Avancée des logiciels libres au Vénézuela

Posté par (page perso) . Modéré par Christophe Guilloux.
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mai
2005
Communauté
Le Ministère de Science et Technologie (MCT) du Vénézuela a annoncé ce 5 mai qu'il a déjà converti plus de 60% de son parc informatique de logiciels propriétaires vers du logiciel libre.
Le déploiement de logiciels libres obéit au décret présidentiel Nº 3.390 entré en vigueur le 28 décembre 2004 qui établit le transfert et l'implémentation de logiciels libres pour tous les organismes de l'État.

Le président du Centre National de Technologies de l'Information (CNTI), Jorge Berrizbeitia, a expliqué que l'adoption du logiciel libre signifie « la matérialisation d'une stratégie de l'État orientée vers l'accomplissement de la souveraineté technologique et informatique ». « Il s'agit de commencer la véritable société de la connaissance, ce qui nous conduira à une plus grande indépendance. » a-t-il ajouté. Le but du MCT est de transférer la technologie du logiciel libre à l'ensemble des 337 municipalités, 24 gouvernements provinciaux et 24 ministères du pays, ainsi que tous les organismes associés, ce qui au total fait près de mille institutions qui adopteraient le logiciel libre d'ici deux ans.

Le MCT compte déjà avec l'expérience de la bibliothèque virtuelle Arístides Rojas, située dans la localité de Maripérez, qui est le premier centre d'information à utiliser exclusivement du logiciel libre pour tous ses besoins informatiques.
D'après Berrizbeitia, l'implémentation de cette plateforme technologique a permis d'économiser près de 2.400 USD (~ 1.600¤), rien que par le fait de ne plus devoir acheter des licences d'utilisation pour les onze ordinateurs présents dans le centre; mais, a-t-il souligné, il s'agit bien plus que d'une simple économie sur les coûts, « l'importance du logiciel libre c'est le développement du potentiel humain national [...] et de plus, il consolide le développement endogène informatique ».

Berrizbeitia a aussi signalé plusieurs projets avec d'autres pays, possibles grâce au logiciel libre, comme des contacts avec l'Inde en vue d'établir des projets de logiciel libre communs, ou le projet de fabrication local d'ordinateurs, en coopération avec la Chine.

Aller plus loin

  • # et pendant ce temps en france...

    Posté par . Évalué à 6.

    Microsoft et l'INRIA vont créer un laboratoire commun à Orsay. ouaiiis.

    je pense que le pays sous devellopé qui a besoin d'investisseurs exterieurs n'est pas celui que nous pourrions croire.
    • [^] # Re: et pendant ce temps en france...

      Posté par . Évalué à -6.

      Je suis bien content de vivre en france et non la bas.
      • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... crise possible

        Posté par . Évalué à 10.

        Je suis bien content de vivre en france et non la bas.
        Moi aussi puisque je ne suis pas un français né pauvre (il y en a au moins un million d'après les stats officielles françaises).
        Mais l'histoire récente de l'Argentine montre que les classes moyennes d'un pays aisé peuvent vite devenir des pauvres. Il suffit que les dirigeants du pays brade tout à des multinationales peu scrupuleuses, surfacturant les consommateurs et détournant les biens et l'argent vers des comptes dans des paradis bancaires. (voir les nombreux documentaires sur ce sujet dont "Argentine, le hold-up du siècle").
        Je ne vois pas pourquoi la France serait à l'abri de ce type d'escroquerie quasi légale.

        Mais même sans escroquerie majeure: la concentration actuelle de l'économie vitale (nourriture, énergie, communications) dans les mains d'oligopoles, cela peut conduire à une forte hausse du coût de la vie. Allié à des délocalisations et à une automatisation que ne profiteraient qu'à ces monopoles (qui peuvent augmenter leur prix même quand leur coûts diminuent), cela peut donner la même crise qu'en Argentine.
        • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... crise possible

