Journal La viande combat les inégalités et les plans démoniaques

Posté par (page perso) .
9
28
juin
2013

Bonjour Nal !

Une petite perle trouvée dans le Canard Enchaîné (édition du 26/6/2013) :

PRISCILLE TOURAILLE, chercheuse à l'École des hautes études en sciences sociales (Ehess) et au Muséum national d'histoire naturelle, explique pourquoi les femmes sont statistiquement plus petites que les hommes : ces derniers se réservent la plus grosse part de viande (« Causette », juin). « Pour énormément de sociétés humaines, ethnologues ou nutritionnistes établissent que les femmes ont un accès limité aux protéines, contrôlées par les hommes (…). Il est établi que la viande constitue 40% du régime des hommes et à peine 2% du régime des femmes. »

Biais de corrélation illusoire ou bien coup de tonnerre dans Landerneau ? On ne grandit pas en buvant du bon lait, mais en mangeant du kangourou boxeur de politicien ? Les différences de taille ne sont pas dues à des particularités sexuelles mais à des hommes qui retirent injustement le steak de la bouche des femmes ?

C'est peut-être pour ça qu'on a des associations hyperviolentes comme la PETA qui luttent pour le végétarisme : une fois la population mondiale privée de viande, tout le monde sera plus petit, et donc le monde sera plus facile à asservir. BigBrother dit oui au végétarisme !

Pour ceux qui ne sont pas intéressés par les nourjaux ne parlant pas de joli ciel libre, voici une nimage.

PS : ce nourjal est placé sous licence LPRAB.

  • # Durée de vie

    Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 28/06/13 à 14:28.

    Et l'espérance de vie ? Celle-là est dans l'autre sens, les femmes vivent un peu plus longtemps…

    • [^] # Re: Durée de vie

      Posté par . Évalué à 3.

      Tu veux dire qu'elles se font piquer la viande plus longtemps? En quoi c'est dans l'autre sens?

      • [^] # Re: Durée de vie

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Ben, les femmes sont moins grandes, et elles vivent plus longtemps…

        • [^] # Re: Durée de vie

          Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 28/06/13 à 17:37.

          non il dit qu'elles sont plus petite et vivent plus longtemps.
          heeeuuuu non, qu'elles sont moins grandes et meurent moins vite

          d'ailleurs : vivre plus longtemps, est-ce mourir moins longtemps
          o oui
          o non
          o les deux

          Ceci n'est pas une signature

          • [^] # Re: Durée de vie

            Posté par (page perso) . Évalué à 4. Dernière modification le 28/06/13 à 17:39.

            Bon, lorsqu'on fait des compétitions, on cherche à aller plus haut et plus vite, pas plus bas et plus lentement. Je veux dire par là qu'on considère comme supérieure — dans le sens d'un ordre technique intrinsèque ou d'une performance — une grande taille et une longue vie. Pas l'inverse.

            • [^] # Re: Durée de vie

              Posté par (page perso) . Évalué à 5.

              bon mais
              1) ce que je dis se rapporte plutôt a une compétition ou on chercherais à aller moins lentement et moins bas comme équivalent de plus vite et plus haut
              et 2) ho ca va c'était juste une blague (pourrie peut-être mais une blague quand même). J'avais compris en quoi c'était l'inverse mais pour être honnête la théorie elle même me parait foireuse, parce que pour que les hommes se réservent le plus gros bout de gras, il faut qu'il soit capable de bien montrer à la femelle qu'elle à pas intérêt à moufter sinon elle s'en prend une, et pour ça il vaut mieux qu'elle soit un peu plus petite à la base. Bref, ca m'a bien l'air de bien confondre cause et conséquence, et je ne serait qu'à moitie surpris qu'il s'agisse d'une nieme théorie foireuse qui cherche à nous expliquer que le mâle est ontologiquement dominateur et salaud là ou la femme est par nature bonne douce et aimante. Ca me gonfle trop pour que je m'en occupe vraiment et si une de ces petites pisseuses viens me siffler dans les oreilles avec ces radotages il faudra pas qu'elle s'avise d'essayer de m'emmerder à vouloir plus de 2 % de mon steak.

              Ceci n'est pas une signature

            • [^] # Re: Durée de vie

              Posté par . Évalué à 4.

              Si le but c'est d'aller le plus vite et le plus haut, alors il faut dire que ce sont les hommes qui gagnent en étant plus grand et en mourant plus vite.

              Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

    • [^] # Re: Durée de vie

      Posté par . Évalué à 3.

      Pour le coup ça s'explique (au moins en partie) assez bien par des facteurs culturels tenant à la différence de socialisation entre les hommes et les femmes. Les hommes ("les vrais") adoptent plus souvent des conduites à risques (pour prouver "qu'ils en ont", ce qui ne concerne pas les femmes évidemment), comme conduire dangereusement en voiture par exemple, ou bien ne pas aller chez le médecin quand on est malade (c'est pour les chochotes!), ou encore boire de l'alcool, fumer… Bref, j'ai pris ces exemples au pif, mais t'as compris le principe ;)

      • [^] # Re: Durée de vie

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Et surtout, généralement se sont les hommes qui pratiquent les métiers les plus usant physiquement.

