• # Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

    Posté par  . Évalué à 10 (+9/-0).

    Pour ceux qui ont du mal avec l'anglais :
    Il y a un méchant bug sur la version 5.12-rc1 du noyau Linux dans le cas d'utilisation d'un fichier swap. Il est possible de se retrouver avec un système de fichier écrasé par le fichier de swap.

    Le bug n'est pas présent dans le cas d'utilisation d'une partition de swap. Seulement avec l'utilisation d'un fichier de swap.

    C'est un bug qui est apparu après une refacto de code à priori sans gros risque et qui est passé au travers des tests "normaux" parce que le fichier de swap n'est pas "normal". Pour cette raison Linus ne blâme pas les devs et ajoute que le bug n'est pas non plus la conséquence du timing du merge un peu particulier.

    Il déconseille donc fortement d'utiliser cette version (et a d'ailleurs renommé le tag git v5.12-rc1 en v5.12-rc1-dontuse). Le bug est fixé dans la branche de développement actuel.


    Joli bug destructeur en effet. Heureusement avec une portée limitée, plus grand monde n'utilise de fichier de swap aujourd'hui et probablement encore moins une RC du noyau Linux (même si elles ont tendance à être solides comme le rappel également Linus).

    La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.

    • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6 (+4/-0).

      parce que le fichier de swap n'est pas "normal"

      Pour une fois je ne suis pas sûr que Linus ait raison… Il me semble qu'Ubuntu configure un fichier de swap par défaut maintenant (à condition que le disque n'ait pas déjà une partition swap, auquel cas elle est réutilisée). C'était le cas en version 17.10 et 18.04, mais je n'ai pas vérifié les versions plus récentes.

      • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

        Posté par  . Évalué à 3 (+2/-1).

        And, as far as I know, all the normal distributions set things up with
        swap partitions, not files, because honestly, swapfiles tend to be
        slower and have various other complexity issues.

        Autant que je sache, toutes les distributions normales sont configurées avec une partition d'échange, pas des fichiers, car franchement, les fichiers d'échange ont tendance a être plus lents et ont divers autres problèmes de complexité.

        Personnellement je suis assez d'accord avec cela. Mais évidemment chaque système a ses avantages et inconvénients.

        • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5 (+3/-0).

          Oui justement, concrètement, ça fait trois ans qu'une distribution majeure et "normale" (c'est vendredi !) est configurée avec un fichier d'échange par défaut. Linus ne dit pas toujours des choses correctes.

          • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

            Posté par  . Évalué à 1 (+1/-2).

            On ne peut pas vraiment qualifier ubuntu de distro normal tant ils tendent à faire cavalier seuls sur certains choix techniques.

            Cela-dit c'est ça aussi la beauté du logiciel libre et du principe des distributions, ce n'est pas parce que x ne voit pas l'intérêt d'une fonctionnalité que y ne vas pas en trouver un.

    • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 5 (+3/-0).

      Joli bug destructeur en effet. Heureusement avec une portée limitée, plus grand monde n'utilise de fichier de swap aujourd'hui et probablement encore moins une RC du noyau Linux (même si elles ont tendance à être solides comme le rappel également Linus).

      Pourtant moi je trouve que c'est la meilleure solution. Au lieu d'avoir une partition swap d'une taille arbitraire, on pourrait créer des fichiers swap à la volée quand le système en a besoin comme macOS fait (et Windows).

      Le seul problème, c'est qu'il faudrait que ce soit géré par le kernel lui même sans doute.

      l'azerty est aux dispositions ce que subversion est aux SCMs

      • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

        Posté par  . Évalué à 3 (+3/-2).

        Et la fragmentation alors ?

        Franchement vu la taille des disques, une partition de swap c'est pas grand chose.

      • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

        Posté par  . Évalué à 5 (+5/-2).

        Pourtant moi je trouve que c'est la meilleure solution. Au lieu d'avoir une partition swap d'une taille arbitraire, on pourrait créer des fichiers swap à la volée quand le système en a besoin comme macOS fait (et Windows).

        Le principal inconvénient du fichier swap par rapport à la partition swap selon moi, c'est sa lenteur parce que le kernel doit se préoccuper de la structure du système de fichiers lors des opérations de swap.

        Et comme le fait remarquer très justement orfenor, vu la taille des disques aujourd'hui, réserver une partition swap n'est plus aussi contraignant qu'il y a 20 ans.

