60% de logiciels libres dans les services de l'éducation nationale

Posté par . Modéré par Jaimé Ragnagna.
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17
août
2005
Presse
C'est à la page numéro 18 de la récente édition d'un magazine édité par l'Education Nationale que l'on apprend que, je cite "plus de 60% des licences logicielles utilisées sur les serveurs de l'éducation nationale sont issues (NDLR : ... ) du monde libre".

On y apprend également qu'environ 15.000 serveurs linux seraient d'ores et déjà installés dans les collèges et les lycées.

L'article contient par ailleurs de nombreuses informations et un certain nombre d'affirmations susceptibles d'intéresser ceux désireux de comprendre la position du Ministère de l'Education Nationale vis à vis de Linux. Il est notamment intéressant de constater que l'intérêt pour un service destiné à l'ensemble des citoyens de disposer des libertés garanties par le logiciel libre n'est pas mentionné, de même que l'indépendance par rapport aux acteurs du secteur concurrentiel est à peine effleurée. Par contre, le levier de négociation offert sur ces mêmes acteurs est souligné à plusieurs reprises, ainsi que l'enjeu que représente l'appropriation effective des logiciels libres utilisées par les équipes informatiques elles-mêmes ! Gageons que MySQL AB, JBoss et les équipes Postgres et Tomcat apprécieront cette intéressante citation : "Pour les composants à haute valeur technologique (base de données, serveurs d'applications), le recours à des solutions commerciales reste un principe de précaution, les solutions du "libre" manquant généralement de maturité".

Aller plus loin

  • # Et un tas d'autres ...

    Posté par . Évalué à 6.

    La citation ajouté à l'article me fait penser à du journalisme de base.
    A la liste citée (MySQL AB, JBoss etc.) on peut ajouter d'autres produits qui proviennent de solutions commerciales comme maxDB (origine SAP), Ingres (origine Computer Associate), Red Hat Directory Server (origine Netscape/AOL), Eclipse (origine IBM, d'accord, c'est pas du middleware) etc.

    Manquent-ils également de maturité ?
    • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

      Posté par . Évalué à 5.

      Oula, sans vouloir troller ne pas comparer la finition et la qualité d'un produit comme MySQL ou Tomcat à Eclipse.

      Pour moi Eclipse n'est pas mature (je n'ai pas dis pas utilisable attention) et puis la fait d'avoir IBM dessous c'est juste bien pour le marketing mais en rien un gage de qualité.
      • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

        Posté par . Évalué à 1.

        <fyi>
        IBM n'est plus leader sur le projet Eclipse...
        </fyi>
      • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

        Posté par (page perso) . Évalué à -4.

        Pour moi Eclipse n'est pas mature


        En effet, on dit mûr en français. :)
        • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          C'est faux, les deux mots existent. Mature = arrivé à maturité.
          • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

            Posté par . Évalué à 10.

            Ce n'est pas tout à fait exact : mature et mûr ne sont pas interchangeables (quoi qu'en pensent les journalistes, et d'autres, manifestement).

            Mature se dit d'un poisson en âge de frayer. C'est un terme technique qui n'est censé s'appliquer - au départ du moins - qu'à la pisciculture.

            Il s'agit également du terme anglais pour mûr, ce qui explique certainement son emploi courant, les anglicismes sont à la mode.

            On peut, à la rigueur, accepter Mature comme un terme s'appliquant à d'autres choses que l'élevage des poissons, mais il s'agirait alors d'un terme à vocation scientifique évoquant la maturité physique (et non psychologique). D'ailleurs je m'insurge contre l'emploi de ce terme pour parler d'un enfant ou d'un adolescent : un enfant ne peut par définition être en âge de frayer, quant à l'adolescent ça coule de source. Donc mûr, s'il vous plait, pour les humains.

            C'est là qu'on peut débattre... Doit-on dire d'un logiciel qu'il est mature (en âge de se reproduire), ou mûr, parvenu au terme de son développement (projet, fruit parvenu à maturité) ou devenu adulte (personne) ? Et quand on dit mature, pense-t-on réellement aux implication sémantiques de ce mot, ou baigne-t-on dans le vil anglicisme (pouah!)¹ ?

