35c3 — 35ᵉ édition du Chaos Communication Congress — Refreshing Memories

Posté par . Édité par Davy Defaud, Benoît Sibaud et ZeroHeure. Modéré par ZeroHeure. Licence CC by-sa.
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26
26
déc.
2018
Communauté

Le Chaos Communication Congress, rassemblement de hackers organisé par le Chaos Computer Club, revient cette année pour sa trente‐cinquième édition (aussi nommée « 35c3 — Refreshing Memories »), du 27 au 30 décembre 2018 (soit quatre jours).

Le 35c3 se déroule à Leipzig (comme l’année passée). Cet évènement est l’occasion de nombreuses conférences, ateliers et évènements divers pendant quatre jours sur la technologie, la société et les utopies. Beaucoup de conférences seront retransmises en direct en flux vidéo.

Logo officiel du 35c3 — « Hello Loop.gif »

Traductions

Concernant les traductions en direct des conférences du 35C3, le but de l’équipe organisatrice est de traduire 100 % des présentations en anglais vers l’allemand, et 100 % des présentations en allemand vers l’anglais. Les traductions vers les autres langues, dont le français, dépendent de la disponibilité des traducteurs. Pour des informations complémentaires sur les traductions en français, cf. cette page dédiée.

 Messageries instantanées

Pour échanger entre internautes au sujet du 35c3 par messagerie instantanée (canal IRC dédié) et pour permettre aux spectateurs distants de faire relayer leurs questions aux conférenciers (un canal IRC distinct pour chacune des cinq salles principales — également possible par Twitter), il y a une page d’instructions.

Aller plus loin

  • # Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

    Posté par . Évalué à 1 (+5/-4). Dernière modification le 27/12/18 à 12:22.

    Le logo du 35c3 semble bien refléter le tournant majeur actuel, avec la présentation du projet « Libre Silicon » de technologie portable de fabrication de puces utilisant des outils libres, aujourd'hui, à 12h50, pendant une heure.

    On est sur le point de graver pour la première fois à 1 µm avec des outils open source, avant de descendre à 500 nm et moins…

    Je viens de poster un commentaire à ce sujet sous la dépêche « 2018, l’année de la libération des processeurs ? » (le commentaire reprend des éléments du texte de présentation en les traduisant).

    • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

      Posté par . Évalué à 2 (+6/-4).

      Du coup, le nom donné au 35c3 — Refreshing Memories — trouve aussi du sens, dans la mesure où la gravure de galettes de silicium à 1 µm remonte à la fin des années 1980, cf. l'article microprocesseur (lien menant à la section Histoire de l'article, descendre un peu pour voir le tableau).

      A titre d'exemple, en 1989, le microprocesseur Intel 80486 comportant 1 200 000 transistors était gravé à 800 nm. Il avait une fréquence d'horloge de 16 Mhz (puis c'est monté ensuite jusqu'à 100 MHz), sa largeur de bus de données était de 32 bits, sa performance était de 20 MIPS (millions d'instructions par seconde).

      En 1971, Intel gravait son microprocesseur 4004 à 10 µm.

      • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

        Posté par . Évalué à 2 (+1/-0). Dernière modification le 27/12/18 à 22:33.

        l'Open Source de part sa philosophie sera toujours derrière. Il suffit qu'un cupide parte de l'Open-Source, améliore un truc et garde sa technique secrète. Mais avec 10 ans de retard, se serait commercialement jouable, compte tenu de l'avantage sécurité. En tout cas c'est top d'en être là.

        • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

          Posté par . Évalué à -4 (+0/-4). Dernière modification le 28/12/18 à 10:33.

          Tu mentionnes la cupidité d'industriels améliorant une conception libre et la couvrant par le secret (voire des brevets). Ceci dit, il convient de prendre en compte les points qui suivent.

          1. Sans aller chercher le concept de cupidité, simplement pour favoriser la soutenabilité de leur modèle économique dans le mode de fonctionnement actuel de nos sociétés, les industriels sont portés à protéger leurs innovations, de manière à rentabiliser leurs investissements en R&D en évitant de se faire piller par des industriels concurrents qui pourraient alors abaisser leur propre coût de R&D, donc leur prix de revient, donc potentiellement leur prix de vente (à moins qu'ils gardent tout le bénéfice accru pour reverser en dividendes aux actionnaires), leur prenant ainsi le marché.

