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: 11 raisons pour ne pas choisir la filière informatique

Posté par Moun's (page perso, ). Modéré le 23 janvier 2005.
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d'aucun nous vante les vertus réelles de l'informatique si bien que la presse nous ressassent sans cesse que nous sommes au seuil d'une pénurie certaine d'informaticiens.

L'interview de M. Régis Granarolo du MUNCI m'a permis de tirer au clair mon ressenti que je vous livre, sur le marché actuel de l'emploi dans le secteur de l'informatique.

> Lire la suite (180 commentaires, moyenne: 3,2).   [dépêche : 2364 caractères]

1. Plus de 10% de cadres chômeurs soit plus de 50 000 demandeurs d'emplois en France.

2. Aucune surveillance du marché de l'emploi et donc des annonces de 40 SSII pour un poste réellement disponible à leur appel d'offre, noyé dans une masse d'annonces pour maintenir leurs bases de CV à jour.

3. Marché détenu en parti par des proxénètes et négriers en tout genre dont le seul intérêt est de facturer un maximum.

4. Inadéquation totale des formations. Au mieux, une formation a 3 ans de retard (le temps de voir le besoin, de décider de faire une formation et de faire un support de cours) par rapport aux besoins réels.

5. Un certain nombre d'enseignants n'ayant pour la plupart aucune prise avec la réalité des besoins car quasi inexistence de travail sur des projets actuels.

6. Un certain nombre d'enseignants n'ayant pas de réel expérience de l'informatique (combien de professeurs publiant du code ?) sans oublier le manque de temps pour continuer une formation continue de qualité.

7. une absence de contrôle régulier du niveau de l'informaticien diplômé ou non (un ami m'a rapporté qu'il a du corrigé le code "sécurisé" qu'un indépendant a vendu avec une gestion de session où le contrôle de la session se résumait à vérifier si le cookie de session était vide ou non).

8. une absence de responsabilité pénale de l'informaticien face à ses erreurs (cf. exemple précédent).

9. un orgueil démesuré de l'informaticien oubliant le "détail" qu'il n'est pas différent d'un maçon, charpentier, peintre, plombier, électricien, manutentionnaire et pour les meilleurs contre maître, chef de rayon, voire même chef de chantier. très peu font parti des chercheurs et ingénieurs.

10. l'informatique n'est qu'un outil pas une finalité. donc l'informaticien est une profession qui va nécessairement presque disparaître comme le stratège en bipédie, le concepteur d'alphabet cunéiforme, les dialectitiens sur le sens du zéro ou sur la platitude de la Terre, ou le concepteur de marteau et autres clous.

11. les quelques postes qui vont resté seront réparti (une peu comme le BTP avec ses architectes et chercheurs en matériaux et sa pléthore d'ouvriers qualifiés) entre des CAP en manutention bureautique et des postes de recherche et de réelle ingénierie avec une place pour les artistes quand le statut d'artiste informaticien sera reconnu.

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Le suivrez vous ?

Posté par √λιi () le 23/01/2005 à 21:40. (lien). Évalué à 5.

Cassandre a encore parlé ... peu être qu'on la croira ce coup ci !

Interview de M. Granarolo

Posté par PierreLrq () le 23/01/2005 à 21:57. (lien). Évalué à 10.

Pour être passer par les affres du chomage informaticien, je trouve que M. Régis Granarolo résume très bien la réalité.
Je conseille à tous les futurs informaticiens de le lire ( ainsi que de se méfier des offres de l'APEC, j'en étais arrivé à me demander si elles étaient réelles ) et d'écouter les conseils qu'il donne.

Hum ...

Posté par Maillequeule () le 23/01/2005 à 22:06. (lien). Évalué à 10.

Le texte est interessant (même si je ne reconnais pas franchement les SSII que je fréquente), mais la rédaction de la news beaucoup moins !

D'abord le résumé de certains point est absolument incompréhensible (une médaille pour le point 2), ensuite le ton est bien agressif par rapport à celui employé par Regis Granarolo (qui ne parle pas de proxénétisme ni de négriers).

(à moins qu'il n'y ait une version hardcore dans un coin).

Un tout petit peu de neutralité parfois, ca a du bon ...

M

Outil et finalité

Posté par Florimond Simonklein (page perso, ) le 23/01/2005 à 22:17. (lien). Évalué à 9.

C'est moi, ou le point 10 est particulièrement ... hum, disons, fort de café ?

Je ne savais pas que les ordinateurs étaient destinés à devenir figés et tendaient vers l'utilisation unique, ultime, comme un marteau.

Les logiciels changent beaucoup, les marteaux non. J'avoue ne pas avoir bien saisi comment on peut prétendre que tout sera inventé.

oulalala

Posté par Guillaume Knispel () le 23/01/2005 à 22:23. (lien). Évalué à 8.

