Retour d’expérience d’utilisation de logiciels libres en école d’ingénieur

32
16
sept.
2011
Bureautique

Cette dépêche fait suite à mon journal sur le même sujet que j’ai amélioré en fonction des commentaires.

J’ai fini ma troisième année d’étude en école d’ingénieurs, et je souhaite partager mon expérience d’utilisateur de logiciels libres en milieu hostile. Je n’étais pas dans une école d’informatique, l’administration et les profs ne juraient que par Windows, et le seul langage de programmation étudié fut Visual Basic…

La seconde partie de la dépêche sera consacrée à une liste de logiciels et quelques conseils pour choisir son matériel.

Sommaire

Choix de la distribution

Je suis parti du principe que je voulais une distribution robuste (qui ne plante pas la veille du rendu d’un devoir), récente et avec une bonne logithèque. Mon choix s’est tourné vers Slackware pour les deux premiers points et les slackbuilds de slackbuilds.org pour le dernier. Il peut être judicieux, si l’on est plus aventureux, de prévoir une deuxième distribution sur une autre partition.

Le choix de l’environnent graphique est tout aussi important. Au début, je n’utilisais que Fluxbox, avec pratiquement tout dans un terminal (mutt pour les courriels, cmus pour la musique…), mais je me suis vite rendu compte que pour vendre Linux c’était dur. Personne dans mon entourage ne trouvait que c’était plus simple de lancer Firefox avec Alt+F ou de lire ses e‐mails dans une console. Du coup, j’ai commencé à utiliser des WM plus évolués qui offraient un environnement de travail complet. Je me suis rapidement tourné vers KDE, qui est très agréable à utiliser et offre une expérience utilisateur de niveau professionnel. En revanche, dès que j’ai besoin de travailler de manière intensive sur le PC, je retourne très rapidement sous Fluxbox.

Choix du matériel

PC : Je trouve personnellement que le format 15 pouces est bien. C’est certes plus lourd qu’un netbook, mais il bénéficie d’un bon clavier et d’un bon écran pour regarder un film ou taper un rapport. Plus gros je les trouve un peu lourds. Il faut bien entendu un écran mat, car on ne sait jamais à l’avance comment la salle sera orientée. Ex : Thinkpad T61.

Imprimante : En tant qu’étudiant, j’ai choisi une imprimante qui est à la fois personnelle et professionnelle, et donc multifonction. Souvent, on a tendance à utiliser les mêmes couleurs pour tous nos rapports, c’est pourquoi il faut faire attention à prendre une imprimante à cartouches individuelles et sans bloc couleur unique. De plus, je préfère un bac horizontal qui évite que les feuilles se courbent sous leur propre poids. Un autre point important, c’est de vérifier qu’elles sont capables d’imprimer en noir et blanc même s’il n’y a plus de couleurs (toutes ne le font pas !). J’ai opté pour la marque Brother, qui fournit des pilotes libres pour Linux et dont les imprimantes ne consomment pas trop.

Bureautique

Suite bureautique :
Malheureusement, dans mon école, tout le monde ne jure que par la suite Office 2007/2010 et son foutu bandeau, qui n’est pour moi absolument pas ergonomique, mais bon… Autant dire qu’avec Openoffice/Libreoffice, on peut lire pas mal de choses, mais pas tout, et que dès que l’on fait un rapport de TP ou autre à plusieurs, la mise en page est catastrophique. La solution la plus pratique à ce jour est d’utiliser les licences MSDNA pour installer Windows et MS Office dans une machine virtuelle VirtualBox.

Pour la rédaction de rapport solo (stage, principalement), LaTeX permet de gagner du temps en évitant de se prendre la tête avec la mise en page.

Figures et dessins :

  • diagramme : Dia est simple et efficace pour réaliser rapidement une procédure sous forme de Grafcet, un circuit électrique, un chronogramme pour l’automatisme… En revanche, dès que l’on veut faire plus que dessiner des boîtes reliées entre elles, on peut utiliser Inkscape ;
  • tracé de courbes : le choix se fait en fonction de l’environnement. Matplotlib, si l’on travaille sous Python, TikZ sous LaTeX. Gnuplot est un bon logiciel de tracé de courbes.

Prise de notes : Keepnote permet de prendre rapidement des notes avec une organisation ressemblant à celle des courriels.

PDF : Okular et sa gestion des signets et de prise de notes sur PDF.

Courriel : Pratiquement n’importe quel logiciel fait l’affaire, mais j’ai un faible pour Kmail et Kontact. On peut ainsi transformer rapidement un e‐mail en tâche ou en réunion. La gestion des identités permet de gérer plusieurs messageries. Il est très important de sauvegarder ses courriels en mode déconnecté, car il peut arriver de ne pas avoir accès à Internet et de chercher un compte‐rendu de TP envoyé par e‐mail.

Gestion de projet : GanttProject est idéal pour réaliser rapidement un diagramme de Gantt sur un petit projet. Avec l’exportation en PDF, le rendu est excellent dans les rapports de projets.

Organisation des idées : vym ou FreeMind. Le deuxième tourne sous Linux et Windows, tandis que le premier offre un peu plus de possibilité, mais ne tourne que sous Linux. Ces deux logiciels permettent d’organiser ses idées sous forme de carte. Très pratique en réunion ou au début de la rédaction d’un rapport.

Présentation :

  • Beamer, sous LaTeX, réalise tout simplement les présentations les plus sobres et les plus efficaces. Le système de blocs permet de mettre en évidence les points importants et la liste déroulante (je n’ai pas trouvé de terme plus approprié), grâce à « \begin{itemize}[<+->] », évite la surcharge des informations. On peut noter l’utilisation d’un sommaire automatique en introduction de chaque partie et/ou sous‐partie, pour réveiller son public et mettre en évidence la logique de présentation. Bref, il permet de faire des présentations très structurées, et même si l’on peut faire la même chose avec Paint ou PowerPoint, ça prendra bien plus de temps.
  • Impress!ve : permet d’afficher une présentation PDF avec des effets de transition, mais surtout de mettre en surbrillance certaines parties d’un texte, de zoomer sur une image, d’afficher l’ensemble des diapos… La version portable sous Windows assure une facilité d’utilisation (contrairement aux vidéos sous PowerPoint).

Calcul symbolique : Maxima, avec son interface wxMaxima, est redoutable pour réaliser rapidement un calcul symbolique, comme dériver une expression longue ou compliquée, tracer une fonction rapidement, résoudre une équation… Ce n’est pas le logiciel que l’on utilise tous les jours, mais sa syntaxe claire permet de (re)travailler rapidement avec lui.

Calcul numérique : j’utilise personnellement NumPy et SciPy avec IPython. C’est simple, efficace et ça permet de produire plus rapidement et plus proprement du code que sous MATLAB.

Divers

Antivirus : combien de fois en montant la clé d'un camarade et j'y ai vu un autorun pas très catholique. Avec clamav j'ai toujours pu nettoyer la clé des autres :)

Retouche d'image : Gimp pour rapidement retailler une image. Il marche aussi sur les pdf ce qui est très pratique pour récupérer un schéma ou un graphe d'une doc technique.

wifi : wicd pour se connecter n'importe où

Gestion des photos : Digikam est un bon logiciel pour t'aider à les trier.

Voilà, en plus un tout les logiciels de la partie bureautique peuvent être utilisés grâce à la framakey. Sinon, pour faire le bilan pour la promotion du libre, firefox et gantproject sont les deux logiciels libre les plus utilisés par mes amis. Seulement trois m'ont demandé de leur installer linux et continuent à l'utiliser. En revanche, ils ont tous entendu parlé du libre et des combats comme la liberté d'expression, wikileaks…

Voilà, j’espère que cette expérience pourra aider et faire découvrir ces logiciels libres à d’autres personnes.

  • # Utilisation dans l'école

    Posté par . Évalué à 2.

    Le dépêche se concentre quand même plus sur la "configuration" de sa machine personnelle que sur l'utilisation des ordinateurs de l'école.

