Sortie d’Ubuntu 17.04 Zesty Zapus : la croisée des chemins

42
17
avr.
2017
Ubuntu

Sortie le 13 avril 2017, Ubuntu 17.04 est la vingt‐sixième version d’Ubuntu. Contrairement à Ubuntu 16.04 LTS, cette version est davantage destinée aux utilisateurs expérimentés et ne sera maintenue que pendant neuf mois.

Cette version marque aussi la fin d’une époque, car son cycle de développement fut le théâtre des dernières évolutions de Unity (7 et 8) et des efforts de convergences (téléphones et tablettes) avant que l’abandon pur et simple du projet ne soit annoncé le 5 avril 2017.

La coïncidence a voulu que le nom de code de cette version charnière tombe sur la dernière lettre de l’alphabet : Zesty Zapus, soit le zapus vif.

Image de Zapus USFWS, domaine public

Sommaire

Qu’est‐ce qu’Ubuntu ?

Pour rappel, Ubuntu est une distribution GNU/Linux basée sur Debian. Elle a hérité de sa distribution mère l’objectif d’universalité : elle vise à être utile sur les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portables, mais aussi les serveurs, le cloud et les objets connectés en général. Elle se veut simple d’accès pour les utilisateurs n’ayant pas de connaissances poussées en informatique, mais également attrayante pour les développeurs.

En plus de la distribution principale Ubuntu, il existe plusieurs variantes officielles, fournies avec des choix logiciels différents, afin de couvrir un besoin (Ubuntu Server, Ubuntu Studio…) ou de fournir un environnement de bureau particulier (Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu…). Cette dépêche présente les principales nouveautés, avec un focus particulier sur l’avenir de la variante principale.

Nouveautés générales

  • Noyau Linux 4.10 ;
  • systemd 232 ;
  • systemd-resolved est maintenant utilisé comme résolveur DNS par défaut ;
  • Mesa 3D 17.0 ;
  • serveur X.Org 1.19 ;
  • GCC 6.3 ;
  • LXD 2.12 ;
  • Qt 5.7 ;
  • LibreOffice 5.3 qui permet d’activer l’interface « ruban » ;
  • la majeure partie des composants de GNOME passe en 3.24 ;
  • OpenStack version Ocata.

Les composants de GNOME qui ne sont pas mis à jour en version 3.24 sont :

  • Terminal (gnome-terminal) 3.20 ;
  • Fichiers (nautilus) 3.20 ;
  • Logiciels Ubuntu (gnome-software) 3.22, mais avec quelques fonctionnalités supplémentaires comme la prise en compte des URL Snap.

Utilisation d’un fichier d’échange mémoire pour les nouvelles installations

Les systèmes fraîchement installés à partir de cette nouvelle version se verront attribuer l’utilisation d’un fichier d’échange mémoire (swap) en lieu et place d’une partition dédiée à cet usage.

Il reste bien entendu possible de créer une partition d’échange lors de l’utilisation du mode de partitionnement manuel.

Impression sans pilote

Les imprimantes compatibles IPP Everywhere ou encore Apple AirPrint (ainsi que quelques autres) peuvent maintenant être utilisées sans même l’installation d’un pilote matériel particulier.

Brancher l’imprimante via USB ou la connecter au réseau local est la seule chose à faire avant de pouvoir imprimer.

Téléphones et convergence : le baroud d’honneur

Si trois mises à jour d’Ubuntu touch ont été publiées ces six derniers mois, très peu de nouveautés ont été intégrées. On pourra cependant noter la gestion du codec Opus et un nouveau design pour le navigateur de fenêtres.

La priorité de ces versions était en effet la correction de bogues, que ce soit au niveau de la prise en charge matérielle qu’au niveau logiciel. L’objectif avoué était de débarrasser le système de ses bogues les plus gênants afin de pouvoir le mettre de côté. Les développeurs pouvaient ainsi se consacrer au long et (trop ?) ambitieux chantier de migration vers une base Ubuntu 16.04 (contre 15.04) en même temps qu’une refonte complète du système pour se baser exclusivement sur Snap en lieu et place des paquets Debian (pour le système) et des paquets Click (pour les applications). Avec, au passage, une migration vers systemd pour encore simplifier les choses.
Des progrès ont été faits dans cette voie, mais il est probable que cette véritable refondation du système sous‐jacent à Ubuntu Touch n’aurait pas pu voir le jour avant au moins la fin de l’année.

Or, Ubuntu Touch avait un autre problème : plus aucun des téléphones supportés officiellement n’était disponible dans le commerce, et il était clair qu’aucun nouveau terminal ne pourrait sortir avant la fin de cette grosse transition. Cette absence de matériel de référence a conduit une partie de la communauté à se retrouver de facto exclue, au hasard des contraintes de renouvellement de leurs téléphones.

