Journal Comment reconnaitre un·e Nazi·e potentiel·le ?

-75
2
août
2021

C'est un jeu intéressant et quelque peu macabre auquel on peut jouer dans les événement ou discussions rassemblant quelques unes de vos connaissances : spéculer sur qui, le moment venu, deviendrait un·e Nazi·e. À présent, je pense que je sais. J'ai réalisé l'expérience très souvent, sur IRC, Reddit et LinuxFr. J'ai appris à reconnaitre les différents types : les Nazi·es de naissance, les Nazi·es crées par la démocratie elle-même, les compagnons·es de route couru·es d'avance. Et je reconnais aussi ceux·celles qui, en aucune circonstance, ne deviendraient Nazi·es.

Il est grotesque de penser qu'ils·elles sont reconnaissable par leurs caractéristiques raciales. Les moules sont peut-être plus susceptibles au Nazisme que la plupart des gens mais j'en doute. Les Juifs·ves sont exclus mais c'est une règle arbitraire. Je connais beaucoup de Juifs·ves qui sont né·es Nazi·es et beaucoup d'autres qui feraient le salut Nazi dès demain s'ils·elles en avaient l'opportunité. Il y a les Juifs·ves qui ont répudié leur propres ancêtres dans le but de devenir « Aryen·ness et Nazi·es honoraires » ; il y a les Juif·ves pure souche qui se sont engagés avec enthousiasme dans les services secrets Nazis. Le Nazisme n'a rien à voir avec la race ou la nationalité. Il attire un certain type d'esprit.

C'est aussi, dans une large mesure, la maladie d'une génération. La génération qui était jeune ou pas encore née lors de la dernière guerre. C'est vrai des Anglais, des Français, des Américains aussi bien que des Allemands.

Parfois je pense qu'il y a des facteurs biologiques en jeu : un type d'éducation, d'alimentation et de conditionnement physique qui produit une nouvelle sorte d'être humain avec un déséquilibre dans sa nature. Il·elle a été nourri avec des vitamines et rempli·e d'énergies que ses capacités intellectuelles ne sont pas en mesure de maîtriser. Il·elle a été éduqué·e de manière à être libéré·e de ses inhibitions. Son corps est vigoureux. Son esprit est infantile. Son âme a été complétement négligée.

Dans tous les cas, examinons l'assemblée.

L'homme qui se tient à côté du frigo avec un verre de Kidibulle qu'il a a peine entamé est Monsieur A, un descendant d'une des grandes familles françaises. Son patronyme est mentionné fréquemment dans les ouvrages de Stéphane Bern. Il est pauvre et gagne sa vie comme modérateur. Il a une éducation classique, des goûts sains et cultivés dans la littérature, les mèmes et la musique. Il n'y a pas la moindre ombre de snobisme en lui. Il est plein d'humour, de courtoisie et d'esprit. Il était lieutenant en Afghanistan, est à droite en politique mais a voté pour Hollande. Il est modeste, pas particulièrement intelligent, un ami fidèle, et un homme qui apprécie grandement la compagnie de femmes jolies et pleines d'esprit. Sa femme, qu'il adorait, est morte. Il ne se remariera jamais.

Il n'a jamais eu une bravoure exceptionnelle qui ait attiré l'attention. Mais je mettrais ma main au feu que rien au monde ne pourrait le rendre Nazi. Il n'aimerait pas les combattre mais ils ne pourraient jamais le convertir. Pourquoi ?

À côté de lui se tiens Monsieur B, un homme de la même classe, diplômé des mêmes écoles et universités, riche, sportif, propriétaire d'une équipe de football célèbre, vice-président d'une GAFAM, marié avec une présentatrice de télévision bien connue. C'est un homme bien et extrêmement populaire. Mais si la France devenait Nazie, il les rejoindraient très certainement aussitôt que possible. Pourquoi ?

Pourquoi l'un mais pas l'autre ?

Monsieur A a une vie établie selon un certain comportement personnel. Bien qu'il n'ait pas d'argent, son élégance discrète et son éducation lui ont toujours permis de trouver un travail. Il ne s'est jamais engagé dans une compétition acharnée. C'est un homme libre. Je doute qu'il ait jamais dans sa vie fait ou dit quelque chose qui aille à l'encontre de ses principes. Le Nazisme ne lui correspondrait pas et il n'a pas l'habitude de faire des
compromis.

Monsieur B s'est élevé au dessus des ses capacités réelles en raison de sa constitution, ses apparences et sa sociabilité. Il s'est marié pour l'argent et a fait beaucoup d'autres choses pour l'argent. Ses principes ne sont pas les siens. Ce sont ceux de sa classe, pas mieux, pas pire. Il s'adapte facilement à tout comportement qui permet la réussite. C'est sa seule échelle de valeur : la réussite. Le Nazisme en tant que mouvement minoritaire ne l'attirerait pas. Mais en tant que mouvement susceptible d'accéder au pouvoir, oui.

De l'autre côté de la pièce, l'homme maussade qui discute avec une charmante immigrée est déjà un Nazi. Monsieur C est un intellectuel brillant et aigri. Issu d'une famille de beaufs du Nord, un étudiant boursier à deux universités où il a obtenu tous les honneurs scolaires mais n'a jamais été invité dans une confrérie. Son don lui a permis d'accéder a plusieurs postes à responsabilité pour se retrouver de nos jours au conseil d'administration d'une grande société d'aéronautique. Il s'est toujours déplacé parmi des gens importants et a toujours été socialement exclus. Ses collègues admirent et exploitent son intelligence mais ils l'invitent rarement à souper.

Il est snob et abhorre son propre snobisme. Il exècre sont entourage. Il déteste par exemple Monsieur B parce qu'il sait que ce qu'il sait que ce qu'il a dû accomplir à force de travail acharné, des gens comme B l'ont obtenu en connaissant les bonnes personnes. Mais son mépris est inextricablement mêlé à la convoitise. Bien plus qu'il hait la classe dans laquelle il s'est fait une place précaire, il hait la classe dont il provient. Il hait sa mère et son père parce que ce sont ses parents. Il abhorre tout ce qui lui rappelle ses origines et ses humiliations. Il est amèrement antisémite parce que la précarité sociale des Juifs lui rappelle ses propres insécurités psychologiques.