          2. Effectivement, l'avantage en matière de sécurité qui vient avec la traçabilité de la conception (voire de la fabrication et de la distribution) est un atout pour vendre aux usagers qui y sont sensibles (c'est à dire une part toujours croissante des usagers).

          3. Le retard de la conception libre en matière de circuits intégrés et de technologies de fabrication tient également à la complexité inhérente à ces domaines, ainsi qu'au coût d'expérimentation et d'industrialisation pour les technologies de fabrication.

          4. Enfin, il y a la question de la taille du marché réceptif à l'amélioration de la sécurité par la traçabilité et l'ouverture de la conception. Le marché étant restreint, l'économie d'échelle à la production est inférieure aux technologies industrielles propriétaires (ou privatrices), donc le coût de revient est typiquement supérieur pour l'open source.

          [ Le cas du matériel authentiquement libre et contrôlé ]

          Pour aller plus loin, j'utilise le concept de matériel authentiquement libre et contrôlé, visant l'optimum de confiance obtenu par l'utilisateur dans la conformité de son matériel par rapport aux schémas de conception libres.

          J'introduis l'usage du terme contrôlé pour spécifier une exigence de sécurité maximisée du protocole de mise à jour du référentiel de code pour en garantir l'intégrité, la présence d'audits redondants sur les spécifications, appuyés par des preuves preuves formelles couvrant le code source de définition du matériel (et couvrant le plus largement les outils logiciels de conception du matériel), la supervision de la fabrication administrée communautairement, la supervision de la distribution jusqu'à l'utilisateur final.

          Pour la fabrication, il peut s'agir d'une supervision des procédures classiques des fabricants (qui incluent déjà des étapes de contrôle / validation) ou d'une supervision par analyse a postériori :

          • soit en développant un groupe industriel sous contrôle communautaire (l'idéal en matière de sécurité) ;
          • soit en obtenant par contrat avec des industriels réceptifs que leurs chaînes de fabrication soient supervisées ;
          • soit en réalisant un contrôle par analyse d'échantillons à postériori (processus destructif, ne nécessitant pas de supervision pendant la fabrication elle-même), permettant d'obtenir une quantification de la probabilité d'absence de malveillance dans la série produite.

          Note : j'avais proposé une ébauche de protocole de désignation des assesseurs techniques de supervision de la fabrication, cf. ce commentaire, et j'avais suggéré le principe de caméras signant numériquement les images, cf. cet autre commentaire.

          [ Incidence du contrôlé maximisé sur les coûts et le retard par rapport à l'état de l'art ]

          Il est possible que le matériel authentiquement libre et contrôlé reste à l'avenir toujours légèrement en retard en matière d'avancée technologique par rapport au matériel libre non contrôlé, voire au matériel privateur et que le « taux de pénétration du marché » restera limité, du fait que :

          • il y a des coûts et délais supplémentaires engendrés par le contrôle (particulièrement pour l'obtention d'audits, de preuves de code, pour la supervision de la fabrication) — avec une compensation (probablement partielle) sur les coûts du fait de la gratuité de l'exploitation des licences libres — ce qui tend à diminuer l'intérêt pour l'utilisateur, bien qu'il y ait des avantages au matériel authentiquement libre et contrôlé comme la confiance maximisée, parce que :
            • les coûts précités étant à répercutés sur le prix, cela implique une réticence à l'acquisition par rapport au matériel libre non contrôlé et au matériel privateur à technologie équivalente ;
            • les délais précités tendant à allonger le cycle de conception / fabrication / validation, cela implique une réticence à l'acquisition par rapport au matériel libre non contrôlé et au matériel privateur à la technologie légèrement plus avancée ;
          • le marché limité implique un volume de production limité par anticipation, donc des économies d'échelle modérées, facteur de pression à la hausse particulièrement sur le coût de fabrication, influençant aussi le prix final.
          • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

            Posté par . Évalué à -4 (+0/-4).

            [ Introduction d'un cinquième enjeu dans la liste numérotée (du commentaire parent) ]

            Je vois un possible enjeu supplémentaire expliquant partiellement le retard de la conception libre en matière de circuits intégrés et de technologies de fabrication. C'est un point que je pourrais ajouter en 5e place de ma liste numérotée, issu d'une approche complotiste assumée (simplement une considération de l'état de l'art et du niveau de risque).