        Opera le fait depuis 10 ans.

    • [^] # Re: Durée de vie

      Posté par . Évalué à 4.

      On peut aussi se poser la question de savoir en quoi vivre plus longtemps serait un avantage…

  • # Il y a une meilleure explication

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    J'avais déjà lu une théorie là dessus qui me paraissait moins déconné.

    Et si c'était lié au fait que les hommes et femmes ont une attirance sexuelle prononcée envers des individus respectant certains critères ? Par exemple les hommes iraient plus volontiers vers une femme petite et une femme vers des hommes grands…

    Pourquoi un homme irait vers une femme petite ? Pour se sentir plus fort, plus protecteur, utile et à l'inverse les femmes y chercheraient une protection.

    C'est une idée et sans doute que cela a joué comme d'autres paramètres… En tout cas cela me paraît plus crédible.

    • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

      Posté par . Évalué à 7.

      je plussoie, et avec le temps les gènes des femmes grande, poilu, et forte a disparu petit à petit. La nature est bien faite. Il suffirait que les championnes olympiques du lancer de marteau fasse plein d'enfant pour équilibrer les gènes des femmes.

    • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

      Posté par . Évalué à -1.

      Ta meilleure explication face à l'idée que les hommes auraient principalement gardé les aliments les plus protéinés pour eux dans le temps c'est que "les hommes ont besoin de protéger / les femmes d'être protégées" ?

      C'est ça qui te parait plus crédible ? Les arguments Mars&Vénus ?

      Eh ben…

      • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Non, cela s'appelle la sélection sexuelle qui existe au niveau des animaux pour expliquer certains différences entre deux sexes d'une même espèces pour une simple question d'attirances.

        Mais bon, si tu avais des arguments à avancer au moins, cela serait sympa pour poursuivre la discussion correctement…

        • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

          Posté par . Évalué à 0.

          Des arguments ?

          On te parle d'une étude d'une chercheuse de l'EHESS qui est anthropologue on dirait (en regardant vite fait sur le net), qui recoupe des théories que j'ai déjà lue chez Françoise Héritier (encore une anthropologue, plus connue normalement), et toi tu réponds "je pense que ça serait plus logique d'imaginer que les hommes aiment protéger et les femmes être protégées".

          Alors je pense que tu t'en fous pas mal, des arguments :)

          La "sélection sexuelle", c'est quoi exactement ? C'est ce qui fait qu'aujourd'hui les filles à la mode sont maigres, alors qu'à d'autres époques elles étaient grosses ?

          • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

            Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 28/06/13 à 15:22.

            On te parle d'une étude d'une chercheuse de l'EHESS qui est anthropologue on dirait (en regardant vite fait sur le net), qui recoupe des théories que j'ai déjà lue chez Françoise Héritier (encore une anthropologue, plus connue normalement), et toi tu réponds "je pense que ça serait plus logique d'imaginer que les hommes aiment protéger et les femmes être protégées".

            Sauf que la théorie dont je te parle venait d'études scientifiques aussi (je n'ai pas le lien ou le papier sous la main).

            Merci de ne pas me prendre pour un idiot alors qu'on sait très bien que les études biologiques et anthropologiques sur ces questions sont délicates…

            Ton argument d’autorité du coup on y repassera.

            EDIT : oui lire la documentation scientifique est mon passe temps, tu ferais bien d'y jeter un coup d’œil de temps en temps…

            • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

              Posté par . Évalué à 0.

              argument d'autorité comme dans "meilleure explication" "moins déconné." "me parait plus crédible." ?

              • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                Ça c'est mon avis personnel qui n'engage que moi.
                Je signalais qu'il y avait d'autres explications dont la science avait émis la possibilité que cela soit ça et toi tu me bassines que le nom de tes scientifiques fait que eux ont raison et les autres tort.

                La science ne fonctionne pas comme ça, le nom importe peu du temps qu'on sait que c'est un minimum sérieux. ce qui compte c'est le procédé expérimental ou d'analyse pour vérifier si c'est rigoureux et comparer avec les autres théories…

                De plus, j'ai signalé également que selon moi (oui à la fin de mon histoire), il y avait plusieurs facteurs pour expliquer cela et qu'un facteur unique me paraissait peu vraisemblable.

                Mais bon si tu étais un peu moins acide et que tu pouvais essayer de discuter avec des arguments, on y arriverait peut être… Car à part me citer le nom de l'auteur de cette théorie tu n'as pas dit quelque chose de vraiment intéressant.

                • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

                  Posté par . Évalué à 7.

                  Mon acidité mis à part.

                  Quand tu annonces que ta "meilleure théorie" selon toi que "tu as lu quelque part mais tu ne sais plus où" dis que "les femmes veulent être protégées par des hommes grands, etc", c'est de la science avec des arguments.
                  Quand j'annonce "non mais y'a plusieurs études et chercheuses (que je cite) que disent que cette histoire de protéines ça se tient", ça ne va pas c'est un argument d'autorité ?

                  Par ailleurs, qui parle des protéines comme d'un "facteur unique" ? Bon, je te réponds de suite : personne.