Il a complétement supprimé la pitié de sa nature et il n'a jamais connu la joie. Il a une ambition amère et brulante. C'est de s'élever à une telle éminence que personne ne puisse plus jamais l'humilier. Non pas de régner mais d'être le dirigeant secret qui tire les ficelles de marionnettes de sa création. Il y en a déjà qui parlent sa langue bien qu'ils·elles ne l'aient jamais rencontré.

Il est assit là : il discute avec plus de maladresse que de désinvolture, il est courtois. Il impose un respect froid et distant. Mais c'est un homme extrêmement dangereux. S'il était primal et brutal, il serait un criminel, un meurtrier. Mais il est subtile et cruel. Il s'élèverait très haut dans un régime Nazi. Un tel régime aurait besoin de personnes exactement comme lui : intelligents et impitoyables. Mais Monsieur C n'est pas un Nazi-né. Il est le produit d'une démocratie hypocrite qui prêche une égalité sociale et pratique un snobisme négligeant et brutal. C'est un homme sensible et doué qui a été humilié jusqu'au nihilisme. Il s'amuserait de voir des têtes tomber.

Je pense que le jeune D par là est le seul Nazi-né dans la pièce. Le jeune D est le fils unique gâté d'une mère dévouée. Il n'a jamais été contredit dans sa vie. Il passe son temps à jouer à voir à quoi il peut s'en tirer. Il est sans arrêt banni de DLFP et sa mère lui recrée un compte. Il a été cruel avec ses deux femmes et sa mère paie les pensions alimentaires. Sa vie est une recherche de sensations et de théâtralité. Il n'a aucune considération pour les autres. Il est très beau gosse d'une manière frivole, cavalière et excessivement vaine. Il s'imaginerait très bien dans un uniforme qui lui donnerait l'occasion de se pavaner et de dominer les autres.

Madame E deviendrait Nazi aussi sûr que domi est chauve. Cela vous surprend ? Madame E semble si douce, si timide, si timorée. Elle l'est. C'est une masochiste. Elle est mariée à un homme qui ne cesse de l'humilier, de la dominer, de la traiter avec moins d'estime que son chien. C'est un scientifique renommé et Madame E, qui l'a épousé très jeune, s'est persuadée qu'il est un génie et qu'il y a une féminité supérieure dans son total manque de fierté, dans sa dévotion canine. Elle parle avec désapprobation d'autres femmes « masculines » ou insuffisamment dévouées à leur mari. Cependant, son époux s'ennuie à mourir avec elle. Il la néglige complétement et elle cherche quelqu'un d'autre à qui soumettre son avilissement béat. Elle s'émoustillera avec plaisir du premier héro populaire qui proclamera la subordination fondamentale des femmes.

D'un autre côté, Madame F ne deviendrait jamais une Nazie. Elle est la femme la plus renommée dans l'assistance : charmante, gaie, pleine d'esprit et des émotions les plus chaleureuses. Elle était une star de télé réalité il y a dix ans, a un mariage heureux, quatre enfants et une maison ravissante. Elle n'est pas riche mais n'a pas de soucis d'argents, ne s'est jamais détachée de sa profession d'amuseuse (elle a sa propre chaîne YouTube) et est pleine de santé et de bon sens. Tous les hommes veulent lui faire l'amour. Elle se moque d'eux est cela amuse son mari. Elle s'est débrouillée seule depuis son plus jeune âge, a énormément aidé la carrière de son mari (il est avocat), elle embellirait les soirées de n'importe quelle capitale et est aussi Française que la baguette et le camembert.

« Comment reconnaitre un·e Nazi·e potentiel·le ? » est un jeu amusant d'une manière un peu macabre. Cela simplifie les choses de poser la question par rapport à un certains type de personnalités. Les gens bons, gentils, heureux, bien élevés qui se sentent en sécurité ne deviendraient jamais Nazi. Il peut s'agir du·de la doux·ce philosophe des plateaux télé ou de Kevin·ne qui a appris à programmer sur Stack Overflow et a qui le système démocratique a permis de gagner sa vie à faire des sites webs. Vous ne ferez jamais un Nazi de ces gens. Mais l'intellectuel·le frustré·e et humilié·e, le·a riche spéculateur·trice terrifié·e, le·a fils·le gâté·e, l'homme·femme qui a obtenu le succès en sentant le vent du succès, ils·elles deviendraient tous Nazi·es en temps de crise.

Croyez-moi, les gens biens ne deviennent pas Nazis. Leur race, couleur, croyances ou situation sociale n'est pas le critère. C'est quelque chose en eux.

Ceux qui n'ont rien en eux qui leur dit ce qu'ils·elles aiment ou n'aiment pas, qu'il s'agisse de bonnes manières, de bonheur, de sagesse, ou de principes, qu'ils soient anciens ou modernes, deviennent Nazi·e. C'est un jeu amusant. Essayez le dans votre prochaine soirée ou fil de commentaires DLFP.

Perqvgf : QrrcY, PEVFPB, Jvxvcrqvn, Qbebgul Gubzcfba

  • # Pas lu plus d'une ligne

    Posté par  . Évalué à 10 (+39/-23).

    Ça t'arracherait la peau des doigts, d'écrire en français ?

    • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

      Posté par  . Évalué à 0 (+3/-5).

      Oui, ça serait bien pour mon commerce, je plussoie !

    • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -10 (+5/-17).

      Un·e modérateur·trice pour s/jour/jouer/ sur la première ligne svp ? On me signale aussi l'un ou l'autre retour à la ligne en trop selon la CSS (« produit une nouvelles sorte », « son éducation lui ont toujours permis », « jamais dans sa vie », « Il est amèrement »). Merci.

      pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

      • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

        Posté par  . Évalué à 10 (+16/-1).

        Je crois que le problème est que tu écris « Nazi·es » alors que les vrais amoureux de la langue française écrivent bien sûr « Nazi·e·s. »

        Ça alors, un troupeau de moules tueuses qui courent dans ma direc

    • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+12/-10). Dernière modification le 02/08/21 à 08:13.

      Je ne comprends pas le problème, je trouve ça bien écrit, bien que je ne soit pas du tout d'accord avec le propos.

      • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

        Posté par  . Évalué à -2 (+3/-7). Dernière modification le 02/08/21 à 08:22.

        Difficile de comprendre quel problème spécifique est soulevé en effet, Single a écrit en substance "c'est mal écrit" sans rentrer dans le détail.

      • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

        Posté par  . Évalué à 10 (+33/-9).

