Journal Ca vous fera un peu de lecture... :o)

Posté par .
Tags : aucun
0
3
mar.
2005
Bonjour,

Désolé pour ce journal très long, mais une question me taraude depuis quelques semaines maintenant, et j'aimerais la partager avec vous. Vous en avez sûrement déjà entendu parler, d'ailleurs.

Loi Fillon, réforme des retraites, scandale Gaymard, répartition capital/travail... Ces sujets sont discutés quotidiennement dans les médias, entre collègues ou entre amis. Les écologistes, altermondialistes et autres utopistes désirant la remise à plat complète du système sont moqués pour la démesure de leurs propositions et, ne mâchons pas les mots, leur déconnexion complète des réalités de la société moderne. Leurs appels sont donc noyés sous les tubes de la Star Ac, les cours du CAC 40 et les reportages sur les nouvelles start-ups. Moi-même, jusqu'à récemment, je trouvais ces "écolos" un tantinet radicaux et pensais que le "développement durable" et l'"agriculture modérée" étaient la clé d'une évolution harmonieuse de la société, au sein d'un environnement géologique et biologique maîtrisé, sans qu'il soit besoin de crier au loup à chaque occasion. J'ai depuis changé d'avis.

Au cours de mes longues journées de travail, il m'arrive (parfois :o)) de naviguer sur Internet, le temps qu'une requête SQL se termine ou plus simplement pour passer le temps. Aussi il y a quelques semaines, au détour d'un site web, peut-être linuxfr d'ailleurs, j'ai lu quelque chose à propos de la "décroissance" et de la "fin du pétrole". Intrigué et curieux par nature, j'ai commencé à creuser, à chercher plus d'informations sur cette fameuse fin du pétrole et les conséquences qu'elle pourrait avoir sur notre société industrielle. Mes premières recherches m'ont menées à la liste non exhaustive des éléments de notre société qui dépendent quasi exclusivement du pétrole :

- transports
- pétrochimie
- machines de chantiers, machines industrielles, machines agricoles.
- ...

Parmi cette liste, on peut décomposer les machines industrielles en centrales thermiques, usines de fabrication d'engrais pour l'agriculture, usines de fabrication de médicaments, et plein d'autres secteurs de l'économie encore... Cette liste ne comporte que trois lignes, mais en y réfléchissant bien, ces éléments sont absolument cruciaux dans le cadre de notre société mondialisée. Prenons par exemple les transports. Ceux-ci recouvrent :

- les voitures
- les camions (non remplaçables par des véhicules électriques)
- les bateaux (idem)
- les avions (idem)
- certains trains.

Que se passerait-il si subitement on supprimait les transports, ou si le coût des transports augmentait rapidement, disons de 500% en 10 ans ? Les fournisseurs ne pourraient plus fournir leurs clients, ou alors à des prix très élevés. Les clients eux-mêmes auraient du mal à fournir leurs propres clients, etc... Immanquablement, cela mène à l'inflation et à la récession. Les routes (qu'elles soient en bitume, aériennes ou maritimes) sont comme les vaisseaux sanguin de notre économie, et les voitures, camions, avions et bateaux en sont comme les globules rouges. En cas de pénurie ou de hausse des prix du pétrole, tout l'organisme meurt. Même la police, l'armée et les services de soins ne pourraient plus intervenir là où on a besoin d'eux, posant de sérieux problèmes à l'état pour imposer son autorité, et favorisant l'essort de gangs et de mafias en tous genres.

Si on regarde au-delà des transports, avec la fin du pétrole les machines industrielles qui en dépendent s'arrêteraient aussi. C'est le cas des machines qui produisent les engrais agricoles, ces engrais dont les agriculteurs ont absolument besoin pour enrichir leurs sols si ils veulent voir quelque chose pousser. L'agriculture intensive a en effet lessivé les sols arables et depuis, sans engrais, plus de récolte. Les rendements seraient ainsi divisé par un facteur gigantesque, les agriculteurs n'ayant par ailleurs plus de machines agricoles ni d'herbicides. Dans un contexte politique stable et sans ces outils d'augmentation du rendement agricole, la Terre ne peut nourrir que 2 milliards d'êtres humains. Je vous laisse faire le calcul.

De nombreuses autres industries, dont celle du médicament, sont dans la même situation, et ont de toute façon besoin de moyens de transports pour acheminer leurs produits (et ceci vaut aussi pour l'agriculture).

Toute la pétrochimie est à mettre à la poubelle également, ce qui signifie plus de plastique, plus de pneus pour les voitures (qui n'ont plus d'essence de toute façon), plus de pansements pour les hôpitaux, etc...

Bref, un tableau somme toute assez sombre, remplit de bandits, de chômage, de famines, d'épidémies. Heureusement que ce n'est pas pour demain !

Tiens d'ailleurs, si on calculait le temps qu'il nous reste avant cette catastrophe, histoire de prévoir le coup ? Si il nous reste 100 ou 200 ans de réserves, on a le temps de voir venir. De nombreux sites proposent le calcul suivant, que vous avez déjà peut-être vu passer par ici. C'est en fait assez facile : en divisant le volume de ressources actuellement connues (sachant que les découvertes diminuent d'année en année, et qu'elles ne suffisent plus à compenser les hausses de consommation) par la consommation *actuelle* de pétrole, on devrait avoir une bonne idée du temps maximal qu'il nous reste avant le déclin de notre société industrielle.

Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps, le résultat d'un tel calcul, absolument ahurissant, est fournit par BP lui-même en 2003 : il nous reste, à consommation constante, 40 ans de réserves de pétrole. 40 ans ! Encore 40 ans de consommation de pétrole et il n'en restera plus une goutte. Rien. Niet. Nichts. Niente. C'est peu 40 ans. D'ailleurs il ne s'agit que de la date de l'épuisement total des réserves connues. En fait la production va décroître lentement avant cela, entraînant le monde dans une terrible récession bien avant 2045. On sait à peu près quand ce déclin va commencer : selon de nombreuses études, le pic de production aura lieu autour de 2010, à cinq ans près. Autrement dit, on y est. Les bandits, le chômage, les famines, les épidémies, les guerres civiles, tout ça... sont à nos portes.

Bien sûr, on pense tout de suite aux alternatives solaires, éoliennes, hydroliques ou nucléaire. La science va sauver le monde ! Sauf qu'il faut 10 ans pour construire une seule centrale, et il faudrait en construire des milliers à travers le monde d'ici peu pour remplacer le pétrole manquant. Il faudrait aussi convertir tout le parc de véhicules existant, ou l'adapter, ainsi que les infrastructures de production. Ce qui demande des transports de marchandises, des bulldozers pour le terrassement, des grues pour la construction... qui fonctionnent tous au pétrole. Les éoliennes et les capteurs solaires ne sont pas non plus fabriqués par des lutins au pôle Nord, et il faut aussi du pétrole pour les construire. Sans alternative, on estime que notre société est condamnée au chaos d'ici 20 ans environ, dès que le chômage et l'inflation auront eu raison des structures sociales.

Ce tableau est très sombre et j'espère que je me trompe en affirmant qu'il est tard pour mettre en place des alternatives suffisantes au pétrole. Si vous avez des arguments à m'opposer, je suis preneur. En attendant :
1) les écolos ne me font plus du tout rire
2) la Star Ac, la loi Fillon, les retraites et Gaymard, je relativise à mort...
3) personne aurait une île tranquille, pleine de nourriture, où se mettre à l'abri ?


ressources sur la fin du pétrole :

http://wolf.readinglitho.co.uk/francais/index.html(...) [FR]
http://www.peakoil.net/(...) [EN]
  • # [HS] C'est quoi ce titre à la noix ?

    Posté par . Évalué à -8.

    Ça te ferait mal au cul de mettre un titre correct ?
    Surtout pour un article aussi long qui traite pleins de sujet?
    • [^] # Re: [HS] C'est quoi ce titre à la noix ?

      Posté par . Évalué à 8.

      Je te pertinente, et présente mes excuses à tous les lecteurs. S'il y a un moyen de modifier le titre a posteriori, je suis preneur.
    • [^] # Re: [HS] C'est quoi ce titre à la noix ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      Ca te ferait mal à la tête (ouf) de parler correctement ?
      Nan mais c'est dingue ca, on se fait agresser pour n'importe quoi sur les journaux en ce moment.
      On dirait que c'est le nouveau jeu à la mode de trouver la petite bête sur chaque post.

      Parles meilleur.
    • [^] # Re: [HS] C'est quoi ce titre à la noix ?

      Posté par . Évalué à 9.

      ben moi je le pertinente pas du tout.

      le journal est intéressant, je pensais pas tout lire et puis si :-)

      > Ça te ferait mal au cul de mettre un titre correct ?

      et toi ça t'écorcherais la gueule de jacter poliment ? :-)
  • # relativisons

    Posté par . Évalué à 9.

    les majors du petrole ont tout interet a presenter des etudes montrant que la fin du monde est proche afin d'obtenir le droit de prospecter dans des endroits interdits ( alaska par exemple)
    • [^] # Re: relativisons

      Posté par . Évalué à 4.

