• # tintamarre mĂ©diatique

    Posté par  . Évalué à 7.

    La plupart des intellos mĂ©diatiques n'ayant pas vraiment d'idĂ©es Ă  eux (sauf celles mĂȘlant gloriole, argent et proximitĂ© du pouvoir), ça n'est pas Ă©tonnant. Ce sont les mĂȘmes qui critiquent internet oĂč l'on trouve tout et n'importe quoi, c'est Ă  dire comme dans la presse oĂč ils Ă©crivent ou parlent. Les intellectuels chercheurs tels Michel Serres, Wladimir JankĂ©lĂ©vitch, Pierre Bourdieu, Teilhard de Chardin, 
 (je cite les premiers qui me viennent sans prĂ©fĂ©rence il y en a bien d'autres) n'ont jamais craint d'ĂȘtre confrontĂ©s Ă  la pensĂ©e d'autrui, autrui fut-elle une machine capable d'apprĂ©hender infiniment plus de donnĂ©es que la cervelle humaine.

    D'autre part, si vraiment des intellos ont peur c'est qu'ils n'écoutent que le tintamarre médiatique, Plusieurs chercheurs en IA ont expliqué sur Thinker View et le site du CNRS que la situation n'a pas tant changé depuis 20 ans. C'est la «puissance de calcul» qui nous impressionne, plus la possibilité d'avoir l'IA pour ainsi dire «chez soi», mais les progrÚs ne sont pas là, ça reste des algorithme et «IA» est un terme commode pour obtenir des financements.

    • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

      Posté par  . Évalué à 8.

      Il n'y a pas que la puissance de calcul, la quantitĂ© de donnĂ©es a explosĂ© aussi (on pouvait pas mettre tout github, tout wikipedia ou tout flicker dans un algo d'apprentissage il y a 20 ans). Il y a quand mĂȘme eu quelques innovations comme les transformers au niveau architecture des rĂ©seaux de neurones. Les techniques convolutionnelles existaient dĂ©jĂ  mais pas Ă  la mĂȘme Ă©chelle. AprĂšs oui on a clairement changĂ© d'Ă©chelle et ça a changĂ© des choses, ça permet des transitions de phases dans la qualitĂ© des sorties qui Ă©taient inaccessibles avant : https://arxiv.org/pdf/2402.16991.pdf par exemple, en tout cas Ă  cette Ă©chelle et pour cette quantitĂ© de problĂšmes.

      Dire que les choses n'ont pas tant changĂ©es que ça depuis 20 ans est rien que de ce point de vue trĂšs trĂšs exagĂ©rĂ© pour le moins. On a pas fini d'explorer ce que ça permet et les diverses combinaisons que ça permet, genre la gĂ©nĂ©ration de vidĂ©os de cette qualitĂ© Ă  partir de prompt textuels c'Ă©tait clairement de la SF Ă  l'Ă©poque, et c'est tout nouveau. Ça ouvre des combinaisons qu'on a pas encore fini d'explorer, comment on va faire cohabiter / travailler ensemble les rĂ©seaux de neurones avec les systĂšmes Ă  raisonnement symbolique par exemple ? On sait que les rĂ©seaux de neurones peuvent ĂȘtre assez bon pour jouer aux Ă©checs ou Ă  des jeux combinatoires, qu'est-ce que ce sera quand on va leur apprendre Ă  dĂ©montrer des thĂ©orĂšmes en essayant des trucs avec un prouveur qui leur dira "ça passe" ou "ça passe pas" ? Comment ça va se passer quand on va leur permettre d'Ă©voluer dans un monde, cf. le dossier de ce numĂ©ro de PLS : https://www.pourlascience.fr/sd/informatique/pour-la-science-n557-26128.php , avec les intuitions un peu hors sol qu'elles auront pu tirer de leur apprentissage pour leur donner des buts un peu plus haut niveau ? On sait pas encore forcĂ©ment mais c'Ă©tait pas envisageable comme travaux il y a 20 ans. Maintenant, on peux envisager sĂ©rieusement.

      • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

        Posté par  . Évalué à 5.

        (pour ĂȘtre tout Ă  fait clair, je suis pas en train de dire que les intellectuels devraient paniquer mais ça semble ĂȘtre tomber complĂštement dans l'excĂšs inverse que de dire qu'il ne s'est pas passĂ© grand chose depuis 20 ans. Wait and see donc, et pour partie on peut dĂ©jĂ  voir, la traduction en pratique a fait des bonds fabuleux)

        • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

          Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 10.

