Mais où est donc la révolution des imprimantes 3D ?

40
6
fév.
2016
Do It Yourself

Depuis quelque temps déjà on nous annonce la révolution des imprimantes 3D. Mais, dans notre vie quotidienne, toujours rien ! Mais où est donc cette révolution ?

Ceux qui possèdent une imprimante 3D ont une approche un peu différente de la consommation. Par exemple, quelqu’un de chez CKAB s’est fabriqué un autre bouton de pantalon, certains ont facilement réparé leur chasse d’eau ou un autre objet en plastique. La plupart des objets deviennent réparables. :-)

Pour les professionnels aussi c’est une approche différente, par exemple en cuisine, remplacer le plastique par une pâte, comme la pâte à pain ou une pâte de chocolat.

Et cette révolution est d’autant plus importante qu’elle est animée par l’esprit du partage et de l’open hardware.

Sommaire

La révolution en marche

De plus en plus de particuliers s’offrent une imprimante 3D (≈ 1000 €), de plus en plus d’entreprises se créent sur ce secteur, les passionnés s’organisent en fablabs et des objets libres peuvent être dupliqués :

Il y a aussi la possibilité de faire du prototypage rapide pour les projets industriels, beaucoup plus facilement et rapidement. Par exemple, le projet de caméra cinéma ouverte Apertus AXIOM a pu créer des prototypes de son futur boîtier en taille réelle.
Cela ouvre la création matérielle, même à objectif final professionnel et industriel, à bien plus de gens.

Bientôt, au lieu de jeter un appareil électroménager, nous pourrons fabriquer la pièce défectueuse… À condition que les plans des objets soient librement disponibles (oui, c’est vrai : combien de fois un petit élément en plastique se casse, comme dans sa chasse d’eau, et plus rien ne fonctionne correctement).

Et c’est bien cet esprit de matériel ouvert qui permet d’éviter que des industriels monopolisent l’innovation en brevetant les systèmes. Ainsi, le projet RepRap partage sous licence libre des imprimantes 3D qui sont capables de s’auto‐dupliquer, excepté les tiges métalliques et circuits électroniques (mais cela viendra peut‐être).

En pas libre, des sociétés proposent d’imprimer des objets proposés par des créateurs très geeks matheux comme des fractales 3D, des polygones réguliers et autres pavages hexagonaux projetés à la bougie… Il devient aussi possibles d’imprimer des figurines pour les geeks de types board game, etc., ouvrant la voix à un modèle économique pour le jeu de plateau libre ?

Retour aux sources

Les RepRaps sont nées de l’idée d’un professeur anglais qui a décidé que cette impression 3D, inventée même avant le noyau Linux, devait l’être pour tous. L’engouement des passionnés a fait le reste et, devant ce succès, sont nées des machines grand public prêtes à l’emploi. Mais ce sont bien les RepRaps qui ont permis deux choses :

  • rassembler des citoyens pour défendre la liberté de créer des objets ;
  • définir les standards techniques.

Dans ce domaine, le monde du Libre joue, avec des leviers considérables, de tous ces atouts (rapidité et flexibilité des modèles, contributions ultra‐actives, recherches pointues et audacieuses !), laissant souvent derrière les industriels les plus motivés. Et c’est tant mieux, car cela a déjà permis d’imposer le consommable sous forme de bobine et non pas en cartouches munies de puces ! Rien que ça, c’est une titanesque victoire !

États des lieux entre brevets et communautés libres

D’un côté, nous avons de plus en plus d’entreprises qui se créent pour répondre aux besoins d’autres entreprises et institutions de créer des objets décoratifs, intelligents et connectés. C’est le cas de la jeune start‐up CKAB, qui a bien voulu répondre à nos questions.

Il y a aussi les fabricants d’imprimantes 3D qui sont tentés de déposer des brevets pour affaiblir les marges d’innovation des concurrents, puis monopoliser le marché pour pratiquer ses propres tarifs, et ainsi pérenniser ou augmenter leurs revenus. Tous les industriels n’ont pas ce comportement, mais comme d’autres le pratiquent (et que c’est légal), pourquoi s’en priver ?

Parmi les concurrents, de l’autre côté, nous avons les particuliers qui s’émancipent et partagent librement leur passion. Ce sont des communautés rassemblées le plus souvent en fablabs, mais aussi des particuliers qui s’équipent chez eux tels des artisans.

Tous ne viennent pas du monde du logiciel libre (pour ne pas dire presque pas). Mais tous ont goûté la satisfaction de l’entraide, du partage des sources et des bienfaits de l’open hardware.

Entretien avec Romain Pouzol, directeur des opérations de la société CKAB

Cette jeune start‐up CKAB est revendeur officiel de la marque d’imprimantes 3D Makerbot et propose également la conception et la fabrication d’objets plus ou moins complexes.

D’où est venue l’idée de créer CKAB ?

Lorsque le matériel open source (ou libre, attention #troll_inside) est apparu, porté par l’émergence du financement participatif, non seulement on a relativement décloisonné certaines technologies, mais en plus et surtout, on a ouvert un univers d’usages collaboratifs, circulaires, inédits et virtuellement infinis.
En d’autres termes, l’OSHW nous a donné le pouvoir de dématérialiser, de transformer et de re‐matérialiser notre environnement physique.

Dès lors, nous avons commencé à explorer cet univers des possibles, d’abord par la voie de la petite électronique open source par le biais de notre e-shop Hackable-Devices (transféré et intégré depuis sur CKAB.io), puis par la voie des imprimantes 3D de bureau.
Pour être tout à fait clair, ce n’est pas la technologie en tant que telle qui nous intéresse au premier plan, ce sont les usages que l’on peut en faire. Et sur ce point, je ne vois pas comment le monde privatif pourrait rivaliser, à terme, avec le monde ouvert.

À titre plus personnel, ce sont plus particulièrement les répercussions au plan politique — au sens strict du terme — qui m’intéressent. Je vois en l’impression 3D la même lame de fond d’« empowerment » des masses que celle que l’on a connue avec les médias sociaux, à la différence près que, cette fois, on fait disparaître toute frontière entre environnement matériel et immatériel. Ma conviction est que si les ténors du secteur n’embrassent pas dès maintenant le phénomène de la fabrication numérique, les consommateurs le feront pour eux et, là, oui, les industriels souffriront.

CKAB se définit aujourd’hui comme « l’agence de la fabrication numérique et des objets intelligents ». Et il suffit de nous rendre visite (1 place Saint‐Gervais — 75004 Paris) pour se rendre compte que, si nous sommes une entreprise commerciale et non un FabLab, notre environnement ressemble plus au laboratoire du professeur Tournesol qu’à de cliniques bureaux d’import‐export d’électronique.

Quelle est la première activité ou l’activité la plus lucrative ?

Au début de l’activité, les ventes d’imprimantes 3D portaient la société. Sauf erreur de ma part, CKAB a été, avec notre partenaire belge de l’époque, l’importateur historique de MakerBot en Europe. On a donc la petite fierté de compter parmi les rares à avoir mis les mains sur les cinq générations de machine… et à les avoir bien modifiées.
Aussi fou que cela puisse paraître, je crois que nous sommes les seuls à avoir pris la peine de, par exemple, traduire l’interface de la machine en français. Ce n’était clairement pas un immense exploit, mais le plus cocasse est qu’aucun de nos confrères ne semble s’être donné la peine de reprendre notre travail pour un portage en allemand, espagnol, etc.
C’est assez révélateur de l’état d’esprit du marché. Cela était prévisible mais reste dommage.