      Pas les pays de l'OPEP en tout cas, à qui les quotas sont attribués en fonction des réserves déclarées, et qui ont tous gonflés leurs chiffres dans les années 80, et maintenus ces nouveaux chiffres jusqu'à aujourd'hui.
    • [^] # Re: relativisons

      Posté par . Évalué à 1.

      Euh, la majorite des etudes en question ne vient pas de l'industrie, mais de geologue. Les interets de l'industrie sont plutot oppose a mon sens. Si il y a moins de production, ca veut dire une augmentation des prix, donc une augmentation des marges a court terme. Ca me parait etre la solution actuellement adopte, j'esperes me tromper...
  • # On n'en sait rien

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    Encore 40 ans de consommation de pétrole et il n'en restera plus une goutte.

    Cela n'est pas la première fois qu'on parle du pic (de consommation/de production), et chaque fois qu'on pense qu'il est atteint, l'année d'après modifie encore la donne.
    Tout cela pour dire que 40 ans, 100 ans ou 10 ans, toi et moi nous n'en savons rien, pas plus d'ailleurs que pas mal de sociétés pétrolières sur cette terre, dont le business tourne d'ailleurs fortement autour de leurs réserves (la Royal Dutch Shell en a fait la cruelle expérience l'année dernière). Dans ce monde là, ainsi que pour pas mal de pays dits producteurs (golfe arabo-persique en général), la coutume vaut à la surrévaluation des réserves, mais le problème c'est qu'on n'en connait pas le facteur. Certains avancent 10%, d'autres 40%, d'autres..... Le problème, c'est qu'on jour sur des valeurs tellement gigantesque en terme de production que tenter d'extrapoler une donnée en terme d'années est particulièrement difficile....
    Le tout : il faut se préparer au fait que le pétrole "à bas prix" tel qu'on le connait à l'heure actuelle, ce ne sera plus le cas dans x générations, x variant de 1 à beaucoup plus.
    • [^] # Re: On n'en sait rien

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Ils en parlais ce midi sur inter et un des invités disait approximativement :
      - Il reste 150 ans de reserve de petrole
      - On va atteindre le pic consomation/production dans moins de 10 ans
      • [^] # Re: On n'en sait rien

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        J'écoute souvent pas mal de radios différentes, et à l'époque où le prix du baril de brut frolait allègremment les 60$/baril, pas mal de ces dernières invitaient différents intervenants pour causer de "la fin du pétrole".
        Chaque fois un intervenant avancait ses chiffres (et les intervenants en question n'étaient pas souvent Mme. Michu, mais plutôt des personnes dont le métier est justement de prévoir les stocks, qu'ils soient au sein d'entreprises ou d'organismes d'état), qui n'avaient rien à vois avec les chiffres de l'autre intervenant sérieux sur l'autre radio.
        Tout cela pour dire qu'il est difficile d'accorder un qcq. crédit : il y a même des sociétés qui sont spécialisées dans l'espionnage de la production pour pouvoir en tenir des statistiques (sic! : émission BFM de la semaine dernière).
        Il y a cependant un consensus relativement général : la fin du siècle aura connu le pic pétrolier (bien que d'autres s'en défendent), mais il y aura encore du pétrole, et la France sera peut-être un "gros" producteur ;-). En effet, si en France le pétrole ne vaut pas le coup d'être extrait à 50$/barril, cela commence à valoir le coup à 200$/barril ;-). Et c'est le cas dans pas mal de pays non producteurs à l'heure actuelle. C'est en cela qu'il faut se préparer à une hausse significative du prix du pétrole.
        Beaucoup y voient la raison majeure de la 3ème guerre mondiale, avec un affrontement entre les économies de l'occident qui auront fait main basse sur le gros de la production (au hasard : l'Irak), et les pays qui ne seront plus émergents d'ici là (Inde & Chine), qui seront les plus gros consommateurs du fait de leur retard technologique. Mais bon, je ne suis pas spécialiste géopolitique.
        • [^] # Re: On n'en sait rien

          Posté par . Évalué à 6.

          Je cite un des liens donnés en bas de journal :

          " Bien des objecteurs de la déplétion du pétrole clament que, le pétrole devenant plus cher, plus de réserves deviendront disponibles parce qu'elles seront alors financièrement rentables. Par exemple, si le prix du pétrole sur le marché mondial est de 25$ le baril et qu'il en coûte 30$ pour l'extraire d'un champ donné, ce champ ne sera par rentable et donc ne sera pas classé en tant que « ressource récupérable » (voir jargon). Si le prix du pétrole grimpe à 35$, alors ce pétrole devient viable. L'argument est ainsi formulé que avec la chute de la production, le prix augmente et plus de pétrole devient disponible.

          Cela est vrai jusqu'à un certain point (bien qu'il n'y aura pas tant que ça de pétrole supplémentaire disponible). Ce qu'ils ignorent c'est que ce nouveau pétrole ne sera pas bon marché. Les prix resteront élevés et continueront à grimper, et tour le reste augmentera en parallèle – électricité, carburant, plastiques, nourritures. Suivront les récessions, le chômage, l'effondrement du système financier. Comme cela est souvent indiqué (et souvent ignoré) le problème qui nous attend n'est pas la fin du pétrole, mais la fin du pétrole bon marché et la fin de notre société basée sur d'énergie bon marché."
          • [^] # Re: On n'en sait rien

            Posté par . Évalué à 5.

            Vue autrement, c'est la date à partir de laquelle le pétrole ne fera qu'augmenter. Le pétrole ne disparatra pas du jour au lendemain ! Rien que l'effet d'augmentation du prix diminuera la demande. J'avais entendu début 2030 pour ça. (tient c'est pas loin de la crise de 29 :)

            Il ne faut pas oublier non plus que le pétrole est une marchandise ultra spéculé. Avant d'arrivé dans un port, une cargaison de pétrole change de main une dizaine de fois. Le cout d'extraction au moyen orient est de 2/3$ le baril. Donc, il y a une grosse marge de baisse juste sur l'arret de la spéculation.


            Cela n'aura pas que de mauvais effet. Les délocalisations seront aussi moins interrescantes.

            "La première sécurité est la liberté"

            • [^] # Re: On n'en sait rien

              Posté par (page perso) . Évalué à 5.

              Cela n'aura pas que de mauvais effet. Les délocalisations seront aussi moins interressantes.

              Les gens se bougeront un peu plus le c*l que de prendre leur bagnole pour faire 10 bornes (on aura un peuple de musclés des jambes, et des champions cyclistes ;-)), ce sera la fin des zones commerciales à l'extérieur des villes, ce sera aussi la fin du "je jette, de toute manière acheter neuf coûte moins cher que de recycler/réparer" (on commence à le voir pour le fer, cf. histoire du France mais dans un autre domaine et pas encore au niveau du pétrole ;-)), ..., : que du bon je vous dis ;-)

              (quoi, j'ai oublié les guerres? ;-))
              • [^] # Re: On n'en sait rien

                Posté par . Évalué à 3.

                ...que de prendre leur bagnole pour faire 10 bornes

                D'autant qu'actuellement ça peut aussi bien etre une demi borne (aller acheter le pain)...
                • [^] # Re: On n'en sait rien

                  Posté par . Évalué à 3.

                  Va falloir empêcher les bureaux de Poste de fermer dans les campagnes!!!
                  • [^] # Re: On n'en sait rien

                    Posté par . Évalué à 1.

                    Il n'y aura plus de village a moins de 20 Km d'une ville d'ici 30 ans. La campagne ce sera la périphérie des grandes ville, la bausse et quelques exceptions agricoles et apres des no man land.
  • # Pour compléter la réflexion...

    Posté par . Évalué à 5.

    j'ai lu quelque part qu'à la fin du XIXeme siècle, la majorité des terres arables étaient dévolues à l'entretien des chevaux.
    sachant que la population a explosé depuis 1900 et que nous ne pouvons donc reconvertir les terres agricoles pour assurer nos moyens de communications, ça présage un bel avenir....
    et je ne parle même pas des populations qui sont dépendantes de régions de productions situés à plus de 100km.
    bref un conseil: si vous avez des sous, achetez vous une ferme de 2-3 hectares dans la Creuse et un stock d'armes pour vous défendre.

    Lisez aussi Malevil de Robert Merle, le scénario se basait sur une guerre nucléaire mais ça revient au même in fine.
    • [^] # Re: Pour compléter la réflexion...

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Malevil le bouquin est génial !!! grand moment d'anticipation.

      et le film est pas mal non plus

      \_o<

    • [^] # Re: Pour compléter la réflexion...

      Posté par . Évalué à 2.

      Ravage de Barjavel, ca peut le faire aussi. (La c'est pas le petrole, c'est l'electricite; mais ca peut le faire aussi)
      • [^] # Re: Pour compléter la réflexion...

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        C'est même plus que l'électricité c'est carrément toutes les règles de la physique qui change completement et d'un coup si je me souviens bien, bien flippant comme livre d'ailleurs....(enfin ca fait longtemps)
        • [^] # Re: Pour compléter la réflexion...

