De mémoire ça fait bien deux décennies qu'on entend régulièrement des horreurs concernant l'attractivité des postes d'enseignant en France. Un exemple bien connu, les candidats autorisés à passer l'oral avec des notes d'écrits inférieurs à 5, faute de candidat. De mon expérience personnelle, le plus marquant a été, participant à un jury de CRPE (recrutement de professeur des écoles) d'entendre l'ensemble des inspecteurs d'académie (tous les autres membres du jury) s'extasier unanimement et quasi littéralement « une qui sait compter » en lisant le dossier d'une candidate, et de m'expliquer doctement que ce n'est généralement pas le cas… Et ce ne sont que deux anecdotes parmi des légions pour illustrer les conséquence de la politique française en la matière.
Donc après des décennies de désinvestissement volontaire, à quoi s'attendre d'autre ? Vraiment ?
Si la France est encore 27 ème, il faut probablement l'attribuer à la résistance du corps social contre les ukazes de sa tête. L'élite, vise la deux-centième place pour le pays — pas pour sa progéniture, soyons rassuré —, mais des parents, des éducateurs, des enseignants, résistent.
À noter que ça n'est pas qu'une question de budget non plus. Question budget, on reste à peine sous la médiane de l'OCDE, donc en plus on n'est pas performants.
Pêle-mêle, on peut citer:
* l'emprise d'une idéologie pseudo-scientifique dans la haute administration de l'EN (IUFM -> ESPE -> INSPE)
* l'inefficacité chronique de la fonction publique (coût du traitement d'une facture, de l'établissement d'une fiche de paye…)
* la succession des ministres qui appliquent à un rythme effrené des réformes démagogiques qui désorganisent les services
* la gestion "exemplaire" des RH dans la fonction publique
* le mille-feuille administratif des responsabilités et des financements (qui paye les chaises, qui paye les profs, qui paye les surveillants, qui organise le transport scolaire, les sorties, les équipements sportifs…), avec toutes les réunions de coordination nécessaires
Pourriez-vous expliciter ce que vous entendez par là ?
ce n'est pourtant pas très compliqué…
EN : c'est un village du Laos IUFM : c'est un peu plus clair, sûrement des maîtres en arts martiaux ESPE : ou un autre sport comme le basket INSPE : c'est clairement sportif plus que scientifique !
forcément, ça n'aide pas de s'exprimer en vagues sigles et acronymes abscons, prêtant à interprétation :/
l'inefficacité chronique de la fonction publique (coût du traitement d'une facture, de l'établissement d'une fiche de paye…)
Et tu as des éléments qui montrent qu'ailleurs ils sont bien mieux sur ce point ?
Car personnellement quand je regarde l'administration à l'étranger sur de nombreux points la France ne se démarque pas spécialement. Les administrations publiques partagent de nombreux problèmes de part le monde par nature, et c'est d'ailleurs visible aussi au niveau des grandes entreprises en général d'ailleurs (pour les mêmes raisons).
la gestion "exemplaire" des RH dans la fonction publique
Pareil, ça se passe comment à l'étranger sur ce point ?
le mille-feuille administratif des responsabilités et des financements (qui paye les chaises, qui paye les profs, qui paye les surveillants, qui organise le transport scolaire, les sorties, les équipements sportifs…), avec toutes les réunions de coordination nécessaires
Cf premier point.
Bizarrement pour avoir lu des comptes rendus PISA précédents (oui, ce n'est pas qu'un score, il y a des analyses plus détaillées), ce ne sont pas spécialement ces points qui sont mis en avant pour expliquer le score français.
À noter que ça n'est pas qu'une question de budget non plus. Question budget, on reste à peine sous la médiane de l'OCDE, donc en plus on n'est pas performants.
Comme d'habitude, prendre un chiffre sans le contextualiser un minimum ne permet pas de voir de potentiels problèmes.
Typiquement pour un coût égal par élève entre deux pays, les impacts peuvent être forts différents. Par exemple tu as plus d'établissements plus petits (car le territoire est plus grand et moins dense par exemple) cela induit des coûts plus important par enfant sans que cela ne se reflète dans la qualité du dit enseignement. De même tu peux dépenser plus pour certaines filières ou certaines classes d'âge ce qui peut avoir un impact sur le résultat final.
Si on lit l'analyse de l'OCDE de l'an dernier on peut avoir un début de problème :
Les dépenses par élève dans les établissements d’enseignement, provenant de sources publiques et privées, varient fortement selon les niveaux d’éducation en 2022. La France dépense 13 % de moins que la moyenne de l’OCDE par élève dans l’enseignement élémentaire (11 135 USD contre 12 730 USD), 5 % de moins dans le premier cycle du secondaire (13 622 USD contre 14 315 USD), mais 24 % de plus dans le deuxième cycle du secondaire (18 127 USD contre 14 562 USD) (Tableaux C3.1 et C4.1).
