LinuxFocus de janvier-février

Posté par . Modéré par Fabien Penso.
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jan.
2003
Linux
LinuxFocus est un magazine en ligne, libre et international (traduit en 13 langues) consacré à GNU/Linux.

Les articles de LinuxFocus sont une véritable mine d'or de documentation. On ne trouve pas toujours ce que l'on cherche mais quand on trouve, c'est très complet et fort instructif.

Le numéro de janvier/février vient de sortir. Au programme : détection d'intrusion sous Debian GNU/Linux, le html avec Perl, un petit topo sur la famille des BSD, une série d'articles sur la programmation en temps partagé, ...

(je copie/colle le sommaire exacte dans le contenu de la dépêche) Sommaire complet :

Administration système

* point Détection d'intrusion sous Debian GNU/Linux , par José Salvador González Rivera

Cet article présente les techniques et les outils pour Debian GNU/Linux permettant de détecter les tentatives d'intrusion dans votre réseau.

* point Combattre le "spam" , par Katja et Guido Socher

Le spam augmente à une vitesse alarmante et devient un problème majeur pour presque tout le monde. Dans cet article, nous expliquons quoi faire contre ce fléau.

* point Automatiser l'administration système avec ssh et scp , par Erdal Mutlu

Si vous devez administrer un grand nombre de systèmes Linux/Unix, vous aurez sans doute besoin de scripts afin d'automatiser une partie de travail. Cet article met l'accent sur ssh et ses utilitaires.

Design Web

* point Gérer le HTML avec Perl, HTML::TagReader , par Guido Socher

HTML::TagReader est un module Perl très léger permettant d'examiner un fichier HTML balise par balise.

Forum

* point Unix libre : les BSD(s) , par Georges Tarbouriech

Cet article parle des spécificités des systèmes Unix BSD.


Développement logiciel

* point Programmation en temps partagé - Communications entre les processus , par Leonardo Giordani

Voici le deuxième article de la série sur la programmation en temps partagé.

* point Programmer en BASIC sous Unix , par John Perr

Le langage BASIC est ancien et "basique" mais toujours utilisé. Bien que Linux possède des langages de script beaucoup plus puissants, il propose aussi des interpréteurs BASIC.

Applications

* point Etudes démographiques , par Ralf Wieland

Cet article présente une application QT permettant d'étudier le développement de la population mondiale.


A noter : l'éditorial philosophico-rigolo :)

Aller plus loin

  • # portsentry

    Posté par . Évalué à 10.

    Dans l'article "Détection d'Intrusion sous Debian GNU/Linux", l'auteur commence par faire l'apologie de la Debian en disant notamment que "Il n'a aucun but commercial" et que "Il est développé par des volontaires tout autour du monde", pour ensuite conseiller l'utilisation de portsentry, un logiciel propriétaire. Vraiment n'importe quoi ! :(
    Personnelement, utiliser des logiciels propriétaires pour assurer la sécurité ne me paraît pas une idée grandiose.
    • [^] # Re: portsentry

      Posté par . Évalué à 10.

      > "Personnelement, utiliser des logiciels propriétaires pour assurer la sécurité ne me paraît pas une idée grandiose. "

      Le code source est tout de même disponible... mais bon pas le droit de le modifier.

      Je trouve ca dommage, car ce programme est à ma connaissance totalement gratuit, il n'existe aucune version professionelle ou commerciale de ce produit, je me demande pourquoi de tels programmes ne sont pas sous GPL.
      • [^] # Re: portsentry

        Posté par . Évalué à 7.

        Le code source est tout de même disponible... mais bon pas le droit de le modifier.
        C'est tout particulièrement embêtant pour les logiciels concernant la sécurité : dans ce contexte plus que dans n'importe quel autre la rapidité de la correction de bugs est importante. Avec un logiciel libre n'importe qui ayant les compétences techniques peut corriger le bug, alors qu'avec ce type de license il faut attendre un patch officiel de l'éditeur.
  • # Re: LinuxFocus de janvier-février

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Mouais, première impression, mauvaise impression :

    J'ai commencé par l'article parlant de démographie. Les définitions sont erronées (un peu comme celles qu'on trouve périodiquement dans les magazines mettant quelques graphiques pour faire dire tout et n'importe quoi à la démographie.

    http://www.linuxfocus.org/Francais/January2003/article275.shtml(...)