          Posté par . Évalué à 2.

          ouais, en même temps...ce livre est un peu tendancieux (comme tout barjavel d'ailleurs). Au delà du discours anti-science qui devient insupportable au fil des livres, il y a l'idée du patriarche toussa, la terre ne ment pas toussa (suivez mon regard)...
  • # D'une façon générale

    Posté par . Évalué à 4.

    c sur ça fais peur mais il ne faut pas paniquer pour autant. Si le petrole deviens trop cher (car il faut bien parler de hausse des prix, les reserves sont encore assez importante le seul probleme c que bientot il deviendra tres couteux d'aller le chercher vu que les reserves faciles sont presques epuisées) et bien les alternatives ecologiques auront enfin peut être une petite chance. Les piles à combustible ça existe et ça marche, même l'huile ça marche, et le colza ce n'est pas dur à faire pousser. Maintenant c sur pour la petrochimie c plus dur (et d'ailleur c triste de voir partir tout ce bon petrol utile dans les transport alors qu'on en aura plus besoin ailleurs dans quelques années), mais même pour ça je crois qu'il y a des alternatives (par exemple le mais pour le plastique, apperemment y a moyen). Mais c sur que dans l'ensemble on en entend surtout parler comme d'une sorte de canulard et c bien triste (mais bon y a vingt ans on donnait déjà les même chiffres)... enfin l'avenir nous dira comment ça va se passer... mais bon je ne crois pas à un moment ou ce sera l'anarchie et ou tout brulera, juste d'autres entreprise nous exploiteront pour un nouveau produit...
    • [^] # Re: D'une façon générale

      Posté par . Évalué à 3.

      c'est comme le bug de Y2k .
      un probleme prevu est a moitie resolu
    • [^] # Re: D'une façon générale

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      La fin des CD en plastique... la fin de majors?

      ho la belle porte... ---> []
      • [^] # COLZA rules

        Posté par . Évalué à 4.

        On roulera au colza, ca marche mais tu parles que le lobby pétrolier bloque :)
        • [^] # Re: COLZA rules

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          'Tain, earxtacy, tout ce que tu dis, c'est toujours tellement beau ! Je te pertinente des deux mains !
          Dans ma belle ville de Nancy, le député Le Déaut (le même qui avait demandé que les documents administratifs informatiques utilisent des formats ouverts) avait lancé un projet test. Les bus de Nancy roulaient au colza. Ça sentait vaguement la frite derrière, mais ça marchait nickel. Mais je crois que c'est pas allé plus loin, à cause du lobby du pétrole, mais pas que de lui, d'ailleurs.
        • [^] # Re: COLZA rules

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Le colza, c'est une fausse solution, la surface cultivable en france n'est pas suffisante pour produire notre propre consomation si les toutes les voitures l'utilisent.
          Et t'inquete pour les prétroliers, d'après ce que j'avais vu dans un reportage, shell est à la pointe dans la panneaux solaire. Les pétroliers ont déjà commencé la reconvertion depuis quelques temps.
          • [^] # Re: COLZA rules

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            +1
            D'autant que faire de l'exploitation intensive de colza voire de colza]transgénique (qui va faire rouler ma béaim/mon 4x4/ ... à plus de 300kmh) n'est pas spécialement une bonne chose si on résonne en terme de développement durable.

            Il est fort que les solutions aux problemes de pétrole soient multiples. Cad qu'il n'y ai pas 1 seule solution adopté par tous (comme le pétrole à remplacé le charbon par exemple).

            Dans 10*x années il est probable que une frange de la population utilisera un type de carburant (colza), d'autres l'électrique, d'autres l'hydrogene, ...
          • [^] # Re: COLZA rules

            Posté par . Évalué à 1.

            Colza, Tournesol et autres huoles végétales pures ne sont pas une fausse solution.
            Mais elles ne sont pas la solution miracle c'est tout.

            J'ai lu plus haut dans ce journal que certains véhicules (les camions et machines agricoles) ne pouvaient fonctionner à l'électrique, et que donc l'électrique n'était pas viable en remplacement. J'imagine que c'est dû à la consommation, la puissance nécessaire et la taille (et le poids) des batteries qu'il faudrait pour les faire rouler : solution très peu efficace.

            Là on dit que l'huile végétale pure n'est pas viable pour la voiture...

            La solution évidente saute aux yeux : la voiture électrique, et assez de production d'huiles pour les camions et machines agricoles.
            Il y aurait assez de terres cultivables pour ça.
            On se heurte juste intégralement au lobby pétrolier, c'est pour ça qu'on n'a toujours pas de voitures électriques :)
            Mais ça viendra !

            Yth.
    • [^] # Re: D'une façon générale

      Posté par . Évalué à 4.

      Les carburants bio il faut les faire pousser, et sans pétrole, pas d'engrais ni de pesticides, et donc plus assez à manger pour tout le monde. Si en plus il faut garder des champs pour le colza...
      • [^] # Re: D'une façon générale

        Posté par . Évalué à 1.

        Je pense qu'il faille du pétrole pour faire pousser du colza, si déja les camions roulent au colza ou si ils viennent (les engrais) par le train electrique et nucléaire.
        • [^] # Re: D'une façon générale

          Posté par . Évalué à 2.

          Il faudra recouvrir plusieurs fois la france de colza pour faire rouler tous les véhicules. Et oui, il faut du pétrole pour faire pousser du colza : comme dit dans le journal, nos terres cultivables sont mortes car surexploitées, et on est obligé de rajouter des engrais pour que quelque chose puisse y pousser. Hors le principal mode de fabrication des engrais, qui demandent de très hautres pressions pour effectuer leur synthèse, dépend entièrement du pétrole.
    • [^] # Re: D'une façon générale

      Posté par . Évalué à 4.

      Si le petrole deviens trop cher (...) et bien les alternatives ecologiques auront enfin peut être une petite chance

      Je te rejoint totalement. Le pétrole ne va pas disparaitre du jour au lendemain. Sa disparition sera progressive. Comme le dit le proverbe : La nécessité est mère de l'invention (oui, bon je sais ça fait un peu raffarinade, mais bon). Au delà du pétrole, dans bien des cas il existe plusieurs façons de résoudre un problème mais compte tenu des contraintes (ici financières) certaines sont écartées d'emblée. Si on change la donne, ces solutions qui semblaient farfelues ne le sont plus. Il ne faut pas croire qu'on va retourner à l'âge de pierre parce qu'on doit changer nos habitudes. On vivra sans doutes différemment mais pas forcément moins bien.
      • [^] # Re: D'une façon générale

        Posté par . Évalué à 2.

        Le baril est à 52 $ à Londres aujourd'hui : record historique ! Les économistes estiment que des que le baril atteindra 80-100 $, l'économie mondiale entrera en récession. Après ce sera l'escalade... Sur 10 ans peut-être, mais en tout cas pas sur assez de temps pour mettre en place des solutions alternatives de toute façon.
      • [^] # Re: D'une façon générale

        Posté par . Évalué à 2.

        Aucune des technologies alternatives existant aujourd'hui ou même à l'état de projet n'a une densité énergétique équivalente à celle du pétrole et une telle facilité de transport. Autrement dit, elles sont toutes **beaucoup** plus encombrantes et difficiles à mettre en oeuvre. De plus pour fabriquer n'importe quel équipement électrique (panneaux solaires, piles à combustibles) il faut du cuivre, de l'argent, voire du platine, et ces éléments sont tous dépendants du pétrole pour leur extraction, leur transport, leur transformation, leur assemblage.

        En parlant des centrales électriques, pour remplacer le pétrole il en faudrait 10 000 de grande puissance sur toute la planète. Il faut dix ans pour construire une centrale, et beaucoup de pétrole pour la construire ET l'entretenir. Sans parler de l'eau nécessaire à son refroidissement. 40% de l'eau des USA est utilisée dans le refroidissement des centrales il me semble. Or nous sommes également à l'aube d'une pénurie d'eau douce (merci l'agriculture intensive et l'électronique).
  • # titre

    Posté par . Évalué à 4.

    Tiens des articles de mon député[1] sur le sujet si tu veux:
    http://www.yvescochet.net/rubrique.php3?id_rubrique=35(...)

    Sinon, 3/4 des gens des "pays occidentaux"[2] sont individualistes et leur but dans la vie est d'arnaquer les autres pour s'accaparer quelques "richesses" matériels de plus que les autres.

    Tous des margoulins...

    Concernant le nucléaire, il y a le même problème avec les réserves d'uranium, même si le délai est plus grand. Il y a 2 façons de s'en sortir:
    - la surgénération, mais les verts ont fait fermer superphenix, donc y'a plus que des recherches "théoriques";
    - la fusion, mais ça prendra au minimum 50 ans, et si ils y arrivent. Le réacteur d'étude de faisabilité ITER sera construit dans le meilleur des cas dans 20 ans[3]. Et il reste plein de problème après pour en faire un "vrai" réacteur, exemple: trouver un matériau qui encaisse des milliards de neutrons de 20 MeV sans trop vieillir.
    Et de toute façon, le nucléaire ne fournit que de l'électricité[4], et les batteries:
    - ont des capacités ridicules;
    - ont un rendement pitoyable;
    - polluent à mort;
    - ne sont pas viables à long terme (et oui, les mines de lithium, de cadmium et cie sont pas éternelles).
    Mais bon l'électricité nucléaire permet:
    - de faire rouler les trains, les trams, les métros, ... ;
    - de faire tourner les PC (retour en charte linuxfr!);
    - à la rigueur de produire de l'hydrogène (qui n'est pas viable de toute façon pour les transports);

    vola voila...

