Lien L'IA n'est pas en train de remplacer les métiers, elle expose ceux qui n'en ont jamais vraiment eu

Posté par  (site web personnel, Mastodon) .
4
17
déc.
2025
(25 commentaires).
  • # Un article tristement naĂŻf

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+17/-2).

    Cet article m'attriste énormément, du marche ou crève sans nuances. Comme si le monde professionnel valorisait réellement la qualité, que ce qui font de la qualité n'ont rien à craindre, les autres ne travaillaient pas réellement. C'est une manière de légitimer la mise en place de l'IA pour virer les branleurs :

    «elle supprime le mensonge professionnel qui avait permis à certains de durer sans jamais produire de valeur réelle. »

    Pfff, j'imagine que dans la vision du monde qu'à ce cabinet, la publicité et la communication/propagande ont une valeur réelle.

    Cet article ne voit qu'une lorgnette des tâches possibles via l'IA, ne doute pas que l'IA sera utilisée à bon escient, n'a pas conscience de la merdification généralisée des services, parce que beaucoup de grosses entreprises se fichent pas mal de la qualité de leurs produits, tant que ça se vend.

    Bref, à lire, pour comprendre un point de vue légitimant idéologiquement le remplacement des personnes par de l'IA, parce que si on peut le faire, c'est que ces personnes ne faisaient pas réellement grand chose…

    • [^] # Re: Un article tristement naĂŻf

      Posté par  . Évalué à 9 (+8/-0).

      Tout à fait. L'IA automatise ce que l'on arrive à automatiser avec et c'est tout. L'IA joue très bien au go ou aux échec, ce n'est pas parce que ce sont des tâches simples ou rébarbatives.

    • [^] # Re: Un article tristement naĂŻf

      Posté par  . Évalué à 10 (+16/-0).

      Je pense saisir de quoi l'article veut parler.

      En tant que technicien du code je me retrouve souvent entouré de personnes dont le métier est de pondre des PowerPoint, des discours et des réorganisations.

      Ce sont les gens qui ont le plus peurs de l'IA dans mon entourage. On va se rendre compte qu'ils ne servent Ă  rien.

      J'étais dans une boîte disfonctionelle. Il y avait autant de managers que d'executants. En 6 mois on s'est tapé 3 restructurations où j'ai changé d'équipes avec des organisations pyramidales, horizontales, verticales. Avec les collègues on a essayé d'expliquer pourquoi on n'arrivait pas vraiment à avancer mais personne n'étais là pour écouter. Nos managers pondaient des PowerPoint à n'en plus finir pour leur hiérarchie expliquant qu'ils avaient compris le problème. Et nous en fait rien ne changeait on changeait de chef tous les 4 matins dans un tournus fous mais notre manière de procéder était la même.
      J'espère que ces métiers seront détruit par l'IA.
      Vraiment l'impression d'être dans une boîte en deux parties. La moitié se pondait des PowerPoint et des longs discours pour se féliciter, l'autre travaillait avec les moyens du bord. Nos demandes ne concernaient pas un plus gros salaires ou plus de mains d'oeuvre. C'était de pouvoir communiquer entre équipe. Car avec 3 chefs par équipe (c'est pas une blague) on ne pouvait pas se faire de demandes mutuelles entre collègues sans passer par ce monstre hiérarchique.
      On était 50 en tout.

      • [^] # Re: Un article tristement naĂŻf

        Posté par  . Évalué à 4 (+3/-0).

        À ce compte-là, ça devrait donner une hécatombe de managers dans les boîtes Mulliez !
        Il y en a, des stakhanovistes du poyoponte pour présenter des objectifs comme si c'étaient des stratégies ! Et des champions de mercatos !
        Pas que chez les Mulliez, certes.

      • [^] # Re: Un article tristement naĂŻf

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 9 (+8/-1).

        Oui, mais c'est justement ce qui est dangereux avec ce genre de discours : on saisit facilement le problème auquel font références les auteur⋅es, et on a envie d'être d'accord. Après tout, on a sûrement vécu des situations similaires. C'est un procédé rhétorique courant que de gagner l'approbation en énonçant un constat aisément partagé.