            Il s'agit de l'intérêt, du point de vue de certains bureaux de conception et/ou de certains industriels et d'éventuels donneurs d'ordre occultes comme des services secrets étatiques, d'injecter des portes dérobées (et autres malveillances) soit dès la conception, soit lors de la fabrication (éventuellement à l'insu des concepteurs).

            Ainsi, l'investissement de ces acteurs porterait plus sur des technologies propriétaires que des technologies en sources ouvertes et assurant une traçabilité maximisée.

            [ Introduction discrète de malveillances à la conception par des acteurs légitimes ]

            En effet, il est plus facile, pour des intervenants légitimes, d'introduire des malveillances à la conception — sans que ce soit révélé publiquement — dans des fichiers de conception propriétaires, que d'en introduire discrètement dans des fichiers en sources ouvertes.

            [ Introduction discrète de malveillances à la conception par des acteurs non légitimes ]

            De même, il est plus facile, pour des intervenants non légitimes, de falsifier discrètement des fichiers de conception propriétaires.

            [ Introduction discrète de malveillances lors de la fabrication ]

            De même, il est plus facile d'introduire des malveillances dans une fabrication opérée par un industriel privé et sans contrôle publique que dans une fabrication sous surveillance communautaire… et j'ajoute : surtout si cette dernière assume d'utiliser des systèmes de captation des résultats d'étape de fabrication (caméras et autres comme des microscopes électroniques à balayage) qui signent numériquement les trames émises et comportent des détecteurs d'intrusion pour protéger les clés privées de chiffrement (tout ça pour éviter des falsifications des trames), avec une automatisation du contrôle de conformité (des étapes de fabrications relativement aux spécifications) qui soit opérée par des logiciels libres prouvés formellement, le tout pouvant être audité par tout public ayant l'expertise.

            [ Substitution malveillante lors de la distribution (hors cadre) ]

            J'ai présenté ci-dessus le fait que puisse être privilégié l'investissement sur des conceptions et des technologies propriétaires pour favoriser l'injection discrètes de malveillances. Sortant de ce cadre, j'ajouterai ceci : il est plus facile, lors de la distribution (les étapes de livraison du produit fini, de l'industriel jusqu'à l'usager), de substituer un matériel malveillant à un matériel légitime si l'opérateur de la distribution est privé et ne met pas en oeuvre des procédures strictes, qui puissent être auditées en temps réel par tout public ayant l'expertise, permettant de tracer la conformité du produit tout le long de la distribution.

            De telles procédures pourraient impliquer l'usage de boites de livraison sécurisées, équipées de puces d'identification avec signature numérique et détection d'intrusion (pour protéger les clés privées de chiffrement), avec une garantie d'absence de collecte d'un quelconque lien entre une information nominative concernant l'utilisateur final du matériel et un identifiant unique dudit matériel. Cette dernière garantie limite le risque qu'une malveillance ait été introduite de façon ciblée (ciblant un utilisateur ou un groupe d'utilisateurs particulier) avec réussite en amont de la phase de distribution, ce qui favoriserait l'exploitation ultérieure ciblée de ladite malveillance.

            • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

              Posté par . Évalué à -3 (+0/-3).

              [ Corrections ]

              Je propose des corrections sur ce texte pour qu'il soit réutilisable par d'autres dans des conditions idéales. Désolé pour le bruit.

              1) Changement pour éclaircir le sens (car ce n'est pas vraiment "facile", pour des intervenants non légitimes, de falsifier des fichiers propriétaires)

              Version publiée :

              De même, il est plus facile, pour des intervenants non légitimes, de falsifier discrètement des fichiers de conception propriétaires.

              Version corrigée :

              « De même, à supposer que des intervenants non légitimes parviennent à accéder en écriture à des fichiers de conception propriétaires, il est plus discret de falsifier de tels fichiers exposés au regard d'un nombre restreint d'experts. »

              2) deux corrections d'orthographe (passage du pluriel au singulier) :

              • « des étapes de fabrications » --> « des étapes de fabrication »
              • « favoriser l'injection discrètes de malveillances » --> « favoriser l'injection discrète de malveillances »
            • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

              Posté par . Évalué à -3 (+0/-3).