    [1] Oui, j'habite dans l'une des deux circonscriptions vertes!
    [2] Et ça sert à rien d'idéaliser le "tiers monde", qui aurait le même comportement s'il en avait les moyens.
    [3] Les politiques ont mis 20 ans à se mettre d'accord sur le lieu, les pays qui participent, blablabla, ... alors que les plans étaient déjà près!
    [4] Et de l'eau chaude, mais, curieusement, personne veut se chauffer avec!
    • [^] # Re: titre

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      - à la rigueur de produire de l'hydrogène (qui n'est pas viable de toute façon pour les transports);

      C'est tellement pas viable, qu'en Islande les bus roulent à l'hydrogène, avec quelques voitures, et ils ont l'intention de convertir tout le parc de voitures d'ici peu de temps (10 ans?), et, au passage, les bateaux de pêche (pour l'instant, y'a encore des petits soucis pour les bateaux : le bazar est encombrant).
      Leur hydrogène est produit en consommant de l'électricité, elle-même, produite en trés grande partie à partir du géothermique. Bon, ok, sur ce coup là c'est facile, pour eux.
      Pour moi, les solutions on les a, mais quasiment personne ne se lance, personne ne veux prendre de risque financier, ou de prerdre des avantages.
      • [^] # Re: titre

        Posté par . Évalué à 2.

        mais l'hydrogène pose des problèmes de confinement, et "je-sais-plus-quelle-étude"[1] disait qu'en gros 10% de l'hydrogène partait dans la nature (fuites, transvasement, ...) et c'est un super gaz à effet de serre. Vu les quantités manipulées si tout le monde s'y met, ça devenait du n'importe quoi (même à 1% de fuite). Mais bon, c'est vrai que c'est un problème technique qui peut peut-être être résolu.

        Ça posait un second problème aussi: je crois que ça venait des catalyseurs au platine, matière dont les ressource sont aussi limitées (plus cher que l'or).

        [1] Je peux chercher, et c'est peut-être un coup du lobby pétrolier aussi.
        • [^] # Re: titre

          Posté par . Évalué à 1.

          Si j'ai bonne mémoire il est impossible de contenir de l'hydrogène dans quoi que ce soit car c'est le plus petit élément qui soit. Elle fuit donc de n'importe quel contenant. Du moins tant qu'on n'aura pas trouvé dans l'espace un élément plus petit permettant de le contenir...

          On peut peut-être limiter les fuites périphériques, mais pas ce fait...

          Mais bon, ils inventeront encore un vaccin pour empêcher les moutons de roter (ça dégage beaucoup un mouton qui rote). Je ne blague pas, c'est véridique. Ils cherchent pour les vaches maintenant.
          • [^] # En parlant d'animaux de fermes

            Posté par . Évalué à 4.

            j'avais vu un reportage sur une source dénergie utilisé entre autres par certains éleveurs à Cuba, liée à un projet de développement soutenu par l'onu/Unesco/Jesaisplus: projet consistant à récupérer les défécations produit par les cochons, puis par un procédé naturel (eau+Soleil) à récupérer les émation de méthane d'un coté puis les résidus secs de l'autres (ceux ci servant d'engrais naturel pour les champs).
            Le méthane étant lui utilisé par les éleveurs pour s'alimenter en gaz (utilisé dans leurs cuisinières) et à produire de l'électricité par un générateur thermique. Cela produisait assez d'électricité pour alimenter leur foyer: en résumé des paysans n'ayant jamais eu l'électricité ni le gaz d'avoir tout cela, être autonome, récupérer de l'engrais naturel gratuit...
            C'est une méthode adaptés aux contextes qui je trouve est très bien pensé (d'ailleurs ce projet a été soutenu par l'organisme international sus-mentionné car il avait remporter la première place à un cocncours organisé par l'O.I., remporté graçe à l'ingéniosité, la recyclage, ....
            Ah peit rajout, dans ce même reportage (reportage sur Cuba), ils indiquaient des pénuries d'essence (de pétrole en général), conséquence direct de l'embargo tazuinen. Les cubains bricoleurs bricolaient (logique non? :-) ) leur voiture pour être alimenté au gaz: deux choses gaz ne provenant pas du procédé sus-mentionné, car concernant des citadins, deuxième choses bricolage vrament "artisanale": conclusion: je ne monterais jamais dans une telle voiture.
          • [^] # Re: titre

            Posté par . Évalué à 2.

            > c'est le plus petit élément qui soit. Elle fuit donc de n'importe quel contenant. Du moins tant qu'on n'aura pas trouvé dans l'espace un élément plus petit permettant de le contenir...

            heuh.. plus petit qu'un proton avec un electron autour ? je doute là...

            > Mais bon, ils inventeront encore un vaccin pour empêcher les moutons de roter (ça dégage beaucoup un mouton qui rote). Je ne blague pas, c'est véridique. Ils cherchent pour les vaches maintenant.

            Tu confonds avec le methane (CH4), un gaz à effet de serre 10 fois plus puissant que le CO2.
        • [^] # Re: titre

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Sauf erreur, l'hydrogène n'est pas retenu par l'atmosphère terrestre, car trop léger.
          Pour avoir un effet de serre non négligeable, il faudrait donc une *énorme* fuite : peu crédible à mon avis.
          • [^] # Re: titre

            Posté par . Évalué à 2.

            exact, je confondais avec le CH4 (à mono tour)
      • [^] # Re: titre

        Posté par . Évalué à 3.

        si tu produits de l'hydrogène avec du courant, tu ne fais que changer la manière de stoquer l'énergie (avec perte forcément).

        A coté de ça, stoquer l'hydrogène est difficile. Dure d'éviter les fuites.

        "La première sécurité est la liberté"

        • [^] # Hydrures?

          Posté par . Évalué à 2.

          Et les hydrures? Non je n'ai pas dit hydrocarbures mais bien hydrures, qui, de mémoire, seraient un sorte de minerai stockant l'hydrogène...
          Comment? La molécule de dihydrogène étant toute petite par rapport à celle de ces minerais qu'elle se cacherait dans la structure (cristalline?) de la grosse molécule...
          Bon ce sont des vieux souvenirs, donc à vérifier. Mes sources: articles de Science et Vie des années 70 (fin des années 70), époque où se posait déjà la question de remplacer les moteurs thermiques traditionnels par de l'électrique, ou de l'hydrogène (d'où la question du stockage...).

          Liens trouvés à l'instant (donc pas lus /o\):
          http://www.cea.fr/fr/Publications/clefs44/10-stock-energ.pdf(...)
          http://www.cea.fr/fr/Publications/clefs44/fr-clefs44/clefs4464.html(...)

          Bon je rappelle aussi qu'il existe une autre solution après l'hydrogène et l'électricité: le moteur à air comprimé (oh, je vois déjà des sourires moqueurs...).
          Suffisemment d'acheteurs et ... pourquoi pas?
          http://www.mdi.lu/(...)

          Des solutions existent, et souvent depuis longtemps. Réveillons nous!
          • [^] # Re: Hydrures?

            Posté par . Évalué à 1.

            Une souce d'energie prometteuse: les hydrates de méthanes.

            Il y en aurait des quantités fabuleuses au fond des mers.
            Seul problème: son exploitation
            Outre les difficultés d'accès les hydrates de méthane se présentent sous forme de glace et au contact de l'eau il se dégage une quantité enorme de gaz..

            C'est d'ailleurs une des explications pour le mystère du triangle des bermudes

            La suite ici:
            http://sea-river.com/102_5.php(...)

            plus de détail
            http://www.gaz-naturel.ch/fileadmin/authors/pdf/bas5_98_f.pdf(...)
          • [^] # Re: Hydrures?

            Posté par . Évalué à 2.

            Il y a une boite française qui vent des usines clef en main qui fabrique des voitures à air comprimé.
            Ils vendent ça au brésil pour l'instant.
            Le problème est toujours le même : la dangerosité du réservoire. 200 bars dans d'énorme bouteil si cela fuit cela peut faire très très mal.

            En autonomie pure, il parle de 100 km. Si on chauffe l'air avec du gaz, on passe à 1000 km. (avec une polution /100 par rapport au voiture normal)

            A terme, il devrais sans doute créer des scooters qui pourrait ainsi avoir pas mal d'autonomie. Je me demande le volume d'un moteur à air comprimé , le compresseur électrique associé, le reservoire d'aire, et un petit reservoire à gaz pour augmenter le rendement du tout.

            "La première sécurité est la liberté"

            • [^] # Re: Hydrures?

              Posté par . Évalué à 1.