    Par exemple : « Commençons par la première chose que vous devez savoir pour construire un diagramme démographique : le taux de natalité. Chaque année, un certain nombre de bébés naissent. Le taux de natalité est le nombre moyen d'enfants qu'une femme peut avoir durant sa vie. Ce taux varie en fonction des pays et dépend de nombreux facteurs comme la culture, la situation économique, l'éducation et les traditions. En Allemagne, le taux est de 1.3 enfant par femme. »

    C'est parfaitement faux. Le taux de natalité représente le rapport effectif / population par an. Aujourd'hui, c'est du 13 / 1000, et le principal défaut de ce taux c'est qu'il ne tient pas compte de la mortalité infantime.

    En fait, il s'agit de l'indice conjoncturel de fécondité (aussi appelé somme des naissances réduites), le calcul du taux de fécondité (et pas de natalité !! c'est à dire effectif / population féminine en age de procréer (15-49 ans)) à chaque age. En France, actuellement, c'est 1,9.

    La lecture de la suite de l'article m'est particulièrement difficile alors que je pense pouvoir dire avoir acquis les connaissances de base en démographie. Vu la grossière erreur du début, je ne suis pas convaincu que le problème vienne de moi.

    Il me semble voir ensuite une erreur de raisonnement (interprete en refaisant à l'inverse les calculs donnant les statistiques).

    Ca me semble bien compliqué pour pas grand chose. Une pyramide des ages est une photographie à un moment donné d'une population. Je ne vois donc pas ce que viennent faire là des estimations sur un nombre de naissances etc. Une pyramide n'est pas une projection.

    Je pense qu'il serait approprié que j'écrive au traducteur, qu'il fasse suivre les remarques (ou s'il y'a erreur de traduction qu'il corrige) mais j'ai peur que l'article soit entièrement à refaire...
    • [^] # Re: LinuxFocus de janvier-février

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Bon, je saisis un peu mieux l'histoire de projection, puisqu'apparement ce programme veut donner un aperçu de la population dans quelques années.

      Ca me parait franchement être une très mauvaise méthode. Pour observer une évolution, on ne prend pas un graphique présentant un instant. Aussi, les inconnues paraissent suffisement importantes pour que l'ensemble soit plus du registre masturbatoire que scientifique.
      • [^] # Re: LinuxFocus de janvier-février

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        Bon, je vais essayer de prendre cet article point par point ici. Le traducteur pourra retransmettre s'il le désire, je ne suis pas motivé pour faire ce commentaire en Anglais.

        « Commençons par la première chose que vous devez savoir pour construire un diagramme démographique : le taux de natalité. Chaque année, un certain nombre de bébés naissent. Le taux de natalité est le nombre moyen d'enfants qu'une femme peut avoir durant sa vie. Ce taux varie en fonction des pays et dépend de nombreux facteurs comme la culture, la situation économique, l'éducation et les traditions. En Allemagne, le taux est de 1.3 enfant par femme »

        Voir plus haut. Cette définition est parfaitement fausse.

        « Certains pays ont une attitude « pro-enfants » alors que dans d'autres, les enfants sont plutôt considérés comme une sorte d'assurance sur les vieux jours. Dans notre cas, le taux de natalité est un point de départ pour le programme, qui peut être défini de 0 à 10 enfants par femme. Cela signifie que nous pouvons ajuster le taux de natalité dans le programme pour étudier différents scénarii. »

        Le terme pro-enfant est vraiment peu explicite. Et l'histoire « d'assurance sur les vieux jours » me semble pas correspondre à une description aboutie. C'est plus une interpretation (discutable) qu'une description.
        Là encore, problème de définition déjà signalé.
        Je précise que si des termes si précis existent, ce n'est pas pour compliquer la situation mais parce qu'il existe de nombreux indicateurs, et qu'on essaye de donner à chacun le sens le plus exact pour parvenir à communiquer.

