Journal Salles de cours déconnectées ?

Posté par  (site web personnel) . Licence CC By‑SA.
7
7
nov.
2022

Salut les amis,

Je vous propose une réflexion, un sondage (par la présente) qui concernera principalement le monde de l’enseignement et d’Éducation populaire.

En effet, je sais que de plus en plus d’écoles, par ailleurs, pour les plus grands (humanités, collèges, athénées),confient des tablettes « privatrices » (généralement de marque Apple) avec du cloud, etc. Tout cela repose sur la connexion à outrance, les réseaux sociaux, les logiciels privateurs le plus connus, etc. Cela ne m’intéresse pas. Je parle ici d’autre chose…

Je m’intéresse à la démystification technologique, concernant l’informatique, « Qu’est-ce qu’un ordinateur ? », « Comment cela fonctionne-t-il ? », « De quelle nature sont les données numériques ? », « Comment conçoit-on les logiciels informatiques ? », « Qui détient le codes sources et la connaissance ? », « Quels sont les enjeux de société ? », etc.

Dans le cadre de mes activités professionnelles, je réalise moi-même de nombreux supports, et je donne cours.

Pour une bonne partie de mon travail, nous sommes de fait hors-connexion. Il peut y avoir des déçus. Mais pour les plus intéressés, je ressens une ambiance particulièrement sereine. Serait-ce dû à la déconnexion ?

La déconnexion du local de cours, pourrait-elle être propice à cet enseignement ?

À l’école élémentaire de mes deux jeunes enfants, la salle informatique est actuellement abandonnée. Je me dis que peut-être je pourrais proposer de la réinvestir, avec nos logiciels libres évidemment.

Aussi, lorsque dans mon travail je participe à la mise au point l’ensemble logiciel DOSFSP* pour 140 ordinateurs portables, spécifiquement conçu pour un contexte hors-connexion, puis-je imaginer que cela pourrait également faire l’affaire pour des classes de cours dans les écoles, dans le but de travailler hors-connexion ?

Personnellement, du fait de mon expérience, j’imagine facilement cela pour l’école de mes jeunes enfants…

Que pensez-vous des salles de cours déconnectées et conçues en ce sens ?

*: Si je pose ici la question, c’est que le projet DOSFSP à évolué et j’aurai bientôt de choses concrètes à partager. Du projet initial je retirerais la partie Windows (exigence du client initiateur) inutile, et il y aurait une petit travail supplémentaire pour partager quelques choses de présentables. Une partie de mon entourage est perplexe quant à l’intérêt du hors-ligne et cela pourrait me décourager de le faire :/

  • # Expérience récente

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7. Dernière modification le 07/11/22 à 11:21.

    J'ai fait beta tester mon futur jeu à ma nièce de 8 ans : elle a demandé à ce que je lui montre comment j'ai créé le jeu.

    L'approche créative peut être intéressante : partir d'un contenu/service qu'ils ont entre les mains tous les jours (jeux, cartographie, dessins, musique…) et montrer comment on peut le faire soit même avec des logiciels libres/gratuits.

    Ça marche aussi avec la cuisine :-)

    Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

  • # Enseignement informatique ?

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7.

    Me tromperais-je en supposant que le journal s'intéresse spécifiquement à l'enseignement de l'informatique (peut-être est-ce même écrit explicitement, et ai-je encore manqué l'information) ?

    En ce qui concerne ma propre pratique de l'enseignement informatique, l'absence de connexion ne serait nullement un problème, sauf dans le cadre des évaluations — un programme sur papier reste bien moins pratique qu'un fichier de code. J'essaie de concevoir des supports de cours cohérents ; au sens où un étudiant puisse se débrouiller avec les seuls informations contenus dans le support.
    Et quant au rôle de l'enseignant, il se limite alors à rythmer le cours, à proposer une lecture commentée du support, et à corriger… au tableau noir et à la craie.