              Sur le fond, je précise le propos.

              Je cite un extrait du dernier paragraphe :

              […] avec une garantie d'absence de collecte d'un quelconque lien entre une information nominative concernant l'utilisateur final du matériel et un identifiant unique dudit matériel.

              La garantie semble impossible à obtenir si le colis doit parvenir nominativement à l'usager. Par contre, la garantie semble accessible si :

              • l'éventuelle commande initiale du client est anonymisée ;
              • l'usager vient chercher le matériel dans un centre de distribution local ;
              • ledit centre permet à l'usager de contrôler lui-même la conformité du produit relativement à sa sortie d'usine, grâce à la boite de transport sécurisée (par exemple : contrôle de signature numérique sur un afficheur à cristaux liquides visible en transparence dans la boite) ;
              • le seul identifiant unique du matériel est lié à cette signature électronique, c'est à dire qu'aucun identifiant unique n'est stocké en dur dans le silicium du matériel ou logiciellement dans une mémoire effaçable, sinon cela permettrait au fabriquant ou à un tiers malveillant d'accéder éventuellement à l'information par l'Internet ;
              • le distributeur local s'engage à ne pas faire remonter le lien entre l'identité du client (qu'il a devant lui) et la signature électronique qu'il a pu consulter lui-même (1) ;

              (1) pour évacuer le risque d'une malveillance du distributeur local, on peut envisager un protocole dans lequel :

              • la commande (anonymisée) initiale du client est obligatoire et retourne un numéro de commande unique ;
              • seul ce numéro, une fois saisi discrètement par le client sur un clavier du boitier de transport sécurisé, permet d'afficher la signature numérique uniquement aux yeux du client ;
              • le client ayant ouvert la boite de transport pour en sortir le matériel, appuie sur un bouton pour effacer la trace de la signature en mémoire, et rend la boite de transport.
              • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

                Posté par . Évalué à -3 (+0/-3).

                [ compléments et corrections ]

                1) Je complète le propos concernant le point sensible du distributeur.

                J'ai écrit ceci :

                • le distributeur local s'engage à ne pas faire remonter le lien entre l'identité du client (qu'il a devant lui) et la signature électronique qu'il a pu consulter lui-même (1) ;

                Voici une version complétée :

                • le distributeur local s'engage à ne pas faire remonter à l'industriel (ni un quelconque tiers) le lien entre l'identité du client (qu'il a devant lui) et la signature électronique qu'il a pu consulter lui-même (1) ; notons que le lien ne serait utile à un quelconque tiers malveillant, hors membre assermenté de l'usine, que si ce dernier est capable d'identifier de façon unique le matériel (comportant éventuellement une malveillance incluse en amont de la sortie d'usine) à partir de la signature numérique, ce qui n'est pas gagné : la signature est un message chiffré par la clé privée de l'usine, déchiffrable grâce à la clé publique, et le message déchiffré peut garantir que le matériel inclus dans la boite de transport sécurisée vient bien de telle usine et qu'il est bien dans le même état qu'à sa sortie d'usine, sans pour autant comporter une référence explicite à un identifiant unique du matériel.

                2) Je corrige la question de l'effacement de la signature portée par la boite de transport sécurisée.

                J'ai écrit ceci :

                • le client ayant ouvert la boite de transport pour en sortir le matériel, appuie sur un bouton pour effacer la trace de la signature en mémoire, et rend la boite de transport.

                Faux, nul, zéro. Si la boite de transport sécurisée peut être ouverte sans perte de la signature numérique, toute la chaine de confiance est brisée. Le client ne doit pas avoir à faire le moindre geste pour effacer la signature numérique, en dehors du fait d'ouvrir la boite de transport sécurisée.

              • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

                Posté par . Évalué à -3 (+0/-3).

                En réfléchissant et rédigeant en étant fatigué, j'ai manqué de clarté d'esprit.

                Si la commande anonymisée est obligatoire (avec retour d'un numéro de commande unique) avant d'aller réceptionner le matériel auprès d'un centre de distribution local, alors même si l'agent de réception ne prend pas connaissance de la signature numérique portée par le boitier sécurisé, il peut faire le rapprochement entre un identifiant unique du boitier de transport sécurisé et l'identité du client. En effet, l'agent de réception doit connaitre un identifiant unique du boitier de transport pour remettre le bon boitier au bon client.