        « Le nombre de naissances ne dépend pas seulement du taux de natalité mais aussi du nombre de femmes en âge de porter un enfant. Dans le modèle, le nombre de femmes en âge de porter un enfant (dans le programme, l'âge va de 15 à 45) est simplement cumulé et multiplié par le taux de natalité. Pour calculer le nombre d'enfants nés par an, ce nombre est alors divisé par 45-15=30. Ceci repose sur la supposition que la femme aura, en moyenne, dans sa vie, le nombre d'enfants spécifié par le taux de natalité. Certain d'entre vous pourraient se demander si le taux de natalité est vraiment précis car, après tout, une femme peut avoir 7 enfants, alors qu'une autre peut n'en avoir aucun. C'est un problème de statistiques expliqué dans la littérature spécialisée. Dans notre programme, nous sommes moins concernés par les statistiques exactes et plus par le potentiel d'expérimentation - par exemple, à propos de la question sur ce qui se passerait s'il devenait à la mode d'avoir plus de 3 enfants par famille en allemagne. »

        Là nous avons une interprétation perverse. Ce que l'auteur appelle taux de natalité (indice conjoncturel de fécondité) est calculé en fonction du nombre de naissances et du nombre de femme en age de procréer. Pas l'inverse.

        Quand au fait qu'une femme puisse avoir 7 enfants et une autre aucun, ce n'est pas propre à la démographie mais propre à toutes les moyennes. Il existe des calculs statistiques permettant d'évaluer l'importance des extrêmes.

        « Naturellement, là où des enfants naissent, des personnes meurent aussi. Le taux de décès est similaire au taux de natalité, sauf qu'il s'applique à la totalité de la population et non pas seulement aux femmes. (Les hommes, bien sûr, jouent un rôle dans le taux de natalité mais ce n'est pas l'endroit pour en discuter ;-)). L'âge de l'individu est bien sûr un facteur majeur du taux de décès; statistiquement, les personnes les plus âgées sont plus susceptibles de mourir que les plus jeunes. En Allemagne, il existe une table officielle du taux de décès, utilisée par les compagnies d'assurance pour calculer les primes d'assurance sur la vie. Notre programme est basé sur les données de cette table du taux de décès. Vous devrez ajuster ces données pour tous les autres pays. »

        Effectivement, le taux de mortalité est similaire au taux de natalité. Mais au véritable taux de natalité (naissance / population / an). Ici, c'est décès / population / an.

        Cette expression « table du taux de décès » me semble particulièrement impropre. Bien que je puisse imaginer ce à quoi ça correspond (un table du taux de décès par classe d'age), le terme est imprécis.

        « Notez que dans les pays industrialisés, le taux doit seulement être basé sur l'âge et non sur des facteurs additionnels comme la classe sociale. Néanmoins, comme me l'a expliqué un ami mexicain, ceci ne peut pas être universellement appliqué. Dans notre programme, le taux de décès est seulement basé sur l'âge, donc, si quelqu'un veut inclure des facteurs sociaux, il devra étendre lui-même le programme. Peut-être que quelqu'un souhaitera s'en charger ? »

        Les facteurs sont calculés à partir des taux ! Pas l'inverse ! L'auteur à tendance à vouloir faire des calculs avec des chiffres qui sont le résultat de calculs sur ces chiffres qu'il cherche à obtenir. C'est une erreur de méthode.

        Aussi, le « taux de décès » est largement dépendant du sexe. C'est d'ailleurs le critère dominant, puisqu'on retrouve ce facteur dans la plupart des sociétés (les femmes se marient plus jeunes et meurent plus vieilles...)

        « Enfin, la migration doit être aussi prise en compte. En clair, les processus de migration ont toujours joué un rôle important. Par exemple, dans les siècles précédents, la population rurale a eu tendance à migrer vers les villes. Cela ne présentait pas un problème grave dans la mesure où le taux de natalité élevé a compensé les effets de baisse de population. De nos jours, les processus de migration sont différents. Toutefois, la dépopulation rurale est encore un phénomène significatif dans l'Allemagne moderne et provoquera une isolation grandissante de certaines régions. »

        Ceci est globalemen correct (quelques reserves sur la dernière phrase). Bon je m'arrête là, la suite parle surtout de l'interface du logiciel. Quoi qu'il en soit, j'invite le traducteur à contacter l'auteur pour réflechir sur certains problèmes de méthodes et reprendre les définitions.

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