        Dans les faits, je n'utilise pas de swap sur ma machine desktop. J'ai une bonne quantité de RAM et je n'arrive pas à la saturer avec mon utilisation. Le swap m'a toujours irrité a ralentir les I/O et je n'ai jamais vraiment compris pourquoi il était utilisé alors que ma RAM n'était pas encore saturé…

        La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.

        • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

          Posté par  . Évalué à 6 (+6/-1).

          Dans les faits, je n'utilise pas de swap sur ma machine desktop. J'ai une bonne quantité de RAM et je n'arrive pas à la saturer avec mon utilisation. Le swap m'a toujours irrité a ralentir les I/O et je n'ai jamais vraiment compris pourquoi il était utilisé alors que ma RAM n'était pas encore saturé…

          L'option swappiness permet de gérer à partir de quand la machine à commencer à swapper. Par défaut c'est à 60 donc à partir de 40% de RAM utilisé.
          Perso je ne mets plus de swap car j'ai pas mal de RAM.

          • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

            Posté par  . Évalué à 2 (+1/-1). Dernière modification le 05/03/21 à 18:37.

            Méfie-toi quand même tu ne peux pas mettre en veille. Et si un jour, un processus part en sucette (ça m'arrive souvent sur le web), tu ne pourras éviter le crash brutal.

            • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

              Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

              Le swap est utilisé pour l'hibernation, pas pour la veille. Et je crois que peu de gens utilisent l'hibernation…

              • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

                Posté par  . Évalué à 2 (+1/-1).

                L'art de la pifométrie se perd mon cher PsychoFox.

              • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

                Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4 (+2/-0).

                […] je crois que peu de gens utilisent l'hibernation…

                D'un autre coté, j'ai l'impression c'est une plaie à mettre en place, ceci expliquant peut-être cela. En tout cas, moi j'ai eu énormément de mal. La veille était disponible par défaut, mais rien pour l'hibernation, même en fouillant dans les paramètres (sous Kubuntu).

                Ça m'intéresserait de savoir si d'autres l'on activée, et si c'était facile pour eux, histoire de déterminer si c'est moi qui m'étais mal débrouillé…

                Le toolkit Atlas, la bibliothèque légère et facile à utilser pour débuter avec la programmation d'interfaces graphiques… (voir 'site Web personnel").

                • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

                  Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 06/03/21 à 12:48.

                  Ça m'intéresserait de savoir si d'autres l'on activée, et si c'était facile pour eux, histoire de déterminer si c'est moi qui m'étais mal débrouillé…

                  J'utilise l'hibernation sur quelques unes de mes machines nomades (toutes des Debian stable) depuis un tas d'années, sans difficulté particulière. Je passe pour ça par les commande s2disk ou s2both fournies par le paquet uswsusp.

                  Je ne me souviens pas avoir dû configurer quoi que ce soit avant que ça fonctionne.

                  À savoir que ce ne sera probablement plus une option valable à partir de Debian Bullseye, cf. #954061 - RM: uswsusp—RoQA; Dead upstream, unmaintained.

                • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

                  Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

                  J'ai utilisé l'hibernation sur mes premiers portables professionnels au tournant du siècle. Maintenant cela doit faire bien 10 ans que je ne l'utilise plus parce que la quantité de ram installée ayant beaucoup augmenté, le redémarrage après hibernation est devenu plus long qu'un démarrage à froid. Et la mise en hibernation aussi est bien trop longue. Je préfère de loin utiliser la mise en veille puisque les batteries tiennent suffisamment longtemps. Je n'ai jamais eu de problème avec la mise en veille, même en laissant la machine en veille pendant 24 heures.

                  • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

                    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7 (+5/-0).

                    Marrant, moi c’est l’inverse, je n’ai commencé à utiliser l’hibernation que récemment, depuis que j’ai un disque SSD (qui rend l’entrée et la sortie d’hibernation suffisamment rapide, même avec 16 Gio de RAM).

                    L’avantage de l’hibernation comparée à la mise en veille, c’est qu’il faut déverrouiller le disque dur pour sortir de l’hibernation (comme pour un démarrage à froid), alors que le disque reste déverrouillé pendant la veille (et donc on en sort sans avoir rien à déverrouiller).

                    Du coup, j’utilise l’un ou l’autre selon les cas :

                    – si je suis chez moi ou que je ne prévois pas de quitter mon PC des yeux → mise en veille ;
                    – si j’emmène mon PC quelque part (dans les transports par exemple) ou que je le laisse sans surveillance ailleurs que chez moi → hibernation.

                • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

                  Posté par  . Évalué à -1 (+0/-1).