                  Et à part me donner ton intime conviction que tu penses que les hommes viennent de mars et les femmes de vénus, tu as dit quoi d'intéressant, de ton côté ?
                  Au royaume des pailles, les poutres sont reines.

                  • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

                    Posté par . Évalué à -1.

                    "les hommes viennent de mars et les femmes de vénus"

                    Pourquoi taper la-dessus ? C'est la mode chez les anthropologues ? CE livres parlent de façon de communiquer. donc le rapport avec la bouffe…

                    Et le plus drôle est que dans la préface l'auteur précise, que lors de ses conférences, il a vu plusieurs fois, les schémas qu'il décrit mais à l'envers.

                    "La première sécurité est la liberté"

            • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

              Posté par . Évalué à 3.

              Ton argument d’autorité du coup on y repassera.

              EDIT : oui lire la documentation scientifique est mon passe temps, tu ferais bien d'y jeter un coup d’œil de temps en temps…

              Il est génial ton "EDIT".

              "Tu exagères avec ton argument d'autorité, MOI je lis de la doc scientifique hein !"
              Ah ben pardon.

          • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            On te parle d'une étude d'une chercheuse de l'EHESS qui est anthropologue on dirait (en regardant vite fait sur le net), qui recoupe des théories que j'ai déjà lue chez Françoise Héritier

            oui c'est vrai, et les hommes piquent la viande des femmes parce qu'ils sont plus grands et plus forts que ces dernières, et donc ils grandissent plus, et ils peuvent piquer plus de viande etc

            « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

          • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

            Posté par . Évalué à 9.

            La "sélection sexuelle", c'est quoi exactement ?

            Un truc de biologistes. Rien d’aussi sérieux et solide que l’anthropologie, quoi.

            Si ton questionnement est sérieux, Wikipedia est assez complet.

      • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

        Posté par . Évalué à 3.

        Il faut bien évidemment prendre en compte le fait que tout ceci se serait déroulé à l'époque préhistorique, pas ces 50 dernières années !

        Il est donc tout à fait possible qu'à l'époque de Cro-Magnon (et même avant, en fait), l'homme ait privilégié les femmes belles, signe de bonne santé donc de fécondité et d'espérance de vie suffisamment longue pour s'occuper de la progéniture, tandis que les femmes ont privilégié les hommes qui rapportaient à bouffer, donc les plus forts/rapides/…

        • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

          Posté par . Évalué à 7.

          Et donc c'est pour ça que toutes les femmes sont belles ?

        • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

          Posté par . Évalué à 4.

          Il est donc tout à fait possible qu'à l'époque de Cro-Magnon (et même avant, en fait), l'homme ait privilégié les femmes belles

          Oui et on sait bien que la beauté est un truc objectif, universel, atemporel. De plus les mannequins d'aujourd'hui (représentant les canons de beauté), sont des femmes extrêmement petites, à la limite du nanisme. CQFD.

          • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

            Posté par . Évalué à 2.

            Je n'ai jamais prétendu une telle chose…
            Mon commentaire disait :

            l'homme [a] privilégié les femmes belles, signe de bonne santé donc de fécondité et d'espérance de vie suffisamment longue pour s'occuper de la progéniture

            Entre une femme en bonne santé et une autre malade, famélique, … il est assez facile de supposer que l'attirance allait vers la première, quelque soit la définition de la beauté selon Cro-Magnon.

            • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

              Posté par . Évalué à 2.

              La question d'origine c'est de savoir pourquoi les femmes sont en moyenne plus petites. À moins que tu cherchasses à répondre à une autre question, ton explication implique bien une corrélation petite taille <=> beauté dans le système de valeurs de l'homme de Cro-Magnon.

      • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

        Posté par . Évalué à 1.

        Ta meilleure explication face à l'idée que les hommes auraient principalement gardé les aliments les plus protéinés pour eux dans le temps

        Non. Meilleure explication face au fait que les femmes soient plus petites que les hommes.

    • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

      Posté par . Évalué à -1.

      J'avais entendu dire que si les femmes etaient plus petite c'etait aussi parce que les phéromones s'echapent principalement par le cuir chevelu, et que donc si le cuir chevelu de la femelle arrive au niveau du nez du male, la communication hormonale est optimale.

    • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

      Posté par . Évalué à 3.

      Étant plutôt petit, je comprends maintenant mieux ce qui fait que les femmes ne viennent pas volontiers vers moi. Du coup, faudrait que je tente plutôt ma chance avec des naines, non ?

      • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

        Posté par . Évalué à 1.

        Pour le savoir il faudrait que tu sois simultanément grand et petit. Pour comparer.
        Les hommes petits ont aussi un avantage: ils sont plus faciles à embrasser.

    • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Je ne vois pas comment on pourrait vérifier ça. Si c'est le cas, ça implique que la différence de taille moyenne soit génétique, ce qu'on pourrait peut-être espérer vérifier, mais pour ce qui est de vérifier l'origine de cette différence, c'est une autre paire de manches…

      • [^] # Re: Il y a une meilleure explication

        Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 29/06/13 à 12:26.

        Je ne vois pas comment on pourrait vérifier ça.