          D'ailleurs, la qualité de certaines traductions automatiques met en péril le métier de bien des traductaires en les remplaçant. Il y aussi des entreprises de la Tech qui ont licencié du personnel en développement informatique pour les remplacer par de l'IA.On a vu déjà une présentatrice de TV générée par l'intelligence artificielle.
          En fait ce qu'on risque de voir au niveau des professions intellectuelles c'est ce qu'on a vu par exemple avec le métier Jacquard : une diminution importante du nombre de personnes au profit de l'IA pour certaines tùches.

          Pour la premiÚre fois dans l'histoire, à notre connaissance, les professions intellectuelles risquent (et font dans certains cas) les frais du progrÚs, ce qui n'est encore jamais arrivé pour autant qu'on sache :

          Les disruptions de notre histoire ont principalement touchĂ© les ouvriers, les artisans, ceux dont le travail Ă  la main a Ă©tĂ© souvent revisitĂ© au regard de ce que la machine pouvait faire. On pense bien Ă©videmment Ă  la rĂ©volution industrielle et l’invention de la machine Ă  vapeur qui a permis d’automatiser de nombreuses tĂąches jusqu’ici rĂ©alisĂ©es Ă  la main, jusqu’à la disparition de certains mĂ©tiers.

          Et c'est d'ailleurs pour ça que tout ce beau monde a la trouille.

          Je n’ai aucun avis sur systemd

          • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

            Posté par  (courriel, site web personnel) . Évalué à 7.

            Pour la premiÚre fois dans l'histoire, à notre connaissance, les professions intellectuelles risquent (et font dans certains cas) les frais du progrÚs, ce qui n'est encore jamais arrivé pour autant qu'on sache :

            Et de l'article :

            pour la premiĂšre fois de l’histoire de l’humanitĂ©, une innovation majeure perturbe l’activitĂ© des intellectuels, qu’on appelle aussi les travailleurs de la connaissance

            Genre l'imprimerie, l'ordinateur et l'internet c'était du poulet ?

            La branlette intellectuelle sur le risque existentiel masque surtout le problĂšme du contrĂŽle et de l'intention derriĂšre ces machines.

            Précédemment : https://linuxfr.org/users/krunch/journaux/les-ai-des-gafam-sont-elles-nefastes

            pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

            • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

              Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

              Perturber dans le sens mettre en danger, oui, ça me paraßt nouveau à moi aussi

              • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

                Posté par  (courriel, site web personnel) . Évalué à 2.

                L'imprimerie a mis en danger les moines copistes et tout un écosystÚme de contrÎle de l'information.

                L'ordinateur a mis en danger tout un tas de métiers administratifs ainsi que certains aspects du métier d'ingénieur.

                L'internet a mis en danger le métier de journaliste.

                Qu'est-ce tu trouves de nouveau exactement ?

                pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

                • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

                  Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4.

                  Les copistes étaient des OS du livre. Pas spécialement des professions "intellectuelles". Les ingénieurs n'ont pas été remplacés, leur métier a changé, idem pour des métiers administratifs, alors oui, moins de secrétaires et plus du tout de dactylos, mais, justement, ce ne sont pas les types de professions trÚs valorisées.

                  Ce qui est nouveau c'est que l'IA est susceptible de s'attaquer à des professions trÚs (sur) valorisées. En prime, dans la plupart des cas, elles pourraient trÚs bien (voire mieux) faire le boulot de la palanquée d'experts médiatiques ou de consultants en tous genre (du genre débit de tartines de creux à trÚs haut prix). Et là, ces gens qui se sentent supérieurs à la masse, commencent à se sentir trÚs mal à l'aise.

                  Je n’ai aucun avis sur systemd

                  • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

                    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

                    Pour les gĂ©nĂ©rateurs de blabla peut-ĂȘtre, mais faut vraiment que le blabla n'ait pas de consĂ©quence. Car quand un avocat fait gĂ©nĂ©rer sa prose par un GPT X, qui invente des jurisprudences


                    Votez les 30 juin et 7 juillet, en connaissance de cause. http://www.pointal.net/VotesDeputesRN

                  • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

                    Posté par  (courriel, site web personnel) . Évalué à 2. DerniĂšre modification le 03 avril 2024 Ă  18:03.

                    Pas spécialement des professions "intellectuelles".

                    Bah tu prends pas la mĂȘme dĂ©finition du terme que celle de l'article alors.

                    Dans le deuxiĂšme paragraphe de ton commentaire je pense qu'on peut remplacer "IA" par une des technologies que j'ai mentionnĂ©es et, dans le contexte de l'Ă©poque, ça revient au mĂȘme. Rien de trĂšs spĂ©cial je pense.