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          Le danger majeur qui nous guette est un nouveau type de féodalisme où les seigneurs sont remplacés par les multinationales.
          Ce scenario est en train de se réaliser. C'est aussi l'avis de Bernard Lietaer, professeur d'économie ancien Directeur de la Banque Centrale de Belgique et père de l'Euro qui pense que la prise de pouvoir par les multinationales est le scenario le plus probable.
          Alors que les seigneurs féodaux avaient une durée de vie limitée et pouvaient avoir une certaine éthique, ce n'est plus le cas des multinationales qui ne croient qu'à une seule vertu : le bénéfice.
          D'ailleurs, ces entreprises qui ont les moyens de financer les campagnes électorales ou de corrompre beaucoup de monde, dictent leur loi : Bill Gates est reçu comme un chef d'état à Paris et le procès de Microsoft s'est terminé en jus de boudin après l'élection de Bush.
          Ces oligopoles ne sont pas soumises à l'impôt sur la fortune ni à l'impôt sur les successions. Les plus grosses entreprises rachètent les plus petites et deviennent ainsi encore plus puissantes. La seule limite aux USA était la loi anti-trust, mais elle ne fonctionne plus.
          Si on ne met pas un frein rapide à ce système, on risque d'aller dans quelques dizaines d'années vers un affrontement entre le peuple et les gouvernements à la solde des grosses multinationales. Le risque de conflit majeur est très grand.
          • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... crise possible

            Posté par . Évalué à -10.

            " Le danger majeur qui nous guette est un nouveau type de féodalisme"

            Comme quoi la propagande révolutionnaire frappe encore... Les seigneurs n'étaient pas tous des méchants. Il faut que tu sortes de l'enfance petit scarabé ;-)
            • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... crise possible

              Posté par . Évalué à 7.

              Ça n'a absolument rien à voir avec de la méchanceté. C'est une histoire d'exploitation, pure et simple. Après, ton seigneur peut aimer gambader dans les prés et donner l'aumône, ça ne change rien...

              Et puis, la propagande révolutionnaire, laisse-moi rire ... C'est parce qu'on se méfie des multinationales que l'on est révolutionnaire ?
              • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... crise possible

                Posté par . Évalué à 8.

                Et puis, la propagande révolutionnaire, laisse-moi rire ... C'est parce qu'on se méfie des multinationales que l'on est révolutionnaire ?


                Mais bien sûr! Si tu n'approuves pas l'ultra-libéralisme c'est que tu es un staliniste nostalgique des goulags ;-)
                • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... crise possible

                  Posté par . Évalué à 6.

                  Tu plaisantes, mais en Allemagne Müntefering, du SPD, a osé il y a quelques jours faire une critique assez forte du capitalisme : "certains investisseurs financiers n'ont aucun regard envers les humains, dont ils détruisent les emplois. Ils restent anonymes, sans visage, s'abattent comme des Heuschrecken (sauterelles) sur nos entreprises, les pressurisent, puis passent à une nouvelle cible. Nous voulons lutter contre cette forme de capitalisme"

                  La réaction n'a pas tardé, l'ensemble de la presse lui a expliqué qu'il avait tord, qu'il était électoraliste, bla bla bla, mais surtout ce monsieur là [1] lui a expliqué qu'en traitant ces entreprises d' Heuschrecken (sauterelles), il était dans la droite ligne des nazis traitant les juifs de rats.

                  [1] http://www.zeit.de/2005/18/wolffsohn(...)
              • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... crise possible

                Posté par . Évalué à -3.

                ... et il suffit d'un seul méchant pour écrire une page sombre de l'histoire. Les exemples ne manque malheureusement pas !
            • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... web of trust

              Posté par . Évalué à 5.

              Les seigneurs n'étaient pas tous des méchants
              Il y a des gentils dans tous les milieux ...

              Mais je n'ai pas envie que nos vies dépendent du bon vouloir d'un seigneur ni d'une multinationale suivant une "démarche éthique" consistant à ne pas profiter de son monopole autant qu'elle le voudrait.

              Je crois plutôt que l'informatique devrait permettre une vraie traçabilité de l'argent, des services et des produits. Des réseaux de confiances (web of trust) à la gpg devraient permettre de s'assurer qu'une information est exacte car certifiée par des gens en qui j'ai confiance ou par leurs amis (ou les amis de leurs amis, et ainsi de suite...). Les nouveaux P2P friend-to-friend (F2F P2P) reprennent d'ailleurs ce principe.

