• # Ça méritait un journal

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4. Dernière modification le 10/12/20 à 11:59.

    Mais je ne savais pas trop quoi mettre dedans à part des paraphrases de ce billet. Croyez-moi, il est plus intéressant que le piètre résumé que j'en fais dans le titre ; ça parle de Mozilla, de Tidelift, d'ethical subcommons, de WTFPL et de Licence Zero (que son créateur a récemment déprécié au profit du "strictEq Standard Deal").

    Pour contexte, je suis tombé dessus en découvrant l'Anti-Capitalist Software License qui mentionne le billet dans ses inspirations, le tout via un article de Patrick Klepek dans Vice.

    • [^] # Re: Ça méritait un journal

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

      Quand je lis l'article, l'impression qui se dégage est que l'argumentation pourrait en être résumée ainsi : « Pourquoi moi humble citoyen/développeur/utilisateur informatique me préoccuperais-je de politique dans mes choix relatifs aux licences de logiciels en privilégiant le libre sur l'open-source, alors que des gens bien plus puissants/influents ont des intérêts opposés aux miens et qu'il est tellement plus naturel de le laisser dominer ? » Rien de bien nouveau en somme.

      « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

      • [^] # Re: Ça méritait un journal

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2. Dernière modification le 11/12/20 à 12:51.

        Fais-tu allusion au billet de Boringcactus ou à l'article de Klepek ? Parce que personnellement, j'ai compris exactement l'inverse.

        Klepek cite par exemple Everest Pipkin (sans le contredire pour autant) :

        "I want to allow others to reuse my work. I don't want that labor needlessly repeated again and again! But I also do not want to set that labor free entirely, to be used against my moral center. I do not want something I have made to commit violence in the world. Instead, I want it to be used to the advantage of those who are also fighting to stay afloat."

        Et sur le billet de Boringcactus, qui débat de l'intérêt d'adopter une licence ou non pour "scare off corporations while letting normal people do whatever", on lit tout de même ceci en conclusion :

        what really killed mozilla? what really killed free software? what really gave us the already-dead open source movement? (…) in a word, capitalism. if post-open source wants to not die the same death, it will need to explicitly and aggressively fight its greatest existential threat.

        Dans cette optique, le post-open source ne consiste pas à "laisser dominer", mais vise à l'exact contraire, en reprochant au libre et à l'opensource de ne pas avoir su empêcher cette domination. En tout cas, c'est ce que j'en comprends.

        Désolé pour l'absence de traduction, le temps me manque pour développer (sans quoi, comme je disais, j'en aurais carrément fait un journal).

        • [^] # Re: Ça méritait un journal

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

          « Dans cette optique, le post-open source ne consiste pas à "laisser dominer", mais vise à l'exact contraire […] En tout cas, c'est ce que j'en comprends. »

          Pareil. Sauf que, sauf à avoir mal saisi, on nous explique d'abord qu'il conviendrait de capituler en rase campagne (parce la cause du libre serait morte, enterrée, décomposée, recyclée en d'autres formes de vie et de matières inertes depuis belle lurette), et que ce serait là la meilleur option pour défendre… la même cause. Il y a probablement des subtilités de jésuites que je ne comprends pas dans cette argumentation ?

          « I also do not want to set that labor free entirely, to be used against my moral center. »

          Inutile de rappeler qu'il s'agit là d'un bel exemple de pensée aux antipodes du libre.

          « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

          • [^] # Re: Ça méritait un journal

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2. Dernière modification le 11/12/20 à 14:36.

            Inutile de rappeler qu'il s'agit là d'un bel exemple de pensée aux antipodes du libre.

            Précisément, le post-open source tel que le définit le billet n'est pas du libre. Boringcactus utilise Windows parce que ça juste-marche et le dit clairement : "the free software movement is explicitly political, but its politics suck." On peut désapprouver ce postulat (c'est mon cas a priori, et c'est aussi pour ça que je voulais partager ce lien ici), mais l'argumentation me paraît claire : pour l'auteur, le libre a échoué à lutter contre le capitalisme, il faut donc essayer autre chose.

            • [^] # Re: Ça méritait un journal

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 0.

              Évidemment que le libre doit échouer dirait un chrétien.
              Mais là c'est du totalitarisme = Je veux contrôler ce que font les autres. La proposition tendrait donc (idéologiquement) vers un appel à supplanter le capitalisme de grand papa par un gentil totalitarisme bienveillant, disons à la chinoise ? Ça me fait penser que j'ai mis mon fils à la lecture de Fahrenheit 451, et qu'il me faut commander à a..z.n le meilleur des mondes pour faire bonne mesure :-).

              « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

          • [^] # Re: Ça méritait un journal

            Posté par  . Évalué à 2.

            Inutile de rappeler qu'il s'agit là d'un bel exemple de pensée aux antipodes du libre.

            Seulement parce que la définition du FLOSS est ou à été laissée aux libertariens (au sens US du terme).

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