• # Il faut lire les petites lignes

    Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

    Par exemple, pour le gaz, il y a des conditions à respecter qui font tomber la production de carbone au même niveau que le solaire actuel (sans chute de grêle). Donc c'est pas délirant, si on considère que l'ennemi numéro un est le charbon (lignite ou autres). Ou alors on s'en fout et on continue de laisser les écolotartuffes être les idiots utiles des vendeurs de pétrole.

    • [^] # Re: Il faut lire les petites lignes

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 0 (+1/-3).

      Il faut lire les petites lignes

      La réalité, qui vient de compromis (faut voir que le gaz a été "échangé" contre le nucléaire, par exemple, sinon la France aurait pris cher) à tous les étages (certains parlementaires pourraient se renseigner) est rarement compatible avec la volonté de considérer les évolutions législatives comme contre soit, donc pas acceptable ;-).

      Pas parfait mais dans le bon sens, mieux que de rester bloqué avec l'actuel en attendant que des non-non-non disent vouloir mieux tout en restant avec pire en pratique.

  • # VErdissement

    Posté par  . Évalué à -3 (+2/-6).

    Du coup, les subventions pour le nucléaire et pour le gaz vont pleuvoir. Pour boucher le trou de 12 milliards des EPR, creuser le trou à Bure, acheter des pansements pour les 80 réacteurs en bout de course et payer les opérations militaires de sécurisation des mines d'uranium au Mali, ce ne sera pas de trop.
    Si on ajoute tous ces coûts cachés (qu'on va payer), le prix du kilowattheure nucléaire est nettement plus cher que celui du solaire. À vos portefeuilles.

    En plus, le nucléaire réchauffe la planète. Il ne produit pas de CO2 (l'argument publicitaire d'EDF pour verdir le nucléaire) mais la transformation de la matière (fusion ou fission, peut importe) produit de la chaleur. Ce n'est pas une transformation d'énergie thermique en électricité (vent généré par la chaleur ou rayonnement solaire) mais bien une création d'énergie thermique. On pourrait transformer la terre en fournaise en augmentant le nombre de réacteurs. Un réacteur ne sert qu'à ralentir une explosion atomique et on produit l'énergie thermique d'une explosion entre chaque rechargement de combustible.

    La communication d'EDF : https://www.fakirpresse.info/moi-journaliste-fantome-au-service-des-lobbies

    • [^] # Re: VErdissement

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+2/-1).

      Deux ordres de grandeur :

      1. La puissance issue de l'activité radioactive à l'intérieur de la Terre représente à peu près 0,025 % de la puissance totale reçue, environ 44,2 térawatts3 (ou TW) (toutes sources radioactives confondues, donc).
      2. En admettant une masse totale de la croute continentale de 2 x 10²² kg, une proportion d’uranium naturel dans la croute terrestre de 2,7 grammes par tonne (c’est beaucoup), une énergie de combustion de l’uranium naturel (après traitement et tout) de 5,6 x 10⁸ J/g et une irradiance solaire moyenne sur la surface de la Terre (nuit comprise) de 340 W/m². Si on imagine que par magie on récupère l’intégralité de l’uranium de la croute continentale (ce qui est une hypothèse absurde) et qu’on brule tout d’un coup dans des réacteurs nucléaires, on produit environ 3 x 10²⁸ joules. C’est l’équivalent de seulement 5000 ans d’irradiation solaire.

      Quant à cette comparaison :

      Un réacteur ne sert qu'à ralentir une explosion atomique et on produit l'énergie thermique d'une explosion entre chaque rechargement de combustible.

      Elle est encore moins pertinente que si je disais : « Un bruleur de gazinière/chaudière a gaz ne sert qu’à ralentir une explosion de gaz, et on produit l’énergie thermique d’une explosion en permanence, en alimentant en permanence en combustible ». Je dis moins pertinent parce qu’il est effectivement possible de provoquer une explosion avec du gaz de ville ou en bouteille, alors que les technologies de réacteurs nucléaires civils ne permettent absolument pas de produire des explosions nucléaires – pour cela il faudrait quel le combustible soit beaucoup plus enrichi ; c’est d’ailleurs tout le sujet des discussions autour du nucléaire Iranien.

      Quant au premier paragraphe, des affirmations sans sources ne valent rien.

      Je ne dis pas qu’on ne doit pas s’opposer à des technologies. Je dis juste que si c’est le cas, il faut le faire avec des vrais arguments qui tiennent la route, et pas des dogmes tirés d’on ne sais où (enfin si, on sait d’où : des vielles associations antinucléaires militaire qui, voyant la dénucléarisation du monde, se sont attaquées au nucléaire civil sans se rendre compte que les arguments ne fonctionnent plus parce que les principes et conditions de fonctionnement ne sont pas les mêmes.

      La connaissance libre : https://zestedesavoir.com

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