              Et le nom de la société en question?
              Je pense (mais je me trompe peut-être) que tu parles de la société dont j'ai donné l'adresse web http://www.mdi.lu(...) qui n'est pas du tout une boîte française... Aucun investisseur français n'ayant voulu prendre au sérieux un tel "farfelu", voire n'ont jamais répondu...
              Cette boite est luxembourgeoise (du moins c'est ce que je devine) mais le concepteur est bien français et a travaillé longtemps dans la F1 (voitures démarrant à l'aide d'une turbine à air comprimé, ce qui lui a donné l'idée dans faire un moteur...).

              A l'époque Science et Vie (en 1999, juin ou juillet) en avait fait un article complet et intéréssant parlant de voitures à Mexico (il me semble)...

              Au niveau du réservoir, certains roulent bien au GPL, alors...
    • [^] # La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

      Posté par . Évalué à 4.

      Je pense pas qu'un moteur à batteries, à hydrogene ou une quelconque technologie à foutre dans les voitures soient une solution!
      Si les voitures sont aussi répandues, c'est en bonne partie à Mr Pompidou. Depuis les francais considèrent qu'une voiture est indispensable.. Mais quel dalle!
      En dehors de ceux qui habitent dans la campagne (c'est à dire pas tant de monde que ca), la voiture est souvent absolument inutile. Entre les jambes, les vélos, les bus, les tramway, les trains etc. on peu tout à fait vivre (et très probablement avec une bien meilleur qualité de vie qu'avec une voiture). Et hop! Le probleme est réglé... De plus, moins il y aura de voiture, encore plus seront developpés les transports en commun. A mort les voiture pour aller au boulot, à mort les avions pour faire Paris-Marseille!

      Evidemment, il faut de l'électricité pour faire avancer les trains. Là, la situation est moins dramatique, mais il faut s'y pencher aussi. Le nucléaire n'est pas une solution. La fusion, faut y travailler, mais pas compter dessus. Toutes les autres solutions présentent des défauts. Il faut trouver le bon mélange... Et surtout ne pas oublier une source très importante : gaspiller moins! Eteignons les ampoules qui servent à rien, remplacons-les par des ampoules basse consomation, éteignez vos PC (tant pis pour l'uptime), et isolez mieux vos appartements!
      • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

        Posté par . Évalué à 3.

        > La fusion, faut y travailler, mais pas compter dessus.
        Tu vois quoi comme autre énergie à production constante viable à des millénaires? (à part l'hydraulique, mais la france est déjà saturée)

        > Et surtout ne pas oublier une source très importante : gaspiller moins!
        clair, 30% d'économie très facile à mettre en place
        D'ailleur un article américain marrant (plus en accès libre, tant pis):
        http://pqasb.pqarchiver.com/dailybreeze/711084901.html?did=71108490(...)

        > éteignez vos PC (tant pis pour l'uptime)
        Les réseaux pirate2pirate vont enfin disparaître, ça fera des heureux!

        > isolez mieux vos appartements!
        Je dois avoir l'appart le plus mal isolé du quartier (d'ailleurs ça se voit sur ma facture d'EDF pour le chauffage), mais je suis locataire!
      • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

        Posté par . Évalué à 3.

        Entre les jambes, les vélos, les bus, les tramway, les trains etc. on peu tout à fait vivre (et très probablement avec une bien meilleur qualité de vie qu'avec une voiture).

        Les 35.000 communes de France ne sont pas toutes aussi bien équipées en transport en commun et commerce de proximité que Paris !
        • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

          Posté par . Évalué à 3.

          Ce serait peut-être l'occation de faire revivre les vrais commerces de proximités que sont boulangerie de village, épicier, boucher... Au lieu de prendre la voiture pour aller à la ville d'à côté...
          Changer ses habitudes, recréer des liens avec les "autres" qu'on ne connaît plus, revivre... Beau programme...
      • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

        Posté par . Évalué à 4.

        . Entre les jambes, les vélos, les bus, les tramway, les trains etc. on peu tout à fait vivre

        Ca, c'est une réflexion de parisien. Les bus, tramway et autres il n'y en a pas partout. Dès qu'on sort de Paris se déplacer devient une galère pas possible. Paris c'est tout petit et quadrillé de lignes en tous genre. A l'extérieur, les distances s'allongent très vite et le réseau est beaucoup moins dense.

        A mort les voiture pour aller au boulot

        Tu semble croire qu'un véhicule ne sert qu'à aller bosser. Dis-moi, tu sais d'où viennent les fruits et légumes que tu trouves au marché? Indice : Il n'y a pas de champs à Paris. Tout ça arrive tous les matins par camions des quatre coins de France. Sans transports, les parisiens vont un peu crever de faim. Aujourd'hui les populations affluent vers les villes parce que c'est là que se trouve le travail. On observe un concentration humaine autour d'un point qui ne dispose d'aucune ressource naturelle. Aujourd'hui ça ne pose pas de problème parce qu'on peut ravitailler tout ce petit monde mais si demain on ne peut plus acheminer suffisamment de nourriture à Paris, on observera une migration inverse.
        • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

          Posté par . Évalué à 2.

          Pourquoi tout le monde croit que je suis parisien? Pas du tout! :)

          J'habite à Nantes, et meme au delà du périf, à 10 minutes de bus du terminus de tramway.... Sinon j'ai pas mal pratiqué les transports en communs (pour des raisons familiales ou de stage) à Nice (enfin, plutot La Trinité, encore plus loin que l'Ariane pour ceux qui voient le coin), Valence, Perpignan... Et dans aucune de ces villes, j'ai eu le moindre soucis... J'ai peut-être eu de la chance...

          Sinon, ici, pas de commerce de proximité... Mes courses, je les fait à 4km (ou 2 le jour de marcher) en vélo, et j'ai pas de soucis.

          Et puis, j'ai dit non aux voitures pour les particuliers. Pour ceux qui sont dans la campagne profonde, pour les livraisons, c'est un autre probleme, mais c'est pas eux qui représentent la majorité de la consomation de pétrole...
          • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

            Posté par . Évalué à 2.

            J'habite à Nantes, et meme au delà du périf, à 10 minutes de bus du terminus de tramway.... Sinon j'ai pas mal pratiqué les transports en communs (pour des raisons familiales ou de stage) à Nice (enfin, plutot La Trinité, encore plus loin que l'Ariane pour ceux qui voient le coin), Valence, Perpignan... Et dans aucune de ces villes, j'ai eu le moindre soucis... J'ai peut-être eu de la chance...

            Ce sont des villes relativement grandes, donc plutôt bien équipées. Mais regarde des villes de 10.000 à 30.000 habitants, et mêmes les villes plus petites.

            Mes courses, je les fait à 4km (ou 2 le jour de marcher) en vélo, et j'ai pas de soucis.

            Si c'est plat, c'est fesable. Mais par chez moi, où même en voiture tu sens les côtes, je te laisse imaginer ce que cela pourrait être en vélo.
            • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

              Posté par . Évalué à 5.

              Et c'est après quelques semaines de marche/velo/roller sur des routes comme ça que tu es capable de t'extasier sur les capacités d'adaptation du corps humain...
            • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

              Posté par . Évalué à 2.

              Si c'est plat, c'est fesable. Mais par chez moi, où même en voiture tu sens les côtes, je te laisse imaginer ce que cela pourrait être en vélo.

              Bon puisqu'on en est à raconter sa vie : je fais les courses à environ 3 km en vélo, et il y a bien 1 km de monté très rude sur le retour. Eh bien avec l'entrainement et un bon dérailleur c'est faisable, une fois par semaine, avec les (jusqu'à) 25 kg de courses accrochés au guidon. Comme quoi faut essayer...
              • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

                Posté par . Évalué à 6.

                Si tu es enceinte c'est pas possible, si tu n'es pas en bonne forme physique c'est pas possible, si tu as un genou en compote c'est pas possible non plus, si t'as un enfant avec toi, etc...

                Le velo c'est sympa, j'aime bien moi-meme, mais c'est malheureusement pas a la portee de tout le monde. Il y a pas mal de raisons qui font que la voiture est un mode de transport tres apprecie, et la feneantise n'est pas la seule raison.
            • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

              Posté par . Évalué à 2.

              Valence a 62.000 habitants. Quel pourcentage de la population vit dans des villes de plus de 50.000 habitants? J'ai pas de chiffres, mais j'aurais envie de dire plus de 70% (au gros pif). Donc eu ont déjà un réseau de transports en communs acceptable.
              Une ville de 10.000 habitants on peut la traverser de bout en bout à pied...

              Sinon, ce qui m'énerve le plus, c'est des gens de 20 ans, en bonne santé, qui se prétendent sportifs, qui vivent dans une ville avec de bon transports en communs (enfin... pour un standart francais... on va pas non plus comparer avec des villes allemandes ou nordiques), qui prennent la voiture pour un rien....
              • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

                Posté par . Évalué à 3.

                Je ne suis pas bien sûr que tu te rendes compte des distances...
                Une ville de 10.000 habitants on peut la traverser de bout en bout à pied...

