Version 2 du RootAsRole : se passer des commandes sudo et su sous GNU/Linux

Posté par . Édité par ZeroHeure, Davy Defaud, Xavier Teyssier, Ysabeau et gUI. Modéré par Pierre Jarillon. Licence CC by-sa.
39
25
oct.
2019
Administration système

Le module RAR (Root As Role) implémente une approche basée sur les rôles pour distribuer les privilèges aux utilisateurs. Il fournit une solution qui permet aux utilisateurs de contrôler la liste des privilèges qu’ils accordent aux programmes. Grâce à ce module, les administrateurs peuvent regrouper les privilèges Linux dans des rôles et les donner à leurs utilisateurs. Pour des raisons de sécurité, les utilisateurs n’obtiennent pas les rôles attribués par défaut, ils doivent les activer à l’aide de la commande sr (changer de rôle).

Copie d’écran de Root As Role

Cependant, la première version du RAR ne fournissait pas à l’administrateur la possibilité de connaître l’ensemble des privilèges qui sont demandés par un programme. Cette deuxième version ajoute l’outil capable qui permet à l’administrateur de disposer de cette information. Nous pensons que cet outil va largement contribuer à l’adoption de RootAsRole.

Linux capabilities : se passer des commandes su et sudo

Posté par . Édité par Benoît Sibaud, ZeroHeure, Pierre Jarillon, tankey et Davy Defaud. Modéré par Benoît Sibaud. Licence CC by-sa.
59
6
sept.
2018
Administration système

Nous proposons un module qui permet de se passer des commandes su et sudo. L’avantage de notre module est qu’il permet de contrôler la liste des privilèges donnés aux programmes.

Traditionnellement, l’administration des systèmes GNU/Linux repose sur l’existence d’un seul utilisateur puissant (appelé super‐utilisateur) qui détient à lui seul la liste complète des privilèges du système. Cette vision a été critiquée car tous les programmes exécutés dans le contexte du super‐utilisateur obtiennent beaucoup plus de privilèges qu’ils n’en ont besoin. Par exemple, tcpdump demande uniquement le privilège cap_net_raw pour s’exécuter. Cependant, en l’exécutant dans le contexte de super‐utilisateur, tcpdump obtient la liste complète des privilèges du système. Ainsi, l’approche traditionnelle de l’administration GNU/Linux rompt le principe du moindre privilège, qui garantit qu’un processus doit juste avoir les privilèges nécessaires pour effectuer son travail. Un attaquant pourrait exploiter les vulnérabilités de tcpdump afin de compromettre la sécurité du système.

Il existe cependant une autre voie, non officielle, mais intégrée au noyau Linux depuis 1998…