            Ca se complique encore quand on constate que le contraire de mûr est immature, et là je regrette de ne pas avoir de dictionnaire éthymologique sous la main pour m'expliquer cette étrangeté :)

            Sinon, il existe mâture : ça n'a rien a voir, il s'agit de l'ensemble des mâts d'un bateau... Mais on va prétendre que je suis en train d'essayer de mener les gens dedans, mieux vaut ne pas broder sur ce point.

            D'ailleurs tout cela n'a aucun rapport avec le schmilblick, si ce n'est que les journalistes en question m'ont l'air de pratiquer l'approximation ; mais là on est tous d'accord, ce n'est donc pas drôle, et je crois qu'il est vraiment temps d'aller me coucher ou à défaut faire autre chose :)

            ¹ : je n'ai rien contre l'anglais, je le pratique même assez volontiers, et je préfère lire la SF anglo-saxonne dans le texte. Mais faut pas tout mélanger. :)
            • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

              Posté par . Évalué à -1.

              Et la langue, elle a pas le droit d'évoluer ? Elle a atteint un stade où elle est mûr (parvenu à maturité) ? ou mature (prête à se reproduire, avec toutes les mutations que cela suppose) ?

              Sinon, merci pour ces explications fortes interressantes.
              • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

                Posté par . Évalué à 10.

                elle à le droit d'évoluer, mais il faut faire preuve de créativité, alors... y'a évolution et barbarisme ;)

                Bon, c'est très subjectif, je l'admet, mais certaines évolutions de la langue, généralement celles qui tendent à réduire la diversité des sens (confondre deux mots qui ont un sens différent), ont le don de m'agacer. Je prend ça pour un apauvrissement, ce qui est le mauvais sens de l'évolution.

                Par exemple, voire même (pléonasme), voire voir même (dérivé du précédent), au jour d'aujourd'hui (pléonasme), consistant pour cohérent (anglicisme, cf plus bas)... C'est dommage je trouve.

                On n'y peut pas grand chose, je suppose, sinon les relever et expliquer, alors c'est ce que je fais :)
                • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

                  Posté par (page perso) . Évalué à -2.

                  elle à le droit[...]
                  bon, c'est l'histoire de la charité et de l'hôpital, mais quand même .... ;o)))

                  PS: pour une fois que je peux, je ne m'en prive pas .... niark niark niark
                • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

                  Posté par . Évalué à 3.

                  aujourd'hui est déjà un pléonasme lui-même (hui signifiant maintenant), mais ça, c'est à l'heure de maintenant alors¹ que je vous parle en ce moment.

                  ¹ : alors = à l'ors, ors = heure, on n'en sort pas...
                  • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

                    Posté par . Évalué à 2.

                    un pléonasme ? je ne vois pas pourquoi : Au jour actuel, à ce jour.
                    Quand au ¹ j'ai pas bien compris, alors n'est pas utilisé ici en tant que conjonction de temps mais en tant que conjonction de... de... Zut j'ai oublié comment ça s'appelle... celle qui permet de relier deux phrase par un rapport de causalité... bref ça ne s'applique donc pas :)

                    Merci pour l'éthymologie d'alors, cela dit, ça m'était complètement sorti de la tête.

                    En tout cas je suis bien d'accord, on en sort pas ; mais qu'est-ce qu'on samuse :)
                    • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

                      Posté par . Évalué à 3.

                      Ben si, un pléonasme, parce que au jour de maintenant pour maintenant c'est supérfétatoire, donc pléonastique : on n'ajoute rien en ajoutant quand même.

                      Bon, en plus, après vérification étymologique, hui ne signifie pas maintenant (comme c'était le cas dans mes souvenirs) mais carrément ce jour : cela vient du latin hodie, contraction de ho die (hodie est devenu ui puis hui). Donc « au jour d'aujourd'hui » revient à « au jour d'à ce jour de ce jour »...

                      Quant au ¹, ce n'est pas une relation de causalité mais bien de temporalité : on peut remplacer alors que, sans en changer le sens, par au moment où.