Que foutent des trolls ambulant en news sur LFR ?

Contre-balance du débat....

Posté par Jean-Yves LENHOF (Jabber id, page perso, ) le 23/01/2005 à 22:34. (lien). Évalué à 8.

1. Plus de 10% de cadres chômeurs soit plus de 50 000 demandeurs d'emplois en France.

-> Mais encore, .... Quels sont ces informaticiens, quels est leur age ? Des COBOLISTES ? des gens ne maitrisant que l'AS 400 ?... Oui l'informatique évolue et il faut aussi savoir évoluer


2. Aucun surveillance du marché de l'emploi et donc des annonces de 40 SSII pour qu'un poste réellement disponible à leur appel d'offre, noyé dans une masse d'annonces pour maintenir leurs bases de CV à jour.

->
Ca même si c'est plus vrai en informatique... c'est aussi vrai ailleurs... Lorsque tu vends ta maison tu la proposes dans plusieurs cabinets immoboliers... De même les compagnies aériennes font du surbooking.... Ce qui est juste différent avec les SSII c'est que du vends de la compétence humaine et non qq chose de matériel...


3. Marché détenu en parti par des proxénètes et négriers en tout genre dont le seul intérêt est de facturer un maximum.

->
Bienvenue dans le monde capitaliste....


4. Inadéquation totales des formations au mieux une formation à 3 ans de retard (le temps de voir le besoin, de décider de faire une formation et de faire un support de cours) par rapport aux besoins réelles.

->
La meilleure formation c'est l'auto-formation


5. Un certain nombre d'enseignants n'ayant pour la plupart aucune prise avec la réalité des besoins car quasi inexistence de travail sur des projets actuels.

-> Oui et non... ca dépend de l'école... des enseignements. Et je pense qu'à ce moment là tu pourrais appliquer cette réflexion au cours de Français par exemple ou on voit tjs et encore des oeuvres passées et non présentes (Le Rouge et Le Noir, Zola, and co)

6. Un certain nombre d'enseignants n'ayant pas de réel expérience de l'informatique (combien de professeurs publiant du code ?) sans oublier le manque de temps pour continuer une formation continue de qualité.

->
La je dis non... Comme ds toutes formations, il y a les bons et les mauvais profs. A l'époque où je suivais mes cours, l'un des profs qui enseignait le C++ s'est mis à Java parce que cela devenait une réalité du marché....

7. une absence de contrôle régulier du niveau de l'informaticien diplômé ou non (un ami m'a rapporté qu'il a du corrigé le code "sécurisé" qu'un indépendant a vendu avec une gestion de session où le contrôle de la session se résumait à vérifier si le cookie de session était vide ou non).

->
La sécurité va avoir un rôle de plus en plus important et on parle de plus en plus d'une cellule sécurité et de filiaires spécialisées sur le sujet. Preuve justement qu'il y a matière... Par ailleurs, la sécurité est un tout et ne résume pas à l'informatique pure (Exemple : l'appli super protégée avec les mots de passe sur un post it sur l'écran)

9. un orgueil démesuré de l'informaticien oubliant le "détail" qu'il n'est pas différent d'un maçon, charpentier, peintre, plombier, électricien, manutentionnaire et pour les meilleurs contre maître, chef de rayon, voire même chef de chantier. très peu font parti des chercheurs et ingénieurs.

Comprends pas ce que tu as voulu dire ici....

10. l'informatique n'est qu'un outil pas une finalité. donc l'informaticien est une profession qui va nécessairement presque disparaître comme le stratège en bipédie, le concepteur d'alphabet cunéiforme, les dialectitiens sur le sens du zéro
ou sur la platitude de la Terre, ou le concepteur de marteau et autres clous.

->
L'informatique a muri et les utilisateurs deviennent "moins" con.... Avant on faisait croire qu'il fallait des jours et des jours pour coder une fonction maintenant l'utilisateur sait qu'il faut environ 3 jours. Il y a eu des abus donc forcément le retour de baton n'est pas mince

->
Regarde un peu autour de toi, et constate aussi que le maçon d'il y a quarante ans n'est plus le même qu'aujourd'hui.... Avant il disposait des pierres suivant un arrangement à lui... aujourd'hui il pose des parpaings, ou pire il ne fait qu'assembler des blocs de béton avec de grosses toupies

11. les quelques postes qui vont resté seront réparti (une peu comme le BTP avec ses architectes et chercheurs en matériaux et sa pléthore d'ouvriers qualifiés) entre des CAP en manutention bureautique et des postes de recherche et de réelle ingénierie avec une place pour les artistes quand le statut d'artiste informaticien sera reconnu.

