L'alternative BSD

Posté par (page perso) . Modéré par Amaury.
1
24
août
2006
Communauté
Suite aux différents articles concernant les BSD, il m’a semblé intéressant de faire un tour d’horizon rapide de l’univers des systèmes d'exploitation BSD.

Il n’y a pas un noyau BSD, mais des noyaux BSD ayant tous la même origine 4.3BSD-Lite. Quatre noyaux majeurs cohabitent : OpenBSD, NetBSD, FreeBSD et le petit dernier DragonflyBSD. Un nouveau a été annoncé il y peu : MidnightBSD, fork de FreeBSD, encore trop jeune pour être évoqué plus longuement.

Tour d’horizon :
  • FreeBSD est apparu en version 1.0 en 1993. Le but de ce projet est de fournir un système d’exploitation efficace pour n’importe quelle utilisation (serveur, bureautique, etc.). Initialement focalisé sur la plate-forme x86, il est disponible sur x86, x86_64, ARM, IA-64, PC-98 et UltraSparc.
  • NetBSD est apparu en 1993 en version 0.8. Le but de ce projet est la portabilité, plus de 50 architectures répertoriées.
  • OpenBSD est apparu en 1994, c’est un fork du projet NetBSD, mené par un leader charismatique et controversé : Theo de Raadt ; le but de ce projet est la sécurité et la liberté totale : pas de propriétaire supporté officiellement ou non par le projet et 16 plate-formes matérielles supportées : Alpha, AMD64, cats, HP 9000 séries 300 et 400, PA-RISC, i386, luna88k, mac68k, macppc, mvme68k, mvme88k, SPARC, UltraSPARC, Zaurus, SGI et DEC VAX.
  • DragonflyBSD fork de FreeBSD est apparu en juin 2003, pour continuer le développement de la branche 4.x de FreeBSD, les modifications des versions 5.x n’étant pas jugées utiles.

Tous les projets BSD sont capables au travers d’une couche d’émulation d’utiliser les binaires Linux. NetBSD et OpenBSD permettent également de faire tourner les binaires SVR4 (Solaris), FreeBSD, Linux, BSD/OS, SunOS et HP-UX.

Ils ont tous le même mode de développement, c’est à dire que le noyau et les outils de base du système (userland) forment un tout indissociable offrant ainsi une très grande cohérence.

Tous les BSD utilisent la licence BSD, une licence très controversée dans le monde libre par sa grande permissivité. Elle offre la possibilité notamment d’être utilisée dans du code propriétaire, ce qui permit la généralisation de pile TCP/IP en son temps, mais aussi l’adoption rapide et massive de SSH.
  1. La technique

    Le mode de développement des BSD est très différent de celui de Linux, le premier est souvent qualifié de réfléchi et le second de frénétique.

    Avant l’acception de tout code dans le noyau ou le userland, celui-ci doit être étudié, validé, codé et « propre », afin d’assurer sa pérennité, il est donc audité par les développeurs, et met très longtemps avant d’être intégré dans le CVS, et encore plus à rentrer dans la branche stable du développement.

    Ceci permettant ainsi d’offrir un système de base très stable tant au niveau fonctionnel, mais aussi au niveau développement : API, ABI. La réutilisation du code est grandement facilitée, il est fréquent de voir les différents BSD reprendre du code en provenance des autres projets dans les outils de base, et dans le noyau directement.

    De plus pour rentrer dans le CVS officiel, tout code doit être documenté. Les différents BSD brillent par leur documentation (manuel principalement) et particulièrement FreeBSD et ses Handbooks.

    Le moindre pilote, le moindre outil, la moindre API, etc. a sa page de manuel (très appréciable pour avoir des informations sur le matériel supporté et le fonctionnement des outils) cette documentation est à jour et chaque modification dans le code entraîne la mise à jour des manuels.

  2. L’utilisation
    Pour un utilisateur standard, le fonctionnement entre les différents BSD et les différentes distributions Linux est le même, et les programmes annexes sont les mêmes. D’ailleurs le système de package de NetBSD pkgsrc (utilisé aussi par DragonflyBSD) supporte de multiples noyaux et plates-formes non BSD x86 : Solaris, Linux (certaines distributions l’utilisent), IRIX, AIX, Interix (MS SFU), etc.

    Les quatre BSD majeurs sont fonctionnels et utilisables au quotidien.

  3. Les distributions

    Autour de ces quatre BSD majeurs gravitent un petit nombre de distributions, elles sont de trois types :
    - packaging autour du système de base complet,
    - utilisation du noyau uniquement,
    - les appliances.

    1. Le packaging

      Contrairement aux distributions Linux, il s’agit ici de rester 100% compatible avec le système d’exploitation à l’origine de la distribution.

      Se retrouvent ici :
      - PC-BSD : système basé sur FreeBSD dont le but est d’offrir une version de FreeBSD accessible au plus grand nombre, elle est 100% compatible avec FreeBSD, permettant d’utiliser les ports et les packages de ce dernier, et offre un nouveau système de package complémentaire, les pbi, très fortement inspiré du monde Windows.
      - Desktop-BSD : basé aussi sur FreeBSD ayant les même objectifs que PC-BSD, mais par un autre moyen : fournir des interfaces graphiques simples et cohérentes pour l’administration d’un FreeBSD
      - les live-CD : FreeSBIE, roFreeSBIE, Frenzy, basés sur FreeBSD, et OliveBSD,Anonym.OS basés sur OpenBSD

    2. Utilisation du noyau et éventuellement du userland

      Il s’agit ici beaucoup plus d’une approche identique à celle des distributions Linux : reprendre un noyau, des outils de base et fournir un système d’exploitation complet.

      Se retrouvent ici :
      - Debian GNU/kFreeBSD : noyau FreeBSD avec le userland GNU, système de package : apt/dpkg.
      - Debian GNU/NetBSD : noyau NetBSD avec le userland GNU, système de package : apt/dpkg.
      - Gentoo/FreeBSD : noyau FreeBSD, userland FreeBSD, système de package portage.
      - Gentoo/NetBSD : noyau NetBSD, userland NetBSD, système de package portage.
      - Gentoo/OpenBSD: noyau OpenBSD, userland OpenBSD, système de package portage.

    3. Les appliances ou distributions spécialisées

      Il s’agit dans ce cas là de distributions légères ultra spécialisées pour répondre à un besoin précis, "out-of-the-box" :
      - FreeNAS : basé sur FreeBSD, son but est de permettre la création d’un NAS complexe très rapidement avec une interface d’administration web simple.
      - pfsense : basé sur FreeBSD et le firewall PF de OpenBSD, il permet de mettre en place un firewall évolué avec les éventuels outils connexes, authentification, proxy, etc.
      - m0n0wall : basé sur FreeBSD, spécialisé dans le firewalling.
      - G4u : basé sur NetBSD est spécialisé dans le clonage de système en réseau.


  4. Le systèmes de packages

    Tous les BSD gèrent deux systèmes de package : l’un binaire, des paquets tgz ou tbz gérant les dépendances avec un set d’outils pour les télécharger, installer et désinstaller. Ce set d’outil est très simple mais très efficace. Ce set d’outil a le même nom et fait les mêmes choses sur chacun des BSD : pkg_add, pkg_delete, etc. mais le code est différent et les fonctionnalités ne sont pas exactement les mêmes.

    Conjointement, viens se greffer un système de paquets sources, permettant de compiler les programmes à ajouter et choisissant les options de dépendances de fabrication de package.
    Sous FreeBSD, ce système est le système de ports, répertoriant plus de 15000 entrées. OpenBSD gère aussi son système de ports, le nombre de paquets disponible y est plus restreint (~3000) car les gens d’OpenBSD sont très regardant quand à la qualité du code et la sécurité des programmes disponibles. NetBSD et DragonflyBSD partagent le système pkgsrc déjà évoqué plus haut, disposant ainsi de plus de 7000 paquets.

  5. Actualité

    • FreeBSD devrait sortir en version 6.2 en octobre.
    • NetBSD devrait sortir en version 3.1 d'ici quelques semaines.
    • OpenBSD devrait sortir bientôt en version 4.0.
    • DragonflyBSD vient de sortir en version 1.6.0.
  • # un truc inutile

    Posté par . Évalué à -9.

    - Debian GNU/NetBSD : noyau NetBSD avec le userland GNU, système de package : apt/dpkg.

    Ce truc est totalement inutile et illustre bien la tendance "debian" de compliquer inutilement les choses, et de perdre de l'énergie dans des trucs inutiles. Je préfère de loin le système de packages NetBSD à l'usine à gaz qu'est apt.

    Franchement, qui se sert de ça? Ceux que l'usine a gaz Debian intéresse, ou ceux qui sont dérangés par la licence BSD utilisent Debian (la vraie, bien lourde), et ceux qui préfèrent la simplicité et la légèreté de NetBSD utilisent NetBSD.
    • [^] # Re: un truc inutile

      Posté par . Évalué à 10.

      Youha. Si ca c'est pas du troll !! Tu recherches le combat et c'est beau autant d'énergie :-)

      T'aurais pu dire également :

      merci baptux pour ton article assez sympa qui permet d'avoir un petit oeil sur la pléthore des BSD.
      • [^] # Re: un truc inutile

        Posté par . Évalué à 3.

        T'aurais pu dire également :

        merci baptux pour ton article assez sympa qui permet d'avoir un petit oeil sur la pléthore des BSD.


        Je viens de relire mon article et il est vrai que j'aurais du le formuler autrement. J'ai écrit mon message un peu vite. La manie Debian de compliquer les choses simples a tendance parfois à m'agacer, et une journée un peu difficile m'a fait perdre ma modération. Je vous présente mes plus plates excuses pour ce message. Je vais donc reformuler mes propos de façon moins trollesque, parce que je voudrais réellement connaitre l'intéret de Debian/xBSD.

        Quelle est l'intéret d'une couche Debian par dessus uin noyau xBSD? Qui s'en sert et pourquoi ? NetBSD par exemple brille par sa simplicité de prise en main (pas de "surcouche" apt qui à mon sens ne fait que compliquer les choses simples). J'aurais tendance à voir ces projets comme une perte de temps. Et vous?

        ( est-ce mieux ainsi ?)
        • [^] # Re: un truc inutile

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Je n'ai jamais trouver le systéme de package des *BSD simple alors qu'apt je connais.
          Le truc le plus interressant dans les deux Debian on BSD c'est qu'on a un noyaux BSD + un userland GNU.
          Ce qui permet de s'amuser à corriger les src qui ne compilent pas.
          • [^] # Re: un truc inutile

            Posté par . Évalué à 2.

            Tu as essayé le couple portupgrade/portinstall (freebsd seulement de mémoire)? Par défaut ils bossent sur les ports, mais avec un switch kivabien ils travaillent avec les packages précompilés plutôt que les ports.

            Après on peut toujours dire que ça ne fait pas partie du système de base à l'instar d'apt sur une Debian...
          • [^] # Re: un truc inutile

            Posté par . Évalué à 5.