              Ainsi le commerce équitable ne pourrait pas être falsifié comme il risque de l'être actuellement. De même pour les SELs (systèmes d'échanges locaux).
              Cela pourrait aussi servir à voter aux élections en ayant des informations fiables et non issues de l'Etat ou de grands groupes.
              • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... web of trust

                Posté par (page perso) . Évalué à 6.

                La traçabilité de l'argent serait effectivement un frein à beaucoup de malversations et à la corruption. Mais le revers de la médaille serait une grande limitation de nos libertés. C'est donc à manipuler avec beaucoup de précautions.
                • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... web of trust,F2F

                  Posté par . Évalué à 2.

                  La traçabilité de l'argent serait effectivement un frein à beaucoup de malversations et à la corruption. Mais le revers de la médaille serait une grande limitation de nos libertés
                  Il y a plusieurs formes de "traçabilité". Je vais reprendre mes 2 exemples, GPG et F2F-P2P.

                  La traçabilité des signatures GPG est en général rendue publique par le biais des serveurs de clé et de l'usage qui veut qu'on vérifie l'identité de quelqu'un qui nous donne une nouvelle clé inconnue. Cependant rien n'empecherait d'utiliser GPG avec des noms d'emprunt anonymes (pseudos nicknames). Un nickname serait alors de confiance si et seulement si un de mes amis a signé la clé qui a signé la clé qui a... signé la clé de ce nickname de confiance.

                  Dans le cadre d'un F2F-P2P, chacun s'engage à ne fournir que des documents digne de confiance, et à demander à ses autres amis de faire de même. Si un document "mauvais" arrive par un de mes amis, alors je peux envisager de cesser de lui faire confiance (ne plus le connecter à mes autres amis par mon intermédiaire) et le prévenir afin qu'il puisse prendre aussi des sanctions avec celui qui lui a fourni ce "mauvais" document. (la page du wikipedia anglais détaille un mécanisme basé sur des % de confiance: http://en.wikipedia.org/wiki/F2F_P2P(...) ).
                  Je ne saurais jamais l'identité de celui qui a publié ce "mauvais" document, mais j'ai l'assurance qu'il sera sanctionné quand même.

                  En + de l'anonymat, le F2F permet d'employer une crypto privée incassable (one-time pad) avec les amis que l'on a rencontré en personne. Il n'y a donc aucun risque qu'une sanction soit prise par erreur ou suite à une modification du document par un espion de type "man-in-the-middle".
          • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... crise possible

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Kim Stanley Robinson, auteur de la très célèbre suite de real-sciencefiction sur Mars (Mars la Rouge, Mars la Verte, Mars la Bleue), leur avait donné des noms à ceci : les "Transnationales" puis les "metanationales"... ca semblait tellement réaliste :c/

            Putain de société...
        • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... crise possible

          Posté par . Évalué à 1.

          Quand on voit qu'un patron à proposé un reclassement en Pologne à 129euro à ses ouvriers et que la chambre de commerce de je ne sais plus oû n'a pas bronché ...
        • [^] # Re: et pendant ce temps en France... ou en Argentine... crise possible

          Posté par . Évalué à -4.

          Mais l'histoire récente de l'Argentine montre que les classes moyennes d'un pays aisé peuvent vite devenir des pauvres.
          ca montre rien du tout ouais.
          compares des choses qui se comparent, le venezuela est le premier pays producteur de petrole, avec la bagatelle de 2 millions de barils par jour, a 40 ou 50 dollars le baril (me rappelle plus du chiffre, desole), je te laisse faire le calcul, financier et energetique.
          Et le petrole venezuelien est nationalise (ie : il faut etre en majorite venezuelien pour pouvoir l'exploiter).

          L'argentine n'a en gros pour ressources que des plaines pleines de vaches (tres bonnes a manger, certes, mais qui rapportent 'achement moins que le petrole. Quoique les vaches venez' sont pas mauvaises non plus).

          tiens, derniere chose : ya quasiment pas de classe moyenne au venezuela, au sens ou on l'entend.
  • # L'espoir vient d'ailleurs...

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    La "société de la connaissance" est une excellente expression que je préfère à "société de l'information". La connaissance se transmet et se partage alors que l'information ne porte pas ces connotations avec autant de force.

