La licence professionnelle CoLibre ouvre son recrutement

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7
mai
2008
Éducation
Démarrée l'an dernier, la licence professionnelle "Communication Logiciels Libres et Sources Ouvertes" (connue aussi sous son petit nom de CoLibre), vient d'ouvrir son recrutement pour la prochaine rentrée.

Si vous avez un niveau bac+2 que vous souhaitez vous former en communication en ayant comme particularité, des compétences pour utiliser des logiciels libres, cette licence est certainement faites pour vous.
Quelques points de repères à partir de l'expérience de la première promo :
  • Les candidats recrutés étaient à 50% des candidates
  • Les formations d'origines étaient variés ( de formations généralistes en sciences humaines à des formations SRC ou informatique)
  • Une formation ouverte vers la formation continue (30% des candidats)
  • Pendant un an vous êtes immergés dans l'univers du libre pour faire de la com: oublié Photosh..., oublié Dreamw..., oublié windo..., oublié indesi..., on communique avec tout ce qui se substitue à ces outils et qui se trouve dans les dépôts ubuntu (distribution GNU/Linux utilisée sur les machines en cours)
  • Des intervenants professionnels et universitaires

Cette formation ouvre vers l'ensemble des métiers de la communication à bac+3 (chargé de comm', assistant et chargé de projet, rédacteur, webmaster, formateur et accompagnateur TICE...) visant particulièrement le secteur des collectivités territoriales, des associations et ONG, des entreprises qui souhaitent migrer leurs solutions communicantes vers des outils libres.

Cette formation est dispensée par l'ICOM (institut de la communication de l'Université Lumière Lyon2).

Aller plus loin

  • # Les niveaux d'études

    Posté par . Évalué à 8.

    Visiblement, c'est ici au sein d'une université, donc ceci est logique.
    Mais qu'elle est vraiment l'utilité d'avoir un bac+2 pour suivre une telle formation.

    J'ai vraiment l'impression qu'en France, on pousse aux études juste pour les études et pas par besoin.

    Suivant les cursus, deux bac +2 n'auront aucun point commun, ce qui montre que finalement, ce n'est pas le savoir acquit durant ces deux ans qui intéresse.

    Que l'on est besoin de 5 ou 7 ans d'études pour certaines professions, je suis d'accord. Mais c'est dans une suite, ce sont des années à apprendre. Demander à des gens de faire deux ans d'études juste histoire de dire qu'on a fait deux ans d'études, je trouve ça de la pure perte de temps (et d'argent pour tout le monde, les études coutent beaucoup).

    À part ça, c'est une très bonne initiative (quoi que visiblement, ça n'en est plus une, vu que ce n'est pas la première année) et je suis ravis de voir le libre se développer dans les universités (j'ai de très mauvais souvenirs de turbopascal sur windows).

    Petite question : des années précédentes, avez-vous recensé des manques aux logiciels libres par rapports à ce qui était auparavant utilisé dans les logiciels propriétaires ?
    • [^] # Re: Les niveaux d'études

      Posté par . Évalué à 3.

      La nécessité d'avoir un bac+2 pour rentrer dans cette licence n'est pas une nouveauté. Beaucoup de licences Pro nécessitent un bac+2 car elles correspondent à un niveau bac+3 et correspondraient à une troisième année de spécialisation.

      Le fait de demander un niveau Bac+2 reste logique puisque la licence est un cycle en trois ans et que ce type de licence se fait en un an. De plus, un bac+2 est un niveau DEUG (dans le système précédent les système LMD) et il est donc logique qu'un niveau DEUG puisse accéder à un niveau Licence de son choix.

      Après, je suis d'accord sur le fait que deux Bac+2 n'auront pas le même cursus, mais bon, ça permet une certaine hétérogénéité qui reste appréciable à mon avis.
      Et techniquement, on peut théoriquement attendre un travail différent d'un niveau bac+2 que d'un niveau bac.

      De plus, vu qu'il s'agit bien d'une licence, il s'agit forcément d'un niveau bac+3 il faut donc qu'il y ait eut deux ans précédemment validés car une licence se construit en trois ans.

      Enfin, tout ça pour dire que ce n'est pas si incohérent que ça en a l'air. :-)
      • [^] # Re: Les niveaux d'études

        Posté par . Évalué à 6.