    Dans mon école d'ingénieur (ou plutôt dans ma spécialisation, je ne peux pas parler pour les autres départements) il y avait beaucoup de libre. Les salles machines étaient sous Ubuntu et on nous incitait fortement à faire nos rapports en LaTeX. On pouvait louer des ordinateurs portables pour pas cher (des Dell sous Ubuntu) pour ceux qui ne pouvaient pas s'en offrir, etc. Je me souviens avoir réussi (avec d'autres camarades) à faire utiliser Kicad pour la conception de circuit imprimés \o/

    Ça ne m'empêchais pas d'utiliser un Mac à la maison (oui, on peut faire du LaTeX sous Mac OS) ou à d'autres d'utiliser Word 2007/2010 pour rédiger leur rapport (les plus courts). Je crois pouvoir dire que chacun y trouvait son compte :)

    • [^] # Re: Utilisation dans l'école

      Posté par . Évalué à 1.

      Je me suis fait aussi avoir par le titre. Il s'agit plus de l'utilisation de logiciels libres par un ingénieur-étudiant plutôt qu'en école d'ingénieur. Cela change tout : d'un côté utilisation individuelle avec éventuellement partages, de l'autre les problèmes réseaux, serveurs, clonages, etc.
      Mais c'est quand même un bon article.

      On peut remplacer avantageusement Dia-Inkscape par LibreOffice Draw pour la plupart des utilisations, sauf si on est allergique à son ergonomie.

      • [^] # Re: Utilisation dans l'école

        Posté par . Évalué à 2.

        On peut remplacer avantageusement Dia-Inkscape par LibreOffice Draw pour la plupart des utilisations, sauf si on est allergique à son ergonomie.

        Ça fait bien longtemps que je n'ai pas utilisé Draw, et je suis sûr qu'il est bien meilleur que Dia pour plein d'usages, mais je doute qu'il arrive à la cheville d'Inkscape, qui déchire quand même pas mal (et permet même d'intégrer du LaTeX dans ses schémas). Je viens de tester, et ma version de LibreOffice Draw (3.3.3) n'arrive pas à correctement importer du SVG... (seul le plus simple des quatre fichiers que j'ai essayés s'affiche correctement).

    • [^] # Re: Utilisation dans l'école

      Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 17/09/11 à 14:05.

      En fait dans mon école, que ce soit les postes ou les serveurs, tout était sous windows. Il y a quelque labos qui utilisaient le libre, mais vraiment très peu parce que le serveur exchange n'avait pas l'imaps d'activé (sois disant pour des questions de sécurité) ce qui nous obligeait à utiliser owa /o\.

      • [^] # Re: Utilisation dans l'école

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Et Evolution alors ?

        • [^] # Re: Utilisation dans l'école

          Posté par . Évalué à 1.

          Slackware n'a pas gnome. J'ai bien essayé d'autres distributions avec gnome (debian and co) mais je n'ai jamais réussi à trouver une distribution stable et avec la dernière version de libreoffice. Du coup, je transférais les mails d'owa vers une messagerie gmail. Sinon, dans le journal davmail a été cité. Si j'avais pu je l'aurais bien testé.

          • [^] # Re: Utilisation dans l'école

            Posté par (page perso) . Évalué à -1.

            et les slackbuild alors pour gnome !

            si si on peu avoir le Génome sur son Dino !

            Enfin pour abbatre les dinos faut au moins une pluie de météorites.
            c'est pas comme certaines nouvelles distribs !

            lol

  • # Moral bas

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    Tant de travail de fond encore à faire dans les écoles d'ingénieur, ça laisse penseur.

    • [^] # Re: Moral bas

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      Il ne faut pas s'attendre à trouver beaucoup de gens vraiment intéressés par l'informatique, et par conséquent prêt à réfléchir aux implications de ce qu'ils utilisent, même dans des écoles d'ingénieur : cela fait bien longtemps que l'informatique ne fait plus du tout rêver.

      • [^] # Re: Moral bas

        Posté par . Évalué à 1.

        Oui et non. Chez le grand public, oui. Par contre, les sections du secondaire en France orientant vers l'informatique ont encore du succès.

        • [^] # Re: Moral bas

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          D'accord, j'avais oublié de préciser : en école généraliste ou, du moins, non spécialisée dans l'informatique.

          • [^] # Re: Moral bas

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Je te rejoins sur ton commentaire (en même temps j'ai aussi une formation d'école généraliste).
            De mémoire, nous avions par exemple tout de même utilisé scilab qui est maintenant effectivement libre.

            Ce n'est pas tant que l'informatique n'est pas sexy, c'est que cela est souvent subi. Alors que c'est un outil, il faut faire avec (c'est un constat, pas un jugement, j'en ai recroisé beaucoup qui détestaient l'informatique à l'époque mais qui ont fini par en faire leur métier vu que c'est là qu'il y a du boulot... alors qu'ils venaient de la chimie ou de la méca initialement).
            En même temps, je n'ai pas appris l'informatique en école, c'est je pense un des domaines qui reste où l'auto-formation est possible. En prépa, c'était notre prof' de physique qui faisaient les cours "informatique", alors que le prof de math aurait pu rendre encore plus intéressant son domaine (bon, runge-kutta pour tracer une pov' courbe, c'est tout de même limite, même si c'est une bonne introduction au calcul numérique). J'avais essayé de montrer que les fractales pouvaient déboucher sur pas mal de sujets dans notre journal de prépa (le PieD iirc, je ne crois pas avoir renouvellé en école dans le Piston Hebdo aka pH), je pense que j'étais passé pour un extra-terrestre :/

            L'informatique (et le libre) ne peuvent passer àmha qu'en indiquant ce que cela apporte et permet. Mais bon, ayant passé un peu de temps dans les TelCo et la banque et ayant déjà entendu « l'informatique n'est pas notre cœur de métier » de certains DG, j'hésite entre être atterré ou la résignation (mais je reste optimiste hein).

    • [^] # Re: Moral bas

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Ça existe des écoles d'ingénieur utilisant principalement des systèmes d'exploitation libres, par exemple celle-ci dans la liste des utilisateurs de Debian.

    • [^] # Re: Moral bas

      Posté par . Évalué à 3.

      L'informatique est un outil, pas une fin en soit, que ce soit libre ou ferme ne change strictement rien a ce qu'on y enseigne pour la bonne raison que ce qu'on l'on y enseigne c'est essentiellement de la theorie.
      Tu peux par exemple compiler du C sous windows ou linux un unix ferme, tu peux faire du web sur toute les plateformes, etc.
      Bref le marteau qu'il soit rouge ou bleu, on s'en tape. Ou du moins on devrait.

      • [^] # Re: Moral bas

        Posté par . Évalué à 9.

        Bref le marteau qu'il soit rouge ou bleu, on s'en tape. Ou du moins on devrait. ... oui mais voilà le clou n'est pas indépendant du marteau, ni le marteau du clou. Lawrence Lessig (à lire si ce n'est pas fait, en français ici http://www.framablog.org/index.php/post/2010/05/22/code-is-law-lessig) nous l'explique d'une manière lumineuse.
        Le point de départ est simple: on ne peut pas créer une information numérique (et aujourd'hui elles le sont quasiment toutes sauf à se limiter à l'écriture totalement manuelle) sans logiciel, et par la suite on ne peut pas y accéder sans logiciel: conséquence celui qui contrôle les logiciels contrôle ce que nous pouvons faire avec les informations numériques. Et comment s'assurer collectivement de la neutralité des outils: la seule réponse raisonnable est le code libre (et non seulement open).

      • [^] # Re: Moral bas

        Posté par (page perso) . Évalué à 7.

        J'ai toujours eu dans l'idée qu'un scientifique était un individu très à cheval sur la rigueur, les démonstrations, la maîtrise du raisonnement et des outils qui permettent d'achever ce raisonnement...

        Ainsi je suis toujours étonné quand je vois un scientifique utiliser des logiciels propriétaires pour travailler. Comment peut-il dire "je rentre ces données, j'obtiens tel résultat, je considère que ce résultat est juste, même si je ne sais pas comment fonctionne le logiciel qui me les a calculées"...?

        Et je suis encore plus étonné lorsque que je vois des scientifiques enseigner ce même comportement à des étudiants. Dans un laboratoire ou une salle de TP, alors qu'on évoque parfois la prise de recul qu'on peut avoir vis-à-vis d'un résultat qui ressort d'une machine physique, cette prise de recul disparaît dès que les regards se tournent vers l'écran d'un ordinateur : le logiciel est comme un dieu dont on n'imaginerait pas contester la parole...

        • [^] # Re: Moral bas

          Posté par . Évalué à 1.

          C'est assez juste.

