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Le parti pirate obtien au moins un siège de député européen !!

Posté le 07 juin 2009
11
C'est le résultat incroyable (auquel on s'attendait, certains avec craintes, d'autres avec réjouissances) qui est tombé ce soir en suède, ou le piratepartiet a obtenu plus de 7%, soit au moins un député, voire peut être deux !!
C'est un séisme dans le paysage politique suédois, d'après numérama

Espérons qu'ils sensibiliseront leur collègues députés sur les atteintes rampantes à la démocratie et la liberté d'expression qui sourdent de plus en plus ici et là...

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La prise de conscience

Posté le 04 mai 2009
14
En 2000, j'ai fait connaissance avec le terme de néolibéralisme, et j'ai appris, - et depuis, etayé - ce que cette idéologie a de différent, voire de totalement contradictoire avec le libéralisme classique. Je ne vous renvoi pas vers la définition de wikipedia, qui pour une fois est assez mauvaise, mais vers un texte du philosophe québécois Maurice Lagueux décrivant la génèse et la nature de ce courant philosophico économique. Les lecteurs les plus endurants sont chaudement recommandé de lire le fabuleux essai de Christian Laval "L'homme économique - les racines du néolibéralisme" qui remonte au moyen-âge, voire brièvement dans l'antiquité, afin de tracer l'histoire épistémologique et sociétale des systèmes de valeurs de nos sociétés occidentale, ayant abouti à la conception maintenant commune de l'être humain, "être de besoin"(1).

Le néolibéralisme, pour faire vite, et mal, est le pendant individualiste du marxisme version lénine/staline (qui est elle aussi une idéologie d'essence utilitariste) : au lieu de sacrifier l'homme à la collectivité, la société doit se sacrifier pour l'individualité de chacun. Dans cette conception, l'état est par nature mauvais, les marchés s'équilibrent naturellement et la police, la justice et l'armée ne doivent plus être que les seuls émanation publiques (et encore, pour certains auteur, ces organisations doivent être elles aussi privatisées). Pour vous situer le niveau, citons le célèbre et lumineux aphorisme de Margaret Tatcher "There's no such thing as a society".

Dans les années 1960, il était de bon ton d'être keynesien : l'idéologie dominait les décisions des dirigeants, l'enseignement supérieur, et les analyses économico-sociales des éditorialistes. Le keynesianisme était une bonne réponse à la finance folle de l'avant guerre, avait fait ses preuves depuis 1945 (avec Bretton-Wood comme clé de voute), et procurait aussi un bouclier au communisme encore fort dans les pays d'europe de l'ouest.

Avec une économie états-unienne en surchauffe à la fin des années 60 (en grande partie à cause de la guerre du vietnam), un communisme s'affaiblissant en vigueur prosélyte (et économique), l'idéologie néolibérale put enfin vaincre son vieil ennemi keynesien, et l'un de ses meilleurs combattant, co-créateur de la société du Mont Pellerin, conseiller de Augusto Pinochet (on reste entre grands esprits), Milton Friedman, put enfin voir triompher ses idées monétaristes le 15 aout 1971.
Cette date peut connu est un des événements les plus importants des 50 dernières années : ses conséquences sont absolument immenses sur l'état de nos sociétés, nos vis quotidiennes, etc...
Elle marque le début d'une ère de dénonciation de l'état, comme l'exprime très clairement Ronald Reagan lors de son discours d'accession au pouvoir : " Dans la crise actuelle, le gouvernement n’est pas la solution à nos problèmes; le gouvernement est le problème. De plus en plus nous avons été tenté de croire que la société est devenue trop complexe pour se gouverner elle-même, que le gouvernement d’un groupe d’élite est supérieur à un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Et bien, si personne parmi nous n’est capable de se gouverner par lui-même, qui parmi nous a la capacité de gouverner les autres ?"

En France, l'élite, et la gauche en particulier, va lentement mais surement convaincre la population d'adopter ce nouveau paradigme.
La gauche au pouvoir découvre les réalités qui les accompagnent.
Dans le contexte français, l'idéologie néolibérale se trouve alors en pleine conjonction avec quatre facteurs. Premièrement, les anciens Soixante-huitard commencent à accéder au pouvoir, leur idéologie correspond parfaitement à l'idéal d'individualisme militant, structurel, proposé par l'idéologie néolibérale. Deuxièmement la rigueur met à jour la lourdeur et le cout de l'état providence. Troisièmement, Mitterrand (c'est très clair lorsqu'on lit les récit de la présidence d'Attali) refuse "le léninisme", et accepte le tournant de la rigueur, les dévaluations, la libéralisation afin de rester dans le serpent monétaire européen : il veut la monnaie unique à tout prix, il en sera le principal artisan.
Un dernier facteur, récemment explicité par Emmanuel Todd dans son dernier bouquin ("Après la démocratie") : la proportion "éduquée" (niveau bac et plus) de la société forme dorénavant une couche autonome, suffisamment nombreuse pour se contenter de se parler "entre elle". L'ouvrier, qui vote de plus en plus front national par déception du communisme, devient le " nouveau beauf" barbu et vulgaire que dessine si bien Cabu. La thématique économique, sociétale, cesse d'être prioritaire au yeux de la gauche caviar qui choisit entre l'internationalisme et l'ouvriérisme.

L'écologie gagne pendant ce temps là un terrain croissant, sous les railleries au début (je me souviens très bien ma mère qu avait voté écolo en 88 sous les sarcasmes de mon père, un de mes premiers souvenirs politiques...).
Depuis 2000, et reconnaissant le, les coups de butoir et peu mégalo-médiatiques de Hulot en 2007 (et le travail de fond des vert depuis 30 ans), l'écologie le respect de l'environnement devient une valeur consensuelle, à telle enseigne qu'elle est maintenant largement récupérée par les marketeux, qui nous pondent des beaux produit chimiques verts dans des bidons en plastique transparents.
Je ne vous fais pas la généalogie de l'écologisme, je n'y connais point grand chose...

Toujours est-il que la prise de conscience est grandissante : ce mot de néolibéralisme, que je ne lisais ou entendait que dans la bouche de chercheur en 2000, descend maintenant dans la sphère journalistique, - en grande partie grâce à Marianne, qui a lourdement insisté, avant de faire de Sarkozy sa tête de turc - et peu à peu dans la politique - à part le PS qui n'a toujours rien compris, mais on eu pas les ravoir ceux-là -.

Plus profond, ce mélange diffus, souvent encore inconscient de ces deux prises de consiences, mène de plus de plus de monde à refuser le matérialisme, parfois de façon extrême, à douter de la logique de plus en plus douteuse présidant à nos destinés.
Le débat sur le protectionnisme, est à ce titre éclairant.
De plus en plus d'occidentaux veulent un retour aux valeurs fondamentales, à la terre, avec parfois une certaine touche de mysticisme, à l'exemple des amricains qui vivent un engouement soudain pour les potagers chez soi.
L'atmosphère est spéciale.. mêlée de colère et d'aspirations de se "reconnecter" à des fondamentaux.

Ces derniers mois, voire ce dernier mois, c'est la peur de la révolte, voire la révolution qui agite l'élite... J'ai appris de sources informés que l'armée planifie des réponses à des jacqueries qui risquerait d'émerger ça et là, c'est leur boulot...
De plus en plus d'émissions pointe le dangers : même les cadres moyens, voire supérieurs, se sentent floués. Ils risqueraient de se retourner contre une élite de plus en plus isolé : les 0,1 % les plus riches ont en 10 ans accru leur fortune de 20%
Les commentateurs, tel Yves Michaud, dans l'esprit public de ce dimanche n'ont pas de mot assez dur contre les patrons "hyper individualistes" qui s'octroient des rémunérations "indécentes".
Nos élites flippent
Ce soir il y a une émission sur France 2, à 22h certes, mais elle illustre, à quel point il flippent, là haut à Paris.

Ils savent qu'en France, on a un jour coupé la tête à un roi. Ils savent très bien que si la classe moyenne se retourne, elle qui sent le sol se dérober sous ses pieds se retourne, cela risque de très mal se passer.

