Développement et diffusion de logiciel open source : un point fort de la culture INRIA

Posté par  . Modéré par Xavier Antoviaque.
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fév.
2003
Communauté
Présente au Salon SOLUTIONS LINUX, l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique) a un objectif affirmé en matière d'impact du transfert technologique.
L'activité de développement logiciel est une des finalités naturelles de l'activité de recherche à l'INRIA.
Parmis les nombreux logiciels crées dans le cadre INRIA, on peut citer quelques exemples bien connus : caml, ObjectWeb, Scilab, ...
Plus d'une cinquantaine de logiciels issus des projets de recherche de l'INRIA sont actuellement diffusés en open source et disponibles par téléchargement ou sur cédérom.
Pour en savoir plus, c'est le premier lien.

Aller plus loin

  • # libre et public : enfin ensemble ?

    Posté par  . Évalué à 10.

    C'est bon de voir que le developpement fait dans le public est de plus en plus libre.

    Ca s'organise du cote des ministeres, notamment de l'education nationale, qui
    s'apercoit enfin du cote positif des developpements libre.

    A part l'ATTICA, connaissez-vous un autre organisme qui pousse les institutions
    publiques a utiliser des logiciels libres ?

    Le probleme inherent aux organismes publics est que les decideurs sont ... plus tout
    jeunes, pour dire le moins :-)
    Et donc le message est difficile a faire passer. Le soutien d'organisme de reference, ou d'exemples reussis par des pionniers, ca aide ENORMEMENT.

    Donc n'hesitez pas, vous qui travaillez dans le public, a semer vos petites graines, a parler autour de vous, a dire : "Tiens, chez Truc, a cote, ils ont deploye telle solutions libre, et ca marche bien".

    Il faut insister sur le fait que le logiciel libre, c'est BIEN(tm) et que ca marche.

    Mes deux cents
    • [^] # Re: libre et public : enfin ensemble ?

      Posté par  . Évalué à 2.

      Ca s'organise du cote des ministeres, notamment de l'education nationale, qui
      s'apercoit enfin du cote positif des developpements libre.

      Tu as des infos ?
      • [^] # Re: libre et public : enfin ensemble ?

        Posté par  . Évalué à 10.

        C'est surtout les profs et instits, censés faire entrer l'informatique à l'école avec trois bouts de ficelle en guise de moyens, qui sont ravis de découvrir les bienfaits du Libre... Quant à l'administration tâcheronne (c'est-à-dire les délégations locales type rectorat, plutôt que le gratin des ministères), j'ai peur que penser pérennité et liberté leur soit un peu trop éloigné des réalités quotidiennes de la vie de bureau. Mais c'est un avis personnel.
        • [^] # Re: libre et public : enfin ensemble ?

          Posté par  . Évalué à 5.

          bah moi qui travaille avec l'education et la municipalité je peux vous dire que les instits, conseillers pedagogiques, inspecteurs sont "ouverts" aux arguments du libre.

          Meme si le plus souvent c'est le coté legal de la copie qu'ils retiennent. :D
    • [^] # Re: libre et public : enfin ensemble ?

      Posté par  . Évalué à 6.

      C'est très vrai ce que tu dis !!! :-)

      Mais, j'aimerai ajouter que la France (et certaines universités américaines) sont tout de même des pionniers en la matière. Ce que vous trouvez 'normal' en France (ou au MIT, Berkeley, Standford, ...) n'est pas acquis pour le reste du monde. Même le pays de Linus (Finland) traine un peu les pieds.

      Alors, pour une fois (et une fois seulement), on peut être fier d'être dans un pays tel que la France ! ;-)
    • [^] # Re: libre et public : enfin ensemble ?

      Posté par  . Évalué à 3.

      > A part l'ATTICA,
      > connaissez-vous un autre organisme
      > qui pousse les institutionspubliques
      > a utiliser des logiciels libres ?

      C'est pas justement le but de l'ATTICA?
      Je veux dire, ça ne ferait pas doublon un second organisme avec cet objectif?
    • [^] # Re: libre et public : enfin ensemble ?

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

      Pour information, en Belgique et en France, le secteur public tend de plus en plus à jouer un rôle de mécène dans le développement de logiciels libres.

      Cela s'ajoute au soucis de ne pas être pied et poings liés à un fournisseur propriétaire. A ce niveau, en Belgique, quelques grands flops informatiques et faillites devraient accélérer la tendance vers le libre. Citons les 300 millions de BEF (7.500.000 EUR...) mis à la poubelle après l'arrêt du programme de paye de la Communauté Française de Belgique ou la faillite d'AGD, acteur propriétaire majeur dans la gestion des CPAS (Centre Publique d'Aide Sociale) du sud du pays.

      Voir par exemple :
      http://www.webmaestro.gouv.qc.ca/ress/libre/gouvernements.html(...) comme quoi l'évolution n'est pas franco-française ou belgo-belge ou
      ce projet en Belgique http://wiki.ael.be/index.php/ProjetOrdonnanceLibre(...) .