                    La différence que je vois surtout c'est que l'accÚs aux technologies sus-mentionnées s'est démocratisé assez rapidement. Alors que pour l'IA, avec le modÚle actuel, il faut des resources informatiques que seul des grandes organisations peuvent se payer.

                    pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

                  • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

                    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

                    D'accord

                • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

                  Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 8.

                  L'imprimerie a mis en danger les moines copistes et tout un écosystÚme de contrÎle de l'information.

                  Il y a probablement trois ou quatre anachronismes dans cette phrase.

                  L’imprimerie a rendu obsolĂšte le mĂ©tier de copiste, c’est diffĂ©rent.

                  La raretĂ© des livres n’était pas le produit d’un contrĂŽle de l‘information, mais de la difficultĂ© de les produire. Que les institutions qui produisaient ces livres Ă  leur frais contrĂŽle leur production est normal. Que la raretĂ© de la ressource leur donnait de fait un pouvoir de sĂ©lection est inĂ©vitable. C’est de la gestion de ressources. Quand tu dois nourrir Ă  vie des copiste, tu choisis ce que tu Ă©dites et tu priorise les ouvrages que tu juges essentiels. Que ce contrĂŽle de fait entraĂźne des choix discutables, probablement, lĂ  oĂč il y a de l’homme il y a de l’hommerie.

                  La notion mĂȘme de droit d’auteur Ă©tait d’ailleurs complĂštement Ă©trangĂšre aux moines copistes. MĂȘme l’idĂ©e de domaine-public est faible Ă  cĂŽtĂ© de la conception chrĂ©tienne mĂ©diĂ©vale de la parole. Dans le christianisme tout homme est dĂ©positaire (peut faire hĂ©riter intĂ©gralement ce dont il a hĂ©ritĂ©) de la parole, et la parole est Dieu (Ă©vangile de Jean, chapitre 1). Il n’y a pas de hiĂ©rarchie entre les hommes vis Ă  vis de la parole (tout homme est Ă©gal devant Dieu), et la parole n’est pas qu’un domaine public, ce n’est pas qu’une chose commune, la parole est littĂ©ralement Dieu et la cause de toute crĂ©ation. La parole c’est littĂ©ralement le code source de toute chose créée : « Au commencement Ă©tait le Verbe, et le Verbe Ă©tait auprĂšs de Dieu, et le Verbe Ă©tait Dieu. Il Ă©tait au commencement auprĂšs de Dieu. C’est par lui que tout est venu Ă  l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. ». Le premier chapitre de l’Évangile de Jean Ă©crit littĂ©ralement, « C’est par la parole que tout est venu Ă  l’existence ». Et cet ouvrage, appartenant au corpus biblique, Ă©tait donc parmi les ouvrages prioritaires des copistes mĂ©diĂ©vaux.

                  Le christianisme actuel est trĂšs imprĂ©gnĂ© des lumiĂšres et a donc perdu de vue une bonne partie de cette conception mĂ©diĂ©vale des choses, mais cette idĂ©e ressurgit parfois, comme par exemple sous la plume de ThĂ©rĂšse de Lisieux (19e siĂšcle) quand elle Ă©crit que si une premiĂšre personne qui partage Ă  une seconde personne une pensĂ©e reçue pendant l’oraison s’offusque que cette seconde personne partage Ă  son tour cette mĂȘme pensĂ©e comme si elle Ă©tait la sienne, cette premiĂšre personne serait comme un Ăąne portant des reliques qui croit que les hommages que les hommes expriment autour de lui s’adressent Ă  lui. C’est exactement la pensĂ©e chrĂ©tienne : ce que tu sais vient de Dieu et prĂ©tendre en ĂȘtre l’auteur c’est ĂȘtre autant stupide que prĂ©tentieux, et vouloir contrĂŽler cette pensĂ©e, c’est vouloir contrĂŽler Dieu.

                  Le droit d’auteur est une consĂ©quence de l’imprimerie. Le besoin de contrĂŽle de l’information, de contrĂŽler ce que les autres Ă©ditent, c’est une consĂ©quence de l’imprimerie. Par exemple l’Index (la liste historique d’ouvrages interdits par l’Église) est postĂ©rieure Ă  l’imprimerie, elle est instaurĂ© au 16e siĂšcle Ă  l’occasion du concile de Trente. Gutenberg et l’imprimerie c’est le 15e siĂšcle. Il a fallu que l’imprimerie rende obsolĂšte les moines copistes chrĂ©tiens pour que des chrĂ©tiens qui n’étaient plus des moines copistes puissent commencer Ă  Ă©tablir un contrĂŽle de l‘information.