                Chez mes parents, village de un peu plus de 2000 habitants, traverser le village à pieds prendrait un *certain* temps, pour ne pas dire un temps certain.
                Tu vas me dire qu'un village c'est plus éparpillé, et tout. Bah il se trouve que pas forcément. Multiplier le nombre d'habitant par 5 reviendrait grosso modo à bâtir 3 étages au lieu d'un pour chaque maison. Il n'empêche que même avec ça, moi je le traverse pas à pieds en une demi-journée, mon village.
                En courant, peut-être que je pourrai le faire en 1h...

                Une ville de 10000 habitants, c'est déjà grand hein. Pour un peu que tu sois sur la périphérie et que tu veuilles aller de l'autre côté, à pieds, tu pars pour une bonne ballade.
                • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Je te traverses à pied Paris (ville de 1 million d'habitants) en une demi-journée. Et je marche pas vite. Ok, c'est mauvais comme exemple, je ne comptes pas la banlieue, et Paris c'est un peu comme le centre-ville d'un gigantesque ville qu'on pourrait appeler Ile-de-France.

                  Alors ta ville de 10000 habitants, un vélo et je m'y déplaces où tu veux. D'ailleurs si on ne risquait pas se faire renverser à tout coin de rue par les vélos, si on trouvait plus d'équipement vélo, si l'habitude d'utiliser son vélo était plus présente chez les Parisiens, si on n'assimilais pas l'utilisation du vélo à du suicide routier, ca ferait longtemps que j'aurais déjà un vélo sur Paris. Et j'hésite franchement à acheter un vélo sur Paris, pour m'en servir dans mes déplacements quotidiens. Ici sur Paris, certains assimilent les balades en vélo à des loisirs, sur Strasbourg on utilise le vélo essentiellement pour se déplacer.

                  Et si je devais retourner à Strasbourg, hors de question de ne pas avoir de vélo. En fait, il faudrait prendre exemple sur Strasbourg (qui prends exemple sur des villes Allemandes) pour ce qui est de l'aménagement cycliste.
              • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                Une ville de 10.000 habitants on peut la traverser de bout en bout à pied...

                La france aussi, il y'en a même qui en font le tour à vélo... c'est pas pour ca que c'est pratique.
        • [^] # Re: La solution n'est pas dans comment remplacer nos moteurs

          Posté par . Évalué à 1.

          Deux petites choses: Y a pas que Paris, Lyon aussi posséde tout cela, saint-étienne (sauf trams), marseille (non?)..., des grandes villes quoi. D'accord pour le restes (petites villes ,villages...) il y a pas grand choses à part bus.

          Deuxième chose: il y a pas de champ à paris, d'accord mais il y a des champignonières!! Bon je te l'accorde, du champignon de paris à tout les repas, ca le fait pas trop. Et puis les poissons de la Seine, hein? t'y pense? Comment ça, il n'y a pas de poissons?
  • # Un article pour faire le point

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Sur Tribune Libre, il y a eu un article de Fabrizio passionnant et très complet sur ce sujet: http://tribunelibre.org/2004/08/01/332.html(...)
    il faut lire les commentaires aussi, qui donnent des liens et développent certains points.
    Méfiez-vous ça fait froid dans le dos.
    Un point important de l'article c'est l'état de la production de pétrole (plutôt que des réserves). On ne peut pas prédire grand chose à partir de l'état des réserves, parce que la consommation augmente tout le temps. Chez à peu près tous les pays producteurs la production a atteint son pic de croissance il y a quelques années et depuis, forcément, ça décroît...
    Ce qui fait vraiment frissonner, c'est que ces maximum de production ont été correctement prédits en 1956 par un géologue: Max Humbert. On lui a rit au nez bien sûr.
    Ce qui fait vraiment vraiment frissonner c'est ce qui s'est passé après ces pics de production ...
    Je vous le dis maintenant où vous allez lire? Vous sentez votre petit coeur battre plus fort? Assez de suspense?
    Je cite:
    - Les USA ont connu leur pic de production en 1970. A peine trois ans plus tard, en 1973, les pays de l'OPEC se sentaient en position de force pour relever leurs tarifs, (...)
    - L'ancienne URSS a connu son pic de production en 1987. Quatre ans plus tard, elle s'effondrait complètement.

    Et le reste à l'avenant.

    Ajoutons que le pic de production mondial sera atteint en 2008. Très bientôt on entendra la sonnette: "ding dong! Les passagers pour la prochaine guerre..."

    "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

    • [^] # Re: Un article pour faire le point

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      marrant, il y a plein de gens qui nous prédisent la fin de notre civilisation pour le 21/12/2012 ... a cause de la fin du calendrier inca ou maya je sait plus. juste 4 ans après la date hypothétique de notre pic :)
    • [^] # Re: Un article pour faire le point

      Posté par . Évalué à 2.

      Vraiment intéressant ton lien.

      En furetant un peu je suis tombé sur un autre thread
      http://tribunelibre.org/2004/05/17/307.html(...)

      Et dans ce thread le post de lolive m'interpèlle.
      http://tribunelibre.org/comments/1450.html(...)

      Sa vision géopolitique de la stratégie américaine me parait vraiment pertinente.

      Avec le conflit en Irak les américains comptent mettre la main sur les principales réserves de pétrole et espèrent ainsi asseoir leur domination sur le monde. En cas de guerre celui qui possède le pétrole vaincra. Ca ne peut pas être un hasard, ils savent ...Mulder où est tu

      Et les intimidations répétées envers le Moyen Orient semblent bien confirmer cette vision

      Les réponses qui exposent l'approche européenne sont intéressantes aussi.

      Aute lien intéressant le défunt Transfert.net
      http://www.transfert.net/a9640(...)
    • [^] # Re: Un article pour faire le point

      Posté par . Évalué à 1.

      Pour ce qui est de la guerre, je ne serais pas aussi alarmiste : une guerre coûte énormément en ressources énergétiques, et je ne suis pas certain que l'opération soit rentable ...
      Pour le reste, je me prend à penser que ce serait l'occasion de repenser la manière dont nous vivons, la centralisation de l'espace public autour de la voiture ... Mais ce sont des rêveries un peu utopistes ;o)
      Quoiqu'il en soit, il est vrai qu'on peut facilement se passer de sa voiture à Paris (c'est même plus agréable) et qu'il n'en est pas de même partout (par exemple dans la région de Brest). Cette situation peut cependant changer (il le faudra bien).

      N'oublions pas que la téléportation a déjà été découverte, mais que le lobby de l'industrie automobile fait pression pour qu'elle ne soit pas mise à disposition du grand public ;o)
      Nous sommes donc sauvé ;o)
  • # Un retour en arrière ?

    Posté par . Évalué à 5.

    Admettons que la crise énergétique ait lieu avant qu'une alternative efficace ne prenne le relais, il paraît évident que le prix du pétrole va aller créscendo. Dans ce cas, le prix des marchandises importées va lui aussi augmenter et arrivera le jour ou on ne pourra plus se les procurer ...
    Il va donc falloir apprendre (ou réapprendre) à produire sur place, cesser toute délocalisation et faire tendre les transports vers zéro. Par exemple, le textile, massivement produit aujourd'hui en Asie, permettra de réouvrir les usines fermées par dizaines dans le Nord. Il va donc falloir recréer tous les emplois aujourdh'ui sacrifié sur l'autel de la mondialisation et de l'échange des marchandises. S'habiller étant une nécessité, même en période de récession, il faudra bien tisser sur place.... On peut étendre ce schéma à tout un tas de produits et manufactures importées chez nous.

    En allant plus loin dans cette récession annoncée, on peut imaginer les grandes villes se dépeupler et voir le monde rural réhabilité. Les populations ne pouvant plus s'offrir le luxe de se déplacer se rapprocheront des centres de productions agricoles ou autres zones d'attraction ouvrière. Comme il est dit dans un post plus haut, et toujours pour économiser les transports, les flots de voitures vers les hypers de banlieu seront remplacés par la réhabilitation des centre-villes, etc ...
    Et puis, tant qu'on est dans la chasse au gaspi, il faudra éteindre la télé le soir et retrouver les veillées autour d'une bonne flambée .....

    Bref, ce tableau mal dégrossi me rappelle un peu la France d'il y a un siècle, et je ne pense pas que nos grands-parents y étaient plus malheurux que nous le sommes aujourd'hui.

    Voilà de quoi mettre du baume au coeur des afficionados du "c'était meiux avant ....!"
    • [^] # Re: Un retour en arrière ?

      Posté par . Évalué à 1.

      Avec quoi tu les feras tourner tes usines ? Avec quoi tu extrairas le minerai nécessaire à la fabrication de nouveaux outils ? Avec quoi le transporteras-tu ? Avec de l'électricité ? Comme dit plus haut, pour remplacer le pétrole il faudrait construire des milliers de centrales nucléaires. Il n'y aurait de toute façon pas assez d'uranium pour les faire tourner plus de quelques années.
  • # Dans la même veine d'idée...

    Posté par . Évalué à 5.

    ... je te suggère de lire le journal "La décroissance" (je l'achète chez le même libraire que mon MISC :D). Il y a 3 n° de cela ils titraient "La fin du pétrole" :) Ils ont des articles très intéressants sur la vie une fois que l'on voudra/sera obligé de vivre plus simplement.