Cela a donc créé des tensions entre Canonical et la communauté : cette dernière demandant une feuille de route précise et les développeurs de Canonical répondant qu’il restait énormément de travail à accomplir et qu’il était difficile de savoir quand une première image de test pourrait être rendue disponible à la communauté.

Et, là, ce fut le drame.

5 avril 2017 : le tournant de la rentabilité pour Canonical

Mark Shuttleworth annonce l’abandon par Canonical du projet Ubuntu Touch, mais également de Unity en général, avec un retour de GNOME comme bureau par défaut d’ici Ubuntu 18.04 LTS. Les équipes en question sont dissoutes, avec des mutations vers d’autres équipes mais aussi des licenciements. Le but avoué est un recentrage sur les activités lucratives, comme le cloud ou l’Internet des objets. L’objectif est également d’attirer des investisseurs extérieurs, voire de préparer une future entrée en bourse.

Certains membres de la communautés annoncent qu’ils vont tenter de maintenir Unity 8 pour les ordinateurs de bureaux, et d’autres pour Ubuntu Touch. Une collaboration entre eux est en train de se mettre en place. On leur souhaite tous nos vœux de réussites, mais il est aujourd’hui encore trop tôt pour juger du sérieux et de la pérennité de ces annonces.

Canonical n’a jamais été rentable jusqu’à présent, la fortune personnelle de Mark Shutleworth permettant de combler les pertes. Après 13 ans d’existence, et donc autant d’années de déficit, il semble que Mark ait décidé qu’il était temps pour Canonical de devenir enfin indépendant financièrement. Que ce soit pour Ubuntu Touch dans son ensemble ou Unity en particulier, de lourds investissements étaient nécessaires, sans qu’il y ait de vraies perspectives de revenus en face.

Ubuntu Touch était censé être un investissement à long terme, pour une implémentation de la convergence 100 % en logiciels libres. Cependant Mark reconnaît avoir été trop optimiste, autant sur le soutien de la communauté que sur la réceptivité et l’inertie de l’industrie en question. En effet, cette dernière est généralement très critique envers Android, mais préfère malgré tout continuer de l’utiliser et de développer différentes surcouches.

Héritage et avenir

Même si l’aventure Ubuntu Touch se solde par un échec, elle aura néanmoins eu de l’influence. En dehors des contributions à de nombreux projets libres (Qt, Hybris, Ofono…), on notera que Snap, ainsi que tout l’effort actuel de Canonical vers le monde de l’Internet des objets (qui, en pratique, inclut l’embarqué en général) a été littéralement construit à partir de l’expérience accumulée lors de la création d’Ubuntu Touch.

Ubuntu Core et son système construit entièrement sur Snap fait d’ailleurs partie des projets annoncés comme rentables (ou en voie de l’être) sur lesquels Canonical annonce être en train de se recentrer.

On notera par ailleurs que les Snaps sont maintenant disponibles dans Fedora.

On rappellera au passage que si un parallèle est souvent fait entre Flatpack et Snap, Flatpack n’est conçu pour fonctionner qu’au sein d’une session desktop. Snap est, quant à lui, également utile pour les serveurs, le cloud et l’embarqué. Il n’y a donc pas de concurrence frontale entre Flatpack et Snap en dehors des usages de bureau.

En ce qui concerne Mir, la bibliothèque implémentant un serveur d’affichage développée par Canonical, l’avenir est encore un peu flou. Au détour d’un commentaire, Mark Shuttleworth a déclaré qu’il serait toujours maintenu, car il serait d’ores et déjà utilisé par certains projets d’objets connectés.

Un développeur de Mir a même proposé l’idée de potentiellement ajouter la prise en charge des clients Wayland à Mir, ce qui transformerait donc Mir en compositeur Wayland. Tout ceci est cependant encore en discussion, dans la lignée de la reprise par la communauté de Unity 8.

Quid d’Ubuntu 17.10 ?

Aucun plan précis n’a encore été annoncé, mais il est fort probable que le passage à GNOME par défaut se concrétisera dès cette version, prévue pour octobre prochain.

On sait cependant que la variante actuelle Ubuntu GNOME va disparaître, car ses contributeurs pourront désormais travailler sur Ubuntu en elle‐même. La tendance serait en effet à ne pas appliquer de personnalisation particulière au bureau GNOME tel que fourni en amont (upstream).

Unity 7 et Compiz devraient, quant à eux, rester disponibles dans les dépôts au moins jusqu’à la sortie d’Ubuntu 18.04 LTS. Même si rien n’a été annoncé, il ne serait pas surprenant qu’une nouvelle variante apparaisse pour continuer leur maintenance.