A cela un grande différence avec les précédentes révolutions : elles portaient un idéal, préparés par les philosophes des lumières. Or, aujourd'hui, rien, sinon la tambouille mytico révolutionnaire léniniste du NPA, le refus du néolibéralisme/retour au keynesianisme sans savoir si ça va marcher de Bayrou/Khan ou le néolibéralisme noyé dans la comm' version Sarkozy/Copé.

Ca va pas être triste...

(1) Je garde précieusement une émission de la Suite dans les Idées, sur France Culture présentant le bouquin. M'envoyer un message si vous êtes intéressés.

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Le libriste de gauche

Posté le 11 avril 2009
-7
Les personnes de gauche ne pensent qu'à leur bonne conscience et surtout à prouver que les méchant capitalistes exploitent les gentils ouvriers. Elles ne pensent qu'à partager le plus possible pour se dire qu'elles sont de gentilles personnes qui veulent faire le bien autour d'elles, contrairement aux méchant du camp d'en face, alors qu'au contraire le Libre est communautaire et prône le partage de la connaissance
Quel est son profil ?


D'un millier pauvre, il suit la trace de son père balayeur, et devient balayeur dans un grande entreprise privé. Comme on manque d'informatien chez lui, et qu'il a bidouillé quelques machines au parti, ou au syndicat, il est devenu super fort.

Évidemment il n'a pas choisi une spécialisation en adéquation avec ses ambitions personnelles, car son père balayeur n'a pas pu lui payer des études.
En plus être riche ou au moins aisé, c'est être de droite, par définition.
Et comme, il ne veut surtout pas devenir un méchant capitaliste, il doit surtout rester le plus pauvre possible pour continuer à pester contre ses méchants patrons capitalistes.
Bah oui, dans la société, ya les exploiteurs et les exploités. S'il ne reste pas un vrai exploité, il va comprendre que c'est plus complexe que ça et être perdu.

On lui propose le génie logiciel à la place de son balai. Comme il est pauvre et qui plus est de gauche, il est forcément médiocre, donc ça lui convient.

Il ne choisi sûrement pas une spécialisation plus ambitieuse comme l'intelligence artificielle. Ca risquerai de permettre à une machine de faire le boulot d'un ouvrier et lui retirer sa raison de vivre : être exploité pour gueuler contre son patron.

Pourquoi est-il dans le monde du libre ?

Pendant ses premières années de balayeur, il découvre le monde du Libre. Après avoir été retissant à cette philosophie à l'opposée qui réalise une vrai utopie de gauche au sens philosophique, mais qui ne parle pas d'exploités et d'exploiteurs (mais comment est-ce possible ?), ou ne rêve pas de zigouiller des méchant capitalistes, il se rend compte de l'énorme manne qu'il peut en tirer. Tous les outils sont là et ils sont gratuits.

Comme il a vu qu'il ne pouvait pas grimper au parti - celui-ci ayant fait 1% au dernières présidentielle, alors qu'il faisait 25 % il y a 30 ans - parce qu'il y a meilleur apparatchik que lui, il s'est trouvé un moyen de pouvoir continuer à dire que le patrons sont des méchants exploiteurs de programmeur de gauche.



Il pourra vendre très cher de petites modifications, c'est ce qui l'appelle la valeur ajoutée. Bien sûr, ce n'est pas lui qui va les faire les modifications qui sont bien trop complexes à réaliser. Lui ne connaît que la théorie. Il aime d'ailleurs répéter sans cesse cette théorie même si il possède de grosses lacunes.
Mais au moins, il va pouvoir continuer à dire que son patron est un méchant exploiteur.

Il ne parle informatique qu'avec ses chefs qui ne s'y connaissent pas, uniquement dans le but de leur montrer l'énorme profit qu'il va réaliser. Donc il n'y a pas vraiment de danger de se faire contredire. Où alors, il en parle avec ses subordonnés, donc là aussi, pas vraiment de risque de se faire contredire.

Qu'apporte-t-il donc ? Pas grand chose finalement, Il est là par intérêt et non pas par philosophie.

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Contrats et exceptions

Posté le 12 mars 2009
4
Un très intéressant article dans 01 sur l'introduction de la programmation par contrat dans les langages .NET.
En passant, Sun va devoir faire vite évoluer Java, car celui-ci commence à prendre du retard niveau fonctionnalités sur C#/.NET : langage LINQ, closures (certains préfèrerai un type Block à la SmallTalk/Ruby/Lisaac/etc...)
C'est l'opinion de Betrand Meyer, créateur d'Eiffel qui est ici intéressant : celui-ci regrette le maintien du système d'exceptions, le qualifiant de mécanisme "brutal".
J'ai déjà parlé ici de notre discussion sur ce problème, lors de notre réunion annuelle du projet Isaac. Nicolas avait lancé ici même le débat il y a un peu plus d'un an
A première analyse, Mildred avait très bien analysé les avantages/inconvénient des deux systèmes (contrats et exceptions). Si on synthétise un peu, on arrive à la conclusion que :
  • Les contrats sont parfait pour vérifier la validité des données transmises aux méthodes, ie. les erreurs statiques. Elle permettent en outre une bonne documentation (comme le souligne à raison B. Meyer), et couvre une partie de la problématique de test de manière déclarative
  • Les exceptions sont un très bon mécanisme pour gérer les erreurs dynamique (impossible d'ouvrir un fichier, donnée extérieur attendue non disponible, etc...) Bref, toutes les erreurs venant du monde extérieur à propos desquels le programme ne peut pas grand chose
On oublie souvent la notion de contrôle d'invariant dans les contrats, qui ne sont pas que des asserts pre/post. Ils sont important pour la vérification du code, et dans sa thèse, J-C Filliâtre insiste sur le fait que ceux-ci sont essentiel pour la preuve de code.
C'est d'ailleurs pour cela que cet nouvelle feature, va permettre à krosoft de proposer de la vérification statique à la compilation, par model checking, ou peut être une espèce d'analyse de flot sur le code de la machine virtuelle (mais j'y crois moins).

Autre problème, évoqué à la fin de l'article : la détection des appels sur Null. Il y est fait référence du mécanisme de void safety d'Eiffel.
Je ne sais pas comment ça marche, et ce que cela permet vraiment de détecter, ni si cela implique de blinder le code contrats (google ne me donne pas grand chose).
Je vais encore parler de Lisaac (désolé...) puisqu'un mécanisme de détection d'appel sur Null très efficace y est implémenté.
On peut assimiler un Null à un type. Donc si l'on est capable de tracer tous les typages possibles dans tous les chemins d'exécution du code, on peut retrouver la très grande majorité des appels sur Null, le restant étant les cas où les informations sont insuffisantes pour les détecter (les erreurs dynamiques justement).
On a deux technique de prédiction de type :
  • Le lambda calcul de type, implémenté dans Objective Caml
  • L'analyse de flot implémenté dans Lisaac et (il me semble) Pypython
Ce genre de détection évite pas mal de tests à effectuer.


Mais revenons sur les contrats.
Dans l'hypothèse de Meyer, il n'y (quasiment) pas d'exceptions, et toutes les erreurs sont gérées par contrat.
Le problème du contrat (tapez moi si je me trompe), c'est qu'il pète sur place, il ne remonte pas.
Pas terrible pour gérer l'erreur, la faire remonter.
De même les exception en java (en C#, je ne sais pas, mais je suppose que c'est similaire) sont à mort subite, pas possible comme en smalltalk/Clisp de reprendre le traitement

Donc si on blinde la lib de contrats, on aura une belle erreur, soit un plantage, soit une log expliquant que le réseau est indisponible, le disque est plein etc...
Ca plante sur place, génial.
Si on a un mécanisme de rattrapage, voire de reéxecution, là ça change beaucoup de choses, car on revient en fait à un système hybride contrat+exceptions : l'erreur remonte et peu être gérée à haut niveau.
Et là, dans ce cas, un invariant devient une gestion d'exception particulière.

Conclusion, il faudrait peut être faire une synthèse des deux...