Rappel, le PISA se fait sur des élèves de 15 ans donc fin de collège voire seconde. Or la France semble surtout mettre le paquet au niveau des lycées au détriment des collèges et écoles primaires.
Donc écarter la question du budget me semble bien prématuré. Après est-ce seulement une question de budget ? J'en doute fortement.
« Rappel, le PISA se fait sur des élèves de 15 ans donc fin de collège voire seconde. Or la France semble surtout mettre le paquet au niveau des lycées au détriment des collèges et écoles primaires. »
Là aussi il faudrait vraisemblablement ventiler les chiffres. Quelle part pour les agrégés dont la concentration n'est peut-être pas précisément homogène sur le territoire, et quelles miettes que reste-t-il pour le vulgus ? Si tant est que les proportions citées n'incluent — au moins partiellement — des sommes allouées aux classes préparatoires aux grandes écoles, ces dernières étant, en France, intégrées aux lycées.
Entre mon passage dans un lycée d'élite entourée d'enseignants allant de bon à quasiment excellents et celui de mon fils dans un établissement ou il faudrait presque factoriser ces qualificatifs par -1 ou -i pour qualifier une bonne partie du fonctionnement… je dois concéder un biais flagrant de mon opinion. Mais les informations à ma disposition sont loin de le contrarier.
Comme d'habitude, prendre un chiffre sans le contextualiser un minimum ne permet pas de voir de potentiels problèmes.
Et avant de contextualiser le chiffre, nous aimons discuter de façon absolue de chiffres qui ne se suffisent pas tout seul… Ici, on a un rang sur lequel on se précipite en oubliant qu’il y a des entrants et des sortants d’une part, et que ce rang n’est pas un podium en soi. De plus, comme il s’agit de synthèse statistique, il serait bon de voir les chiffres liés aussi (typiquement, je ne comprends pas que l’on parle de moyenne sans jamais connaitre : étendu et écart-type au moins, médiane en plus éventuellement.) De plus, il n’y a que trois séries (statistiques) donc on pourrait en plus ne pas les agréger :
Domaine
moyenne France
moyenne OCDE
Sciences
483 points
482 points
Mathématiques
458 points
463 points
Compréhension de l’écrit
456 points
461 points
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
Donc écarter la question du budget me semble bien prématuré. Après est-ce seulement une question de budget ? J'en doute fortement.
Le budget est un élément que l’on peut pointer en premier : ça c’est facile et il se trouve l’enveloppe budgétaire pour l’éducation est des plus bas. (faudrait que je retrouve les références)
Ceci dit, et je suis d’accord avec toi, le tout n’est pas de pointer du doigt le budget. Si on met le paquet mais que les sous sont mal utilisés (et là je m’aventure à dire que personne ne voit de cohérence dans les réformes successives ni entre elles), bah on ne sera pas plus avancée si ?
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
J'aimerais d'ailleurs avoir plus de détail sur ces comparaisons.
Par exemple si c'est le budget de l'éducation nationale qui est comparé, il ne faut pas oublier qu'environ 1/4 de ce budget sert au paiement des retraites des enseignants, du coup la comparaison est faite avec le budget total de l'éducation nationale ou avec le budget moins la part des retraites ?
Posté par Maderios .
Évalué à 5 (+3/-0).
Dernière modification le 10 septembre 2026 à 12:07.
l'inévitable "ce n'est pas une question de moyens budgétaire"
Le sous-financement fait partie des multiples causes du mauvais classement du niveau des élèves en France, pays où les profs sont sous payés par rapport à la plupart de leurs voisins. Ex, en Allemagne, les salaires des profs sont plus de deux fois supérieurs à ceux des français.e.s. https://www.touteleurope.eu/societe/le-salaire-des-enseignants-en-europe/
Autres facteur importants l'impossible autonomie des enseignant-es en France. Idem concernant la formation continue défaillante et le peu de soutien aux établissements "difficiles". J'ai en mémoire des témoignages de profs qui se plaignaient que l'administration leur met des bâtons dans les roues dès qu'ils veulent s'organiser entre eux et innover. Les profs français sont déconsidérés par leur hiérarchie, peu soutenus. L'organisation verticale, centralisée, est un vieux mal français qui touche l'école et les entreprises. La hiérarchie ne fait pas confiance aux gens, elle sape la confiance et la motivation.
