Journal Slackware sur 16 Mo

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8
mar.
2003
Ha, pas 16 Mo de RAM, mais 16 Mo de disque dur. ;-)

Bon, ben ça m'a pris un peu de temps d'épurer les packages que je voulais installer, mais ça valait bien le coup. J'ai viré toutes les docs, et pas mal de binaires inutiles ou annexes. Au final, j'ai un Linux fonctionnel (tous les utilitaires de base), avec cURL et proftpd en guest star. Seul vrai manquement à un Linux mode texte tel que je le conçois : OpenSSL, et donc OpenSSH. M'enfin, ce n'est que deux megas de plus, donc si c'est jugé utile, ce sera ajouté.

C'était la première fois que je m'essayais à syslinux et umsdos, et je dois dire que ça marche pas mal.

Bon, c'est pas tout ça, mais on va patcher RTAI maintenant. a+
  • # Re: Slackware sur 16 Mo

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Est-il possible d'avoir des details sur le procede que tu as utilise ?

    Je trouve que ca serait bien si tu pouvais mettre en ligne la methode car meme un LFS fait plus que 16Mo.
    Personnellement, ca m'interesse beaucoup. Je suis sous slackware depuis deux ans, chez moi et au boulot, et je suis parfois confronte a des problemes de place quand je l'installe sur les vieilles becanes qui trainent.
    Tomsrtbt, c'est cool mais c'est quand meme un peu trop petit :-)
    Tu es parti d'un zipslack ?

    Merci d'avance

    PS: j'ai google RTAI mais j'ai pas bien capte a quoi ca servait (je suis pas informaticien de formation)
    • [^] # Re: Slackware sur 16 Mo

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Pour l'instant, c'est encore en développement. En fait, aujourd'hui, je suis arrivé à une taille de 28 Mo, dont 8 Mo de modules. J'aurai encore quelques modifications et nettoyages à faire -- ajouter /etc/fstab, /etc/passwd entre autres ;) -- avant de pouvoir considérer mon travail comme stable. Je pense en finir cette semaine.

      Pour ce qui est de la méthode utilisée, elle est simple : sélection à la main, dans les séries A et N de Slackware (A = base vitale, N = réseau) des paquetages que je souhaitais utiliser, suivi d'un grand nettoyage des paquetages sélectionnés. La sélection s'est basée sur pas mal d'années d'expérience. Il est clair que j'aurais été incapable de la faire il y a six ou sept ans, quand j'en avais bien besoin, avec mon petit disque de 128 Mo. Le nettoyage en lui même se base sur le concept suivant : on n'a besoin que des binaires et des fichiers de config. La doc, les manpages, les fichiers info, les locales, c'est inutile. Et mine de rien, ça allège beaucoup !

      En ce qui concerne LFS (ou Gentoo), il est important de se rappeler que gcc peut également optimiser en taille, pour bien sûr un petit coût en performance : utiliser -Os au lieu de -O3.

      Enfin, RTAI est un patch qui s'applique au noyau Linux, et qui permet de faire de l'informatique temps réel dur. On dit que quelqu'un fait du temps réel dur quand il est capable de vous garantir le temps d'exécution maximum de certaines portions de son code. Par exemple, si le robot voit un obstacle face à lui, l'auteur des programmes qui le contrôlent est capable de garantir qu'il va mettre moins de N millisecondes à entamer une procédure de freinage. Bref, le temps réel sert surtout à programmer des programmes "vitaux". Bien sûr, tout à un coût, et le temps réel, c'est bien, mais c'est difficile à programmer.

      Pour conclure, on peut noter qu'il est existe aussi des temps réels "fermes" et "mous", où les contraintes sont relâchées, et donc la programmation facilitée, avec possibilité de créer des programmes plus complexes... mais où on ne peut plus garantir un temps maximum d'exécution.

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