                  Moi je l'ai fait, mais j'ai du me battre avec systemd, qui a tout changé encore une fois pour rien …

              • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

                Posté par  . Évalué à 2 (+0/-0).

                Et je crois que peu de gens utilisent l'hibernation…

                Je l'utilise presque tous les jours au travail, pour retrouver mes programmes comme je les ai laissé. Je n'éteint complètement l'ordinateur qu'en fin de semaine (ça permet de faire les mises à jour noyau).

          • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

            Posté par  . Évalué à 5 (+3/-0).

            Par défaut c'est à 60 donc à partir de 40% de RAM utilisé.

            Ce n'est pas si simple que cela, lire https://access.redhat.com/solutions/103833

        • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 6 (+3/-0).

          Dans les faits, je n'utilise pas de swap sur ma machine desktop. J'ai une bonne quantité de RAM et je n'arrive pas à la saturer avec mon utilisation. Le swap m'a toujours irrité a ralentir les I/O et je n'ai jamais vraiment compris pourquoi il était utilisé alors que ma RAM n'était pas encore saturé…

          Le swap est utilisé avant la saturation car il est plus intéressant d'utiliser de la RAM pour du cache, notamment des entrées/sorties que pour contenir des données inutiles en mémoire.

          Mais en effet le swap peut vite dégrader les performances globales de la machine. Mais la solution est aussi d'utiliser le mécanisme zram qui essaye de concilier le meilleur des deux mondes. D'ailleurs c'est pour ça que Fedora s'en sert par défaut depuis Fedora 32.

        • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

          La taille des disques ? Les ultrabooks avec NVMe ont rarement des très grandes tailles (on est plutôt sur du 256Go/512Go).

          l'azerty est aux dispositions ce que subversion est aux SCMs

      • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

        Posté par  . Évalué à 2 (+1/-0).

        Une partition de swap de taille arbitraire ???

    • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

      Joli bug destructeur en effet. Heureusement avec une portée limitée, plus grand monde n'utilise de fichier de swap aujourd'hui et probablement encore moins une RC du noyau Linux (même si elles ont tendance à être solides comme le rappel également Linus).

      Pour ma part j’aurais été bien embêté si ça n’avait pas été repéré par cette RC. Je n’utilise que des fichiers de swap, système que je trouve bien plus simple et souple que les partitions dédiées.

      Heureusement, je ne teste pas les RC du noyau. Sinon j’aurais moyennement apprécié la surprise ;)

      • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

        Posté par  . Évalué à 1 (+1/-0).

        Je n’utilise que des fichiers de swap, système que je trouve bien plus simple et souple que les partitions dédiées.

        Ah bon ? Avec LVM, c'est pourtant très souple à gérer …

        • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).

          LVM c’est peut-être souple, mais ça demande à être mis en place avant même l’installation du système (ça ne s’ajoute pas simplement à posteriori) et il faut se former à ses outils spécifiques. Depuis que je me suis intéressé à cette techno mon avis n’a pas bougé : le gain promis ne vaut pas l’investissement demandé.

          Un fichier de swap, c’est un fichier. Difficile de faire plus simple.

          • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

            Posté par  . Évalué à 2 (+2/-0).

            ça demande à être mis en place avant même l’installation du système

            Les distributions bien faites te le configurent à l'installation (ce n'est pas le cas d'Ubuntu d'ailleurs). Et honnetement, lvm ça reste assez simple, comparé à d'autres gestionnaires de volumes.

            • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

              Posté par  . Évalué à 3 (+1/-0).

              Mais pour un usage de bureau c'est vrai que c'est un peu lourd.

            • [^] # Re: Dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3 (+1/-0).

              Les distributions bien faites te le configurent à l'installation

              Oui, celle que j’utilise (Debian) le propose. Ce que j’ai toujours refusé jusqu’ici, ne voulant pas rajouter des couches inutiles dans la gestion de mes supports de stockage.

              ça reste assez simple, comparé à d'autres gestionnaires de volumes.

              Bah ouais mais là tu prends le problème à l’envers. Tu pars du principe qu’on souhaite forcément un gestionnaire de volumes, et donc autant prendre LVM qui ferait partie des plus simples (je te crois sur parole là-dessus).

              Mais comme dit plus haut, je trouve que l’idée même de passer par un gestionnaire de volumes n’est pas intéressante dans le cas qu’on discute (pour rappel, l’utilisation d’une partition ou d’un fichier de swap). Que ce soit LVM ou un autre n’y change rien.

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