Quant au nom de code d’Ubuntu 17.10, le suspense reste complet. Repartirons‐nous de la lettre « A » pour une nouvelle série d’adjectifs et d’animaux ou est‐ce que tout sera chamboulé ? Les paris sont ouverts.

  • # Quid des autres variantes ?

    Posté par . Évalué à 3 (+3/-1).

    Quelles sont les versions des applications utilisées dans Kubuntu, Lubuntu et les autres variantes ?

  • # Merci !

    Posté par . Évalué à 2 (+2/-0).

    Merci pour cet article très complet.

    Je n'ai jamais été fan d'Unity et je ne suis pas non plus fan de Gnome 3…

    Donc pas de changement pour moi, ça restera Xubuntu avec XFCE 4 qui me donne (à 99%) satisfaction.

    Avec un peu de personnalisation, j'ai le même bureau que Gnome 2, avec une bien plus grande stabilité et moins de bugs que Mate et aussi avec les applications Gnome officielles comme Evince, gnome-calculator, gedit, etc.

    Donc je ne vais pas regretter Unity…

    • [^] # Re: Merci !

      Posté par . Évalué à 5 (+4/-0).

      […] Donc je ne vais pas regretter Unity…

      Moi si parce que je trouve que, sur Ubuntu, c'est l'environnement de bureau le plus confortable et le plus robuste. Mes proches qui ne sont pas des passionnés d'informatique mais qui ne supportent pas MS-Windows, utilisent Unity sans aucun problème.

      • Gnome : sans une foultitude d'extensions on n'a qu'un truc moche et mal pratique ; et quand la session Gnome de ma fille était cassée, la seule solution qui a fonctionné a été de refaire une session Unity ;
      • KDE : abandonné au bout d'un an ou deux après ma migration vers Linux / Ubuntu, mes applications préférées sont des applications GTK que KDE supporte mal. Même aujourd'hui, Okular n'est pas capable d'utiliser le dialogue Ouvrir/Enregistrer standard du DE en cours.
      • XFCE : abandonné quand il n'a pas été capable d'intégrer à chaud un vidéo-projecteur alors que Unity fait ça sans problème.
      • [^] # Re: Merci !

        Posté par . Évalué à 2 (+0/-0).

        Même aujourd'hui, Okular n'est pas capable d'utiliser le dialogue Ouvrir/Enregistrer standard du DE en cours.

        Mauvais distribution car cela fonctionne sous Arch… Je viens d'essayer session gnome shell + okular.

        • [^] # Re: Merci !

          Posté par . Évalué à 2 (+4/-3).

          Est-ce la faute d'Ubuntu si l'installation d'Okular est mal faite sous Unity ? C'est curieux mais quand c'est LibreOffice qui s'intègre mal à KDE on accuse LibreOffice et pas KDE.
          Cela dit le problème vient peut-être du fait que j'ai refusé de compléter le support de la langue française pour Okular, ne voulant pas installer une quinzaine de paquets KDE pour avoir 3 dialogues en français.

          • [^] # Re: Merci !

            Posté par . Évalué à 2 (+0/-0).

            Vu que Arch ne change pas les paquets des projets contrairement a ubuntu si cela marche sous Arch cela veut dire que cela fonctionne avec KDE.

            Ta deuxieme hypothese me semble bizarre, en quoi les paquets de traduction intefere cela me laisse un peu dubitatif.

            Par contre j'avais remarque que pour avoir un kde fonctionnel sous ubuntu il fallait d'abord installer kubuntu et apres on pouvais installer unity ou autre chose a base de gnome. Si l'on fait l'inverse il y a plein de merde qui se passe pour KDE.

      • [^] # Re: Merci !

        Posté par . Évalué à 1 (+2/-2).

        • Gnome : …
        • KDE : …
        • XFCE : …

        C'est curieux comme les gens semble ignorer l'environnement Cinnamon.

  • # Pourquoi Ubuntu se cherche à ce point ? 

    Posté par . Évalué à 3 (+3/-0).

    Au fil des années et malgré les réussites et le travail de nombreux contributeurs, j'ai l'impression qu'Ubuntu persiste à se chercher.
    N'y-a-t-il pas une meilleure utilisation des ressources que nous serions capables de proposer ? 

    • [^] # Re: Pourquoi Ubuntu se cherche à ce point ? 

      Posté par . Évalué à 10 (+15/-1).

      N'y-a-t-il pas une meilleure utilisation des ressources que nous serions capables de proposer ?

      Ça n'est quand même pas à nous de proposer des solutions, Canonical est une boîte privée qui est censée assurer sa propre rentabilité. Il faut quand même voir que Canonical demande beaucoup à la communauté, notamment de faire vivre un bugtracker gigantesque. La communauté reporte, trie, reproduit les bugs, envoie les rapports upstream quand nécessaire, etc. Ça serait d'ailleurs intéressant de savoir combien Canonical aurait dû dépenser pour payer des gens à faire ça.