                On retombe sur la question de la confiance dans l'engagement du distributeur à ne pas remonter le lien informationnel. Le cloisonnement relatif que procure l'étape intermédiaire du centre de distribution local reste un concept intéressant.

                La prochaine fois, je tacherai d'être en bonne forme avant de rédiger des idées novatrices (novatrices au moins pour moi).

          • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

            Posté par . Évalué à -3 (+0/-3).

            [ Correction ]

            J'ai écrit ceci au commentaire parent :

            Tu mentionnes la cupidité d'industriels améliorant une conception libre et la couvrant par le secret (voire des brevets).

            Voici une version corrigée : « Tu mentionnes la cupidité d'industriels améliorant une conception libre et couvrant l'amélioration par le secret (voire des brevets). ».

            En effet, il ne s'agit évidemment pas de couvrir une conception libre par le secret (voire des brevets) mais de couvrir l'amélioration.

          • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

            Posté par . Évalué à -3 (+0/-3). Dernière modification le 28/12/18 à 14:16.

            [ correction ]

            Je note que ma liste à puce n'est pas homogène en ce que le point 2 n'est pas une cause de retard de l'open source (puisqu'au contraire, l'avantage en matière de sécurité pousse en sa faveur).

          • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

            Posté par . Évalué à -3 (+0/-3).

            [ Corrections ]

            Je finis le travail de corrections sur ce texte pour qu'il soit réutilisable par d'autres dans des conditions idéales. Désolé pour le bruit.

            1) Dans la version publiée, le mot "preuves" est doublé par erreur :

            Expression publiée :

            […] appuyés par des preuves preuves formelles […]

            Version corrigée :
            « […] appuyés par des preuves formelles […] »

            2) Remplacement d'une occurrence de "voire" par "donc d'autant plus par rapport" (avec ajout d'une incise entre tirets quadratins)

            Expression publiée :

            […] retard en matière d'avancée technologique par rapport au matériel libre non contrôlé, voire au matériel privateur et que le « taux de pénétration du marché » restera limité […]

            Version corrigée :
            « […] retard en matière d'avancée technologique par rapport au matériel libre non contrôlé — donc d'autant plus par rapport au matériel privateur — et que le « taux de pénétration du marché » restera limité […] »

            3) Remplacement de "à répercutés" par "à répercuter"

            Version publiée :

            les coûts précités étant à répercutés sur le prix

            Version corrigée :
            « les coûts précités étant à répercuter sur le prix »

      • [^] # Re: Le logo du 35c3 a-t-il un sens particulier ? Je crois que oui...

        Posté par . Évalué à -1 (+2/-3).

        Je corrige légèrement mon propos et je le complète, notamment à propos de la date de passage à la gravure à 1 µm et sur la finesse de gravure du Intel 486 :

        • en considérant l'article anglophone Semiconductor device fabrication, on voit (dans l'encart en haut à droite) qu'une finesse de gravure de 1 µm était atteinte dès 1985 ;
        • j'ajoute que le microprocesseur Intel 80386 (Wikipédia anglophone), produit d'octobre 1985 à septembre 2007, était initialement gravé de 1,5 µm à 1 µm ;
        • dans le court article anglophone 1 µm process, la date de 1985 et l'usage de cette finesse de gravure pour le 80386 sont confirmées ;
        • si je m'en tiens strictement au tableau que j'ai mentionné au commentaire parent, la gravure du 486 s'échelonnait entre 1000 nm (soit 1 µm) et 800 nm (soit 0,8 µm) et une version comportant 1 200 000 transistors était gravée à 800 nm ;
        • si je m'en réfère à l'article anglophone sur l'Intel 80486, on trouve dans l'encart de droite que le Min. feature size (Minimum feature size, la finesse de gravure) était de « 1 µm to 0.6 µm » (1 µm à 0,6 µm). L'article francophone sur l'Intel 80486 est beaucoup plus court et ne comporte pas cette information.