        Déjà, il faut supposer que les unions soient faites selon l'attirance sexuelle, ce qui historiquement est faux. Ce sont les familles qui traditionnellement décident avec qui leur enfant va se marier, selon les relations de solidarité qu'elles veulent tisser (que pour ça il faille épouser une grande fille à dents de lapin ou un vieux déchet court sur pattes importe peu).

        En plus les relations de parenté sont parfois fort complexes et excluent pas mal d'unions. Malaurie rapporte ainsi que chez les Inuits un individu peut se retrouver avec uniquement deux conjoints possibles. Dans ce cadre, que ton kief se soit les petites femmes frêles (qui sont par ailleurs un modèle de beauté "bourgeois" : à la campagne on privilégiait plutôt les femmes solides aux hanches pleines, a priori plus dures à la tâche et à même de porter de nombreux enfants)…

        mais pour ce qui est de vérifier l'origine de cette différence, c'est une autre paire de manches…

        D'autant que pareil dysmorphisme sexuel se retrouve chez tous les grands singes (même chez les très solitaires Orang-outans). D'ici à ce qu'il n'y ait aucun facteur social…

  • # À propos des impacts génétiques de l'alimentation

    Posté par . Évalué à 2.

    En lisant "il était une fois nos ancêtres", de Richard Dawkins, j'avais été surpris d'apprendre d'où vient l'intolérance au lactose…

    En fait, nous avons un gène qui produit de la lactase (une enzyme) capable, comme son nom l'indique, de dissocier le lactose, donc de le digérer. Sauf que ce gène se désactive très jeune : il n'est normalement là que pour que le bébé puisse digérer le lait maternel, jusqu'au sevrage.
    On pense que ce sont les famines qui ont poussé soit les bébés à se nourrir au sein de leur mère plus longtemps, soit (mais les 2 ne sont pas incompatibles) les hommes à se nourrir au sein des femmes (au détriment des nourrissons, et souvent des femmes elles-même, qui ne devaient pas trop avoir leur mot à dire…) qui ont fait que nous avons "appris" à mieux tolérer le lactose, ledit gène ayant muté pour ne plus se désactiver (ou, plus exactement, ceux dont le gène a muté ont mieux toléré le lactose, donc ont mieux survécu que les autres, donc ont propagé ledit gène à leur descendance, qui elle-même était plus résistante, … bref, le gène s'est répandu parce qu'il offrait un avantage par rapport aux allèles).

    L'intolérance au lactose est donc un reste de cette époque : des humains ont survécu malgré leur intolérance au lactose et ont réussi à propager leur gène jusqu'à aujourd'hui.

    • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

      Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 28/06/13 à 15:33.

      Je ne comprends pas. Les temps sont durs et il faut s'habituer au lactose pour survivre, donc on devient intolérant au lactose ? Ou bien l'intolérance au lactose est "native" et certaines personnes ont survécu sans avoir eu la mutation "tolérer le lactose" ?

      Commentaire sous licence LPRAB - http://sam.zoy.org/lprab/

      • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

        Posté par . Évalué à 5.

        Ou bien l'intolérance au lactose est "native" et certaines personnes ont survécu sans avoir eu la mutation "tolérer le lactose" ?

        C'est ça : nous étions initialement intolérants au lactose (passé la période du sevrage), mais nous avons appris à ne plus l'être (sauf certains qui le sont restés ET qui ont survécu).

        • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

          Posté par (page perso) . Évalué à -5.

          C'est ça : nous étions initialement intolérants au lactose (passé la période du sevrage), mais nous avons appris à ne plus l'être (sauf certains qui le sont restés ET qui ont survécu).

          Donc il faut tuer ces survivants d'intolérants pour rendre le monde meilleur ?
          Ce ma rappelle un chapitre d'histoire.

    • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

      Posté par . Évalué à 8.

      les hommes à se nourrir au sein des femmes (au détriment des nourrissons, et souvent des femmes elles-même, qui ne devaient pas trop avoir leur mot à dire…)

      Ils ont dû surtout se nourrir du lait d'autres animaux je pense. Parce qu'une femme produit du lait quand elle a un enfant et si les hommes avaient bu le lait « au détriment des nourrissons » on serait peut-être même pas là pour en parler…

      • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

        Posté par . Évalué à 1.

        Sauf que les autres animaux n'étaient pas encore domestiqués et que les tuer, c'était "tuer la poule aux œufs d'or". Il était donc difficile d'aller traire une vache ou une chèvre sauvage.
        Alors que les femmes…

        De plus, si boire le lait des femmes a sans doute mis en danger (voire tuer) les nourrissons, mais si les adultes survivent, ils peuvent se reproduire à nouveau (si tant est que les femmes survivent aussi)

        • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

          Posté par . Évalué à 7.

          moui, ayant testé par curiosité (j'ai 2 enfants), c'est pas super bon, et c'est super fatiguant de téter. en imaginant que je creve la dalle, c'est pas les 33 cl de lait par jour qui vont remplacer un bon steak bien saignant cuit au feu de bois :). SAUF si j'ai une quinzaine de femmes sous le coude qui peuvent allaiter.