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Téléphone sonne en ce moment sur France Inter

Posté le 09 mars 2009
1
C'est le moment d'attirer l'attention de Madame michu sur l'outil dictatorial qui est en train de se mettre en place : le mouchard sur l'ordinateur de l'internaute.
Pour le moment, je n'en n'ai pas entendu parlé...

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/letelephonesonne/

PS : envoyez des mails, le téléphone est déjà saturé !

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La preuve de programme : où en est-on ?

Posté le 03 mars 2009
3
Je suis en train (d'essayer) de lire la thèse de J-C Filliâtre http://www.lri.fr/~filliatr/ftp/publis/these.ps.gz intitulée Preuve de programmes impératifs en théorie des types
L'objectif est simple : on pose des contrat pre et post sur un morceaux de code, on peut aussi poser des invariants au sein d'une boucle, et le logiciel ( http://why.lri.fr/index.fr.html ) qui est tiré de cette thèse :
  • Prouve la complétude et l'adéquation des contrats au code
  • Prouve que le code respecte les contrats

Plus fort que du test unitaire, de la preuve de contrat, c'est tout simplement impressionnant !*
Je ne vais pas décrire le principe ici, j'ai trop peur d'avoir mal compris.
En gros, le code impératif est traduit dans un code fonctionnel très propre et d'une sémantique très petite , la couverture et la complétude des contrats est ensuite vérifiée pour enfin générer une obligation de preuve qui peut être donnée à Coq (Logiciel d'assistance de preuve) ou un démonstrateur automatique comme Alt-ergo.
(En passant quelqu'un dans la salle saurait-il m'expliquer la différence entre assistant et démonstrateur automatique ?)

Ca faisait longtemps que je connaissais ce travail, mais je pensais bêtement que ça ne faisait que de la vérification de cohérence de contrats, je crois que je vais vite tester ça...
J'imagine que d'autres outils existent, mais je me demande s'ils ont une telle maturité..

Bref à quand des outils intégrés aux applications Java/J2EE ?
ie. la complétude des contrats à poser est-elle véritablement problématique dans une utilisation courante en informatique de gestion ?
La taille des programme à prouver est-elle limitée ?
Les informations de sorties sont-elles exploitables ?

Tout cela pour dire, que même si des outils comme Coq resteront incompréhensible pour le grand public, je pense que des outils comme caduceus ou Krakatoa (respectivement l'adaptation de why à C et Java) ont un grand avenir devant eux, il manque peut être des les packager, des les intégrer à des outils de développement industrialisé comme Maven, mais qu'ils pourraient avoir un impact énorme sur le développement logiciel en général.

* J'en avais discuté avec Pierre Weiss au SL 2006, et il était lui même très impressionné par ce travail (et par IsaacOs/Lisaac aussi ;-)

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Déterminer le domaine d'un programme

Posté le 24 février 2009
1
Je devrais la mettre en forum, mais ça peut être intéressant.
Une question aux théoriciens qui traînent par ici : est-on capable pour une fonction définie dans un langage turing-complet, ayant défini son ensemble de départ, de déterminer l'ensemble d'arrivé de la fonction ?

Google n'est pas mon ami, pas plus que google scholar, mais je me doute que je ne lui donne pas les bons mots-clés.

Soit f une fonction (un programme), avec E et F tel que f : E -> F
Sait-on définir le domaine de F, en fonction du code de f ?
On part du principe que E et F sont des produits cartésiens d'ensembles d'entiers naturels, sachant qu'on peut assimiler le calcul réel à de la virgule fixe (je fais un grosse approximation là..).
On peut découper le problème en curryfiant récursivement f p fois (sachant que E = |N^p) de sorte à obtenir p fonction du type fi : |N -> F

En improvisant, j'imagine que par analyse de flot, on peut déterminer pas mal de choses, à condition que le programme ne soit pas trop gros. Et encore, espérer tomber sur une fonction qui ne soit pas de complexité exponentielle...
L'idée est d'injecter des intervals et d'analyser toutes les branches en exportant l'interval, l'ensemble sur chacune des branches possible.

Il y a probablement d'autres méthodes utilisant d'autres outils : l'analyse de flot est un algo exponentiel qui peut par conséquent vite devenir inutilisable en pratique.

D'où ma question : est-ce un problème qui prend en pleine figure une incomplétude gödelienne, ou s'agit-il d'un problème résolvable et si oui quel recherches ont été faites là dessus, quel mots clés donner à manger à google scholar ?

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Le multicoeur va vraiment devenir problématique

Posté le 06 février 2009
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J'en parlai il y a déjà 1 an et demi, mais il semble que le problème - insoluble - de l'invasion du multicoeur inquiète sérieusement l'industrie.

Dans cet article de LMI, un analyste de Gartner tire la sonette d'alarme sur l'avenir du logiciel sur les serveurs.

Le problème n'est même plus de réussir à faire des logiciel capable de faire leur boulot de manière performante avec 32,64,... 512 processus/thread, le problème est que les OS eux-même, en particulier sur x86 gèrent avec difficulté des architecture multicoeur.

Comment vas t-on solutionner cet épineux problème, jusqu'où va aller la multiplication des coeurs dans les processeurs ? 16, car après cela posera trop de problèmes de communication ?

Va t-on assister à l'émergence des langages http://shootout.alioth.debian.org/gp4/benchmark.php?test=thr(...)">qui gèrent correctement le parallélisme (Erlang, Smalltalk, Haskell, etc...) ?

Les hyperviseurs vont ils suivre ?

Plein de question qui supposent beaucoup de changements de perspectives dans l'industrie...

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Le labo commun Inria-Microsoft

Posté le 02 février 2009
8
L'inria, au grand dam de nombre de ses salariés, a pactisé avec l'ennemi pour créer un laboratoire commun de recherche.
Pour le moment, les Forces du Mal ne semblent pas avoir imposé leur maléfiques brevets logiciels, et permettent même de libérer les sources et informations sur leur projet par une licence agréée par le Camp du Bien.

On y trouve divers axes de recherches très intéressants :

Secure Distributed Computations and their Proofs et Tools and Methodologies for Formal Specifications and for Proofs

En gros il s'agit de deux choses : de la cryptographie et de la vérification semi automatique de respect de séquence de protocoles en fonction de la spécification.
A ce propos, le gourou iMil, de la secte GCU, signalait l'autre jour un merveilleux logiciel, propre qui plus est, permettant d'implémenter des automates à état fini dans divers langages.
Un compilateur de machine à état fini, ça s'appelle Ragel et c'est génial ce truc !



Mathematical Components

L'idée est pas bête du tout : plutôt que de travailler à faire des outils de preuve de programme à approche globale, on cherche ici à prouver des petits bouts de code, de théorème afin de faciliter la preuve d'ensemble.
Ce travail de fourmi, utilisant le logiciel français COQ (développé à l'INRIA par des partisans résolus des Forces Du Bien), permettra d'étendre le domaine des logiciels prouvé formellement, qui sont encore peu nombreux (là où il y a risque pour la vie humaine).
On pourra noter des travaux précédents, comme why de Jean-Christophe Filliâtre.

Tools and Methodologies for Formal Specifications and for Proofs

On y utilise pour se faire les TLA, (Temporal logic of actions) de Leslie Lamport, qui lui aussi travaille pour les Forces du Mal, le but étant de construire un ensemble d'outil pour faire de la preuve logiciel avec.
Malgré tout, je comprend pas très bien pourquoi on essaye de combiner de la preuve pas model checker et de la preuve formelle, l'un est potentiellement le sous ensemble de l'autre, non ?

Dynamic Dictionary of Mathematical Functions

Encore d'après ce que j'ai compris, il s'agit de proposer une bibliothèque de d'équation typiques avec leur résolution (un peu comme si on donnait ax²+bx +c avec la méthode pour résoudre l'équation), le but étant de pouvoir rendre tout cela dynamique.
Ca aidera probablement nos amis du Cern à nous fabriquer un bau trou noir ;-)

Adaptive Combinatorial Search for e-Sciences

L'objectif est de fabriquer des solveur de problèmes complexes (recherche d'ensemble solution avec fonction solution à beaucoup beaucoup de variable je suppose) à partir de la programmation par contrainte. Les langages à programmation par contraintes sont lents, c'est connu.