Aujourd’hui, ce sont nos activités de conseil et d’évènementiel qui sont les plus importantes. Non pas que nous ne vendons plus de machines, mais plutôt que l’acquisition du matériel intervient en fin de parcours.
Nous avons dorénavant affaire au responsable du bureau d’étude, au CTO, voire à des achats stratégiques décidés au niveau de la direction générale. Dans le secteur public, nous sommes passés d’achats isolés de tel ou tel collège ou lycée à des investissements portés par des régions, des académies ou encore des ministères.

Les équipements sont donc plus réfléchis, mais ne nous y trompons pas, les entreprises restent très souvent perdues dans la jungle.
C’est sur ce point que nous intervenons : établir la (non) pertinence directe de ces technologies pour l’entreprise, les accompagner dans une phase exploratoire en prototypant produit ou service et, enfin, si nécessaire, les équiper avec le matériel adéquat et former les collaborateurs.
CKAB représente aujourd’hui une cellule de veille technologique qui performe parce qu’elle dispose d’un savoir et d’un savoir‐faire tant du côté software que du côté hardware.

Pour autant, si l’on a travaillé dur pour gagner la confiance de groupes tels que Safran, Air Liquide, Chanel, Auchan, Renault, etc., nous ne voulons surtout pas perdre les relations que nous entretenons avec les PME et les artisans, car ce sont aussi, voire surtout, ces entreprises qui, de par leur souplesse inhérente à leur taille, sont à la source de l’innovation dans notre cher pays.
Et quitte à paraître un peu prétentieux, je pense qu’assez rares sont les entreprises qui peuvent se permettre ce grand écart, surtout quand on est une équipe qui vient tout juste de passer à trois personnes. :-)

À quel point le secteur est‐il en croissance ?

La recherche est très active, en particulier dans le domaine de la santé. L’avenir (15 à 25 ans) nous réserve de très belles choses.
On parle d’impressions de tissus vivants, d’organes, de prothèses et si l’on a un peu d’imagination et que l’on associe la bio‐impression 3D aux nanotechnologies, on verse rapidement dans l’humain augmenté, le trans‐humanisme, la fameuse singularité.
À ce niveau expérimental, l’open source fonctionne à plein régime et m’est avis que si 2016 verra de nombreux FabLabs et assimilés fermer, on verra également un essor de lieux tiers orientés biologie, tels que le bio‐hackerspace La Paillasse à Paris.

La recherche un peu plus appliquée est également en ébullition depuis quelques années. Il reste de nombreux obstacles à lever et tous ne sont pas de nature technique mais, globalement, les efforts sont portés sur le passage du prototypage à celui de la production d’objets finis ; qu’il s’agisse d’outillage rapide ou de sous‐ensembles présents dans des biens de consommation.

Au niveau des particuliers, certes les machines s’améliorent et peuvent se simplifier — ce qui est souvent synonyme d’un enfermement dans une prison dorée avec une perte de contrôle conséquente sur le matériel —, mais il n’y a pas de révolution. On reste par exemple toujours ou presque sur du dépôt de filament fondu, donc une seule matière et une seule couleur.
À ce niveau, l’open source est moteur avec tout ce que cela sous‐entend en termes de collaboration. Il suffit d’examiner l’arbre généalogique du mouvement RepRap pour s’en rendre compte : plus de 400 projets ; et encore, cela ne couvre que 2006-2012 !

Et je ne parle même pas des machines qui tirent parti du firmware open source Marlin, mais qui ne sont pas des RepRap pour autant car pas OSHW.

À côté de cela, je fais partie des personnes qui ne pensent pas que chaque famille Michu aura une imprimante 3D chez soi à court voire à moyen terme.
En effet, même si l’on pose l’hypothèse que le matériel sera accessible financièrement et techniquement parlant, même si l’on admet que les matériaux seront disponibles pour tous, reste la question de la CAO. Dessiner un objet véritablement utile en 3D est quelque peu plus complexe que d’ouvrir son traitement de texte… Certes des solutions logicielles apparaissent, mais ce n’est pas la panacée.
En ce sens, les machines qui clament haut et fort un comportement plug’n play sont soit de quasi‐jouets, soit sont techniquement capables mais tellement castrées par un logiciel privatif que leur usage est des plus restreints.
Au niveau de cette dernière strate, on voit donc beaucoup d’agitation mais beaucoup moins de choses réellement innovantes, fonctionnelles et pérennes ; ce qui est normal, car elles appellent un marché qui ne répond pas.

De là à dire que l’impression 3D n’impactera jamais le grand public, il y a un pas que je me garde bien de franchir. Nous avons quelques idées mais, ça, c’est une autre question… ;-)

Y a‐t‐il de la place pour d’autres entreprises dans ce secteur ?

Le marché de la distribution de matériel est devenu très concurrentiel, malheureusement parce que certains ont évidemment fait le choix de la chasse au dernier euro au détriment de la qualité du matériel et du service, ce qui a tiré une bonne partie du marché vers le bas. Démarrer aujourd’hui une activité de revente de machines me semble donc compliqué.

En revanche, il y a encore de la place dans le secteur de la conception de machines, même si partir la fleur au bout du fusil avec un produit minimum viable (MVP) financé par crowdfunding est aujourd’hui relativement illusoire.

Quelle est la philosophie de Makerbot ?

Avant son rachat par Stratasys (2e acteur mondial) en 2012 pour 400 M$, Makerbot travaillait pour et avec les makers. Grosso‐modo, on peut dire que si l’on cherchait une machine de bureau qui fonctionne bien pour en faire un usage professionnel, il n’y avait que MakerBot qui comptait.

Depuis le rachat, il y a eu de nombreux changements de stratégie et de direction générale, la ligne directrice est plus floue. Trop souvent les produits n’ont pas été en phase avec le marketing.
En guise d’exemple, CKAB ne vend quasiment pas d’imprimantes 3D MakerBot de 5e génération, nous préférons l’avant‐dernière génération : moins chère, plus silencieuse, plus rapide, plus évolutive, plus performante.
Ces machines de 4e génération sont par ailleurs toujours open source au niveau du firmware, et nous les avons bien transformées au niveau matériel ; ce qui fait que, même 3 ans après leur sortie, les Replicator2 améliorées par CKAB comptent toujours parmi les meilleures machines du marché.

Je ne vais pas m’attarder sur les dessous de l’affaire, je vous conseille de lire ces quelques articles :

Quelle est la part de marché de Makerbot ?

Je ne saurais le dire précisément. Je pense qu’ils sont toujours les premiers au plan mondial, même si la 5e génération de machines leur a fait du mal. Quoi qu’il en soit, ils ont les ressources pour atteindre leurs objectifs.

Quelles relations avec l’open hardware, les licences libres, les forums d’entraide, les fablabs ?

Si l’on parle de MakerBot, plus aucune à ma connaissance depuis le rachat par Stratasys.

Si l’on parle de CKAB, nous ne sommes pas des sectaires du Libre ou du propriétaire, mais tant que faire se peut, on essaye de travailler avec des composants ouverts, qu’il s’agisse de logiciel ou de matériel. Quand on développe des prototypes d’objets intelligents pour nos clients, il ne s’agit pas forcément de payer moins cher telle ou telle brique logicielle ou matérielle, mais plutôt de bénéficier de documentation, de souplesse d’utilisation, de partage… Bref, d’efficacité.

Quant à donner en retour, on privilégie les actions concrètes sur le terrain plutôt qu’en ligne : atelier de soudure, prix doux pour fablabs, etc.

Que conseiller aux lecteurs de LinuxFr.org pour s’y mettre ?

