 à 19:50.

            En est-tu certain ? C'est une autre qui avait trouvé intelligent de féminiser certains noms de métiers ou d'activités. Parmi les pires il y avait par exemple auteure (tiens le correcteur orthographique refuse ce mot).

            Si je suis certain de quoi ? De ne pas aimer ces féminisations ? Oui, je suis certain de ne pas les aimer. Mais comme ce n'était pas le sujet de ma lettre, j'ai pris le terme suggéré sans me poser plus de questions.

        • [^] # Re: Orthographe

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          donc je me suis cantonné à utiliser l'expression par laquelle elle souhaite visiblement être désignée.

          Je vais faire mon Wikipedia, mais vu que c'est un sujet pas du tout consensuel chez les ministres femmes, je demande une source pour cette affirmation.

          • [^] # Re: Orthographe

            Posté par (page perso) . Évalué à 7.

            C'est ce qui était écrit sur le site Web de son ministère. Je veux dire, quand j'ai regardé son adresse, c'était marqué « madame la Ministre », donc au minimum, ça ne la dérange pas sinon elle aurait demandé à ce qu'on change ces indications.

    • [^] # Re: Orthographe

      Posté par . Évalué à 3.

      Ceci dit, ça ne peut pas être pire que "auteure" et "mairesse".

  • # Tu peux ajouter Virgin

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    2007: Virgin Digital ferme sa plateforme de vente de musique en ligne, empêchant ses clients de lire de la musique légalement achetée. La méthode de contournement indiquée (graver les morceaux sur un CD, puis les re-numériser) réduit la qualité d'origine des morceaux. Et DADVSI interdit de fournir un outil de cassage des DRM même dans ce cas.

    • [^] # Re: Tu peux ajouter Virgin

      Posté par . Évalué à -1.

      graver les morceaux sur un CD, et les re-numériser avec un format sans perte (FLAC, par exemple) ne ferait pas perdre de qualité, sauf si le format des originaux va au delà d'un codage sur 16 bits, et un échantillonnage de 44.1 KHz.

      "Quand certains râlent contre systemd, d'autres s'attaquent aux vrais problèmes." (merci Sinma !)

      • [^] # Re: Tu peux ajouter Virgin

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Tu as donc dans ce cas l'inconvénient de la taille de la compression du FLAC, avec l'inconvénient de la compression destructive de ta copie originale, le tout pour un morceau que tu as acheté. Un vrai bonheur…

      • [^] # Re: Tu peux ajouter Virgin

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Et tu perds les métadonnées… et franchement en 2012, c'est chiant de devoir se les taper à la main !

        ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

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