Une plongée dans les coulisses administratives de TDF

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23
30
août
2025
Bureautique

The Document Foundation (TDF) est la fondation de droit allemand qui chapeaute le projet LibreOffice. Son directeur administratif, Florian Effenberger a rĂ©digĂ© une sĂ©rie d’articles sur le fonctionnement de TDF sur le site community.documentfoundation.org (EN) qui est, globalement, le site qui sert Ă  informer la communautĂ© sur TDF et la suite bureautique. Cet article porte sur la gestion administrative de la fondation.

Cette dĂ©pĂȘche est une traduction de l’article de Florian, faite par Sophie Gautier (EN) aidĂ©e de DeepL et publiĂ©e ici avec leur autorisation et parce que ça me semblait intĂ©ressant pour mieux comprendre le fonctionnement de la fondation. J’ai gardĂ© les liens originaux, sauf, dans le cas de liens vers WikipĂ©dia, pour donner l’adresse en français quand elle existait et j’ai ajoutĂ© des notes qui m’ont paru nĂ©cessaires pour une meilleure comprĂ©hension.

Sommaire

Afin de mieux comprendre le fonctionnement de TDF et d’offrir plus de transparence et d’informations Ă  la communautĂ©, j’aimerais vous faire dĂ©couvrir les coulisses de TDF et partager avec vous des informations complĂ©mentaires sur la fondation.

J’ai dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  partager des informations et des dĂ©tails sur des tĂąches administratives spĂ©cifiques (EN), et je continuerai Ă  y publier d’autres articles au fil du temps.

Ce texte dĂ©crit le fonctionnement actuel de TDF, notre structure, afin de vous aider Ă  comprendre pourquoi et comment certaines choses fonctionnent (ou ne fonctionnent pas). Bien sĂ»r, il s’agit du statu quo. J’ai quelques idĂ©es de changements et d’amĂ©liorations pour l’avenir, que je partagerai ultĂ©rieurement dans un message sĂ©parĂ©.

Le dĂ©fi consiste Ă  trouver un Ă©quilibre entre l’amĂ©lioration de la structure gĂ©nĂ©rale de TDF, la rĂ©alisation de notre mission et la rĂ©solution des problĂšmes du passĂ©. Si nous passons tout notre temps Ă  amĂ©liorer notre structure, nous ne remplirons pas notre mission et ne rĂ©glerons pas les problĂšmes du passĂ©. Et si nous ne trouvons pas le temps de nous attaquer aux problĂšmes difficiles du passĂ©, cela pourrait Ă©galement nous nuire.

Une fondation virtuelle

The Document Foundation est l’une des organisations libres et open source les plus importantes, et LibreOffice est l’un des projets de logiciels libres les plus reconnus.

On pense souvent que nous disposons de bureaux, d’infrastructures administratives, de salles de rĂ©union et d’un espace de cotravail quelque part Ă  Berlin. Certains cherchent mĂȘme notre siĂšge social, mais ne trouvent aucun de nous. 😉

L’organisation de TDF est diffĂ©rente. Les employĂ©s travaillent Ă  domicile, d’autres dans des bureaux partagĂ©s. Il n’y a pas d’espace physique partagĂ©, tout est connectĂ© virtuellement. C’est un choix dĂ©libĂ©rĂ©, car notre Ă©quipe internationale est rĂ©partie dans de nombreux pays, oĂč un seul bureau serait peu pertinent.

L’inconvĂ©nient est l’absence d’infrastructure centralisĂ©e, comme le stockage des ressources et des supports marketing. Nous travaillons avec des prestataires de services et des particuliers, mais cela ajoute certainement une couche de complexitĂ©, car tout le monde n’a pas l’espace nĂ©cessaire chez lui pour stocker des documents TDF volumineux au sous-sol, et la location de stockage externe est Ă©galement difficile dans de nombreuses petites villes.

C’est pourquoi, par exemple, nous vous demandons d’envoyer les documents originaux, comme les justificatifs de voyage, directement Ă  notre adresse berlinoise plutĂŽt que de nous les remettre en main propre lors d’évĂ©nements ou de confĂ©rences. Il n’existe pas de stockage centralisĂ© Ă  proximitĂ© des membres de l’équipe.