                      De plus, et bien que cela ne soit pas le cas ici mais quand on s'amuse, on ne compte pas, les relations de causalité sont souvent confondues avec des relations de temporalité (comme disait l'autre : post hoc ergo propter hoc¹), ce qui provoque les faux paradoxes logiques et les syllogismes classiques² : si A alors B peut parfois signifier quand A, au même moment B et parfois quand A, après il y a B...

                      ¹ : ouais, je sais, quidquid latine dictum sit, altum viditur, mais bon, un peu de confiture sur une tartine, ça passe mieux et il faut bien se trouver des sujets de recherche sur l'internet.

                      ² : par ex. les histoires de menteurs qui disent la vérité, tout ça.
                      • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

                        Posté par . Évalué à 1.

                        de retour de week-end, j'ai également vérifié mes sources, et je me suis relu. Je devais être un peu fatigué :)

                        en effet aujourd'hui est déjà un pléonasme. Ce qui est une raison de plus pour bannir au jour d'auj^W (nan je peux pas me résoudre à écrire une chose pareille).

                        Merci pour l'explication du ¹, même si je ne comprend pas comment j'ai pu lire la phrase de travers, le manque de sommeil, sans doute. Cela dit je dois parler à peu près trois mots de latins, qui ne s'assemblent même pas pour former une locution cohérente, donc j'ai rien compris sauf la confiture (sllrp) :)

                        Par contre, là comme ça je ne retrouve pas de syllogisme qui joue sur la confusion entre la relation de temporalité et la relation de causalité... tu aurais un exemple ?
                        • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

                          Posté par . Évalué à 2.

                          Pour le latin : les citations que j'ai mises sont facilement trouvables par google, post hoc ergo propter hoc signifie en gros après ceci donc causé par ceci et quidquid latine dictum sit, altum viditur signifie quoi qu'il soit dit en latin, cela paraît important¹.

                          Pour les syllogismes, ce n'est pas tant qu'ils jouent avec la confusion c'est plutôt qu'ils s'y perdent. Par exemple le paradoxe de l'examen surprise : le prof dit qu'il y aura un examen surprise la semaine prochaine, donc les étudiants savent qu'il n'y aura pas d'examen surprise la semaine prochaine car :
                          - si jeudi soir il n'y a pas encore eu d'examen, c'est qu'il aura lieu vendredi, il ne peut donc avoir lieu vendredi car on le saurait le jeudi ;
                          - si mercredi soir il n'y a pas encore eu d'examen, c'est qu'il aura lieu jeudi puisque ne peut avoir lieu vendredi, il ne peut non plus avoir lieu jeudi puisqu'on le saurait mercredi ;
                          - ...
                          - ..., il ne peut avoir lieu mardi ;
                          - il ne reste donc que le lundi, or ce n'est pas possible car ce ne serait plus un examen surprise.
                          Les étudiants tablent sur le fait que si un examen est possible un jour donné, alors ils l'attendront et ce ne sera plus une surprise.
                          Sauf que le prof surprend tout le monde en donnant un examen le mardi.
                          Il y a une logique temporelle chez les étudiants (si c'est pas arrivé tel jour, ça se fera tel jour) mélangée à une logique probabiliste. Mauvais raisonnement, changer raisonnement.

                          ¹ : c'est la seule citation en latin à apprendre par c½ur : pour la sortir au premier petit malin qui sort une citation en latin, s'il connaît le latin ou au moins cette citation, il rigole et s'excuse de sa pédanterie, sinon, il rit jaune ;o) ²
                          ² : c'est pour cela que je me la suis servie avant qu'on ne me la serve (surtout avec mon niveau de latin).
      • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Pour moi Eclipse n'est pas mature

        Pourquoi ?
        • [^] # Re: Et un tas d'autres ...

          Posté par . Évalué à 2.

          Bah essayes-le, joues avec, secoues-le un peu en essayant divers langages, ajouter/enlever des plugins. Tu vas vite arriver à la conclusion qu'en dehors de la partie JAVA qui est bien blindée, le reste est de qualité inégale et nécessite encore du développement.
  • # Joli

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Le type qui a écrit le commentaire sur la maturité des applis "critiques" est en effet un troll-né. Ou alors un grand reporter chez O1 Informatique. Ou les deux, c'est pas incompatible.
    • [^] # Re: Joli

      Posté par . Évalué à 4.