ReActivity

En gros, c'est la digne suite des travaux de Douglas Engelbart (le type qui a inventé la souris avec son équipe) : comment rendre plus productif un scientifique avec des outils informatiques. On va plus loin que notre ami Douglas, car l'outil devient intelligent.
Un énorme potentiel là dedans, à suivre...
En passant... Qui sait qui va récupérer les brevets ? C'est...

Scientific Image and Video Data Mining

En gros, encore une fois d'après ce que j'ai compris, il 's'agit de détecter des pattern "complexes" dans de la vidéo et de l'image. Complexe signifie plus seulement reconnaitre des formes, mais des raisonnement analytiques applicables sur ces images.
J'adore le texte d'introduction qui nous raconte que les gennnntils krosoft vont gentilment utiliser tout cela pour des choses aussi utiles que de la sociologie, de l'archéologie, toussa.
Bref de la bonne conscience en barre.
Bon, on remarque quand même qu'ils ont pas pu s'empêcher de lâcher "studies of consumer trends in commercials", histoire d'évoquer les choses véritablement sérieuses.

Ca a du leur échappé, c'était plus fort qu'eux...

Bref intéressant tout ça...

Moi ce que je vois, c'est que l'Inria est encore dirigé par des fonctionnaires avec une vision économique attardée de 20 ans (je dis ça, parce que j'en ai pratiqué quelque uns...), et la seul chose qu'ils sont capable de faire, c'est de vendre leur âmes à des grosse boites. Créer des startup en se disant que certaines pourront devenir de très gros business, mais vous n'y pensez pas, c'est beaucoup trop risqué !! Et ma carrière ?
Oui parce qu'en fait, quand les chargés de transfert industriels arrivent en poste, ils sont fonctionnaire stagiaire, eu égard aux statuts fossilisés de la fonction publique... Et il doivent prouver leur compétence en passant un contrat avec une grosse boite, voyez ?
(bon, je suis mauvaise langue, il ont fait http://www.inria-transfert.fr/fr/index.php , mais c'est à la franchouillarde, c'est pas la californie...)

Voilà, j'ai fait attention à pas trop pomper le monde informatique pour celui-ci, mais c'était dommage de ne pas pouvoir continuer le très intéressant débat qui pointait...

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Perl, Javouille, Lisaac|(Ruby|SmallTalk|etc..)

Posté le 20 janvier 2009
15
Ayant pas mal codé en perl ces derniers temps, j'ai fait suffisamment de code pour commencer à avoir un avis à peu près informé de ce langage.
Je suis pourtant loin d'avoir exploré toutes les possibilités offertes, tellement elles sont énormes.
J'utilise principalement Perl pour ce quoi il est fait, c'est à dire analyser de la chaine pour en générer.
Les connaisseurs me demanderont pourquoi je ne code pas avec le langage que je défend : Je n'utilise pas encore Lisaac parce qu'il n'a pas encore de librairie regexp, et quand il en aura une, je m'occuperai très sérieusement de la lib standard de ce langage, dont les améliorations (de lib et de spec) que j'ai proposé sont encore essentiellement théorique pour l'instant.
Javouille, parce que non, je peux pas, je n'utilise ce langage que contraint et forcé, Java est tout sauf un langage intéressant (pas intégralement objet, pas de type block).

Je suis un fana des regexp, le seul bouquin d'informatique de ma bibliothèque s'y consacre intégralement. J'aime beaucoup plus généralement les langage où je défini mon besoin sans expliquer comment y parvenir, les regexp sont très proches de cet idiome, ainsi que SQL.

Je me suis donc attelé à produire une petite liste de choses que j'ai aimé, qui m'ont surpris dans ce langage, en comparant avec ce que je connais en lisaac et en Java, afin de mettre en perpectives les limites de chacun des langages.
Notez que ce qui s'applique à Lisaac fonctionne avec Ruby, Smalltalk et tous les langages à prototypes.

J'ai beaucoup aimé certains concepts, comme :

Les opérateurs de regexp, le matching et la capture facile


if ($line =~ /(\w+)=(\d+)/ ) {
  $ident=$1;
  $value=$2;
}


En java, c'est tout un bordel :

Pattern p = Pattern.compile("(\w+)=(\d+)");

Matcher m = p.matcher(line);

boolean b = m.matches();

if(b) {

 if (m.groupCount() == 2){
   ident = m.group(1);
  value = m.group(2);
 }
}


Quelle lourdeur !!

La lib regexp Lisaac n'existe pas encore. Il est probable que l'on utilise celle de SmartEiffel, suite au traducteur Eiffel->Lisaac que D. Colnet B. Sonntag ont commencé il y a un an et demi (et que je ne parviens pas à compiler : impossible d'installer correctement smarteiffel...).
Je passerai derrière pour modifier drastiquement l'interface de cette lib que j'intégrerai à STRING, car je pense que qu'une lib Regexp à part (ie dans une classe/prototype distinct) est un concept débile. Les regexp s'appliquent aux chaines et ont donc leur place dans l'objet chaine.
Je l'imagine donc en Lisaac comme suit :

 (ident,value) := line.match_and_capture "(\w+)=(\d+)";

Si ça match pas, ident et value valent NULL.



Les tables de hashage builtint

Les tables de hashage sont un outil très puissant et caractéristique de perl.
Je ne vais pas vous la faire en java, il y a n classes différentes pour faire un hash (LinkedHashMap, Hashmap, ...).
En lisaac, c'est à peine mieux, il y en a deux, et ça risque d'augmenter : une histoire de perfs.
J'aime les choses simple et j'aimerai donc qu'il y ait une classe de collection et une classe de hash afin de respecter le concept d'outil générique qui séduit beaucoup de monde dans les langages où ils sont implémentés comme tels.

Des trucs assez énorme en perl sont des écritures du genre :

%hash = ( $chaine =~ m/(\w+)=(\d+)/);
# sans compter :
my %hash = (1,2,4,5);

On pourrait mettre une liste à la place d'ailleurs.
En java, on oublie, la lib est figé, minimal, on est obligé de se faire sa fonction à soi.
Il faut lire ça pour mesurer la débilité de cette lib : http://java.sun.com/javase/6/docs/api/java/util/HashMap.html :
On peut récupérer la liste des clé et des valeurs, via des énumérations, une pauvre interface qui ne permet d'obtenir une sorte de liste chaînée.
Et... Sait-on pourquoi, on peut avoir la liste des valeurs dans une collection.

Bon soyons sérieux, imaginons qu'on ait la détection automatique de path de code en Lisaac (un saint graal très difficile à implémenter qui consiste à demander au compilateur de choisir le parent le plus adapté pour son code. Ca permettra d'avoir un seul proto collection, un seul proto hash, un seul proto set).

En lisaac, comme tout est à faire, on a le droit d'imaginer des choses intelligentes :

- myhash : HASHED_DICTIONARY[STRING,STRING];
myhash := chaine.to_hash "(\w+)=(\d+);";

et tant qu'à faire :

- mylist : ARRAY[STRING];
mylist := chaine.to_list "(\w+)=(\d+);";



Les substitution en regexp

Rien de transcendant, et pour une fois on félicite les auteurs de la lib java qui ont écris un replaceAll intelligent : il gère les captures !!


chaine.replaceAll("(\w+)=([a-r]+)","truc=$1;");


Mais... car il y a un mais, l'opérateur perl est en fait beaucoup plus puissant: comment je fais chaine.replaceAll("=([a-r]+)","truc=$1.uppercase;"); ??
En java, c'est mort (bien évidemment), en Lisaac, on peut encore s'en sortir : au lieu de lui donner une chaine, on lui donne un block de code prenant une liste chaine en argument (les bouts capturés) et renvoyant une chaine.
chaine.replace_all "(\w+)=([a-r]+)" by { nbcap : INTEGER; caps : ARRAY[STRING] ; caps.item i.lowercase +":"+caps.item 2.uppercase; };
Un peu lourd mais efficace.


