• # ça c'est du journal

    Posté par . Évalué à 10.

    0 Linux epsilon est le thème de ce nouveau schmilblick bookmarquien.

    On comprend peut-être à la lecture de ce journal qu'ils s'agit d'une distro Linux (je l'ai compris uniquement grâce aux liens fournis).

    À travers le test rapide proposé, on peut apprendre que la distro est livrée avec Xfce et E17 et qu'il reste quelques bugs apparemment pas trop durs à contourner. C'est à peu près tout. Mais rassurez-vous, si comme moi vous ne parcourez pas tous les liens fournis dans les journaux, il vous suffira simplement de suivre celui vers le précédent journal qui présente le pourquoi du comment de cette distribution optimisée pour être introuvable sur Google.

    Non, franchement, 3 lignes pour dire que c'est une distro francophone 64bits uniquement mais avec toutes les libs 32bits, qui utilise le gestionnaire de paquet Spack, qui ne gère pas les dépendances, et créés surtout pour le plaisir que pour répondre à un besoin particulier, ça aurait été trop long?
    Ben à moi ça a pris 1min...

    • [^] # Re: ça c'est du commentaire

      Posté par (page perso) . Évalué à -5.

      Le lien sert justement à ne pas paraphraser un journal déjà existant ; dupliquer un contenu à chaque fois que des nouvelles arrivent me semble exagéré. Le rappel dans une dépêche aurait été justifié, je le concède. C'est un journal, non un communiqué de presse, qui de plus fait suite à un autre journal, je l'ai bien précisé.

      Il me semble que le « bash » systématique des journaux en commentaire ne fait que décourager tout contributeur potentiel, d'autant qu'il y a une foule de « journal-bookmarks » bien moins renseignés, j'ai moi-même régulièrement peine à en comprendre le contenu.

      Donc, pour te paraphraser (mais je te remercie de ton avis) : le nom est pourri, y'a des bugs, la distro est inutile car créée pour le plaisir uniquement et le développeur est un fainéant du journal.

      J'essaierai néanmoins à l'avenir d'être plus concis et explicite pour éviter d'hérisser le poil du lecteur (et pour m'éviter la déception de lire des retours plus agacés que curieux).

      • [^] # Re: ça c'est du commentaire

        Posté par . Évalué à 8.

        Sans recopier tout ce qui était écrit dans le journal précédent, rappeller qu'il s'agit d'une distribution française, plus 2 ou 3 caractéristiques principales, ça aurait rendu le journal plus sympathique à lire.

        Tom

      • [^] # Re: ça c'est du commentaire

        Posté par . Évalué à 9.

        Le lien sert justement à ne pas paraphraser un journal déjà existant ; dupliquer un contenu à chaque fois que des nouvelles arrivent me semble exagéré. Le rappel dans une dépêche aurait été justifié, je le concède. C'est un journal, non un communiqué de presse, qui de plus fait suite à un autre journal, je l'ai bien précisé.

        Va falloir soit descendre de ton piédestal, soit atterrir: la plupart des lecteurs ici ne se souviennent sans doute pas de ton journal. Certains ne l'ont jamais lu. Et si un journal n'est pas censé être aussi détaillé qu'une dépêche, il y a un juste milieu entre une dépêche patrick_g sur le noyau et un tweet lanceur de chasse au trésor pour savoir ne serait-ce que "de quoi on parle??".

        Il me semble que le « bash » systématique des journaux en commentaire ne fait que décourager tout contributeur potentiel, d'autant qu'il y a une foule de « journal-bookmarks » bien moins renseignés, j'ai moi-même régulièrement peine à en comprendre le contenu.

        Au risque de choquer ton égo, je ne constate pas de bash systématique des journaux. Les journaux bookmarks opaques, par contre, un peu plus.
        Tu dis toi-même que tu ne comprends pas certains journaux tant leur contenu est léger. Et donc tu trouves que c'est bien de promouvoir ce mode de non-information?

