Les membres du collectif Édunathon demandent l’annulation de l’accord entre Microsoft et l’Éducation

Posté par (page perso) . Édité par Benoît Sibaud et Yvan Munoz. Modéré par ZeroHeure.
58
1
fév.
2016
Éducation

Les membres du collectif Édunathon ont demandé le jeudi 28 janvier 2016 l’annulation de l’accord entre Microsoft et l’Éducation Nationale française.

Le 30 novembre 2015, Madame Najat Vallaud-Belkacem, Ministre française de l’Éducation Nationale a signé un accord avec Microsoft France d’un montant de 13 millions d’euros pour fournir "gratuitement" ses logiciels et ses services, notamment en ce qui concerne :

  • L’accompagnement et la formation des élèves et des enseignants ;
  • La mise à disposition de solutions pour une utilisation « intelligente, facile et optimale » des équipements mobiles ;
  • Des solutions de « cloud » ;
  • Une expérimentation pour l’apprentissage du code ;
  • Une aide aux acteurs français de l’e-éducation.

Lettre à Madame la ministre de la Culture concernant les abus de DRM

62
26
oct.
2012
Culture

Alors que la distribution dématérialisée d’œuvres culturelles se développe, j’ai constaté ces dernières années des abus commis par certains distributeurs de contenus verrouillés envers leurs clients. Concrètement, des fournisseurs utilisent leurs systèmes de verrouillages (DRM pour digital restriction management, c‐à‐d mesures techniques de privation) en supprimant à distance ou en rendant inutilisables les copies légalement achetées par leurs clients. Le dernier exemple en date est la fermeture arbitraire du compte Amazon d’une lectrice Kindle, qui a entraîné la perte de tous les livres numériques qu’elle y avait achetés.

Ces abus, qui constituent une régression inacceptable par rapport à la distribution physique, sont de plus en plus nombreux. J’ai donc soumis à la Ministre de la Culture une idée de loi qui devrait permettre de décourager et d’atténuer ces abus, en obligeant les distributeurs à rembourser leurs clients, de façon à les rendre financièrement responsables de leurs abus.

Cette lettre, que je souhaite rendre publique, est reproduite en seconde partie. Elle est mise à disposition dans divers formats et sous licence CC-BY-SA 3.0. N’hésitez pas à la reprendre et à la diffuser largement.