      J'ajouterai, que la mise en page du journal (on dirait du flash) est consistante avec son contenu. On ne peut pas se déchaîner sur sa souris et écrire des choses intelligible: "Le libre c'est bien, on peut tirer les licences vers le bas des logicielles proprio ... "
      • [^] # Maître Capello au-dedans

        Posté par . Évalué à 9.

        >la mise en page du journal (on dirait du flash) est consistante avec son contenu.

        Damnation !!

        "consistant" en français, ça ne signifie jamais "cohérent", c'est un dévoiement, un anglicisme affreux !

        En anglais GW Bush a régulièrement dit que Kerry n'était pas cohérent " Senator Kerry is not consistent : he voted the war against Saddam Hussein, and now he tells..." (citation de mémoire de l'un des débats présidentiels).

        Par contre en français, on dira plutôt " la consistance du marshmallow est toute relative ! ".

        Bien à vous,

        Yoj'
        • [^] # Re: Maître Capello au-dedans

          Posté par . Évalué à 7.


          Par contre en français, on dira plutôt " la consistance du marshmallow est toute relative !".


          On pourra même pousser jusqu'à dire qu'elle est relative à la durée pendant laquelle il est présenté à la flamme, et à la distance et la direction qui sépare le marshmallow du sommet de celle-ci. Et ça sera parfaitement cohérent. ;)
          • [^] # Re: Maître Capello au-dedans

            Posté par . Évalué à 4.

            Si j'étais aussi intransigeant que certains, je dirais qu'en français, on préferera parler de guimauve que de marshmallow...

            Un jour il va falloir cesser de passer autant de temps à pinailler sur l'usage de la langue française sur ce site.

            Il ne faut pas perdre de vue que la langue évolue, et que souvent les pinailleurs ne sont que des retardataires.

            On peut bien sûr ne pas aimer certaines évolutions, mais on fait beaucoup plus pour la langue en soignant sa prose qu'en passant son temps à critiquer l'expression d'autrui.
            • [^] # Re: Maître Capello au-dedans

              Posté par . Évalué à 2.

              J'apprécie assez, pour ma part, qu'on me critique intelligement, ça me permet souvent d'apprendre des choses. Question de goût je suppose. Après, je me refuse à pinailler sur la moindre faute d'orthographe, ça n'est souvent que de l'inatention... et pour critiquer, mieux vaut soigner, sinon gare au retour de baton :)
              • [^] # Re: Maître Capello au-dedans

                Posté par . Évalué à 2.

                zut j'oubliais l'essentiel... enfin, le prétexte ;)

                Je me suis dit la même chose à propos du marchmallow, mais je ne suis pas sûr que la guimauve et le marchmallow soit exactement équivalent... j'ai pas la recette, mais dans ma tête il s'agit de deux choses différentes.

                Pis la guimauve ça se vend en long, faut la couper pour la faire griller, c'est une perte de temps inutile ;)
                • [^] # Re: Maître Capello au-dedans

                  Posté par . Évalué à 3.

                  En France, tu peux acheter des chamallows, qui sont la traduction des marchmallows¹ et ont donc la même forme, le même goût et la même cohérenceconsistence. Tout ça doit provenir du même fabriquant, du genre le plus gros, celui qui a le nom d'un dieu de la guerre².

                  N'importe comment, c'est de la guimauve, laquelle peut aussi être achetée en petits cylindres chez n'importe quel bon confiseur.

                  ¹ : comme raider et twix, faut pas chercher à comprendre le marchétagemarkerting
                  ² : il y a assez de pub dans ce message
  • # Édifiant

    Posté par . Évalué à 10.

    Pour l'EN (si tant est que l'auteur en soit représentatif), rémunérer des entreprises prestataires de service (françaises) autour des Logiciels libres serait une dérive, alors qu'importer des licences (étrangères) serait une attitude préférable !

