ÉducaLibre 2026 sera ce que nous en ferons ensemble. À bientôt à Bruxelles.

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mar.
2026
Éducation

ÉducaLibre 2026 : appel à propositions d'ateliers, conférences et tables rondes

Bruxelles, 4-6 juillet 2026—Université libre de Bruxelles

Un rendez-vous européen qui manquait

Partout en Europe, des enseignants innovent avec des logiciels libres, des développeurs créent des outils pédagogiques ouverts, des makers fabriquent, des chercheurs explorent, des artistes partagent. Ces initiatives foisonnent—mais restent trop souvent isolées, ignorées les unes des autres, condamnées à réinventer sans cesse la même roue.

ÉducaLibre veut changer cela.

Du 4 au 6 juillet 2026, l'Université libre de Bruxelles accueille la première édition de ce rendez-vous européen des communs éducatifs : trois jours pour croiser les regards, partager les expériences, tisser des collaborations durables, et construire ensemble les ressources pédagogiques libres de demain.

L'événement est organisé par l'ASBL EduCode, qui avait déjà porté les éditions EduCode 2018 (1200 participants au BOZAR), 2019 et 2020, et dont certains membres ont contribué à l'organisation des RMLL 2013 à Bruxelles. Le lieu—le bâtiment U de l'ULB, domicile du FOSDEM depuis plus de vingt ans—n'a pas été choisi par hasard.

Ce qu'on y fera

Cinq pistes thématiques en parallèle :

  • politiques publiques et souveraineté numérique
  • pédagogie et pratiques de classe (GeoGebra, Moodle, Python, NumWorks, LaTeX, …)
  • administration et déploiement technique dans les établissements
  • innovation, IA et recherche en éducation
  • économie et entrepreneuriat du libre éducatif

Et une piste transversale : art, musique, création, poésie—parce que l'éducation se nourrit aussi de culture et de sensibilité.

En parallèle : des ateliers pratiques, des hackathons, des démonstrations, des tables rondes, des stands de projets. Le tout sous licences libres, avec captation vidéo publiée en CC-BY-SA.

Public attendu : 500 à 800 participants de toute l'Europe, enseignants du primaire au supérieur, développeurs, décideurs politiques, chercheurs, artistes, entrepreneurs.

L'appel à propositions est ouvert

C'est là que vous entrez en scène.

Vous utilisez un outil libre en classe et vous avez envie de le faire découvrir ? Vous avez mené une migration réussie dans votre établissement ? Vous développez un projet éducatif libre que le monde devrait connaître ? Vous avez des choses à dire sur la souveraineté numérique dans l'éducation, sur les modèles économiques du libre, sur l'IA et ses enjeux pédagogiques ?

Proposez une intervention : https://propositions.educalibre.eu

Formats acceptés :

  • atelier pratique (1h30)
  • conférence ou présentation (45 min)
  • table ronde ou débat (1h15)
  • démonstration de projet ou d'outil (30 min)
  • hackhaton
  • et toute autre forme que vous imaginez

Les langues de l'événement sont le français, le néerlandais, l'anglais et l'allemand—mais toute proposition dans une autre langue européenne sera examinée avec bienveillance.

La date limite pour soumettre une proposition est fixée au 14 avril 2026.

Pourquoi ça compte

L'éducation européenne est à un tournant. Le Schleswig-Holstein migre massivement vers le libre. La France structure ses politiques publiques autour de solutions souveraines. Des expériences remarquables existent au Kerala, en Catalogne, dans de nombreuses communes belges et françaises. Mais ces expériences ne se parlent pas assez.

ÉducaLibre n'est pas une conférence de plus où l'on écoute passivement des experts. C'est un espace horizontal, construit par et pour ses participants. Le programme sera ce que la communauté en fera.

Parmi les intervenants déjà pressentis :
1. Alexis Kauffmann (direction du numérique éducatif, ministère de l'éducation nationale français),
2. Frank Karlicheck (Nextcloud),
3. Tristan Nitot,
4. Pierre Pezzardi (Dinum)
5. Emmanuel Zimmert (ladigitale.dev)
6. des représentants de Framasoft, April, Aful, la FSFE, et des décideurs politiques belges et européens.

Pour aller plus loin

Tous les contenus produits seront publiés sous licence CC-BY-SA 4.0.

Aller plus loin

  • # Correction sur la présence de Framasoft

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4 (+2/-0).

    Bonjour Nicolas,
    Tout d'abord, félicitations pour l'énergie mise pour la création d'un tel événement.

    Comme je te l'ai dit de vive voix lors de AlpOSS, il y a effectivement probablement le besoin de faire avancer la question du libre éducatif.

    Cependant, puisque je vois Framasoft cité dans la dépêche et mon nom cité dans les intervenants pressentis sur le site web, je rappelle aussi que je t'avais dit :
    - que Framasoft était, depuis une dizaine d'années, moins focalisée sur les questions du libre dans l'enseignement. Nous avons en effet "pivoté" en 2015, en nous concentrant sur la "société civile" (et notamment les associations et collectifs).
    - qu'une participation à cet événement dépendrait aussi de notre capacité à être disponible. Or, les dates pendant notre « Framacamp » (réunion annuelle des membres de l'association, pour travailler collectivement sur les projets en cours et à venir). Il est donc très improbable que Framasoft soit représentée à cet événement.

    (Par ailleurs et un peu HS, je vois que tu me mentionne comme "directeur de Framasoft", or j'ai quitté cette fonction début 2024 en la transmettant - en toute confiance - à mon collègue depuis 10 ans, Thomas Citharel)

    Merci, donc, de nous retirer de la liste des intervenant⋅es pressentis. Ce qui ne nous empêchera pas de suivre les travaux qui en découleront de près.

    Librement,
    pyg

  • # Inclusivité et liste d'invités "pressentis"

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 1 (+1/-0). Dernière modification le 05 avril 2026 à 11:58.

    Bonjour,

    Puis-je ajouter ce commentaire, sans froisser personne :

    Afin de garantir une audience et une certaine légitimité, il est compréhensible que certains comités d’organisation établissent des listes d’intervenants pressentis. Néanmoins, ces listes gagneraient à rester des outils internes. Leur mise en avant publique peut envoyer un signal peu inclusif aux contributeurs moins visibles, alors même que leurs apports sont souvent tout aussi précieux. De même, ne pas répéter les mêmes têtes d'affiche d'année en année…

    D’autant que les intervenants les plus sollicités, parfois contraints par leur agenda, ne peuvent pas toujours s’investir pleinement, là où d’autres, plus discrets, sont disponibles et tout aussi pertinents.

    Par ailleurs, le public de ces événements s’implique fortement : il engage des frais personnels, prend sur son temps de congé et se déplace avec des attentes concrètes. Ce public privilégie généralement la qualité et l’utilité du contenu à la seule éloquence.

    Dès lors, une question simple peut guider la programmation : qu’est-ce que je retire de mobilisable de cette intervention, et dans quelle mesure est-ce réplicable dans mon organisation ?

    Les évenements libres et gratuits ont réussi, selon moi, à donner la parole à tout type d'organisation et tout type de voix, ce qu'on ne retrouve pas toujours dans les événements payants où on ne parle que d'"open source" . C'est très valorisable et il faut que cela continue !

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