Emacs a 50 ans

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nov.
2026
GNU

Joyeux anniversaire Emacs ! Comme Slashdot l’a opportunément relevé, ce bel éditeur a maintenant un demi-siècle, ce qui semble complètement dingue.

J’avais déjà clamé mon admiration ici il y a quelques années, alors c’est l’occasion de revenir sur ce beau morceau de logiciel, qui ne fait pas son âge (comme moi, donc), et sur ce qu’on peut encore faire avec aujourd’hui.

Il a eu une vie un poil mouvementée, né à partir de TECO, réécrit complètement par Richard Stallman pour devenir GNU Emacs, forké vers XEmacs… On pourra bien entendu rappeler les innombrables flame wars avec Vim, les aphorismes usuels (Eight megs and constantly swapping, Emacs est un système d’exploitation auquel il manque un bon éditeur de texte…). C’était le bon temps.

Emacs a perdu de sa superbe aux grands moments des IDE tout intégrés, mais finalement c’est de là qu’est venue la libération, et ironiquement on peut remercier Microsoft. Avec l’apparition du Language Server Protocol, qui a découplé le langage de l’éditeur et permis le lint, l’auto-complétion, les erreurs en ligne et autres, Emacs est redevenu tout à fait productif, et j’aurais envie de dire, tout du moins dans mon cas, un meilleur éditeur C++ que les VScode et CLion, proposant des fonctionnalités similaires, voire supérieures (Mode tramp ssh + docker par exemple), pour une bien plus grande légèreté et stabilité. Et à chaque fois que je dois écrire ou lire quelque chose, que ce soit du texte, ma TODO list, du C++, du shell, du Latex, du Yaml, ou, Cthulhu me protège, du Python, eh bien Emacs reste l’endroit le plus pratique pour tout ça, avec dans le pire des cas un petit paquet melpa à installer rapidos pour être complètement dans le bain.

Emacs est surprenamment encore pertinent en ces jours de vibe coding: les LLMs sont plutôt doués en LISP, et faire écrire son propre mode devient trivial. Il y a tout un tas de modes pour s’intégrer avec un agent, dont agent-shell est l’un des plus aboutis. J’ai ainsi codé un petit mode très spécialisé qui m’affiche ma liste de projets, et me permet de créer un nouveau workspace git en m’ouvrant une fenêtre magit, une fenêtre agent-shell, et une fenêtre dired, le tout à travers un tramp - Me donnant un espace de travail complet et intégré pour travailler sur une machine de dev à distance comme si j’y étais.

Prochaine étape, le centenaire !

Ce texte a bien entendu été tapé dans Emacs. On ne se refait pas.

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