-> Mais il y aura toujours des places.... mais ceux qui tireront le mieux leur épingle du jeu seront ceux qui auront su s'adapter aux nouvelles technologies (celle que l'on ne connait pas encore) et surtout ceux qui sauront manager, diriger, discuter, animer des discussions avec des parties non informaticiennes.

Remarques

Posté par delta42 (page perso, ) le 23/01/2005 à 22:36. (lien). Évalué à 7.

Cadre dans une SSII, je ne me suis jamais senti ni pute ni esclave... un peu viande de temps en temps, et encore... Il ne faut pas oublier qu'aucune entreprise n'est une oeuvre de charité, et les cadres en SSII sont souvent les premiers à réclamer leur part du gâteau, et à l'obtenir !
Le dialecticien de la platitude de la Terre est probablement un géographe, qui a eu très certainement l'occasion de procéder à des travaux de cartographie d'une importance capitale dans la découverte des terres du monde. Que l'informatique soit une discipline devant évoluer, sans doute. Qu'elle vienne à disparaître, pourquoi pas. Ce n'est toutefois pas en quelques années que cela se produira et certainement pas sous la forme d'une révolution telle que tous les informaticiens soient sur le carreau. L'intelligence est la capacité à s'adapter à la diversité et à la nouveauté du monde. L'informaticien n'est pas plus bête qu'un autre. De la même manière que l'agriculteur s'est adapté à l'industrialisation de la production, l'informaticien devra s'adapter aux mutations de son travail.
Enfin, et sans doute parce que j'ai de bons souvenirs de mes professeurs, pisser du code n'est pas l'oeuvre unique de l'informaticien. Il n'est nul besoin d'avoir écrit des milliards de lignes de code pour savoir produire une architecture technique complexe. Les professeurs en informatique ont souvent bien conscience des réalités du monde du travail et sont généralement mieux informés que bien des professionnels ou des pisseurs de code.
Une meilleure connaissance du monde réel de l'informatique permettrait sans doute d'apporter des nuances à ces propos excessifs qui portent atteinte non seulement à une catégorie professionnelle, mais jettent également le discrédit sur l'ensemble des acteurs des métiers de l'informatique.

cé bien aicri

Posté par Jylam / jylam.lnxsce (page perso, ) le 23/01/2005 à 22:36. (lien). Évalué à 3.

Bon autant ce n'est pas dans mes habitudes, des fautes d'orthographe ca arrive et tout. Antant la c'est écrit par une personne, modéré par une autre, encore edité par 3 autres, et c'est bourré de fautes.
(Bon et sur le fond de la chose, on est d'accord ou pas, mais le point 10 en particulier est, heu, "contestable")

C'est quoi ce résumé ?

Posté par Alexis Muller (page perso, ) le 23/01/2005 à 22:53. (lien). Évalué à 7.

En lisant cette news, certains points m'on fait bondir, notamment :

4. Inadéquation totales des formations au mieux une formation à 3 ans de retard (le temps de voir le besoin, de décider de faire une formation et de faire un support de cours) par rapport aux besoins réelles.


On n'a l'impression (surtout par rapport au titre de la news) qu'on parle ici des formations universitaires ou écoles. Mais il n'est absolument pas question de ça dans l'article. M. Granarolo parle ici des formations inter entreprise, de même pour les points 5 et 6.
Bref je trouve que le résumé porte à confusion, heureusement que j'ai lu l'article originale avant de réagir "violemment"...

C'est bien la triste réalité...

Posté par ♪♬♬♩ ♫♪♬♩ () le 23/01/2005 à 23:05. (lien). Évalué à 10.

Après avoir été exploité pendant des années (horaires élastiques à la limite de la rupture, salaires minimes au lance-pierre, frais monstrueux non pris en charge, abus en tout genres, etc.) je me suis retrouvé au chômage pendant des années...

J'ai vu arriver la fin de mon indemnisation et le RMI comme une honte et l'aboutissement d'une descente aux enfers : plus d'emploi, pas de travail sur le marché dans ma région, plus d'indemnisation chômage, etc.

Bref, la solution pour éviter de tomber dans le cycle infernal de l'assistanat du RMI (qui finit de détruire bien plus qu'il n'aide des ex-travailleurs), c'est de se mettre à son compte tant qu'il est encore temps. J'ai eu la chance d'être quelqu'un de prévoyant qui avait mis de côté de quoi financer le lancement d'une activité (car quasiment aucune banque ne prêtera à un chômeur, et encore moins à un RMIste, tenez vous le pour dit !), et depuis, je ne regrette rien :
- salaire mensuel dégagé entre 1200 et 1500 ¤ net (certes, c'est encore faible, mais c'est toujours mieux qu'un RMI)
- horaires libres, ou presque
- s'être sorti de la merde tout seul (de toutes façons, y avait pas le choix)

Ceux qui passent par là se rendent très vite compte que notre société n'a rien de social. Nous ne sommes tous qu'un numéro administratif qui paye très très cher (vous verrez quand vous serez à votre compte combien l'État vous ponctionne tous les mois pour AUCUN service auquel vous aurez droit), et lorsque tout va mal, on est juste bon à recevoir la charité pendant quelques mois.