        [ Évolution de la finesse de gravure et comparaison des points d'étape avec quelques objets microscopiques et des longueurs d'onde de lumière visible ]

        Wikipédia présente un graphique — je l'analyse ci-après — qui illustre de façon intéressante l'évolution de la finesse de gravure et compare les points d'étape avec quelques objets microscopiques et des longueurs d'onde de lumière visible.

        Ce graphique est présenté en vignette dans l'article anglophone Semiconductor device fabrication (déjà cité), au 3e encart sur la droite en partant du haut. On le retrouve présenté dans l'article francophone Fabrication des dispositifs à semi-conducteurs.

        [ Analyse du graphique ]

        Je présente ci-dessous une explication du graphique. Elle mériterait d'être donnée sur Wikipédia (je n'y suis pas contributeur).

        [ Légende ]

        • La légende du graphique (article anglophone) peut se traduire ainsi en français : Évolution de la finesse de gravure des processeurs entre 1970 et 2017 et comparaison des points d'étape avec quelques objets microscopiques et des longueurs d'onde de lumière visible. Je note qu'il est dommage que la légende de l'article francophone soit incomplète.

        [ Échelle verticale ]

        • L'échelle verticale n'est pas linéaire, c'est une échelle logarithmique pour éviter de concentrer tous les points d'étape récents en bas du graphique. On peut voir concrètement que l'axe des ordonnées est gradué (de bas en haut) de 10 nm à 10 µm avec un facteur multiplicatif de 10 entre les valeurs.

        [ Échelle horizontale ]

        • L'échelle horizontale est linéaire, graduée en années, de 1970 à 2017.

        Note : d'après le premier encart (déjà cité) de l'article anglophone titré Semiconductor device fabrication, il y a des perspectives de finesse de gravure de 7 nm pour 2018 et 5 nm pour environ 2020 (les deux articles pré-cités sont anglophones).

        [ Échelle des objets du graphique non soumis à l'échelle logarithmique ]

        • Les objets suivants présentés dans le graphiques sont tous à la même échelle, non déformée par l'échelle verticale logarithmique :
          • quatre formes d'objet en ombre chinoise ;
          • une multitude de disques correspondants chacun à un point d'étape spécifique ;
          • deux ondes de lumière visible : rouge et violet.
        • L'échelle de ces objets peut être établie à partir des deux disques suivants, de diamètre strictement identique correspondant à 1 µm :
          • celui qui est dans le prolongement à droite du libellé « 1 µm (1985) e.g. Intel 80386 » ;
          • celui en ombre chinoise présenté en bas à gauche du graphique, au-dessus du libellé « Staphylococcus aureus bacterium » (qui peut se traduire par « Staphylocoque doré (une bactérie) »).

        [ Quatre objets en ombre chinoise ]

        • Sous la graduation de l'axe des abscisses, on voit les mentions suivantes (je traduis en partant de la gauche) : « Staphylocoque doré (une bactérie) », « Tête de spermatozoïde », « Section transversale de globule rouge sanguin », « Virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ». Au-dessus de chacune de ces quatre mentions est présentée la forme de l'objet correspondant, en ombre chinoise. Les quatre formes d'objet ne sont pas déformées par l'échelle verticale logarithmique. Leur échelle est la même entre elles, mais n'est pas présentée dans la graphique. Le Staphylocoque doré, à gauche, fait environ 1 µm de diamètre ; la section transversale de globule rouge sanguin fait environ 7 µm de haut. Voici les sources pour les tailles des deux objets pré-cités :
          • concernant la taille du Staphylocoque doré (Wikipédia francophone, page calée à la bonne section), on peut lire que ce sont des bactéries de forme arrondie et d' « environ 1 µm de diamètre » ;
          • concernant la taille d'un globule rouge sanguin — alias Érythrocyte (Wikipédia francophone, page calée à la bonne section) de son nom savant --, on peut lire que « le diamètre normal des globules rouges de face varie de 6,7 à 7,7 micromètres (moyenne 7,2 micromètres). Ils sont en forme de disques biconcaves (région centrale : 0,8 micromètre, région périphérique : 2,6 micromètres) ».

        [ Disques correspondants chacun à un point d'étape spécifique ]

        • À chacun des points d'étape du graphique, on peut voir un trait horizontal (d'une couleur spécifique) qui part vers la droite, aboutissant à l'arrondi supérieur d'un disque symbolisant la taille de la gravure à l'étape considérée.