    Et c'est vrai que les libertés, ni les formats de données d'ailleurs, ne sont mentionnées comme argument en faveur du choix des Logiciels libres dans l'EN.

    Quand je lis ce genre de choses, je me dis que le souci dont fait preuve Stallman d'insister sur les libertés qu'apporte le Libre plutôt que sur son côté pragmatique, "open source", est plus que jamais nécessaire.
    • [^] # Re: Édifiant

      Posté par . Évalué à 4.

      En même temps, il faut comprendre l'EN... Le problème est que l'EN ne se gère pas comme une PME, et que la plupart des gens qui la dirige sont des gestionnaires, souvent issus des disciplines littéraires.
      Quand il s'agit de rémunérer des entreprises prestataires de service informatique, c'est plutôt un pas difficile à faire, car ils sont souvent échaudés par les entreprises du bâtiments qui viennent rénovés les lycées ; retard dans les travaux, travail mal fait, et surcoûts sont monnaie courante. Et voir si un mur n'est pas droit ou si une fenêtre ne ferme pas bien, c'est à la portée de presque tout le monde.
      Alors si il faut commander un logiciel dont on n'a pas les moyens techniques de vérifier qu'il fonctionne comme on l'espère... on fait comme si on achetait n'importe quoi d'autre : on mise sur la sécurité en se disant que si on paye c'est bien, un peu comme si on achetait un billet d'avion, ou une voiture.
      Il ne faut pas oublier que la plupart des équipements informatiques sont achetés par les responsables informatiques de lycées, c'est eux qui décident ce qu'ils veulent mettre si j'ai bien tout compris ce qu'on m'a raconté par le passé. (je redemanderai et corrigerai si jamais c'est pas ça). Or assez peu ont de réelles compétences en informatique.
      Bref, il ne faut pas leur jeter la pierre, parce qu'ils font des choix contestables en matière d'équipements informatiques. Pas mal de gens s'en fichent d'avoir les sources d'un programme, de pouvoir les modifier et les recompiler. Ce qu'ils voient, c'est les économies qu'ils peuvent faire. Après, si en plus c'est un format de données ouvert, alors tant mieux, mais c'est loin d'être leur préoccupation, puisqu'au mieux, ils n'en comprennent pas l'intérêt, au pire, ils s'en méfient.
      • [^] # Re: Édifiant

        Posté par . Évalué à 0.

        J'ai l'impression que l'article parle surtout des logiciels *imposés* aux bahuts, etc par le Ministère, et non pas de ceux choisis par les collèges, etc.

        Sinon, il me semblait que la matériel info des bahuts provenait des régions et donc, de marchés publics ??

        Enfin, j'espère quand même qu'ils ne font pas leur compta avec MS-Excel sur des machines Windows branchés sur un LAN Wifi :-)))
      • [^] # Re: Édifiant

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Bref, il ne faut pas leur jeter la pierre, parce qu'ils font des choix contestables en matière d'équipements informatiques


        Je ne suis pas d'accord. Ce sont des responsables. Ils sont payés pour cela et même grassement. Leur rôle est de se renseigner de façon intelligente et non de recevoir quelques commerciaux dans leur bureaux. Je ne leur concède aucune excuse.

        La plupart des personnes qui gravissent les échelons perdent contact avec la réalité et l'actualité. Dans le meilleur des cas, ils se réfèrent à ce qu'ils savaient de l'informatique à l'époque où ils avaient quelques compétences, c'est à dire 10 ans plus tôt. (Ce ne sont pas les revues pour décideurs pressés qui peuvent les aider).
        C'est comme si on demandait à un général de Napoléon de diriger une escadrille de bombardiers furtifs et supersoniques.

        La haute hiérarchie de l'EN est responsable et même coupable lorsqu'elle n'est pas plus clairvoyante. Et ceci quelle qu'en soit la raison : incompétence, laxisme, manipulation consciente ou non.
  • # Deux pas en avant, un pas en arrière ...

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Je me félicite de voir que l'éducation nationale adopte largement les logiciels libres au sein de ses différents services : économie, indépendances, ... cela ne peut-être qu'un plus indéniable.