    La vie telle que nous la connaissons n'ira pas toujours crescendo en termes de consommation, la planète ne supportera pas _notre_ style de consommation pour 6 milliards de personnes. C'est en substance ce qu'ils disent et défendent.

    mes 0.2¤ :)
  • # les solutions sont là !

    Posté par . Évalué à 1.

    http://quanthomme.free.fr/
    De longues heures de lecture sur ce site qui apporte des solutions (ou du moins des voies à suivre ) depuis déjà plusieurs années.
    Bonne lecture
  • # meme pas peur

    Posté par . Évalué à 2.

    Franchement, je pense que les personnes ayant un "réél" pouvoir sur ce problème (comprendre en gros: world company, opep, etc...) sont des gens bien trop malins pour foncer droit dans le mur à ce point.

    Soit ils connaissent les vrais réserves de pétrole, et savent que la pénurie n'arrivera pas avant le siècle prochain. Ils savent donc qu'il n'auront pas trop de problèmes, mais que ca sera plutot pour les générations futures, et ca, ils s'en foutent un peu.

    Soit, ils ont confiance en la recherche pour trouver une énérgie alternative. Peut etre même que cette énergie est déja pleinement fonctionnelle, mais qu'il préfèrent épuiser le pétrole jusqu'a la dernière goutte, car le pétrole ca rapporte beaucoup de $, et moins il y aura de pétroles, plus ca rapportera.
    Le pétrole est idéal pour cela: les "sources" de pétroles sont concentrées en quelques points géographiques. ils suffit donc d'avoir la main sur 2 ou 3 pays pour controler 80% du pétrole (chiffres au pif hein), et il n'en sera pas forcément de meme avec les énergies futures.

    Personnellement, Je penche pour la deuxième hypothèse.
    Ca me choque beaucoup qu'en l'an 2005, on n'ait toujours pas réussi à remplacer le petrole.

    Même si l'on prend l'exemple de la motorisation, qui n'est qu'une utilisation du pétrole parmis tant d'autres, et bien on n'a pas encore de solution qui s'approche du pétrole. Eléctricité, GPL et autres, ca reste marginal et pas pratique/performant/économique.

    Pourtant, certains songaient déjà à remplacait le pétrole il y a bien longtemps. En 1911, un certain Rudolf Diesel disait:

    "The use of vegetable oils for engine fuels may seem insignificant today. But such oils may become in course of time as important as petroleum and the coal tar products of the present time."

    et il a donc inventé le moteur diesel:
    "The diesel engine can be fed with vegetable oils and would help considerably in the development of agriculture of the countries which use it".

    jetez un oeil ici: http://en.wikipedia.org/wiki/Rudolf_Diesel(...)
    Un personnage intéressant. On y apprend aussi que les causes de son décès ne sont pas encore tout a fait claires...

    Enfin bref, le jour où le pétrole sera vraiment sur le point de disparaitre, on verra une explosion des solutions alternatives la pluspart des domaines où on utilise le pétrole.

    En attendant, demain je vais aller bosser en vélo, comme un brave écologique qui veut préserver les ressources de la planète.
    Bon ok, je triche, j'ai pas de voiture, donc pas le choix.
  • # Demain, il fera noir et froid

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    Il est très difficile de prévoir combien il reste de réserves. Ce n'est pas tant la quantité restante ou le temps que l'on va mettre à tout épuiser, mais le temps qu'il faudra pour que l'exploitation devienne tellement chère qu'on ne pourra plus raisonnablement continuer à le gaspiller et il deviendra réservé à une élite (c'est déjà le cas aujourd'hui, si l'on y songe). Les compagnies pétrolières ont tendance à rester très floue sur le sujet. 30, 40 ans ?

    Sans compter que la demande augmente tous les jours. La Chine, pour ne parler que d'elle, se réveille, et son parc automobile est en train d'exploser.

    Une solution éprouvée qui a connue son heure de gloire pendant la 2ème guerre mondiale pourrait bien faire un come-back retentissant dans quelques années : le gazogène. Il est temps de planter des arbres... Sinon, il reste les piles à combustibles, les voitures solaires et quelques autres modes de combustion alternatives.

    Par contre, quid du kerosène ? Plus d'avions ? Pour traverser l'Atlantique, on naviguera sur des voiliers ? Le Zeppelin et les dirigeables règneront en maîtres dans le ciel (tant que les brûleurs disposeront de gaz pour les alimenter). Eh oui, le gaz naturel s'épuise lui aussi petit à petit...

    Dans le cas où il n'existerait pas de solutions alternatives, celà remettrait en cause beaucoup de nos comportements et habitudes : vêtements en coton ou en laine (plus de synthètiques), plus de fruits frais s'ils ne poussent pas spécifiquement dans la région très proche, sans parler de tous les objets constitués de plastiques qui nous entourent (à commencer par le portable sur lequel je compose mon message). Il faut vite trouver un vaccin pour le sida car dans quelques années, plus de latex (prévoir les vessies de moutons avant de draguer). De quoi faire trembler certains fétichistes !
    • [^] # Re: Demain, il fera noir et froid

      Posté par . Évalué à 2.

      > Il faut vite trouver un vaccin pour le sida car dans quelques années, plus de latex

      nan, c'est un produit naturel:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Latex_(mat(...)ériau)

      même s'il faut du pétrole pour l'importer dans nos contrées...
    • [^] # Re: Demain, il fera noir et froid

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Il faut vite trouver un vaccin pour le sida car dans quelques années, plus de latex (prévoir les vessies de moutons avant de draguer). De quoi faire trembler certains fétichistes !


      Le latex, ce n'est pas une matière végétale extraite de l'Évea?
      • [^] # Re: Demain, il fera noir et froid

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Si, si, le caoutchouc naturel, ou LaTeX, est issu principalement de l'Hevea, je ne sais pas à quoi je pensais... On va mettre cette boulette sur le compte de la fatigue (et non l'inverse).

        Sinon, il en existe aussi en polyuréthane pour les allergiques.
    • [^] # Re: Demain, il fera noir et froid

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Il faut vite trouver un vaccin pour le sida car dans quelques années, plus de latex (prévoir les vessies de moutons avant de draguer)

      En fait, le Pape pêche par anticipation : l'abstinence qu'il vous dit! ;-)
      (et hop, le problème du Sida réglé...)
  • # http://www.manicore.com le site de reference sur la question

    Posté par . Évalué à 3.

    Un document bien detaille sur la question: http://www.manicore.com/documentation/reserve.html(...)

    et plus generalement
    http://www.manicore.com/(...)
  • # Le pétrole et LinuxFr

    Posté par . Évalué à 2.

    Il s'agit d'un article très intéressant mais pourquoi le poster sur DLFP ?

    Comme son nom l'indique, linuxfr est un site français relatif au système GNU/Linux et à l'openSource en général. Qu'en adviendrait-il s'il se transformait en forum politique ou recueil de blog ?

    Je pense que c'est le genre d'article qui aurait plus trouvé sa place sur le (excellent) site http://tribunelibre.org(...) .

    Encore une fois, je tiens à souligner que ce journal est très pertinent. Il est juste poster au mauvais endroit.
    • [^] # Re: Le pétrole et LinuxFr

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Et bien les journaux c'est fait pour mettre ce qui n'a pas ca place en news me semble t'il donc il a tout a fait ca place ici.
    • [^] # Re: Le pétrole et LinuxFr

      Posté par . Évalué à 3.

      Disons que je trouve intéressant le fait qu'un certain nombre de géologues, scientifiques, économistes, hommes politiques soutiennent la thèse de l'écroulement de notre société d'ici quinze ou vingt ans. Et que tous les chiffres semblent aller dans ce sens, où que l'on cherche.

      Dans une telle perspective qu'est-ce qui apparaît plus utile :
      - se mettre à l'extreme programming
      - apprendre Mono et GTK#
      - python a plus d'avenir, j'y suis j'y reste
      - réapprendre à cultiver la terre, à se soigner, à se défendre sans produits chimiques, sans tracteurs, sans minerais facilement extractables, etc... sachant qu'il n'y aura plus d'informatique dans 20 ans ou trente ans ?

      Il y a deux mois, je n'aurais jamais écrit un post comme celui-là, et en le lisant j'aurais pris son auteur au mieux pour un rêveur, au pire pour un gros lourd. Mais c'est le genre de question auxquelles je pense sérieusement maintenant.
    • [^] # Re: Le pétrole et LinuxFr

      Posté par . Évalué à 4.

      Pour son caractere " ouverture d'esprit ",

      quand on lit certain troll, ca ne fait pas de mal de rehausser le niveau.

      Je prefere ce genre de journal a un gnome/kde ...

      a+
  • # Le site référence en anglais

    Posté par . Évalué à 2.

    Pour ceux qui, comme moi auparavant, ont encore foi dans les capacités de la science à nous tirer de ce mauvais pas :

    http://www.lifeaftertheoilcrash.net/(...)
  • # ma petite théorie concernant l'île!

    Posté par . Évalué à 2.