Une équipe internationale

Notre Ă©quipe, composĂ©e actuellement de quinze personnes (et nous en recrutons actuellement deux ! (EN)), est rĂ©partie dans le monde entier, sur diffĂ©rents pays, continents et fuseaux horaires. Si, par coĂŻncidence, nous comptons plusieurs personnes Ă  Munich ou dans ses environs, nous avons Ă©galement des collĂšgues en Espagne, au Mexique, au Canada, en France, au BrĂ©sil, en Italie, en SuĂšde et en Finlande. D’autres organisations ne recrutent souvent que dans des bureaux physiques, ce qui, dans le cas de TDF, impliquerait de recruter uniquement en Allemagne. Depuis longtemps dĂ©jĂ , TDF a choisi de travailler avec des collaborateurs du monde entier. C’est pourquoi un espace de bureau classique est peu pertinent, car il ne serait accessible qu’à un nombre restreint de personnes et inaccessible Ă  d’autres.

Cela donne du sens Ă  TDF, car nous pouvons recruter des talents dans le monde entier, mais cela implique des frais administratifs importants sur le plan juridique, ainsi que des rĂ©glementations diffĂ©rentes (comme les vacances, les jours fĂ©riĂ©s ou les congĂ©s maladie) selon les pays, sans parler des fuseaux horaires ou des attestations A1 que j’ai Ă©voquĂ©es rĂ©cemment (EN)1.

De plus, il est dĂ©jĂ  trĂšs difficile d’effectuer des recherches de rĂ©munĂ©ration approfondies dans un seul pays. J’ai vu des fourchettes de rĂ©munĂ©ration allant de 20 000 € Ă  80 000 € par an pour un poste spĂ©cifique, ce qui n’est pas trĂšs utile pour dĂ©terminer une rĂ©munĂ©ration Ă©quitable. À l’échelle internationale, entre pays et continents, la tĂąche est encore plus exigeante, notamment en raison de la nĂ©cessitĂ© de documenter les informations pour un contrĂŽle rigoureux. Cela explique pourquoi les recrutements prennent parfois plus de temps, car nous devons Ă©galement effectuer nos vĂ©rifications prĂ©alables.

L’aspect international de TDF implique Ă©galement que les tĂąches administratives telles que la comptabilitĂ© mensuelle, oĂč nous traduisons les registres comptables (EN), notre rapport annuel qui doit ĂȘtre traduit de l’anglais vers l’allemand pour le dĂ©pĂŽt officiel (EN) et le budget officiel qui est traduit en allemand par le comptable pour le dĂ©pĂŽt officiel, et en anglais pour le vote (EN) sont effectuĂ©es en deux langues en parallĂšle, ce qui reprĂ©sente Ă©galement une charge de travail importante. Je ne connais pas d’autres organisations qui traduisent tous les documents autant que TDF. Nous nous efforçons d’établir une norme rigoureuse, mais cela a un coĂ»t.

Une couverture de nombreux domaines

En matiĂšre de fonctions, TDF se distingue Ă©galement de nombreuses autres organisations. Ailleurs, les fonctions se chevauchent souvent, voire, sont assurĂ©s par plusieurs personnes, tandis que TDF a choisi de couvrir un maximum de domaines afin d’optimiser sa mission. Les membres de l’équipe peuvent se substituer Ă  d’autres en cas de congĂ©s ou de maladie, mais il est rare qu’une personne effectue pleinement le mĂȘme travail qu’une autre, ce qui complique la tĂąche.

Par exemple, toute tĂąche administrative importante (comme la signature de nouveaux contrats) est probablement bloquĂ©e jusqu’à ma disponibilitĂ©. Autre exemple : tout dĂ©ploiement d’infrastructure plus important est probablement bloquĂ© en fonction des disponibilitĂ©s de Guilhem2 pour ne citer que deux exemples. Il en va de mĂȘme pour les dĂ©clarations de TVA, du moins par le passĂ©, les dĂ©clarations AWV Z4 des banques fĂ©dĂ©rales (EN), et bien d’autres encore.

Si cela permet Ă  TDF de couvrir davantage de zones, cela reprĂ©sente un coĂ»t personnel : certains collaborateurs travaillent parfois pendant les vacances ou les week-ends, ou, dans le cas des infrastructures, de nuit ou les jours fĂ©riĂ©s, afin de minimiser l’impact.