        Donc, pour te paraphraser (mais je te remercie de ton avis) : le nom est pourri,

        J'ai pas dit que "le nom est pourri". C'est un nom comme un autre, mais il est certain qu'entre deux requêtes sur moteur de recherche "comment faire ça sur la distro nfiiirvitas" (pourvu qu'on sache comment l'écrire) et "comment faire ça sur 0 Linux", je passerai moins de temps à trier les trucs sans rapport avec la distro dans le premier cas.
        Mais je crois que la réflexion a déjà été faite dans le premier journal.

        y'a des bugs

        Relis le test, il ne parle pratiquement QUE des bugs qu'il a contournés! En lisant le détail, ces bugs ne me semblent pas catastrophiques, et c'est ce que je dis. Le test lui-même est léger également (m'enfin c'est sûr, c'est infiniment plus que le rien que j'ai produit moi-même).

        la distro est inutile car créée pour le plaisir uniquement

        D'une, ce n'est pas ce que j'ai dit. Beaucoup de bons projets ont démarré parce que l'auteur original voulait essayer un truc pour un machin.
        D'autre part, extrait du journal en lien, écrit par toi-même:

        Mais pourquoi donc ?

        Pourquoi pas ? :) Le développement de 0 me permet d'apprendre et d'approfondir ma connaissance du fonctionnement des systèmes (GNU/)Linux et de la partager avec d'autres enthousiastes. Je suis un non-développeur, quasiment non-informaticien. Je travaille seul sur ce projet avec l'aide du développeur de Spack, pour la gestion des paquets. Merci à lui.

        Ça ne respire pas le cahier des charges étudié pendant des mois hein!

        J'essaierai néanmoins à l'avenir d'être plus concis et explicite pour éviter d'hérisser le poil du lecteur (et pour m'éviter la déception de lire des retours plus agacés que curieux).

        Plus concis: je ne pense pas qu'on puisse arriver plus bas, non, ça ira, merci.
        Explicite: oui, ce serait bien ça par contre. Parce que tu ne veux pas passer les 3min à décrire brièvement le projet, mais tu passes beaucoup plus de temps à commenter les descriptions faites par d'autres si elles ne te plaisent pas.
        Cherchons l'erreur...

        Juste pour entrer dans le jeu, j'avais au départ penser ne rien écrire dans le commentaire, juste un lien vers un commentaire existant dans un autre journal qui ferait la même remarque. Mais pas pour la confusion hein, pour éviter la redondance d'informations...

  • # courage

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    En tous cas, chapeau bas devant le courage (et le travail) nécessaire pour faire une distribution!
    En plus, le nom est original et le bureau a un look très agréable.

    • [^] # Re: courage

      Posté par . Évalué à 5.

      Moi ça m'intéresserait bien qu'apostle fasse un retour d'expérience sur son projet.
      Quand on commence un projet comme celui là qu'est ce qu'on fait d'abord ?
      Est ce qu'il y avais des choses plus facile (plus dures, plus amusantes, plus longues…) à faire que ce qu'on avais imaginé ?
      À part Frederic Bezies est ce qu'il y a beaucoup d'autre utilisateurs qui testent, contribuent, râlent quand ça marche pas, hackent, s'amusent… avec 0 Linux ?

      207829⁶+118453⁶=193896⁶+38790⁶+14308⁶+99043⁶+175539⁶

      • [^] # Re: courage

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        C'est justement parce-qu'il y a peu d'utilisateurs qu'il faut l'encourager, l'open-source devient un nid à grosses boites puissantes, les plus humbles projets sont souvent méprisés alors que la graine d'un bon libre est un individu innovant, créateur et accro à son projet.

      • [^] # Re: courage

        Posté par (page perso) . Évalué à 8.

        Le projet est venu de lui-même. J'ai toujours utilisé Slackware et j'avais voulu la franciser au maximum ; ça m'a amené à recompiler certains paquets et donc à m'éloigner de Slackware en gérant mes propres paquets. L'habitude de pratiquer le guide Linux From Scratch m'a naturellement mené à assemble petit à petit ma propre distribution. Le côté multilib a été amené par ma volonté d'approfondir au maximum mes connaissances dans le domaine, via le projet Cross Linux From Scratch. Je suis en fait entré dans le processus de création d'une distro sans vraiment m'en rendre compte. Le créateur de Spack a pu tester son super gestionnaire de paquets et en reprendre activement le développement avec 0 : la distro commençait à être complète, il ne manquait plus qu'un installateur et un hébergement pour les paquets et les ISO, trouvé grâce à Tuxfamily et à l'institut de génétique humaine du CNRS, que je ne remercierai jamais assez.

        Est ce qu'il y avais des choses plus facile (plus dures, plus amusantes, plus longues…) à faire que ce qu'on avais imaginé ?