L'appel de commande bash en quote inverse
C'est typiquement un truc pour unix, mais pour des petits script, c'est vraiment le pied absolu. Pour récupérer le contenu d'une url, ma fénéantise est pleinement assouvie avec un :

my $cont = `curl http://monurl`;


De toutes façons, je ne sais pas coder en shell et j'ai pas l'intention d'apprendre.

La notion de flux facile, avec print MONFLUX ...

La gestion de flux est sympa, car on a qu'à rediriger où on le désir, alors qu'un langage objet implique de créer un objet par flux.
J'ai pas encore assez approfondi ce concept dans perl, mais il y a surement de bonnes idées à prendre.

Les join, grep sur tableaux
On retrouve un peu la notion de map/fold/filter un peu contextualisé. Je considère qu'il y a deux types de langages :
Les langages insuportables où il n'y pas possibilité d'implémenter proprement un map/fold/filter (au hasard, Java...), et les autres.


Les tranches et autres @liste = %h{@t};
L'écriture @liste = %h{@t}; montre vraiment la puissance de la grammaire de perl. On sent que Larry Wall est linguiste et a voulu aller plus loin.
Ca donne des idées. En type ça donne :
HASH(LISTE) => LISTE
quand
HASH(SCALAIRE) => SCALAIRE

Implicitement, ça fait quand même une boucle qui parcours le hash et renvoi une liste de clés !
Ce map implicite sur la liste est très puissant, et ça montre vers où les langages devraient aller (dans le concept) selon moi : revenir à l'analyse du contexte et déterminer ce que le programmeur veut faire. Etre capable de faire des raisonnement de ce genre, mais sur des types beaucoup plus complexe.
Après, il y a des risques...

Ca montre une application intéressante de ce qu'on peut faire si on colle de l'algèbres aux types fondamentaux de nos langages.
Un tableau c'est quoi ? On peut le voir comme le produit de deux ensemble E ∈ |N et F ou tablo[5] est f(5), 5 étant un élément de E, et f(5) un élément de F.
Soit F = Union (i<=n) ui ∈ I et E Union (i<=n) vi ∈ |N
Algébriquement, en posant f bijective (cas idéal, pas de valeur null) ∀ i ∈ I, ∃ j tel que j=f(i)
Or, E est un ensemble, donc une liste d'éléments qu'on peut énumérer avec une fonction G : |N -> E, donc G : |N -> |N
Dans le cas d'un tableau, l'ensemble de départ est toujours un sous ensemble de |N, dans le cas d'une table de hashage, ça peut être n'importe quoi.
Algébriquement f(E) = F, f étant surjective pour toutes les valeurs définies, F étant un ensemble, une liste énumérable, on peut contextuellement faire comprendre au compilateur de quoi il s'agit.

Dans tous les langages que je connais, y compris OCaml, si le message/fonction n'existe pas pour le type, le compilateur répond qu'il ne sait pas quoi faire.
Je n'ai jamais vu le pattern de raisonnement mafonction : ELEMENT1 -> ELEMENT2 => mafonction : COLLECTION[ELEMENT1] : COLLECTION[ELEMENT2].
Sauf en perl... Je sais pas si le cas est traité en dur dans l'analyseur (surement), mais c'est vraiment un concept génial.

C'est ce genre de choses qui font que ce langage a ses fanatiques ;-)

Alors c'est pour ça que je pense à un mécanisme potentiellement dangereux dans pas mal de langages objets : Tout message s'appliquant sur un objet est appelable sur une collection de cet objet.
Par exemple :
ayant

chaine_result := mastring.replace_all "(\w+)=([a-r]+)" by "rien";

on pourra faire


liste_chaine_resultat : ARRAY[STRING];
liste_chaine_resultat := liste_destring.replace_all "(\w+)=([a-r]+)" by "rien";


J'ai pas réfléchi aux côtés noirs de cette idée de map implicite qui casse quand même pas mal le paradigme...

Certaines difficultés m'ont particulièrement énervées en perl, principalement quand ce sont des problèmes inexistant dans d'autres langages. J'ai noté que certaines disparaitront avec Perl 6.

Citons :

La galère dès que l'on veut créer une structure de donnée : pas de notion claire de création de type, il faut créer une table de hashage spécial, il n'y a pas de distinction claire entre type et variable. Ce n'est pas très clair/propre quand on essaye de faire marcher tout cela entre plusieurs fonctions.
On s'en débrouille aisément en les doublant partout où on les utilise, ou en créant un package, mais ces solutions restent lourdes.

- La galère pour passer autre chose que des scalaire en paramètre : on attend perl 6 avec impatience. Personnellement après plusieurs tentatives infructueuses avec les références "comme dans la doc", j'ai laissé tombé et opté pour une très crade variable globale.

- La caractère non typé des variable, voire le point 1 : Ca révèle des surprises, et j'éviterai perl pour du code supérieur à 5000 lignes ou trop complexe, ça deviendrai vite ingérable.

- Les références, c'est puissant, mais c'est un pis allé du à l'absence de notion de type. A l'utilisation c'est pénible, casse-gueule, dangereux, bref tout ce qui m'énerve dans les pointeurs à la C.


Bref, j'aime beaucoup ce langage, même si revenir au procédural est parfois un peu difficile, mais la logique de celui-ci s'y prete bien.
Je pense que je m'en inspirerait grandement lorsque j'aurai enfin ma librairie regexp en Lisaac, afin de pouvoir disposer de toutes les fonctionalités formidables qui y sont offertes, voire peut être plus...

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Retour sur le Isaac Meeting 2008

Posté le 20 décembre 2008
4
C'est avec quelques mois de retard que je vous propose un rapide petit compte rendu de la réunion du projet Isaac ayant eu lieu du 25 au 28 juillet 2008 à Strasbourg.
Environ une quinzaine de personnes étaient présente, dont certains habitués de ces pages.

Divers questions y ont été abordé dans la chaleur moite et statique de l'été Strasbourgeois (35 °C, 0 Km/h de vent)

Le programme se trouve ici : http://lisaac.u-strasbg.fr/index.php/R%C3%A9union_25-28_juil(...)
Parmi les points fort, on pourra remarquer la présentation de travaux autour de Lisaac : externalisation des optimisations, Programmation par aspect, une GUI automatique, le fantastique binding OpenGL de Damien Bouvarel, le nouvel Isaac OS. Citons aussi, pour ne pas l'oublier, "Raton Parser" une librairie de mapping mémoire.

Eurent lieu quelques débats théologiques : Quid de la gestion des erreurs, de la compilation de module, de la gestion de la configuration des librairies, choix cornélien entre GIT et Mercurial, etc...

L'externalisation consiste, grâce à un pattern visiteur, de détecter des pattern au sein du graphe de code que traite le compilateur Lisaac, le compilateur travaillant en interne avec un langage minimaliste (une vingtaine d'instruction).

Isaac OS, qui n'avait pas bougé depuis 2003, a été entièrement repris par Jérôme Hilbert et Simon Fuhlaber, Jérôme ayant joué les prolongations pour implémenter le multitâche dans le système.

GUII, par Johnatan Ponté et Maxime Audrin est un très intéressant système d'adaptation automatique de l'organisation de l'interface afin que celle-ci s'adapte à toute résolution : elle construit un arbre abstrait reprenant l'arbre réel des widgets de l'interface et le transforme en arbre concret pour redessiner l'interface. Outre l'aspect de calcul sur l'arbre, ce projet utilise des possibilités uniquement offertes par Lisaac et plus largement le paradigme objet à prototype.

Vous trouverez les slides ici : http://isaacproject.u-strasbg.fr/download/2008Meeting/



Lisaac est encore en cours d'évolution et donne toujours lieu à des réflexions diverses sur le génie logiciel, l'expérience que l'on a accumulé avec d'autres langages, les extensions qu'on aimerait avoir.
Quelques liens pour illustrer les débats ayant eu lieu :
http://lisaac.u-strasbg.fr/index.php/Aspect_programming
Les présentations de Nicolas Boulay rassemblées ici : http://lisaac.u-strasbg.fr/index.php/Pr%C3%A9paration_r%C3%A(...)
Les Fallback de Mildred : http://mildred817.free.fr/2008/LisaacWorkshop/Slides2008/Fal(...)