            Et, du côté Debian, on a une distribution qui peut utiliser différents noyaux.
            On rend donc Debian moins dépendante de Linux.
        • [^] # Re: un truc inutile

          Posté par . Évalué à 1.


          Quelle est l'intéret d'une couche Debian par dessus uin noyau xBSD? Qui s'en sert et pourquoi ?

          Peut être ai-je mal compris (la notion de noyau "xBSD"), mais un O.S. ce n'est pas seulement un noyau, c'est également les logiciels côté utilisateur (http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d'exploitation). Donc une couche Debian est logique dans le sens où cela permet d'avoir un véritable O.S. [1].


          NetBSD par exemple brille par sa simplicité de prise en main (pas de "surcouche" apt qui à mon sens ne fait que compliquer les choses simples).

          Je ne connais pas du tout les BSDs (et donc en particulier NetBSD), et je ne peux parler des avantages, en revanche, si cette simplicité, d'après toi, doit s'accompagner d'une surcharge de travail de la part de l'administrateur[2], je peux comprendre que l'administrateur puisse préférer avoir une "usine à gaz".


          J'aurais tendance à voir ces projets comme une perte de temps. Et vous?

          Ma foi chacun fait ce qu'il veut de son temps, et si en plus il y a des utilisateurs pourquoi pas ?

          [1] par rapport au fait de n'avoir que le noyau évidemment, il n'y a pas de troll là :-)
          [2] évidemment le gars qui n'a qu'une machine ou deux, et tout son temps de travail consacré à leur maintenance, peut ne pas voir cela comme une surchage
          • [^] # Re: un truc inutile

            Posté par . Évalué à 3.

            Peut être ai-je mal compris (la notion de noyau "xBSD"), mais un O.S. ce n'est pas seulement un noyau, c'est également les logiciels côté utilisateur (http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d'exploitation). Donc une couche Debian est logique dans le sens où cela permet d'avoir un véritable O.S. [1].

            Merci pour le cours, je sais ce qu'est un OS. La couche "logiciel utilisateur" existe déjà sur les xBSD (voir l'article d'origine). Les BSD forment un tout (noyau+logiciel utilisateur). C'est pour ça que je me demande quel est l'intérêt de prendre un noyau BSD et de lui ajouter une couche Debian.

            en revanche, si cette simplicité, d'après toi, doit s'accompagner d'une surcharge de travail de la part de l'administrateur[2], je peux comprendre que l'administrateur puisse préférer avoir une "usine à gaz".

            Tu ne connais effectivement pas les BSD.
            • [^] # Re: un truc inutile

              Posté par . Évalué à 3.


              Les BSD forment un tout (noyau+logiciel utilisateur). C'est pour ça que je me demande quel est l'intérêt de prendre un noyau BSD et de lui ajouter une couche Debian.

              Jusqu'à quel point les logiciels utilisateurs font partis du tout ? [1]


              C'est pour ça que je me demande quel est l'intérêt de prendre un noyau BSD et de lui ajouter une couche Debian.

              Cela m'embête tout de même que tu utilises le mot noyau comme ca [2]. La question est plutôt : Qu'y trouve les utilisateurs dans cette couche applicatif Debian [3] ?

              [1] J'imagine qu'un KDE ne fait pas partie du tout ? Y-a-t-il un shell bash d'inclu dans ce tout ?
              [2] Remarque que le rédacteur fait bien la distinction.
              [3] Je n'en ai aucune idée, mais si tu en as, vas-y, donnes en quelques unes :-)
            • [^] # Re: un truc inutile

              Posté par . Évalué à 3.

              Je crois que le but est plutôt de prendre une debian et de lui mettre un noyau BSD. Ca prends tout son sens si pour une raison ou une autre, on voudrait s'affranchir du noyau linux.
              Au début de l'affaire SCO, par exemple, ça représentait une sécurité pour l'avenir de debian, car même s'il était déjà évident que les revendications d'SCO étaient abusives, l'issue du procès n'en était pas moins incertaine...

              Quand à la raison pour laquelle on peut préférer rester sous debian plutôt que de passer entièrement sous BSD... Question de temps ou de disponibilité, d'habitudes qu'on à pas forcément envie de changer, de goûts personnels...
    • [^] # Re: un truc inutile

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      Ce truc est totalement inutile (...) Je préfère

      Inutile parce que.. tu « préfères » ? Tu serais plus convaincant si tu essayais de t'appuyer sur des arguments précis.

      En l'état, ton message se résume à un monstrueux troll sur Debian qui te décrédibilise toi plutôt que Debian :)
    • [^] # Re: un truc inutile

      Posté par . Évalué à 2.

      Posté par totof2000
      Ce truc est totalement inutile et illustre bien la tendance "debian" de compliquer inutilement les choses, et de perdre de l'énergie dans des trucs inutiles.

      Quand je vois ça dans un message de ce genre, je sais tout de suite que c'est un troll. Répétion d'un mot péjoratif (inutile inutilement inutiles), aucun questionnement, uniquement des affirmations et des certitudes qui ne sont pas étayés...
      (il y a un questionnement, mais seulement rhétorique qui sert des propos en rien intéressant...)
      Si il te plait, évite ce genre de commentaire...
    • [^] # Re: un truc inutile

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Diantre ! Ce mode de pensé existe donc toujours : "Je trouve inutile, donc c'est inutile pour tous le monde, donc ca doit être éliminé". Impressionnant.

      Et moi qui pensais bêtement qu'il n'en existait plus de la sorte. Vite vite, mettons-le dans un bocal avant qu'il ne se gâte.
      • [^] # Re: un truc inutile

        Posté par . Évalué à -1.

        Juste une question: ou ai-je dit que ça devait être éliminé?
        J'ai simplement dit (maladroitement je le reconnais) que je ne voyais pas l'intérêt d'un tel projet.
        • [^] # Re: un truc inutile

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Les auteurs du projet voit eux un interet.
          Qui es-tu pour t'interroger dessus ?

          Si quelquechose est créé, c'est que quelqu'un en a besoin quelquepart.
        • [^] # Re: un truc inutile

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Je décrivais un mode de pensé. Souhaitez la disparition de quelque chose est la continuité logique de le déclarer inutile.

          Je pense que tout le monde ne voit pas l'utilité de tel ou tel projet vis-à-vis de ses besoins ou préférences. Il est en effet maladroit de sauter le pas en le déclarant inutile et donc sans aucune légitimité d'exister.

          Voilà, c'est tout.
    • [^] # Re: un truc inutile

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      Ce n'est en aucun cas inutile, même si le projet semble avoir peu d'intérêt de prime abord, il apporte indirectement à tous les projets concerné par cette plate-forme de bénéficié de :
      Correction de bug : plus une application est utilisée, compilée dans des environnements différents, plus il y a de chance de faire ressortir des bugs potentiels et donc de les corrigés : le code y gagne donc en propreté, et donc en perennité.
      En portabilité.
      • [^] # Re: un truc inutile

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        utile, inutile ... franchement ça vaut pas le coup de s'user les phalanges pour écrire ça.

        En tout cas le post est trés utile pour moi, car trés interessant et détaillé.
        Merci baptux ;)
      • [^] # Re: un truc inutile

        Posté par . Évalué à 1.

        moi je le pensais pas inutile , mais mort
  • # La licence.

    Posté par . Évalué à 2.

    Bonjour,
    J'ai toujours été très intrigué par la viabilité de la licence BSD, en quoi est-elle différente du domaine public ? il n'y a apparemment pas de contrainte, même au niveau de la citation d'auteur. Ce qui me fait dire que j'aurais aimé avoir plus d'informations sur la licence BSD (et sur Wikipedia, il n'y a pas grand chose... donc si des choses intéressantes sont dites, peut-être sera-t'il bien de les diffuser dans wikipedia).
    Un cas comme ça, pour détruire les systèmes à base de BSD et se faire son système propriétaire facilement :
    "Peut-on faire un système BSD Proprio et porter plainte pour divulgation de secrets industrielles ?"
    Ou sinon, avec la licence GPL, on met tout un système BSD sous licence GPL, et hop, dès qu'un constructeur s'en sert, on dit, divulger le code source, c'est du code GPL..
    En fait, je me demande comment peut cohabiter plusieurs licences pour un même document/code source ...
    • [^] # Re: La licence.

      Posté par . Évalué à 10.

      J'ai toujours été très intrigué par la viabilité de la licence BSD, en quoi est-elle différente du domaine public ?
      Le domaine publique est elle une licence valide partout ?

      l n'y a apparemment pas de contrainte, même au niveau de la citation d'auteur.
      1. Redistributions of source code must retain the above copyright
      * notice unmodified, this list of conditions, and the following
      * disclaimer.
      * 2. Redistributions in binary form must reproduce the above copyright
      * notice, this list of conditions and the following disclaimer in the
      * documentation and/or other materials provided with the distribution.


      On doit donc citer l'auteur.

      "Peut-on faire un système BSD Proprio et porter plainte pour divulgation de secrets industrielles ?"
      Sur quel motif ?

      Ou sinon, avec la licence GPL, on met tout un système BSD sous licence GPL, et hop, dès qu'un constructeur s'en sert, on dit, divulger le code source, c'est du code GPL..
      Ben le code qui a été redistribué sous BSD reste sous bsd, meme si le changement est fait par ceux qui detiennent les copyrights...
      C'est les modifications futures qui seront sous la nouvelle licence.
      De plus si tu ne detient pas les copyright tu ne peux pas retirer la licence BSD (
      Redistributions of source code _must retain_)....
      Tu peux seulement y ajouter une licence compatible.

      En fait, je me demande comment peut cohabiter plusieurs licences pour un même document/code source ...
      C'est très délicat.
      INAL, mais je dirais que c'est la licence la plus "forte" (ie la plus restrictive) qui gagne.
      • [^] # Re: La licence.

        Posté par (page perso) . Évalué à 10.

        > En fait, je me demande comment peut cohabiter plusieurs licences pour un même document/code source ...
        C'est très délicat.
        INAL, mais je dirais que c'est la licence la plus "forte" (ie la plus restrictive) qui gagne.
        _____

        Euh... ce serait plutôt l'inverse: c'est la moins restrictive qui gagne. En effet si un gars a accès à 2 licences, l'une lui interdisant plus qu'une autre, ben le gars va probablement choisir celle qui lui interdit le moins. ;-) Mais bon en réalité, même ça c'est faux. C'est surtout que chacun prend celle qui l'arrange. C'est à chacun de décider s'il préfère la licence permissive ou la restrictive si on lui laisse le choix.

        En fait pour répondre au questionnement initial, le double licenciement n'est pas si délicat que cela. Seulement dans certains cas, il peut paraître inutile. Par ex, il est certain qu'un code sous BSD est déjà tellement permissif que le licencier autrement en parallèle ne sert strictement à rien (enfin là comme ça en tous cas, je vois pas dans quel cas il pourrait y avoir l'utilité, mais peut-être que des exceptions très précises existent). En effet à partir de la BSD, n'importe qui peut déjà changer la licence (tant qu'il garde mention des auteurs originaux).