        Je ne suis pas arrivé à lire son texte.

        L'utilisation de points médians entraine toujours chez moi des butées et donc un manque de fluidité qui fait que j'ai du mal à comprendre le sens de ce genre de phrase sans les relire plusieurs fois.

        Je dois passer absolument par une phase d'allègement pour les assimiler.

        • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -7 (+7/-16).

          J'ai tenté de limiter tout en exagérant mais visiblement ça n'a pas marché puisque les médianistes semblent ne pas voir de problème et les anti-médianistes n'ont même pas lu jusqu'au Kevin·ne.

          pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

        • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

          Posté par  . Évalué à 10 (+11/-2).

          ntraine toujours chez moi des butées et donc un manque de fluidité qui fait que j'ai du mal à comprendre le sens de ce genre de phrase sans les relire plusieurs fois

          Sans compter que l'écriture avec point médian est excluante pour les nazis qui ne se reconnaissent pas dans les deux modes majoritaires(?) d'expression des identités sexuelles.

        • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10 (+9/-1).

          • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

            Posté par  . Évalué à 5 (+6/-1).

            Merci , souffrent de dyslexie ces addon vont grandement m'aider

          • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -3 (+1/-6).

            Attention, il y a tromperie : les noms de ces extensions suggèrent qu’elles suppriment l’écriture inclusive, mais elles ne semblent pas remplacer les expressions comme « madame la ministre » dans le respect de la pureté de la langue française et de notre belle patrie.

          • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+4/-1).

            Autant je suis d’accord sur le principe, et même des fois il m’arrive de m’essayer à l’écriture inclusive, autant c’est trop chiant à lire, donc je te dis Merci.

            Franchement, avant l’écriture inclusive, il était possible de tourner ses phrases un peu mieux pour pas évoquer de genre. « La personne » permet en général de bien s’en sortir dans beaucoup de cas.

      • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -2 (+2/-6).

        Il n'aime pas le point médian et a tenté de lire uniquement parce que je lui ai dit qu'il était mentionné dans ce journal (c'est même la seule personne nommée).

        pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

    • [^] # Re: Pas lu plus d'une ligne

      Posté par  . Évalué à 4 (+4/-3).

      Je savais que le premier commentaire serait sur l'écriture inclusive à base de poins médians.

      Je soupçonne d'ailleurs que sous un sujet totalement aléatoire le seule but est de lancer un troll sur le sujet.

      Bon du coup puisqu'on parle d'écriture inclusive à coup de point médian, je ne comprends pas tout.

      Vu que je n'entrave pas grand chose à cette méthode, pourquoi utiliser le poins médians et les différentes variantes masculines/féminines dans certaines phrases mais ne pas l'utiliser pour certaines autre phrases comme par exemple:

      Vous ne ferez jamais un Nazi de ces gens.

      Croyez-moi, les gens biens ne deviennent pas Nazis.

      Du reste, puisque les gens vient de l'ancien pluriel du mot gent. Pourquoi écrire les gens et ne pas écrire les gent.e.s qui me semble plus logique si on veut pratiquer l'inclusif?

  • # Chérie

    Posté par  . Évalué à 8 (+7/-1).

    Ca va couper !

  • # Pas compris grand chose

    Posté par  . Évalué à 10 (+12/-1). Dernière modification le 02/08/21 à 08:12.

    J'ai l'impression que quelque chose m'échappe, parce que je ne comprends pas grand chose à ce long journal et je ne comprends pas le contexte dans lequel il a été posté. Mais bon, allons-y malgré tout.

    Croyez-moi, les gens biens ne deviennent pas Nazis

    Pourquoi je te croirais ? Ton jeu s'appuie-t-il sur des études ? Est-ce si amusant que ça, essayer de classer les gens comme nazis potentiels ?

    D'autant que ça fait un peu manichéen tout ça, « les gens biens » ? N'est-on pas toutes et tous le con de quelqu'un d'autre ? C'est quoi, une personne bien ?

    Ta dernière ligne codée en ROT13 ne m'avance pas plus et je ne comprends pas pourquoi elle a été codée en ROT13.

    Chercher à mettre des gens dans des catégories n'est pas toujours une bonne idée.

    Bon, histoire de rendre mon commentaire un peu utile, je peux recommander la série télévisée Un Village Français qui donne un aperçu assez nuancé sur la période de la deuxième guerre mondiale. Je pense qu'elle est plutôt fidèle à la réalité (mais je ne suis pas historien), et en tout cas elle est agréable / divertissante (et pourtant, j'étais partis en mode « Oh non, pas encore un truc sur la deuxième guerre mondiale ! »).

    • [^] # Re: Pas compris grand chose

      Posté par  . Évalué à 5 (+4/-0).

      Et pour aller de mon petit conseil, je vous mets le lien (peertube) d'une vidéo documentaire sur l'autoritarisme (1ère partie), basée elle sur de vraie études : https://alttube.fr/w/f36b5a1c-4629-4750-af79-b9a9993b7a45

    • [^] # Re: Pas compris grand chose

      Posté par  . Évalué à 10 (+9/-1).

      J'ai l'impression que quelque chose m'échappe, parce que je ne comprends pas grand chose à ce long journal et je ne comprends pas le contexte dans lequel il a été posté.

      Ne t'inquiète pas, ça veut dire que tu es sain d'esprit.

    • [^] # Re: Pas compris grand chose

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -2 (+3/-7).

      J'ai l'impression que quelque chose m'échappe

      Ça n'est pas qu'une impression.

      Ta dernière ligne codée en ROT13 ne m'avance pas plus

      So close yet so far.

      pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

    • [^] # Re: Pas compris grand chose

      Posté par  . Évalué à 10 (+10/-0).

      La référence qu'il te manque, je suppose, c'est ce texte de 1941 écrit par une certaine Dorothy Thompson.

      • [^] # Re: Pas compris grand chose

        Posté par  . Évalué à 9 (+7/-1).

        Bonjour, c'est moi Orson Welles.Ceci est ma maison que vous voyez derrière là
        Pas mal non? C'est français. Je me permets d'interrompre ce flim parce qu'on se fout un peu de ma gueule.C'est du vol et du plagiat. J'aime pas trop les voleurs et les fils de pute.

      • [^] # Re: Pas compris grand chose

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10 (+8/-0).

        Texte qui célèbre ses 80 ans ce mois-ci d'ailleurs.

        pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

        • [^] # Re: Pas compris grand chose

          Posté par  . Évalué à 7 (+5/-0).