Enfin, n'oublions pas l'impressionnant port OpenGL réalisé par Damien Bouvarel (que vous trouverez sur le repo git), qui nous avait déjà gratifié d'un tout aussi impressionnant compilateur Prolog générant du Lisaac.

L'ensemble des présentations présentés durant cette session sont maintenant disponible sur

C'est le débat sur la gestion des erreurs qui m'a le plus marqué, surtout au vu de mes expériences récentes : j'ai été affecté deux mois sur le travail de test d'un énorme logiciel de gestion commerciale, et largement sensibilisé à la vision fonctionnelle du développement logiciel. Du débat que nous avons eu lors de cette réunion, il ressortait, après étude de tous les systèmes de gestion d'erreurs existant, qu'aucun n'était réellement satisfaisant.
Le débat est d'ailleurs né ici même, puisque c'est Nicolas Boulay qui nous a un jour posé la question.
Le système par contrat de Lisaac/Eiffel, est gênant pour son approche "le contrat n'est pas respecté pas donc je crash", mais intéressant dans sa capacité à chercher la cause d'une erreur 20km plus loin.
Le système à exception de Javouille est intéressant dans sa capacité à faire remonter une erreur, à la capter. Le problème est que c'est un système qui peut vite être très mal utilisé, et pour travailler sur des projets de plusieurs millions de lignes en Java/J2EE, même en environnement très contrôlé, cela devient vite très problématique.
Typiquement, Hibernate perd la connexion à la base, il charge des null dans les objets et l'appli part en carafe...
Le errno est intéressant, pas de rupture de contexte, pas de mort du signaleur, mais difficile de savoir d'où ça vient.

Récemment dans mon entreprise, j'ai beaucoup travaillé avec les fonctionnels, et j'espère d'ailleurs continuer sur cette voie qui permet de prendre un recul très intéressant sur la capacité de l'humain de se représenter ce que doit rendre possible un logiciel, quel service doit-il offrir. Les fonctionnels que j'ai rencontré m'ont expliqué que, selon eux, les langages utilisés dans l'industrie étaient conçu pour faire plaisir aux développeur, mais pas "orienté client". En particulier la gestion des erreurs est un énorme problème : le logiciel doit se comporter de diverses manière en cas d'erreur logiciel survenu quelques part, mais pas forcément de façon bloquante : une souscription à un service sur son téléphone portable doit pouvoir marcher même si la base de données est momentanément hors d'usage, ou fournir le service au client, même si la banque n'a pas encore répondu.
Je ne parle même pas des erreurs qui ne remontent pas, ou remontent mal..

C'est pour cela qu'il faudrait se demander si l'invention d'un système d'erreur ne deviendrait pas nécessaire : on pourrait imaginer un système basé sur un moteur de règle, avec un arrière gout Prolog. Cela aurait l'avantage de pouvoir gérer des conjonctions d'erreurs, et au compilateur de déterminer les cas possibles d'interaction pour proposer aux développeurs de prévoir une réponse. Le moteur de règle serait intrinsèquement d'assez haut niveau pour être accessible au fonctionnel, qui pourrait alors faire des choix.
Reste qu'il nous manque un modèle, que nous implanterions alors sûrement dans le langage...

Quelques liens :
http://lisaac.u-strasbg.fr/index.php/Gestion_d%27erreur
http://lisaac.u-strasbg.fr/index.php/Reflexion_de_08/2008

http://mildred817.free.fr/2008/LisaacWorkshop/Slides2008/Ges(...)
http://mildred817.free.fr/2008/LisaacWorkshop/Slides2008/Ges(...)

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Mon Blog préféré...

Posté le 03 décembre 2008
-2
Il est raciste, intégriste religieux, bouseux assumé et fier de l'être, inculte, persuadé qu'il détient la vérité de Dieu du fin fond des états-unis. Il a un blog, et il affiche fièrement qu'il est un gros beauf, j'ai nommé http://redneckrepublican.wordpress.com
Ce blog est effarant. On est partagé entre l'envie de rire, et la consternation quand on sais que pas mal de beauf au fin fond des états-unis, jamais sorti de leur campagne, sous éduqués pensent comme lui, et élisent le chef de l'état de la première puissance mondiale.
Il vit évidemment dans le Mississipi.

Son combat ? Les liberals, la gauche aux états-unis, le centre droit ouvert et eduqués.
Bien evidemment, Fox news dit la vérité (ben voyons !), Bush est un saint (!!!!) - ce qui fera sans doute drastiquement baisser le niveau de QI des saints de la chrétienté - et Obama est un nègre, c'est à dire un sous homme.

Il y a quelques billets d'anthologies, comme celui-ci où il explique que Dieu a créé le pétrole (bien évidemment, puisque Dieu à créé la terre en 6 jours), que les musulmans vont de toutes façons en enfer puisqu'ils ne reconnaissent pas Jésus (et en tant que gros beauf sous éduqué, il ne sait pas Jésus est un des prophètes les plus important pour les musulmans), et donc, merveilleux syllogisme, que Dieu a voulu le pétrole pour les américains... Mais pourquoi l'a t-il mis sous les pieds des arabes alors, et pas aux Etats-unis (qui en ont beaucoup moins) ? Pour éprouver les fidèles ?
Les voix du seigneur sont impénétrables...

Son billet 9 steps to identify liberals est tout aussi hillarant, surtout que nous français y sommes visés.
Racisme oblige (Dieu n'aime pas les noirs voyons, mais d'ailleurs pourquoi les a-t-il créés ? Pour servir les blanc ?), les noirs et asiatiques sont visés en premiers... Viennent les français, les gens avec un autre accent que le sien de gros beauf du fin fond de son pays de bouseux, les profs, les non chrétiens, etc....

Sa vision d'intégriste est simple : ceux qui ne sont pas intégristes comme lui vont en enfer, les autres au paradis. Bien entendu, il est parfaitement morale d'être raciste.

Heureusement, pour l'humour, certaines bonnes volontés, viennent allumer cet obscurantiste patenté pour se moquer de lui, mais de toutes façons il est totalement irrécupérable.

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L'espèce humaine est miséreuse

Posté le 29 octobre 2008
9
Mon cher journal, Je ne résiste pas au plaisir de te conter cette fabuleuse histoire de plaque d'immatriculation que le gouvernement veut changer car l'ancien arrive au bout, principalement à Paris.
Un système plus intelligent a donc été pensé : plaque d'immatriculation assigné au véhicule à vie, numéro national.

Quel scandale ! Car comment saura t-on de quel département j'ai éclo ? Je suis vendéen/mayennais et fier de l'être !! Je veux que mon département soit affiché en gros sur la plaque, pour affirmer mon attachement à la terre (qui ne ment pas, comme chacun sait).
Ainsi s'est créé un mouvement, association loi 1901 gorgée d'élus de tout bord (qui savent se rassembler pour les grandes causes nationales) "Jamais sans mon département !".
On a ainsi vu apparaître des tags rebelles envahir les centres villes, et les voitures de bourgeois.

C'est vrai, comment vas t-on repérer un vendéen (qui conduit n'importe comment, par définition), un parisien (qui sait conduire, avec un comportement dangereux) ?

Le gouvernement, dans sa grande magnanimité, a résolu à aider le pauvre homme à marquer son attachement à sa terre, en mentionnant obligatoirement le département... de son choix ! Avec le logo de la région correspondante !
Le récit :
http://www.liberation.fr/societe/0101165473-plaques-d-immatr(...)

Je me demande de quel département je pourrais me réclamer...
Et je me demande surtout ce que le snobisme et la honte des origines va impliquer...

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Les fondements démographique de la crise financière

Posté le 24 octobre 2008
6
Un court et très intéressant article dans Le Monde, rubrique opinion

Il suffit de regarder autour de nous, et de regarder dans le rétroviseur pour remarquer que les plus de 50 ans ont le mieux profité de la situation de paix discontinu qui a prévalue en Europe et aux Etats-Unis depuis 1945.
Profitant du boom économique, des logements pas cher, pour pas mal d'entre eux, acheté lors d'une période d'inflation sans précédent (celle des années 1970) qui rendait peu à peu les remboursement d'emprunt de moins en moins dolore, la génération de mes parents et leur ainés en sont arrivés à posséder plus de la moitié du patrimoine détenu par des particuliers.
Comme l'article le précise bien, on hérite souvent après 50 ans.