        Par contre, il arrive régulièrement que des groupes fassent des progs sous leur propres licences Libres, mais que celle-ci s'avère incompatible avec la GPL. Dans ce cas, ils feront une exception dans leur licence en disant que s'il est besoin d'inclure ce code dans du code GPL, alors vous pouvez switcher le code en GPL. Ca permet aux auteurs de garder leur licence de prédilection tout en ne bloquant pas la réutilisabilité vis à vis de la licence Libre majeure.

        La cohabitation Libre/Proprio est encore plus classique (je sais que MySQL le fait... Trolltech aussi il me semble... et bien d'autres!). En fait elle est particulièrement utile pour entretenir un commerce Libre sans effrayer les boîtes réticentes par le Libre (même si d'un point de vue philo, ça fait des gros trolls). Le principe est simple: notre code est Libre, faites en ce que vous voulez; mais comme on est sous GPL, si vous faites des modifs, vous divulguez. Et c'est là que le bât blesse, puisque ça bloque des boîtes, persuadées qu'elles ont des idées géniales et réticentes à divulguer leur source. Dans ce cas (y a d'autres cas, mais je prends le plus "simple") ben la boîte va payer l'entreprise du Libre pour qu'elle lui octroie une licence proprio personnalisée l'autorisant explicitement à ne pas divulguer son code source (et autre). Evidemment ceci ne gêne en rien tous les autres utilisateurs.

        En fait, c'est le même principe que le fait de contacter un auteur en privé qd un truc vous gêne dans sa licence pour réutiliser et lui demander de faire une exception pour vous. Il peut décider de vous octroyer un droit particulier, donc une licence particulière. C'est pareil sauf que les entreprises qui pratiquent cela mettent en avant ce principe publiquement (en général privé avec les particuliers).

        Et sinon pour les histoires de changement de licence à partir d'une BSD, ben c'est pareil hein, exactement pareil. La BSD, c'est même plus du double licenciement, ni du triple, etc. Non c'est une licence universelle: tu peux en faire ce que tu veux, tant que tu respectes le copyright. Mais évidemment, comme l'a dit Mat plus haut, c'est pas parce qu'on prend un code BSD et en change la licence que la licence BSD disparaît pour autant pour tous les autres hein. ;-)
        De même que l'entreprise qui a payé pour avoir un double licenciement proprio sur un prog Libre ne pourra pas attaquer quelqu'un qui va divulguer du code du prog Libre originel sur lequel la GPL (ou autre Libre, mais c svt la GPL, alors...) s'applique toujours. Faut pas tout confondre. Par contre elle n'a pas à (mais peux si elle le souhaite finalement parce que la GPL est tjrs là et ne lui interdit pas de le faire, bien que la licence proprio elle l'autorise à ne pas le faire :p) à divulguer ses propres modifs, ni n'a à diffuser le code à ses clients qui demandent comme l'impose en général la GPL (puisqu'il a droit à 2 licences, et des 2 il choisit seulement la proprio).

        Voili. Bye.
        • [^] # Re: La licence.

          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

          Bon bah je vais corriger un peu mon commentaire. Après lecture du message suivant -- http://linuxfr.org/comments/746741.html#746741 -- j'ai été intrigué par la remarque de Clearstream affirmant que BSD n'était pas compatible GPL (moi-même persuadé du contraire) et je suis allé vérifier sur la page de la FSF (après tout, c'est la meilleure référence pour la compatibilité GPL: http://www.fsf.org/licensing/licenses/index_html ).

          Bon en fait, il en ressort que l'original BSD a une clause qui oblige les utilisateurs faisant de la publicité pour un prog utilisant BSD a mentionné les auteurs dans la publicité (en plus de le faire dans le code et le manuel, ce qui sont là par contre des procédures habituelles en GPL-compatible). Et il faut croire que cette clause ne plaît pas. Par contre, il y a une version sans cette clause (que la FSF appelle la BSD modifiée) qui elle est compatible.

          Voulant en savoir plus sur l'expansion des diverses licences, je suis donc allé faire un tour sur les sites des diverses distribs, pour voir quelles versions étaient utilisées. Déjà il en est ressorti qu'on retrouve aussi souvent une troisième version de la BSD, non référencée par la FSF, mais logiquement compatible GPL puisqu'elle ne fait que retirer une autre clause à la BSD modifiée (la dernière, empêchant de se faire de la pub sur le nom des auteurs).
          FreeBSD est multi-licenciée (BSD originale, modifiée, GPL, LGPL, etc.); les logiciels du système NetBSD vont avoir tendance à utiliser l'une des versions modifiée ou la GPL, mais la BSD originelle quand le code appartient à la NetBSD foundation; OpenBSD semble promouvoir la licence originelle mais dit que l'on peut trouver du code avec les versions modifiées (par contre, rien de plus restrictif, cad pas de GPL); etc.

          En conclusion il en ressort qu'il existe 3 versions BSD, dont 2 seulement compatibles GPL, et que beaucoup de code BSD utilise encore la version incompatible. Par conséquent là où ce que je disais plus haut est en partie faux, c'est que pour ces codes en question en licence originelle, le double licenciement est plus que nécessaire pour quiconque veut faire du GPL par exemple. En fait à l'heure actuelle, je dirais même que ça gêne plus les développements en GPL que les développements proprios.
          Donc bah voilà encore démontré une utilité du double licenciement: BSD originelle pour ceux voulant faire du BSD ou du proprio, GPL pour les GPLiens... :-)
          Bye.
          • [^] # Re: La licence.

            Posté par . Évalué à 4.

            En fait, la clause de publicité est un boulet que traîne le monde BSD depuis bien longtemps ; elle avait été imposée par le conseil légal de l'université de Berkeley, et tous ceux qui avaient repris la licence ont machinalement conservé la clause sans se poser de question.

            Résultat, on se retrouve avec des kyrielles de clauses de publicités dans *BSD, malgré l'abandon de cette clause par l'université de Berkeley depuis quelques années déjà.

            Afin d'essayer d'endiguer l'apparition de code sous licence BSD avec clause de publicité, OpenBSD recommande de nos jours la licence utilisée par l'ISC, qui est équivalente à une licence BSD à deux clauses, mais avec un texte beaucoup plus court :

            http://www.openbsd.org/cgi-bin/cvsweb.cgi/src/share/misc/lic(...)
            • [^] # Re: La licence.

              Posté par (page perso) . Évalué à 2.

              Il est aussi toujours possible de gentiment demander a l'auteur de retirer la clause, je ne pense pas que beaucoup y tiennent tant que ça si elle a juste été reprise machinalement.

              Sinon, moi, j'utilise la licence MIT : http://www.opensource.org/licenses/mit-license.html
              • [^] # Re: La licence.

                Posté par . Évalué à 2.

                Il est aussi toujours possible de gentiment demander a l'auteur de retirer la clause, je ne pense pas que beaucoup y tiennent tant que ça si elle a juste été reprise machinalement.

                Bien sûr ! Mais il reste quelques irréductibles qui tiennent à cette clause, ainsi que des personnes qui sont décédées entretemps.
          • [^] # Re: La licence.

            Posté par . Évalué à 2.

            > Bon bah je vais corriger un peu mon commentaire. Après lecture du message suivant -- http://linuxfr.org/comments/746741.html#746741 -- j'ai été intrigué par la remarque de Clearstream affirmant que BSD n'était pas compatible GPL

            Je n'ai pas dit tout à fait ça. J'ai dit :
            - "la licence BSD est incompatible avec du code GPL."

            Si le projet est sous BSD, le code doit respecter la licence du projet. Si le code est sous GPL, ça coince.

            Si le projet est sous GPL, le code doit respecter la licence du projet. Si le code est sous BSD ou GPL, c'est OK.
        • [^] # Re: La licence.

          Posté par . Évalué à 2.

          Euh... ce serait plutôt l'inverse: c'est la moins restrictive qui gagne.
          En fait ce que je voulais dire, c'est que dans un projet si t'as des fichiers avec une licence A et d'autres fichiers avec une licence B.
          La licence A authorise quasiment tout.
          La licence B requière entre autre que le code puisse toujours etre redistribué aux personnes ayant eu le binnaire.

          A ne contient rien qui serait contraire à la licence B (A est compatible avec B).

          Alors dans ce cas l'ensemble du projet sera sous la licence B (qui est la plus restritive).


          PS :
          A ~ BSD
          B ~ GPL
    • [^] # Re: La licence.

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      en quoi est-elle différente du domaine public ?


      Sauf erreur de ma part, la licence de type BSD ne retire pas le droit moral de l'auteur, la paternité du travail (à ne pas confondre avec le copyright qui n'existe pas chez nous).

      Quelque chose dans le domaine public est... au public. Si je suis l'auteur d'un code que je place sous une licence de type BSD, j'autorise beaucoups mais j'en reste l'auteur.
      • [^] # Re: La licence.

        Posté par . Évalué à 1.

        Le droit moral est, entre autre, perpétuel. Même si une oeuvre tombe dans le domaine public, à priori son auteur (ou ses représentants) jouit toujours d'un droit moral dessus.
        • [^] # Re: La licence.

          Posté par . Évalué à 1.

          Il me semble que le droit moral n'est pas seulement "perpétuel", il est aussi incessible, d'où les guillemets. En effet, seul l'auteur peut se valoir d'avoir un droit moral sur son oeuvre, et étant donné qu'il ne peut le transférer à une autre personne, ce droit disparait à la mort de l'auteur. Ceci, bien sûr, en droit français uniquement, et si j'ai bien compris le passage concerné dans le billet d'Eolas sur DADVSI, parce que IANAL.
          • [^] # Re: La licence.

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.


            Il me semble que le droit moral n'est pas seulement "perpétuel", il est aussi incessible, d'où les guillemets.

            en droit français ... en droit français ...
          • [^] # Re: La licence.

            Posté par . Évalué à 2.

            Non, la loi française dispose qu'a la mort de l'auteur le droit moral est transféré à ses héritiers. Éventuellement, l'auteur peut choisir d'autre représentants par voie testamentaire.

            (Article L121-1)
    • [^] # Re: La licence.

      Posté par . Évalué à 1.

      En fait, je me demande comment peut cohabiter plusieurs licences pour un même document/code source ...
      C'est très simple, il suffit que le public visé ne soit pas le même pour les deux licences.
      C'est le cas de QT4, une licence GPL et une licence "commerciale".
      Les développeurs désirant développer des applications propriétaires basées sur QT4 doivent acheter une licence "commerciale" et n'ont aucune obligation de redistribuer leur code source tandis que d'autres peuvent utiliser la version GPL de QT4 ( gratuitement) et redistribuer les sources de leurs applications.
      2 visions, 2 licences.
    • [^] # Re: La licence.