Tout dépend de ce que vous cherchez. Si vous souhaitez vous amuser à bidouiller — au sens noble du terme — une imprimante 3D, alors on pourra vous conseiller, mais CKAB ne sera probablement pas votre interlocuteur commercial.
En revanche, si vous préférez avoir un outil stable bien qu’ouvert, donc évolutif, et vous concentrer sur les objets qui sortiront de votre machine, alors on sera probablement beaucoup plus en phase.

En ce qui concerne l’électronique, nous avons quelques joyeusetés en boutique, mais nous ne cherchons pas à concurrencer Selectronics ou SparkFun. Nous avons des compétences de sourcing, de développement soft et hard, donc on peut accompagner pas mal de projets.

En tout état de cause, je recommanderais une bonne dose de patience enrobée de logique, quelques épices de passion, voire de folie, le tout baignant dans un nuage d’imagination.

N’hésitez pas à nous rendre visite, sur rendez‐vous :

  • 1 place Saint‐Gervais — 75004 Paris, chez les Compagnons du Devoir ;
  • métro Pont‐Marie ou Hôtel de ville ;
  • tél : +33 1 85 09 96 42 ;
  • courriel : contact@ckab.io.

Faire ses premiers pas, la communauté, les fablabs

Avantages et inconvénients de l’impression 3D

Technologies actuelles

Les imprimantes 3D sont utilisées depuis plusieurs décennies pour la réalisation de prototypes. En effet, de manière générale, une pièce mécanique est d’abord conçue en CAO, prototypée, puis modifiée pour pouvoir la produire grâce aux méthodes traditionnelles (extrusion, moulage, etc.).

Aujourd’hui, que ce soit par stéréolithographie ou SLA, frittage sélectif par laser ou SLS, ou tout autre procédé dit additif, voici les avantages :

  • possibilité de créer des pièces infaisables autrement (sphères internes, porosité pré‐calculée, etc.) ;
  • rapidité relative pour la création de pièces à petit tirage ;
  • coûts en chute libre.

Néanmoins, les impressions 3D ne sont pas très utilisées pour produire massivement pour plusieurs raisons :

  • lenteur pour produire des pièces à la chaîne ;
  • consommation énergétique très élevée ;
  • sécurité particulière (atmosphère sous argon pour certains processus, toxicité des poudres nanométriques nécessaires en intrants, etc.).

En outre, toutes les technologies additives fabriquent des pièces non isotropes, et mécaniquement peu viables. En effet, une pièce mécanique possède ainsi une résistance différente dans la direction perpendiculaire au plan d’impression par rapport au plan d’impression. L’état de surface est rugueux par définition, mais l’état interne est identique.

Or, il est connu des mécaniciens que tout angle vif est le siège le plus propice d’un développement d’une fracture de la pièce : il est possible d’utiliser cette propriété pour faire en sorte qu’une pièce casse à un endroit privilégié, et ainsi augmenter la sécurité. Mais avec une pièce contenant des irrégularités internes partout, il est impossible de faire confiance à cette pièce.

Demain

Ne nous voilons pas la face : tant qu’il faudra plusieurs heures ou jours pour fabriquer un produit, il est peu probable que cette technique s’impose pour la production de masse.

Néanmoins, on voit émerger de nouveaux produits tels ceux de l’entreprise Carbon3D, qui permettent de produire des objets en polymères quelconques (même élastiques), de manière continue (aucune strate affaiblissante), et surtout de 25 à 100 fois plus rapidement (inspiré par Terminator 2).

Bref, les possibilités restent limitées par l’imagination humaine, mais j’attends personnellement que quelqu’un vienne avec une batterie où les anodes et cathodes sont des fractales tridimensionnelles pour faire un petit bond en densité d’énergie !

Conclusion : gare aux brevets !

Les années 90 ont vu le grand public s’équiper d’imprimantes 2D (encre sur papier). Un phénomène similaire peut aussi de se produire avec les imprimantes 3D, propulsant le grand public dans l’économie du partage. La révolution serait alors la possibilité de créer et partager pour un coût « abordable ».

Comme pour le logiciel libre, le succès viendra des réseaux sociaux de partage des sources comme GitHub. Mais, comme le logiciel libre, la menace est celle des brevets qui risquent de verrouiller l’innovation.

C’est déjà le cas avec les codecs : nous en sommes toujours au JPEG standardisé en 1992 et le grand public ne profite pas librement des avancées majeures du JPEG 2000 ou du H.265/HEVC, car quelques pays puissants (États‐Unis, Japon) autorisent les brevets logiciels.

Et dans le monde des imprimantes 3D, c’est pire, car les brevets matériels sont autorisés, même en Europe.

Donc, ce sont les libertés des citoyens qui se jouent dans cette révolution. Est‐ce que le grand public s’appropriera ces nouvelles technologies des imprimantes 3D et entrera dans l’économie du partage. Ou est‐ce que nos gouvernements se laisseront séduire par les lobbys pour verrouiller le marché ?

  • # Ember d'Autodesk

    Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 06/02/16 à 14:10.

    Dans le domaine des imprimantes 3D, Autodesk a créé la surprise en 2014, bien que restée discrète, en "libérant" une machine à impression par stéréolithographie nommée Ember: les plans (chassis et électronique) et firmwares sont libres.
    Par contre pas d'outil de concéption libre je pense et sans doute un coût du consommable plus élevé mais c'est avant tout un "produit" à destination "des professionnels", sans restriction pour les amateurs cependant.

    • [^] # Re: Ember d'Autodesk

      Posté par . Évalué à 2.

      Il y a bien LibreCAD qui est libre et compatible AutoCAD mais je ne sais pas s'il le vaut.

  • # Paradoxe

    Posté par . Évalué à 8.

    Mais, dans notre vie quotidienne, toujours rien ! Mais où est donc cette révolution ?

    Un indice :

    par exemple en cuisine,

    Genre pour faire la cuisine il vous faut une imprimante 3D ? O_o S’acheter un bon livre de cuisine, se fixer des objectifs (du genre chaque week-end tenter une nouvelle recette), se dégager un peu de temps pour s’y mettre : tout ceci est bien plus gratifiant à mon avis.

    Y’a des tas d’activité, dites traditionnellement de bricolage et/ou loisirs créatifs qui sont des DIY sans pourtant le revendiquer.

    Ça revient pas mal à la mode (voir les émissions de cuisine/couture/etc. à foison).

    L’imprimante 3D c’est juste la version fainéante, high-tech et passablement onéreuse de cette activité de loisir.

    En électronique/informatique, des montages électroniques amateurs à la raspberry en passant par les petites réalisations personnelles style serveur familial à la maison / programmes et scripts perso peuvent être rangé dans la même catégorie de loisirs (en version high-tech).

    En spéculant beaucoup, on peut y voir une évolution de la société de loisir, où les gens sont de plus en plus tentés d’utiliser leur temps libre à des loisirs plus constructif, c’est-à-dire aboutissant à des réalisations concrètes plutôt que purement consommateurs. À voir si l’engouement actuel devient pérenne.

    Pour ceux qui ont cru ou croient encore que l’imprimante 3D est une révolution industrielle, je ne peux rien pour eux. Cela restera un jouet, pour toujours. Il se trouve qu’on ne peut pas avoir chez soi un matériel du même niveau que celui qui prévaut selon les standards industriels (c’est le cas de l’imprimante jet d’encre classique malgré sa maturité technologique).

    Toi aussi ami, fasciste, réactionnaire, néo-nazi, antisémite, défenseur du patronat persécuté, viens rencontrer tes amis sur Linuxfr pour combattre cette engeance gauchiste islamophile qui viole ta femme, mange ton bébé et pratique la sodomie.