        Mis à part : « Et techniquement, on peut théoriquement attendre un travail différent d'un niveau bac+2 que d'un niveau bac. », tes arguments sont sur la logique par rapport au système (et comme je l'avais dit, je suis d'accord là-dessus).
        Il est bien normal que pour donner un diplôme de bac +3 à un étudient en un an qu'il lui faut par avance un bac +2.

        Ma critique n'était pas sur cette formation qui s'inscrit dans notre système éducatif, mais sur le système en lui-même qui va d'un côté favorisé des études inutiles, et d'un autre côté, empêcher l'accès à des formations utiles à des gens qui peuvent très bien en avoir les compétences.

        Un bac+2 littéraire serait-il ici plus compétent qu'un simple bachelier ? (voir non bachelier, parce que bon, sans vouloir troller sur le bac…).

        Après, il y a la question de la maturité mais qui ne dépend pas des diplômes.

        Une personne de 30 ans que cela intéresse mais qui n'a que son bac devra se faire deux ans d'études inutiles dans n'importe quel domaine pour avoir le droit de suivre la formation (on demanderai d'avoir un bac+2 dans un domaine particulier car il y a des acquits nécessaires, ce serait autre chose).

        Cela concerne donc à peu prêt tout les emplois, ou cours demandé des bac+n sans spécificité.
        Ça donne l'impression qu'on préfère voir les jeunes à l'école, ça fait ça de moins à l'anpe.
        • [^] # Re: Les niveaux d'études

          Posté par . Évalué à 3.

          Une personne de 30 ans que cela intéresse mais qui n'a que son bac devra se faire deux ans d'études inutiles dans n'importe quel domaine pour avoir le droit de suivre la formation (on demanderai d'avoir un bac+2 dans un domaine particulier car il y a des acquits nécessaires, ce serait autre chose).
          Une personne de 30 ans que cela intéresse devrait pouvoir faire une Validation des Acquis par l'Expérience qui lui apporteront l'équivalence Bac+2 nécessaire pour suivre le cours.

          Ajoutons que ce cours (que je ne connais pas) demande probablement du travail personnel de type universitaire, travail dont on a déjà les bases avec un Bac+2 en poche quel que soit son domaine. Enfin, ce n'est que mon avis. ;)
    • [^] # Le Bac pour tous, donc inutile.

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      J'ai vraiment l'impression qu'en France, on pousse aux études juste pour les études et pas par besoin.

      C'est surtout que comme il a été donné un mot d'ordre "le bac pour tous", notre cher état avait deux choix : soit augmenter l'enseignement et aider les élèves à réussir le bac, soit descendre le niveau du bac. C'est ce dernier choix qui a été fait (ce n'est pas nouveau, il y a 10 ans à la fin de ma première année de classe prépa qui n'avait rien d'un parcours de vacances, on s'est fait explosé par un sujet du bac d'il y a 40 ans... La honte), l'université doit accepter tout le monde aussi, donc c'est après qu'on "sélectionne".
      Pas le choix, la sélection (et l'enseignement) qui se faisait avant ne se fait plus.
      Et avec un Bac+2, pour rappel, on a un niveau "Technicien", donc la sélection n'est pas si méchante que ça.

      Oui, c'est con, mais le lycée ne fait plus son travail, il arrive parfois qu'on fasse des dictées au lycée (c'est du vécu) alors que l'apprentissage de l'écriture devrait être fini à l'école élémentaire, donc bon, comment faire autrement quand on propose une formation?

      J'aimerai bien qu'on arrête cette sélection "Bac" rien que pour être serveur au MacDo, que l'école oriente vers des métiers sans passer x années d'études qui servent à rien, que les entreprises arrêtent de filtrer au nombre d'années après le bac, mais bon... On peut pas changer seul la face du monde :(.

      PS : et ce n'est pas qu'en France, c'est "mondial".
      • [^] # Re: Le Bac pour tous, donc inutile.

        Posté par . Évalué à 2.

        > PS : et ce n'est pas qu'en France, c'est "mondial".
        Je ne crois pas les pays anglo-saxon sont nettement plus souples à ce niveau-là que les Français.