Nous avons des dĂ©lais fixes Ă  respecter malgrĂ© les vacances, les absences ou les congĂ©s maladie. Prenons l’exemple des devises multiples : pour accepter des dons dans le monde entier, le dernier jour du mois, nous devons nous assurer qu’il ne reste aucun solde en devise Ă©trangĂšre sur PayPal. Bien que la situation se soit nettement amĂ©liorĂ©e par rapport au passĂ©, oĂč il y avait des soldes, nous devons toujours effectuer des vĂ©rifications rĂ©guliĂšres, notamment l’aprĂšs-midi du 31 dĂ©cembre, lorsque la plupart des gens se rendent dĂ©jĂ  aux festivitĂ©s du Nouvel An.

Retour en arriĂšre

Jusqu’à ces derniĂšres annĂ©es, la rĂ©duction des coĂ»ts administratifs Ă©tait poussĂ©e Ă  l’extrĂȘme. Les membres de l’équipe payaient de leur poche de nombreuses choses, y compris leurs Ă©quipements de travail essentiels comme les ordinateurs portables, les tĂ©lĂ©phones portables et autres. De plus, pour rĂ©duire les coĂ»ts, les membres de l’équipe TDF utilisaient gĂ©nĂ©ralement les transports en commun les plus abordables, mĂȘme si cela impliquait de longues attentes nocturnes pour les correspondances, ou parfois de parcourir quelques kilomĂštres Ă  pied pour rentrer chez eux afin d’éviter des transports plus coĂ»teux. Si ce phĂ©nomĂšne est dĂ©sormais passĂ©, il a affectĂ© plusieurs employĂ©s et bĂ©nĂ©voles pendant plus de cinq ans, limitant considĂ©rablement notre croissance et notre impact.

Pas d’assouplissement des exigences

On pourrait penser qu’en tant qu’association Ă  but non lucratif, les exigences administratives sont assouplies. C’est faux : TDF est soumise (au moins) aux mĂȘmes contrĂŽles et doit satisfaire aux mĂȘmes exigences (voire plus) que toute organisation commerciale : droit du travail, droit de la concurrence, dĂ©clarations fiscales et de TVA, sĂ©curitĂ© sociale (EN), et bien d’autres. Être une organisation Ă  but non lucratif ne prĂ©sente aucun avantage, si ce n’est l’aspect financier, c’est-Ă -dire l’exonĂ©ration d’impĂŽts sur les dons. Nous sommes soumis aux mĂȘmes autoritĂ©s que toute autre entreprise : rĂšgles, rĂ©glementations et obligations dĂ©claratives.

Le plaisir des déclarations

Par exemple, le changement semestriel et rĂ©gulier du conseil d’administration engendre une charge administrative importante. De nombreuses dĂ©clarations doivent ĂȘtre effectuĂ©es et plusieurs sites web doivent ĂȘtre mis Ă  jour, ce qui peut facilement reprĂ©senter plusieurs heures de travail administratif. Par exemple, les marques dĂ©posĂ©es sont soumises au droit de la concurrence et doivent donc ĂȘtre tenues Ă  jour. Pire encore, TDF a actuellement (nous suivons cela de prĂšs) son adresse enregistrĂ©e Ă  environ 126 (cent vingt-six) endroits diffĂ©rents. L’un des plus pĂ©nibles cauchemars concerne la moindre modification des comptes bancaires : nous avons besoin de numĂ©ros d’identification fiscale, de copies de passeport (dont certaines sont rejetĂ©es car impossibles Ă  vĂ©rifier dans les systĂšmes de sĂ©curitĂ©) et de plusieurs signatures papier, ce qui reprĂ©sente Ă©galement une charge de travail considĂ©rable.

De plus, toute modification de la composition du conseil d’administration nĂ©cessite une mise Ă  jour du registre de transparence (DE)3.

Bien que nous parvenions Ă  dĂ©clarer de nombreuses informations par voie numĂ©rique, cela peut engendrer une charge de travail importante. Nos dĂ©clarations d’adhĂ©sion trimestrielles nĂ©cessitent la signature du prĂ©sident du comitĂ© de gestion et du directeur gĂ©nĂ©ral sur le mĂȘme document (numĂ©rique), ce qui ajoute des allers-retours. Et pour certains documents, cela ne suffit pas, car la signature du conseil d’administration est obligatoire (EN).