    • [^] # Re: Paradoxe

      Posté par . Évalué à 4.

      Je trouve également que l'impression 3D d'aliments est très futile et à titre personnel ça m'agace quand je vois des reportages télés parler d'impression 3D en venir presque toujours à ce sujet (ça ou l'impression d'armes…).

      Cependant il ne faut pas réduire l'impression 3D à cela, c'est même plus que marginal !

      En spéculant beaucoup, on peut y voir une évolution de la société de loisir, où les gens sont de plus en plus tentés
      d’utiliser leur temps libre à des loisirs plus constructif, c’est-à-dire aboutissant à des réalisations concrètes plutôt que
      purement consommateurs. À voir si l’engouement actuel devient pérenne.

      Je pense justement pas que ça doit tant de la spéculation que ça. Beaucoup de gens aiment bien le bricolage, mais ça nécessite généralement beaucoup d'outils. Alors que si une imprimante 3D peut faire 90% du boulot, ça devient intéressant je pense.
      Sans même parler bricolage, quand t'as une pièce cassée sur ton meuble Ikea et que la commander spécialement peut te couter 20-30 euros alors qu'elles couterait presque rien si elle était imprimée, ça devient intéressant.

      Bien sûr très peu de monde a aujourd'hui le réflexe d'imprimer ses objets ou d'aller dans un FabLab pour ça, mais il n'est pas déraisonnable de penser qu'à l'avenir ça sera aussi courant et automatique que chercher un appareil dans sa poche pour contacter quelqu'un, ce qui était impensable il y a seulement quelques décennies.

      • [^] # Re: Paradoxe

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        quand t'as une pièce cassée sur ton meuble Ikea et que la commander spécialement peut te couter 20-30 euros alors qu'elles couterait presque rien si elle était imprimée, ça devient intéressant.

        C'est l'éternel argument en faveur des imprimantes 3D, et je suis étonné que beaucoup y croient.

        Tu as déjà eu combien de trucs qui ont cassé chez toi ? Pour un coût total de combien ? Car pour arriver à rentabiliser les 400 € de l'imprimante + consommables, il faut y aller fort (surtout que pour un meuble par exemple, une vis ou du mastic sont souvent plus adaptés qu'un truc en plastique).

        De plus, le commun des mortels n'a pas envie de passer des heures à choisir et apprendre à utiliser le bon logiciel pour créer l'objet. Ni de s'encombrer de ce truc qui va servir une fois tous les 6 mois.
        Bref, l'imprimante 3D sera très bien dans une boutique avec le service qui va avec : tu te pointes avec ta pièce cassée, le mec la passe au scanner 3D, fait quelques retouches, et tu reparts avec une pièce neuve pour moins cher que si tu l'avais achetée, et en moins de temps (trajet inclus) qu'il ne t'aurais fallu pour pour faire tout cela toi-même car tu n'en as pas l'habitude (ou du moins le père Michu n'en a pas l'habitude).

        Les « casses » perso dont je me souviens sur les 3 ou 4 dernières années :
        - casse de courroie de machine à pain -> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - planche d'étagère effondrée -> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - une chaise branlante -> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - une tour à linge dont les ergots plastiques ont cassés : remplacés par vis + écrous (de toutes manières si je mets à nouveau du plastique, ça va recasser)
        - une autre tour à linge dont les roulettes sont cassées -> l'imprimante 3D n'y peu rien, car ce truc casse tout le temps sur les tours à linge. Je remplace par rien du tout et c'est marre. Sinon il faut remplacer par des patins de meuble ou de vraies roulettes disponibles en magasin de bricolage
        - multiprise électrique écrasée/cassée -> il faut plusieurs heures de travail pour créer le modèle 3D permettant de réutiliser les pièces spécifiques qui sont à l'intérieur
        - une partie d'un banc de musculation qui branle --> si l'acier a fini par plier, je vois mal un truc en plastique assurer ma sécurité
        - téton cassé sur une petite pièce plastique d'un aspirateur qui coûte 50 € : ah, voilà un truc faisable (sauf que je m'en passe vu que ça verrouille un truc qui n'a pas besoin d'être verrouillé)
        - semelle de fer à repasser HS --> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - câble réseau endommagé --> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - fuite dans la douche qui a engorgé un mur avec l'eau --> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - petite pelle métalique de jardinage trop usée --> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - tubes fluorescents HS --> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - vieux lecteur de CD d'une chaîne dont une courroie patine --> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - écrou perdu d'un boîte à lettre --> moins cher et plus rapide d'en prendre un dans mon stock. Au pire il faut en acheter un lors d'une visite en magasin de bricolage
        - batterie automobile HS --> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - carrosserie automobile un peu enfoncée --> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - le verre (ou plastique ?) d'un feu d'automobile cassé --> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - un réveil ne tient plus fermé car l'ergot de fermeture est cassé : j'ai utilisé de l'adhésif, ça prend 1 minute par an pour le supprimer puis le remplacer lorsque je remplace les accus. Avec imprimante 3D je pense que ça prend vraiment longtemps pour avoir quelque chose qui tienne car il faut ajuster au milipoil. Mais bon ok, on compte comme valide
        - gants de bricolage usé -> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - pompe à vélo cuite -> l'imprimante 3D n'y peu rien (le joint-piston était mort)
        - corde d'escalade trop usée pour que j'accepte de m'en servir -> l'imprimante 3D n'y peu rien
        - moniteur 27" dont le rétro-éclairage est HS -> l'imprimante 3D n'y peu rien
        TOTAL = 2 trucs réparables avec imprimante 3D

        • [^] # Re: Paradoxe

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Plutôt que les réparations, c'est le remplacement de petites pièces dans un jeu qui sera une application : plutôt qu'abandonner le jeu d'échec auquel il manque une reine, on la fera fabriquer.

          "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

        • [^] # Re: Paradoxe

          Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 06/02/16 à 19:55.

          C'est un point de vue intéressant et je me rend compte que j'ai effectivement probablement pas pris le bon exemple (surtout qu'à titre personnel, j'ai pas une imprimante 3D pour cette raison ).

          Le soucis quand on fait de la prospective, c'est qu'on est nécessairement influencé par le monde actuel.

          Hors on ignore encore tout ce qui sera amélioré, sur les imprimantes à proprement parler, mais aussi les filaments.
          Par exemple je peux d'ors et déjà infirmer certaines choses:

          • casse de courroie de machine à pain -> l'imprimante 3D n'y peu rien

          Ca dépend, mais on commence à voir apparaitre des matériaux souples, on peut supposer que d'ici peu de temps il sera possible d'imprimer des courroies (bon après faut voir si ça peut avoir l'adhérence du caoutchouc, j'ai pas testé…)

          • multiprise électrique écrasée/cassée -> il faut plusieurs heures de travail pour créer le modèle 3D permettant de >réutiliser >les pièces spécifiques qui sont à l'intérieur

          Vrai mais si tu trouves les bon mots clés, tu peux déjà voir en 10 minutes si quelqu'un ne l'a pas déjà modélisé et partagé sur le net.
          Voir la possibilité d'utiliser le catalogue du fabriquant. J'ai travaillé dans le bâtiment et il n'est pas rare que les fabricants de matériaux, outils, quincaillerie, etc… fournissent les plans 2D voir 3D de leurs produits. Il existe d'ailleurs de gigantesques bibliothèques dédiés sur le net.
          Le but à la base est de pouvoir les intégrer dans des plans de DAO, mais du coup on pourra probablement en détourner l'usage !

          • vieux lecteur de CD d'une chaîne dont une courroie patine --> l'imprimante 3D n'y peu rien

          Cf le premier point sur la courroie.