        Sinon, je suis globalement d'accord que le niveau de l'enseignement a très fortement baissé.
        Paradoxalement, le collège unique a plus bénéficié aux classes moyennes et supérieures qu'aux classes populaires. En abaissant le niveau de l'enseignement, on a automatiquement réduit les chances des enfants les moins favorisés, les autres bénéficiant de réductions fiscales pour être gardé par une vraie nounou et non pas par la télé, de cours particuliers, d'un environnement plus stimulant sur le plan intellectuel etc ...
        L'école permettait auparavant de réduire les inégalités, aujourd'hui elle les accentue sans même assurer les acquis fondamentaux.

        On a préféré mettre en avant l'enseignement général au détriment de l'enseignement professionnel (devenu une poubelle de l'éducation nationale pour parquer les "cancres") pour des raisons électoralistes. 80% d'une classe d'âge au Baccalauréat reflète plus une décision électoraliste qu'une vraie politique éducative.
        D'ailleurs, cette décision stupide est à l'origine de la défaillance de l'enseignement supérieur Français car si le nombre d'étudiants a explosé, les moyens eux n'ont pas bougés.
        Les moins touchées étant les grandes écoles qui ont su modérer la taille des promotions.
  • # Débouchés ?

    Posté par . Évalué à 2.

    Le proprio est tellement majoriataire dans les entreprises, administrations, etc... que je me demande ce qu'on peut faire en sortant :
    - se faire embaucher dans une boîte/assoce/ONG/administration qui a une démarche délibérément pro-libre et pour qui une formation orientée libre est un critère important
    - se faire embaucher dans une boîte qui fait du prorio mais qui se dit (à tort ou à raison) que quelqu'un qui maîtrise un logiciel libre saura forcément s'en sortir avec son équivalent propriétaire (qui peut le plus peut le moins)
    - être apiculteur... ( http://linuxfr.org/poll/send,151.html )

    En tout cas lorsque les entreprises sont enfermées dans des solutions propriétaires, on met ça facilement sur le compte de le système éducatif qui ne forme que sur ces outils; et celui-ci de renvoyer la balle en disant qu'il forme sur ce qui est utilisé. Les premiers pas d'un côté comme de l'autre sont toujours des bonnes nouvelles.
    • [^] # Re: Débouchés ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      Le proprio est tellement majoriataire dans les entreprises, administrations

      parce que les gens ont été intoxiqués pendant leur formation...

      que je me demande ce qu'on peut faire en sortant

      inverser la tendance
      • [^] # Re: Débouchés ?

        Posté par . Évalué à 1.

        >>Le proprio est tellement majoriataire dans les entreprises, administrations
        >parce que les gens ont été intoxiqués pendant leur formation...

        Pas uniquement: les sommes énormes amassées par Microsoft montre bien que les fournisseurs de logiciels propriétaire peuvent gagner plus d'argent que ceux open-source, donc un fournisseur de logiciel aura tendance a faire du propriétaire pour gagner de l'argent.

        C'est argent venant bien sûr des poches des clients, ceux-ci ont tout intérêt a se regrouper pour faire leur propre logiciel open-source ce qui leur reviendrait moins cher sur le long terme bien sur, mais c'est tres compliqué a gerer..
        Et même quand cela arrive, il reste le probleme de compatibilité avec l'existant propriétaire qui en général est pret avant..

        Donc il y a bien des raisons pour lesquel le proprio est majoritaire a l'heure actuelle, pas seulement une intoxication des gens.


        >>que je me demande ce qu'on peut faire en sortant
        >inverser la tendance

        Ou se retrouver au chomage..
        Apres dans certains domaine (l'embarqué) Linux est bien positionné pour tout rafler, donc comme d'hab, ça dépend..
        • [^] # Re: Débouchés ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          C'est argent venant bien sûr des poches des clients, ceux-ci ont tout intérêt a se regrouper pour faire leur propre logiciel open-source ce qui leur reviendrait moins cher sur le long terme bien sur, mais c'est tres compliqué a gerer..
          Dans le cas de logiciels relativement complexes c'est simplement impossible pour des petites et moyennes entreprises. Payer un ou plusieurs développeurs à créer puis mettre à jour un logiciel revient surement plus cher que de payer des licences (malgré les prix exorbitants) à une boite spécialisée dans le soft proprio...