          Ah oui, effectivement, je n'avais pas la ref. Pourtant j'ai dû la croiser à un moment parce que ça me disait vaguement quelque chose.

          Un bon Whoosh en règle je suppose. Bien joué pour le clin d'œil et l'exercice de style du coup.

          Rendez-vous à la prochaine illustration de mon ignorance.

        • [^] # Re: Pas compris grand chose

          Posté par  . Évalué à 7 (+5/-0).

          Le journal devrait comporter ce lien… Ça aurait pu lui éviter les moinssages (ou pas… y'a des points médians, c'est terrible ma bonne dame). J'avais pourtant décodé les crédits, mais le nom "Dorothy Thompson" n'a pas tilté. En même temps vu qu'ils sont chiffrés (les crédits) je suppose que tu souhaitais masquer le lien et son texte et le tien.

          Mais pendant qu'on parle d'elle, je crois que l'enseignement le plus important qu'elle nous a légué c'est sa fameuse erreur d'appréciation, en 1931 :

          "Lorsque je suis entrée dans la chambre d’Hitler j’étais persuadée que j’allais rencontrer le futur dictateur de l’Allemagne. En moins d’une seconde je fus convaincue du contraire, il ne m’aura pas fallu plus de temps pour mesurer l’incroyable insignifiance de cet homme"

          Faites confiance à ceux qui vous détaillent leurs projets funestes. Il l'a dit, il l'a écrit, elle n'y a pas cru.

          • [^] # Re: Pas compris grand chose

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7 (+8/-3).

            Le journal devrait comporter ce lien… Ça aurait pu lui éviter les moinssages

            Je trouve que ce moinssage est fascinant à vrai dire. Quelque part je regrette un peu d'avoir lancé un troll secondaire sur le point médian parce qu'il est difficile de distinguer l'effet qu'il a par rapport au contenu. D'un autre côté, sans le point médian il y aurait 14 commentaires en moins.

            Maintenant, est-ce qu'on peut atteindre les -80 pour les 80 ans de ce texte ?

            pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

            • [^] # Re: Pas compris grand chose

              Posté par  . Évalué à 8 (+8/-2). Dernière modification le 02/08/21 à 18:22.

              Quelque part je regrette un peu d'avoir lancé un troll secondaire sur le point médian parce qu'il est difficile de distinguer l'effet qu'il a par rapport au contenu. D'un autre côté, sans le point médian il y aurait 14 commentaires en moins.

              D'un autre côté, est-ce qu'on en a pas un peu ras-le-bol des trolls sur le point médian ?

              Les discussions sur le sujet n'avancent plus depuis un moment. Le sujet pourrait être intéressant et les discussions constructives, mais ici mais les commentaires sont répétitifs, ennuyeux et négatifs, c'est mauvaise ambiance pour tout le monde peu importe l'avis sur le sujet.

              Ça faisait aussi relativement longtemps qu'on en avait pas vu et c'était plaisant, malgré les quelques dépêches et journaux qui en contiennent avec parcimonie. Ça te manquait ?

              • [^] # Re: Pas compris grand chose

                Posté par  . Évalué à 8 (+6/-0).

                Parfaitement !

                N'en parlons plus, un point c'est tout·

              • [^] # Re: Pas compris grand chose

                Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 0 (+1/-3).

                D'un autre côté, est-ce qu'on en a pas un peu ras-le-bol des
                trolls sur le point médian ?

                Je pense que la stratégie est simple, c'est de faire mourir d'infractus les gens qui sont contre le point médian à force de faire des chocs en postant des trolls sur le point médian sur linuxfr.

                Ça réduit le coût long terme pour la sécu, ça occupe le gouvernement (qui pendant ce temps ne fait pas de trucs horribles que l'opposition reproche).

                Les discussions sur le sujet n'avancent plus depuis un moment.
                Le sujet pourrait être intéressant et les discussions
                constructives, mais ici mais les commentaires sont répétitifs,
                ennuyeux et négatifs, c'est mauvaise ambiance pour tout le
                monde peu importe l'avis sur le sujet.

                Tout comme le reste des gens inscrits, tu peux simplement utiliser les points pour noter tout le thread, et si tu votes "c'est inutile", à force, les discussions vont disparaître.

      • [^] # Re: Pas compris grand chose

        Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0).

        Ah merci! Qu'est-ce qui justifie qu'on fasse attention à ce texte 80 ans après? Il nous mène au travers d'un bavardage longuet vers une conclusion simplette, confortable et discutable. Est-ce qu'il y aurait des éléments particuliers à l'histoire du mouvement aux USA qui lui donneraient une épaisseur supplémentaire?

        • [^] # Re: Pas compris grand chose

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+6/-4). Dernière modification le 02/08/21 à 22:28.

          Il y a effectivement eu un regain d'attention pour ce texte aux États-Unis d'Amérique relativement récemment :
          https://en.wikipedia.org/wiki/Who_Goes_Nazi%3F#Reception
          https://www.tabletmag.com/sections/news/articles/who-goes-trump
          https://www.currentaffairs.org/2019/06/who-goes-nazi-office-edition
          https://theoutline.com/post/1453/who-goes-nazi-media-edition
          https://www.theamericanconservative.com/articles/who-goes-nazi-now/

          Je ne l'ai moi même découvert que cette année et ait décidé de vous en faire profiter.

          pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

          • [^] # Re: Pas compris grand chose

            Posté par  . Évalué à -1 (+2/-3).

            Merci, j'ai traduit cette nuit l'article Wikipedia en français de Dorothy Thompson https://fr.wikipedia.org/wiki/Who_Goes_Nazi%3F
            Si cela se trouve Hannah Arendt a du se servir de cet essai pour construire son concept de la banalité du mal https://fr.wikipedia.org/wiki/Banalit%C3%A9_du_mal.
            Ensuite les réactions urticaires sur l'utilisation du point médian m'ont fortement fait pensé à cet excellent essai publié récemment par Viciss sur framablog : https://framablog.org/?s=viciss+militantisme.

            L'idée même d'une norme existant pour le français est ce qui sous tend la création de l'Académie française (normaliser la langue pour pouvoir régner sur un territoire conquis par les armes car si on donne un ordre et qu'on doit le traduire en 1000 déclinaisons de patois, et bien l'idée de Nation pédale dans la choucroute).