        • [^] # Re: Moral bas

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          le logiciel est comme un dieu dont on n'imaginerait pas contester la parole...

          Je suis loin d'être d'accord. J'ai fait une école d'ingénieur (diplomé en 2007, donc il n'y a pas si longtemps que cela), et s'il est vrai qu'on nous enseignait sur des logiciels propriétaires, notamment pour tout ce qui est calcul par éléments finis ou pour de la CAO, mes profs nous enseignaient que les logiciels n'étaient pas tout puissant et pouvaient contenir des erreurs. Ils nous apprenaient à prendre du recul vis-à-vis des résultats comme nous l'aurions fait pour tout autre type de manip. Ils avaient d'ailleurs pour habitude de nous donner des exemples de situations où les résultats étaient faux, que ce soit à cause des limites des modèles utilisés, mais aussi à cause de bug dans le logiciel lui-même...

        • [^] # Re: Moral bas

          Posté par . Évalué à 4.

          Ainsi je suis toujours étonné quand je vois un scientifique utiliser des logiciels propriétaires pour travailler. Comment peut-il dire "je rentre ces données, j'obtiens tel résultat, je considère que ce résultat est juste, même si je ne sais pas comment fonctionne le logiciel qui me les a calculées"...?

          L'avantage du libre en la matière est purement théorique. Il a accès au code source et il pourrait le vérifier mais en pratique il ne le fera pas car cela prendrait trop de temps ou bien parce qu'il n'a pas les compétences requises. Qu'il utilise GNU R ou SAS pour faire des statistiques, il devra faire confiance au logiciel qu'il utilise.

          • [^] # Re: Moral bas

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Même si en pratique on ne va pas regarder le code, les logiciels libres bien fait viennent avec suffisamment de documentation (sur l'utilisation mais aussi l'implémentation) pour que l'on est une idée assez précise de ce que l'on fait.
            Et lorsque ça ne suffit pas, il suffit d'aller faire un tour sur la mailing-list/le forum/...

            • [^] # Re: Moral bas

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              plus pragmatiquement, avec du logiciel libre, il est possible quand l'on tombe sur un cas non prévu (ou un bug) de pouvoir le gérer en ajoutant le code nécessaire, de manière légale et en creusant un peu le code (en prenant un développeur au besoin). C'est aussi possible dans le logiciel propriétaire (avec quelques délais, c'est un autre prix à payer) sans accès au code légalement bien souvent.

        • [^] # Re: Moral bas

          Posté par . Évalué à 2.

          'même si je ne sais pas comment fonctionne le logiciel qui me les a calculées"...?'
          Le scientifique ne saurait pas plus comment le logiciel fonctionnerait si il etait libre. (il pourrait mais franchement si il a pas ecris l'outil pour faire ses calculs a la base, il y a une raison (pas le temps/pas les competences)
          Le fait que le logiciel soit libre ne lui accorde aucune garantie que celui ci soit plus exempt de bug qu'un logiciel proprietaire.

          'le logiciel est comme un dieu dont on n'imaginerait pas contester la parole...'
          C'est comme un fonctionnaire qui te dirais 'non vous poouvez pas etre monsieur bidule parce que l'ordinateur vous connait pas'
          Ici le dogme c'est: si c'est un logiciel proprietaire c'est forcement moins bien qu'un logiciel libre...

          • [^] # Re: Moral bas

            Posté par . Évalué à 3.

            Le fait que le logiciel soit libre ne lui accorde aucune garantie que celui ci soit plus exempt de bug qu'un logiciel proprietaire.

            Le problème c'est que quand on publie on donne des résultats, pas du code. Logiquement, en suivant la procédure décrite, d'autres chercheurs doivent obtenir les mêmes résultats, mais ils peuvent ne pas utiliser les mêmes logiciels. Du coup, imagine que l'équipe A avec le logiciel Toto ait un certain résultat, et l'équipe B avec un logiciel Tata, un autre résultat. Si les détails d'implémentation des logiciels ne sont pas pas accessibles, comment les départager ?

            • [^] # Re: Moral bas

              Posté par . Évalué à 1.

              'Si les détails d'implémentation des logiciels ne sont pas pas accessibles, comment les départager '
              On lance des tests pour savoir si il y a un probleme dans les logiciels (parce que lire le code source est comme qui dirait completement inutile dans ce cas...(sans compter que c'est ptet du a un bug processeur et meme pas logiciel)
              Dans les deux cas un logiciel de calcul ayant des problemes sera tes vite debugge a moins de vuoloir disparaitre de la circulation.

              • [^] # Re: Moral bas

                Posté par . Évalué à 3.

                Tu préfères lancer des tests en aveugle pour essayer de trouver un bug, plutôt que regarder le code source ? Les tests, c'est bien pour vérifier qu'un logiciel donne le résultat attendu sur une instance dont on connait la solution. Si tu as une instance pour laquelle tu ne connais pas la solution, ton test pourra juste confirmer que les deux boîtes noires ne répondent pas la même chose...

                • [^] # Re: Moral bas

                  Posté par . Évalué à 3.

                  'Tu préfères lancer des tests en aveugle pour essayer de trouver un bug, plutôt que regarder le code source ? '
                  Dans 99.9999% des cas c'est autrement plus rapide de trouver un bug en utilisant un logiciel que en lisant le code source oui.
                  Sinon tu sais quoi, ceux qui ecrivent le code et qui l'ont sous les yeux ne feraient pas de bugs....
                  Et dans le cas de calculs, il vaut largement mieux voir a quel moment les logiciels vont commencer a diverger en lancant des calcules intermediaires. A ce moment la une fois les donnees posant problemes identifiees, ne pas lire le code source, mais encore une fois, y aller petit a petit jusqu'a identifier LE calcul qui pose probleme. Ensuite en DERNIER lieu , aller voir le code source (ou transmettre a l'editeur...ce qui revient au meme)
                  Mais avoir le code source sert surtout a corriger le bug, pas a le trouver.

                  • [^] # Re: Moral bas

                    Posté par . Évalué à -2.

                    Sinon tu sais quoi, ceux qui ecrivent le code et qui l'ont sous les yeux ne feraient pas de bugs....

                    Ouah, comment tu m'as cassé, tu dois te sentir très intelligent.

                    Et dans le cas de calculs, il vaut largement mieux voir a quel moment les logiciels vont commencer a diverger en lancant des calcules intermediaires.

                    C'est pas soit les tests soit le code source, hein... si tu as le code source, ça ne te dispense pas de localiser le problème avant d'aller lire le code. Mais si tu n'as pas le code, et que tu as deux logiciels aux résultats divergents, comment tu décides lequel a un bug ? Si c'est un calcul de moyenne, c'est facile, mais si c'est un calcul difficile ? Tu écris un mail aux deux éditeurs, en leur demandant gentilment de vérifier ? Ça suppose 1) d'être patient, et 2) d'être client des éditeurs, parce que si l'erreur est dans le code de ton concurrent, tu n'as pas forcément une licence de ce qu'il utilise.

                    • [^] # Re: Moral bas

                      Posté par . Évalué à 1.

                      'Mais si tu n'as pas le code, et que tu as deux logiciels aux résultats divergents, comment tu décides lequel a un bug '
                      Pas en lisant le code source...mais en calculant le resultat final de maniere 'sure' a la mano si il le faut. Parce que si deux logiciels de calculs ont un resultat different, ben le probleme c'est pas de decider 'lequel a un bug'. (parce que figure toi que les deux pourraient tres bien etre bugges, voir aucun des deux mais que l'un utilise une methode differente qui va tomber sur un bug processeur)
                      Bref le probleme est bien de savoir quel est le bon resultat tout court....Et la c'est toujours pas le code source qui t'aide.

                      • [^] # Re: Moral bas

                        Posté par . Évalué à 2.

                        Pas en lisant le code source...mais en calculant le resultat final de maniere 'sure' a la mano si il le faut.

                        Dans de nombreux cas de calculs complexes, je ne passerai au calcul manuel qu'après une lecture du code. Ça m'est encore arrivé récemment: en utilisant du code externe pour calculer une RMSD entre deux ensembles de points, je n'obtenais pas toujours des résultats cohérents. Regarder le code source m'a permis assez rapidement de trouver (et contourner) le problème. Faire le calcul à la main m'aurait pris des heures, parce que je ne maitrise pas l'algorithme de calcul assez bien pour le faire moi-même.