C'est bien de se lamenter sur la place de la France et ses « mauvais » résultats ; cela permet de passer sous silence le fait que la baisse de niveau est planétaire et d'en invoquer les vraies causes.
Concernant les enseignants en France il est effectivement urgent depuis 20 ans de s'interroger sur leur mode de recrutement et sur leur salaires…
la mesure proposée n'indique pas ce qu'elle cherche à montrer
aucune interprétation n'est proposée (événements, rapprochement à d'autres mesures, la tendance n'est même pas indiquée même si elle est visible)
les limites de l'étude ne sont même pas pointées (représentativité des populations étudiées, champ de pertinence d'un indicateur…)
comme tu l'indiques plus haut : moyenne, médiane et écart-type voire 95ème centile pourraient être indiquées (et leur prise en compte expliquée, vu que même moi je n'y comprends rien :p).
À l’inverse, seulement deux élèves français sur dix affirment ne jamais, ou presque jamais, recourir à ces outils. Or, ce sont eux qui obtiennent les meilleurs résultats. « Ceux qui ont de meilleures performances en France sont ceux qui n’utilisent jamais l’IA », observe Éric Charbonnier.
Bah oui, ce sont elles-et-eux qui sont évalués et non les IAgen sur lesquelles elles-et-eux se reposent. Du coup on a le niveau sans la béquille qui fait penser qu’on a plus de brillance ‽
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
Les gens qui utilisent une canne marchent moins vite -> utiliser une canne ralentit la marche. Les riches prennent moins le métro -> prendre le métro rend pauvre.
Je voulais juste dire que pour moi l'explication est évidente : les bons élèves font leurs devoirs rapidement, les moins bons utilisent les IA pour faire leurs devoirs à leur place (parce qu'ils n'arrivent pas à les faire, parce que c'est trop long, parce qu'ils sont découragés, etc). Ce n'est donc pas l'utilisation de l'IA qui rend bête, c'est l'utilisation différentiée de l'IA en fonction du niveau qui crée cet effet.
D'un autre côté, ce ne serait pas la première fois qu'on associe IA et "abrutissement".
On avait déjà une revue chez les développeurs: on en met la moitié sur IA pendant quelques mois, l'autre continue à coder "à la main". Et quelques mois plus tard, les utilisateurs d'IA constatent qu'ils ont déjà commencé à oublier comment coder.
Ici, on manque trop de détails. On ne sait pas si l'usage d'IA augmente avec un niveau scolaire plus faible, par exemple. Ce que me rapporte ma fille, c'est qu'il ne semble pas y avoir de corrélation entre niveau des élèves et recours à l'IA. Les bons aussi, ils veulent aller plus vite et passer à autre chose.
depuis que l'on perd en classement PISA (que je trouve dramatique) à chaque fois il y a 1 mois sur oui mais c'est nul comme classement, de toute facon nous sommes les meilleurs du monde, ce n'est pas représentatif, toussa, il manque d'argent
**
l'argent n'a jamais rendu intelligent des élèves.**
je vote comme cause principal en plus des reformes trop nombreuses : l’égalité des chances, l'anti redoublement, la pédagogie positive et se gargarisé que 98% des 18ans ont le bac \o/, les smileys :) :| :( comme système de notation et les couleurs vert orange bleu.
et pour cloué ce cercueil : la reforme des filière ADCDEFG -> vers un system a option dont certain n'ont plus de math dès la 1ere ! :O
Bien qu'à ton style unique d'écriture et d'orthographe, il semble que tu sois toi-même victime des réformes que tu critiques et que nous espérons tous que tu n'as pas fait dégringoler le classement PISA à toi tout seul,
j'ai tout de même cliqué sur pertinent car je pense que dans ton fourre-tout, il y a un possible et probable fond de vérité (chaque ministre voulant laisser sa marque fait une réforme qui fiche un bazar pas possible, l'absence de classes de niveaux, de possibilité d'un enseignement adapté à ses capacités, le souhait d'égalité des chances et de réussite pour tous qui a pu pousser à finalement réduire de manière générale le niveau demandé, la dramatique réforme de JM Blanquer-est-un-con sur les matières à la carte au secondaire, les classes et groupes de travail aux niveaux hétérogènes pour tirer élèves en difficulté vers le haut, mais qui en fait affaiblit l'ensemble, etc.)
Pour aller dans ton sens, j'ai lu un premier article (je ne trouve plus la source, vu hier dans mon feed linkedin, sur le problème des groupes hétérogènes, qui répondait via une belle étude sur plusieurs milliers d'élèves et sur leur devenir après plusieurs années, à la question: est-ce que mélanger des bons et des moins bons tirent ces dernier vers le haut (non) ou les premiers vers le bas (oui mais moins).