      Je pense donc que c'est dans l'air du temps, et que même si l'INRIA est un précurseur en la matière, le reste du secteur public suit / suivra.

      Voir par exemple un très beau projet (eLearning) en Belgique et en GPL : Claroline sur http://www.claroline.net(...) .

      Un frein néanmoins (que je rencontre dans ma fac') : le tarif hyper attractif des licences M$ pour l'éducation.

      Mais ne pas oublier que le logiciel libre tire une partie de ses racines du monde académique (RMS, par exemple, aux USA). Et ça, ça me semble un moteur important !
      • [^] # Re: libre et public : enfin ensemble ?

        Posté par  . Évalué à 1.

        Mais ne pas oublier que le logiciel libre tire une partie de ses racines du monde académique (RMS, par exemple, aux USA). www

        Je crois que RMS s'est casse du MIT ou il travaillait pour fonder le projet gnu ! C'est peut etre pas le bon exemple.
        • [^] # Re: libre et public : enfin ensemble ?

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

          Il s'est cassé du MIT, mais en a fait partie qd même pdt qq temps : il a donc pu assimiler la culture du lieu et notamment le principe de la vérification par les pairs.
          Par ailleurs, même après s'en être cassé, il a commencé le projet GNU sur du matériel mis à disposition plus ou moins officieusement par le MIT.
          L'exemple n'est donc pas su mauvais.
      • [^] # Re: libre et public : enfin ensemble ?

        Posté par  . Évalué à 1.

        " Un frein néanmoins (que je rencontre dans ma fac') : le tarif hyper attractif des licences M$ pour l'éducation "

        Comme en France,je considere que ces pratiques commerciales ne sont que du dumping et ca devrait etre interdit.

        etudiant move to employe = M$ x (X)
  • # Communauté scientifique et communauté du logiciel libre

    Posté par  . Évalué à 10.

    Voilà l'occasion de remercier la communauté scientifique dans son ensemble (et l'INRIA en particulier puisque c'est l'objet de cette news) pour leurs efforts dans le domaine du logiciel libre.

    Vous n'utilisez peut-être que rarement des outils distribués par l'INRIA, mais ils valent souvent qu'on s'y intéresse. Objective Caml par exemple est un language mêlant du fonctionnel et de l'objet, assez facile à apprendre et à maîtriser.

    Un grand encouragement à toutes les équipes qui reversent leur travail à la communauté !
    • [^] # Re: Communauté scientifique et communauté du logiciel libre

      Posté par  . Évalué à 3.

      C'est vrai que OCaml est facile a apprendre. Pourtant, de nombreux etudiants de ma classe ont literralement deteste ce langage et je n'arrive pas a savoir pourquoi. Non ce n'est pas le prof vu que c'est l'un des meilleurs du point de vue pedagogique que l'on ai a l'universite. Peut etre la proframmation fonctionnelle....
      • [^] # Re: Communauté scientifique et communauté du logiciel libre

        Posté par  . Évalué à 3.

        Peut-être le manque de libs aussi
        Le seul vrai programme que je connais en Caml est mldonkey
        Mais je serais ravi de savoir si vous utilisez des softs en Caml, je cherche souvent des vrais exemples..
      • [^] # Re: Communauté scientifique et communauté du logiciel libre

        Posté par  . Évalué à 3.

        > C'est vrai que OCaml est facile a apprendre.

        ???
        Ah euh la je ne suis pas d'accord du tout, j'ai essayé d'apprendre OCaml dans un bouquin et franchement j'ai fait un rejet.

        Entre la syntaxe verbeuse et peu orthogonale, le jonglage avec les types et la programmation fonctionnelle que j'apprécie peu..

        Bof, je n'apprendrai pas Ocaml, pour le moment j'hésite encore entre Python et Ruby, ça ce sont des languages vraiment facile a apprendre.

        Ils n'ont ni le typage statique d'Ocaml ni ses performances, certes mais pour ce qui est de la facilité d'apprentissage, il n'y a pas photo!
        • [^] # Re: Communauté scientifique et communauté du logiciel libre

          Posté par  . Évalué à 1.

          Quand je parlais de facilité d'apprentissage c'est au niveau mathematiques. Je m'explique. OCaml essaye d'etre le plus proche des definitions de fonctions mathematiques. Exemple: let identite x = x Tres parlant. Par contre en C, C++, Java il faut faire un return( ), beaucoup moins parlant au niveau mathematiques. Certes l'exemple est bidon mais c'est un exemple tres parlant. Il y a aussi les applications partielles tres utiles et il est tres difficile de sortir des "problemes" lorsqu' on revient a un langage plus classique. Et puis il faut ajouter qu'on apprend la programmation avec des langages de types C et donc on s'habitue et il est difficile de changer. Mais comme le dit mon prof: "un langage ne permet pas de tout faire et il faut utiliser le bon outil au bon moment".
  • # Quand on parles de culture INRIA ...

    Posté par  . Évalué à -10.