                        À l'opposée, certains concurrents de ce que je fais mettent à disposition leurs logiciels, qui sont des boîtes noires assorties d'une vague description du fonctionnement. Si j'essaye de refaire leurs calculs, je ne tombe pas en général sur le même résultat qu'eux, mais je n'ai aucun moyen de savoir précisément comment fonctionnent ces logiciels parce que c'est secret. Je n'ai aucune envie de faire du reverse engineering sur un truc aussi compliqué, ils aurait dû donner leur code, point.

                        • [^] # Re: Moral bas

                          Posté par . Évalué à 1.

                          'Ça m'est encore arrivé récemment: en utilisant du code externe pour calculer une RMSD entre deux ensembles de points, je n'obtenais pas toujours des résultats cohérents. Regarder le code source m'a permis assez rapidement de trouver (et contourner) le problème.'
                          Parce que tu t'es apercu du probleme, et la encore ce n'est pas le source du code qui t'as aide a trouver le probleme :)
                          Le sujet de la conversation est 'la validite du resultat scientifique utilisant des boites noires'
                          Pas 'que faire en case de probleme dans le source d'un code'...

                          • [^] # Re: Moral bas

                            Posté par . Évalué à 1.

                            Parce que tu t'es apercu du probleme, et la encore ce n'est pas le source du code qui t'as aide a trouver le probleme

                            Oui, je me suis aperçu du problème parce que j'ai pris la précaution de tester ma bibliothèque avant de m'en servir, ce qui n'est déjà malheureusement pas systématique (on parlait plus haut de la confiance aveugle que certains ont en leurs logiciels). Un scientifique qui ne s'aperçoit pas d'un problème peut publier un résultat faux. Si le calcul est complexe et que tu n'as pas le code source, il est très difficile de vérifier le résultat publié (c'était la deuxième moitié de mon message). Si tu essayes d'obtenir le même résultat et que tu n'y parviens pas, ça peut être dû à plein de choses:
                            - tu n'as pas utilisé les mêmes paramètres par défaut
                            - tu n'as pas recodé le calcul exactement de la même manière
                            - le résultat publié est faux

                            La hantise du scientifique est (ou devrait être) le résultat non reproductible. Un résultat publié sans donner le détail des boîtes noires a des chances de ne pas être reproductible sans utiliser les mêmes boîtes noires, sans pour autant être forcément faux. D'un autre côté, il n'est pas facile de dire publiquement "ce résultat est faux" si tu n'as pas pu vérifier le calcul qui a été fait. Je n'ai aucun doute que, parfois, le code source est gardé secret justement pour qu'il ne soit pas trop difficile de contester les résultats publiés.

                            • [^] # Re: Moral bas

                              Posté par . Évalué à 1.

                              'Un résultat publié sans donner le détail des boîtes noires a des chances de ne pas être reproductible sans utiliser les mêmes boîtes noires,'
                              Il n'y a justement aucun interet a reproduire un resultat de calcul dans les memes conditions. Parce que bon on se doute bien que dans les memes conditions avec les memes parametres d'entree et les memes logiciels, ben la machine va donner le meme resultat hein...

                              'La hantise du scientifique est (ou devrait être) le résultat non reproductible.'
                              Dans le cadre de calcul fait par ordinateur sa hantise decrait etre de porter le moindre interet au logiciel pour y arriver, etant donne que n'importe lequel de ceux ci doit donner le meme resultat...

                              'D'un autre côté, il n'est pas facile de dire publiquement "ce résultat est faux" si tu n'as pas pu vérifier le calcul qui a été fait.'
                              Si c'est extremement facile:tu fais le calcul,tu n'as pas le meme resultat, tu cherches a savoir si ton propre calcul est bon ou pas...t'en as strictement rien a foutre de comment le calcul de l'autre a ete fait, ce qui compte c'est que le calcul soit bon ou pas.

                              Tu cherches a lier deux domaines qui n'ont pas grand chose a voir: le protocole scientifique qui conduit a une observation, et un calcul mathematique qui donnera toujours le meme resultat si il est fait a la main.
                              Dans le premier cas, le protocole est necessaire pour reussir a reproduire le resultat, dans le deuxieme il est inutile puisque le 'bon' resultat ne depend absolument pas du protocole justement.

                              Les sources c'est bien pour corriger un bug, mais pour le reste ce que tu sors est vraiment tirer par les cheveux.

                              • [^] # Re: Moral bas

                                Posté par . Évalué à 3.

                                Il n'y a justement aucun interet a reproduire un resultat de calcul dans les memes conditions.

                                Ça sert, au minimum, à montrer qu'il n'y a pas eu de fraude ou erreur d'analyse.
                                Ensuite, ça sert également à vérifier qu'on a bien les bons réglages et paramètres (qui ne sont pas toujours parfaitement spécifiés), ou qu'on a bien refait la manipulation.

                                Tu cherches a lier deux domaines qui n'ont pas grand chose a voir: le protocole scientifique qui conduit a une observation, et un calcul mathematique qui donnera toujours le meme resultat si il est fait a la main.

                                C'est une vision très idéalisée des choses, dans laquelle l'observation ne comporte aucun calcul, et le calcul ne comporte aucun aléa. Effectivement, il ne sert pas à grand chose de savoir si une moyenne a été calculée avec R ou Octave, mais dès que les données publiées ont subi un traitement, il faut savoir comment se traitement a été fait.

                                Bon, je ne vais pas essayer de te convaincre plus longtemps, je sens qu'on commence à tourner en rond, et ce doit probablement être parce que nous ne travaillons pas sur le même genre de choses. Dans mon domaine, on regarde les logiciels livrés sans code source d'un oeil très circonspect, surtout s'ils annoncent de très bons résultats.

                              • [^] # Re: Moral bas

                                Posté par . Évalué à 4.

                                C'est complétement faux lorsque l'on parle du calcul numérique.
                                Exemple, pour résoudre de manière numérique une équation différentielle on peut utiliser des schémas implicites, explicite, d'ordre 1,2 … Le pas de calcul joue aussi un rôle très important.
                                Bref si tu utilises une boite noire solveEquDiff, personne ne pourra obtenir les mêmes résultats que toi! Donc avoir accès au code sources permet de vérifier les calculs et de savoir quel algo utilise solveEquDiff.

                                • [^] # Re: Moral bas

                                  Posté par . Évalué à 0.

                                  Si, on devrait pouvoir changer l’algo. de résolution et obtenir le même résultat. C’est pour ça que le code source n’est pas intéressant. La reproduction d’une expérience numérique, ce n’est pas juste reprendre le même code, et retrouver le même résultat. Ça peut avoir son intérêt, mais ce n’est pas reproduire une expérience. Le résultat numérique est bien plus solide s’il est obtenu à travers des algo. et des paramètres différents et que tout converge vers le même résultat.

                  • [^] # Re: Moral bas

                    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                    Ensuite en DERNIER lieu , aller voir le code source (ou transmettre a l'editeur...ce qui revient au meme)

                    je serais assez d'accord, mais pas du tout sur la conclusion.

                    Mais avoir le code source sert surtout a corriger le bug, pas a le trouver.

                    justement pour la possibilité de corriger, sans attendre les bons vouloirs de l'éditeur ; cela peut tout changer et permettre de capitaliser en travaillant upstream aussi, s'il y a le temps et selon l'intérêt.

                    • [^] # Re: Moral bas

                      Posté par . Évalué à 1.

                      Je suis d'accord sur 'attendre le bon vouloir de l'editeur' mais pour moi il est equivalent a 'attendre le bon vouloir des contributeur' tout ca est plus une question d'argent/temps que de la licence.

                      Mais le sujet de la conversation etait sur la 'validite' des resultats scientifique dont on ne connait pas le fonctionnement des logiciels.
                      Je dirais qu'en fait meme on s'en fout, plus le resultat est reproductible sans connaitre la methode de calcul, plus il est valide.

      • [^] # Re: Moral bas

        Posté par . Évalué à 2.

        L'informatique est un outil, pas une fin en soit, que ce soit libre ou ferme ne change strictement rien a ce qu'on y enseigne pour la bonne raison que ce qu'on l'on y enseigne c'est essentiellement de la theorie.

        Tu peux par exemple compiler du C sous windows ou linux un unix ferme, tu peux faire du web sur toute les plateformes, etc.