Pour aller contre ton sens: un second article, dans le Parisien du jour, sur le fait que, la chute drastique des élèves au test PISA n'est en fait pas forcément représentative car c'est une minorité d'élèves qui tirent très fortement les résultats vers le bas tandis qu'une grosse majorité est en fait au-dessus du lot. Et de revenir sur le souci d'apprentissage au collège avec des stats qui font peur (notamment le % d'élèves qui ont moins du 5/20 en maths au brevet). Dans cet article, le chercheur en question, n'était cependant pas inquiet quant au grand nombre et à la quantité des futurs chercheurs, scientifiques, et professionnels français pour l'avenir: le niveau de ceux-ci en sortie d'études est bon.
Et un troisième, sur le rôle des parents, qui disait que depuis le Covid, et les graphiques sont assez clairs sur les résultats PISA français, on assiste à un désintérêt très inquiétant des parents sur le suivi de la scolarité de leurs enfants: ils sont de plus en plus à s'en foutre, par exemple en ne leur demandant pas ce qu'ils ont fait en cours, leurs devoirs, comment ça se passe à l'école, etc. Ainsi qu'une méfiance de la part des parents envers l'école et les professeurs qui ne seraient plus les garants du Savoir.
Ayant eu deux enfants (maintenant dans le Supérieur) et ayant passé 15 ans comme délégué des parents d'élèves, de la maternelle au lycée, ces sujets m'intéressent toujours. Et malheureusement, c'est un vrai constat.
Avant d'accuser facilement toutes les causes de l'Univers dans un fourre-tout démagogique et réactionnaire, il faut admettre qu'il n'y a pas une cause unique à ces résultats, mais plusieurs et qu'il n'y aura pas de solution magique. Imaginons que même si nous revenions d'un coup aux méthodes des années 1980, on aura pas forcément le résultat souhaité.
les reformes trop nombreuses et la reforme des filières sont essentiellement motivées par l'argent: on va faire mieux avec moins, c'est pourtant simple !
"Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard
Pour ceux qui sont intéressés par les résultats de cette enquête, je recommande d'aller voir les questions posées (il y a 3 disciplines). Vous pouvez également aller voir les questions des précédentes enquêtes.
Après avoir fait cela, je me demande vraiment comment on peut en tirer des conclusions sur les enfants de cette génération, de l'IA ou autre.
Je pense qu'en fait, selon ses précédentes convictions, on interprète ces résultats à sa façon, cela s'appelle le biais de confirmation :
"C'était mieux avant"
"La nouvelle génération est bête"
"C'est la faute à l'IA"
"C'est parce qu'il y a trop d’immigration"
Auriez-vous un lien vers les dites questions ? Est-ce leur évolution qui vous fait douter ? Évolution sur le fond ? ou sur la forme peut-être ? J'avoue ne pas me souvenir avec assurance avoir jamais consulté ces fameux questionnaires Pisa. Et je serais curieux de mieux comprendre les tenants de l'opinion que vous exprimez.
Sur le premier lien, j’ai bien trouvé quelques questions, mais j’en ai été incapable avec le second. Ou plutôt uniquement des questions administratives et sociologiques (tout de même dans les 70 pages)…
# Récolter ce que l'on sème
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 10 (+8/-1).
De mémoire ça fait bien deux décennies qu'on entend régulièrement des horreurs concernant l'attractivité des postes d'enseignant en France. Un exemple bien connu, les candidats autorisés à passer l'oral avec des notes d'écrits inférieurs à 5, faute de candidat. De mon expérience personnelle, le plus marquant a été, participant à un jury de CRPE (recrutement de professeur des écoles) d'entendre l'ensemble des inspecteurs d'académie (tous les autres membres du jury) s'extasier unanimement et quasi littéralement « une qui sait compter » en lisant le dossier d'une candidate, et de m'expliquer doctement que ce n'est généralement pas le cas… Et ce ne sont que deux anecdotes parmi des légions pour illustrer les conséquence de la politique française en la matière.
Donc après des décennies de désinvestissement volontaire, à quoi s'attendre d'autre ? Vraiment ?
Si la France est encore 27 ème, il faut probablement l'attribuer à la résistance du corps social contre les ukazes de sa tête. L'élite, vise la deux-centième place pour le pays — pas pour sa progéniture, soyons rassuré —, mais des parents, des éducateurs, des enseignants, résistent.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par arnaudus . Évalué à 6 (+8/-5).
À noter que ça n'est pas qu'une question de budget non plus. Question budget, on reste à peine sous la médiane de l'OCDE, donc en plus on n'est pas performants.