    Le gouvernement du Vénézuela montre l'exemple pour les logiciels mais il montre aussi la voie à suivre pour le matériel. C'est très encourageant car une coopération avec la Chine et les pays asiatiques pourrait nous mettre à l'abri de Palladium. Le chemin du salut ne passe pas par Redmond !
    • [^] # Re: L'espoir vient d'ailleurs...

      Posté par . Évalué à 6.

      Bravo à Hugo Chavez pour cette décision et pour sa compréhension du logiciel libre. C'est un grand espoir pour le Vénézuela, pays victime de l'ingérence américaine mais est ce que cela durera alors que le gouvernement américain a décidé d'adopter une diplomatie plus dure par rapport au Vénézuela (sachant qu'il y a déja financé un coup d'état). Un petit lien pour mieux comprendre la situation dans ce pays : http://www.lariposte.com/rubrique.php3?id_rubrique=0084(...) ou sinon courier diplomatique (google is your friend) et l'humanite ( www.humanite.fr) ont quelques articles publié sur le net.
      • [^] # Re: L'espoir vient d'ailleurs...

        Posté par . Évalué à 6.

        Autre lien riche à propos de l'amérique latine et du Vénézuela :
        http://risal.collectifs.net/sommaire.php3
        Lors de mon séjour en Janvier et Février dernier, j'avais rencontré deux membres hauts placés du Ministère des Technologies qui m'avaient confirmé la forte "poussée" du logiciel libre dans les administrations. Ces deux fonctionnaires, anciens "windowsiens" étaient TRES enthousiastes quant aux possibilités des logiciels libres dont la philisophie rejoint et épouse les politiques de Hugo Chavez.
        Hu ha, Chavez no se va, Hu ha Linux no se va !!
      • [^] # Re: L'espoir vient d'ailleurs...

        Posté par . Évalué à 5.

        > (sachant qu'il y a déja financé un coup d'état)

        A ce propos, pour ajouter à la liste de documents, voir l'incroyable reportage d'ARTE "The Revolution Will Not Be Televised".

        Ils étaient tout simplement en train de faire un reportage sur Chavez lors de ce coup d'état en 2002.
        Le résultat est un document d'histoire, une vue de l'intérieur, depuis le palais présidentiel et la rue d'un coup d'état et des manipulations des médias.
        A voir!


        Romain
      • [^] # Re: L'espoir vient d'ailleurs...

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        D'après ce que j'ai lu, il n'y a pas eu de financement des américains de la tentative de coup d'état, mais une promesse de non-intervention de l'ambassade americaine ("si vous faites un coup d'état, on s'en fou, voire meme ça nous arrange, on interviendra pas").

        D'ailleurs, il n'y avait pas vraiment besoin de financement exterieur, le coup d'etat était auto-financé par les médias et l'industrie pétroliere (100% au main des putchistes à ce moment). Bref, rien a voir avec l'affaire du Chili ou les USA avait financé et fourni des armes pour déstabiliser le régime ....).

        En outre, depuis le 11/09, la position américaine a changé depuis, et Chavez aussi. Chavez ouvre grand les vannes pétrolieres, donc les américains n'ont plus intéret a destabiliser ce pays, surtout pendant une période de pénurie (un coup d'etat pourrait abimer les installations), et ils ont plutot tendance a financer tel ou tel goupe pour faire gagner la démocratie (Ukraine, Georgie,...), et ne s'en cachent pas. Bref, là dessus, il y a vraiment un avant et apres 11/09.
        • [^] # Re: L'espoir vient d'ailleurs...

          Posté par . Évalué à 1.

          ...il n'y a pas eu de financement des américains de la tentative de coup d'état...
          ...ils ont plutot tendance a financer tel ou tel goupe pour faire gagner la démocratie...

          La puissance de la propagande m’étonnera toujours !
          • [^] # Re: L'espoir vient d'ailleurs...

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            Pas très argumenté ton message...

            Avant de croire ou ne pas croire à un truc comme un fiancement des USA (je te rassure, je me suis aussi posé la question), je cherche la crédibilité de la chose. Au moment du putch (et meme bien avant), les puchistes avaient tous les médias dans la poche, et les rênes de l'industrie pétrolière. Pourquoi quémender de l'argent aux USA alors qu'ils était déjà riche à en crever? Explique moi juste.