            C'est juste hyper hiérarchique et autoritaire comme idée, d'ailleurs cela me parait être de l'ordre du wokisme comme défini là : https://twitter.com/tontonpogo/status/1422839254590398466?s=21

            • [^] # Re: Pas compris grand chose

              Posté par  . Évalué à 6 (+5/-1).

              Ensuite les réactions urticaires sur l'utilisation du point médian m'ont fortement fait pensé à cet excellent essai publié récemment par Viciss sur framablog : https://framablog.org/?s=viciss+militantisme.

              En ne parcourant (pour l'heure) que les titres des la séries d'articles on voit beaucoup de similarités avec l'argumentaire que développe Annie Le Brun dans “Lâchez tout” un pamphlet féministe qui agonit le féminisme politique français (et italien) de l'époque (les années 70).

              En résumé, la critique que fait Annie Le Brun des incarnations politiques les mieux en vue du féminisme politique de cette période est construite sur l'observation que ces mouvements politiques ne sont pas construits autour d'un système de valeurs ou d'un programme positif mais sont construits autour de personnes particulières dont la pensée définit l'idéologie. Cela a créé un système fascistoïde (pas fasciste, pour être clair le point commun avec le fascisme est que la “règle” est définie par la pensée d'une personne ou d'un petit groupe de personnes) qui rejette les voix discordantes et toute forme de critique, prononce des exclusions à l'égard des “militants problématiques”, contrecarre tout essai de créer des instances délibératives, etc. De plus elle formule la critique “marxiste” du mouvement qui est aujourd'hui bien connue: quelle peut être la valeur d'une révolte sociale qui propose d'arrêter de vivre dans les chemins tracés par des bourgeois pour vivre dans les chemins tracés par des bourgeoises? Elle conclut que les incarnations du féminisme politique dont elle parle n'ont pas la capacité – et peut-être pas la fonction, en dépit de l'affichage – d'aider qui que ce soit à construire sa vie en s'affranchissant des déterminismes sociaux (qu'il s'agisse d'une aide idéologique ou matérielle).

              Ensuite les réactions urticaires sur l'utilisation du point médian […]

              Le point médian est un outil de militant, c'est son objet ne pas laisser indifférent :-)

  • # Facile...

    Posté par  . Évalué à -5 (+7/-12).

    Suffit de te regarder dans un mirroir.

    Sur ce, je m'en vais prendre soin de mes armes, et relire Mein Kampf, apres tout je viens de finil Das Capital, c'est la suite logique.

    Signe, un nazi.

  • # /dev/evolv

    Posté par  . Évalué à 4 (+4/-3).

    La vision, développée ici, essentiellement évolutive pour arriver à être nazi alors que dans le même temps elle amène l'idée qu'une fois qu'on est nazi ça s'arrête là, ou du moins n'aborde pas ça, donc les conditions dans lesquelles l'être nazi peut continuer d'évoluer et vers quoi. Aussi comment faire, une fois repéré, pour ajuster les conditions et éviter de devenir nazi ou que l'autre devienne nazi. Une propal de patch en ce sens ?

    muny@twitter.com

  • # Les nazis ça pue c'est pas libre

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10 (+29/-4).

    Le nazisme est un système privateur:

    • la licence est payante (cotisation au NSDAP) ;
    • des DRM empêchent l'adhésion des juifs, roms et autres communistes ;
    • la doctrine est fixe: c'est de l'opensource mais pas de l'opencontribution.

    Il est temps de se tourner vers le seul vrai fascisme libre et ouvert à tous : l'Empire romain.

    Certes le code est un peu vieux, mais qui n'a jamais succombé aux charmes d'une orgie avec du cou de girafe au miel au buffet ?

    Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

  • # Encore lui !

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 0 (+1/-1).

    Chassez le par la porte, il revient par la fenêtre.

  • # On va faire comme ci ce n’était pas un troll

    Posté par  . Évalué à 9 (+10/-1). Dernière modification le 02/08/21 à 15:04.

    Salut à toi,

    Je te conseille de lire ceci: https://www.hacking-social.com/2017/01/16/f1-espece-de-facho-etudes-sur-la-personnalite-autoritaire/
    qui est aussi actuellement en cours de tournage vidéo
    https://www.hacking-social.com/2021/07/04/lechelle-du-fascisme-les-autoritaires-partie-2/

    Et d’écouter la série podcast sur "le congrès de tours" de "Polémix et la Voix Off" (podcast de gauche plutôt tendance altermondialiste) https://polemixetlavoixoff.com/?s=congr%C3%A8s+de+tours où l’historien Annie Lacroix-Riz (tendance plutôt PC) explique que grosso-modo dans la population, ceux que l’on retrouvait avant l’occupation à collaborer avec le système capitaliste et ceux qui s’y opposaient activement, étaient les mêmes que ceux qui collaboraient activement avec Vichy et les nazis pour les premiers, et pour les seconds ceux qui résistaient activement. Ce qui est plus ou moins logique quand on y pense. Hormis de rare cas, on ne devient pas résistant du jour au lendemain. Quand on a l’habitude de s’opposer à son patron, que l’on s’en prend plein la gueule souvent, cela forge l’identité profonde d’un individu pour s’opposer à un système encore plus totalitaire.

  • # Comment reconnaitre un·e grammar Nazi·e potentiel·le ?

    Posté par  . Évalué à 8 (+15/-9).

    C'est facile, ils ont tendance à nous emmerder avec leur points médians illisibles!

  • # Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

    Posté par  . Évalué à 6 (+10/-5). Dernière modification le 02/08/21 à 18:40.

    Mais le problème n'est pas les "Nazis", il est bien plus large, car on est certain que demain on aura pas des "Nazis" au pouvoir. Mais une dictature qui ne sera pas celle de Staline ou de la Chine une autre, un mixte. Mais en sois on se fiche de quel régime pourri pourrait émergé mais il est certains qu'il pourrait émergé. Et la base de ce genre de régime c'est de considérer qu'il y a les gens bien et les méchants. Et ça malheureusement… c'est beaucoup plus courant.

    Tu oublie que celui bien sage ne sera pas Nazi, mais il sera sûrement colabos pour ne pas risquer sa vie. Et puis dans le fond s'ils trouve que les Nazis abusent, "ils n'ont pas totalement tord" pensent t'ils. Dans les juifs qui étaient "Nazis" la plupart ne le faisaient que pour sauver leur peau ou pour profiter un peu du système puisqu' "on y peut rien". La plupart des colabos n'étaient pas des gens méchants, juste des gens qui voulaient continuer de vivre normalement.