          J’émets de forte réserve sur la possibilité que cela serve de nourriture a un adulte de manière réel pendant une semaine, surtout si les femmes ne mange rien. J'opte pour les animaux, domestiqué ou pas.

          • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

            Posté par . Évalué à 3.

            c'est pas super bon

            Quand tu crèves la dalle, tu t'en fous pas mal !

            c'est pas les 33 cl de lait par jour qui vont remplacer un bon steak bien saignant cuit au feu de bois :)

            Encore faut-il :
            * avoir du feu pour faire cuire la viande ;
            * avoir de la viande. Or, j'ai parlé de périodes de famine.

            Je n'ai pas dit non plus que c'était forcément l'unique alimentation : elle peut être complémentaire à d'autres choses (herbes, racines, baies, …). Et, de toute façon, les évolutions génétiques sont très longues : ça n'a pas pu se faire en un claquement de doigts. Les débuts doivent donc remonter bien avant Cro-Magnon (aux premiers hominidés ?)

        • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

          Posté par . Évalué à 2.

          Sauf que les autres animaux n'étaient pas encore domestiqués et que les tuer, c'était "tuer la poule aux œufs d'or".

          Pourquoi les tuer ? Il suffisait certainement des les attacher ou de les contraindre d'une manière ou d'une autre. Le début de la domestication quoi… On peut même imaginer que certains animaux se laissaient faire.

          Il était donc difficile d'aller traire une vache ou une chèvre sauvage.

          Mais pas impossible.

          • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

            Posté par . Évalué à 3.

            Le début de la domestication quoi…

            La domestication ne s'est pas faite en un clin d'oeil, en attachant une chèvre à un piquet… Pour une raison simple : pour que l'animal accepte de sacrifier sa liberté, il faut qu'il y truuve un avantage (en l'occurrence, l'homme le nourrit).
            On pense donc que la domestication a commencé par des animaux affamés qui bravaient leur crainte d'être chassés en venant manger les détritus rejetés aux abords des campements (restes de repas, …). Avec le temps, une symbiose s'est créée entre l'homme et l'animal, mais il faut des générations pour en arriver là.

            Mais pas impossible.

            Si t'as envie de te prendre un coup de corne ou de sabot, pourquoi pas…

            • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              La domestication se base beaucoup par la reproduction des individus les plus socialement compatibles avec l'homme.
              Prends tes moutons. Tu auras dans la horde de moutons sauvages des moutons moins craintifs et plus sociables avec l'homme. Tu prends ces individus et tu les utilises pour la reproduction de base sur des génération. En bout de chaine, en plus d'avoir nourrit et tout, tu auras sélectionné les bestioles les plus aptes à la vie avec l'Homme d’où la domestication.

              C'est comme cela que cela fonctionne, par exemple les loups qui sont élevés par des personnes font partis des individus plus sociables et aptes à une éventuelle domestication.

              • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

                Posté par . Évalué à 2.

                Et c'est marrant (enfin marrant…) de voir que les seuls félins s'étant adaptés (à l'hégémonie de l'Homme) sont les chats, capables de bouffer les petits rongeurs qui rentraient en concurrence avec nous, mais pas assez gros pour nous bouffer tout cru. L'Homme s'est retrouvé en haut de l'échelle alimentaire grâce à de nombreuses symbioses, je pense au cheval par exemple.

                • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

                  Posté par . Évalué à 3.

                  C'est quoi l'avantage pour le cheval de se retrouver dans les lasagnes ?

                  Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

                • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  Et c'est marrant (enfin marrant…) de voir que les seuls félins s'étant adaptés (à l'hégémonie de l'Homme) sont les chats,

                  Les chats ne sont pas les seuls qui auraient pu s'adapter à l'homme.
                  C'est surtout l'homme qui n'avait aucune envie d'avoir comme compagnon un truc de 40 kilos qui bouffe des quantités énormes de bidoche. Il a préféré lui mettre des coups de lance pour évincer la concurrence (et manger par la même occasion).
                  Le chat a l'avantage de manger des choses que nous ne mangeons pas. Et qui nous débarrasse bien. Bingo.

        • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

          Posté par . Évalué à 5.

          Sauf que les autres animaux n'étaient pas encore domestiqués

          Mouai, la domestication des animaux dates du néolithique quand même.

          De plus, si boire le lait des femmes a sans doute mis en danger (voire tuer) les nourrissons, mais si les adultes survivent, ils peuvent se reproduire à nouveau (si tant est que les femmes survivent aussi)

          D'un autre coté, je ne vois pas vraiment la femme produire du lait en période de famine. Elle va plutôt économiser le peu de réserve qu'il lui reste. Ce serait plus cohérent avec l'évolution et le besoin de survivre. Pour que l'espèce puisse continuer son évolution, les femmes doivent encore être présentent. S'il ne reste plus que des hommes, point de salut.

          On pense que ce sont les famines qui ont poussé soit les bébés à se nourrir au sein de leur mère plus longtemps

          Moi j'aurai vu plutôt l'inverse. Les ressources se faisant rares, l'espèce aura plus de chance de survie si les nourrissons sont sevrés plus tôt et ne dépendent plus d'une seule source d'alimentation. La mère pouvant difficilement produire du lait.

        • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

          Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 28/06/13 à 19:43.

          Sauf que les autres animaux n'étaient pas encore domestiqués

          Pas du tout. La persistance du lactase (la molécule qui détruit le lactose) chez l’adulte est un exemple typique de mutation récente. La page wikipédia est, une fois n’est pas coutume, remplie de références vers des études établissant la conservation de cette mutation comme conséquence de la domestication des animaux produisant du lait. Par exemple, l’apparition significative de la mutation remonte à 7500 ans seulement, époque à laquelle la plupart des animaux producteurs de lait étaient déjà domestiqués depuis des milliers d’années.

      • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

        Posté par . Évalué à -4. Dernière modification le 28/06/13 à 16:02.

        Parce qu'une femme produit du lait quand elle a un enfant

        Non non. Une femme peut allaiter quand elle veut, la capacité à allaiter n'a rien à voir physiologiquement avec le fait d'avoir un enfant.

        Si tu fouilles dans tes souvenirs littéraires, tu vas peut-être tomber sur la nourrice qui allaitait les enfants de la famille riche. Parfois, la nourrice n'était même plus toute jeune…

        Sfou, hein ?

        Edit : ce qui veut dire que oui, si tu avais une copine qui était d'accord pour "t'allaiter", tu pourrais manger gratos. Je ne m'avance pas sur les implications psychologiques, mais c'est possible : D

        Pour un sextumvirat ! Zenitram, Tanguy Ortolo, Maclag, xaccrocheur, arnaudus et alenvers présidents !

        • [^] # Commentaire supprimé

          Posté par . Évalué à 4.

          Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

        • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

          Posté par . Évalué à 6.

          Non non. Une femme peut allaiter quand elle veut, la capacité à allaiter n'a rien à voir physiologiquement avec le fait d'avoir un enfant.

          Mais avec le fait d'avoir eu un enfant (même depuis X années). Là on est d'accord ?

          ce qui veut dire que oui, si tu avais une copine qui était d'accord pour "t'allaiter", tu pourrais manger gratos. Je ne m'avance pas sur les implications psychologiques, mais c'est possible : D

          Moi en tant qu'homme je peux produire des protéines avec mon corps mais pour les faire ingurgiter à une femme il faut être fin psychologue c'est sûr :)

          ==> []

          • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

            Posté par . Évalué à 2.

            Mais avec le fait d'avoir eu un enfant (même depuis X années). Là on est d'accord ?

            C'est tout une histoire d'allaiter. En général, si une femme allaite alors qu'elle n'a pas d'enfant (mais qu'elle en a eu), elle allaite l'enfant du voisin ou de sa sœur (ou autres, hein) ou elle allaite son enfant, adopté : il y a quelque part un désir d'enfant ou un désir d'accompagner un enfant dont on connait bien la mère etc.

            Maintenant, techniquement, une femme nullipare peut aussi produire du lait (lactation induite) même si ce n'est pas évident et que ça ne doit pas se produire des masses.
            Les programmes de l'oms qui s'occupent de la nutrition des enfants partent sur un postulat réaliste, donc on ne vas pas demander à une jeune femme de 20 ans, nullipare, qui ne connait rien à la maternité d'allaiter, la question ne se pose pas.

            Voilà voilà.

            C'était surtout pour la petite blague de la bouffe gratos.

            Pour un sextumvirat ! Zenitram, Tanguy Ortolo, Maclag, xaccrocheur, arnaudus et alenvers présidents !

    • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      Mmmh, ce serait curieux tout de même : il me semble que l'évolution favorise ceux qui se reproduisent le plus, or se nourrir au sein de sa femme au détriment de ses bébés, ça ne favorise pas exactement la reproduction !

      • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

        Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 28/06/13 à 17:39.

        Si la famine dure 1 ou 2 ans, tuer les bébés pendant cette période me semble favoriser la survie de l'espèce.
        Si elle dure 5 ans, seuls les cannibeaux* survivent.
        Si elle dure 20 ans, presque tout le monde est mort. Ou exilé.

        • un cannibal, des cannibeaux
      • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

        Posté par . Évalué à 3.

        il me semble que l'évolution favorise ceux qui se reproduisent le plus

        Pas forcément, car se reproduire plus peut vite signifier se reproduire trop et est alors contre-productif pour l'espèce, car les ressources (nourriture, …) vont vite manquer, mettant au passage en danger l'équilibre de toute la chaine alimentaire (mais ça, l'évolution s'en fout).
        Du coup, il n'est pas rare de voir des cycles chez certaines espèces, et des contre-cycles chez les espèces prédatrices et/ou les proies : l'espèce en question se reproduit beaucoup car il y a des ressources, mais l'augmentation rapide de la population de ladite espèce entraine une diminution des proies, donc une famine pour l'espèce, qui voit sa population diminuer, jusquà ce que les proies "reprennent du poil de la bête" et redeviennent suffisamment nombreuses (si elles n'ont pas disparu)

      • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

        Posté par . Évalué à 3.

        L'évolution favorise ceux qui survivent tout en se reproduisant!