En effet, la France a préféré placer un plafond à l'indemnisation chômage de plusieurs milliers d'¤ (je crois que cela va jusqu'à 10.000 ¤ par mois, indemnisation que très peu de personnes favorisées doivent toucher à mon avis), en en limitant la durée de remboursement, au lieu de faire comme la Belgique, qui limite le plafond aux alentours de 1500 ¤ mais n'en limite pas la durée : en Belgique, on touche le chômage tant que l'on a pas d'emploi, en France, on ne touche qu'une fraction de ce que l'on a cotisé... On voit encore qui la France favorise !

Bref, je continue de payer très cher tous les mois pour de services auxquels je n'aurais pas droit (pas de chômage si je me plante, retraite misérable si je ne prends pas de retraites complémentaires conséquentes, etc.), mais au moins, je travaille !

Tout ceux qui sont dans mon cas ou qui y ont été comprendront, il faut l'avoir vécu pour le croire et se rendre compte de l'hypocrisie de notre système social. Pour être honnête, notre système nous coûte excessivement cher pour un résultat déplorable.

Une chose est certaine, le chômage longue durée qui touchait autrefois une frange infime de la population touche aujourd'hui des cadres de métiers porteurs. Là où La France arrive péniblement à déguiser le taux de chômage à 10%, les instances internationales le donnent à plus de 15%, avec une précarisation prévisible de la situation dans les années à venir. Et encore, le mode de calcul n'inclu pas les nombreux exclus !

Attendez vous à des périodes de vache maigre, et surtout à ce que cela chauffe. Je doute qu'une société avec plus de 15% de ses citoyens dans la précarité et un travail taxé à 65% arrive à tenir encore longtemps. Quelle ineptie ! Taxer autant le travail alors qu'il y a tant de chômeurs ! C'est la porte ouverte aux salaires de misère, des gens acceptent du travail de forçat pour arriver à survivre parce qu'ils n'ont pas le choix, et c'est la faute au gouvernement !

L'état se rince à tous les rateliers quand l'entreprise va bien, mais il n'y a plus personne lorsque les choses vont mal, tout ce à quoi ont droit les salariés, c'est un minimum syndical de quelques mois d'indemnisation chômage, tandis que l'état s'est gavé la plus grosse part du CA d'une entreprise durant son activité...

De tout temps, les taxes ont servi à réguler une activité ou une consommation, et voilà que la France, pays industrialisé doté du plus fort taux de chômage se permet de taxer l'emploi plus que n'importe quel autre pays. Pourtant, s'il y a bien un endroit où il faut ouvrir les vannes actuellement, c'est l'emploi ! Saleté de vieux croulards de la politique, des générations que ça dure et que notre pays s'enfonce doucement dans le tiers-mondisme... gouvernés par des incapables qui ne pensent qu'à leur carrière professionnelle et à s'en mettre plein les poches, tandis que sont écartés ceux qui ne participent pas à la curée et aux magouilles.

Saviez-vous que l'artisanat représente 80% des emplois en France ? Saviez vous que seules sont aidées les grosses entreprises et les multinationales ? Saviez-vous que beaucoup, comme moi, auraient potentiellement la possibilité de créer des emplois mais ne le peuvent pas en raison du coût de la chose, et des risques que cela fait courir à une petite structure ?

Dans mon cas par exemple, et le cas de beaucoup d'autres, pour employer, il me faudrait travailler bien davantage pour provisionner des sommes conséquentes en regard du salaire de misère que je pourrais procurer, et cela ne serait pas sans risque sur la structure en cas de baisse d'activité... En gros, il me faudrait prendre de gros risques et travailler bien davantage (donc pourrir ma vie de famille) pour offrir du travail qui est là, qui n'attend que ça ! Ça ne peut pas marcher comme cela !

Et pendant ce temps là, Vivendi Universal, dont le PDG actuel est un grand pote de monsieur Chirac, vient de se voir octroyer 3,8 milliards d'¤ pour embaucher 1000 à 1500 personnes dans les 5 années qui viennent... Soyons réalistes : le gouvernement vient de dépenser 800 millions d'¤ pour embaucher 1000 personnes pendant 40 ans (et encore personne n'a parlé de durée minimum d'embauche), tandis que de l'autre côté il faisait un cadeau de 3 milliards à une entreprise privée !
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/art_prt.php?LO=1883&ARTIC(...)