    Les résistant, c'est au final les caractères bien trempés, un peu casse-cou et caractériels, les gens un peu excessifs et idéaliste (voir un peu marginaux)… En fait le caractère des résistant est le même que celui des Nazis… C'est pour cela que très souvent dans les combattant les plus acharnés, ils passent d'un bord à l'autre. D’extrême droite à extrême gauche.

    En fait si l'on veut se prémunir d'un régime totalitaire, il ne faut pas être manichéen et totalitaire. Il faut reconnaître humblement que dans un monde on a besoin des gens excessif pour qu'ils soient moteur de contestation et de changement mais que l'on a aussi besoin des gens calme et posés pour une stabilité institutionnel.

    Tout le contraire d'un certain Macron, qui considère les vaccinés et les premiers de cordés comme des "gens bien" et les autres comme des déchets. Eh oui on a tout autant besoin des cons que des gens bien et/ou intelligents. D'ailleurs est-ce que les cons sont plus bêtes que les autres?

    • [^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

      Posté par  . Évalué à 6 (+6/-2).

      Ce dont tu parle, c'est la question morale, le fait que les individus développent un système de valeur pour déterminer ce qui est bien et mal, et que pour faire société, ils ont besoin de synchroniser leurs systèmes de valeurs entre eux, et ça se fait en développant des idéologies. De nos jours, on peut considérer la démocratie comme étant le système le moins mauvais en pratique pour arbitrer les inévitables conflits que cela engendre, le pire étant l'usage des armes.

      Ce dont parle ce texte, c'est autre chose, de mon point de vue, c'est plutôt ce dont parle La Boétie dans son discours de la servitude volontaire.

      Le texte complet :

      https://fr.wikisource.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire/%C3%89dition_1922/Texte_entier

      Une explication de texte par Raphaël Enthoven sur FC :

      https://www.franceculture.fr/emissions/le-gai-savoir/discours-de-la-servitude-volontaire-la-boetie

      Il faut que je relise ce texte, que j'ai étudié a l'école, je pense comme tout le monde, mais y a looooongtemps :

      En démocratie, on peut très bien se soumettre à une forme de tyrannie, faut que juste qu'il y ait suffisamment de gens pour voter pour un tyran et/ou que les gens renoncent à leur liberté.

      La peur étant le moteur principal qui mène à la soumission et le moyen le plus efficace pour lutter contre la peur, c'est la connaissance. (c'est l'inconnu qui fait peur, on a le cerveau codé comme ça depuis la nuit des temps, question de survie).

      Du coup, la liberté n'est pas simplement une question de droit, c'est une bataille permanente, une lutte constante pour comprendre et penser le monde par soi-même. Une façon d’apprivoiser la sauvagerie du monde. Apprivoiser au sens le plus noble du terme, ce que l'on retrouve dans le texte de Saint-ex, le petit prince :

      • On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

      https://microtop.ca/lepetitprince/chapitre21.html

      C'est à dire apprivoiser, mais sans soumettre, apprendre à connaitre le monde pour pouvoir vivre avec lui sans qu'il nous fasse peur.

      Eh oui on a tout autant besoin des cons que des gens bien et/ou intelligents.

      Non, la connerie n'est pas une fatalité, c'est lorsque la connaissance est mise en échec. Mais l’échec n'est pas forcément un probléme, si on l'admet, c'est une façon de progresser. Tout le monde échoue tout le temps, et à ce titre, on est toujours con quelque part. Mais renoncer au dur chemin de la connaissance et ensuite à la liberté, parce que c'est plus confortable ? Ha non, ça non, jamais.

      Tu sais ce qui est amusant au final dans cette toute cette histoire qui tourneboule tout le monde, c'est qu'un vaccin, c'est juste une méthode pas con pour apprivoiser un virus. Pour apprendre a notre système immunitaire a le connaître et a vivre avec. Cette méthode est juste plus efficace et moins couteuse en vie humaine que de laisser faire la nature. C'est pas que la nature soit mauvaise, ça n'a pas de sens, mais elle obéi de façon complexe a des loi simple, le hasard et la nécessité. Elle avance comme un aveugle qui se cognerai partout dans une pièce avant de trouver la porte.

      Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

      • [^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

        Posté par  . Évalué à 4 (+4/-0).

        Salut,

        C'est bien de citer le petit prince, c'est un livre de combat écrit en 1942 !

        Pour les nazis faut parler de la banalité du mal, de l'existence qui précède l'essence ( nous ne sommes pas naturellement nazi … ) .

        Quand aux justifications philosophiques des nazi, c'est du darwinisme mal compris : La révolution culturelle nazie - Johann Chapoutot ( https://www.youtube.com/watch?v=Lfe5shsp4Hw )

      • [^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

        Posté par  . Évalué à -1 (+3/-4).

        Ce texte aborde aussi par son utilisation du point médian une question centrale qui est celle de la langue vernaculaire vs la langue inculquée par une autorité.
        Ce qu'il évoque à travers la référence à l'essai de Dorothy Thompson, c'est que la connaissance scientifique ne détermine absolument pas la capacité à ne pas devenir nazi·x·e·s (j'en rajoute le "x" c'est pour la non binarité).
        Exemple :
        - les hommes qui ont fourni les arguments idéologiques pour la chasse au sorcière étaient des humanistes et des précurseurs des lumières voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Ulrich_Molitor
        - l'homme qui a démarré cette idée de policer le langage par une grammaire unifiée - Nebrija un admirateur d'Érasme et un "humaniste"- voulait aider la reine d'Espagne à gouverner l'Amérique conquise par les armes en unifiant la langue espagnole (et Richelieu a trouvé que c'était une riche idée) voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Gram%C3%A1tica_castellana. C'est décrit par Ivan Ilitch dans son bouquin "Le travail fantôme" page 127. La Grammatica castellana de Nebrija est publiée 10 jours après l'embarquement de Christophe Colomb pour l'Amérique le 18 aout 1492. Elle commence par ces mots
        "Mon illustre reine, chaque fois que je médite sur les témoignages du passé qui ont été conservés par l'écriture, la même conclusion s'impose à moi. le langage a toujours été le conjoint de l'empire, et il le demeurera à jamais. Ensemble ils prennent naissance, ensemble ils croissent et fleurissent, et ensemble ils déclinent".
        Le programme de Nebrija est simple : il veut offrir à la Isabelle, la reine d'Espagne un outil pour coloniser la langue et imposer son propre parler à elle en remplacement du parler du peuple.