          • le verre (ou plastique ?) d'un feu d'automobile cassé --> l'imprimante 3D n'y peu rien

          Etant donné qu'il s'agit d'une voiture, je pense que ça dépend surtout de la loi, mais une imprimante peut parfaitement imprimer ce genre d'objets (je sais par exemple qu'avec de l'ABS on peut lisser un objet chimiquement, par exemple avec de l'acetone).

          Ajoutons à cela que d'autres types de matériaux commence à apparaitre, genre des PLA enrichis pour donner un aspect bois, métal ou encore des filament conducteurs, ce qui permet d'imaginer à l'avenir la possibilité d'imprimer des circuits.
          Bon pour le moment c'est électriquement très résistant, c'est pas du cuivre on est d'accord, mais c'est que le début !

          Quand on s'est mis à connecter des ordinateurs entre eux pour former des réseaux, on était loin d'imaginer se retrouver avec un réseau planétaire et universel qui finirait par se retrouver dans la poche de millions de gens avec des services genre facebook, dont je suis sûr que si on l'avait prophétisé il y a 50 ans, ça n'aurait probablement pas dingue, on aurait pu imaginer une continuité avec le téléphone.
          Par contre je suis sûr qu'on aurait trouvé ça complètement inutile et l'on aurait peut être pas compris qu'un milliard de personnes s'y connecte régulièrement.

          La technique précède toujours la nécessité. Donc on peut se poser des questions sur l'avenir de l'impression 3D, mais je crois que dans tous les cas, tant qu'on a aucune idée de ce qu'elle deviendra dans la technique on pourra jamais imaginer son impact sur la société et notamment la manière de consommer (en particulier le rapport producteur/consommateur).

          • [^] # Re: Paradoxe

            Posté par . Évalué à 3.

            En plus il est pas dit qu'avoir chacun une imprimante 3D chez soi soit la bonne solution.

            C'est comme avoir une imprimante : si t'imprimes deux fois par an c'est pas du tout rentable d'avoir une imprimante comparer à aller chez le reprographe du coin qui propose une impression pour quelques centimes. J'ai l'intuition que l'avenir de l'imprimante 3D c'est les fablabs ou les petites boutiques. Pourquoi pas une imprimante 3D à côté de la photocopieuse de la boutique du coin ?

            • [^] # Re: Paradoxe

              Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 06/02/16 à 21:14.

              Les imprimantes 2D sont un très mauvais exemple pour votre cause.

              Je fais de la photographie, et si on veut un résultat un minimum correct, il vaut mieux passer par un tireur professionnel. L’offre couvre toute la gamme des besoins.

              Pour un tirage économique standard, c’est un laser qui vient sensibiliser un papier argentique (comme du temps de la pellicule!), garantissant une conservation bien plus longue que la jet d’encre personnelle, avec une qualité très correcte sans grand effort (calibrer les machines, coûteuses, est une telle gageure qu’il faut faire du volume pour que ce soit viable). Et c’est économiquement bien plus viable. À l’autre bout il y a du tirage jet d’encre, mais avec des encres pigmentaires conçues pour une longue tenue dans le temps : là encore les acteurs du marché ne sont pas si nombreux, car pour être rentable il y est encore question de volume.

              Au final le secteur est concentré avec un nombre très limité d’acteurs qui se partagent le marché (principalement via des commandes web).

              Toi aussi ami, fasciste, réactionnaire, néo-nazi, antisémite, défenseur du patronat persécuté, viens rencontrer tes amis sur Linuxfr pour combattre cette engeance gauchiste islamophile qui viole ta femme, mange ton bébé et pratique la sodomie.

              • [^] # Re: Paradoxe

                Posté par . Évalué à 1.

                Je fais de la photographie

                Déjà tu te pose en amateur avertis donc différent du commun des mortels

                si on veut un résultat un minimum correct, il vaut mieux passer par un tireur professionnel

                C'est vrais, chez moi l'imprimante en mode photo sert deux à trois fois par an pour faire six photos d'identité, quand on sait que chez un pro ça coûte entre 15 et 20€ pour un résultat dont la différence n'est pas visible par l'oeil humain (non avertis).

                et puis 3*20 c'est la moitié du prix de l'imprimante donc pas négligeable.

                Je ne suis pas un politicien ! J'ai un avenir à créer, pas un passé à défendre !

                • [^] # Re: Paradoxe

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  quand on sait que chez un pro ça coûte entre 15 et 20€

                  pour des photos d'identité, c'est entre 6 et 8 € la planche de 4, cf. http://www.cfp-photo.fr/photographie_actualites_45.php

                  • [^] # Re: Paradoxe

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Je t'accordes que la dernière fois que j'ai fais faire des photos d'ID chez un photographe Chirac commençait tout juste son deuxième mandat.

                    Je ne suis pas un politicien ! J'ai un avenir à créer, pas un passé à défendre !

            • [^] # Re: Paradoxe

              Posté par . Évalué à 3.

              Il y a le coût d'achat mais il y a aussi le coût de la mise en œuvre (temps passé). Pour répliquer une pièce à remplacer il faut bien créer le modèle.

              Bref l'imprimante 3D à usage individuel est au mieux l'équivalent du bricolage du dimanche pour les classes moyennes supérieures qui ont de l'argent et une fascination pour la technologie.

              • [^] # Re: Paradoxe

                Posté par . Évalué à 3.

                Pour ça il peut se développer une "économie" d'échange de plans assez similaire au code source des logiciels libres.

                Si un plan libre est dispo pour la pièce que tu recherches, l'intérêt d'une imprimante proche de chez soi est alors la rapidité de procuration de la pièce.

                • [^] # Commentaire supprimé

                  Posté par . Évalué à -8.

                  Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

                  • [^] # Re: Paradoxe

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Un geek ? pourquoi un geek ? En soi il y a pas mal de gens qui ont des compétences en dessin technique. Ou des bricoleurs du dimanches.

  • # Perspectives

    Posté par . Évalué à 8.

    J'ai personnellement une imprimante 3D depuis presque deux ans (Tobeca première génération) et après moult utilisations, je dois dire que je ne pense pas que la révolution soit pour tout de suite et ce pour plusieurs raisons:

    1) Il faut encore un gros temps d'adaptation, qui ne vient pas forcément de l'imprimante, mais du principe même d'impression 3D.
    En dehors même des problèmes de résistance mécanique soulignées dans l'article, il y a également toute une chiée de configurations PLA (divisé en sous-familles, chacune avec ses subtilités), ABS (je connais pas dans le détail), support ou pas, etc…
    Tout ça amène des dizaines de paramètres pour le tranchage, qui est loin d'être une opération anodine dans le processus d'impression 3D.

    2) Parlons du tranchage justement ! On est loin de fichier/imprimer, puisque tout doit être fait manuellement.
    A titre personnel c'est pas un problème, au contraire. Mais tant que ça sera le cas, je pense qu'il est utopique d'imaginer Mme Michu trouver un intérêt à l'impression 3D car inaccessible.
    D'un autre côté si/quand il sera possible d'automatiser le tranchage, cela voudra dire qu'il y aura eu une grosse phase de standardisation des différentes imprimante et surtout de leurs logiciels (on peut imaginer à l'avenir que cette opération soit effectuée par un pilote qui envoi directement le gcode à l'imprimante de manière transparente, avec un protocole standard pour pouvoir être géré par l'environnement comme une imprimante 2D) et on peut se demander si le libre arrivera a tirer son épingle du jeu. Il peut y avoir le scénario consistant à rester indépendant de ce processus, quitte à se trouver marginalisé.
    Soit en s'y adaptant, ce qui risque d'être compliqué si l'on en vient à se retrouver avec des pilotes tatoués, signés ou des merdes de ce genre (évidemment applicable uniquement aux systèmes proprios).