      Posté par . Évalué à 1.

      Je me demande ce qui suscite cette interrogation sur la viabilité...
      ...de projets existants pour la plupart depuis plus de 10 ans. :-)
  • # Un peu de relecture ne nuit pas

    Posté par . Évalué à 10.

    Il y a un truc qui fait mal aux yeux dès le début de l'article : la mention de 4.3BSD-Lite.

    Il faut lire 4.4BSD-Lite, et même 4.4BSD-Lite2, même si ce n'est pas tout à fait exacts, puisque FreeBSD et NetBSD sont dérivés de 386BSD avant la sortie de 4.4BSD-Lite et 4.4BSD-Lite2, et que les améliorations de ces deux versions ont été intégrées après coup.

    Et tant que j'y suis à pinailler, OpenBSD est né en 1995 (mais l'éviction de TdR de NetBSD date de 1994).
    • [^] # Re: Un peu de relecture ne nuit pas

      Posté par . Évalué à 1.

      En parlant de relecture et de mal aux yeux :

      "Le moindre driver [...] à sa page de manuel" => a

      Comment doit on signaler les erreurs sur un article, j'ai jamais été certain de comment il faut le faire à part le signaler dans les commentaires, ce qui n'est pas terrible. On ne pourrait pas avoir un lien du style "Signaler une erreur" ?
      • [^] # Re: Un peu de relecture ne nuit pas

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Désolé pour le à au lieu de a, en lisant l'article validé, je me suis rendu compte de cette faute qui me fait mal aux yeux aussi, je ne l'avais pas vue lors de mes relectures avant de poster.

        Merci aux modérateurs/relecteurs pour leur rapidité et leur efficacité : j'ai proposé l'article à 14h30 il a été validé à 17h16, et le texte à bien été corrigé : orthographe, certaines formulations.

        concernant 4.3BSD 386BSD 4.4BSD-Lite et 4.4BSD-Lite2, les débuts de FreeBSD et NetBSD sont un peu chaotiques, 4.3BSD est le point commun à tous, et dire qu'ils viennent de 4.3BSD n'est pas faux car :
        car NetBSD 0.8 est un mélange de BSDNet/2 et de 386BSD.
        NetBSD 1.0 reprend en plus de code de 4.4BSD-Lite
        FreeBSD 1 viens de 386BSD
        FreeBSD 2 viens de 386BSD+4.4BSD-Lite
        FreeBSD 3 comme NetBSD 1.3 rajoute du code de 4.4BSD-Lite2

        Cette présentation se voulant simple, j'ai pris le dénominateur commun à tout ce petit monde et c'est 4.3BSD : parent de BSD net/2 (lui même parent de 386BSD) et parent de 4.4BSD-Lite (lui même parent de 4.4BSD-Lite2)

        c'est quand même plus simple et pas faux de dire qu'ils dérivent tous de 4.3BSD, maintenant j'ai peut être rien compris.

        visuellement ça donne : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/50/Unix_hist(...)

        En revanche, il y a une petite erreur : c'est pas 4.3BSD-Lite mais 4.3BSD si les modérateurs pouvaient corriger ? :)
  • # Un autre

    Posté par . Évalué à 4.

    Dans la liste des créatures de Frankenstein, ne pas oublier MirBSD (aka MirOS BSD), http://mirbsd.de/, un chose dérivé (devrais-je dire « déviant » ?) d'OpenBSD, mais avec des bouts de NetBSD et de camembert dedans.
  • # un autre oubli:

    Posté par . Évalué à 4.

    MicrosoftBSoD

    Désolé.
    tatatata tata tata ouin ouin ouin (musique de "la blague de Michel Denisot", pour ceux qui n'aurait pas reconnu)
  • # l'alternative

    Posté par . Évalué à 1.

    Ah quel mot à la mode alternative, je dirais même plus tendance...
    Alors juste un chtit rappel de français.
    Pour qu'il y ai une alternative, il faut deux choses, donc l'alternative BSD n'est pas français.
    On dira l'alternative BSD / GNU Linux par exemple, c'est à dire le choix entre GNU Linux et BSD...
    Les critiques sur la forme sont faciles, mais comme je m'énerve déjà quand les journaleux font des fautes _ je ne peux que crier contre mon poste, alors quand c'est dans la *communauté* linux...
    • [^] # Re: l'alternative

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      En parlant d'orthographe :
      Pour qu'il y ai : pour qu'il y ait
    • [^] # Re: l'alternative

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Ah quel mot à la mode alternative, je dirais même plus tendance...


      L'alternative à GNU/Linux sans doute. Et oui, ce système est devenu trop populaire, trop bien propre sur lui, trop adopté par l'industrie, sans doute...

      Ce n'est plus hype d'être sous GNU/Linux, c'est trop commun. Est-ce le bon vieux syndrome du genre "mon voisin, ce neuneu est capable d'insaller [Ubuntu|Mandriva]. Je ne peux utiliser la même chose que lui. Je lui suis si supérieur" ? Peut-être pour certains. Mais les BSD ont certains avantages (et certaines lacunes aussi). Nul doutes que d'autres les utilisent pour autre chose qu'être dans le mouuuve.
      • [^] # Re: l'alternative

        Posté par . Évalué à 10.

        Une blague pas très fraîche dit que GNU/Linux est pour ceux qui déteste Windows, FreeBSD pour ceux qui déteste GNU/Linux, NetBSD pour ceux qui déteste OpenBSD, et OpenBSD pour ceux qui détestent tout le monde ;)

        Plus sérieusement, je crois que la principale motivation pour essayer c'est .. la curiosité !

        Après tout, la curiosité, c'est un peu la qualité du geek, et certainement ce qui a motivé beaucoup d'entre nous à découvrir GNU/Linux aussi.
      • [^] # Re: l'alternative

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Euh, en même temps, peut-être que certains apprécient le côté "exotique" d'être parmi les premiers à utiliser un truc qui sera peut-être super à la mode un jour, et ainsi être en avance sur tout le monde quand on leur demandera s'ils savent s'en servir?

        C'est sûr qu'utiliser BSD juste pour dire qu'on est plus fort parce que linux c'est trop facile, ça me fait rigoler un peu aussi, mias moi j'y vois d'autres avantages: la diversité, c'est TOUJOURS une bonne chose. Si on avait une base d'utilisateurs des différents BSD, tous prenant de l'importance, juste pour faire ch... les fabriquants de matériel qui s'accrochent à leurs drivers proprios, ce serait bien!

        Deuxième point: d'un point de vue sécurité informatique, il vaut mieux multiplier les différents systèmes présents sur le net plutôt qu'un "linux partout", qui suscitera tôt ou tard une nouvelle forme de créativité chez les auteurs de virii...

        Donc, qu'il y ait plus d'utilisateurs de BSD, je suis pour!!

        (PS: Je n'ai encore jamais utilisé aucun BSD, mais on ne sait jamais, ça viendra peut-être!)
    • [^] # Re: l'alternative

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      Il est sous entendu ici qu'il s'agit d'une alternative aux autres systèmes d'exploitation libre ou pas.
      les BSD ne sont pas des alternatives à Linux mais des alternatives à tout système d'exploitation.
      • [^] # Re: l'alternative

        Posté par . Évalué à 3.

        Non mais sa remarque est sur le sens du mot "alternative", cela ne désigne pas une des options d'un choix mais bien le choix lui même :

        Tiré du dictionnaire de l'Académie Française :
        "1. Succession de deux états différents revenant tour à tour. Des alternatives de chaleur et de froid, de pluie et de soleil. Il passait par des alternatives d'euphorie et de dépression. 2. Choix nécessaire entre deux propositions, deux attitudes dont l'une exclut l'autre. Il se trouvait devant l'alternative de se cacher ou de s'exiler. Cette alternative est embarrassante. Il n'y a pas d'alternative, il n'y a qu'une solution."
        • [^] # Re: l'alternative

          Posté par . Évalué à 2.

          Tout choix multiple peut se rapporter à une succession de choix binaires : A | B | C | D = A | (B | (C | D)).
          • [^] # Re: l'alternative

            Posté par . Évalué à 1.

            Effectivement, mais dans ce cas on est plus en présence d'une alternative, mais de trois.

            En fait, « alternative » et « choix binaire » sont des synonymes.
  • # Alors là merci!

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Juste un grand merci pour cette news. Je connais pas vraiment l'univers BSD et pour moi ça restait encore trés "barbus".

    Avec cette news tu m'as vraiment envie de tester un BSD. La news est claire, elle m'introduit bien ce qu'est un BSD et surtout me donne envie d'y toucher!

    Au passage quelqu'un a des retours sur le support des portables?
    • [^] # Re: Alors là merci!

      Posté par . Évalué à 7.

      Je suis actuellement sous FreeBSD sur un Thinkpad IBM. J'appréhendais un peu le fait d'installer sur mon portable, et au final ... Aucun soucis !
      Tout a roulé tout seul jusque maintenant. La documentation est abondante ... Voila, que dire de plus ?
      Si ça te tente lance toi ... ;)
    • [^] # Re: Alors là merci!

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Au passage quelqu'un a des retours sur le support des portables?

      Très variable.
      Support loin d'être au niveau de Linux sur un Toshiba Libretto 110CT.
      Presque au même niveau sur un Compaq Armada 7770DMT.

      Pour l'instant, le meilleur support que j'ai eu : FreeBSD.
      Un cran en dessous : NetBSD et OpenBSD.

      N.B. : je tourne en stable, jamais avec les "-current".
    • [^] # Re: Alors là merci!

      Posté par . Évalué à 4.

      J'écris ce message depuis un Thinkpad T43 sous OpenBSD 4.0-beta (-current).
      Le support est tout simplement parfait. La seule chose qui ne fonctionne pas est le lecteur d'empreintes digitales... mais bon.
      Sous les systèmes BSD et plus particulièrement sous OpenBSD c'est un pur bonheur ces Thinkpad's.
    • [^] # Re: Alors là merci!

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      De rien :)

      Mois j'utilise FreeBSD 6-STABLE sur un portable HP/compaq NX9030 sans soucis majeurs :
      cpufreq fonctionne à merveille (pas essayé suspend, m'intéresse pas ce truc :)).
      Tous les périphériques fontionne très bien et sans mettre les mains dans le camboui (rien d'autre que de charger les bon modules au démarrage) y compris WIFI/WPA.
      La 3D sur carte Intel : i915 inside :) est plus aléatoire. ça a fonctionné longtemps 6.1 + patchs de Eric Anholt non encore intégré, mais depuis peu ça ne fonctionne plus car il a mis à jour les DRM qui nécessite maintenant une mise à jour de Xorg en 7.0 (actuellement 6.9 - je pensais que c'était les mêmes ? mais non la version DDX est différente) mais ça devrait se résoudre rapidement Xorg devrait passé en 7.1 après la sortie de FreeBSD 6.2 (octobre), il est déjà prêt mais l'intégration risque d'avoir des effets de bords non désirable avec une release.