        C'est long, difficile et rébarbatif mais j'ai du mal à m'en passer :) Le plus difficile réside dans la maintenance et dans les définitions des processus, du designe, de l'automatisation : il faut être cohérent, constant et ne pas se fourvoyer ou savoir revenir en arrière et prendre du recul. Une distribution, c'est gros, extrêmement complexe et ça demande de maîtriser énormément de choses : savoir compiler iptables n'est pas du même ordre que décider du fonctionnnment de Udev ou des noms des GID. C'est chronophage aussi : 0 est « née » le 18 mai 2010 et c'est encore un projet balbutiant, mais j'y ai passé mes journées (et mes nuits). J'ai dû également réécrire beaucoup de scripts que je prenais simplement dans Slackware au début (et c'est là qu'on se rend du travail supplémentaire qui a dû être fourni).

        À part Frederic Bezies est ce qu'il y a beaucoup d'autre utilisateurs qui testent, contribuent, râlent quand ça marche pas, hackent, s'amusent… avec 0 Linux ?

        J'ai eu quelques tests depuis la sortie de 0 alpha1, ponctuels pour la plupart, parfois en vidéo, parfois par mail, parfois par IRC. Les contributions sont rares et concernent surtout la mise à disposition de ressources sur le Net : images ISO sur BitTorrent, liens sur des sites, propositions de serveurs pour héberger voire compiler des paquets. Deux contributeurs créent assez régulièrement des papiers peints pour le bureau (merci à eux). Il y a 1 utilisateur régulier de 0 qui la bidouille et dont il teste régulièrement les nouvelles versions, c'est un retour précieux et ça me suffit à être content.

        Mis à part cela, l'intérêt suscité par 0 est minime, voire infime, on n'a jamais dépassé la dizaine d'inscrits à la liste de diffusion ou au wiki et je n'ai jamais eu de scripts ou de code en contribution spontanée à intégrer à 0. Il y a bien quelques curieux qui passent de temps en temps, mais rien de régulier. Je suppose que l'absence d'une communauté sur un site convivial (avec forums ou autre) y est pour beaucoup, ou bien tout simplement par le fait qu'on a affaire à une énième distribution probablement noyée dans la pléthore de spin-offs d'ubuntu ou d'autres grosses distributions ainsi qu'à une offre de distros indépendantes très variée et de qualité. Le projet est peut-être aussi tout simplement inintéressant aux yeux du public, qu'en sais-je ? :)

        • [^] # Re: courage

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          merci de ton retour d'expérience.
          Pour répondre sur la facilité à trouver le nom par les moteurs de recherche, étant donné que tu te bases sur Slackware, slack0 serait peut-être plus approprié que 0 Linux (qui est un peu galvaudé) ? En plus, il y a déjà une page wikipedia pour Slacko :)

          Tu as eu de la chance d'être hébergé par TuxFamily :) nous recommandons plutôt de participer à des distributions existantes la plupart du temps, il faudra que je backloggue notre espace de modération, ton projet avait sans doute une originalité qui nous a intéressé (déjà, pas basé sur une *buntu...). N'hésite pas à demander plus d'espace sur les downloads au besoin :)

          Bon courage pour la suite et merci encore pour ton implication, ça fait plaisir :)

          • [^] # Re: courage

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            La distribution ne se base pas du tout sur Slackware justement, elle en tire ses origines et a une chaîne d'outils propre, obtenue à l'origine avec la méthode Cross Linux From Scratch, permettant de créer une chaîne d'outils multilib. Je reconnais que le nom n'est pas très heureux, c'est pour cette raison que je tente de référencer la distribution sous le nom "0linux".

            Je te remercie de ton rappel concernant l'espace de download dont je bénéficie déjà très largement. Tuxfamily a toujours été parfaite et je ne saurai trop recommander d'y contribuer/participer. :)

            • [^] # Re: courage

              Posté par . Évalué à 1.

              La distribution ne se base pas du tout sur Slackware justement.

              Certes, mais elle a un modèle de développement très proche. En fait, de ce point de vue là, 0linux peut se définir comme une Slackware pour i686/x86-64, francophone et orientée desktop, non ?

        • [^] # Re: courage

          Posté par . Évalué à 2.