        Se reproduire beaucoup ne confère pas forcément un avantage indéniable. Nombre d'espèces donnent naissance à d'innombrables nouveaux-nés dont seulement une poignée vivra assez vieux pour se reproduire.

        À l'inverse, des animaux sans prédateur peuvent se reproduire très peu et très lentement sans remettre en cause la pérennité de l'espèce.

        Du coup, cannibaliser les ressources pour assurer sa survie jusqu'à recouvrer la capacité de se reproduire est un moyen, en période de crise, d'assurer la survie de l'espèce.
        L'opposé pourrait même être catastrophique: si la progéniture n'est pas autonome avant plusieurs années, à quoi bon avoir 4 enfants dont les parents mourront sans leur avoir transmis une instruction suffisante?

        (Bon après, l'humain est censé être un peu plus civilisé qu'il n'est instinctif, mais c'est un autre débat)

    • [^] # Re: À propos des impacts génétiques de l'alimentation

      Posté par . Évalué à 4.

      On pense que ce sont les famines qui ont poussé soit les bébés à se nourrir au sein de leur mère plus longtemps, soit (mais les 2 ne sont pas incompatibles) les hommes à se nourrir au sein des femmes (au détriment des nourrissons, et souvent des femmes elles-même, qui ne devaient pas trop avoir leur mot à dire…)

      Y a quand même un problème logique. Les femmes ne produisent pas le lait à partir de rien, elles ont besoin de se nourrir pour cela. Une fois le lait tiré (et bu) par un homme, il faut reconstituer le stock pour le jour suivant, et donc la femme doit trouver un surcroît de nourriture (par rapport à ses besoins vitaux) au moins égal à la quantité d'énergie transférée à l'homme.

      Donc, du point de vue l'approvisionnement énergétique global d'un groupe qui comprendrait à la fois des hommes et des femmes, l'allaitement des uns par les autres ne produit, en tout logique, aucune amélioration. Le seul cas discutable, c'est celui où un groupe d'hommes affamés se déciderait à exploiter un groupe de femmes bien nourries (en faisant l'hypothèse audacieuse d'une séparation des sexes).

  • # Eel fodray korrijay lait fôtes d'aurtografe haies d'œufs gras maires

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Muséum national d'histoire

    la plus grosse part de viande

    les femmes ont un accès limité

    Et je n'ai pas fermé le guillemet à la fin de la citation.

    Un modo pourrait-il corriger ça ?

    Commentaire sous licence LPRAB - http://sam.zoy.org/lprab/

  • # Peut-être que ...

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    … durant la préhistoire la société était une gynarchie. Les hommes étaient maintenus en cage par la main forte de femmes. Celles-ci exploitant l'homme selon leurs volontés, elles s'occupèrent moins de l'état et plus des somptueux festins donnés soir après soir dans des grottes toujours plus luxueuses. Voyant le pouvoir faiblir, les hommes commencèrent à cacher une partie de la chasse, la Grande Comptable étant encore ivre de la veille n'y voyais rien. Petit à petit, la plus grande partie de la chasse était secrètement dévorée par les hommes alors que les femmes commençaient à s'affaiblir. La famine régnait au pouvoir et les décades d'orgies les avaient rendues décadentes. Un glorieux matin de printemps, le soulèvement se produisit. Les hommes prirent le pouvoir et sous-alimentaient les femmes afin de les empêcher de se rebeller.

    Mais bon c'est qu'une théorie.

    "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell

  • # Une certaine remise en cause du darwinisme

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Ça m'attriste un peu de voir autant d'incompréhensions. J'imagine qu'il est difficile de comprendre les problématiques d'une discipline, l'anthropologie sociale, dont les pratiques et les tenants et aboutissants, sont souvent très éloignés des problématiques des informaticiens.

    Je ne connais pas les travaux de Priscille TOURAILLE mais en consultant le résumé de l'œuvre dont il est fait référence dans ce journal, on se rend compte qu'il s'agit d'une pierre de plus dans les débats qui opposent l'anthropologie biologique, plus souvent nommée biologie, qui étudie l'humain d'un point de vue matériel et l'anthropologie sociale, plus souvent nommée anthropologie, qui étudie l'humain au niveau de ses représentations et interactions.

    Je ne suis pas un expert sur le sujet, mais la théorie de l'évolution selon Darwin est très critiquée et souvent remise en question, en partie tout du moins, dans le domaine de l'anthropologie sociale. Les anthropologues démontrent régulièrement l'influence du social et du culturel dans l'évolution de l'humain. Le livre auquel l'article du Canard Enchaîné fait référence, « Hommes grands, femmes petites : une évolution coûteuse. Les régimes de genre comme force sélective de l’adaptation biologique.» est issue du travail de thèse de Priscille TOURAILLE. Si j'ai bien compris, c'est une argumentation qui montre l'influence de l'organisation sociale autour de la répartition de la nourriture sur le corps humain.

    • [^] # Re: Une certaine remise en cause du darwinisme

      Posté par . Évalué à 2.