      Personnelement je suis rarement tombé sur du matos géré par linux qui ne le soit pas par FreeBSD, même si je sais qu'il y en a.
    • [^] # Re: Alors là merci!

      Posté par . Évalué à 1.

      sur un HP nc4200, ça marche très bien (comme sous Ubuntu d'ailleurs).
  • # on peut les utiliser ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Personellement, j'ai de plus en plus envie de m'initier a d'autres OS que GNU/Linux ... GNU/Linux, c'est très bien mais le système BSD me tente pour plusieurs raisons dont la licence qui correspond plus a mes pensées (même si je ne renie pas l'utilité de la GPL qui devient facilement incompatible).

    Alors , j'aimerais savoir si un système NSD comme PC-BSD par exemple peut être aussi facile a installer/utiliser qu'ubuntu. Ce n'est pas que je n'aime pas configurer mon système à la main, mais j'aime avoir un PC fonctionnel rapidement sans avoir a chercher trop.
    Et aussi, qu'en est-il du support matériel ? Du matériel supporté par Linux, du reste comme les cartes Nvidia.
    Et qu'en est il des logiciels disponnibles ? Même si je me doute que la plupart dfes logiciels libres GNU/Linux sont compatibles, il y a des incompatibilités qui peuvent poser problème parfois, non ?
    • [^] # Re: on peut les utiliser ?

      Posté par . Évalué à 6.

      j'aimerais savoir si un système NSD comme PC-BSD par exemple peut être aussi facile a installer/utiliser qu'ubuntu.

      Je dirais que l'installation / le premier abord d'un PC-BSD est peut-être légèrement moins facile qu'avec Ubuntu lorsqu'on doit gérer des cas exotiques (pb drivers par ex.) mais quand même très abordable, et ne posera pas de soucis à un utilisateur famillier de Linux.
      À l'inverse il me semble que la maintenance (donc a moyen et long terme) est encore plus facile: l'esprit assez minimaliste -surtout chez NetBSD et OpenBSD-, les fichiers de confs documentés par des pages de man très complètes, et l'aspect très unifié de l'ensemble (le userland de base et le kernel sont maintenus par la même équipe, dans un même cvs) qui rend les choses très simples, sans surprises.
      Ah, pour être honnéte: les modalités et outils de mise à jour ne sont pas aussi aboutis que chez Debian/Ubuntu (puisque tu cite cette distro), mais ne sont pas difficiles à utiliser pour autant.

      Et aussi, qu'en est-il du support matériel ?

      Le support du matériel est parfois un peu en retard par rapport au dernier noyau Linux, mais c'est assez vivable. Oui, sous FreeBSD et PC-BSD (pas les autres BSD cependant) il y a des drivers nvidia proprio si tu a besoin de 3D (et bien sûr les drivers xorg si la 2D te suffit).

      Tu peut savoir précisément les périphériques supportés pour les 3 principaux BSD. Ex. pour l'architecture i386:
      FreeBSD : http://www.freebsd.org/releases/6.0R/hardware-i386.html
      OpenBSD: http://www.openbsd.org/i386.html
      NetBSD: http://www.netbsd.org/Hardware/

      qu'en est il des logiciels disponnibles ?

      C'est très similaire à Linux. Tu retrouvera les suites GNOME et KDE, OpenOffice.org, Firefox etc.
      L'installation de Java est casse couille (à cause de la politique de Sun) et bien sûr certains logiciels très bas niveau (qui dépendent du noyau Linux) peuvent manquer à l'appel, mais ils sont peu nombreux (ou disont, pas très pertinent sur un système autre que Linux: iptables, udev, selinux etc).

      Les listes complètes des logiciels disponibles:
      Les ports de FreeBSD: http://www.freshports.org/
      Les ports d'OpenBSD: http://ports.openbsd.nu/
      Les packages de NetBSD: ftp://ftp.netbsd.org/pub/pkgsrc/current/pkgsrc/README.html
      • [^] # Re: on peut les utiliser ?

        Posté par . Évalué à 1.

        (le userland de base et le kernel sont maintenus par la même équipe, dans un même cvs)

        le userland, c'est l'équivalent de coreutil, glibc etc... c'est ça ? Est-ce que chaque *BSD développe sa propre version ?
        • [^] # Re: on peut les utiliser ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Est-ce que chaque *BSD développe sa propre version ?

          Oui, mais les équipes "piquent" fréquemment les bonnes idées des autres BSD.
          C'est également vrai en ce qui concerne le noyau : dans le code de NetBSD, on voit souvent des commentaires de code FreeBSD.

          Un exemple pour le "userland" : pf d'OpenBSD a aussi été repris sur NetBSD, en plus de l'ipfilter déjà existant.
          • [^] # Re: on peut les utiliser ?

            Posté par . Évalué à 2.

            pf en userland ?! pas du tout, efface !

            Comme exemple concret d'userland je dirais OpenNTP écrit par les gars d'OpenBSD et qui a au moins été repris dans DragonFly ou les re-écriture des rares logiciels gpl.

            Sinon, effectivement, tous les différents bsd profitent du code écrit par les autres et cette saine émulation profite à tous.
      • [^] # Re: on peut les utiliser ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Merci beaucoup, je sens que je vais essayer dés ce soir PC-BSD, ne serait-ce que pour voir si mon port parallèle (oùm est branchée mon imprimante) est reconnu¹ :) Je précise qu'il sagit d'une carte additionnelle.

        ¹ https://launchpad.net/distros/ubuntu/+source/linux-source-2.(...)
        • [^] # Re: on peut les utiliser ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          [mavie]
          je sens que je ne vais pas aller plus loin pour ce soir :
          panic: going nowhere without my init!
          Uptime: 10s
          Cannot dump. No dump device defined.
          Automatic reboot in 15 seconds - press a key on the console to abort

          http://forums.pcbsd.org/viewtopic.php?p=30612
          [/mavie]
          • [^] # Re: on peut les utiliser ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Comme dit dans le forum où tu as posté, tu as un problème de lecture sur ton CDROM, lecteur ou media.

            Essaye de regraver ton iso sur un nouveau CD, si ça ne marche pas essaye avec un autre lecteur si tu en as un.
      • [^] # Re: on peut les utiliser ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        OpenOffice.org

        En ce qui concerne OpenBSD, il vient à peine de rentrer dans la liste des ports!

        Sinon, sur NetBSD, Qemu n'est pas au niveau de sa version Linux (e.g. : difficile de faire tourner mon imprimante Windows GDI parallèle dans une machine Windows 3.11 virtuelle).
        • [^] # Re: on peut les utiliser ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Ils ont attendu que des spécialistes se penchent sur la question de la sécurité de OOo, et ils ne l'ont mis dans les ports que quand ils ont été vraiment convaincu que c'était une vrai passoire niveau sécurité ?
          • [^] # Re: on peut les utiliser ?

            Posté par . Évalué à 2.

            Les logiciels fournis dans les ports d'OpenBSD ne bénéficient pas d'une attention énorme en termes de sécurité (contrairement à ce que pensent certains).

            Il y a malgré tout un minimum d'audit des choses les plus horribles. mais ça reste très superficiel. Et bien sûr on profite «gratuitement» des sécurités apportées par la toolchain (propolice, etc).
      • [^] # Re: on peut les utiliser ?

        Posté par . Évalué à 3.

        Pour les logiciels manquants, j'ajouterai aussi Valgrind (vieille version, pas très stable, sous FreeBSD, pas de ports du tout sous OpenBSD), qui me manque beaucoup.
        Certes j'ai aussi des Linuxes sous la main pour valgrinder les softs communs, mais j'adorerai pouvoir valgrinder le système de base d'OpenBSD (je suis un peu qualitycolhic) !

        ps: question, si un dev OpenBSD passe dans le coin (miod ? ;) : y a-t-il des gens qui travaillent là dessus ?

        cf. http://www.valgrind.org
        • [^] # Re: on peut les utiliser ?

          Posté par . Évalué à 2.

          Il y a des gens intéressés, mais personne à ma connaissance n'y travaille actuellement.

          Moi-même, j'ai ça dans ma liste de trucs à faire, mais c'est dans le dernier tiers et comme elle se remplit plus vite que je ne la vide, j'ai bien peur de ne jamais m'en occuper...
      • [^] # Re: on peut les utiliser ?

        Posté par . Évalué à 2.

        Les packages de NetBSD: ftp://ftp.netbsd.org/pub/pkgsrc/current/pkgsrc/README.html


        cette même liste avec une interface plus "sexy" :

        http://www.pkgsrc.se
    • [^] # Re: on peut les utiliser ?

      Posté par . Évalué à 2.

      je crois que j'ai eu peut-être la même réflexion que toi : ce que j'aime surtout dans linux c'est sa base "unix" (terminal etc), et en fait utiliser un bsd c'est voir cela d'une autre manière (puisqu'il y a des différences quand même). Au niveau applicatifs, on retrouve bien entendu presque la même chose que sous linux : kde, inkscape, gimp, tout cela ne présentera pas de différence.
      C'est plus l'administration, et une "impression générale", qui sera modifiée.
      Tout comme essayer une autre distribution linux, essayer freebsd permet d'avoir une nouvelle approche, et pourquoi pas d'en apprendre plus sur la culture unix de façon générale.

      En ce qui concerne l'installation, j'ai opté pour FreeBSD qui me semblait plus "polyvalente" pour mon cas (c'est bien de jouer au |33t en installant autre chose qu'ubuntu que linux, mais je ne voulais pas me prendre la tête non plus :) ). Il y a sans doute également une petite pointe de plaisir à essayer des systèmes un peu intimistes, autres que linux (tout comme BeOS, Solaris etc), mais je crois que ceux qui l'utilisent ensuite au quotidien ont dépassés ce stade.

      Je pensais quand même que cela serait plus compliqué à installer, mais le gestionnaire d'installation est vraiment très bien fait, selon moi ce n'est pas plus difficile à installer que Debian, la seule chose un peu différente est l'histoire des "slices" pour le partionnement, mais cela va bien. Il y a un genre de "centre de configuration" (sysintall) très pratique. J'étais plus tenté par desktop-bsd que PC-BSD, du fait que c'est plus un outil qui vient se greffer sur freebsd qu'une modification du système (je n'aime pas trop l'idée de paquets à installer façon .exe). Je n'avais jamais réussi à l'installer depuis pkg_add -r desktopbsd-tools, comme on voit ici (http://www.freshports.org/sysutils/desktopbsd-tools/ ) jusqu'à présent, mais je viens de voir que l'on trouvait les paquets sur ftp://ftp.freebsd.org/pub/FreeBSD/ports/distfiles/ ou ftp://ftp.desktopbsd.net/ je vais essayer prochainement.