    3) Les imprimantes 3D, même si elles sont plutôt simples dans le principe subissent beaucoup de contraintes, notamment au niveau des tiges filetés, des courroies mais surtout de la buse et du dévidoir !
    Tout ceci nécessite un entretien, quelques connaissance et une certaines expérience (qui vient avec le temps et de la patience) pour arriver à trouver des solutions aux problèmes que l'on peut rencontrer.
    Je suppose que tous les gens qui utilisent une imprimante 3D on au moins eu une fois un problème de filament qui sort plus de la buse en milieu d'impression.
    Le problème c'est qu'il peut y avoir plusieurs solutions, température de la buse trop froide, voir même trop chaude ! (si le filament devient trop mou il a du mal à être expulsé), en sachant que tout ça peut légèrement varier d'un filament à un autre, pas assez de puissance sur le dévidoir, tentative d'impression trop rapide qui fait que la machine ne suit plus, etc…
    Ce qui aboutit à de grandes différences de qualité sur une impression de plusieurs heures dans lequel les couches se superposent. En général une couche qui foire aura tendance à dégrader la couche supérieure, donc si vous avez un problème (parfois mineur) en milieu d'impression, il y a des chances que votre impression toute entière foire ou à minima qu'elle soit imparfaite.

    4) Je pense que la plupart des difficultés précédentes finiront par s’atténuer, voir à disparaitre pour certaines d'entre elles. Cependant, comme dit dans l'article par l'intervenant, je pense également que le gros point noir vient du processus de conception 3D.
    Je pense que les logiciels de modélisation 3D impliquent nécessairement une grande complexité. J'ai moi même beaucoup travaillé sur AutoCAD en 2D avant d'être amené à faire un peu de 3D, ce que j'ai trouvé imbuvable.
    Ceux qui se passionnent sur la modélisation et qui connaissent bien le domaine ne s'en rendent peut être pas compte, mais oui la modélisation 3D est complexe pour un néophyte, notamment du fait qu'il est parfois difficile de s'orienter dans l'espace alors que c'est primordial pour chaque opération sur le solide.
    Par exemple une simple rotation nécessite au préalable d'orienter la caméra et donc la matrice de transformation (si elles sont liées, ce qui est le cas avec AutoCAD par défaut), et donc nécessite pour chaque opération plusieurs manipulations, parfois hasardeuses, encore une fois pour un débutant.

    A titre personnel je parie sur le dessin 2D converti en 3D (je développe d'ailleurs un logiciel en ce sens), qui est je pense la manière la plus simple de faire de la 3D en plaçant la complexité dans le dessin (strictement 2D) et non pas le logiciel.

    Pour finir même si je pense pas que l'impression 3D deviennent aussi courante que les imprimantes 2D dans un futur proche (d'ailleurs est-ce un problème ?), il n'en demeure pas moins que c'est un domaine fascinant aux multiples possibilités, donc je pense à minima qu'elle attirera toujours l'attention du public :)

    • [^] # Re: Perspectives

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      (témoignage) Pour ma (re)conception d'u pion en plastique (cf post plus bas), j'ai utilisé FreeCAD - pas parfait, parfois j'étais un peu perdu dans toutes ses fonctionnalités et options, mais a fait le boulot et le modeleur par contrainte a été vraiment efficace.

      Mais… en effet, c'est pas accessible à tout le monde.

    • [^] # Re: Perspectives

      Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 06/02/16 à 19:50.

      Je trouve ce débat étrange. L'ordinateur personnelle est dans tous les foyers et pourtant, tout le monde ne sait pas produire des logiciels. Pourquoi? parce que peu importe le langage toujours-plus-simple, la création d'un logiciel est une activité intéllectuelle.

      La conception d'objet, d'outils en 3 dimensions est une activité intéllectuelle.
      Michou, à vous lire, sait à peine se torcher, il n'est donc pas étonnant la conception et impression 3D n'est pas faite pour elle.

      Le scanneur 3D et impression 3D sans post-retouche, pas pour maintenant et voire inintéressant.

      L'impression 3D actuelle est effectivement une "revolution" de part son côté abordable financièrement et techniquement n'empêche, il faudra toujours être une personne rigoureuse.

      Soit-dit en passant, il y en encore un tas de personne qui ne sait pas imprimer correctement un document avec une imprimante 2D traditionnelle.

      mes 2centimes

      "Tout le monde peut cuisiner mais cela ne veut pas dire que tout le monde sait cuisiner." chef Gusto (Ratatouille :p

      • [^] # Re: Perspectives

        Posté par . Évalué à 1.

        En effet tout le monde ne sais pas correctement se servir d'une imprimante 2D, mais à peu près tout le monde, y compris des néophytes a déjà ouvert un traitement de texte pour imprimer un tableau, un document administratif ou n'importe quoi qui nécessite une mise en page.

        Les outils existent et sont performants.
        On peut critiquer Ms Office, LibreOffice ou autre, mais je connais des gens qui sont loin d'être des passionnés par l'informatique arriver à bricoler quelque chose avec ces logiciels.

        Aujourd'hui avec la modélisation 3D ça n'existe pas vraiment à mon avis.

        Comme tu le dis la modélisation 3D est une activité intellectuelle. Mais être écrivain aussi !
        Et justement outre l'intérêt ou pas que l'on peut avoir pour cette activité, il peut également y avoir un blocage intellectuel puisque nous sommes pas tous capables d'être écrivain.
        Cependant le blocage ne se situe pas dans l’outil, je suis certain que les plus grand écrivains ne sont pas nécessairement des spécialistes des logiciels de traitement de texte. L'art se situe ailleurs.

        Hors dans le cas de la modélisation 3D on est pas du tout dans cette configuration, puisque les outils à disposition sont à mon avis eux même des murailles à débutant (moi le premier), marginalisant la discipline.

        • [^] # Re: Perspectives

          Posté par . Évalué à 2.

          Hors dans le cas de la modélisation 3D on est pas du tout dans cette configuration, puisque les outils à disposition sont à mon avis eux même des murailles à débutant (moi le premier), marginalisant la discipline.

          Tu compares un traitement texte à un outil de dessin géométrique. Dessiner, modéliser un objet nécessite une certaine maîtrise technique et observation qu'un outil ne pourra pas totalement abstraire.
          Non, l'impression 3D comme l'imprimante couleur laser ne sera jamais exploité correctement par un néophyte, débutant.
          Par contre, un débutant ou "néophyte" qui souhaite investir du temps et du travail, oui, il y arrivera mais on parlait de Michu, non?

          Il n'y a que dans LL qu'on se soucis à ce point de faire référence à une personne qui n'est pas et ne sera jamais la cible de tel outil.

          Et peut-être que toi Diablo150, tu n'es tout simplement pas fait pour concevoir des objets, pour l'heure je veux dire.

          • [^] # Re: Perspectives

            Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 07/02/16 à 11:06.

            Tu compares un traitement texte à un outil de dessin géométrique. Dessiner, modéliser un objet nécessite une certaine maîtrise technique et observation qu'un outil ne pourra pas totalement
            abstraire.

            Ben si, je pense justement que c'est possible dans une certaine mesure en se concentrant sur le dessin 2D.
            Je parlais dans mon premier message d'un logiciel convertissant des plans 2D en modèles 3D. C'est pas encore totalement finalisé, mais pour donner un aperçu: Image

            A la gauche en vert tu vois le dessin qui a permis de créer le modèle. C'est à la base un plan DXF type AutoCAD, Draftsight ou autre, dans lequel il suffit après de définir les vues et le logiciel compare les vues pour générer un modèle correspondant au mieux au plan.