        [ Deux ondes de lumière visible (rouge et violet) ]

        • Concernant les deux sinusoïdes, c'est la longueur d'onde — qui peut se définir comme étant la distance horizontale de crête à crête — qui est caractéristique de la couleur.
    • [^] # Conférence (du 34c3) d'introduction aux technologies de fabrication de puces électroniques

      Posté par . Évalué à -3 (+1/-4).

      [ Conférence (du 34c3) d'introduction aux technologies de fabrication de puces électroniques ]

      Pour introduire le sujet des technologies de fabrication de puces, il y a une conférence du 34c3 (34e édition du Chaos Communication Congress, en 2017) intitulée The making of a chip, présentée ici, disponible en anglais et allemand (non traduite en français, j'ai cherché assez largement), qui constitue une intéressante introduction au monde de la fabrication des puces électroniques, depuis la photolithographie, en passant par l'implantation ionique, jusqu'à la déposition en phase vapeur des connexions (cf. par ex. les articles Dépôt chimique en phase vapeur et Dépôt chimique en phase vapeur assisté par plasma).

      [ Version sur Youtube (utile pour les sous-titres automatiques) ]

      Si vous êtes modérément anglophone, sachez que la même conférence est disponible sur Youtube et vous pouvez activer :

      • les sous-titres en anglais pour vous assister dans la captation des expressions anglaises exactes — la traduction automatique est d'assez bonne qualité ;
      • la traduction automatique vers le français — la traduction est assez mauvaise, mais peut aider les moins anglophones ou les plus réticents à chercher par eux-même la traduction des mots anglais qu'ils ne connaissent pas.

      [ Absence de sous-titres sous licence libre ]

      Tout est prêt pour entamer un travail de sous-titrage collaboratif de la vidéo à partir d'une page du site c3subtitles.de, qui renvoie à une page correspondante sur Amara.org (1), mais à ce stade (un an après publication de la vidéo), le travail n'a pas été fait. J'ai fouillé les détails pour garantir la pertinence de ce constat. Ne vous trompez pas d'interprétation en considérant la barre de progression sur la page précitée du site c3subtitles.de — qui est grise hachurée, indiquant 100% — car elle serait colorée en vert au moins partiellement si le travail de transcription avait commencé.

      (1) pour des explications sur Amara, cf. l'article anglophone Amara (subtitling) (il n'y a pas d'article sur le Wikipédia francophone) ou cet article en français sur toile-libre.org (daté d'octobre 2010, mis à jour le 22 juin 2017).

    • [^] # Liens pour visionner la conférence LibreSilicon du 35c3

      Posté par . Évalué à -1 (+1/-2). Dernière modification le 01/01/19 à 11:19.

      Voici les liens pour visionner la conférence intitulée « LibreSilicon » (sous-titrée « Decentralizing semiconductor manufacturing » — en français : fabrication décentralisée de semi-conducteurs) produite au 35c3 :

      • page officielle sur media.ccc.de ;
      • vidéo sur Youtube (utile pour le sous-titrage automatique) :
      • page se suivi du sous-titrage collaboratif sur c3subtitles.de, qui renvoie à une page correspondante sur Amara.org.
      • [^] # Re: Liens pour visionner la conférence LibreSilicon du 35c3

        Posté par . Évalué à -2 (+0/-2).

        [ correction ]

        La traduction correcte du sous-titre est : décentralisation de la fabrication de semi-conducteurs.
        C'est un processus de décentralisation, relativement aux centres industriels conventionnels, mais qui n'a pas vocation à aboutir à une fabrication intrinsèquement décentralisée (qui n'aurait pas de centre principal), le déplacement du matériel n'étant pas aussi aisé que le déplacement des octets… L'objectif est d'obtenir la capacité de produire avec une logistique minimaliste et par là "transportable".

        PS : désolé pour le bruit. Je me suis engagé ces jours-ci auprès d'un modérateur à limiter ma propension à enchainer des commentaires par lesquels je me réponds à moi-même, et j'envisage de constituer un blog, notamment pour éviter ce phénomène. Dans le cas présent, je ne pouvais pas laisser trainer une telle erreur de traduction sujette à critiques.

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