            C'est principalement pour cela que la thèse de la négociation d'un simple accord de "on laisse faire,ça nous arrange " est + crédible, et en plus confirmé par mes sources d'infos (Courrier Internationnal, et le Monde).

            Alors au lieu de me dire que je gobe n'importe quoi, explique moi alors? D'ou viennent tes infos super fiable du fiancement pour le Venezuella?

            Et sinon, pour toi, les USA n'ont pas aidé les révolutions en Ukraine et Géorgie alors qu'ils l'ont eu même avoués. T'as quoi comme source là dessus? Parce bon, en face, y'a les aveux/interviews de Condolliza Rice quand même.... Tu sais, il existe aussi des propagande anti-américaine...
            • [^] # Re: L'espoir vient d'ailleurs...

              Posté par . Évalué à 2.

              S’il te suffit d'un lien pour éclairer ta lanterne, en voici un parmi tant d'autres: http://www.monde-diplomatique.fr/dossiers/chavez/(...)

              je cherche la crédibilité de la chose
              Si tu as des infos sur la crédibilité de la guerre en Irak, Monsieur Bush est preneur.

              les USA n'ont pas aidé les révolutions en Ukraine et Géorgie
              Disons plutôt que je n'analyse pas la cause de la même façon.
  • # Conseil cinéma

    Posté par . Évalué à 6.

    Allez voir "the take", un documentaire qui est au cinéma en ce moment.
    Même si vous n'y allez pas pour le coté politique, allez y pour la beauté de ces aventures humaines et de leurs acteurs qui dans une situation de mierda extrême décident de faire le pari de l'entraide, de l'effort en commun et de l'espoir.
    Je suis sorti du cinéma avec la patate et un espoir renouvelé envers l'humanité. Les habitants du continent latino pourraient donner pas mal de leçons de courage étant donné tout ce qu'ils se prennent en travers des dents depuis quelques décennies, et voir comment a été traité l'enfant sage du fmi est édifiant aussi. Parfois, il ne fait pas bon choisir la carrote.
  • # Solidarité avec la révolution vénézuélienne !

    Posté par . Évalué à 10.

    Les militants de la campagne internationale "Pas touche au Venezuela !" s’associent à l’enthousiasme que suscite, parmi les promoteurs des logiciels libres, la politique du gouvernement Chavez dans ce domaine.

    A cette occasion, nous voudrions vous alerter sur les sérieuses menaces qui pèsent sur le gouvernement Chavez et l’ensemble de sa politique – y compris sa politique technologique.

    L’adoption de logiciels libres est l’une des illustrations du processus révolutionnaire qui traverse la société vénézuélienne depuis l’élection d’Hugo Chavez, en 1998. Par-delà les économies qu’elle permet à l’Etat de réaliser, il s’agit d’un nouveau pied de nez à l’écrasante domination de l’impérialisme américain dans le continent sud-américain.

    Ceci dit, la lutte qui oppose les masses vénézuéliennes aux adversaires de Chavez dépasse largement la question de l’informatisation de l’Etat. L’administration Bush finance et soutient depuis le début l’opposition vénézuélienne, qui a tenté a plusieurs reprises, y compris lors du coup d’Etat manqué d’avril 2002, de renverser Chavez. Les objectifs de l’opposition sont clairs : il s’agit non seulement de renverser un gouvernement démocratiquement élu, mais surtout d’écraser le mouvement révolutionnaire et de liquider l’ensemble des grandes réformes sociales engagées depuis 1998 dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi, etc. Washington ne peut tolérer l’exemple que le Venezuela constitue aux yeux des millions de pauvres qui peuplent le continent.

    En France comme ailleurs, les grands médias ont édifié un mur de silence autour de la révolution vénézuélienne. Lorsque, rarement, ils en parlent, c’est pour répercuter les mensonges que l’opposition vénézuélienne déverse à longueur de journée sur Chavez et le mouvement bolivarien. Face à cela, la jeunesse et les travailleurs de France ne doivent pas rester passifs. La solidarité internationale avec la révolution est une tâche cruciale et qui doit être menée avec la plus grande énergie.

    Soutenez la révolution vénézuélienne ! Faites circuler nos articles, organisez des débats et diffusez des informations sur ce pays!


    Pas touche au Venezuela ! : http://www.pastoucheauvenezuela.org(...)

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