L'homme invisible... on peut penser que le thème est archi-connu, mais le film n'est pas du tout du réchauffé, loin de là.
Tout d'abord, les effets spéciaux sont époustouflants, mais contrairement à certaines daubes (Jurassic Park...?) le film ne repose pas dessus.
Il y a un vrai scénario, pour la 1ère fois, l'homme invisible n'est pas un naïf gentil.
Il s'agirait plutôt d'un mégalomane omnibulé par ses recherches, se prenant pour Dieu... un homme "réél" avec ses bons et -surtout- ses mauvais côtés, sa soif de pouvoir et ses désirs de vengeance.
En bref, un film qui donne à reflechir sur la nature humaine, car comme il le dit à un moment : «c'est dingue ce qu'on peut faire quand on n'a plus à se regarder dans une glace»
Une petite balade sur Mars, ca vous dit ?
Ce film d'aventures qui peut paraître classique, apporte quelques nouveautés malgré de vieux clichés. Comme d'habitude pour commencer, tout va de travers mais au final les héros s'en sortent. La force de l'amour sans doute. Toujours le même refrain les américains sont les meilleurs et les russes des rigolos. (Mouais à l'heure actuelle, je pense que l'ESA doit avoir la deuxième place mais bon)
On peut relever quelques inconsistances majeures dont:
- le fait de pouvoir envoyer un vaisseau habité et ne de pas savoir ce qui ce passe sur la dite planète de destination.
- avoir un détecteur de vie et mais pas d'appareils pour mesurer la composition de l'atmosphère
Cependant face à un futur pollué très probable, ils ont le mérite d'essayer de trouver des solutions plutôt que de nous montrer des extraterrestres. Ils ont donc envoyer des algues pour terraformer Mars.
Pour Noël, je commande un ordinateur comme eux (genre écran plat flexible format rouleau papyrus). Je veux aussi un robot transformable multi-fonctions (tout droit sorti d'un manga).
Enfin on s'amuse bien (la bande son est pas mal) et on se dit que les scientifiques et les industriels ont encore du pain sur la planche.
Ca y'est, un nouveau film a l'US va sortir sur les écrans: Antitrust va raconter les déboires d'un gentil développeur contre une méchante multinationale pleine de millions à ne plus savoir qu'en faire. Enfin un film pro logiciel libre =)
En tout cas, plus manichéencomme titre, y'a pas...
Note du modérateur: Je ne vois pas pourquoi ca serait pro Logiciel Libre, mais bon.
Un drame en N&B, une ambiance qui derange...
L'histoire: Un vieil homme qui n'arrive pas à se remettre de la mort de sa mère quand il était enfant attire des jeunes femmes et les tue pour ne garder qu'un élément de leur personne. Dans sa chambre, un rat l'observe.
Le film est sans paroles, mais l'intrigue est facile à suivre. On peut noter l'importance de la bande son: un fond sonore correspond a chaque personnage.
Réalisateurs: Christophe Ali et Nicolas Bonilauri.
Allez voir le site, il correspond bien au film.
Un film d'espionnage comme on les aime. Le réalisateur : Tony Scott, les acteurs : Robert Redford, Brad Pitt, etc. L'histoire : un agent de la CIA (B Pitt) se fait emprisonner en Chine et va etre éxecuté. Redford (à un jour de sa retraite) veut à tout prix le sortir de là, alors que tout le reste de la CIA veut le tuer ....
L'intrigue est très bien montée, même si ce n'est qu'à la fin que tout est dévoilé, c'est plutôt un film dans la lignée des livres de Tom Clancy, à mon avis un très bon film d'espionnage qui montre (sûrement) la réalité des services secrets US et de leurs nombreuses implications à l'etranger. (Pour info c'est le premier film sur le thème de la CIA qui est sorti aux USA après les attentats du 11 sept).
The Majestic
Voici un film qui est à l'affiche depuis quelques jours déjà. Et bien qu'il y a de super méga énormes productions qui sortent (le côté obscur de la force), je vous convie à aller voir ce film !
Du temps de la chasse aux sorcières, période peu glorieuse des Etats-Unis, un certain Peter Appleton, campé ici par un excellent Jim Carrey - qui n'est pas sans nous rappeler son rôle dans The Truman Show, cinéaste de son état, se voit
accusé d'un impardonable crime : le communisme !!! :-)
Des circonstances vont faire qu'à la suite d'un accident, il perdra la mémoire et se retrouvera dans un village où tous croient reconnaître en lui un dés héros de la guerre mondiale !
Sur cet énorme malentendu, le film peut alors vraiment commencer ! On y voit successivement les aspirations des personnes différentes : le besoin d'avoir un héros auquel toute une population s'identifie, le père qui retrouve son fils et
qui par là, reprend goût à la vie... Et bien entendu, dans tout cela, un amnésique qui essaie de s'accrocher à cette vie qu'on lui présente, pour se retrouver.
Magnifiquement joué par tous les acteurs, ce film est aussi un hommage au vieux cinéma (vous savez, celui d'avant le son ! :-) ).