Pêle-mêle, on peut citer:
* l'emprise d'une idéologie pseudo-scientifique dans la haute administration de l'EN (IUFM -> ESPE -> INSPE)
* l'inefficacité chronique de la fonction publique (coût du traitement d'une facture, de l'établissement d'une fiche de paye…)
* la succession des ministres qui appliquent à un rythme effrené des réformes démagogiques qui désorganisent les services
* la gestion "exemplaire" des RH dans la fonction publique
* le mille-feuille administratif des responsabilités et des financements (qui paye les chaises, qui paye les profs, qui paye les surveillants, qui organise le transport scolaire, les sorties, les équipements sportifs…), avec toutes les réunions de coordination nécessaires
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par MdC . Évalué à 3 (+2/-0).
C'est une affirmation que l'on entend souvent. Pourriez-vous expliciter ce que vous entendez par là ?
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par BAud (site web personnel) . Évalué à 4 (+4/-1).
ce n'est pourtant pas très compliqué…
EN : c'est un village du Laos
IUFM : c'est un peu plus clair, sûrement des maîtres en arts martiaux
ESPE : ou un autre sport comme le basket
INSPE : c'est clairement sportif plus que scientifique !
forcément, ça n'aide pas de s'exprimer en vagues sigles et acronymes abscons, prêtant à interprétation :/
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par Renault (site web personnel) . Évalué à 10 (+8/-1).
Et tu as des éléments qui montrent qu'ailleurs ils sont bien mieux sur ce point ?
Car personnellement quand je regarde l'administration à l'étranger sur de nombreux points la France ne se démarque pas spécialement. Les administrations publiques partagent de nombreux problèmes de part le monde par nature, et c'est d'ailleurs visible aussi au niveau des grandes entreprises en général d'ailleurs (pour les mêmes raisons).
Pareil, ça se passe comment à l'étranger sur ce point ?
Cf premier point.
Bizarrement pour avoir lu des comptes rendus PISA précédents (oui, ce n'est pas qu'un score, il y a des analyses plus détaillées), ce ne sont pas spécialement ces points qui sont mis en avant pour expliquer le score français.
Comme d'habitude, prendre un chiffre sans le contextualiser un minimum ne permet pas de voir de potentiels problèmes.
Typiquement pour un coût égal par élève entre deux pays, les impacts peuvent être forts différents. Par exemple tu as plus d'établissements plus petits (car le territoire est plus grand et moins dense par exemple) cela induit des coûts plus important par enfant sans que cela ne se reflète dans la qualité du dit enseignement. De même tu peux dépenser plus pour certaines filières ou certaines classes d'âge ce qui peut avoir un impact sur le résultat final.
Si on lit l'analyse de l'OCDE de l'an dernier on peut avoir un début de problème :
Source : https://www.oecd.org/fr/publications/2025/09/education-at-a-glance-2025-country-notes_9749f4ff/france_0639c7fb.html
Rappel, le PISA se fait sur des élèves de 15 ans donc fin de collège voire seconde. Or la France semble surtout mettre le paquet au niveau des lycées au détriment des collèges et écoles primaires.
Donc écarter la question du budget me semble bien prématuré. Après est-ce seulement une question de budget ? J'en doute fortement.
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 5 (+2/-0).
Là aussi il faudrait vraisemblablement ventiler les chiffres. Quelle part pour les agrégés dont la concentration n'est peut-être pas précisément homogène sur le territoire, et
quelles miettesque reste-t-il pour le vulgus ? Si tant est que les proportions citées n'incluent — au moins partiellement — des sommes allouées aux classes préparatoires aux grandes écoles, ces dernières étant, en France, intégrées aux lycées.Entre mon passage dans un lycée d'élite entourée d'enseignants allant de bon à quasiment excellents et celui de mon fils dans un établissement ou il faudrait presque factoriser ces qualificatifs par -1 ou -i pour qualifier une bonne partie du fonctionnement… je dois concéder un biais flagrant de mon opinion. Mais les informations à ma disposition sont loin de le contrarier.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par Gil Cot ✔ (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4 (+2/-0).
Et avant de contextualiser le chiffre, nous aimons discuter de façon absolue de chiffres qui ne se suffisent pas tout seul… Ici, on a un rang sur lequel on se précipite en oubliant qu’il y a des entrants et des sortants d’une part, et que ce rang n’est pas un podium en soi. De plus, comme il s’agit de synthèse statistique, il serait bon de voir les chiffres liés aussi (typiquement, je ne comprends pas que l’on parle de moyenne sans jamais connaitre : étendu et écart-type au moins, médiane en plus éventuellement.) De plus, il n’y a que trois séries (statistiques) donc on pourrait en plus ne pas les agréger :
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par Gil Cot ✔ (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3 (+1/-0).