                  La possibilitĂ© de ne plus ĂȘtre limitĂ© dans l’édition par la ressource a rendu possible de limiter l’édition par la loi, loi qui sera plus tard soumise au contrat social. Cela a permis de passer peu Ă  peu de l’idĂ©e mĂ©diĂ©vale chrĂ©tienne oĂč chaque personne est dĂ©positaire de la parole, au concept de lumiĂšres oĂč la relation intellectuelle devient asymĂ©trique entre les « lumiĂšres » qui Ă©clairent d’autres personnes qui sont donc « éclairĂ©s ». C’est d’ailleurs Beaumarchais, Ă©diteur de Voltaire, qui est Ă  l’origine en France de la premiĂšre loi de droit d’auteur et qui est le fondateur de la SociĂ©tĂ© des auteurs (aujourd’hui la SACD).

                  Il aura fallu attendre qu’un moyen de copie devienne encore plus Ă©conomique (l’informatique) et surtout l’émergence de nouveaux besoin (exĂ©cution de code de maniĂšre rĂ©pĂ©tĂ©e et reproductible, assemblage et rĂ©utilisation de parties de code) pour que le mouvement du logiciel libre Ă©close et que des personnalitĂ©s comme Richard Stallman se servent du systĂšme lĂ©gal du droit d’auteur tel que portĂ©es par les LumiĂšres et de la notion de contrat social portĂ©es par les lumiĂšres pour rendre Ă  nouveau possible la crĂ©ation d’un commun intellectuel, en se servant des armes de l’adversaire pour rendre la brĂšche inattaquable. La GPL comme les autres licences sont Ă©crites avec les armes d’un systĂšme social et lĂ©gal oĂč le contrĂŽle intellectuel est total et la conformitĂ© sociale fondamentale. C’est parce que le droit d’auteur donne Ă  l’homme un contrĂŽle de l’information total et inaliĂ©nable sur sa parole qu’il peut partager des parties de ce contrĂŽle, et il reste le seul Ă  pouvoir contrĂŽler le partage des parties de ce contrĂŽle, par le principe mĂȘme du contrĂŽle de l’information. Et c’est parce que la conformitĂ© sociale est fondamentale que les personnes qui ne sont pas l’auteur se soumettent au contrĂŽle intellectuel total qui est utilisĂ© par l’auteur pour leur partager des parties ce contrĂŽle.

                  L’idĂ©e de moine copiste faisant partie d’un Ă©cosystĂšme de contrĂŽle de l’information est une somme d’anachronismes. La sĂ©lection des ouvrages Ă©tait organique et la consĂ©quence directe de la raretĂ©, elle Ă©tait nĂ©cessairement le reflet des prioritĂ©s de ses acteurs. Ils copiaient ce qui leur paraissaient essentiel : livres religieux, traitĂ©s de philosophie, de science, d’histoire
 Ce n’est rien de plus que le travail d’un Ă©diteur de sĂ©lectionner les ouvrages qu’il reproduit et publie. La raretĂ© et le coĂ»t trĂšs Ă©levĂ© implique une trĂšs forte proximitĂ© entre fourniture et demande. Il faut remplacer la raretĂ© par l’abondance pour commencer Ă  penser le contrĂŽle.

                  Par contre oui l’idĂ©e gĂ©nĂ©rale de ton commentaire est juste : l’imprimerie a mis en danger des mĂ©tiers de copie et d’édition, l’informatique a mis en danger des mĂ©tiers de secrĂ©tariat, de dessin, de calcul et d’autres choses, etc. L’IA ne fait pas diffĂ©rence dans certains domaines (par exemple la traduction).

                  ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

          • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

            Posté par  . Évalué à 3.

            Pour ĂȘtre tout Ă  fait clair, je ne parlais pas des travailleurs de la connaissance ou des professions intellectuelles mais des

            intellectuels (non experts du sujet) qui alimentent le débat public

            et qui ouvrent l'article.