        Justement, c'est possible parce que C et le Web sont basés sur des standards ouverts.

        Les pauvres gars aux quels on a appris à développer en Visual Basic 4.0 à l'époque où ça existait encore, se sont bien fait avoir. La connaissance pratique de la grammaire et du modèle objet du langage sont bons à jeter à la poubelle.
        Le C, quand à lui, tient toujours debout, après environ 40 ans d'histoire.

        • [^] # Re: Moral bas

          Posté par . Évalué à 2.

          'Justement, c'est possible parce que C et le Web sont basés sur des standards ouverts.'
          Standards, pas logiciel...grande difference.

          'Les pauvres gars aux quels on a appris à développer en Visual Basic 4.0 à l'époque où ça existait encore, se sont bien fait avoir. La connaissance pratique de la grammaire et du modèle objet du langage sont bons à jeter à la poubelle.
          Le C, quand à lui, tient toujours debout, après environ 40 ans d'histoire.'
          Mouais enfin celui qu ia appris le C pur sans librairie il est tout aussi perdu.

          L'informatique c'est comprendre ou et comment sont stockees les varibales les boucles etc.
          EN ecole d'inge meme generaliste mais pas haut niveau j'espere que les cursus se limitent pas a 'apprendre a coder en visual basic'

          En ecole j'ai fait de l'assembleur, du C/C++ du pascal du VB (sisi) et du Java. un peu de htmleu...

          A chaque fois c'etait pas pour 'apprendre a coder en machin truc juste pour apprendre a coder en machin truc' mais pour illustrer les concepts (le VB c'etait plus pour faire un tite appli access parce que c'est quand meem bien foutu pour faire une base rapidement) l'assembleur pour comprendre coment ca marche en bas niveau (le pascal vraimenet ou totu dbut pour ceux qui n'avait jamais fait de prog), le C/C++ pour la base des pointeurs et le systeme, le JAVA pour un langage Objet a garbage collector...

          Et la que tu utilises Eclipse, Visual Studio, VI ou Emacs le code est le meme. Meme si le compilo est pas libre tu t'en fous, c'est TON code qui compte.

  • # Scilab ?

    Posté par . Évalué à 2.

    Pas un mot sur Scilab ? Quand j'étudiais au lycée Henri Brisson de Vierzon mon professeur de maths ne jugeait que par lui.

    • [^] # Re: Scilab ?

      Posté par . Évalué à 3.

      il jugeait qui ? ses élèves ?

      • [^] # Re: Scilab ?

        Posté par . Évalué à 1.

        Désolé mais je pense que tous le monde a compris que le bon verbe est "jurer" est non "juger".

    • [^] # Re: Scilab ?

      Posté par . Évalué à 4.

      Pour ma part on a toujours utilisé MATLAB malgré quelques tentatives sous Scilab et/ou Octave. Principalement pour des raisons d'habitudes (et car l'école avait déjà les licences Matlab). Je me souviens avoir fait mes TPs à la maison sous Octave quand c'était techniquement possible car je ne voulais pas installer Matlab (j'aurais pu me connecter sur les ordinateurs de l'école via NX Client si j'avais vraiment voulu utiliser MATLAB légalement).

      • [^] # Re: Scilab ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        J'ai essayé de faire le plus possible de TPs avec Octave mais certains énoncés nécessitaient l'utilisation de fonctions présentes uniquement dans Matlab, dans ce cas j'ai lâchement abandonné Octave.
        Enfin Matlab a quand même l'avantage de tourner sous Linux.

        • [^] # Re: Scilab ?

          Posté par . Évalué à 2.

          Scilab est aussi multiplateforme.

        • [^] # Re: Scilab ?

          Posté par . Évalué à 1.

          Mais c'est vrai qu'on est obligé d'installer Matlab si on le lier à certains logiciels (comme en CAO/DAO).

  • # Pour ce retour d'expérience

    Posté par . Évalué à 2.

    voilà, voilà !
    Je trouve cet article excellent. Pour une fois c'est réellement du concret. Tout est bien décris, y compris les pierres d'achoppement.
    Pour ma part, ayant travaillé ces trois et demie dernières années dans une école de plus de 1000 élèves sur trois campus et migré passablement de postes (environ 80) sous Linux, la honte me monte au front de ne pas avoir fait un article sur linuxfr.

    Cet article est très instructif et représente, à mon sens, parfaitement le monde réel. C'est loin d'être simple malgré les grandes qualités du logiciel libre.

    Bravo pour ce retour d'expérience très instructif et qui fait avancer le puck.

    Pierrot

  • # Xmind

    Posté par . Évalué à 2.

    J'ai essayé Freemind et Vym.

    J'ai trouvé Xmind plus pratique que l'un ou l'autre, et avec un rendu nettement plus joli aussi.
    Son seul "inconvénient" est que certaines fonctions d'exports sont livrées uniquement avec une version payante, et l'export HTML lui-même ne permet pas d'aller mettre des liens dans les cases (je trouve qu'une carte, ça permet d'avoir le menu de navigation et le "sitemap" en page d'accueil en même temps tout en étant ergonomique et joli, voilà!).

    • [^] # Re: Xmind

      Posté par . Évalué à 1.

      Ça avait l'air bien, et puis j'ai fouillé un peu pour connaitre le prix. C'est 40€ par an. Diantre. Bon, c'est open-source, alors je suppose avec un peu de boulot on peut récupérer ses données sans avoir à payer un abonnement pour pouvoir exporter, mais tout de même, je trouve ce business model surprenant.

      • [^] # Re: Xmind

        Posté par . Évalué à 2.

        Ça peut s'expliquer: les acheteurs entreprise ne vont sans doute pas se faire chier à fouiner le code et quand on a l'habitude de payer des centaines d'€ pour une licence bureautique, c'est quoi 40€?

        • [^] # Re: Xmind

          Posté par . Évalué à 1.

          C'est pas les 40€ qui me choquent, c'est le fait que ce soit un abonnement et pas un achat. Ça veut dire que si je paye pour un an, j'ai intérêt à tout exporter vers FreeMind avant la fin de l'année, sinon je vais devoir re-payer si je veux le faire plus tard. Tu imagines si pour enregistrer en RTF dans Word il fallait payer tous les ans ?

          • [^] # Re: Xmind

            Posté par . Évalué à 3.

            Je crois qu'il y a un truc que t'as pas suivi: la version de base est gratuite. La différence avec la version pro offre des fonctionnalités supplémentaires, mais tes documents ne seront pas perdus.
            (Enfin, j'ai pas vérifié, je n'ai jamais eu besoin de la version pro!)

            Xmind est disponible dans le dépôt Debian (et d'autres? suis pas allé voir), et je n'ai rien payé (ou alors les dépôts Debian, c'est plus ce que c'était)

            • [^] # Re: Xmind

              Posté par . Évalué à 2.

              Les documents ne sont pas perdus, mais les fonctions d'export, si (d'après le site de Xmind). D'où mon analogie sur le fait d'exporter en RTF depuis Word. Je sens que ça va dériver en "ouh le vilain, il ne veut pas payer pour ses logiciels". Ça ne me dérange pas de payer pour un logiciel, mais ça me dérange que certaines de ses fonctionnalités disparaissent au bout d'un moment.

              • [^] # Re: Xmind

                Posté par . Évalué à 2.

                J'ai lu trop vite. Au temps pour moi.

                Et non, pas du tout, c'est du Libre, on peut contribuer de la façon qu'on le souhaite, ou on peut ne pas contribuer du tout, rien n'est forcé!

                Comme je l'ai dit, je m'en sers très modérément et je n'ai pas besoin des fonctions pro, donc je n'achète pas non plus la licence pro, et je n'ai aucune honte.

                En échange, je viens de leur faire un peu de pub gratos ;)

  • # PMB ? Koha ?

    Posté par . Évalué à 2.

    Est-ce que vous connaissez des CDI qui ont installé PMB ou Koha à la place de BCDI ?

    • [^] # Re: PMB ? Koha ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Ce n'est pas une école d'ingénieur, mais dans mon expérience personnelle j'ai vu la bibliothèque du séminaire de la Castille (Toulon) passer sous koha (il n'y avait rien avant) grâce à BibLibre qui fait du bon boulot dans le sud.

      ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

    • [^] # Re: PMB ? Koha ?

      Posté par . Évalué à 2.