          Et donc à moins de réunir des dizaines de moyennes entreprises, pour ne pas dire des centaines de petites, il est difficilement envisageable qu'un soft complexe mutualisé sorte à un prix raisonnable (vis à vis de l'acquisition de logiciels proprio).

          En revanche, le libre a déjà crée des alternatives sérieuses aux logiciels proprio les plus courants et ça peut servir dans une entreprise. Je pense par exemple à OOo mais c'est un exemple qui ne rejoint surement pas ce à quoi tu pensais (pas spécialisé à quelques boites)
          • [^] # Re: Débouchés ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Et donc à moins de réunir des dizaines de moyennes entreprises, pour ne pas dire des centaines de petites, il est difficilement envisageable qu'un soft complexe mutualisé sorte à un prix raisonnable (vis à vis de l'acquisition de logiciels proprio).

            C'est que qu'a fait ADULLACT http://www.adullact.org/ qui s'est donné pour objectif de soutenir et coordonner l'action des collectivités territoriales, des administrations publiques et des centres hospitaliers dans le but de promouvoir, développer, mutualiser et maintenir un patrimoine commun de logiciels libres utiles aux missions de service public.
        • [^] # Re: Débouchés ?

          Posté par . Évalué à 2.

          C'est aux clients d'exiger des fournisseurs de logiciels qu'ils soient libres.

          Il ne s'agit pas d'une guerre Microsoft V.S. Linux (dans les deux camps d'ailleurs on vend du libre et du propriétaire), mais bien d'éducation des utilisateurs. Le jour où les acheteurs de Windows exigeront du libre, je doute que MS se batte bec et ongle pour le proprio : ils vendront ce qui est demandé.

          Dans ce cadre cette formation à la communication sur les logiciels libres me semble tout à fait judicieuse, et étant donné la masse incroyable d'incompréhension qu'on rencontre chaque jour à ce sujet, y a du boulot !
          • [^] # Re: Débouchés ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            C'est aux clients d'exiger des fournisseurs de logiciels qu'ils soient libres.

            si ils pouvaient commencer par choisir du multiplateforme ça serait déjà pas mal... quand je vois des applications "web" qui ne fonctionnent que depuis Windows ET avec IE je m'interroge sur la santé mentale des concepteurs et des clients...
          • [^] # Re: Débouchés ?

            Posté par . Évalué à 3.

            >C'est aux clients d'exiger des fournisseurs de logiciels qu'ils soient libres.

            Le fournisseur n'acceptera que s'il pense gagner plus d'argent en vendant le logiciel libre ou le support associé qu'en perdant la clientele de ces clients et en vendant a ceux qui acceptent du propriétaire.

            Et que font les clients si le fournisseur refuse?

            C'est donc une situation assez irréaliste que tu expose..
            • [^] # Re: Débouchés ?

              Posté par . Évalué à 1.

              Le fournisseur n'acceptera que s'il pense gagner plus d'argent en vendant le logiciel libre ou le support associé qu'en perdant la clientele de ces clients et en vendant a ceux qui acceptent du propriétaire.

              Je ne suis pas sûr de comprendre, tu veux dire que vendre des logiciels libres ferait perdre des clients ?

              Et que font les clients si le fournisseur refuse?

              Ils peuvent s'adresser à un autre fournisseur de logiciels.

              C'est donc une situation assez irréaliste que tu expose..

              Pas à en croire le nombre croissant d'appels d'offre que je vois passer où le fait que le logiciel soit libre fait partie des exigences, ou que je travaille actuellement dans une PME qui, entre autres activités, vend des logiciels libres.

              Je ne tiens pas à imposer ma réalité face à la tienne, chacun a ses expériences et je ne doute pas que le tout proprio soit encore d'actualité dans de nombreux secteurs. Je voulais juste souligner que c'est aux clients de demander le changement : à part quelques visionnaires les fournisseurs de logiciels s'arrêtent souvent à l'aspect financier à court terme.
              • [^] # Re: Débouchés ?

                Posté par . Évalué à 2.