            Je pense que cette approche a plusieurs avantages. Principalement, comme tu le souligne il y a une complexité inhérente à la modélisation, hors si l'on ne dessine qu'en 2D et qu'un logiciel s'occupe du reste, tu rend t'abstrait d'une bonne partie des contraintes de la 3D.
            Bon il y a un inconvénient majeur, c'est qu'il faut que le dessin soit juste, mais le logiciel accepte une certaine marge d'erreurs.
            Pour le reste j'obtiens d'assez bon résultats.

            Non, l'impression 3D comme l'imprimante couleur laser ne sera jamais exploité correctement par un néophyte, débutant.
            Par contre, un débutant ou "néophyte" qui souhaite investir du temps et du travail, oui, il y arrivera mais on parlait de Michu, non?

            Oui, mais je pense justement qu'on pourra parler de révolution quand l'impression 3D sera accessible à Mme Michu.
            C'est d'ailleurs pour ça que je pense pas que ça soit pour tout desuite.
            Ou alors peut être, comme dis dans d'autres messages de ce forums en passant par des intermédiaires (FabLabs, services en lignes ou locaux).

            Et peut-être que toi Diablo150, tu n'es tout simplement pas fait pour concevoir des objets, pour l'heure je veux dire.

            J'ai été dessinateur dans le bâtiment, dans lequel je fesais quasi exclusivement du dessin 2D, donc je pense savoir "concevoir des objets", mais mis en plan ^
            Après pour la modélisation 3D, il est vrai que je fais un peu ma mauvaise tête.
            Ca m'a jamais passionné la modélisation 3D, peut être justement parce que je connais trop bien le dessin 2D et que je trouve ça bien plus naturel et surtout plus simple.
            L'avantage de la 2D c'est qu'une bonne partie de la complexité repose sur le dessin, donc les outils peuvent être beaucoup plus simple.

            Idéalement on peut imaginer un dessin 2D à la main converti en entités vectorielles, puis en 3D.
            Bon il y aura des limitations, mais je pense qu'à partir de là, la modélisation 3D, sur des modèles assez simple sera accessible au plus grand nombre.

  • # Commentaire supprimé

    Posté par . Évalué à -6.

    Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

    • [^] # Re: Ca se développera, quand le scan 3D se développera.

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Sans conteste, ça accélérera le développement (pour une utilisation dans des systèmes mécaniques, encore faut-il avoir un scan suffisamment précis pour que la copie soit conforme à l'original et puisse le remplacer).

      Mais si les gens partagent leurs modèles - comme on partage du code - alors l'impression 3D continuera à se développer, avec ou sans scanner ; ceux qui savent concevoir / modeler créeront, les autres modifieront (éventuellement) et imprimeront.

    • [^] # Re: Ca se développera, quand le scan 3D se développera.

      Posté par . Évalué à 2.

      Elle sent la poussière ta prédiction sur les scanners:

      http://www.lesimprimantes3d.fr/bq-ciclop-scanner-3d-opensource-open-hardware-20150403/
      http://www.bq.com/fr/ciclop

      En ce qui concerne les pièces à imprimer on trouve aussi déjà des banques assez conséquentes :

      http://www.yeggi.com/
      http://www.paoparts.com/fr/

      Par contre c'est vrais que l'OSHW est encore très (trop) rare, mais c'est aussi à nous de faire que cela change.

      Je ne suis pas un politicien ! J'ai un avenir à créer, pas un passé à défendre !

      • [^] # Commentaire supprimé

        Posté par . Évalué à -10.

        Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

        • [^] # Re: Ca se développera, quand le scan 3D se développera.

          Posté par . Évalué à 2.

          Ah oui ca sent tellement la poussière que j'en trouve a Darty…ou pas.

          C'est vrais que Darty est la référence en vendeur d'Open source hardware.

          Wep j'ai tape Olufsen dedans j'ai trouvé 4 pieces yay! je vais pouvoir reparer les centaines de produits fabriqués depuis 1970 avec ca !

          Tu achète (ou fabrique) le scanner 3D, tu prends la pièce défectueuse, tu la scan, éventuellement du fait quelques corrections avec un logiciel de conception 3D et tu la mets (avec nom et référence) sur internet pour que ça profite à la communauté.
          Un monde meilleur ne se crée pas tout seul il faut que chacun y croit et y mette du sien.

          Mais qui comprends pas qu'on s'en fout un peu quand on veut un truc UTILE.

          Si tu veux que tout te tombe pré-maché dans le bec il te suffit d'acheter (ou racheter) du neuf et de bénéficier du SAV de Darty.

          CDT

          Je ne suis pas un politicien ! J'ai un avenir à créer, pas un passé à défendre !

  • # Une remarque.

    Posté par . Évalué à 8.

    Il y a eu à l'évidence beaucoup de "buzz" (souvent excessif) à propos de cette technologie. Déjà le fait qu'elle se limite pour l'essentiel à des polymères thermo-plastiques, c'est à dire des matières qui doivent être extrudables à chaud (je laisse de côté les techniques de poudre métallique fondue par laser).
    On peut certes déjà faire des pièces en plastique très intéressantes d'un point de vue technique, mais ça ne pèse pas lourd par rapport à l'usinage des métaux (en amateur). Parce que lui permet de faire des choses beaucoup plus sérieuses, des pièces "structurales", des pièces supportant des contraintes mécaniques autrement plus intenses, etc. Bref, l'usinage avec des petites machine-outils CNC ouvre de plus grande perspective.

    Je ne dénigre absolument pas a priori cette technique, mais avant de parler de révolution, gardons raison.

  • # Mise en œuvre / précautions

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Marrant, je viens juste de documenter la fabrication d'un pion pour monter une porte de boite aux lettres, via modelisation et impression 3D.

    Un truc à faire attention tout de même, dans mon labo où des imprimantes 3D sont utilisées (techno dépôt de matière fondue), on a mis en place une extraction d'air. Ces petites machines ont tendance à rejeter des composés pas toujours sympas lorsqu'elles font fondre leur filament — il y a eu un article slashdot sur ce sujet récemment suite à une publication Emissions of Ultrafine Particles and Volatile Organic Compounds from Commercially Available Desktop Three-Dimensional Printers with Multiple Filaments.

    • [^] # Re: Mise en œuvre / précautions

      Posté par . Évalué à 2.

      Je suis très mauvais en anglais, donc je risque d'avoir du mal à analyser ce qui est dit, mais attention à faire la différence entre PLA, ABS et autre matériaux.

      Le PLA (à mon avis le plus répandu parmi les imprimantes 3D grand publique) est un matériaux bio-dégradable, notamment utilisé pour la production d'emballages alimentaires.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_polylactique

      Cela dit ça mérite d'en savoir plus.

  • # Génération

    Posté par . Évalué à 4.

    Bonjour, béotien complet dans le domaine de l'impression 3D, je viens d'apprendre qu'on en est à la 5e génération d'imprimantes 3D. Concrètement ça veut dire quoi ? À quoi correspondent ces différentes générations ?

  • # Appareil photo ?

    Posté par . Évalué à 7.

    Je suis étonné de l'affirmation que les imprimantes 3D peuvent répliquer un appareil photo. Les parties importantes dans un appareil sont l'objectif et l'électronique. Les imprimantes 3D sont totalement hors jeu pour ces deux parties. Je veux bien qu'on puisse répliquer le boîtier, mais ça revient finalement à dire que les imprimantes 3D peuvent se charger de fabriquer des pièces absolument rudimentaires par rapport à ce que l'industrie est capable de fabriquer… Super.