      Je ne connais pas BCDI, mais vu son nom, il doit être ciblé sur les CDI et donc probablement plus simple que les concurrents que tu cites.
      PMB (Pour Ma Bibliothèque) est un logiciel libre mais piloté par une boîte française qui le garde jalousement captif (je me base sur une expérience d'AO complétée par des infos de seconde main). Personnellement, je suis plutôt réticent, mais je n'ai pas suivi son évolution récente.
      Koha est très puissant, mais très complexe, tant dans son installation que son fonctionnement au quotidien (et je ne parle pas de son code !). Je n'en connais que des instances en université (Lyon, Grenoble, etc), et je doute franchement qu'un CDI ait les moyens de s'investir dedans. A son crédit, Koha dispose d'une vraie communauté d'utilisateurs et de développeurs, en France et à l'international.

      • [^] # Re: PMB ? Koha ?

        Posté par . Évalué à 2.

        PMB est tout a fait installable/utilisable... c'est ce que j'ai fait dans notre petit centre de doc.
        Il convient à notre usage et peut même faire plus.
        Les liens avec la société éditrice ne sont pas obligatoires et j'ai même toujours eu un soutien quand j'en ai eu besoin.

  • # Ils ne sont pas libristes, mais...

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    [...] ils ont tous entendu parler du libre [...]

    Et ils t'imposent les formats fermés MS Office ?

    • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

      Posté par . Évalué à 4.

      Oui car pour eux il n'y avait que la suite office qui compte car le bandeau c'est trop bien. Même si après un stage où on s'est retrouvé à utiliser office 2003 là il y en a un qui m'a avoué que les menus c'est mieux.

      Tu sais, il y a beaucoup de gens qui disent c'est gratuit donc c'est moins bien (même s'ils utilisent firefox, vlc …). En plus il y a le côté je pirate la dernière version de word, photoshop et je n'utilise que 0,1% des capacités, mais je suis un pirate. Les pros utilisent photoshop donc c'est le meilleur logiciel et si je l'utilise je suis un pros …

      En plus, comme j'étais le seul dans le groupe à faire chier, je faisais mon boulot sous openoffice et je leur envoyé en .doc.

      Après, il y avait différente compréhension suivant mon degrés d'amitié. Pour certain c'était du bullshit, et pour d'autres ils comprenaient les enjeux de la liberté. Par exemple, parmi mes amis proches, il n'y en a pas un seul qui a facebook et ils comprennent tous les dangers que ça représente pour la vie privée. Mais franchement, pour office il y a très peu de point technique pouvant touché les étudiants au point d'utiliser un logiciel qui leurs semblent moins bien. Format standard, pérennité des données, les 4 libertés, ils s'en foutent pour un TP. Moi je considère qu'il y a beaucoup de choses très bien dans openoffice/libreoffice comme la personnalisation du menu (contenu et position des barres de raccourcis), l'export en pdf, l'export en fichier hybride (pdf, ods), la numérotation des titres qui ne foirent pas, la possibilité d'utiliser le classeur dans word est mieux géré… Mais bon, ça n'a pas suffi.

      Ce qui est important, amha, c'est que si on leur parlent du libre, standard ouvert, format fermé, ils connaissent les enjeux. Après, c'est leurs choix.

      • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Je ne suis pas sûr de tout bien saisir...le problème n'est pas "LibreOffice (ou autre suite bureautique utilisant des formats ouverts) est meilleure que MS Office", le problème concerne les formats.

        S'ils sont conscients des problèmes concernant les formats, s'ils ont entendu parler des quatre libertés, ils savent que t'envoyer un .docx, c'est comme te parler dans une langue que tu ne comprends pas, et que tu ne peux comprendre qu'avec un dictionnaire dont l'obtention t'impose d'abandonner des libertés essentielles.

        Je veux dire...ce truc-là est la base de toute communication en société, il n'y a même pas besoin d'être sensibilisé au libre pour comprendre ça... Que des gens soient assez fous, inconscients ou ignorants pour abandonner leur propre liberté, c'est une chose que je peux concevoir, mais qu'ils soient prêt à imposer à autrui un tel choix, j'ai du mal à le comprendre. Surtout s'il s'agit d'individus qui ont déjà entendu parler du libre.

        • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

          Posté par . Évalué à 3.

          le problème n'est pas "LibreOffice (ou autre suite bureautique utilisant des formats ouverts) est meilleure que MS Office", le problème concerne les formats.

          Pour eux, l'informatique est un outil aux même titre qu'un tournevis et des vis. Imagines que tu montes des meubles et ça fait 10 ans que tu utilises des vis avec un pas de vis à droite (comme toutes les vis françaises) et qu'un beau jour tu travailles avec un anglais qui te dit que lui sa religion lui oblige à utiliser des vis avec un pas à gauche. Tu l'aimes bien, mais tu ne peux pas réaliser un meuble avec la moitié des vis avec un pas à droite et l'autre avec des vis à gauche !

          Pour mes amis, ods=openoffice=null alors que docx=MS office= très bien. Leurs choix est très vite fait. Donc après, je faisais mes rapports en ods et je les convertissais en .doc pour leur envoyer. En échange je demandais un .pdf. C'était la solution, pas la meilleur mais bon.

          j'ai du mal à le comprendre. Surtout s'il s'agit d'individus qui ont déjà entendu parler du libre.

          Combien de libriste ont facebook ou twitter qui te demandent tous les deux de s'inscrire à leurs services propriétaires ? Ils obligent aussi tous ceux qu'ils veulent les écouter, voir les photos à s'inscrire.

          • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Pour eux, l'informatique est un outil aux même titre qu'un tournevis et des vis. Imagines que tu montes des meubles et ça fait 10 ans que tu utilises des vis avec un pas de vis à droite (comme toutes les vis françaises) et qu'un beau jour tu travailles avec un anglais qui te dit que lui sa religion lui oblige à utiliser des vis avec un pas à gauche. Tu l'aimes bien, mais tu ne peux pas réaliser un meuble avec la moitié des vis avec un pas à droite et l'autre avec des vis à gauche !

            C'est marrant que tu parles des vis, parce que ça me fait penser à une histoire récente : celle d'Apple qui a décidé un beau jour de remplacer toutes les vis conventionnelles (cruciformes, si je ne m'abuse) de ses iTrucs par des vis Apple® (dont l'encoche est en forme de trèfle), nécessitant des tournevis Apple® vendus uniquement aux gens de chez Apple®.

            Ton exemple n'est pas très bon IMHO, parce que le sens du pas de vis, s'il peut certes engendrer des problèmes de compatibilité dans certains cas précis, ne pose pas de problème d'interopérabilité : c'est un format ouvert. Alors que dans le cas des vis Apple, le format n'est pas ouvert : il requiert un tournevis spécial, dont l'utilisation est soumise à la volonté d'Apple.

            Pour mes amis, ods=openoffice=null alors que docx=MS office= très bien.

            Ça, ça montre qu'ils ne comprennent pas le problème des formats.

            DOCX=MSOffice, ok. Mais ODS=n'importe quel logiciel qui supporte l'ODS, que ce soit Gnome-Office, KOffice, OpenOffice et ses forks libres et propriétaires.

            Même les dernières versions de MSOffice supportent l'ODS il me semble, et très mal d'après ce que j'ai entendu dire. D'ailleurs quand on se focalise uniquement sur la capacité du logiciel à lire et écrire des données proprement dans un format lisible, on peut conclure très vite que MSOffice=très nul.

            Combien de libriste ont facebook ou twitter qui te demandent tous les deux de s'inscrire à leurs services propriétaires ?

            Je n'en connais pas. Je connais quelques libristes qui sont sur Twitter, mais leurs twitts sont accessibles dans un format ouvert à toute personne munie d'un navigateur web...

            • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

              Posté par . Évalué à 1.

              Concernant le docx/ods tant que la majorité des grosses sociétés de se monde restera sous le couple Windows XP/MS Office 95/97, ces formats ne prendront pas. Et ce n'est pas les dernières frasques OpenOffice/LibreOffice et aussi version FireFox qui feront pencher la balance coté libre.
              Pour la plupart des clients Microsoft est le meilleurs ennemie mais leurs solutions sont supportés beaucoup plus longtemps que les solutions libres. Et les formats bien que propriétaires sont à mon sens moins risqué que leur équivalent libre.