Des exigences strictes

Une autre Ă©chĂ©ance cruciale est la dĂ©claration de notre rĂ©serve de trĂ©sorerie actuelle auprĂšs de l’assurance responsabilitĂ© civile. DĂšs que le seuil est atteint, TDF doit dĂ©clarer le montant actualisĂ©, ce qui nĂ©cessite un suivi rĂ©gulier et rigoureux.

Le non-respect de cette Ă©chĂ©ance peut ne pas poser de problĂšme immĂ©diatement, mais peut s’avĂ©rer nĂ©faste pour TDF lors d’un audit. Le paiement des per diem4 est un « classique », et c’est pourquoi je suis personnellement rĂ©ticent Ă  ce sujet. Nous devons Ă©valuer le pays de dĂ©part et d’arrivĂ©e des voyageurs, les repas pris en charge par TDF (par exemple, le petit-dĂ©jeuner et la restauration), les documenter et effectuer les calculs correctement. Tout manquement Ă  cette obligation peut entraĂźner des problĂšmes ultĂ©rieurs, et les frais administratifs sont considĂ©rables.

La documentation est essentielle

La publication des procĂšs-verbaux (EN) et des dĂ©cisions (EN) est un autre domaine qui demande beaucoup de travail. D’un cĂŽtĂ©, il faut prendre des notes et les rĂ©diger dans des procĂšs-verbaux lisibles, de l’autre, caviarder des informations sensibles, une tĂąche ardue. Je suis heureux que nous ayons amĂ©liorĂ© la publication de ces documents, mais cela reste une tĂąche chronophage, mĂȘme sans tenir compte des Ă©ventuelles traductions.

Une autre tĂąche de TDF est la documentation des actifs. Chaque annĂ©e, lors de la clĂŽture annuelle de l’exercice, nous devons rĂ©pertorier prĂ©cisĂ©ment les actifs (par exemple, le matĂ©riel) dont nous disposons encore, leur emplacement et ceux qui sont dĂ©fectueux. C’est pourquoi vous recevez de temps Ă  autre un courriel vous demandant de confirmer que vous possĂ©dez toujours un matĂ©riel et que vous en avez toujours besoin. Il ne s’agit pas de mĂ©fiance, mais de remplir nos obligations de documentation (et Ă©galement d’envoyer du matĂ©riel Ă  d’autres personnes au cas oĂč il ne serait plus nĂ©cessaire chez quelqu’un).

Une bureaucratie contraignante

À propos du matĂ©riel, certaines personnes ont soulignĂ© notre rĂ©ticence Ă  expĂ©dier hors d’Europe. Cela est moins liĂ© aux frais de port qu’aux douanes. Si nous commandons du matĂ©riel quelque part et que nous n’en avons plus besoin, il ne peut pas ĂȘtre renvoyĂ© tout simplement Ă  TDF Ă  Berlin. Les formalitĂ©s douaniĂšres interviendraient et des formulaires devraient ĂȘtre remplis, ce qui coĂ»terait du temps et de l’argent, et nous n’avons pas encore trouvĂ© de solution efficace. C’est particuliĂšrement complexe pour un domaine douanier comptant trĂšs peu de membres actifs de la communautĂ©, car il y a plus de risques de ne trouver personne d’autre Ă  qui livrer dans le mĂȘme domaine.

Un autre point soulevĂ© concerne le dĂ©sagrĂ©ment ressenti concernant les documents de remboursement de voyage expĂ©diĂ©s Ă  Berlin. Ce n’est pas notre choix dĂ©libĂ©ré ; nous prĂ©fĂ©rerions tout faire numĂ©riquement et Ă©viter les envois. Cependant, pour des raisons fiscales, nous sommes tenus d’avoir un formulaire et des documents signĂ©s Ă  portĂ©e de main, c’est pourquoi nous devons en informer la communautĂ©.

De plus, nos marques doivent ĂȘtre renouvelĂ©es rĂ©guliĂšrement, y compris avec une preuve d’usage. Si les formalitĂ©s peuvent ĂȘtre prises en charge par des experts juridiques, TDF doit fournir des justificatifs pour ces derniers.