      La seule chose qui m'empêche de faire tourner freebsd plus souvent, c'est que la plupart de mes partitions sont en ext3, et que je n'ai pas spécialement envie de jouer au feu avec des modules pas encore très stable sous bsd pour y accéder en écriture...
      D'un autre côté, Debian / Linux me conviennent bien aussi :)

      pour les pilotes, nvidia fournissent un binaire pour freebsd :
      http://www.nvidia.com/object/unix.html
      (je n'ai pas testé, n'ayant qu'une carte de base sur cette machine)

      Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

      • [^] # Re: on peut les utiliser ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        >> Je n'avais jamais réussi à l'installer depuis pkg_add -r desktopbsd-tools, comme on voit ici (http://www.freshports.org/sysutils/desktopbsd-tools/ ) jusqu'à présent, mais je viens de voir que l'on trouvait les paquets sur ftp://ftp.freebsd.org/pub/FreeBSD/ports/distfiles/ ou ftp://ftp.desktopbsd.net/ je vais essayer prochainement. <<

        En fait sur freshports ils te mettent que tous les logiciels s'installent avec "pkg_add -r" mais cela est vrai que le logiciel existe sous forme de package ( que les logiciels les plus utilisés : kde, gnome, etc...).
        Pour installer le logiciel lit le handbook pour mettre à jour les ports puis va dans le dossier du logiciel et "make install clean".
        handbook : http://www.fr.freebsd.org/doc/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook(...)
        pour les logiciel : http://www.fr.freebsd.org/doc/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook(...)

        >> La seule chose qui m'empêche de faire tourner freebsd plus souvent, c'est que la plupart de mes partitions sont en ext3, et que je n'ai pas spécialement envie de jouer au feu avec des modules pas encore très stable sous bsd pour y accéder en écriture...
        D'un autre côté, Debian / Linux me conviennent bien aussi :) <<

        Perso je n'ais jamais perdu de donné sur mes partoch ext3, de temps en temps un petit plantage alors install e2fsprogs pour faire un e2fsck sur la partition.
        Le module se met facilement , pas comme pour les noyaux linux (troll): tu rajoute "ext2fs" dans les options, tu recompile et hop! tu as le support ext2 et ext3 : bref tout est dans la docs...

        ++
        • [^] # Re: on peut les utiliser ?

          Posté par . Évalué à 1.

          merci, je vais regarder en ce sens alors

          Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

  • # Mouaip

    Posté par . Évalué à 1.

    > Avant l’acception de tout code dans le noyau ou le userland, celui-ci doit être étudié, validé, codé et « propre », afin d’assurer sa pérennité, il est donc audité par les développeurs, et met très longtemps avant d’être intégré dans le CVS, et encore plus à rentrer dans la branche stable du développement.

    Pour ce qui est du noyau, demande l'avis de Reiser. Linux audite aussi le code, etc...
    Il peut être très long (plusieurs mois, voire années) pour être intégré à Linux.

    > La réutilisation du code est grandement facilitée

    Sauf que la licence BSD est incompatible avec du code GPL. Heureusement beaucoup de driver sous Linux ont la double licence (BSD/GPL).
    • [^] # Re: Mouaip

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.


      Pour ce qui est du noyau, demande l'avis de Reiser. Linux audite aussi le code, etc...
      Il peut être très long (plusieurs mois, voire années) pour être intégré à Linux.


      D'un autre côté, en ce qui concerne Reiser, c'est plutôt parce qu'il remet en cause la philosophie du système de fichiers sous Linux, quelque chose d'essentiel.

      On en est encore loin d'un Theo de Raadt et de son équipe en ce qui concerne le niveau pointilleux sur l'integration du code!

      Un petit tour sur le document suivant montre que l'audit, surtout en ce qui concerne le code non essentiel, est, comment dire, parfois "léger" :
      http://www.fenrus.org/how-to-not-write-a-device-driver-paper(...)

      D'ailleurs, certains projets "externes" au noyau ont été mis en place sous Linux pour mettre un peu d'ordre (e.g. : http://janitor.kernelnewbies.org/), alors que c'est fait directement par les développeurs du noyau sur les Net/OpenBSD (je ne connais pas bien FreeBSD).
      • [^] # Re: Mouaip

        Posté par . Évalué à 3.

        > D'ailleurs, certains projets "externes" au noyau ont été mis en place sous Linux pour mettre un peu d'ordre (e.g. : http://janitor.kernelnewbies.org/ ),

        Heu, non, http://janitor.kernelnewbies.org/ n'a pas ce rôle. Mais c'est un excellent travail pour ceux qui veulent s'initier au développement de Linux (ça c'est le rôle de janitor).

        > alors que c'est fait directement par les développeurs du noyau sur les Net/OpenBSD (je ne connais pas bien FreeBSD).

        C'est aussi fait par les développeur Linux. Mais ils ne vons pas refuser un coup de main de janitor.
        • [^] # Re: Mouaip

          Posté par . Évalué à 1.

          La FAQ parle de débutant ET de 'cleaning-up' (nettoyage) du kernel, donc ce projet a bien les deux buts: initier les débutants ET nettoyer le kernel.

          Ce qui implique bien sûr que le kernel Linux a besoin de nettoyage, pas étonnant sur un projet de cette taille..

          Il y a sous Linux des 'coins noir' du kernel comme la gestion des tty, que personne n'ose toucher (ce ne sont pas des projets pour les débutants: trop compliqué), j'ignore s'il y a des problèmes équivalents sur les kernel *BSD..
    • [^] # Re: Mouaip

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      >> La réutilisation du code est grandement facilitée
      > Sauf que la licence BSD est incompatible avec du code GPL.
      > Heureusement beaucoup de driver sous Linux ont la double licence (BSD/GPL).

      Je pense que cela concerne plutôt la réutilisation du code entre les différents BSD, et entre les différentes versions d'un même noyau.
      L'exemple souvent donné concerne l'USB : API interne au noyau réécrite 3 fois sous Linux 2.6, ce qui oblige de revoir les pilotes.
      Linux est un "bazar", les BSD des "cathédrales".
    • [^] # Re: Mouaip

      Posté par . Évalué à 10.

      Pour ce qui est du noyau, demande l'avis de Reiser. Linux audite aussi le code

      Je ne crois pas que l'auteur de la dépêche sous-entendait « à la différence des devs du noyau Linux, qui ne vérifient pas les patches », ce serait une contre vérité.

      L'auteur dit « tout code dans le noyau ou le userland », et c'est le groupement des deux qui est significatif: lorsque le daemon bgp (userland) est maintenu et corrigé par l'un des devs principaux du stack tcp/ip du noyau (firewall et routage par ex.), ou le système de ports/package par un des mainteneurs de gcc/libc, et, dans l'ensemble, quand le userland est relu, audité, vérifié par les devs noyau, on peut dire qu'il y a une intégration robuste, une vérification attentive du code source, sans trop de zone d'ombres. À mon sens, ce « tout le code dans un même cvs » est vraiment une caractéristique importante, significative de la démarche des BSD.

      À ce sujet, je voudrais compléter ma réponse à la remarque de Denis Bodor, qui nous soupçonnait désobligement d'élitisme gratuit, en indiquant ce qui fait que, passé la curiosité, je suis resté fidèle à OpenBSD comme un de mes systèmes favoris.

      Je crois qu'on pourrait comparer OpenBSD à Debian (l'autre de mes OS favoris) parce qu'ils mettent tout deux le paquet (ha ha ha) sur la qualité, fût-ce au détriment de la tentation pour le dernier cri, et sont tout deux des projets militants ardemment pour le libre. Ce sont en somme des frères qui s'ignorent ;)

      Mais ils ont une façon toute différente d'aborder la question de la qualité, c'est pourquoi la comparaison est intéressante (Debian représenterai ici les distros Linux, et OpenBSD les *BSD). Ce genre de comparaison permet de bien voir la différence de « culture » entre les deux familles d'OS, en deçà des objectifs communs:

      * L'« unité de base de travail », si l'on peut dire, pour Debian est en gros le package ; pour OpenBSD ce serait plutôt le fichier/ligne de code source.

      * L'outil central du projet (celui qu'on suit pour savoir ce qui se passe, dont on donne souvent les liens, où l'on voit ce qu'il y a a faire, dont les devs et même les utilisateurs suivent les changements etc.) est dans le cas de Debian, plutôt le bugtracker, dans le cas d'OpenBSD, le cvs. Par ex.: lors de la mise à jour d'un logiciel sous OpenBSD, de nombreuses personnes (y compris les simples utilisateurs) vont voir passer le commit sur le cvs et lire le source de la modif. Chez Debian cela se traduit plutôt, en pratique, par une mise à jour du package que des centaines de personnes vont tester et éventuellement commenter via le bugtracker.

      * La méthode principale de QA (quality assurance), en simplifiant à peine, est pour Debian le testage intensif à grande échelle et la correction systématique des RC bugs ; pour OpenBSD, ce serait plutôt re-audit permanent du source, son "nettoyage" progressif, et l'intégration régulière, dans ce code, de nouvelles méthodes de renforcement.

      * Les développeurs OpenBSD sont beaucoup moins nombreux. Mais ils sont tous développeurs au sens « qui écrivent (et surtout, lisent) du code ». Chez Debian, un développeur est surtout quelqu'un qui fait des packages. Mais chez Debian, les utilisateurs ont plus d'importance: la communauté est très vaste et efficace pour chasser les bugs, voir les corriger. Le nombre plus réduit d'utilisateurs d'OpenBSD ne permet pas de bénéficier de tests aussi intensifs avant les releases, ce qui impose une plus grande prudence sur les changements des sources des logiciels. Un exemple: les utilisateurs Debian sont invités à participer aux BSP (Bug Squashing Parties), où l'on chasse les bugs ; mais seuls les devs OpenBSD participent aux Hackatons (où l'on lis/écrit du code).

      * Une attention égale, chez Debian, à tout les packages officiels (je veut dire qu'ils n'ont pas de bugs RC dans une release). Sous OpenBSD, le focus est intense sur le noyau et le userland de base (qui comprend quand même perl, un serveur smtp, un serveur web etc) mais les logiciels tiers (externes) en package sont moins attentivement surveillés.

      * Sous OpenBSD, on préfère généralement se ramasser violemment (segfault en userland, panic dans le noyau) au moindre bug/comportement peu orthodoxe, rarement de « laisser couler tant que ça passe » (cf. l'utilisation de propolice, W^X, des "guard pages" à la electric fence activées par défaut, et dans une moindre mesure, de strlcpy/strlcat etc.).

      * Une conception de la qualité qui, chez OpenBSD, donne plutôt préséance à la simplicité (init BSD, non utilisation des modules noyau, kernel générique ...) et chez Debian à la souplesse (support des situations très exotiques).

      * En pratique, OpenBSD semble avoir une vocation moins « universaliste » que Debian. Par exemple si on bidouille sont kernel Open, on sort des clous et du système supporté. Ou autre exemple, un effort moindre pour intégrer tout les logiciels libres possibles sous forme de packages chez Open. Ou encore, une plus faible volonté de satisfaire tout les utilisateurs: dans tout les cas, OpenBSD donnera préséance à la cohérence et à l'unité (ne cherchera pas, par ex, à supporter quelque chose dont ils pensent que ça "bloaterai" un peu le système), quand Debian place le respect de ses utilisateurs -et donc de leurs besoins- au coeur même de sa « constitution ».