    Une digression sur cette dernière pratique. Si dans le cadre de l'enseignement informatique je ne serais pas nécessairement opposé à la possibilité d'écrire du code sur ordinateur et de le projeter (ça rend le débogage beaucoup plus fiable), il me semble que beaucoup la considèrent à tort comme obsolète. C'est surtout une question de rythme et d'exemplarité. D'une part afficher des informations sur diapositives se fait au risque d'imposer un tempo infernal (qui tap… :-) aux étudiants qui ne pourront dès lors que mettre leur esprit en mode pose ; alors que l'écriture manuelle au tableau est nécessairement plus laborieuse, garantissant plus de place à l'analyse. D'autre part les étudiants peuvent voir le processus de réflexion et d'écriture qu'ils doivent apprendre à mettre en œuvre. Ils le voient d'autant mieux que l'enseignant ne vient qu'avec des titres et des notes succinctes dont il développe réellement les calculs et raisonnement au prix d'une vrai réflexion en direct. Évidemment une telle pratique n'est pas toujours possible et coûte plus, tant en effort, qu'en temps d'enseignement. Quoi de plus pratique que d'arriver avec des transparents qu'il ne reste plus qu'à commenter ? Mais c'est, me semble-t-il, faire un peu rapidement table rase des pratiques ancestrales.

    Pour revenir à la question initiale et conclure, hors d’enseignements spécifiquement tournés vers l'usage d'internet (ex : recherche libre des bibliothèques et documentations à utiliser pour réaliser tel ou tel opération), il me semble parfaitement sain d'envisager une connexion restreinte durant les cours pour privilégier l'interaction étudiant-enseignant.

    « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

    • [^] # Re: Enseignement informatique ?

      Posté par  (Mastodon) . Évalué à 5. Dernière modification le 07/11/22 à 20:20.

      On parle de quelle connection dans ce journal? La connection entre les machines de la salle de cours ou la connection de la salle de cours au reste du monde?

      La plupart des salles de cours ne sont elles d'ailleurs pas équipé de machines faisant office de clients léger connecté au serveur géré par le professeur?

      Jami: beabb2b063da0a2f0a2acaddcd9cc1421245d5de

      • [^] # Re: Enseignement informatique ?

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 6.

        Jadis, à l'époque où l'on trouvait des informaticiens et des ingénieurs dans les institutions publiques ; aux temps d'autrefois quand les humains et le travail portaient encore des relents de valeur aux yeux des hiérarques ; désormais le budget ne s'est-il pas dramatiquement déporté vers l'achat de machines qui ne trouvent plus guère en guise d'administration que le remplacement par de meilleurs monstres de calcul dès que les logiciels malveillants ou malfoutus les ont vérolés ?

        Anecdote vécue : j'administrais un ensemble de machine sous LTSP (non, pas Long Term Support) pour une salle de TP. Des machines qui en tout et pour tout avaient coûté dans les 50 euros (récupérées à la benne des services informatiques + un petit switch). Voyant faiblir la bécane faisant office de serveur, je fis l'erreur de réclamer un serveur neuf. Un beau matin, une équipe d'inconnus débarque pendant mon cours. Pendant que l'un m'impose le démantèlement de mon outil — sans le moindre égard pour les étudiants — l'autre s'occupe à passer de poste en poste pour determiner les caractéristiques des machines sans même s'inquiéter d'obtenir invariablement les mêmes résultats sur des machines aux aspects pourtant des plus hétéroclites ; la configuration utilisait des clients légers même pas équipés de mémoires de masse, juste un cpu, de la RAM, une carte mère, et une alimentation fonctionnelle dans un boîtier.
        Suite à cet incident on nous imposa, par mesure d'économie nécessairement, de vrais terminaux informatiques gérés par la DSI en lieu et place de terminaux qui n'avaient vocation qu'à traiter des données de TP. Solution totalement inadaptée au besoin et qui coûta probablement des milliers d'euros (deux changements complets des machines), pour finir par devenir utilisable seulement au bout de quatre ans.
        Envolés donc les clients légers.

        « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à celles et ceux qui les ont postés. Nous n’en sommes pas responsables.