Le budget est un élément que l’on peut pointer en premier : ça c’est facile et il se trouve l’enveloppe budgétaire pour l’éducation est des plus bas. (faudrait que je retrouve les références)
Ceci dit, et je suis d’accord avec toi, le tout n’est pas de pointer du doigt le budget. Si on met le paquet mais que les sous sont mal utilisés (et là je m’aventure à dire que personne ne voit de cohérence dans les réformes successives ni entre elles), bah on ne sera pas plus avancée si ?
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par barmic 🦦 . Évalué à 2 (+0/-0).
Ils comparent en dollars et pas en points de PIB ?
https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par bentix . Évalué à 2 (+2/-0).
J'aimerais d'ailleurs avoir plus de détail sur ces comparaisons.
Par exemple si c'est le budget de l'éducation nationale qui est comparé, il ne faut pas oublier qu'environ 1/4 de ce budget sert au paiement des retraites des enseignants, du coup la comparaison est faite avec le budget total de l'éducation nationale ou avec le budget moins la part des retraites ?
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 7 (+4/-0). Dernière modification le 09 septembre 2026 à 14:50.
Belle collection de clichés avec l'inévitable "ce n'est pas une question de moyens budgétaire". On peut savoir sur quoi c'est basé ?
J'ai entendu grosso modo la même antienne sur les services de lutte contre le feu.
Je n’ai aucun avis sur systemd
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par Maderios . Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 10 septembre 2026 à 12:07.
Le sous-financement fait partie des multiples causes du mauvais classement du niveau des élèves en France, pays où les profs sont sous payés par rapport à la plupart de leurs voisins. Ex, en Allemagne, les salaires des profs sont plus de deux fois supérieurs à ceux des français.e.s.
https://www.touteleurope.eu/societe/le-salaire-des-enseignants-en-europe/
Autres facteur importants l'impossible autonomie des enseignant-es en France. Idem concernant la formation continue défaillante et le peu de soutien aux établissements "difficiles". J'ai en mémoire des témoignages de profs qui se plaignaient que l'administration leur met des bâtons dans les roues dès qu'ils veulent s'organiser entre eux et innover. Les profs français sont déconsidérés par leur hiérarchie, peu soutenus. L'organisation verticale, centralisée, est un vieux mal français qui touche l'école et les entreprises. La hiérarchie ne fait pas confiance aux gens, elle sape la confiance et la motivation.
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par Voltairine . Évalué à 8 (+6/-0).
C'est bien de se lamenter sur la place de la France et ses « mauvais » résultats ; cela permet de passer sous silence le fait que la baisse de niveau est planétaire et d'en invoquer les vraies causes.
Concernant les enseignants en France il est effectivement urgent depuis 20 ans de s'interroger sur leur mode de recrutement et sur leur salaires…
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par Gil Cot ✔ (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4 (+2/-0).
S’il y en a que cela intéresse, le premier graphe du tableau de bord du site de l’OCDE montre bien la baisse planétaire
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
[^] # Re: Récolter ce que l'on sème
Posté par BAud (site web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).
un « petit souci » avec ces graphes :
comme tu l'indiques plus haut : moyenne, médiane et écart-type voire 95ème centile pourraient être indiquées (et leur prise en compte expliquée, vu que même moi je n'y comprends rien :p).
# Correlation
Posté par arnaudus . Évalué à 10 (+8/-0).
[^] # Re: Correlation
Posté par Gil Cot ✔ (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3 (+1/-0).
Bah oui, ce sont elles-et-eux qui sont évalués et non les IAgen sur lesquelles elles-et-eux se reposent. Du coup on a le niveau sans la béquille qui fait penser qu’on a plus de brillance ‽
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
[^] # Re: Correlation
Posté par arnaudus . Évalué à 6 (+3/-0).
Les gens qui utilisent une canne marchent moins vite -> utiliser une canne ralentit la marche. Les riches prennent moins le métro -> prendre le métro rend pauvre.
Je voulais juste dire que pour moi l'explication est évidente : les bons élèves font leurs devoirs rapidement, les moins bons utilisent les IA pour faire leurs devoirs à leur place (parce qu'ils n'arrivent pas à les faire, parce que c'est trop long, parce qu'ils sont découragés, etc). Ce n'est donc pas l'utilisation de l'IA qui rend bête, c'est l'utilisation différentiée de l'IA en fonction du niveau qui crée cet effet.
[^] # Re: Correlation
Posté par jihele . Évalué à 7 (+6/-0).