Comme certains syndicats le font justement remarquer, 3,8 milliards d'¤, c'est censé être un emploi à salaire moyen assuré pour plus de 15.000 personnes théoriquement !

Et pendant ce temps là, des centaines de milliers de petites entreprises coulent dans l'indifférence la plus totale de l'État, qui les achève en venant réclamer quelques ¤ d'impayés sur charges sociales, ou tout simplement en bloquant un compte bancaire pour "impayé hypothétique"... Vous croyez qu'une société tourne combien de temps sans compte bancaire ? Je vais vous le dire : 1 journée ! C'est arrivé à un ami qui a arrêté l'activité dès le lendemain, tout était bloqué... Merci l'État pour le coup de grâce !

C'est cela la réalité de notre pays aujourd'hui, quelques uns qui vivent royalement, qui s'auto-augmentent de 70% dès leur prise de pouvoir, qui se payent royalement 15.000 ¤ nets par mois sans compter les primes et avantages (parlons aussi de tous les régimes spéciaux, de ces conseillers régionaux qui gagnent 5000 ¤ nets par mois pour moins de 20 heures de travail mensuel, et qui tous les 5 ans valident 1/4 de leur retraite à 95% de leur salaire net ! soit 4750 ¤ nets de retraite au bout de 20 ans d'activité, ou 1200 ¤ nets au bout de 5 ans...) , et qui en plus font ce genre de magouilles de copinage en tout genre, parce qu'il leur en revient toujours un petit quelque chose. Un petit quelque chose de 3,8 milliards d'¤, ça fait combien à votre avis ?

Et encore...

Posté par Gabriel () le 24/01/2005 à 00:56. (lien). Évalué à 2.

... Et encore ils ne parlent pas des entreprises indiennes et chinoises qui vont nous déchirer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. J'ai entendu un jour que la Chine "produit" un million d'ingénieurs par an. Et en Inde ça doit être dans les 200.000 ?
C'est pas (seulement) une question de prix et de "outsourcing", je crois plutôt que l'outsourcing est un produit d'appel et dans peu de temps l'Inde aura une part énorme du marché.
Il restera des milliers de tâches informatiques ici, bien sûr. L'informatique comme l'automobile est partout dans la société, il n'y a pas que les "usines logicielles". Quel est le rapport avec le Libre? Des histoires de droit, une protection, que donne la GPL mais peut-être pas les licences bsd?

--
Every takeoff is optional. Every landing is mandatory. -- Rules Of Flying

Faut aimer ca ...

Posté par nali (page perso, ) le 24/01/2005 à 06:28. (lien). Évalué à 9.

Je suis un " petit " admin reseau . Venu tardivement a l info par passion , je n ai pas les competences pour jouer dans la cours des grands et programmer en C , en Java , en Php ou quoi que ce soit .
J ai deja géré 200 postes Win / Solaris / un peu de Linux ( que j avais mis en place , dont le controleur de domaine ) pour 1000 Euro par mois , avec mes 12 h / jour comme beaucoup .

Au bout de 2 ans j ai craqué et j ai laché la job , apres 4 reports d entretiens ou je voulais parler salaire . Toujours dispo pour me convoquer qund il fallait regler un pb , mais bcp moins qd c etait a mon initiative ...

Je gagnais mieux ma vie avant , quand j etais menuisier ,
Je pense que mon prochain boulot va encore etre de l assistance aux utilisateurs , parce que j aime ca , ca me rends utie , etc , Mais je doute que ca m enrichisse un jour ni arriver a gagner 50.000 $ / an ( je vis au Quebec ) .
Alors bon , je vais surement continuer dans cette voie , parce que on travaille au chaud ,
Mais je ne conseillerait pas a un autre de faire les memes choix .

Autre point de vue : rapport sur l'évolution des métiers de l'ENSIMAG

Posté par Lucas () le 24/01/2005 à 06:34. (lien). Évalué à 3.

L'ENSIMAG (une école d'ingénieurs en info et maths app) a mené une réflexion sur l'évolution des métiers de l'informatique. Même si certains passages sont centrés sur l'ENSIMAG, c'est intéressant à lire pour tout le monde dans l'ensemble. Le rapport est sur http://www-ensimag.imag.fr/telecharger/metiers.pdf . Le PDF est assez immonde, il vaut mieux d'armer de courage, imprimer, ou faire un pdftotext.