      Donc voilà, s'il fallait confirmer ce que Denis Bodor dit plus haut, que certains BSDistes adoptent peut-être ces systèmes parce qu'ils sont moins grands publics, on devrait ajouter que ce n'est alors pas par élitisme anti débutant, mais plus souvent pour le plaisir de trouver des projets de plus petites taille, à dimension plus "humaine", ou plus "familliale", dont on peut facilement suivre les moindres changements, les hésitations, les petits pas audacieux, les bonheurs et malheurs, comprendre ce qui se passe, connaître les participants, etc. (ce que devait être Linux il y a quelques années, mais aujourd'hui: abonnez vous seulement à la LKML !).

      Mais bien sûr je crois que le point important, exposé plus haut, c'est une affaire de goût: passée la curiosité initiale, on adoptera facilement un BSD si l'on est plutôt "cathédrale" que "bazar", plutôt intéressé par l'unité ou l'intégration/cohérence "anal retentive" que par la complétude, si on est plus en phase avec des projets sourcecode/cvs-centrics que packages/bugtracker-centrics, avec les petits pas prudents plutôt que les grandes révolutions suivis de long tests intensifs, par la rigueur un peu rigide plutôt que la souplesse peut-être un peu laxiste, par la méritocratie ferme (voir psychorigide et despotique) plutôt que la démocratie directe, par la beauté du code source plutôt que celle du système de packages ...

      Ça fait un très long commentaire pour linuxfr, mais j'avais vraiment envie que les *BSD soient plus connus et mieux compris, après que la remarque de Denis m'ai irrité.

      Pour finir: il ne faut pas croire qu'on choisisse *BSD à l'exclusion de (ou au mépris de) GNU/Linux ! On peut aimer et utiliser les deux systèmes. Si je compare plus haut les GNU/Linux et *BSD, ce n'est pas tant pour les opposer que pour montrer la cohérence et spécificité de leurs démarches respectives.
      • [^] # Re: Mouaip

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Tu le dit beaucoup que je ne l'aurai fait, c'est exactement ce que je voulais faire passé idée dans cette petite phrase traduite par ton long post.
        Merci
      • [^] # Re: Mouaip

        Posté par . Évalué à 3.

        > Ça fait un très long commentaire pour linuxfr

        La qualité et la pertinance est là.

        J'avais mal interprété la news, tu as brillament éclairi les choses.

        > * La méthode principale de QA (quality assurance), en simplifiant à peine, est pour Debian le testage intensif à grande échelle et la correction systématique des RC bugs ; pour OpenBSD, ce serait plutôt re-audit permanent du source, son "nettoyage" progressif, et l'intégration régulière, dans ce code, de nouvelles méthodes de renforcement.

        Je n'aime pas quand on dit que tel projet est plus centré sur la qualité qu'un autre (ce qui n'est pas ton propos il me semble).

        Si on prend Ubuntu ou Fedora, la qualité n'est pas négligée. Simplement ces distributions ont aussi d'autres exigences (faire évoluer le logiciel libre, explorer de nouvelles voix, faire un bureau exitant, "rester dans la compétition"). En considérant les contraintes et les ressources disponibles, la qualité est formidable. Ce n'est qu'en parti dû aux distributions et le mérite en revient principalement aux développeurs des projets respectifs qu'on retrouvent dans les distributions.

        La qualité ne se résume pas à : "j'intègre ça car c'est stable, je n'intègre pas ça car ce n'est pas stable". Ca c'est une politique pour délivrer quelque chose de stable. Les distributions "professionnelles" le font.

        La qualité est un soucis permanent qu'on "s'inflige", qu'on soit en phase de développement ou sur un vieu logiciel dont la fiabilité est le critère numéro un.

        Compte-tenu de la rapidité d'évolution de Linux, Linux serait un désastre s'il n'avait de hautes exigences qualités.

        Sans pouvoir l'affirmer, je pense que Linux a autant le soucis de la qualité que les *BSD. Mais Linux est moins centré sur la stabilité.

        Pour faire une analogie, les équipes qui construisent des F1 ont des critères de qualités extrèmement élevés. Mais comme elles ont la contrainte de devoir gagner des courses, ben la F1 a une durée de vie ridicule.
        • [^] # Re: Mouaip

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Certes Linux et *BSD ont des critères différents, mais Debian (qui est axé sur la stabilité) et OpenBSD (qui est aussi axé sur la stabilité) on des méthodes de dev d'integration différentes. Et c'est ce qu'a voulu dire herodiade il me semble.


          Les deux ont leurs arguments, les deux ont le même objectifs, et les deux s'y tiennes, mais :

          Debian avec le système d'intégration d'OpenBSD ne serait que "peu" différent selon moi, dans le sens ou il y aurais toujours une forte communautée, donc énormément de packageurs / dévellopeurs qui relisent encore et toujours le code (ce qui aurait pour effet de rendre "inutile" la version Sid (car le tout déjà lu et relu par plusieurs packageurs avant intégration, donc cette intégration directement en testing)

          PAR CONTRE, OpenBSD avec le système d'intégration de Debian, serait, et ce toujours selon moi, une catastrophe (dans le sens que la communauté n'set pas encore assez grande).

          De plus, une autre différence entre OpenBSD et Debian est la "tolérence" envers les sources non libres. Pour OpenBSD, il faudrais plutôt parler d'intolérence ;) pour s'en convaincre, lire le texte de la chanson accompagnant la release 3.9 http://openbsd.org/lyrics.html#39.

          Tout ça pour dire que ces cousins (car très proches, mais quand même éloignés), Debian que je connais relativement bien depuis le temps, et OpenBSD qui m'as fait découvrir une autre facette du monde Unix, ont tous les deux les mêmes objectifs apparents, mais au prix de saccrifices différents.

          Les buts :
          -promouvoir le libre
          -un système stable

          Les saccrifices :
          -Logiciels "anciens"
          -une version qualifiée d'instable servant de bug trackeur (Debian)
          -des drivers propriétaires, plus exactement du source non libre dans le noyeau (Debian)


          On pourrais donc dire que OpenBSD est le puriste des puriste (car debian dénonce aussi le non libre par des dépots différents) mais ils ont justes des saccrifices jugés "acceptable" différents.

          D'autre part, et c'est sûrement un frein pour le dévellopement d'OpenBSD, mais un site pronant OpenBSD disait un truc du genre : "Pour le firewall, installez OpenBSD, mais pour votre station de travail, ne vous cassez pas la tête et installez une linux" il me semble openBSD france, mais je ne suis plus sur et je ne retrouve plus.

          l'objectif principal d'OpenBSD n'est donc peut etre pas l'interface avec l'utilisateur, ni une simplicité du système avec des GUI, mais surtout la stabilité et la sécurité (les démons étant souvent chrootés).

          Pour finir, Debian me donne une très bonne impréssion dans l'usage de tous les jours, mais le petit serveur OpenBSD que j'ai installé, me donne, par sa rapidité de boot, les fichiers de confs et autres détails, une impréssion de très propre, finalisé et sécurisé, mais moins bureautique.

          Voila mon avis, certes très subjectifs, et ne parlant que d'une BSD et que d'un GNU/Linux, mais je parle de ce que je connais ;)


          P.S, encore un commentaire qui fait 3 pages :s je m'en excuse, mais j'ai essayé de dire ce que je pensait tout en faisant avancer les choses.
          • [^] # Re: Mouaip

            Posté par . Évalué à 2.

            > Les deux ont leurs arguments, les deux ont le même objectifs, et les deux s'y tiennes

            J'ai bien compris. Je tenais seulement à dire que s'ils n'ont pas les mêmes objectifs, on ne peut pas en conclure qu'ils n'ont pas un soucis de la qualité aussi élevé.
      • [^] # Re: Mouaip

        Posté par . Évalué à 4.

        L'outil central du projet (celui qu'on suit pour savoir ce qui se passe, dont on donne souvent les liens, où l'on voit ce qu'il y a a faire, dont les devs et même les utilisateurs suivent les changements etc.) est dans le cas de Debian, plutôt le bugtracker, dans le cas d'OpenBSD, le cvs.

        Dans le cas d'OpenBSD ce n'est pas seulement cvs mais aussi ICB et la mailing list réservée aux developpeurs.

        mais seuls les devs OpenBSD participent aux Hackatons (où l'on lis/écrit du code)

        Non, il y a aussi des invités.

        OpenBSD donnera préséance à la cohérence et à l'unité (ne cherchera pas, par ex, à supporter quelque chose dont ils pensent que ça "bloaterai" un peu le système)

        Tout depend du "type" de "bloat". Par exemple la gestion des sockets TCP sous linux est plus légère que celle d'OpenBSD car ce dernier intègre des mechanismes supplémentaires de sécurité.
        Les zealot vont donc crier très fort que linux gère mieux la charge en comparant les temps nécessaires pour gerer 10k ouvertures de session tcp (ça sent le moinssage).

        Cela me rappelle d'ailleurs un commentaire de FaRvArDiN situé un peu plus haut, je cite :
        ce que j'aime surtout dans linux c'est sa base "unix" (terminal etc), et en fait utiliser un bsd c'est voir cela d'une autre manière

        Cela me choque un petit peu sachant que les *BSD sont historiquement des vrais unix à qui il ne manque que le tampon (payant) UNIX.
        Les *BSD sont donc "plus unix" que Linux sachant que ce dernier a été créé "from scratch" (c'est parti pour une bataille de : c'est moi qui a la plus grosse !). Ceci bien rire puisque, depuis l'affaire SCO, il a été démontré que les morceaux de code litigieux trouvé dans les sources de Linux étaient en fait du code d'origine BSD : pompage complet y compris les commentaires, ca c'est du "from scratch" (c'est sur il va y avoir du moinssage).

        Donc pour finir, on va dire que oui Linux et BSD c'est different. On peut même dire que les *BSD sont différents entre eux.
        Et comme l'a si bien dit quelqu'un d'autre, la diversité c'est bien et si vous y trouvez quelque chose qui correspond à vos besoins c'est encore mieux !
  • # quid de G4u vs patimage

    Posté par . Évalué à 1.

    quelqu'un a un lien sur le sujet. Sur le papier (lien donné dans la news) on dirait qu'il y a moins de fonctionalités que partilmage ou les soft de ce type, mais si il y a plus de fonctionnalité cela m'interrese bien. Je cherche en ce moment des "ghosht-like".
    • [^] # Re: quid de G4u vs patimage

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      g4u utilise dd + compression, il est donc recommandé de "netoyer" sont disque avant à coup de ....