        Ça ne change pas que la perspective proposée (l'IA expose(ra) les glandeurs) et la solution (accepter et ne rien faire parce que tout va bien, si vous avez peur, c'est que vous êtes en tort.) cache en fait que le problème est plus compliqué que ça, parce que le monde dans lequel on vit n'est pas juste ou équitable, que les acteurs économiques ne sont pas forcément bien intentionnées, etc.

        Finament, comme le dit Thomas ne brasse que du vent et ne repose sur aucune observation réelle.

        Peut-être bien, si les auteur⋅es sont cyniques, que l'article a été rédigé majoritairement avec de l'IA¹.

        ¹ À noter que je trouve que les techniques IA sont des outils hyper intéressants, et si on n'était pas dans la société dans laquelle on se trouve, basé sur la propagande commerciale, avec un fascisme omniprésent, avec les enjeux écologiques actuelles, je me réjouirais de leurs existences.

        • [^] # Re: Un article tristement naĂŻf

          Posté par  . Évalué à 2 (+1/-1).

          L'auteur de l'article me donne l'impression qu'il est en mode panique totale et qu'il en rajoute dans l'outrance pour essayer de sauver son job de baratineur qui est un des prochains sur le chemin de l'IA.

  • # Quelle indignitĂ©

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7 (+10/-4).

    Ce papier est un torchon.
    Basé sur rien, sinon trust me bro.

    Intéressant si on veut goûter une certaine idéologie : on vous vire car vous étiez en fait inutile.

    • [^] # Re: Quelle indignitĂ©

      Posté par  . Évalué à 4 (+3/-0).

      fin des années 70 dans l'est de la France pour fabriquer de l'acier avec des haut fourneau, il fallait 8000 ouvrier 400 agent de maitrise et 150 ingénieurs

      source une revue professionnel d'acier des années 80 que j'ai lu.

      puis avec l'automatisation, donc des simplement des automates industriel et calculateur il ne fallait plus que 500 ouvrier 150 agent de maitrise et toujours 150 ingénieurs

      a l’époque les plan de licenciement car s'appelait comme cela c'est par paquet de 10 000 personne

      j'ai connu cela et c'etait impressionnant

      bref, si on trouve un outil peut importe qui permet de gagner en productivité cela sera utilisé. Surtout en France avec le cout annuel du travail qui est qd même assez élevé.

      • [^] # Re: Quelle indignitĂ©

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3 (+2/-0).

        si on trouve un outil […] qui permet de gagner en productivité

        Oui !
        Si on trouve :-)
        L'hypothèse non formulée derrière la bulle IA, c'est que la génération de contenu et les agents permettent de gagner en productivité : ce n'est pas prouvé. Ce qu'on gagne d'un coté, sur le court terme, est probablement perdu de l'autre, à moyen/long terme. Les gains ne sont pas évidents.

        • [^] # Re: Quelle indignitĂ©

          Posté par  . Évalué à 0 (+0/-1).

          je ne crois pas a la révolution IA, mais à l'évolution que cela va apporter, et qui dit évolution dit disparition de certain acteurs, comme cela l'a été depuis l’ère industriel

      • [^] # Re: Quelle indignitĂ©

        Posté par  . Évalué à 2 (+2/-1).

        Surtout en France avec le cout annuel du travail qui est qd même assez élevé.

        Comme indiqué dans cet article : « Ces comparaisons ne sont possibles qu'en utilisant des pourcentages et un salaire brut fictif de 100 euros. Mais cela ne donne qu'une idée des ordres de grandeur, qui a des limites. Cela ne permet pas, par exemple, de comparer les niveaux de salaires, le pouvoir d'achat réel des salariés ni les bénéfices que peuvent apporter ces cotisations à long terme aux salariés et à la population entière d'un pays, quand il s'agit, par exemple, de remboursements de soins de santé, de financement du chômage ou de tout un système de retraites. »

        Et évidemment, dans les autres pays du monde, il n’ya a pas eu d’automatisation…

        « Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »

  • # RĂ©sumĂ© de cet excellent article

    Posté par  . Évalué à 1 (+3/-4).