              C'est simple je suis prêt à parier n'importe quoi que Microsoft Office existera sous une forme ou une autre dans 20 ans. Je ne peux pas en dire autant d'OpenOffice.

              • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Concernant le docx/ods tant que la majorité des grosses sociétés de se monde restera sous le couple Windows XP/MS Office 95/97, ces formats ne prendront pas. Et ce n'est pas les dernières frasques OpenOffice/LibreOffice et aussi version FireFox qui feront pencher la balance coté libre.

                Tu as une vision globale des choses. Je pense qu'il faut se focaliser sur la liberté de l'individu.

                Peu importe que ce soient des formats fermés qui s'imposent dans le monde de l'entreprise. L'essentiel est qu'on ne me les impose pas à moi.

                Quand le Bidochon moyen m'envoie un .docx, je lui dis clairement de m'envoyer un truc dans un format ouvert, ou d'aller se faire voir. Alors du point de vue du Bidochon, je suis certainement un connard amer borné, mais d'un point de vue extérieur, des individus bornés il y en a deux : un qui ne veut pas utiliser le .docx et un qui ne veut pas utiliser le .odt.

                Pour l'utilisateur averti, la différence sera plus subtile : il y a celui qui ne veut pas et ne peut pas utiliser le .docx (et: Non, je ne veux pas installer ta version crackée de MSOffice proposée si gentiment : pas de saletés sur ma machine.) pour des questions de liberté, et celui qui ne veut pas utiliser le .odt (ou n'importe quel autre format ouvert : le RTF, le HTML, ça existe aussi, hein...) pour des questions de confort.

                C'est simple je suis prêt à parier n'importe quoi que Microsoft Office existera sous une forme ou une autre dans 20 ans. Je ne peux pas en dire autant d'OpenOffice.

                Peut-être. Mais ce n'est pas du logiciel qu'on parle, mais du format. Je parierais bien de la même façon que dans 20 ans, même si OpenOffice/Libreoffice disparaît, on pourra toujours trouver un programme qui lit le .odt que j'ai généré aujourd'hui. Je ne ferais pas un pari aussi audacieux sur MS Office. Imaginons qu'il existe toujours dans 20 ans, qui te dit qu'il ne coûtera pas dix fois plus cher ?

                • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

                  Posté par . Évalué à -3.

                  Concernant les versions crackés de MS Office je ne sais pas ce qu'il en ai actuellement, j'ai uniquement un PC pro donc licences fournies par la boite et un Mac avec Symphony.

                  Peut-être. Mais ce n'est pas du logiciel qu'on parle, mais du format. Je parierais bien de la même façon que dans 20 ans, même si OpenOffice/Libreoffice disparaît, on pourra toujours trouver un programme qui lit le .odt que j'ai généré aujourd'hui. Je ne ferais pas un pari aussi audacieux sur MS Office. Imaginons qu'il existe toujours dans 20 ans, qui te dit qu'il ne coûtera pas dix fois plus cher ?

                  Visiblement le docx est standardisé, je ne sais pas ce que la norme vaut, probablement pas grand chose comme toutes les normes qui ne sont supporté que par une seule société.

                  Concernant le prix : c'est simple, le marché me l'assure, justement cette concurrence avec des suites bureautiques tiers fait que cela met la pression à l'editeur pour revoir sa politique tarifaire.

                  Exemple : changement unilatérale des licences oracle, oracle est revenu dessus ou bout de 3 mois. Idem pour les couts de maintenance SAP qui avaient bien augementés. Et je suis certain que les exemples sont légions.

                  • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

                    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                    Visiblement le docx est standardisé, je ne sais pas ce que la norme vaut, probablement pas grand chose comme toutes les normes qui ne sont supporté que par une seule société.

                    Encore une fois tu vois les choses d'un point de vue global, très focalisé sur les entreprises.

                    Déjà ce n'est pas vraiment le docx qui est standardisé, c'est l'OOXML, donc certaines versions du docx qui ne sont pas (encore ?) utilisées par MS Office.

                    Ce standard ne vaut pas grand chose effectivement, d'une part parce que la notion de "format ouvert" chez l'ISO est toute relative, d'autre part parce que sur le plan des libertés usuellement apportées par un format ouvert, on est très loin du compte. Il y a des points flous en ce qui concerne les extensions proprios du format, les brevets, les marques, la documentation trop complexe, etc. L'impartialité de l'ISO dans cette histoire est également fortement mise en doute.

                    Il paraît que Microsoft ne croit plus au OOXML. Je ne sais même pas si on le verra un jour dans MS Office.

                    Dans la même veine, on pourrait dire que le .doc est ouvert, simplement parce que MS Office s'est amusé à publier les specs du .doc une fois que celui-ci a été complètement reverse-egineeré par les gars d'OOo et que les consommateurs l'avaient déjà abandonné pour le .docx. On s'est alors rendu compte que les specs d'OpenOffice et celles de Microsoft n'étaient pas tout à fait les mêmes.

                    Concernant le prix : c'est simple, le marché me l'assure, justement cette concurrence avec des suites bureautiques tiers fait que cela met la pression à l'editeur pour revoir sa politique tarifaire.

                    O_o

                    Rassure-moi, tu n'étais pas sérieux ?

                    Une copie de MS Office coûte plus de 150 $ et est utilisé par plus de 80% des gens alors qu'il existe des dizaines de concurrents gratuits sur le marché.

                    Les théories d'Adam Smith sur le marché qui s'auto-régule, ça dit en gros que les produits qui vont s'imposer seront ceux qui proposeront la meilleure qualité au meilleur prix, parce que les consommateurs sont intelligents et savent choisir leurs produits.

                    Si les consommateurs sont bêtes, fanboys, conditionnés, abrutis et formatés par la pressions sociale, la pub et les médias centralisés de masse, tout s'écroule. Tu peux leur vendre de la merde très cher, ils en redemanderont.

                    Ça explique que 'toshop coûte les yeux de la tête, qu'une grande majorité de gens se bousillent la santé avec du MacDo, payent très cher du toc qui brille, et utilisent du Microsoft et du Apple au lieu d'un vrai OS gratuit qui fonctionne bien.

                    De nos jours, la grande main invisible ne sert plus qu'à retourner Adam Smith dans sa tombe.

                    • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

                      Posté par . Évalué à 1.

                      Oui je regarde au niveau global et au niveau des entreprises/organisation car c'est bien elles qui produisent le plus grand nombre de documents et qui utilisent certainement aussi le plus grand nombre de licences.

                      • Une copie de MS Office coûte plus de 150 $ et est utilisé par plus de 80% des gens alors qu'il existe des dizaines de concurrents gratuits sur le marché.

                      150$ ce n'est pas spécialement donné, mais pas spécialement cher non plus.

                      • Ça explique que 'toshop coûte les yeux de la tête, qu'une grande majorité de gens se bousillent la santé avec du MacDo, payent très cher du toc qui brille, et utilisent du Microsoft et du Apple au lieu d'un vrai OS gratuit qui fonctionne bien.

                      De ce que j'ai vu photoshop coûte environ 1000€ pour un soft pro je trouve cela plus que raisonnable.

                      MS Windows coute effectivement trop cher pour ce que c'est
                      Quand à MacOS X déjà il est en partie libre grâce à Darwin après la dernière version coute un peu moins de 24€ soit moitier moins que la plupart des distributions Linux payantes.

                      Je ne suis ni formaté par Microsoft, ni par Apple, Redhat, Google ou qui que ce soit je constate juste.

                      Tout comme dans la majorité des grandes entreprises de la place parisienne sur le desktop tu n'as que du Windows XP, défois un peu de 7.
                      Au niveau OS Serveur, je n'ai vu que par ordre décroissant du Windows Serveur (de plus en plus en fait), de l'AIX, du Solaris, un tout petit peu d'HP UX, et Linux quand il est présent est cantonné a certains systèmes exotiques ou bac à sable.
                      Notamment parce que quoi qu'on veuille par exemple chez nous le matériel le plus récent nécessité AIX, le support Linux vient plus tard. Ensuite chez les éditeurs de logiciels malheureusement le support Linux est faiblichont, et comme peu de clients utilisent Linux il y a plus souvent des bugs sournois et le support est plus long. Attention je n'ai pas dit que les autres OS sont meilleurs, mais qu'ils sont plus utilisé et mieux "maitrisé" par clients et éditeurs (notamment car la plupart des gros éditeurs on leur propre OS).