      Historiquement, Canonical a la mauvaise réputation de peu contribuer au développement des autres lociels, contrairement à d'autres gros acteurs du logiciel libre. La voie de Canonical, ça a plutôt été de proposer des solutions «maison», c'est à dire de payer des développeurs pour créer des logiciels spécifiques plutôt que de se disperser dans l'écosystème du logiciel libre. C'est une stratégie comme une autre, mais elle ne fait pas que des heureux, notamment parce que ça ne pourrait pas fonctionner si tout le monde faisait comme ça.

      Et puis bon, cette stratégie a fini par montrer ses limites : quand on porte un produit tout seul, il faut s'attendre à ce qu'il ne soit pas adopté et qu'on reste tout seul très très longtemps. À ma connaissance, aucune autre distro n'utilisait Unity, ou n'était intéressée par Mir. Révolutionner le libre tout seul, c'est possible, mais c'est ambitieux et risqué.

      Il y a eu de longues discussions ailleurs lors de l'annonce de l'abandon d'Unity, mais la qualité du logiciel en lui-même (robustesse, évolutivité, performances) restait quand même discutable. Là où je serai peut-être toujours naïvement étonné, c'est de voir à quel point l'argent ne fait pas tout ; certains logiciels ne partent de quasiment rien (quelques gusses dans leur garage qui bossent la nuit)et vont très loin, tandis que d'autres développés à coup de millions ne décollent pas (trop complexes, trop "théorisés", pas assez d'enthousiasme ou de pragmatisme…).

      • [^] # Re: Pourquoi Ubuntu se cherche à ce point ? 

        Posté par . Évalué à 5 (+3/-0).

        l y a eu de longues discussions ailleurs lors de l'annonce de l'abandon d'Unity, mais la qualité du logiciel en lui-même (robustesse, évolutivité, performances) restait quand même discutable.

        Je sais pas, quand je compare à Xfce (écrit par une tout petite équipe de bénévoles depuis bien plus longtemps que Unity n'a été écrit par une équipe de développeurs employés), Unity est infiniment mieux terminé.

        Que ce soit au niveau du look, de la gestion des ajouts à chaud de périphériques USB/vidéo/autre, je préfère infiniment Unity à Xfce.

        Comme quoi, on a beau dire, mais toujours en demander plus à des bénévoles, ça atteint très vite ses limites.

        "Quand certains râlent contre systemd, d'autres s'attaquent aux vrais problèmes." (merci Sinma !)

    • [^] # Re: Pourquoi Ubuntu se cherche à ce point ? 

      Posté par . Évalué à 2 (+3/-2).

      […] j'ai l'impression qu'Ubuntu persiste à se chercher.

      Qu'est-ce que ça veut dire ?
      Depuis 10 ans que j'utilise Ubuntu ça s'installe et fonctionne sur PC fixe ou portable sans problème majeur.
      De plus, sauf erreur de ma part, Ubuntu est la seule distribution Linux qu'on peut trouver préinstallée lors de l'achat d'un PC neuf. Peut-être est-ce cela "se chercher" ? ;-)

      N'y-a-t-il pas une meilleure utilisation des ressources que nous serions capables de proposer ?

      Arrêter de gaspiller de l'énergie et du temps à troller une distribution qu'on n'utilise pas ?
      Utiliser ce temps économisé pour l'essayer, rapporter les bugs et aider les utilisateurs en difficulté, en particulier les novices ?

  • # Bienfaiteur du logiciel libre

    Posté par (page perso) . Évalué à 10 (+14/-0).

    Je ne savais pas que Mark Shuttleworth investissait son argent personnel depuis 13 ans dans Ubuntu.
    Certains savent utiliser leur argent pour le bien commun, merci Mark !

  • # Nommage

    Posté par . Évalué à 0 (+0/-1).

    Pour le nommage, on recommence depuis A, mais avec des contributeurs aux sciences de l'information au lieu d'animaux.

    Astute Ada
    Babbling Babbage

    et on continue …

    • [^] # Re: Nommage

      Posté par (page perso) . Évalué à 4 (+1/-0).

      Le nom retenu est Artful Aadvark, basé sur un termitivore, l’oryctérope du Cap. (merci NextINpact)

      • [^] # Bien lancé…

        Posté par . Évalué à 4 (+4/-2).

        Ah…

        Mark Shuttleworth a abandonné upstart en 2015, Unity récemment. Je m’étais dit que bien lancé comme il est, il abandonnerait les noms d’animaux à la prochaine version et Ubuntu l’année prochaine.

        Théorie du pot-au-feu : « Tout milieu où existe une notion de hauteur (notamment les milieux économique, politique, professionnels) se comporte comme un pot-au-feu : les mauvaises graisses remontent. »

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