    Pour moi, la conclusion de l'article résume bien son contenu:

    "L’intelligence artificielle ne détruit rien : elle trie."

    Exemple, le domaine de l'art, arts plastiques, peinture, numérique, sculpture, musique, littérature, etc, où les nullités sont devenues tellement abondantes que trouver des œuvres innovantes, originales, qui apportent un réel plus, est devenu très difficile. Les IA n'auront aucune difficulté à générer des nullités comparables sinon meilleures et bien moins chères. Il en résultera une prise de conscience et une remise des pendules à l'heure. La surmédiatisation dont bénéficient les créateurs de nullités ne pourra plus duper les gens. Celles et ceux qui voudront continuer à s'abreuver de "soupe", c'est leur choix, pourront le faire en toute conscience mais ce sera de la "soupe" générée par l'IA et donc, les producteurs humains de soupe disparaîtront puisqu'ils seront dépassés par l'IA, au grand bénéfice du monde de l'art et des artistes créateurs.
    PS: il est évident que cet article peut paraître un peu brutal mais il a le mérite d'être honnête.

    • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

      Posté par  . Évalué à 1 (+1/-1).

      la musique de claire obscur : expédition 33 est un bonne exemple je trouve, le fameux Loup de Intermarché aussi.

    • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

      Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

      oui mais pour le Land Art ?

      Land Art

      http://refugesdart.fr/

      Hier
      https://www.weglide.org/flight/977213 Hier quelque part en Australie

      "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

      • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

        Posté par  . Évalué à 2 (+1/-1).

        Un grand principe de l'art qui permet déjà de faire le tri: être jugé par ses pairs. Cézanne fut traîné dans la boue par l’establishment, les critiques et les peintres de son époque qui ne voyaient que des barbouillages dans sa peinture. Mais, nuance, il fut soutenu par quelques très rares artistes et critiques, sauf à la fin de sa vie où il a été enfin reconnu. C'est ce qui lui a permis de tenir bon, ainsi que son caractère épouvantable aux dires des biographes. Idem pour d'autres artistes, dont Jackson Pollock et ses drippings.
        Concernant le LandArt, à part le voir sur place, tout dépendant du contexte (land), c'est difficile de se faire une idée à partir d'une photo.

        • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

          Posté par  . Évalué à 2 (+1/-1). Dernière modification le 19 dĂ©cembre 2025 Ă  11:38.

          Mon propos était de dire qu'il y a des formes d'art sur laquelle l'IA n'aura que très peu d'emprise.

          Je trouve ta qualification de l'art par la lorgnette des pairs (des critiques, des revues spécialisées toussa) trop restrictive. C'est aussi un loisir de pratiquer un art (pas martial). Et, si on peut se faire aider par l'IA et qu'on est content avec ça, tant mieux.

          Mais c'est vrai que certains vont trouver que la musique électronique c'est pas de la vraie musique.

          "Si tous les cons volaient, il ferait nuit" F. Dard

    • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2 (+1/-0).

      On peut aussi imaginer d’autres scénarios. Imaginer, par exemple, que les productions de l’ia inondent tellement les divers champs artistiques qu’il devienne d’abord difficile de rencontrer des œuvres qui ne soient pas produites par des ia, puis que les artistes, même labellisés « sans ia », finissent eux-mêmes, par imprégnation et par imitation inconsciente, à créer la même chose que les ia.

      • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

        Posté par  . Évalué à 0 (+0/-2).

        par imprégnation et par imitation inconsciente, à créer la même chose que les ia

        Cela signifie qu'ils ne seraient pas des artistes et donc, encore une fois, le tri serait fait.

        • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 6 (+5/-0).

          Si pour être « artiste » il faut ne pas avoir été influencé par les œuvres que l’on a rencontrées, je n’ai aucun exemple d’« artiste » qui me vient à l’esprit.
          Considère comme il est facile de dater ou d’estimer approximativement le lieu de création d’une œuvre d’art (ceci est une peinture du 19e siècle européen, cela une peinture chinoise d’il y a mille ans). Que les œuvres d’art soient à ce point situables et relatives à leurs contextes culturels suggère que l’artiste est nourri des œuvres d’art qui l’entourent, et qu’il y a une nécessaire part d’imitation dans sa création. Je ne nie pas bien sûr qu’il y ait une part foncièrement individuelle dans la création artistique, cependant, en art comme dans d’autres domaines sans doute, « je suis ce que je mange ».

          • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

            Posté par  . Évalué à 2 (+0/-0).

            Si pour être « artiste » il faut ne pas avoir été influencé par les œuvres que l’on a rencontrées, je n’ai aucun exemple d’« artiste » qui me vient à l’esprit.

            Exact et je n'ai jamais émis cette idée. Par contre, être influencé n'est pas imiter. La nuance n'est pas mince. Être influencé, c'est s'imprégner de ce que l'on a vu ou entendu puis d'en faire complètement autre chose. Exemple, les Rolling Stones, très influencés par le Blues, ont créé leur propre style où l'on perçoit l'âme du blues. Le plus drôle, c'est que des musiciens noirs de R&B ont fait des reprises de certains morceaux des Stones mais à leur sauce et en beaucoup plus "soul". Dans un autre domaine, Linus Torvalds a créé un nouveau système en s'inspirant de Minix, clone d'Unix et il en a fait complètement autre chose, Linux.

            par imprégnation et par imitation inconsciente, à créer la même chose que les ia

            "créer la même chose que les ia", n'est pas être influencé, c'est copier.

            • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

              Posté par  . Évalué à 4 (+1/-0).

              Tu éludes quand même la question de l'incitation économique. Tu parles des Rolling Stones, groupe qui a connu un succès immense à une ère ou la musique de masse émergeait, c'était bien plus compliqué de faire des succès planétaires avant. Ça a été porté entre autre par ce qu'on a appelé les "majors" de la production musicale.

              Aujourd'hui, si ces majors peuvent faire plein de thune sans artistes, elles ne vont pas s'en priver et l'incitation à produire des vrais artistes avec une démarche … va complètement s'effondrer. La thune va aller à qui ? À Elon Musk et ses amis, de grands artistes s'il en est (let that sink in, meilleure blague drôle)

            • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

              Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4 (+3/-0).

              Je ne dirais pas que les artistes font « complètement autre chose » à partir de leurs influences, mais plutôt : en partie autre chose, en partie la même chose. Faire en partie la même chose que les œuvres auxquelles on a été exposé, c’est cela que j’appelle imitation (le terme imitation n’est pas péjoratif pour moi ; je trouve qu’il y a une certaine sagesse à reconnaître que même l’individu le plus novateur doit ce qu’il est à ceux qui l’ont éduqué, formé, conseillé, à sa société en général et à tous ceux qu’il a cherché, précisément, à imiter – je ne voudrais pas troller, mais on pourrait même appeler ça ubuntu).

              Par ailleurs, je ne vois pas trop comment on peut parler d’influence d’une œuvre sur l’autre si on ne relève pas un certain nombre de points communs entre ces deux œuvres.

    • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

      Posté par  . Évalué à 7 (+6/-0).

      90% des gens au chômage, 9% au salaire minimum et 1% de milliardaires… J’ai hâte d’y être !

    • [^] # Re: RĂ©sumĂ© de cet excellent article

      Posté par  . Évalué à 3 (+1/-1).

      _PS: il est évident que cet article peut paraître un peu brutal mais il a le mérite d'être honnête.

      Bof, si on fait le bilan de ton commentaire, soit tu fais du slop et tu fais vendre et ça va, tu fais vendre. C'est utile. Soit tu es un "vrai artiste" et tu es saura connu après ta mort, tu fais pas vendre et tu survis ? Je vois pas ou est le bénéfice.

      Finalement tout ça pour quoi ? Une philosophie utilitariste, si tu es utile au marché tu ne disparaît pas, parce que le marché est supposé être utile à tous. Tant pis pour les wannabee artistes qui n'auront pas passé l'épreuve de la rentabilité et qui seront trop crevés après leur job alimentaire de merde pour prendre les pinceaux le soir.

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