      Je ne suis pas un expert sur le sujet, mais la théorie de l'évolution selon Darwin est très critiquée et souvent remise en question, en partie tout du moins, dans le domaine de l'anthropologie sociale. Les anthropologues démontrent régulièrement l'influence du social et du culturel dans l'évolution de l'humain.

      C'est un peu la meme histoire que le paon. Mais je ne vois pas en quoi cela remet en question l'evolution selon darwin.

    • [^] # Re: Une certaine remise en cause du darwinisme

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Le Darwinisme nous aide à comprendre des phénomènes physiques expliqués jusqu'alors par Newton que grâce à l'introduction de constantes non scientifiques pour ne pas dire d'origine douteuse.

      Prenant l’exemple de la très célèbre expérience de la pomme. Nous connaissons tous l’explication d’Isaac Newton alors que la plupart ignore la version darwiniste qui en plus d’être plus simple permet de comprendre des phénomènes diachroniques.

      Au début, il y avait deux types de pommes : celles qui tombaient vers le bas et celles qui tombaient vers le haut. Les premières ont libéré leurs graines et donnèrent naissance à de nouveaux arbres. Par contre, ceux qui tombaient vers le haut se sont égaré dans l’espace intergalactique et non jamais pu germer. En bref, la sélection naturelle a permis la survie des pommes les aptes à donner une descendance.

      Le lecteur perspicace me dira alors : quid des matières inertes ? Prenons l’exemple des cailloux. Au début, il y avait deux types de cailloux : ceux qui tombaient vers le bas et ceux qui tombaient vers le haut. Ceux qui tombaient vers le haut se sont égarés dans l’espace intergalactique. Comme vous voyez, la sélection naturelle permet de comprendre notre monde de manière bien plus aisée et à l’aide d’explications plus élégantes.

      J’invite le lecteur à réfléchir sur les objets qui les entourent. Il sera surpris de comprendre de nombreux phénomènes qui lui étaient jusqu’alors étranges.

  • # Biologie

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    Est-ce que la girafe est plus grande que le lion, car elle lui pique sa part de viande?

    http://devnewton.bci.im

    • [^] # Re: Biologie

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      Au début, il y avait deux types de girafes : les girafes au long cou et les girafes au cou court. Les girafes au long pouvaient aisément dérober la viande aux lions. Par contre, les girafes au cou court ne pouvaient pas voler la viande aux lions et moururent de faim. La sélection naturelle a donc permis la survie des girafes au cou long.

  • # "La viande c'est la force"

    Posté par . Évalué à 2.

    dixit l'excellent Boulet : http://www.bouletcorp.com/blog/2006/09/20/viande/ et je pense qu'il a raison !

  • # rasoir d'Ockham

    Posté par . Évalué à 7.

    marrant comme on peut laisser passer des biais hautement probable sans ciller à force d'avoir la tête dans ce que l'on tiens à montrer…

    Je ne sais pas pourquoi, sans être du tout compétent en la matière, je trouverai plus crédible une explication liant la croissance aux hormones sexuelles.

    Mais bon, c'est surement ma production de testostérone consommation de viande qui est responsable de ma mauvaise foi.

  • # Question subsidiaire

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    Y-a-t'il une quelconque raison de penser que dans un environnement neutre, hommes et femmes aient des tailles sensiblement identiques?

    Parcequ'avant de penser au partage de la viande, j'aimerais bien écarter des facteurs explicatifs un peu plus évidents, comme par exemple nos zolis chromosomes X, Y et touskisensui. Elle en dit quelque chose?

    • [^] # Re: Question subsidiaire

      Posté par (page perso) . Évalué à -1.

      Nan mais là tu utilises la réflexion pour trouver pourquoi/comment.
      Le but de ces « chercheurs » est juste de faire du fric.

      Même niveau que des journalistes quoi.

    • [^] # Re: Question subsidiaire

      Posté par . Évalué à 2.

      Parcequ'avant de penser au partage de la viande, j'aimerais bien écarter des facteurs explicatifs un peu plus évidents, comme par exemple nos zolis chromosomes X, Y et touskisensui.

      Les 2 peuvent tout à fait être liés ! Les femmes ayant des chromosomes les rendant plus petites ont pu être avantagées face aux femmes grandes, lorsque la viande leur a manqué, à toutes, pour leur croissance.

      L'environnement, en (dé)favorisant certains allèles, a un impact très important sur l'évolution.

  • # surtout pas impliquer la biologie là-dedans...

    Posté par . Évalué à 8.

    Comme leur nom l'indique, les anthropologues s'intéressent aux Hommes (au sens générique), c'est peut-être pour ça qu'on trouve un tas d'explication sur le fait que les hommes sont plus grands que les femmes pour des raisons sociétales.
    Ceci n'a absolument rien à voir avec le reste des mammifères et de nombreuses autres espèces, chez qui on observe une tendance similaire: le mâle est plus grand et plus lourd que la femelle.

    C'est particulièrement éloquent chez les grands singes, qui sont, est-il utile de le rappeler, si proches de nous, et si… végétariens!

    Je serais tout de même curieux de voir les anthropologues faire leur propre introspection: l'anthropologie attire-t-elle statistiquement plus de féministes que d'autres disciplines?

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