                      • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

                        Posté par . Évalué à 1.

                        Je rajouterais que pour les middleware c'est exactement la même chose, les grand éditeurs savent très bien "refourguer" ce que personne ne veut en le rendant obligatoire pour les solutions cibles : exemple les produits SAP ne fonctionnent que sur les middlewares SAP, idem pour Oracle, idem pour Microsoft.

              • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

                Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                C'est simple je suis prêt à parier n'importe quoi que Microsoft Office existera sous une forme ou une autre dans 20 ans.

                Ça ne veut pas dire qu'il pourra encore lire correctement les formats utilisé aujourd'hui.

                « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

            • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

              Posté par . Évalué à 2.

              Ton exemple n'est pas très bon IMHO

              Comme toutes comparaisons. Après, si les vis d'apple te parlent plus tant mieux :)

              Ça, ça montre qu'ils ne comprennent pas le problème des formats.

              En fait, c'est un équilibre. D'un côté ils comprennent le pb, mais en même temps, pour écrire un tp dont la durée de vie utile est de 1 ans, ils vont pas se compliquer la vie pour ça.

              DOCX=MSOffice, ok. Mais ODS=n'importe quel logiciel qui supporte l'ODS, que ce soit Gnome-Office, KOffice, OpenOffice et ses forks libres et propriétaires.

              Ok et tu en connais beaucoup que l'on peut comparer en termes de fonctionnalités à ms et utiliser facilement sous Windows ?

              Même les dernières versions de MSOffice supportent l'ODS il me semble, et très mal d'après ce que j'ai entendu dire.

              Mon dernier test remonte à deux ans, mais c'était pratiquement inutilisable.

              D'ailleurs quand on se focalise uniquement sur la capacité du logiciel à lire et écrire des données proprement dans un format lisible, on peut conclure très vite que MSOffice=très nul.

              Oui, maintenant, quand on se focalise à la production d'un document à plusieurs, rapidement et qu'on ne jure que par MS Office (j'y peux rien moi) on peut conclure très vite que Openoffice=nul.

              mais leurs twitts sont accessibles dans un format ouvert à toute personne munie d'un navigateur web...

              Sans s'inscrire ? Ça m’intéresse, car je n'ai aucune envie de m'inscrire à un site pour accéder au contenu.

              • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Comme toutes comparaisons. Après, si les vis d'apple te parlent plus tant mieux :)

                C'était juste pour dire que si tu me demandes de monter un meuble je rejoins tes propos. Si tu me demandes de réparer un iPhone, par contre, non.

                Ok et tu en connais beaucoup que l'on peut comparer en termes de fonctionnalités à ms et utiliser facilement sous Windows ?

                Je n'y connais rien en suites bureautiques. Et encore moins sous Windows. Quant à MS Office, ça fait des années que je n'en ai pas vu la couleur. Je ne saurais donc juger ces suites sur le plan qualitatif.

                Mais je me souviens avoir rédigé des rapports de TP avec Abiword, pourtant bien pauvre en fonctionnalités, ainsi qu'avec un OpenOffice qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à MS Office.

                Mon dernier test remonte à deux ans, mais c'était pratiquement inutilisable.

                Oui.

                Mais il y a d'autres formats ouverts bien reconnus par MS Office, non ? Le RTF, le HTML, ça donne quoi ?

                Oui, maintenant, quand on se focalise à la production d'un document à plusieurs, rapidement et qu'on ne jure que par MS Office (j'y peux rien moi) on peut conclure très vite que Openoffice=nul.

                Effectivement, quand on est plus ou moins dans l'urgence, on ne veut pas se prendre la tête dans des débats interminables (surtout si on est le plus ouvert d'esprit du groupe ;) ). Là le pragmatisme l'emporte.
                Mais c'est dommage, quand on a de bons arguments, de se faire marcher sur les pieds par des gens qui ont juste envie d'utiliser un bandeau...

                Sans s'inscrire ? Ça m’intéresse, car je n'ai aucune envie de m'inscrire à un site pour accéder au contenu.

                Ben, ce sont des pages web, tout ce qu'il y a de plus classique... Tiens, voilà la timeline d'un libriste qui n'est pas sur StatusNet :

                https://twitter.com/#!/bayartb

                Bon, d'accord, c'est bourré de code javascript proprio dégoûtant. Il y a une version plus propre ici :

                https://mobile.twitter.com/bayartb

      • [^] # Re: Ils ne sont pas libristes, mais...

        Posté par . Évalué à 1.

        Petite expérience personnel vis à vis de ces rubans :
        - J'utilise Microsoft Office depuis la version 4 (au début pour les TPs au collège), les années ont passés les version de Microsoft Office également
        - Puis je me suis retrouvé à utiliser staroffice, qui était lent, lourd, buggé, avec une interface totalement Windowsiènne sous Linux, mais bon j'étais sous Linux alors j'étais content.
        - Après je suis passé sous BeOS et Gobe Productive (BeOS est probablement l'OS le plus agréable qui m'ai été donné de voir), la suite était légère et efficace comme souvent sous BeOS.
        - Les années ont encore passés, boites de conseil SAP, donc retour sous Windows, Microsoft Office...
        - Puis dernièrement j'ai fait l'acquisition de MS Office 2007 avec ses fameux rubans, et je les trouves diablement efficace, j'ai l'impression de ne plus passer mon temps à chercher dans les menus, tout tombe sous le sens, alors que dans les menus je me perdais parfois.
        - Enfin ma boite (IBM), nous fait fortement la promotion en interne de sa suite bureautique Lotus Symphony. C'est basé sur du code d'OpenOffice, visiblement ils se sont engagés a donner en retour du code à apache pour OpenOffice. Est ce que cela contient aussi l'interface graphique qui est elle basée sur Eclipse : aucune idée. Toujours est il que cette suite bureautique utilise aussi la notion de rubans, mais en format vertical, ce qui me semble plus pratique pour nos écrans large. Mais je n'accroche pas je trouve l'implémentation de Microsoft plus "jolie", et plus "ergonomique".

        Bref Microsoft a et met de gros moyen sur leur Office et ça se sent.

  • # Tout le contraire de la fac

    Posté par . Évalué à 1.

    À bordeaux 1 le parc informatique dans sa quasi totalité est sous GNU/Linux (sauf quelques machines sous XP, pour les truc qui ne concernent pas les sciences)

    Tout les logiciels que l'on utilise sont des logiciels libres.

    Bon, après, c'est pas un modèle de vertu en la matière. Dans la fac elle même ya des pub pour Apple partout, d'après ce que j'ai compris, la fac a fourni les profs en ordinateurs mac portables. Et dans les profs, j'ai pas vu de libriste prosélytes, même si beaucoup ont parlé le l’intérêt des logiciels libres, et des formats ouverts. De l'importance du fait que les protocoles réseau le soient, etc.

    Et les étudiants, et bien, ils ont tout intérêt à avoir GNU/Linux installé sur un ordinateurs ou ils travailleront beaucoup plus difficilement. Sinon, là encore, beaucoup de Mac (souvent en dual boot).

    Pour cette question, j'ai du mal à faire la part des chose entre l’intérêt de l'entreprise X ou Y (disons plutôt A ou M), l’intérêt de l'école, l’intérêt des étudiants.

    Please do not feed the trolls

    • [^] # Re: Tout le contraire de la fac

      Posté par . Évalué à 2.

      • Pour cette question, j'ai du mal à faire la part des chose entre l’intérêt de l'entreprise X ou Y (disons plutôt A ou M), l’intérêt de l'école, l’intérêt des étudiants.

      • L’intérêt des étudiants : se former sur ce qu'ils vont trouver demain, ou un peu plus tard sur le monde du travail : en gros de l'Unix-Linux/Windows. MacOS étant plus un OS "gameboy", dans les entreprises cela doit être encore moins utilisé que Linux.

      • L'intérêt des profs : servir au mieux les intérêts des étudiants

      • L'intérêt des entreprises A, RH, M, ... : c'est de te verrouiller sur leur écosystème. Si tu connais un de leur produit et que tu en devient utilisateur averti/fervent défenseur dans le cas d'un future foisonnement commercial pour ces entreprises c'est toujours ça de gagné, et cela leur fera un petit plus par rapport aux autres. C'est entre autre pour ces points que M, A et autres font des programmes très intéressant pour tous les étudiants.

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