                >>Le fournisseur n'acceptera que s'il pense gagner plus d'argent en vendant le logiciel libre ou le support associé qu'en perdant la clientele de ces clients et en vendant a ceux qui acceptent du propriétaire.
                >Je ne suis pas sûr de comprendre, tu veux dire que vendre des logiciels libres ferait perdre des clients ?

                Par rapport a un produit existant propriétaire oui, car une fois que le logiciel libre est vendu a un client, il est virtuellement disponible pour tous les clients, donc apres c'est le support qu'on paye..
      • [^] # Re: Débouchés ?

        Posté par . Évalué à 2.

        Le proprio est tellement majoriataire dans les entreprises, administrations
        parce que les gens ont été intoxiqués pendant leur formation...


        Cela serait oublier le principal inconvénient des logiciels libres par rapport au propriétaires: le support. Même si on trouve de plus en plus de SSII qui offre un support correct, un DSI aura tendance à préférer un éditeur qui a pignon sur rue à une communauté.
        Mais heuresement les exceptions sont (de plus en plus) nombreuses.
        • [^] # Re: Débouchés ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Sauf que le support des logiciels propriétaires est très souvent en dessous de tout.

          Exemple: CEGID
          TRES grosse entreprise informatique. Support technique gravement incompétent (et payé fort cher). Corrections de bugs=lorsqu'ils en ont envie, etc.
  • # [humour]

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Rah et encore une licence de plus pour faire du libre, on s'y perdait déjà...

    --> []
  • # Niveau d'études et débouchés

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    Intéressé que ce sujet ouvre sur des questions sur les cursus. Pour répondre sur le cas de ce diplôme:

    Pourquoi bac+2 : en effet car à la sortie c'est un diplôme estampillé bac+3, mais aussi parce que 'lon recherche des étudiants ayant une maturité dans leur cursus professionnel et intellectuel. Bac+2 est un repère dans la mesure où se diplôme est ouvert sur la VAE (validation des acquis de l'expérience).

    Ceci permet à des personnes de candidater en fonction de leur parcours personnel et pas uniquement sur la présentation d'un diplôme.

    Ce diplôme est aussi à destination des personnes qui ont un projet de formation continue.

    Il permet aussi à des personnes en activité(par l'intermédiaire de la VAE notamment), de faire reconnaître un niveau qui n'a pas été sanctionné par un diplôme.

    Pour ce diplôme, il n'y a pas de filière type pour postuler: il n'est pas nécessaire d'être informaticien (mais il ne faut être allergique aux ordinateurs)... ce qui compte c'est avant tout la motivation d'un projet professionnel intégrant la communication et le libre.

    Les débouchés:
    En effet cette formation est marginale par rapport à un marché basé sur une soi-disant demande des professionnels et une soi-disant réponse de la formation à l'utilisation des solutions propriétaires.
    Nous ne préparons pas à ce marché, mais à des offres qui demandent de la part des candidats d'avoir une personnalité et des capacités d'adaptation aux besoins d'une structure, non aux modes que leur imposent certains professionnels.
    La première promo sortant en septembre, on ne peut pas objectivement aujourd'hui dire où seront embauchés les diplômés. A titre d'indication, on peut actuellement se référer aux lieux de stage:médiathèque, agence d'événement, webagency, service informatique, municipalité, groupe de presse, ss2l, chaîne de restaurant, organisme éducatif...

    Les limites logiciels libres vs proprios:
    D'un point vue purement technique, le manque dans le libre est aujourd'hui du côté des outils d'authoring multimédia
    En infographie l'essentielle des pratiques de conception est couverte, en revanche la chaîne PAO-Prépresse peu et doit progresser notamment sur le passage de l'écran au papier.
    Du poitn de vue de la communication électronique et en particulier web, l'avantage est plutôt au libre, d'autant que les grosses solutions proprios ne sont plus aussi adaptés qu'il y a quelques années aux métiers de la publication web.

    Sinon nous souhaitons rappeler que nous formons à des compétences et connaissances sur des pratiques et non sur des asservissements à des outils (fussent ils estampillés libres).
    Nous faisons de l'infographie et pas du Gimp, des diaporama et pas du Impress, des CMS et pas du Joomla ou du SPIP... Chaque logiciel ne nous intéresse que parce qu'il sert un besoin, un projet communicationnel.

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