Le rapport pointe l'évolution vers une industrialisation de l'informatique (fin d'une approche artisanale), et l'importance future de métiers d'"architecte" ou d'"urbaniste" de SI, passant notamment par l'intégration de composants "standards" basés sur des LL.

CPE Lyon

Posté par david odin (page perso, ) le 24/01/2005 à 07:42. (lien). Évalué à 7.

5. Un certain nombre d'enseignants n'ayant pour la plupart aucune prise avec la réalité des besoins car quasi inexistence de travail sur des projets actuels.

6. Un certain nombre d'enseignants n'ayant pas de réel expérience de l'informatique (combien de professeurs publiant du code ?) sans oublier le manque de temps pour continuer une formation continue de qualité.


Venez tous à CPE Lyon (une école d'info présente sur le campus de Villeurbanne) alors. J'y suis prof d'info, et pourtant, je participe activement à un certain nombre de projets libres. Passez me voir aux journées portes ouvertes qui ont lieu en mars.

Presque d'accord

Posté par Philippe (page perso, ) le 24/01/2005 à 07:47. (lien). Évalué à 3.

salut, je suis actuellement en 2eme année BTS info de gestion option réseau. J'ai pas eu le courage de lire tout les commentaires mais je suis d'accord avec ces points:

4. Inadéquation totale des formations. Au mieux, une formation a 3 ans de retard (le temps de voir le besoin, de décider de faire une formation et de faire un support de cours) par rapport aux besoins réels.

5. Un certain nombre d'enseignants n'ayant pour la plupart aucune prise avec la réalité des besoins car quasi inexistence de travail sur des projets actuels.

6. Un certain nombre d'enseignants n'ayant pas de réel expérience de l'informatique (combien de professeurs publiant du code ?) sans oublier le manque de temps pour continuer une formation continue de qualité.


Je l'ai déjà raconté dans un autre journal mais j'ai deux profs d'info, un jeune et un "vieux". Le "vieux" est un acharné, touche à tout et super pédagogue. Le jeune... un branlo qui connait par coeur sont référenciel (et encore) mais si par malheure on pose une question sur un truc qui est pas prévu au programme... pouf sont téléphone sonne (!). Avec le vieux on fait la partie base de données, algo, bon la faut accrocher. La partie réseau est faite par le jeune (elle représente 80% de l'épreuve du BTS)... j'ai pas appris grand chose de plus par rapport à mon BAC MRBT... si si calculer les sous-réseaux en CIDR et pourtant je suis loin d'être un géni en info.
Mais c'est pas forcement la faute des profs, ils respectent un référenciel créé par un gars qui n'est pas informaticien et qui n'a jamais été travailler pour ce rendre compte qu'un métier évolue. Pour exemple il apparait encore "Configurer un serveur DHCP sous Windows NT4" et autre joyeuseté qui prenne quelques minutes à être faites et qui même si on cherche le détail du fonctionnement de DHCP ne prend pas 8 heures comme précisé. Pas de Linux, pas d'Unix. En base de données on apprend pas le standard SQL mais la version SQL Oracle, certe Oracle est très utiliser mais je pense qu'il serait mieux d'apprendre le standard et une fois métrisé, voir les spécificités des programmes.

Pour conclure, il me semble plus interressant pour une personne qui possède déjà de solide connaissance en matière général de s'orienter vers une formation genre DEST, plutôt qu'un diplome d'état dont le contenue ne correspond pas du tout au métier. D'ailleur si j'ai encore du courage j'envisage de faire un DEST en cours du soir, histoire d'avoir un plus gros bagage en informatique.

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Le cerveau à des capacités tellement étonnantes qu’aujourd’hui pratiquement tout le monde en à un

Mon avis

Posté par XHTML/CSS inside (page perso, ) le 24/01/2005 à 09:58. (lien). Évalué à 5.

Je ne reviendrai pas sur la haute teneur en troll de cette news, mais il y a du vrai dedans : (je suis dans le dev web)

-les annonces sont souvent ainsi : recherche expert maîtrisant PHP/SQL/Js/ASP/ASP.NET/XHTML/CSS avec minimum 5 ans d'expérience pour stage non rémunéré de javascript.
-la recherche d'un job est comique quand on débute, je vous fais l'entretien :
* alors vous cherchez un emploi, c'est pour ça que vous postulez chez nous ?
* oui, c'est cela.
* je vois sur votre CV que vous n'avez que très peu d'expérience professionnelle
* je sors des études, j'ai fait qq stages en entreprise.
* oui, mais vous n'avez pas d'expérience.
(comprenez : si aucune entreprise ne m'embauche, je ne pourrais pas proposer ce qu'on me demande...)

La seule chose qui marche vraiment c'est les relations, tous les jobs que j'ai décroché étaient dans mon réseau de connaissances, après charge à moi de montrer que j'étais qqu'un de sérieux (ce que j'ai bien sûr fait), mais hormis ça, point de salut !