Heureusement, les choses sont parfois plus simples. AprĂšs un changement de fournisseur de carte de crĂ©dit, la vĂ©rification PCI DSS est devenue beaucoup plus simple. Nous en avons besoin pour accepter les dons par carte de crĂ©dit, alors qu’auparavant, il s’agissait d’un long formulaire nĂ©cessitant la documentation des paramĂštres de pare-feu et d’autres dĂ©tails.

Il est parfois mĂȘme tout simplement impossible de clĂŽturer un compte bancaire (EN) ou un compte de cryptomonnaie (EN).

Ce qui reste un mystĂšre, cependant, ce sont les paiements bancaires vers l’étranger. Les frais sont Ă©levĂ©s (des montants de l’ordre de 40 Ă  50 € par virement bancaire sont assez courants), parfois les paiements sont complĂštement impossibles. Pour d’autres paiements, nous devons documenter et expliquer Ă  la banque les dĂ©tails du paiement, en raison des rĂšgles de lutte contre le blanchiment d’argent, qui s’appliquent occasionnellement en raison de nos activitĂ©s internationales, y compris dans des pays considĂ©rĂ©s par les banques comme « à haut risque » (c’est le terme que j’ai entendu). Donc, si votre remboursement prend un peu plus de temps, ce n’est peut-ĂȘtre pas dĂ» Ă  la lenteur de TDF, mais plutĂŽt Ă  la bureaucratie


Il y a toujours plus Ă  faire

Je ne m’étendrai pas sur tous les dĂ©fis que certaines rĂ©glementations europĂ©ennes nous imposent, comme le RGPD, DORA et le CRA (EN), mais elles ajoutent Ă©galement du travail.

À pays diffĂ©rent, coutumes diffĂ©rentes

L’une des idĂ©es reçues les plus frĂ©quentes est que le systĂšme allemand est responsable de la complexitĂ© de la situation. Ne nous laissons pas prendre par cette idĂ©e fausse. Je ne dis pas que tout est parfait ici, mais je n’ai encore jamais vu de lĂ©gislation oĂč tout soit parfait. Chaque pays a ses particularitĂ©s. Tant que vous n’y ĂȘtes pas confrontĂ©, tout va bien, et peut-ĂȘtre qu’une lĂ©gislation est plus adaptĂ©e Ă  votre domaine d’activitĂ©. Cela ne signifie pas pour autant que, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, certaines lĂ©gislations sont « meilleures » que d’autres. Concernant la langue, il est assez courant que chaque lĂ©gislation a sa ou ses langues principales dans lesquelles la correspondance officielle doit ĂȘtre rĂ©digĂ©e. Je doute que vous puissiez effectuer vos dĂ©clarations officielles au Royaume-Uni en français ou en italien, ou soumettre votre clĂŽture annuelle des comptes pour la France en japonais. Ce n’est pas parce que certaines lĂ©gislations ont l’anglais comme langue principale, et parce qu’il constitue, le cas Ă©chĂ©ant, le dĂ©nominateur commun de notre communautĂ©, qu’il faut prĂ©sumer que c’est une langue que tout le monde maĂźtrise. Les difficultĂ©s linguistiques sont un problĂšme auquel nous sommes confrontĂ©s dans chaque lĂ©gislation.

MĂȘme si nous ne sommes pas situĂ©s dans un pays en particulier, nous pouvons ĂȘtre concernĂ©s par certaines lĂ©gislations. Citons par exemple les rĂ©glementations sur la sĂ©curitĂ© en ligne, les rĂ©glementations relatives aux organismes Ă  but non lucratif dans d’autres pays (EN) ou les exigences en matiĂšre de dĂ©clarations fiscales (EN) pour recevoir des paiements de l’étranger.

Impact sur les personnes

Je ne suis de loin pas le seul concernĂ©, obligĂ© de prendre des mesures supplĂ©mentaires pour que tout cela fonctionne au sein d’une communautĂ© internationale. Au cours de la derniĂšre dĂ©cennie, plusieurs d’entre nous ont vu leurs vacances ou leurs week-ends interrompus ou perturbĂ©s, pour gĂ©rer des tĂąches parfois urgentes, pressantes ou soumises Ă  des dĂ©lais serrĂ©s, ou des questions juridiques complexes. Pour tout imprĂ©vu et toute urgence, il n’y a gĂ©nĂ©ralement, comme indiquĂ© ci-dessus, qu’un seul interlocuteur principal capable de gĂ©rer les dĂ©tails, sans remplaçant. À long terme, cela n’a aucun effet positif sur les personnes qui ne peuvent jamais se dĂ©connecter de leur travail. Il en va de mĂȘme, bien sĂ»r, pour tous les bĂ©nĂ©voles du conseil d’administration et du comitĂ© des adhĂ©sions, pour qui la situation est encore plus pressante, car ils remplissent un rĂŽle purement bĂ©nĂ©vole. Parfois, la multitude de tĂąches en parallĂšle, ainsi que les problĂšmes existants Ă  rĂ©soudre, font que le travail stratĂ©gique arrive en retard, tout comme la reprĂ©sentation de TDF lors d’évĂ©nements et ailleurs, ce qui est trĂšs insatisfaisant.

