• # Dubitatif

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3. Dernière modification le 21/12/20 à 12:43.

    Je suis dubitatif sur l'impact de ces études puisque, au final : les riches, c'est les autres

  • # Réduire les impôts pour les plus riches n’aide pas l’économie

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 8.

    Oh bah ça alors, qui l‘eût cru ?

  • # La folie des grandeurs

    Posté par  . Évalué à 3.

  • # C’est dans l’autre sens

    Posté par  . Évalué à 10. Dernière modification le 22/12/20 à 13:48.

    Le ruissellement existe. Juste dans l’autre sens que celui que prétendent les néolibéraux.

    L’argent, contrairement à l’eau, ruisselle vers le haut.

    Il y a un tas de mécanismes pour ça : intérêts des prêts, marges, loyers… D’un point de vue général, le principe d’un investissement, c’est de rapporter de l’argent ; si on n’attend pas de gain, on n’investit pas. S’il n’y a plus personne de solvable à plumer, on n’investit pas (on fait comme les Grecs riches quand l’état et la population ont été complètement plumés et qu’ils se sont empressés d’abriter leur argent à l’étranger ; le reste de la population attend toujours le ruissellement dans le sens prétendu par les néolibéraux).

    Une autre point à prendre en compte, c’est qu’il y a des limites aux gains du travail (les très hauts salaires sont très rares et se comptent au maximum en millions), alors qu’il n’y en a pratiquement pas aux gains du capital (qui peuvent se compter en milliards). Par contre, les dépenses ont certaines limites (un très riche va acheter un yacht, mais quand il sera ultra‐riche il n’en achètera pas dix).
    À l’inverse, si on donne de l’argent à un pauvre qui a du mal à manger en fin de mois, il dépensera un peu plus pour manger un peu mieux, ce qui fera gagner de l’argent aux commerces, aux producteurs…

    Le capitalisme fonctionne comme le Monopoly, c’est son principe même de capter l’argent. Si on ne veut pas que l’économie réelle s’assèche assez vite, il faut des mécanismes pour remettre de l’argent en bas : des impôts progressifs, éventuellement une certaine inflation (à condition de mettre l’argent mis ou remis en circulation en bas dans les pauvres, ou directement dans des investissements, et pas en haut dans la finance — comme au Monopoly où on touche 20000 € en passant par la case départ, sinon la partie s’arrêterait très vite). Ce sont ces mécanismes qui ont permis de relancer les USA après le crash de 1929 (New Deal) et notre pays après la Seconde Guerre mondiale.

    Ce sont à eux que s’attaquent nos dirigeants néolibéraux. Dans leur fausse théorie du ruissellement, « on laisse les riches s’enrichir, ainsi ils investissent, et les pauvres profitent aussi de la richesse », seule la première partie est vraie : ils laissent les riches s’enrichir.

    La seule justification qui tient un peu la route à la baisse des impôts des riches, c’est la compétition internationale : s’ils payent trop d’impôts ici, ils investiront ailleurs.

    C’est vrai. Mais la « concurrence libre et non faussée » (lire sauvage et déloyale), cette compétition entre les salaires, les normes sociales, les normes environnementales (mais pas autant le niveau des dividendes, bizarre, hein) n’est pas un absolu ni une obligation. C’est un choix qu’ont fait et mis en place nos gouvernants corrompus. Par exemple, pour l’Europe, ils auraient pu à l’inverse construire d’abord une Europe sociale et fiscale, avant d’éventuellement construire un marché commun et une monnaie unique. Sans des paradis fiscaux opportunément intégrés vers lesquelles la monnaie unique facilite les fuites de capitaux.

    Les accords de libre échange donnent l’illusion (de moins en moins) qu’avec des débouchés supplémentaires, ils offriront des débouchés à nos entreprises, même les petites, et dynamiseront l’économie réelle. Et c’est assez vrai (de moins en moins aussi)… mais dans un premier temps seulement. Ensuite, « deuxième effet Kiss Cool », les riches optimisent (on va délocaliser telle production là où les salaires sont très bas et telle autre plus polluante ailleurs où les normes environnementales sont quasiment inexistantes) et au final ce sont les seuls à « tirer les marrons du feu ».

    Concernant la crise économique causée par le coronavirus, dès sa prise de fonctions, Castex a tenu à rassurer : pas question de rétablir l’impôt sur la fortune. À un moment où beaucoup de salariés vont se retrouver au chômage, où beaucoup de petits commerçants vont mettre la clé sous la porte, sa priorité est de ne pas frapper les très riches à leur organe le plus sensible : le portefeuille. Au contraire : en finançant les aides (insuffisantes pour s’en sortir pour beaucoup) avec l’emprunt, à terme, ça enrichira encore les plus riches ou les banques.

    Je rejoins Thomas Piketty sur le fait qu’à l’échelle de l’histoire, une situation où presque tout le monde (et encore seulement dans certains pays) profite des richesses produites est une anomalie (souhaitable !). Dans un monde où les puissants politiquement et économiquement sont les mêmes ou font cause commune, la normalité, c’est quelques très riches, une petite minorité de gens qui vivent convenablement en les servant et en captant leurs miettes, et une grosse majorité de pauvres. Nos dirigeants politiques actuels font de leur mieux pour qu’on retourne à cette normalité : les gilets jaunes et l’accroissement de la répression et de la surveillance de la population montrent qu’ils naviguent au plus près de la limite de l’insurrection.

    Guerres, déréglement climatique, effondrement de la biodiversité, épuisement des ressources, pandémie, montée du fascisme, de l’intégrisme et du complotisme… On vit une époque formidable…

    • [^] # Re: C’est dans l’autre sens

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4. Dernière modification le 16/01/21 à 10:23.

      Le ruissellement existe. Juste dans l’autre sens que celui que prétendent les néolibéraux.

      L’argent, contrairement à l’eau, ruisselle vers le haut.

      Le capitalisme fonctionne comme le Monopoly, c’est son principe même de capter l’argent. Si on ne veut pas que l’économie réelle s’assèche assez vite, il faut des mécanismes pour remettre de l’argent en bas : des impôts progressifs, éventuellement une certaine inflation (à condition de mettre l’argent mis ou remis en circulation en bas dans les pauvres, ou directement dans des investissements, et pas en haut dans la finance — comme au Monopoly où on touche 20000 € en passant par la case départ, sinon la partie s’arrêterait très vite).

      Très bonnes métaphores, très pédagogiques je trouve

  • # Autre article

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

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