Je ne suis pas du genre à incendier, mais parler de positive attitude :
-la région où je suis (Rhône Alpes, Haute-Savoie pour être précis) est une des plus chères point de vue logement, les prêts immobiliers s'étalent sur 40 ans (donc tu sors des études, tu en chies pour trouver du boulot mal rémunéré, et il faudrait déjà acheter si tu ne veux pas rembourser encore à 80 ans), les banques commencent d'ailleurs à refuser à ceux qui bossent en Suisse dont les salaires sont approximativement le double en France, motif : trop long !
-le logement locatif est hors de prix, et ceux qui gagnent le SMIC, comment font-ils alors ?

--
In tartiflette we trust !

question

Posté par kesako () le 24/01/2005 à 10:00. (lien). Évalué à 5.

question ingenue :

si on aime la techno , et qu'on nous deconseille de choisir l'informatique , que doit on choisir ? ( je parle d'un boulot qui "remplit la marmite " ! )

- l'aviation ?
- le spatial ?
- l'automobile ?
- les telecom ?
- le batiment ?
- la recherche ?
- les naonotech ?
- la medecine ?
- la biologie ?
- star'act ?
- la politique ?

bref en reflechisant bien , l'informatique ce n'est pas si mal , suffit de savoir s'adapter et d'avoir un peu de chance

12 raisons pour choisir la filière informatique

Posté par alpage (Jabber id, page perso, ) le 24/01/2005 à 11:19. (lien). Évalué à 10.

1. C'est une profession dans laquelle on apprends en permanence. Il est très rare qu'on fasse deux fois la même chose, et si c'est le cas on peut mettre en place des stratégies pour que ça ne reproduise plus.

2. C'est une profession stimulante sur le plan intellectuel, elle fait appel à la créativité ainsi qu'au sens pratique. Elle procure de ce fait une grande satisfaction personnelle.

3. Ce n'est pas un mêtier qui entraine de la fatigue physique.

4. Contrairement à une idée reçue, il est relativement facile de trouver du travail.

5. On peut trouver du travail même si on est pas diplomé.

6. Nous en sommes à la préhistoire de l'informatique, on peut donc être assuré que c'est une branche dans laquelle il y aura beaucoup à faire pendant encore très longtemps.

7. On peut arriver en retard au travail sans que ça ne dérange personne.

8. On peut arriver mal rasé/coiffé/fagoté sans que ça ne dérange personne.

9. Les informaticiens sont généralement des gens gentils, cultivés et pleins d'humour, on évolue donc dans un environnement de travail agréable sur le plan humain.

10. Les informaticiens sont souvent des bons vivants, on se fait donc plein d'amis pour faire la fête en dehors du travail.

11. Quand on a un coup de barre, on peut toujours se détendre en allant mouler sur Usenet/IRC/LinuxFR.

12. Le logiciel libre existe.

Lisez l'article original...

Posté par Yves Martin () le 24/01/2005 à 11:20. (lien). Évalué à 3.

Je le trouve juste et mesuré, menant une analyse posée de la situation du marché de l'emploi en informatique en France. Rien à voir avec le soi-disant résumé en 11 points !

Je suis tenté de penser que le rédacteur de la nouvelle est en recherche d'emploi depuis trop longtemps et complètement désabusé. C'est mon opinion personnelle et je me permets de l'exprimer en commentaire - je n'aurai jamais envisagé faire une nouvelle d'humeur individuelle (à moins qu'elle soit très très collective...), même en seconde page.

La seule orientation que je vois se dégager de cet entretien (j'aime pas 'interview' !) est le contre-pied des fameux 11 points:
- sonder le marché de l'emploi pour en dégager les besoins et les profils attendus
- se former aux besoins détectés:
. travail personnel
. ou encadré par la SSII et dans ce cas en profiter pour constituer un groupe, en achetant une formation externe - éventuellement faire pression avec un syndicat pour assurer la formation des employés en intercontrat.

Je comprends pourquoi les SSII françaises engagent les jeunes diplômes avec un contrat de cadre... pour les exploiter genre presse-citron. Mais je pense que les syndicats et jeunes diplômés devraient refuser cet état de fait. Qui fait vraiment 35 h dans le secteur de l'informatique ?

Travaillant à l'étranger, j'ai été engagé comme employé 40 h / semaine et je trouve cela "juste". L'employé aurait moins de responsabilité et seul son encadrement aurait les responsabilités associées aux décisions - donc les cadres, au forfait, avec plus de responsabilité et le salaire que suit bien sûr.

[+] En même temps ...