    Quant à l'idée que la plupart des objects deviennent réparables, je pense que c'était déjà le cas—l'exemple de la chasse d'eau ou du bouton de pantalon n'est franchement pas remarquable -- ; cela requiert juste une motivation que les gens n'avaient pas souvent avant l'arrivée de la mode des imprimantes 3D, qui attribue à leur usage une plus-value symbolique valorisante pour l'utilisateur, car participant à un mouvement culturel permettant une certaine distinction sociale. Le vocabulaire utilisé ("révolution", "approche différente de la consommation", "esprit du partage" etc.) en témoigne : le discours est ici plus important que le changement économique induit, probablement négligeable.

    Reste l'usage industriel des principes d'impression 3D, qui est une autre question.

  • # Pas convaincu

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Je pense que l'impression 3D dans l'industrie et la médecine a de l'avenir mais pas sur que pour les particuliers l'avenir soit prometteur. L'effet de mode geek joue énormément. Quel intérêt de passer des heures pour imprimer un bouton de pantalon à part pour dire "c'est moi qui l'ai fait ?"
    Alors je ne parle même pas de l'impression alimentaire qui à mon sens est aussi voué à l'échec que la cuisine moléculaire dont la mode semble déjà être passée…

  • # C'est surtout très moche

    Posté par . Évalué à -2.

    Franchement, qui a envie d'imprimer une assiette en plastique pourri ou des boitiers d'appareils photos dégeulasses quand un petit chinois te produit 10 fois mieux pour 10 fois moins cher.

  • # zx 3d

    Posté par . Évalué à 8.

    Bon, il est temps de créer un logiciel qui créera les plans de la pièce à produire en 3d, à partir de photos de la pièce cassée, prises sous différents angles, ou en cas d'absence de pièce d'origine, de descriptions de l'objet à créer, par questions successives par exemples, ou par analogie avec une ou des autres pièces existantes, par comparaison avec des références sur plans, présentées en 3d à l'écran …

    Autre chose :
    Le zx 81 est resté à la maison environ 8 jours avant que son propriétaire ne le reprenne. Il nous l'avait prêté en nous disant : "là, yaura un avenir".
    Branché sur une vieille télé noir & blanc. sauvegarde sur cassette analogique. 1 Ko de mémoire vive (oui, oui 1 kilo octets).
    A quoi ca sert ? C'est quoi ? Tu peux en faire quoi ? …..
    Ben c'est un ordinateur, des jeux, des calculs, je sais pas moi,
    Ha ok, ….
    J'en ai acheté un quelques années plus tard, quand j'ai pu avoir l'argent soit environ 500 francs dans les années 1980-85

    Voilà, j'avais 16-17 ans, j'en ai 52.
    Mon fils en a 14, ma fille 17
    Je vais acheter une imprimante 3D bientôt.
    C'est sûrement eux qui vont trouver et découvrir, eux ou leurs copains, amis. En venant s'en servir, et en essayant des trucs avec. Des trucs auxquels personne n'aura pensé avant.

    Yaura toujours des esprits chagrins qui diront, wouai c'est trop compliqué, trop long, pas assez ceci ou trop cela.

    Des vieux quoi.

    zx81 chez wikipédia, extrait :
    Il a été nommé l'Initiateur et permit à beaucoup de futurs informaticiens de faire leurs premiers pas à moindre frais et sans grand risque.

    Je confirme, merci à Sinclair et à wikipédia.

  • # Prix des imprimantes

    Posté par . Évalué à 4.

    De plus en plus de particuliers s'offrent une imprimante 3D (~1000€),

    En fait, grâce au projet libre Reprap on trouve des imprimantes très correcte pour un prix largement inférieur à 1k€ :

    Mais il y a aussi la gravure laser qui est de plus en plus abordable et répandue et comme je l'ai mentionné plus haut il y a aussi un scanner 3D Open source qui commence à être très connu.

    Je ne suis pas un politicien ! J'ai un avenir à créer, pas un passé à défendre !

  • # Bois

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    Ceux qui possèdent une imprimante 3D ont une approche un peu différente de la consommation. Par exemple, quelqu'un de chez Ckab s'est fabriquée un autre bouton de pantalon, certains ont facilement réparé leur chasse d'eau ou un autre objet en plastique. La plupart des objets deviennent réparables :-)

    Tant qu'il n'y a pas trop de contraintes, parce qu'à un certain niveau, on passe au métal, et ça ne s'imprime pas comme ça.

    Mais j'en profite pour rappeler un truc, c'est qu'en bien des endroits, le bois peut remplacer le plastique. L'intérêt, c'est que le bois, c'est facile à trouver, et que ça se sculpte très bien avec des outils beaucoup moins coûteux qu'une imprimante 3D (couteau, ciseau, lime…).

    À une époque, on avait dans une résidence d'étudiants une grosse imprimante commune, dont une pièce s'était brisée, et qui aurait coûté fort cher à réparer. Cette imprimante a continué à fonctionner pendant pas mal de temps avec un petit morceau de bois sculpté à la bonne forme par mes soins. :-)

  • # On en est ou ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    (APDMC - CQP)
    Pour moi, voila les 3 choses représentatives de l'état actuel des choses :
    - imprimante à 69€ (kit, en précommande) : http://www.lesimprimantes3d.fr/lewihe-play-20150522/
    - prothèse pour enfant : https://ijsbergmagazine.com/promptement/21001-robohand-la-prothese-3d-pour-enfants-a-moindre-cout/
    (et tout ce qui va avec pour la médecine dans les pays en développement, comme les lunettes à focale variable, les prothèses, etc)
    - je ne retrouve pas le lien mais j'ai vu passer une I3D dans un prospectus de jouets de mon ch'ti gars : 200€, 20 modèles préenregistrés imprimables.

    Et pour une petite citation de film… "Ce n'est que le début M. Vincent…"

  • # D'accord mais pas d'accord

    Posté par . Évalué à 0. Dernière modification le 09/03/16 à 10:57.

    Bonjour,

    Je suis assez d'accord avec l'article dans les grandes lignes. Mais quand on me dit que être revendeur d'imprimantes 3D c'est compliqué, je ne suis pas vraiment d'accord. Tout d'abord, il existe un marché professionnel qui est en très grande progression. Il y à déjà beaucoup d'acteurs sur le marché ? Oui, mais ce n'est que le début sachant qu'il s'installera dans le temps forcément une concurrence saine sur un marché sain. Je suis entièrement d'accord que les imprimantes 3D ne sont pas encore adaptées au grand public. Je fais une analogie direct de ce marché avec le début des ordinateurs domestiques et le début d'internet. La vente d'imprimantes pour le marché domestique se développera quand il sera facile de reproduire un objet imprimable :
    - les scanners, à l'heure actuelle, sont trop peu performants, trop difficiles à utiliser et bien trop chers pour faire le boulot, même au niveau professionnel.
    - Les compétences en modélisation ne sont pas à la portée du grand public, que l'on veuille ou non !
    - Pas encore assez d'objets facilement trouvables sur les banques type Thingiverse, ou trop personnalisés pour répondre à un besoin précis.

    A l'heure où l'on parle c'est le service de proximité, le professionnalisme qui va faire la différence, le tout sur un marché qui est encore embryonnaire. C'est sûr c'est un secteur qui va créer de l'emploi, mais ça dépendra énormément de l'évolution technologique pour que cela soit pas réservé uniquement à des spécialistes mais bien aux profanes.

    Salutations

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