La nouvelle administration a également supprimé des termes comme « changement climatique » ou « résilience » des sites Internet gouvernementaux.
Cet article et plus particulièrement cette phrase me font penser au livre de George Orwell.
En supprimant des informations des sites Internet gouvernementaux, il est également plus difficile pour le public de participer au débat démocratique, en particulier en ce qui concerne l’évolution de la réglementation.
Le réel ressemble tellement à une caricature du livre…
Ou alors, c’est l’actualité récente qui nous permet, à nous lecteurs tardifs, de réaliser que ce que nous prenions pour une hyperbole de l’abîme n’était que le reflet falot de l’horreur qui précédait ?
La nouvelle administration a également supprimé des termes comme « changement climatique » ou « résilience » des sites Internet gouvernementaux.
Cet article et plus particulièrement cette phrase me font penser au livre de George Orwell.
En supprimant des informations des sites Internet gouvernementaux, il est également plus difficile pour le public de participer au débat démocratique, en particulier en ce qui concerne l’évolution de la réglementation.
Je n'ai pas lu 1984, mais j'ai regardé la vidéo de monsieur phi, et de ce que j'ai compris, la comparaison à 1984 n'est pas correcte.
Arrête moi si tu as lu le livre et si je me trompe.
Dans 1984, la censure des journaux n'est pas destinée à bloquer le débat démocratique dans le public. Elle est destinée à éviter aux cadres (à la petite minorité ayant accès aux journaux) de se poser des question.
Dans 1984, la plèbe et les animaux sont libres. Il n'y a pas de contrôle particulier de ce que fait le grand public. Le grand public est simplement laissé dans une pauvreté chronique entretenue par une guerre continuelle.
Pour le coup, je dirais que ce serait plutôt un point qui marche assez remarquablement dans la comparaison avec 1984 :
— Une plèbe qui sait qu'elle n'a aucune raison d'avoir un avis politique se sachant ballottée de mensonges (cf. RPC, Russie URSS, USA notamment),
— Et une sphère dominante/dominée condamnée au suivisme et à l'approbation du véritable pouvoir.
Sinon, effectivement, comparaison n'est point raison ; les points de divergence sont nombreux, et d'aucuns argumenterait que selon les points du globe, le meilleurs des mondes, ou d'autres uchronies feraient de meilleures références. Il s'agit bien d'œuvres de fiction, pas de traités d'astrologie sociaux-politiques.
Bien évidemment, la comparaison a ses limites mais les méthodes utilisées se ressemblent sur certains points.
Dans 1984, la censure des journaux n'est pas destinée à bloquer le débat démocratique dans le public. Elle est destinée à éviter aux cadres (à la petite minorité ayant accès aux journaux) de se poser des question.
Oui, c'est vrai, elle n'est pas destinée à bloquer le débat puisque qu'il n'y déjà plus débat dans la dystopie de George Orwell. De mémoire, la censure est destinée à tous et pour but d'empêcher de penser. Les moyens sont divers mais la suppression de certains mots est un des outils utilisés. Je n'ai pas souvenir qu'elle n'était destinée qu'aux cadres puisque même quand le personne principal s'échappe de son monde, il ne trouve pas ou peu de ces objets du passé.
Dans 1984, la plèbe et les animaux sont libres. Il n'y a pas de contrôle particulier de ce que fait le grand public. Le grand public est simplement laissé dans une pauvreté chronique entretenue par une guerre continuelle.
Oui et non, je n'ai plus les détails en mémoire de son arrestation mais la société créée fait que chacun peut dénoncer son prochain. C'est bien une surveillance généralisée dans le sens où tout le monde surveille tout le monde. Personne n'est libre. Ni de penser, ni d'agir.
Mais l'effacement de la science, ce n'est pas le début du totalitarisme ?
Le début, le milieu et la fin. C'est le marqueur du totalitarisme, ça et la modification de l'Histoire ou le refus de la réalité historique, et là ça se passe aussi en France.
« Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.
Merci. On a pas mal de contenus HS ces temps-ci donc je n'ai pas voulu en rajouter en postant sur "l'affaire Apathie"… Donc merci de la mentionner tout de même ici. Et je ne résiste pas à rappeler cet extrait du Discours sur le Colonialisme de Césaire (que j'ai sûrement déjà collé dans un ou plusieurs précédents commentaires ici) :
« Il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d’Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il le vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, c’est l’humiliation de l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique. »
# 1984 ?
Posté par nico4nicolas . Évalué à 10 (+9/-1).
Cet article et plus particulièrement cette phrase me font penser au livre de George Orwell.
Le réel ressemble tellement à une caricature du livre…
[^] # Re: 1984 ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 6 (+4/-0).