          Le créateur de Spack a pu tester son super gestionnaire de paquets et en reprendre activement le développement avec 0

          Je confirme. Sans le super terrain de jeu proposé par 0linux, Spack serait resté un empaqueteur Slackware (un truc de fainéant pour éviter d'écrire des SlackBuilds, car je HAIS les SlackBuilds de toute mon âme, qu'ils fassent tous des confettis incandescents en enfer ! ) Toute la partie gestionnaire de paquets du projet a été initiée grâce à 0linux et aux retours assidus d'apostle. Sans ça j'en aurais probablement laissé mourir la "spec" dans son .txt. :)

          • [^] # Re: courage

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Mode Zenitram (qui parfois dis des trucs intelligents, si si) :

            qu'apporte Spack par rapport à RPM/yum, deb/dpkg/apt, etc. etc. ?

            • [^] # Re: courage

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              La non gestion des dépendances. :P

              Plus sérieusement, Spack est motivé, dumoins en partie, par le désir de s'affranchir des pkgtools de Slackware, que 0 utilisait à l'origine, lesquels reposent sur tar et surtout sur tar-1.13 pour des raisons qu'il est facile de retrouver sur le Net. Spack utilise cpio, ce qui permet en pratique de consulter le contenu d'un paquet, de vérifier son intégrité ou d'en extraire une info (comme la description par exemple), le tout sans décompresser l'archive, c'est très appréciable.

              Il ne faut pas non plus perdre de vue que 0 utilise l'empaqueteur et le gestionnaire de paquets de Spack uniquement tandis que yum/apt-get/etc. sont plutôt des ensembles de programmes permettant de rechercher sur des dépôts sur Internet, vérifier les installations, reconfigurer des paquets, mettre à jour le système, etc. en plus de gérer les paquets et ont tout un mécanisme de gestion des dépendances. Spack sait faire une chose à la fois et le fait très bien (et très vite !). J'ai ajouté moi-même des scripts de mise à jour codés maison pour la convivialité d'utilisation mais ils ne sont qu'une façade à Spack, un peu à la manière de Synaptic pour apt-get (je crois).

              • [^] # Re: courage

                Posté par . Évalué à 3.

                Oui, c'est sûr que pour ceux qui considèrent la gestion des dépendances comme une fonctionnalité importante, Spack n'aura que peu d'intérêt. Pour les autres (les Slackeux et ceux qui comme apostle font tourner leur propre distro) :

                • codé en shell POSIX au max. Je développe avec mksh, et m'efforce de systématiquement tester la bête avec dash (sh étant bash sur ma Slack, de fait je le teste quotidiennement avec ce shell). Pour les commandes utilisées, j'ai essayé de coller à la norme le plus possible (en hors norme, il doit y avoir stat et l'option -maxdepth de find). Le but est de fournir un truc solide et portable au moins sur une Busybox ;
                • 100% de compatibilité Slackware. Les Slackeux peuvent l'installer et le tester sur leur Slack sans soucis (c'est ce que je fais depuis plus d'un an). On peut désinstaller un paquet spack avec les pkgtools (aucune différence avec un paquet orthodoxe une fois installé), et convertir facilement un paquet Slack t[xg]z en paquet Spack. Je le souligne, parce que justement le gestionnaire est né de réflexions suite à l'étude du code des pkgtools. J'avais alors plein d'idées d'optimisation et de refontes, mais jusqu'à 0linux aucune motivation à les coder à l'idée que personne ne l'utiliserait sérieusement ;
                • un toolkit complet et cohérent : tout est pris en charge par une commande dédiée, préparation du paquet (spackcook), génération (spackpkg), rangement des archives (spacktidy), (dés)installation (spackadd/rm), exploration des paquets installés (spacklist), et même recherche des fichiers sur l'ensemble des paquets de la distro (spackfind, qui peut donc faire office de gestionnaire de dépendances du pauvre). Le plus gros des scripts fait 573 lignes, commentaires, écran d'aide et licences compris ;
                • un mode d'install qui permet de cantonner Spack à la gestion de /usr/local. Pour ceux qui ont l'habitude de blinder cette arbo à la grouik, Spack peut être une bonne solution pour gérer ça proprement en restant indépendant de la distro ;
                • un projet ouvert au fork. C'est un peu périphérique, mais ça ne me choque absolument pas qu'on forke Spack (une distro doit avoir la main sur son gestionnaire ! ), c'est même un peu pensé pour ça en offrant une base en shell (très souple et facilement adaptable) la plus saine et la plus compacte possible.

                Voilà, c'est à peu près tout, je pense. Je n'imagine pas un avenir particulièrement brillant pour le projet, mais je dois avouer que je suis pour le moment assez content du résultat, d'où quand même un gros merci à 0linux. :)

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