A des moments du film, dans la glorification du (ou des) héros de la libération, on a peur de voir un film plein de chauvinisme et de patriotisme étatsunien comme Hollywood sait si bien en faire. Mais avec le recul, on se rend compte qu'il y a juste ce qu'il faut pour que le film nous communique une intense émotion qui n'a rien de licencieuse.
Et même si le film est dans cette lugubre ambiance de maccarthysme, il ne caricature pas le communisme (ce n'est pas le sujet du film).
J'ai beaucoup aimé ce film car il y est question de belles idées (la liberté de pensée), mais aussi de fortes émotions (ça n'est pas interdit, ça non plus !). Je vous invite vivement à le voir.
Au fait, j'allais oublier une chose vachement importante : La bande son est tout simplement somptueuse ! Des mélodies de jazz bluesy, à un boogie bastringue décoiffant, je pense que je vais me la procurer à la première Fnac que je croise ! :-)
Hésitant entre comédie et polar noir, Sexy Beast devrait ravir ceux qui ont aimé Snatch ou Face, deux de ses compatriotes britanniques.
Retraité -- ou plutôt retiré du "métier" -- en Espagne, Gal, un ancien gangster, goûte à une existence paisible entre sa femme, ex-star de porno, un couple d'amis, sa piscine et quelques indigènes. Hélas, son passé le rattrape quand Don Logan, un ancien "collègue", vient lui annoncer qui le veut pour un gros coup...
Don Logan est un personnage terrifiant, dont le seul nom suffit à glacer de terreur les quatre expatriés. Gal replongera-t-il ?
À noter l'impressionnante interprétation de Ben Kingsley en Don Logan -- très loin du personnage de Gandhi qui l'avait fait connaître il y a 20 ans. Un méchant réussi, dans le genre Brick Top (Snatch) ou Harry la hache (Arnaques, crimes et botanique).
À voir en VO absolument.
Pour ceux qui ne savent pas encore, le film d'animation le plus complexe mélangeant 3D 2D et « coups de crayon », Spirit l'étalon des plaines est dans nos salles de cinéma actuellement. Et dans le casting... Linux bien sûr !
Ce chez-d'oeuvre de Dreamworks vaut vraiment le coup d'oeil.
Note du modérateur : plus de détails techniques et des photos des machines dans les liens 2 et 3. Le dernier lien pointe vers une dépêche précédente sur le sujet.
Basé sur la célèbre BD américaine, Daredevil raconte l'histoire de Matt Murdock, un homme qui a perdu la vue dans un accident mais dont les autres sens (l'ouïe, le toucher, le goût et l'odorat) sont hyper-dévelopés Avocat le jour et super-héros la nuit, il décide de lutter contre le crime organisé de New York.
Marc Hollogne signe avec Marciel Hallucine sa troisième pièce de cinéma-théâtre.
Le principe : Un écran de projection (toile de cinéma) occupe la moitié gauche de la scène, sur lequel est projeté un film mêlé à la pièce. Les deux s'entrelacent joyeusement, laissant la possibilité aux acteurs et comédiens de "passer" de la scène à l'écran et de l'écran à la scène.
L'histoire : Marciel, bougon éternel, vit paisiblement à la campagne son rêve éveillé : la conquête de sa noble dame, éclairée aux chandelles et aux vers de vieux Français. Mais il sera dérangé par un virus de rêves... Un ami lui conseille de voir, à la ville, un "pas-vraiment-médecin".
Kiki a 13 ans, elle est apprentie sorcière. Pour parfaire sa formation elle doit quitter sa famille pendant un an et s'installer dans une grande ville, afin de mettre ses pouvoirs magiques au service des gens.
Mais Kiki n'est pas très douée en magie, elle se passionne surtout pour le vol à cheval sur son balai. Qu'à cela ne tienne, elle va monter un service de livraison de colis à travers la ville.
Kiki est accompagnée de Jiji, son chat noir qui parle (seule Kiki peut le comprendre) et dont les mimiques en font un personnage incontournable. Kiki est loin d'être l'héroïne parfaite ; en fait elle ressemble à n'importe quelle fille de son âge, hormis le fait qu'elle vole sur un balais. Surtout, elle n'a pas la prétention de dominer son entourage d'une quelconque supériorité. Ici, pas de concours où il le seul but serait de gagner plus de points que le concurrent, pas de jeu débile où il faut poursuivre des boules en balais volant.
Une histoire simple, la magie banalisée se fond dans le décor (les gens ne semblent pas surpris de voir Kiki voler) rendent ce film incroyablement crédible. Le réalisateur n'est autre que le grand Hayao Miyazaki connu également pour « Princesse Mononoke », « le Voyage de Chihiro » et « Laputa, le Château dans le Ciel ». Le film est sorti au Japon en 1989 et est apparu dans nos salles obscures seulement le 31 mars dernier.
Ce film rafraîchissant ravira petits et grands.