Oui, enfin peut-être aussi que d'utiliser l'IA au lieu de faire ton exo toi-même ça t'aide pas à progresser, donc on peut voir une causalité là aussi.
Et si on a une causalité dans les deux directions, on a un cercle vicieux.
[^] # Re: Correlation
Posté par Maclag . Évalué à 7 (+4/-0).
D'un autre côté, ce ne serait pas la première fois qu'on associe IA et "abrutissement".
On avait déjà une revue chez les développeurs: on en met la moitié sur IA pendant quelques mois, l'autre continue à coder "à la main". Et quelques mois plus tard, les utilisateurs d'IA constatent qu'ils ont déjà commencé à oublier comment coder.
Ici, on manque trop de détails. On ne sait pas si l'usage d'IA augmente avec un niveau scolaire plus faible, par exemple. Ce que me rapporte ma fille, c'est qu'il ne semble pas y avoir de corrélation entre niveau des élèves et recours à l'IA. Les bons aussi, ils veulent aller plus vite et passer à autre chose.
# amusant
Posté par ChocolatineFlying . Évalué à 1 (+7/-7).
depuis que l'on perd en classement PISA (que je trouve dramatique) à chaque fois il y a 1 mois sur oui mais c'est nul comme classement, de toute facon nous sommes les meilleurs du monde, ce n'est pas représentatif, toussa, il manque d'argent
**
l'argent n'a jamais rendu intelligent des élèves.**
je vote comme cause principal en plus des reformes trop nombreuses : l’égalité des chances, l'anti redoublement, la pédagogie positive et se gargarisé que 98% des 18ans ont le bac \o/, les smileys :) :| :( comme système de notation et les couleurs vert orange bleu.
et pour cloué ce cercueil : la reforme des filière ADCDEFG -> vers un system a option dont certain n'ont plus de math dès la 1ere ! :O
[^] # Re: amusant
Posté par pulkomandy (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 5 (+2/-0).
Les filières ABCDE ont disparu en 1993.
C'est surprenant d'en voir le résultat sur les élèves de 15 ans (nés en 2011, donc, et qui ne sont pas encore entrés au lycée) seulement maintenant?
Soit ça n'a aucun sens, soit il manque un maillon dans l'explication. Est-ce que les parents diplômés après 1993 auraient des enfants incompétents?
[^] # Re: amusant
Posté par ChocolatineFlying . Évalué à -2 (+1/-4).
je vois tu as un mauvais réglage et que tu mélange un peu tout, je vais arrêter de me prendre -1 par tes soin ! bonne journée
[^] # Re: amusant
Posté par Gil Cot ✔ (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 2 (+0/-0).
Euh… +7 -7 actuellement
“It is seldom that liberty of any kind is lost all at once.” ― David Hume
[^] # Re: amusant
Posté par Sébastien Rohaut (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).
Ayant passé le bac D en 1994, c'est inexact :)
[^] # Re: amusant
Posté par Jérôme FIX (site web personnel) . Évalué à 3 (+2/-0).
Les élèves rentrés en 1993 au lycée étaient dans la réforme pour un bac "nouvelle formule" en 1995.
[^] # Re: amusant
Posté par Sébastien Rohaut (site web personnel) . Évalué à 6 (+4/-0). Dernière modification le 09 septembre 2026 à 19:11.
Bien qu'à ton style unique d'écriture et d'orthographe, il semble que tu sois toi-même victime des réformes que tu critiques et que nous espérons tous que tu n'as pas fait dégringoler le classement PISA à toi tout seul,
j'ai tout de même cliqué sur pertinent car je pense que dans ton fourre-tout, il y a un possible et probable fond de vérité (chaque ministre voulant laisser sa marque fait une réforme qui fiche un bazar pas possible, l'absence de classes de niveaux, de possibilité d'un enseignement adapté à ses capacités, le souhait d'égalité des chances et de réussite pour tous qui a pu pousser à finalement réduire de manière générale le niveau demandé, la dramatique réforme de JM Blanquer-est-un-con sur les matières à la carte au secondaire, les classes et groupes de travail aux niveaux hétérogènes pour tirer élèves en difficulté vers le haut, mais qui en fait affaiblit l'ensemble, etc.)
Pour aller dans ton sens, j'ai lu un premier article (je ne trouve plus la source, vu hier dans mon feed linkedin, sur le problème des groupes hétérogènes, qui répondait via une belle étude sur plusieurs milliers d'élèves et sur leur devenir après plusieurs années, à la question: est-ce que mélanger des bons et des moins bons tirent ces dernier vers le haut (non) ou les premiers vers le bas (oui mais moins).