Ou alors, c’est l’actualité récente qui nous permet, à nous lecteurs tardifs, de réaliser que ce que nous prenions pour une hyperbole de l’abîme n’était que le reflet falot de l’horreur qui précédait ?
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: 1984 ?
Posté par LaurentClaessens (site web personnel) . Évalué à 2 (+2/-2).
Je n'ai pas lu 1984, mais j'ai regardé la vidéo de monsieur phi, et de ce que j'ai compris, la comparaison à 1984 n'est pas correcte.
Arrête moi si tu as lu le livre et si je me trompe.
Dans 1984, la censure des journaux n'est pas destinée à bloquer le débat démocratique dans le public. Elle est destinée à éviter aux cadres (à la petite minorité ayant accès aux journaux) de se poser des question.
Dans 1984, la plèbe et les animaux sont libres. Il n'y a pas de contrôle particulier de ce que fait le grand public. Le grand public est simplement laissé dans une pauvreté chronique entretenue par une guerre continuelle.
[^] # Re: 1984 ?
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . Évalué à 4 (+2/-0).
Pour le coup, je dirais que ce serait plutôt un point qui marche assez remarquablement dans la comparaison avec 1984 :
— Une plèbe qui sait qu'elle n'a aucune raison d'avoir un avis politique se sachant ballottée de mensonges (cf. RPC,
RussieURSS, USA notamment),— Et une sphère dominante/dominée condamnée au suivisme et à l'approbation du véritable pouvoir.
Sinon, effectivement, comparaison n'est point raison ; les points de divergence sont nombreux, et d'aucuns argumenterait que selon les points du globe, le meilleurs des mondes, ou d'autres uchronies feraient de meilleures références. Il s'agit bien d'œuvres de fiction, pas de traités d'astrologie sociaux-politiques.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace
[^] # Re: 1984 ?
Posté par nico4nicolas . Évalué à 4 (+2/-0).
Bien évidemment, la comparaison a ses limites mais les méthodes utilisées se ressemblent sur certains points.
Oui, c'est vrai, elle n'est pas destinée à bloquer le débat puisque qu'il n'y déjà plus débat dans la dystopie de George Orwell. De mémoire, la censure est destinée à tous et pour but d'empêcher de penser. Les moyens sont divers mais la suppression de certains mots est un des outils utilisés. Je n'ai pas souvenir qu'elle n'était destinée qu'aux cadres puisque même quand le personne principal s'échappe de son monde, il ne trouve pas ou peu de ces objets du passé.
Oui et non, je n'ai plus les détails en mémoire de son arrestation mais la société créée fait que chacun peut dénoncer son prochain. C'est bien une surveillance généralisée dans le sens où tout le monde surveille tout le monde. Personne n'est libre. Ni de penser, ni d'agir.
# Autodafé moderne
Posté par bunam . Évalué à 3 (+2/-0).
Il y a espoir qu'au prochain changement de gouvernement cela soit rétabli.
Mais l'effacement de la science, ce n'est pas le début du totalitarisme ?
[^] # Re: Autodafé moderne
Posté par Ysabeau 🧶 (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 5 (+2/-0).
Le début, le milieu et la fin. C'est le marqueur du totalitarisme, ça et la modification de l'Histoire ou le refus de la réalité historique, et là ça se passe aussi en France.
« Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.
[^] # Re: Autodafé moderne
Posté par Faya . Évalué à 2 (+0/-0).
Merci. On a pas mal de contenus HS ces temps-ci donc je n'ai pas voulu en rajouter en postant sur "l'affaire Apathie"… Donc merci de la mentionner tout de même ici. Et je ne résiste pas à rappeler cet extrait du Discours sur le Colonialisme de Césaire (que j'ai sûrement déjà collé dans un ou plusieurs précédents commentaires ici) :
« Il vaudrait la peine d’étudier, cliniquement, dans le détail, les démarches d’Hitler et de l’hitlérisme et de révéler au très distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu’il porte en lui un Hitler qui s’ignore, qu’Hitler l’habite, qu’Hitler est son démon, que s’il le vitupère, c’est par manque de logique, et qu’au fond, ce qu’il ne pardonne pas à Hitler, ce n’est pas le crime en soi, le crime contre l’homme, ce n’est pas l’humiliation de l’homme en soi, c’est le crime contre l’homme blanc, c’est l’humiliation de l’homme blanc, et d’avoir appliqué à l’Europe des procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu’ici que les Arabes d’Algérie, les coolies de l’Inde et les nègres d’Afrique. »
Envoyer un commentaire
Suivre le flux des commentaires
Note : les commentaires appartiennent à celles et ceux qui les ont postés. Nous n’en sommes pas responsables.