            • [^] # Re: tintamarre mĂ©diatique

              Posté par  . Évalué à 2. DerniĂšre modification le 03 avril 2024 Ă  11:01.

              intellectuels (non experts du sujet) qui alimentent le débat public

              Cette condition d'expertise (sous-entendue technique) n'a guĂšre de sens quand le sujet nous concerne de prĂšs, quand nos intĂ©rĂȘts sont en danger. Ex, point besoin d'ĂȘtre expert.e en hydrologie pour craindre et anticiper une crue qui risque d'inonder ta maison. Autre exemple d'intĂ©rĂȘts de personnes non expertes mis en danger par une "perturbation" nommĂ©e "IA":
              Plus de 200 artistes alertent sur « une utilisation prĂ©datrice » de l’intelligence artificielle dans la musique. (prĂ©cision: de l'industrie musicale)
              Pour résumer, ils craignent des imitations et des atteintes au droit d'auteur.
              Ils veulent "mieux protĂ©ger la crĂ©ation et les droits des auteurs face Ă  une menace qui peut « dĂ©truire l’écosystĂšme de la musique » en rĂ©pliquant notamment des voix cĂ©lĂšbres"

  • # C'est pas un peu paradoxal ?

    Posté par  . Évalué à 0.

    Normalement, l'IA devrait permettre aux gens intelligents (≠intellectuels, mais bon) de se poser toujours plus de questions, non ?

    Plus de donnĂ©es traitĂ©es, filtrĂ©es, synthĂ©tisĂ©es = plus de donnĂ©es sur lesquels rĂ©flĂ©chir et questionner ensuite
non ?

    • [^] # Re: C'est pas un peu paradoxal ?

      Posté par  . Évalué à 4.

      A l’instar de la prise de note au crayon versus la prise de note tapĂ©e, ou il semblerait que la prise de note Ă©crite soit potentiellement meilleure pour l'apprentissage parce que comme on Ă©cris plus lentement on est obligĂ© de tenter de synthĂ©tiser au lieux d'Ă©crire bĂȘtement ce qu'on entend, on peut se poser la question.

      Ne lire que des synthĂšses prĂ©-machĂ©es par des IAs et ne rien retenir c'est pas forcĂ©ment se poser des question par l'appropriation des connaissances qu'on lit de maniĂšre plus dĂ©taillĂ©es. C'est intĂ©ressant si la synthĂšse est une porte d'entrĂ©e pour rentrer dans les dĂ©tails, et c'est peut-ĂȘtre ce travail qui amĂšne plus Ă  se poser des questions intĂ©ressantes, il faut digĂ©rer le matĂ©riau plutĂŽt que d'accepter la synthĂšse. Le risque avec les IAs c'est aussi que les synthĂšses sont produites en quantitĂ© industrielles et de passer d'un sujet Ă  l'autre sans creuser. En ayant l'impression d'avoir appris un truc alors qu'on a pas compris en profondeur et qu'on en retiendra pas grand chose. C'est pas spĂ©cifique aux IAs, WikipĂ©dia c'est dĂ©jĂ  une ressource ou on peut se perdre en largeur 


      Donc "Plus de donnĂ©es traitĂ©es, filtrĂ©es, synthĂ©tisĂ©es = plus de donnĂ©es sur lesquels rĂ©flĂ©chir " n'est pas forcĂ©ment une Ă©quation gagnante en pratique, parfois plus de donnĂ©es mĂȘme synthĂ©tisĂ©es = stack overflow, et se questionner peut nĂ©cessiter une meilleure comprĂ©hension que de simplement lire une synthĂšse.

      • [^] # Re: C'est pas un peu paradoxal ?

        Posté par  . Évalué à 0.

        Pour moi, tu dĂ©montres un peu mon point mais c'est parce que j'envisage une utilisation
euh
"intelligente" des IA. En gros, si je demande quelque chose Ă  une IA, je peux aussi lui demander les sources, de rĂ©sumer ses sources pour voir si je comprends la mĂȘme chose qu'elle, de me prĂ©senter des rĂ©sultats pour que je puisse conclure quelque chose


        Je me sers des prompts générationnels comme des moteurs de recherche "plus sympas et moins publicitaires" que ceux qu'on a actuellement
Avec une possibilité d'éclairer "facilement" des passages qui me semblent un peu flous/complexes/mal expliqués.

        Je ne demanderai jamais à une IA de conclure quoi que ce soit je pense


        • [^] # Re: C'est pas un peu paradoxal ?

          Posté par  . Évalué à 2.

          J'ai rarement "demandĂ© les sources", mais des Ă©chos que j'ai pu en avoir dans ce sens lĂ  c'est pas forcĂ©ment la joie et les trucs donnaient des "sources" qui ne corroboraient pas forcĂ©ment ou ne disaient pas la mĂȘme chose que ce que synthĂ©tisait le rĂ©seau.

          • [^] # Re: C'est pas un peu paradoxal ?

            Posté par  . Évalué à 0.

            Et j'approuve le constat, d'oĂč l'intĂ©rĂȘt de les questionner sous toutes les coutures.

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