        C'est pourquoi Illitch dans sa critique des sociétés marchandes est contre l'école (autoritaire et imposée) et pour les centres de documentations (en libre accès laissant libre les personnes de poursuivre leur intérêt en fonction de ce qu'elles veulent apprendre sans rien leur imposer).

        Donc je dirais que toute personne issue d'une école a un sacré travail à faire avant de pouvoir penser avec autonomie et empathie (synonyme d'intelligence) parce que le culte de la rationalité depuis l'humanisme scientifique a éradiqué l'importance vernaculaire de la prise en compte des émotions dans la gestion humaine.

        Un scientifique médecin qui torturait une sorcière au 15ème siècle en utilisant les prémices de la science médicale et du droit (l'inquisition fonde le principe du procès juridique documenté et argumenté) fondait bien un régime de la peur, et l'exécution publique consolidait le pouvoir dans ses velléités centralisatrices pour taire toute contestation.

        Alors certains par un renversement historique et rhétorique illogique affirment qu'imposer le langage inclusif c'est totalitaire mais l'erreur qu'ils font est d'invoquer 1984 et l'académie française car :
        - 1984 et le concept de novlangue : la novlangue réduit les occurrences en les normant, pour empêcher les gens de remette en cause le pouvoir établi par une dictature, alors que le langage épicène augmente les occurrences en remettant en cause le pouvoir du masculin universel, et quand on voit le nombre incroyable de nouvelles façons d'écrire on ne peut parler de normalisation c'est au contraire très créatif : libérée et libérées, libéré(e), libéré-e, libéré-e, libéré.e.s, libéré·e·s, liberae, libéré·x·e·s. Donc la novlangue ce n'est pas équivalent à "nouveau" c'est équivalent à "réducteur" et "bridant".
        - l'académie française : et bien elle n'est pas un instrument de libération mais au contraire brandissant le péril mortel (voir https://www.youtube.com/watch?v=4bJ9oNJPUW0) elle est inspirée par la grammaire castillane de Nebrija un instrument centralisateur de pouvoir qui empêche les évolutions naturelles et vernaculaires de se faire en les contrant.

        Les mots et la connaissance sont situés, l'illusion de la neutralité scientifique est un leurre. Tout scientifique produisant un savoir parle d'un endroit, est n'est pas neutre par essence. Toute ingurgitation de ce savoir sans en questionner l'histoire ou l'épistémologie consiste en un aveuglement totalitaire.

        Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Connaissance_situ%C3%A9e pour celleux qui ne savent pas ce que veut dire "connaissance située".

        • [^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

          Posté par  . Évalué à 6 (+4/-0).

          que le culte de la rationalité depuis l'humanisme scientifique a éradiqué l'importance vernaculaire de la prise en compte des émotions dans la gestion humaine.

          Ça sort d'où cette histoire de “culte”? C'est une appréciation assez particulière pour être accompagnée de justifications.

          Un scientifique médecin qui torturait une sorcière au 15ème siècle en utilisant les prémices de la science médicale et du droit (l'inquisition fonde le principe du procès juridique documenté et argumenté) fondait bien un régime de la peur, et l'exécution publique consolidait le pouvoir dans ses velléités centralisatrices pour taire toute contestation.

          Tu mélanges plusieurs choses. L'inquisition avait pour mission de ramener les hérétiques dans le chemin de l'Église de Rome et ne prononçait en principe pas de condamnation à mort. En particulier elle n'a rien à voir avec la chasse aux sorcières. Voir le livre de Vauchez «Les Hérétiques au Moyen Âge. Suppôts de Satan ou chrétiens dissidents ?» par exemple. Ensuite les chasses aux sorcières sont des pratiques qui n'ont pas un rapport évident avec «les velléités d'un pouvoir centralisateur» puisqu'elles ont essentiellement prospéré dans les régions des petits royaumes et de cités-états, ainsi que dans les colonies américaines. Les grands royaumes comme l'Espagne, le Portugal, la Pologne, l'Angleterre et la France ont certes été touché par le phénomène mais sans aucune commune mesure avec les entités précédentes.

          On peut lire à ce sujet “The Book of Witches” (Penguin Books) une compilation d'actes de procès de sorcières accompagné de quelques notes historiques.

          un instrument centralisateur de pouvoir qui empêche les évolutions naturelles et vernaculaires de se faire en les contrant.

          Peut-être mais quels sont donc ses moyens d'action? Du reste ça n'a rien à voir avec l'usage du point médian qui n'est pas une évolution naturelle mais au contraire une évolution artificielle résultant de la volonté explicite de certaines personnes de changer la langue. Tu parles de naturel! :D

      • [^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

        Posté par  . Évalué à 2 (+1/-0).

        La peur étant le moteur principal qui mène à la soumission et le moyen le plus efficace pour lutter contre la peur, c'est la connaissance

        Oui la peur mène souvent à la soumission et il est vrai que la connaissance permet de l'éviter. Mais la connaissance ne veut pas dire la vérité. Les islamiste n'ont pas peur car ils ont connaissance du paradis d'allah… cela ne veut pas dire que ce soit la vérité.
        Et il est faux de croire que l'enseignement est la solution miracle car nombre de personne n’adhèrent pas si cet enseignement est imposé.
        D'ailleurs nombre de chercheurs et de grand savants ont défendu les idéologie nazies et au regard de leurs connaissances, c'était tout a fait justifié.
        J'entends par là que la connaissance ne donne pas toute la vérité de même que la technologie ne résout pas tous les problème ou que l'argent ne fait pas le bonheur. Sans compter qu'aucun humain ne peut connaitre tous le savoir humain qui lui même est parcellaire.

        C'est pourquoi je crois sincèrement que la démocratie est bonne non pas parce que les décisions sont prises par la "majorité", mais elle est bonne car elle se doit d'écouter toutes les idées. Et grâce à cela elle prendra des décisions mesurées. Ces décisions ne satisferont personne. Car elles ne sont pas assez à gauche pour les gens de gauche et pas assez a droite pour ceux de droite et pour ceux du milieu elle sont soit trop à droite sur certains points et trop a gauche sur d'autres… Mais c'est ce qui évite de raser totalement une forêt pour la mettre en culture avant de se rendre compte que l'on produit trop et que finalement on l'a transformée en désert… C'est ce qui arrive dans les régime totalitaires.