    Ceci étant dit, je profite de cette news pour rebondir sur celle là :
    http://www.clubic.com/actualite-21864-nouvelle-offre-portable-etudi(...)

    Dans le but de réduire la fracture numérique, le gouvernement relance son expérience de proposer des ordinateurs portables à prix avantageux (prêts financiers avantageux ) pour les étudiants : (très) bonne initiative.
    Mais quand je vois la liste des pc portables proposés et surtout les logiciels fournis avec ces pcs ( http://bd.educnet.education.fr/mipe/offres.php(...) ), je trouve que le discours n'est pas cohérent...
    Le ptit étudiant aura le choix entre 42 pcs.

    Les systèmes retenus :
    - 3 Mac
    - 1 linux
    - 37 XP Familial
    - 1 XP Pro

    Suite bureautique :
    Du office, du Works ... je cherche, cherche encore et là dans un coin qu'est ce que je vois du OpenOffice.org ...

    On me parle de prix avantageux ... je dis peut certainement mieux faire !

    Mais ce qui me chagrine le plus dans tout ça, c'est que l'on retombe dans la "facilité" du tout CroSoft. Et pourtant, les alternatives sont bien là.
    Est-ce que je m'avance trop en disant que l'étudiant sans fou un peu d'avoir du Office ou du OpenOffice dans son pc ? Alors pourquoi ne peut-on pas montrer le bon "exemple" dès le début ?!
    ("Tu vois ca marche pareil et dans la foulée tu as économisé 1000 balles")
    Après on s'étonne que les gens ont une culture informatique uniquement basée sur du Crosoft ... "Voilà ton IE, ton icône Word, et ton icône Excel (brave petit va)".

    L'éducation passe aussi par là...
    • [^] # Re: Deux pas en avant, un pas en arrière ...

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Petite rectification :
      2 linux

      Ensuite oui, on doit pouvoir faire mieu, mais c'est déjà mieu que rien...
    • [^] # Re: Deux pas en avant, un pas en arrière ...

      Posté par . Évalué à 2.

      Ce n'est pas l'EN qui choisi le matériel mais bien les constructeurs. Et comme l'an dernier il y avait plus de systèmes gnu/linux, ils se sont certainment moins bien vendu que la moyenne.
      Si un étudiant veux acheter un portable avec gnu/linux il lui reste la VPC qui est aussi un bon moyen.
      • [^] # Re: Deux pas en avant, un pas en arrière ...

        Posté par . Évalué à 2.

        Bonjour,

        Ce sont effectivement les services informatiques des régions qui prennent les commandes pour les lycées, des départements pour les collèges, etc.

        Je pense que le problème est de deux ordres :

        - D'une part les adultes - enseignants qui utilisent le plus MS depuis un moment sont ceux qui ont le plus d'influence sur les choix : Il maîtrisent très bien l'outil, et on sait bien que plus on maîtrise les fonctionnalités de Word, plus on a du mal à passer à autre chose. ces personnes ne veulent pas prendre le risque de changer : "peut-être que telle ou telle fonctionnalité n'existera pas, ce sera long pour maîtriser aussi bien les nouveaux outils, etc..."

        - D'autre part, il y a encore des adultes (dans les lycées et collèges) qui utilisent le moins possible l'ordinateur, et je pense que dans les services rectoraux ils s'imaginent que c'est trop tôt pour le poste de travail sous linux/unix/BSD etc... "sinon,ces gens-là on va les dégouter...."

        Toutefois, les changements ont lieu, et plusieurs universités (c'est vrai surtout en sciences) ont carrément éliminé MS de leurs Structures : les gens formés actuellement sous linux sont de plus en plus nombreux et je pense qu'au final, c'est inéluctable, la proportion de gens formés sur système libre sera telle que les achats de matériel iront dans le bon sens.

        Mais c'est vrai que le mouvement est très lent... on travaille sur de l'humain, alors évidemment c'est moins rapide qu'un CPU....

        Ce qui est vrai à l'EN est à mon avis aussi vrai dans les boites privées: je pense que le mouvement est aussi en marche même si c'est un peu plus discret.

        Glyj.

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