Pour aller contre ton sens: un second article, dans le Parisien du jour, sur le fait que, la chute drastique des élèves au test PISA n'est en fait pas forcément représentative car c'est une minorité d'élèves qui tirent très fortement les résultats vers le bas tandis qu'une grosse majorité est en fait au-dessus du lot. Et de revenir sur le souci d'apprentissage au collège avec des stats qui font peur (notamment le % d'élèves qui ont moins du 5/20 en maths au brevet). Dans cet article, le chercheur en question, n'était cependant pas inquiet quant au grand nombre et à la quantité des futurs chercheurs, scientifiques, et professionnels français pour l'avenir: le niveau de ceux-ci en sortie d'études est bon.
Et un troisième, sur le rôle des parents, qui disait que depuis le Covid, et les graphiques sont assez clairs sur les résultats PISA français, on assiste à un désintérêt très inquiétant des parents sur le suivi de la scolarité de leurs enfants: ils sont de plus en plus à s'en foutre, par exemple en ne leur demandant pas ce qu'ils ont fait en cours, leurs devoirs, comment ça se passe à l'école, etc. Ainsi qu'une méfiance de la part des parents envers l'école et les professeurs qui ne seraient plus les garants du Savoir.
Ayant eu deux enfants (maintenant dans le Supérieur) et ayant passé 15 ans comme délégué des parents d'élèves, de la maternelle au lycée, ces sujets m'intéressent toujours. Et malheureusement, c'est un vrai constat.
Avant d'accuser facilement toutes les causes de l'Univers dans un fourre-tout démagogique et réactionnaire, il faut admettre qu'il n'y a pas une cause unique à ces résultats, mais plusieurs et qu'il n'y aura pas de solution magique. Imaginons que même si nous revenions d'un coup aux méthodes des années 1980, on aura pas forcément le résultat souhaité.
Cordialement, bisous.
[^] # Re: amusant
Posté par Luc-Skywalker . Évalué à 4 (+2/-0).
les reformes trop nombreuses et la reforme des filières sont essentiellement motivées par l'argent: on va faire mieux avec moins, c'est pourtant simple !
"Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard
# ha bon ?
Posté par antistress (site web personnel) . Évalué à 10 (+8/-1). Dernière modification le 09 septembre 2026 à 19:14.
Et ce, malgré l'expérimentation de l'uniforme à l'École ? Mince, qui aurait pu prévoir ?
# C'est quoi PISA ?
Posté par Cyprien (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).
Pour ceux qui sont intéressés par les résultats de cette enquête, je recommande d'aller voir les questions posées (il y a 3 disciplines). Vous pouvez également aller voir les questions des précédentes enquêtes.
Après avoir fait cela, je me demande vraiment comment on peut en tirer des conclusions sur les enfants de cette génération, de l'IA ou autre.
Je pense qu'en fait, selon ses précédentes convictions, on interprète ces résultats à sa façon, cela s'appelle le biais de confirmation :
"C'était mieux avant"
"La nouvelle génération est bête"
"C'est la faute à l'IA"
"C'est parce qu'il y a trop d’immigration"
[^] # Re: C'est quoi PISA ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 4 (+1/-0).
Auriez-vous un lien vers les dites questions ? Est-ce leur évolution qui vous fait douter ? Évolution sur le fond ? ou sur la forme peut-être ? J'avoue ne pas me souvenir avec assurance avoir jamais consulté ces fameux questionnaires Pisa. Et je serais curieux de mieux comprendre les tenants de l'opinion que vous exprimez.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: C'est quoi PISA ?
Posté par BAud (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).
en creusant un peu sur le site de l'OECD, je suis tombé sur les jeux de données pour 2012, 2015, 2022 et 2025
https://www.oecd.org/fr/about/programmes/pisa.html#data
puis https://www.oecd.org/fr/data/datasets/Base-de-donnees-PISA-2025.html
qui indique les questions posées (selon l'interlocuteur) pour PISA 2025 (et non 2026, dont les résultats seront fournis en 2027).
[^] # Re: C'est quoi PISA ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 3 (+0/-0).
Sur le premier lien, j’ai bien trouvé quelques questions, mais j’en ai été incapable avec le second. Ou plutôt uniquement des questions administratives et sociologiques (tout de même dans les 70 pages)…
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: C'est quoi PISA ?
Posté par BAud (site web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 10 septembre 2026 à 21:07.
tu as des onglets (un [+] à ouvrir) avec les questionnaires par pays ; pour la France :
https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/data/datasets/pisa/pisa-2025-datasets/national-versions-pisa-2025-datasets/France.zip
bon, après je n'ai pas pris le temps de tout lire… ya peut-être pas toutes les questions ?
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