Louis Chauvel, sociologue, analyste de la crise de l'ascenseur social expliquait il y a quelques mois dans l'émission Esprit Public (le dimanche à 11h sur France Culture), que le pouvoir d'achat en immobilier des jeunes d'aujourd'hui, par rapport à leur salaire, est moitié moindre que celui de leur parents (il y a 25 ans).

La crise des subprimes, mais surtout la chute du marché de l'immobilier, si la baisse des prix en France se confirme*, risque de toucher les possédants de ces biens, donc, les vieux (qui en passant nous ont une fois de plus mis dans la m*** puisqu'ils ont élus Sarkozy).

L'auteur évoque une inflation qui risque de nous tomber sur le coin du nez d'ici peu.
C'est fort probable, car même une politique belliciste de la BCE - qui en a d'ailleurs pris le contrepied, en s'accordant avec la FED pour baisse les taux - dans les années à venir, va difficilement pouvoir nous éviter l'inflation qui suivra l'inondation de crédit, injecté en ce moment pour éviter la catastrophe, suivez mon regard...
"L'inflation est l'euthanasie des rentiers" disait Keynes, et ce pourrait bien être le cas.

En tout cas, aux états-unis, c'est bien parti pour, car l'immobilier baisse sans discontinuer, et les expulsions se poursuivent.
Malgré la récession, le temps que le déclin macro économique des USA se fasse, on risque bien d'assister à un transfert des richesses, une fois que le resserrement du crédit ce sera un peu calmé et la phase d'inflation démarrée.

Cela suppose beaucoup de chose, mais quelques part, ça ne serait pas plus mal...

* On peut se poser quelques questions, car si le marché de l'immobilier est totalement bloqué du fait de la raréfaction de crédit (j'ai un copain qui vient de se faire licencier économiquement d'un courtier en négociation de prêt, c'est concret, les banques prêtent plus), le marché locatif est toujours en crise, ce qui va impliquer qu'au pire les propriétaires pourront toujours se faire payer un loyer.

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Qu'allons nous devenir sans insectes polinisateurs ?

Posté le 20 septembre 2008
15
On en parle comme d"un sujet assez secondaire, mais un grande catastrophe serait bien en passe de se profiler à l'horizon : partout dans le monde on assiste à une surmortalité des abeilles, comme en rend compte Dennis van Engelsdorp[1], chercheur en agronomie à l'université de Pennsylvanie.
On assiste à une surmortalité de 30% par rapport à la normale, chaque années.

Rappelons que 80 % des plantes, et le même pourcentage de plante alimentaires nécessitent des polinisateurs, dont les abeilles fournissent les gros bataillons des 100 000 espèces qui remplissent ce rôle.

J'ai personnellement assisté ces dernières années à des manifestations extrêmement inquiétantes : j'ai vu des jardins fruitiés sans aucun fruit, et de nombreuses ruches que j'ai toujours vu en activité désespérement vide.
Mon grand père, qui fut apiculteur (amateur) pendant très longtemps, m'a affirmé ne jamais avoir vu en 70 ans une situation aussi critiques. Ses ruches qu'il a confié à un apiculteur plus fringant sont quasiment toutes mortes, sans avoir fait faute de les mal surveiller.
Les reproductions deviennent de plus en plus difficile...

Si la situation perdure, les conséquences sur notre société seront extrêmement grave !
Peut-être qu'avec quelques millions de morts, une sous-nutrition chronique, même dans les pays développés, on comprendra qu'il faudrait peut être cesser de mettre des pesticides partout ?

Devra t-on se mettre faire des abeilles OGM résistantes aux pesticides (de Monsanto, évidemment) ?

[1] http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008(...)

> Lire le journal (58 commentaires, moyenne: 4,9).

Richard Wright n'est plus

Posté le 15 septembre 2008
15
C'est avec une grande tristesse que je viens d'apprendre la mort de Richard Wright, à 65 ans, d'un cancer.

Claviériste discret de Pink Floyd, Richard Wright a été pour beaucoup dans la définition du son moderne, a expérimenté toutes sortes de sons, poussé très loin les synthétiseur des années 70 (écoutez le solo de synthé dans Dogs - Animals), pour en faire autre chose que ce que nous proposait Jean-Michel Jarre ;-)

Mais loin d'être un expérimentateur de sons froids et techniques, c'était un homme doté d'une grande sensibilité, fragile, qui a composé des morceaux superbes et profond comme "The great gig in the sky" (Dark Side of the Moon).
Des délires sympa dans Ummaguma...

Et tant d'autres...

Bien que Pink Floyd ne fasse plus grand chose depuis pas mal d'années, c'est triste de perdre un tel musicien.

> Lire le journal (43 commentaires, moyenne: 3,1).

Troll de compétition

Posté le 26 août 2008
-15
"Il y a deux type d'informaticiens : les informaticiens compétents, qui maîtrisent UNIX, et les autres..."

> Lire le journal (21 commentaires, moyenne: 3,2).

Découpage de phrases en structure Sujet-Verbe-Objet

Posté le 08 août 2008
0
Bonjour, je cherche à écrire un petit programme permettant de découper des phrases en structure sujet - verbe - objet, ie. de découper ma phrase en groupe sujet, groupe verbal, et groupe objet.

Un exemple simple :
"Pierre et son ami ont fabriqué un avion en papier"
Ici, le groupe sujet est "Pierre et son ami" ,
le groupe verbal "ont fabriqué",
et le groupe objet "un avion en papier"

Un autre moins simple :
"Un employé de la télévision publique suédoise a découvert dans les archive, cet été, une vidéo inédite d'un concert de Jimi Hendrix"
Groupe sujet : "Un employé de la télévision publique suédoise"
Groupe verbal : " a découvert dans les archive, cet été,"
Groupe objet : "une vidéo inédite d'un concert de Jimi Hendrix"

J'imagine que ce genre de problème est un grand classique en TAL (Traitement Automatique du Langage), néanmoins, je ne parviens pas à trouver une doc claire et xploitable sur le sujet. Je manque aussi de recul sur l'ensemble des solutions existantes.

A priori, j'imagine que l'on peut traiter le problème simple de la manière suivante : Etant donné que je dispose de Morphalou, un arbre XML listant 600 000 mots et donnant leur nature grammaticale de chaque mot ("mangeaient" dans morphalou est défini comme le verbe manger à la troisième personne du pluriel, à l'imparfait de l'indicatif. De même "il" est un pronom personnel), j'imagine que je peux repérer des structures grammaticales schématiques et découper en fonction :
"Charles joue à la balle" : Charles = pronom personel (nom propre) ; joue = indicatif présent, 3ème personne du singulier ; à = préposition ; la = déterminant ; balle = nom commun;
Et donc de matcher que mon groupe sujet est mon pronom, mon groupe verbal mon verbe et mon groupe objet ma structure Préposition+déterminant+nom commun.

Le problème est que je peux avoir une grande variabilité dans ce genre de schéma. J'imagine qu'il est impossible de découper de grande phrase Desprogiennes (aller pour le plaisir : "'La femme est le produit d'un os surnuméraire', disait Bossuet qu'on ne saurait taxer de mysoginie étant donnée l'excellente compréhension qu'il afficha toute sa vie à l'endroit de la gente féminine, Huguenottes et catins exeptées"), mais au moins d'avoir des résultats probant pour des phrases à peu près simple.

D'où mes questions :
- Quels sont les principales approches utilisées pour résoudre ce problème (Prolog, Markov, ???) ?
- Existe t-il des cours, des docs exploitables sur le sujet ?

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Un processeur pour répartir linéairement les calculs entre GPU

Posté le 18 juillet 2008
0
Ce sera principalement des liens... une start-up israëlienne, Lucid Logix, a conçu un processeur permettant de répartir les calculs sur plusieurs GPU, connectés en SLI.