Posté par MsK` () le 24/01/2005 à 14:23. (lien). Évalué à -1.

Moi j'ai toujours pas compris ce qu'est un "informaticien" Oo

--
\_o<~~~~

Université vs entreprises

Posté par anselme1305 () le 24/01/2005 à 14:51. (lien). Évalué à 1.

(...)4. Inadéquation totale des formations. Au mieux, une formation a 3 ans de retard (le temps de voir le besoin, de décider de faire une formation et de faire un support de cours) par rapport aux besoins réels. (...)
N'importe quoi, c'est le contraire -----------> http://lesdoigtsdanslenez.hautetfort.com/archive/2005/01/24/l_oeuf_(...)

Petites fautes

Posté par Nico (page perso, ) le 24/01/2005 à 18:19. (lien). Évalué à 0.

> les quelques postes qui vont resté seront réparti
les quelques postes qui vont rester seront répartis

J'ai la solution à la crise informatique

Posté par chromatic () le 24/01/2005 à 22:52. (lien). Évalué à 0.

C'est tres simple, la plupart des projets sont ... nuls et sans avenir.

(J2EE lead architect d'une fusion de comptabilités à la noix et autres plaisanteries financieres et comptables)

N'interesses aucun client.
Et pas les politiques. (veulent des trucs bien uniformes faciles à gérer)
Et encore moins les developpeurs !

Imaginez des trucs utiles, ou bien gérez l'existant.

Gardien de vaches, de champs de blés, ou bien de bibliotheques et d'étudiants.

Ou pierre philosophale qui rend immortel ?
(protéiniques, go ! go ! arretez tout on va vers un monde inhumain !)

Franchement que manques-t'il à ce monde ?
Plus grand chose de "facilement" réalisable.

Et la banalisation de l'informaticien va faire que meme si vous etes compétents, vous devrez vous contenter du SMIC :-)

Regardez les grilles de la fonction publique : misérable, mais suffisant :-)

Savez vous que la plupart des agriculteurs QUI NOUS NOURISSENT et sont reellement indispensables gagnent moins que le RMI ? mais il est vrai qu'ils n'ont pas vraiment besoin de plus.

Vous etes désormais en concurrence avec des gens très expérimentés, très formés, qui travaillent ... pour la gloire.... vive le LL et l'internet :-)!

Bon, allez, je me décide : je vais faire une these sur le grid computing communiste pour faire cracher leurs comptabilités aux patrons exploiteurs dans la grande marmite étatique :-)

Responsabilité pénale ?

Posté par THRAK () le 24/01/2005 à 23:56. (lien). Évalué à 4.

J'ai parcouru le fil des commentaires posté, et il m'a semblé que personne n'a réagit concernant le point n°8...

Mais bien sûr, faisont en plus valoir la responsabilité pénale de l'informaticien ! C'est une science tellement exacte, tout le monde attends qu'il n'y ait pas le moindre problème avec, quoi de plus normal...

Voyons, je propose un système genre 1 mois de taule ou au choix 1000 euros d'amende pour un programme comportant plus de 10 bugs pour 10000 lignes de code. Sérieusement, engager la responsabilité d'un développeurs pour un mauvais code, qu'est-ce qu'il faut pas entendre...

Quoiqu'avec un tel principe peut-être que Bill Gates et sa bande auraient pris pour perpet'.

--
THRAK (def.) :1) A sudden and precise impact moving from intention and commitment, in service of an aim. 2) 117 guitars almost hitting the same chord simutaneously.

Je suis déçu

Posté par iug () le 25/01/2005 à 10:57. (lien). Évalué à 4.

Je suis déçu du manque de réactivité des enseignants : d'habitude un volte-face corporatiste fait suite à de telles remarques, du style "Moi je ne connais aucun enseignants qui ne connaisse pas par-coeur le code de GCC".

Y'a une époque où Linuxfr était beaucoup plus marrant.
Peut-être est-ce dû au non-renouvellement des moules, qui ont déjà abouti à un concensus sur leur façon de voir les choses. Je pense aussi que beaucoup de gens sont blasés par ce genre d'articles qui n'apportent pas vraiement de nouvelles informations aux lecteurs aguéris.

[+] hmmmm ...

Posté par Benjamin G. ( Prae ) (page perso, ) le 25/01/2005 à 13:48. (lien). Évalué à -3.

> 9. un orgueil démesuré de l'informaticien oubliant le "détail" qu'il n'est pas différent d'un maçon, charpentier, peintre, plombier, électricien, manutentionnaire et pour les meilleurs contre maître, chef de rayon, voire même chef de chantier. très peu font parti des chercheurs et ingénieurs.

Cool ... bah, la prochaine fois je demanderais à mon charpentier de coder mon appli alors ...

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