Non, ceci n'a rien à voir avec Mac OS X. Je vais vous parler cinéma :)
"Le Cauchemar de Darwin" est un documentaire franco-austro-belge de Hubert Sauper. Il a reçu de nombreux prix : Grand Prix du Meilleur film au Festival de Copenhague, Prix du Meilleur documentaire au Festival de Montréal, Prix Europa Cinémas à la Mostra de Venise et Grand Prix Documentaire au Festival du film de l'environnement de Paris.
Il a pour décor les alentours du lac Victoria en Tanzanie. Si vous connaissez la théorie de l'évolution de Darwin, vous savez qu'on peut plus ou moins la qualifier de "Loi du plus fort". C'est ce que ce documentaire nous montre en présentant l'histoire d'un poisson, la perche du Nil, qui a été introduite "par mégarde" dans le lac Victoria il y a quelques dizaines d'années. Avant les années 60, ce lac regorgeait de diverses espèces faisant de ce lac un lieu d'une richesse incroyable. Mais la perche du Nil, terrible prédateur, a totalement dévoré les autres espèces et actuellement elle est une des seules espèces de poisson vivant encore dans ce lac (sinon la seule).
Mais cette histoire n'est qu'un prétexte pour montrer les ravages de la mondialisation. Suite à cette abondance de perche du Nil, un commerce énorme a pris place et ce sont des tonnes de filets de ce poisson qui partent chaque jour en avions cargos pour l'Occident (principalement l'Europe). En arrière plan de ce commerce, les tanzaniens meurent de la famine. Pour survivre ils se prostituent entraînant ainsi une progression exponentielle du SIDA. Et ces avions-cargos qui partent plein de nourriture pour l'Occident, qu'amènent-ils en Afrique ? Je vous laisse le découvrir.
Ce documentaire est à voir et à inciter à voir. Il nous montre ce contraste énorme entre cette Afrique exploitée et instrumentalisée, et l'Occident qui en bon prince envoie de l'aide humanitaire et est pourtant totalement responsable de la situation désastreuse dans ce continent qui se meurt. Est-ce cela la théorie de l'évolution à l'échelle mondiale ? En effet c'est un cauchemar, mais il est malheureusement bien réel.
Prenez un célèbre producteur et scénariste dans le vent comme
J.J. Abrams (connu pour les séries TV à succès Lost, Alias), ressortez un concept très peu utilisé dans le cinéma dit du "
Faisons des économies sur le matériel et filmons à l'épaule avec un caméscope", créez un buzz sur votre film en ne dévoilant rien mis à part 3 minutes de film, et faites mijoter. Vous obtenez le film
Projet Blair Witch Cloverfield. Car c'est bien à un projet
blair witch-like auquel on assiste, mais avec bien moins de réussite.
Cloverfield c'est donc ça : l'histoire d'une attaque de New York par un monstre géant venu d'on ne sait où, vu par une bande de jeunes (enfin l'équipe de joyeux lurons se fait décimer le long du film) qui filment cet évènement avec le caméscope de tonton Henri. Et c'est la cassette de ce caméscope qui nous est diffusée. Je rassure les lecteurs : c'est semble-t-il un caméscope d'une autre génération que les HI-8, l'image étant plutôt jolie quand même.
La bande de jeunes tente donc tantôt de s'enfuir, tantôt d'aller secourir la petite amie d'un des protagonistes, tout en croisant des soldats américains en déroute, des monstres aux mâchoires fatales et en laissant à chaque étape un de leur amis joncher le trottoir. On peut ainsi admirer leur déambulation dans les rues New York, le métro et des immeubles en ruines.
Seulement, il y a un hic. Une forte impression de coquille vide est ressentie lorsqu'on assiste avec stupéfaction à l'arrivée du générique de fin. A se demander même si finalement le très maigre contenu diffusé pour entretenir le buzz sur internet n'a pas été plus conséquent faute de mieux. Car c'est ce qui manque au film : du contenu, et du fond (
spoiler ci-dessous).
Bon, c'est ma première critique cinéma sur un site d'Informatique et ma première critique tout court... ça va être chaud...
Tout commence par l'obscurité et un fond musical... la salle s'interroge... que se passe-t-il ? C'est alors que la tragédie musicale commence.
Car c'est une tragédie, une monstrueuse tragédie qui se déroule alors sous nos yeux (et pour de nombreux spectateurs sous les larmes), une histoire accablante et un peu magique d'une petite fille aux milieu des adultes qui se prend à rêver éveillée de musique, d'un monde meilleur ou les morts se réveillent et les machines battent le rythme. Alors on est charmé, envouté par ces scènes folles où la musique semble sortir de nulle part, charmé par Björk, et son extraordinaire prestation... vraiment très touchant, ce film pose aussi un regard social et pose des questions sur le système de protection social américain.
Et au sortir de la salle... on se dit que finalement, tout ne va pas si mal. ;)
Certains pourront peut-être critiquer le coté un peu manichéen du film, mais après tout, c'est une "comédie" musicale !
A propos... la bande son est de toute beauté, alors GNap*er RULEZ !