    Je pense que les gens de pouvoir mettent tant de me*** dans ce monde sans se soucier des conséquences, c'est qu'en fait ils ont dèjà trouvés une autre planéte où ils sont installés depuis qq générations déjà et ils finissent d'essorer la terre!
  • # FUD

    Posté par . Évalué à 0.

    Papey, ton article est de la CONTRE-INFORMATION.

    Je vais essayer de demonter point par point ces arguments alarmistes:



    > - transports
    N'as-tu point deux jambes pour courrir?
    Sais-tu qu'en France il y a 1 cheval pour 10 personnes?

    > - pétrochimie
    La PERTROchimie depend du petrole! Lapalissade!

    > - machines de chantiers, machines industrielles, machines agricoles.
    Et jusqu'au XVIIIIe siecle, point de batisse, ville, cathedrale?

    > - les camions (non remplaçables par des véhicules électriques)
    Sais-tu qu'un train ELECTRIQUE peut transporter l'equivalent de 100 camions?
    Sais-tu qu'une peniche a besoin de 100 fois moins d'energie (mais va moins vite)?

    > si le coût des transports augmentait rapidement, disons de 500% en 10 ans ?
    Il y a 50 ans il fallait 10 ans de paie pour un long trajet avion, alors que le prix actuel est de quelques semaines...
    Une augmentation de 500% serait un juste retour des choses.

    > En cas de pénurie ou de hausse des prix du pétrole, tout l'organisme meurt.
    "Ne mettons pas tous nos oeufs dans le meme panier"

    > Même la police, l'armée et les services de soins ne pourraient plus intervenir là où on a besoin d'eux, posant de sérieux problèmes à l'état pour imposer son autorité, et favorisant l'essort de gangs et de mafias en tous genres.
    Ces services sont de proximite depuis toujours et ENCORE maintenant.

    > Les rendements seraient ainsi divisé par un facteur gigantesque
    Oui. J'ai entendu qu'il y a eu un facteur multiplicateur par 10 en 50 ans.

    > la Terre ne peut nourrir que 2 milliards d'êtres humains. Je vous laisse faire le calcul.
    selection naturelle.

    > plus de pneus pour les voitures
    le premier caoutchouc n'est-il pas NATUREL?

    > qui n'ont plus d'essence de toute façon
    DIESEL a depose son brevet pour une voiture roulant a l'huile...
    De plus il existe d'autres energies:
    -alcool;
    -compression de l'air;
    -compression d'un ressort (voiture de OUI-OUI); ;)
    -electricite;
    -huile (diester...);
    -hydrogene;

    > Bref, un tableau somme toute assez sombre, remplit de bandits, de chômage, de famines, d'épidémies.
    Tout cela a cause du petrole!

    > 40 ans de réserves de pétrole
    En 1973 on disait qu'il n'y en aurait plus en l'an 2000.
    Moi j'attend l'an 2000 pour voir ;)

    > Les bandits, le chômage, les famines, les épidémies, les guerres civiles, tout ça... sont à nos portes.
    > Sans alternative, on estime que notre société est condamnée au chaos d'ici 20 ans environ, dès que le chômage et l'inflation auront eu raison des structures sociales.
    FUD!

    > Il faudrait aussi convertir tout le parc de véhicules existant
    [humour]Non, tu n'as JAMAIS change ta voiture![/humour] (car tu croyais le petrole eternel).
    D'habitude, c'est le contraire, les gens changent regulierement de vehicule (car ils n'ont pas peur de la fin du petrole).

    > ainsi que les infrastructures de production
    A quand la prochaine greve a Renault-Billiancourt?

    > des bulldozers pour le terrassement,
    tes mains , une pelle et une brouette,

    > des grues pour la construction...
    une poulie et une corde...

    > Les éoliennes et les capteurs solaires ne sont pas non plus fabriqués par des lutins au pôle Nord, et il faut aussi du pétrole pour les construire
    c'etait mieux a vent...
    • [^] # Re: FUD

      Posté par . Évalué à 2.

      Part du pétrole dans la fourniture d'énergie en France : (source : ministère de l'industrie)

      http://www.industrie.gouv.fr/energie/comprendre/q-r-pet-eco.htm(...)

      "Pour l'année 2001, la facture énergétique est de 23,07 milliards d'euros dont 19,06 milliards au titre du pétrole (82,6%)."

      En 1973, la crise a multiplié par 4 les prix de l'essence aux USA en quelques mois, alors que les USA n'étaient à l'époque pas aussi dépendants de l'extérieur que maintenant pour leur fourniture de pétrole. La crise économique qui s'en est suivie a été maîtrisée après accord avec l'Arabie Saoudite et le Vénézuéla pour refaire baisser les prix et mettre fin à l'embargo sur le pétrole. Autrement dit, une petite baisse des approvisionnements (en proportion) a provoqué une flambée des prix et une grave crise économique, heureusement passagère. Le fait qu'il y ait plein de cow-boys avec plein de chevaux n'a rien changé à cela.

      En ce qui concerne les énergies renouvelables, diesters et autres, je te renvoie aux liens que j'ai donnés précédemment :

      http://www.lifeaftertheoilcrash.net(...) (il faut scroller pour arriver à la section sur les substituts envisageables)
      http://www.manicore.com/documentation/renouvelables.html(...)

      "En 1973 on disait qu'il n'y en aurait plus en l'an 2000.
      Moi j'attend l'an 2000 pour voir ;)"

      tu t'y connais sûrement mieux que le centre de recherche économique de la Deutsche Bank à ce sujet :

      http://www.peakoil.net/DB.html(...)

      ou que la Australian Financial Review : http://www.energybulletin.net/4044.html(...)

      Et tu n'as probablement pas vu "2013 : la fin du pétrole ?" sur Canal Plus le 15 février, où ni François Hollande, ni Hervé Gaymard, à l'époque toujours ministre de l'économie, n'ont démenti la plausibilité du "scénario catastrophe" présenté par Ruth Elkrief.
    • [^] # Re: FUD

      Posté par . Évalué à 1.

      Euih, juste un détail sur le diester : c'est une arnaque composée en grande partie de produits pétroliers, je ne sais absolument pas à quoi ce truc peut servir d'autre que de pouvoir dire "je roule au colza" tout en continuant de rouler au pétrole...

      Non, l'huile ça marche bien plus simplement que le diester qui est un mélange de pétrole et d'un ester de colza fabriqué d'une manière complexe.
      L'huile, il suffit de la mettre dans ton réservoir de moteur diesel, et euh... voilà... A quelques détails près...
      Les détails sont que l'huile doit être végétale (colza, tournesol, noix, lin, palme, etc... Elles marchant quasiment toutes, les mouins chères étant colza et tournesol), donc pas d'huile de foie de morue :p
      Il faut tarer différemment les injecteurs, mettre une plus grande pression, c'est juste du réglage.
      Installer dans l'idéal une pompe de pré-gavage pour aider l'huile à arriver au moteur, c'est moins fluide que le gasoil, donc lui filer un coup de pouce ça aide.
      Et avoir un système pour chauffer l'hiver vu que l'huile végétale gèle à -15°, alors que le gasoil gèle à -25°, ça peut gêner... Le système ça peut être d'avoir un autre réservoir au gasoil, et de démarrer au gasoil, ou de chauffer sur la batterie...

      Et il est parfaitement possible de mélanger huile et gasoil dans le réservoir, tout moteur diesel tourne sans problème à 50% huile, 50% gasoil sans aucune modification. Et oui je l'ai vu tourner, je le vois tout les jours, je pratique l'achat de bouteilles d'huiles au supermarché vidées directement dans le réservoir, ça marche et la voiture roule tout aussi bien !

      Le seul vrai problème c'est de remplir le réservoir, c'est très nul d'acheter des bouteilles, après on se retrouve avec des dizaines de bouteilles d'huile vides, en plastique, qui polluent :(
      Mais bon, c'est un problème de logistique ça.


      Yth.
  • # La fête commence...

    Posté par . Évalué à 1.

    Pour ceux qui pensent encore que l'on a le temps de mettre en place des énergies alternatives, sachez qu'il ne reste plus que 1 à 2 ans avant le grand crash :

    http://www.reuters.com/newsArticle.jhtml;jsessionid=FGF5DB4A5UC54CR(...)

    Si vous ne comprenez pas ce qu'un baril à 80$ veut dire, sachez qu'en dollars fixes de l'an 2000, le baril avait atteint un plus haut de 70$ en 1979, provoquant la crise économique que l'on sait. Autrement dit, dans moins de deux ans, le baril aura atteint pour toujours un prix supérieur au plus haut cours que la société industrielle ait jamais connue. En 1979, la hausse des quotas de production de l'OPEP et l'entrée en jeu du Vénézuela avaient fini par calmer le jeu. Aujourd'hui il n'y a plus rien à espérer pour renverser la tendance.

    C'est pas pour être pessimiste, mais dans 3 ou 4 ans, 90% des informaticiens risquent de se retrouver au chômage (les prestations d'informatique sont parmi les premières à sauter en cas de crise).

    Attachez vos ceintures, dans 6 mois les premières PME font faillites (celles qui sont fortement dépendantes de l'extérieur), et le reste de l'économie va suivre d'ici deux ou trois ans max.

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.