        Pour prendre un exemple concret, certes on a pris des décisions un peu moins efficace que la Chine contre le coronavirus mais au moins on a pas foncé dans un mur. Et pourtant selon moi, Macron à pourtant pas agis assez démocratiquement car en France on a un régime ou le président a beaucoup trop de pouvoir.

        • [^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

          Posté par  . Évalué à 5 (+5/-2).

          Oui la peur mène souvent à la soumission et il est vrai que la connaissance permet de l'éviter. Mais la connaissance ne veut pas dire la vérité. Les islamiste n'ont pas peur car ils ont connaissance du paradis d'allah… cela ne veut pas dire que ce soit la vérité.

          L'islamisme est une idéologie fondée sur une religion. Les islamistes n'ont peut-être pas peur de la mort, mais ils sont terrorisé par tout le reste. La simple vue d'une caricature de leur prophète les terrorise. Ils ont peur de tout ce qui ne respecte pas leur dogme. Il n'y a aucune forme de courage la-dedans, et c'est bien la peur qui les fait se soumettre a leur idéologie et a ceux qui savent la manipuler. Et ils ne cherchent pas à connaitre l'autre, ils cherche à détruire et à soumettre tout ce qui ne leur ressemble pas.

          La science est une méthode pour produire des connaissance vérifiable et surtout réfutable. Ce qui fait le propre d'une vérité scientifique, c'est qu'il existe un moyen de prouver qu'elle est fausse.

          La technologie est une méthode pour résoudre des problèmes en en créant de nouveaux.

          Car elles ne sont pas assez à gauche pour les gens de gauche et pas assez a droite pour ceux de droite et pour ceux du milieu elle sont soit trop à droite sur certains points et trop a gauche sur d'autres…

          C'est pour cela que l'important en démocratie, c'est de mettre son clignotant. On appelle ça la transparence. Et la démocratie, ce n'est pas juste une histoire de bulletin de vote, c'est tout un écosystème, écoles, journaux, justice, associations, etc ….

          Et pourtant selon moi, Macron à pourtant pas agis assez démocratiquement car en France on a un régime ou le président a beaucoup trop de pouvoir.

          Mais c'est parce qu'on le veut bien. ça nous arrange de mettre tout le pouvoir dans une personne, ça permet de mieux le critiquer et de ne pas avoir a s’occuper soi-même des problèmes. Et quand ça part en sucette, il suffit de le mettre au pilori, et de mettre un autre à sa place. C'est la démocratie jetable, parfaitement adapté a la société du centre commercial et de l'hyper-marché, bâtie autour d'une religion : la consommation.

          Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

          • [^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

            Posté par  . Évalué à 2 (+2/-2).

            Les islamistes n'ont peut-être pas peur de la mort, mais ils sont terrorisé par tout le reste.

            Je pense au contraire qu'elle les terrorise. Ils ont extrêmement peur de mourir sans être assez méritant aux yeux d'Allah. D'où le soulagement à l'idée de mourir en Jihad qui leur garanti une place au Paradis.

            • [^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).

              J'avais jamais envisagé la chose comme ça. En soit, la peur de la mort me parait quand même un trait fortement humain.

              • [^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

                Posté par  . Évalué à 4 (+1/-0).

                En soit, la peur de la mort me parait quand même un trait fortement humain.

                Certes, mais la mort honorable/en guerrier (arme à la main)/en martyr/en sacrifice/au combat se retrouve sur nombre de civilisations; en 1914, des soldat Français étaient content de partir se venger de la débâcle de 1870.

                Avec une bonne propagande, ou religion, code moral; tu peux pousser des gens à ne pas placer leur vie au dessus de leur pairs.

                Dans le cas des religions, ça va même plus loin, car ton passage sur terre est transitoire, et que le sacrifice t'assure l'éternité.

                Sur l'honneur, pour certains il vaut mieux mourir que de laisser un affront impuni.

                Et enfin à en croire le débat sur la fin de vie qui revient régulièrement, certains aimeraient pouvoir partir en paix, sans souffrir, ce que d'autre leur refusent obstinément de par leur propre peurs.

                Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

          • [^] # Re: Le problème Nazi? Ou le problème manichéen?

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).

            La simple vue d'une caricature de leur prophète les terrorise. Ils ont peur de tout ce qui ne respecte pas leur dogme.

            J'ai du mal à voir comment tu peux assimiler l'application stricte d'une loi (vu que c'est comme ça qu'ils le voit) à de la peur. Ou alors on n'a pas la même définition de la peur…

  • # *pathes

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2 (+4/-3).

    Merci pour la découverte de ce texte. Aujourd'hui on parlerait plutôt de psychopathe ou de sociopathe, de narcissique ou de manipulateur pervers, mais en 1941 les nazis remplissaient bien ce rôle.

    • [^] # Re: *pathes

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 10 (+14/-1).

      Des pathes, des pathes, oui mais des pas-nazis.

      Discussions en français sur la création de jeux videos : IRC freenode / #gamedev-fr

    • [^] # Re: *pathes

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+4/-1).

      Ce texte ne dit pas tout ! "On ne m’ôtera pas de l’idée que pendant la dernière guerre mondiale, de nombreux Juifs ont eu une attitude carrément hostile à l’égard du régime nazi.", faisait remarquer Pierre Desproges.

      (Godwin, pas Godwin ? ;)

      Intendant, donc méchant, mais libre !

      • [^] # Re: *pathes

        Posté par  . Évalué à 6 (+5/-0). Dernière modification le 07/08/21 à 18:14.

        "Il vaut mieux rire d’Auschwitz avec un Juif que de jouer au Scrabble avec Klaus Barbie"

        Desproges est au delà du point Godwin !

      • [^] # Re: *pathes

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

        Moi je vote "Pas Godwin":

        1) la loi date de 1990, je pense qu'on peut pas l'appliquer de façon rétroactive

        2) "Plus une discussion en ligne dure, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de un.". La citation n'est pas une discussion en ligne (ni même une discussion, si c'est un spectacle), donc la première prémisse ne s'applique pas.

  • # Point Godwin...

    Posté par  . Évalué à -2 (+0/-3).

    …Dès le titre. Désolé mais vu mes expériences je m'arrête là.

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