      #> dd if=/dev/zero of=/0bits bs=20971520 # bs=20m
      #> rm /0bits

      Et un utilitaire sous Windows
      Moi ce que j'aime chez g4u :
      - solution universelle et simple, si j'ai une merde avec g4u, je pourrai utiliser dd pour remettre tout moi même, ou monter le backup en loopback. (partimage à déjà eu de problème de compatibilité de format d'image entre les différentes versions.)
      - l'utilisation de dd fait que l'on se fiche du FS à cloner, j'ai cloné des Windows, des Linux, des HP-UX, des Solaris et biensûr des BSD.
      - utilisation d'outils standard : FTP, NFS, etc.
      - simple : boot CD ou boot disquette ou PXE, donc facilement adaptable à n'importe quelle situation.
  • # BSD et le desktop

    Posté par . Évalué à 1.

    Voilà j'ai une utilisation de mon pc orienté multimédia / internet et j'utilises Gentoo qui je crois est assez proche de BSD sur certains points.
    J'ai eu une discution récemment avec quelqu'un qui avait utilisé les deux et qui pensait que dans mon cas, Gentoo était quand même peut-être plus approprié.

    Alors vous autres qui avait utilisé les deux, qu'est-ce que bsd vous a apporté de plus, et au contraire, qu'est-ce qui vous a géné.

    Je suis actuellement en train de faire une installation de DesktopBSD avec qemu pour regarder avant de tester sur une partition dédiée.

    Pensez-vous qu'il y a acutellement des raisons de passer à BSD pour le Desktop ?
    • [^] # Re: BSD et le desktop

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      Je suis personnellement utilisateur de Gentoo/Linux, de FreeBSD et de NetBSD. Je fait du multimédia : vidéos, caméra DV => montage, etc.

      Sur ma machine principale dédiée au multimédia, j'utilise un coup FreeBSD, un coup Gentoo Linux, et très honnêtement l'expérience multimédia est identique : support de la camera dv et extraction (pas directement via dvgrab ou kino sous FreeBSD mais via dvrecv ou gdvrecv http://gdvrecv.sourceforge.net/)

      FreeBSD à intégré beaucoup plus vite que Gentoo le support x264, donc très intéressant pour moi.

      Les utilitaires sont les mêmes : Kino, mplayer/mencoder, mkvtoolnix, etc.
      La seule chose que tu ne trouvera pas c'est cinelerra.
      Je n'utilise pas les outils KDE, mais ils existent aussi.

      Au niveau perf (encodage, etc.), c'est sensiblement la même chose, je donnerai peut être un petit point à FreeBSD, mais c'est tellement dépendant des Options de compilation, d'encodage etc. De plus je n'ai jamais fait de bench.

      donc kif kif....
      Maintenant précise peut être plus concernant le multimédia dans mon cas c'est vidéo essentiellement.

      fait un tour sur http://www.freshports.org et recherche tes applis préférées pour voir si elles y sont.

      Pour les applications multimédia : http://www.freshports.org/multimedia/

      Si tu ne les trouves pas et que tu as le temps/les compétences essaye de les porter (en générale juste une recompilation + fabrication de port + envoie aux mainteneurs)

      Enfin petite précision, les utilitaires développés par Desktop-BSD ont été portés sous FreeBSD http://www.freshports.org/sysutils/desktopbsd-tools/ .
      • [^] # Re: BSD et le desktop

        Posté par . Évalué à 2.

        D'abord, merci pour cette réponse, je ne pensais pas qu'il y avait actuellement autant d'application sur bsd.
        mon utilisation du multimédia est beaucoup plus sommaire (lecture de videos et musiques et éventuellement acquisition video part une carte tv), cependant, dommage quand même pour cinellera.
        En tout cas, je pense que je vais quand même tester un peu plus ça.

        Une autre question, qui pour ceux qui utilisent linux et bsd :
        À se retrouver à utiliser les mêmes interfaces, trouver-vous qu'il y a vraiment une grosse différence entre passer d'une distribution Linux à une autre que d'une distribution linux à un BSD. Car c'est ce qui devient marrant avec la définition d'un système d'exploitation, c'est que finalement changer le noyau, pour l'utilisateur, ça n'a pas vraiment de répercution.
        Donc à l'utilisation, il y a peut-être plus de différences entre une même distributions tournant sur deux gestionnaires différents que sur un Linux et un BSD tournant sur le même gestionnaire.
        Voilà, je trouves ça juste marrant le t'as quoi comme OS, parce que j'ai l'impression, qu'près tout, on pourrait presque comparé BSD à une Distribution Linux (ou inversement).
        • [^] # Re: BSD et le desktop

          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

          Au niveau des applications, j'ai l'impression que les applications sont plus "fluide" (effet subjectif) sous FreeBSD. C'est certainement lié à la manière de gérer la mémoire, mais aussi aux patchs/options de compilation. Mais cette impression est vraiment minime. C'est quand on me demande si il y a une différence que je fais vraiment attention, et me dit : "la peut être que c'est un peu plus fluide".

          Maintenant le choix de l'OS est important et il y a de sacré différence entre Linux et les BSD, mais elles ne sont pas au niveau des interfaces graphiques. On va la trouver dans la gestion de sa machine.

          Sous FreeBSD et NetBSD quand il s'agit de configurer le matos par exemple, je charge le module au démarrage et s'est finit, tout fonctionne nikel ce n'est pas toujours le cas sous Linux, qui traine souvent des drivers expérimentaux (ce qui a pour avantage de permettre un support plus rapide du matos en question).
          Il m'est très rarement arrivé d'avoir une mise à jour noyau où tel ou tel driver ne fonctionnait plus. Ca m'est arrivé souvent sous Linux (très rapidement corrigé en général).

          Mais surtout je trouve les différents systèmes BSD vraiment bien pensés :
          - devfsd sous FreeBSD est un bonheur à configurer par rapport à udev (pas que celui soit compliqué, mais la syntaxe est beaucoup plus simple).
          - pour moi pf est un bonheur comparé à iptables, syntaxe agréable, peu verbeuse (comparé à celle de iptables) et humainement comprehensible.
          - sysctl made in FreeBSD est beaucoup plus agréable et facile d'accès que les obscure (au permier abord) /proc et /sys.
          - J'adore camcontrol (gestion des disques de type scsi)

          ...

          C'est sûr qu'un utilisateur qui veut regarder ses mails, surfer sur le net et lire de la musique/video ne vera pas de différence entre un BSD et Linux, pour lui l'important c'est pas l'OS, mais l'intarface à utiliser, pour moi c'est l'OS.

          J'aime aussi Linux, mais j'ai une petite préférence pour les BSD. Un sentiment général de propreté, et de cohérence (ceci n'est pas un troll, c'est un sentiment => subjectif, pas une affirmation. Je n'ai pas la prétention de faire la différence technique entre le noyau Linux et les noyaux BSD, je laisse le soin de le faire à d'autre plus compétents).

          Pour en rajouter un couche moi ce que j'aime particulièrement c'est :
          - si je veux m'acheter un scanner USB :
          http://www.freebsd.org/cgi/man.cgi?query=uscanner&sektio(...)
          - Je veux m'acheter une adaptater USB/rj45 :
          http://www.freebsd.org/cgi/man.cgi?query=axe&apropos=0&a(...)

          etc.

          Le matos supporté est souvent mis dans la manpage du driver, avant sous Linux c'etait beaucoup plus compliqué pour moi de trouver quel matos est complètement opérationnel.
    • [^] # Re: BSD et le desktop

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.


      Alors vous autres qui avait utilisé les deux, qu'est-ce que bsd vous a apporté de plus, et au contraire, qu'est-ce qui vous a géné.


      Je pratique régulièrement NetBSD (maison/boulot), OpenBSD (boulot) et Gentoo Linux (boulot).
      Pour ce qui est de NetBSD et Gentoo Linux, c'est pour du développement et du "desktop".

      Je dois reconnaître que NetBSD est un cran en dessous de Gentoo Linux en ce qui concerne le "support" du multimédia, notamment au niveau des cartes TV. Parmi les autres joyeusetés du monde moderne, le Bluetooth est aussi absent (vient d'arriver dans -current).
      Pas mal de problèmes avec les imprimantes "modernes" du genre Windows GDI, pour lesquelles des PPD pour Foomatic existent, mais dont le support par le noyau est parfois chaotique.

      En gros, pour du matos pas tout jeune, le support matériel de NetBSD est bon, pour du plus récent....

      Ensuite, au niveau des applications, on retrouve quasiment tout, sauf les applications très spécifiques à Linux (au niveau TV notamment, tout ce qui touche de trop près à v4l).
  • # différence ports FreeBSD - pkgsrc

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    n'ayant utilisé que FreeBSD parmi cette diablotine galaxie, je me pose une question philosophique à la lecture de cette excellente introduction :

    la seule différence entre le système de ports de FreeBSD et le tant vanté pkgsrc de NetBSD est-elle la compatibilité garantie avec les noyaux non-BSD et les architectures plus "exotiques" ? où y a-t-il une autre différence fondamentale ?

    d'avance merci !
    • [^] # Re: différence ports FreeBSD - pkgsrc

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      >> où y a-t-il une autre différence fondamentale ?

      J'utilise FreeBSD sur mon desktop (PIV 3Ghz avec carte 3d Nividia) et mon laptop principal (un vieux toshiba), et NetBSD sur mon PowerBook G3 Firewire, une autre vieille bete...

      Le systeme de ports/packages est vraiment different a l utilisation selon moi. Sous Free, je lance une (re)compilation, il va me mettre a jour ou m installer les ports dont depend le logiciel en question sans aucun probleme. Si jamais y a un probleme, ca change rien par rapport a avant, mon systeme marche toujours aussi bien.
      Si je recompile Gimp et Image magick en meme temps, il me recompile une seule fois la libjpg

      Sous net, si la premiere chose qu il fait lors d une mise a jour, c est desinstaller les packages dependants, avant de tout recompiler. Si ca plante au premier package, tu te retrouves avec un systeme ou il te manque la moitie de tes applications.. (et oui, compiler avant de reinstaller, ca marche mieux qu'enlever, compiler, installer...). Ensuite, si je recompile gimp et imagemagick, il va me recompiler deux fois la libjpg....

      J ai assiste cette annee au pkgsrccon, le meeting annuel des devs du systeme de packages de NetBSD. Chacun y allait de sa methode pour (re)compiler et parer a toute eventualite... Cependant, je prefererai largement que Net utilise le systeme de Free, ou un truc equivalent avec des bons graphes de dependances entre les packages, et un "ordre" de recompilation un peu mieux pense.. Y a tout a y gagner, et ca fera pas grincher les puristes pour autant...


      A l utilisation, donc tu as des differences... D'un autre cote, je pense que plus de 80% des machines Net sont des serveurs, et que les admins font toutes leurs preparations sur une machine bidon. Ensuite, ils font de cette machine bidon un miroir/serveur, et avec un ptit script bien propre sorti de leur porte feuille, en 20 minutes, tous les serveurs de prod sont mis a jour sans soucis, pendant que l admin est retourne jouer a quake...

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