    ... ca m'etonne qu'ils ne fournissent pas un Quake-like made in INRIA, parcequ'il faut bien qu'ils occupent leur bande passante colossale entre deux seances de machine a cafe ;-)
  • # lien vers le répertoire complet des softs INRIA

    Posté par  . Évalué à 5.

    voici un lien vers le répertoire complet des softs INRIA:
    http://www.inria.fr/valorisation/logiciels/index.fr.html(...)
  • # Re: Développement libre ?

    Posté par  . Évalué à 2.

    Les licenses utilisees par l'inria ne sont toujours pas libres ! Arretez la propagande pour des logiciels non libres !

    source: http://www.gnu.org/philosophy/license-list.html(...)

    The Scilab license.
    This is not a free software license because it does not allow commercial distribution of a modified version.
    • [^] # Re: Développement libre ?

      Posté par  . Évalué à 4.

      Quand on y reflechit, ce genre de licence permet quand meme d'eviter
      qu'un membre de l'inria ne developpe un logiciel avec les credits publics,
      et ne l'exploite commercialement apres.

      Ce que meme la GPL n'empeche pas.
      Donc, et c'est entierement mon avis perso, je ne suis pas contre.

      Dans la mesure du possible, je trouverais normal que les logiciels developpes
      dans un institution publique soient au minimum en GPL.
      Si ce genre de loi pouvait etre votee, on verrait un serieux decollage du logiciel libre.
      • [^] # Re: Développement libre ?

        Posté par  . Évalué à 2.

        Je dirais que c'est un juste retour sur investissement.Nos impots finance l'inria qui met ses softs en gpl.
        Pour l'education nationale quelqu'un sait il si le cartable electronique sera drivé par linux.Faut-il mettre la pression au mammouth pour aller dans ce sens.
        Moins d'impot pour payer les licenses de M$ c'est plus de moyens pour l'education natinale.
        • [^] # Re: Développement libre ?

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

          Pour info, les licences éducation de M$ ont des tarifs très attractifs. Les enseignants peuvent par ailleurs disposer d'une suite Visual Studio ou d'une licence Windows 2000 Pro (et je suppose maintenant XP) gratuitement.
          Je ne fais pas l'apologie de ces techniques (il est clair que c'est une façon de maintenir le monopole en habituant les utilisateurs aux produits M$ dès leur plus jeune âge, mais je pense que c'est un des freins au passage en force des logiciels libres dans les universités.
    • [^] # Re: Développement libre ?

      Posté par  . Évalué à 3.

      C'est vrai mais la licence de Scilab (c'est la seule que je connais) est opensource (d'ailleurs la news ne fait pas de confusion la dessus). Tu as l'air de placer sur un même plan logiciel propriétaire et Scilab.
      Maintenant si on envisage la chose sous un angle purement technique, qu'est-ce qui existe et est équivalent en terme de fonctionnalités à Scilab ? Rien. A part Pari et Maxima qui sont des logiciels de calcul formels et numériques mais qui ne font pas le poids en terme de rapidité et qui de toute façon n'ont pas 1/10ième des fonctionnalités de Siclab.. Le seul concurrent valable de Scilab est Matlab et la licence de ce dernier ne laisse aucun doute sur la nature du produit. Donc moi, à tout choisir, je préfère encore faire de la propagande pour un logiciel comme Scilab. A chacun sa façon de voir.
      • [^] # Re: Développement libre ?

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

        octave http://www.octave.org/(...) qui roule au GPL
      • [^] # Comparatif IDL/SciLab?

        Posté par  . Évalué à 1.

        Je serais tout à fait prêt à passer à scilab mais je voudrais savoir avant comment il se compare à IDL (logiciel propriétaire très utilisé et très cher dans le traitemant d'image, www.rsinc.com) en terme de vitesse (les routines sont-elles compilées au vol?), de stabilité et de surtout praticité.
        En particulier, IDL a une fonction |where| extrêmement pratique et rapide qui renvoit les indices (aplatis sur une dimension) des éléments d'un tableau vérifiant une certaine condition.
        Aussi, est-il possible de définir des structures et des tableaux de structures?
        J'ai parcouru la doc, mais je n'ai rien trouvé de similaire.

        supposons que 'monImage.fits' soit un tableau flottant 2D
        Comment cet exemple de base se traduirait-il en SciLab?

        IDL> image = readfits('monImage.fits',header)
        IDL> dark = readfits('monDark.fits',header)
        IDL> flat = readfits('monFlat.fits',header)
        IDL> help, image, dark, flat
        IMAGE FLOAT = Array[128, 128]
        DARK FLOAT = Array[128, 128]
        FLAT FLOAT = Array[128, 128]
        IDL> image = image > 0 ; toute valeur négative est mise à 0
        IDL> image[32,*] = 0 ; on met à 0 une colonne morte
        IDL> badindex=where(image eq 999 or image gt 2000, count, complement=goodindex)
        IDL> if count gt 0 then image[badindex]=0 ; idem pour les pixels morts
        IDL> corr_image = (image - dark) / flat

        Si la traduction SciLab ne prend pas un ligne de plus, je suis preneur. (la possibilité de lire un fichier fits est secondaire, elle n'est disponible sous IDL qu'avec une librairie externe)

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