D'après la société, cela permet de répartir linéairement les calculs. Ils veulent le proposer avant tout pour le grand public (j'en vois d'ailleurs pas trop l'intérêt, à part pour quelques extrémistes), puis pour le calcul (là d'accord).

Liens :

http://www.lucidlogix.com/technology/technologies.html
http://www.lucidlogix.com/
http://www.tgdaily.com/content/view/38410/135/
etc...

> Lire le journal (13 commentaires, moyenne: 4,2).

La solution à la pénurie de pétrole.

Posté le 30 juin 2008
0
Eh oui ! Nous sommes sauvé ! Nous pouvons continuer à consommer comme avant, aller toujours plus loin dans le matérialisme le plus obtus, l'exploitation des ouvriers chinois, les guerres en afriques, etc...
Le choc énergétique n'est pas pour demain : la solution existe.

Le pied !

Fonctionnement/principe

Les diatomées sont des algues unicellulaires constituant l'essentiel de la biomasse du plancton en mer comme en eau douce. Ces sont elles qui sont à l'origine des falaises de craie ainsi que du silex.
Ce sont de fabuleuses nano-usines biochimique capable de fixer le CO2 par photosynthèse.
Comme les plantes terrestres, elles utilisent l'enzyme rubisco (Ribulose 1,5 bisphosphate carboxylase) pour casser le C02 et en récupérer le carbone,
lors d'un cycle biochimique que les spécialistes nomment cycle de Calvin.
Théoriquement le cycle de Calvin produit du sucre, mais la présence de l'enzyme acétylcoenzyme A carboxylase (ACCase) chez les diatomées permet de produire des lipides en cas de stress en calcium. De même, en cas de stress azoté, les algues vertes unicellulaire ont tendance à avoir le même comportement.

6CO2 + 12H2O + lumière -> C6H12O6 + 6O2 + 6H2O

La société GreenFuel Corporation, émanation du MIT (eh oui, encore eux ! ), a commencé à passer en phase industrielle. Ils ont conçu un système de bio-réacteur couplé à une centrale à charbon, qui envoie ses fumées de combustion dans ceux-ci au lieu de les balancer dans l'atmosphère.
Le bio réacteur est une sorte de triangle constitué de tubes, dans lequel barbotent les algues et le CO2 injecté.



Rendements

Le gaz injecté aux algues est constitué de 13% de CO2, ainsi que pas de Nox dont on essaie aussi de se débarrasser.
Non content d'absorber 80 % de Nox si exposé à une luminosité maximale, les algues retraitent jusqu'à 80 % du CO2... et 50% par temps couvert.

Pressées, on obtient une huile végétale qui, bien qu'assez visqueuse, peut être directement utilisés par les vieux moteurs diesels... ou les nouveaux s'ils deviennent conçus pour.
On obtient 75 % de la masse des algues en huile pur par simple pression à froid, 99% avec un solvant organique (qui augmente pour le moment les coûts).

Les algues sont environ 30 fois plus productives que le colza : unicellulaires, elles baignent en milieu aqueux, avec en suspension tout ce dont elles ont besoins.

Un chercheur a ainsi calculé que 38 000 km² de ce système (soit à peu près la surface de la région Pays de la Loire) permettrait de produire la consommation annuelle des USA !!
Les désert ne manquent pas, et un telle surface est assez facile à trouver.

Les calculs montrent qu'au maximum, le baril de biopétrole, coûte 120 $ !!!

Conséquences

Cette technologie a plusieurs intérêts majeurs :
- Le biopétrole devient avec ce système une sorte d'énergie solaire stockable.
- Le biocarburant produit est très propre (pas de souffre), et totalement biodégradable.
- On pourra difficilement mieux utiliser l'énergie solaire : la photosynthèse est un système fonctionnant depuis 3 milliards d'années, quand les mécanismes évolutifs valident à ce point un système, c'est qu'on peut difficilement faire mieux. Suffit de regarder l'équation bilan plus haut pour s'en convaincre.
- Potentiel de l'excès de CO2 pour en faire de l'énergie utilisable.

On peut craindre la réaction des industriels pétrolier. Depuis que je suis gosse, j'entends des histoires de créateurs de moteurs alternatifs au pétrole, ayant disparu bizarrement sans laisser de traces. En France, Total fait la pluie et le beau temps, et vu que le baril de pétrole à 500 $ leur assurera des bénéfices faramineux, ils préfèreront scier la branche de la société sur laquelle ils sont assis, à moins qu'ils se reconvertissent intelligemment. Mais vu leur inertie (corps de métier, complexes industriels, ...), j'ai un peu peur.

Un problème de cycles

Pour le moment, le système nécessite de bruler du charbon pour fournir du CO2 en grande quantité : d'une façon ou d'une autre, il faut fournir une concentration suffisamment de CO2 pur pour le faire barboter dans les tubes.
Il faut donc trouver le moyen de fournir du CO2 :
- Le charbon n'est pas l'idéal, c'est une énergie fossile, mais c'est très facile à bruler, on a l'habitude et on a qu'à brancher les fumées de sortie sur les bioréacteurs. En passant, on produit de l'électricité
- Le bois consomme beaucoup de CO2 en phase de croissances. Mais si l'on utilise cette source, au vu des quantité d'énergie consommées, il va falloir être vraiment intelligent, pour ne pas flinguer les sols. Il faudra replanter tout de suite, gérer intelligemment les essences d'arbres, les cycles. Vu les implications géopolitiques (on peut pas planter n'importe où), c'est tout de même risqué. De même, cela soutiendra la voiture électrique.
- Encore des algues ? De même, on pourrait les utiliser, soit en mer, soit en bassin, pour aller chercher le CO2 de l'atmosphère, de la mer (la mer absorbe chaque année 92 milliards de tonnes de CO2, et en rejette (pour le moment) 90). Une fois séchée, elle pourrait servir de combustible
- On pourrait coupler ces diverses solutions avec un pseudo mouvement perpétuel : l'apport énergétique venant du soleil, on peut toujours bruler une partie de l'huile produite, ça fera toujours de l'électricité.


Bref, il nous faut un poumon, qui nous sauvera peut être du réchauffement. car on aura forcément des émissions de CO2.

Business

C'est l'entreprise GreenFuel Corporation qui a lancé la danse. Les USA ont une vieille expérience des algues pétrolières : issu de travaux lancés à l'époque par la NASA.
GreenFuel passe en phase commerciale cette année, forte de son essai réussi sur le CoGen, une centrale de 20 MW au charbon.
Les américains qu'on caricature en gros pollueur deviennent de plus en plus écolos : ils évoluent beaucoup plus vite que nous, c'est dans leur culture.

En France, eh oui incroyable mais vrai, il y a un concurrent ! Comme quoi il y a du talent dans ce pays, encore que nos chers énarques ne nous ont pas encore planté le projet, ce qui ne va sans doute pas tarder, histoire de s'assurer une belle carrière dans le privé, devinez chez qui ?

Shamash, n'est pas vraiment une entreprise : c'est un projet de l'Inria avec le pôle de compétitivité Cap énergie, dans le midi, Ifremer, diverses équipes sur le territoire. Ils font la même chose, mais ont l'air moins avancé. Ils ont l'air de faire ça à la franchouillarde : on parle, on fait des
J'avoue que je ne sais pas ce que l'Inria fait là dedans, mais il y a plein de fric à gagner, ils ont tout à fait raison.
Malgré tout, espérons qu'ils ne vont pas planter la "poule aux oeufs d'or" comme les projets Caml, et Isaac (j'ai assisté au désastre de près, ils voulaient vendre Isaac OS aux chinois !!).
La différence, c'est que ça, c'est une véritable poule aux oeufs d'or.

Bref, préparez vous à mettre vos économies chez ces deux là, l'avenir leur appartient !

Dossier complet : http://www.greenfuelonline.com/news/Biofutur.pdf

(Merci à Will)

PS : je vous le met quand même, j'hésite, parce que c'est le Mal™ , ya du flash : http://www.biopetroleo.com/english/index2.htm

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