Pourquoi j’écris tout cela

Nous n’avons jamais vraiment partagĂ© beaucoup de dĂ©tails sur le fonctionnement de TDF. Des Ă©lĂ©ments sont dissĂ©minĂ©s sur le wiki et le forum, mais pas d’une façon exhaustive (c’est que nous espĂ©rons, tout du moins). La communautĂ© constate parfois que des choses ne se produisent pas, tardent Ă  se produire ou n’ont pas la prioritĂ© espĂ©rĂ©e. Ce n’est pas une mauvaise intention. Des choses peuvent ĂȘtre oubliĂ©es, nĂ©gligĂ©es ou passer entre les mailles du filet, mais cela est parfois simplement dĂ» au fait que TDF est une organisation importante, qu’elle mĂšne de nombreuses activitĂ©s en parallĂšle et qu’elle est active Ă  l’international. Contrairement Ă  d’autres grandes organisations, elle s’efforce de maintenir un profil bas en matiĂšre d’administration, de ressources humaines, de services juridiques, de finances, etc.

Ce que nous devons faire

Nous pourrions bien sĂ»r dĂ©cider de ne pas investir dans des projets pour remplir notre mission et d’utiliser les fonds pour dĂ©velopper les aspects administratifs, mais cela n’apporterait rien de concret Ă  la communautĂ© et Ă  nos objectifs statutaires. Bien que je n’aie pas de plan prĂ©cis, j’imagine que nous pouvons agir pour amĂ©liorer presque immĂ©diatement notre communautĂ©.

  • Nous devons comprendre que certaines configurations sont une dĂ©cision dĂ©libĂ©rĂ©e. Cependant, nous devons ĂȘtre conscients que cela a un coĂ»t important et ne tombe pas du ciel, et que cela peut prendre du temps sur d’autres tĂąches.
  • Nous devons nous soutenir mutuellement. Lorsque TDF vous demande d’envoyer une copie numĂ©risĂ©e de tous vos justificatifs de voyage, puis de les expĂ©dier Ă  notre adresse berlinoise, ce n’est pas pour vous contrarier ni pour retarder les choses. Lorsque nous vous demandons si vous possĂ©dez encore certains Ă©quipements, ce n’est pas par dĂ©fiance, mais pour remplir nos obligations. Lorsque chacun s’investit un peu, cela permet de ne pas faire tout reposer sur les Ă©paules de quelques personnes.
  • Nous devons planifier correctement. Bien que je ne sois heureusement pas impliquĂ© dans l’organisation de voyages ni dans les rĂ©servations d’hĂŽtels, je suis conscient que la situation est tout aussi exigeante. TDF n’est pas une agence de voyages. Si les gens ne rĂ©pondent pas Ă  leurs projets de voyage, ou les modifient frĂ©quemment ou Ă  la derniĂšre minute, cela reprĂ©sente beaucoup de travail et de charge pour TDF. Ici aussi, si chacun·e planifie correctement et s’investit un peu, nous pouvons accomplir beaucoup plus ensemble. D’ailleurs, TDF a essayĂ© de collaborer avec plusieurs agences de voyages pour externaliser le problĂšme, mais elles ont soit refusĂ© d’emblĂ©e, soit proposĂ© des offres trop onĂ©reuses ou ne rĂ©pondant pas Ă  nos besoins.
  • Les personnes qui assument un rĂŽle au sein du conseil d’administration ou du comitĂ© des membres doivent savoir qu’elles se voient confier de nouvelles responsabilitĂ©s, souvent dans des domaines totalement Ă©trangers Ă  leur engagement principal dans le projet. Être membre d’une instance dirigeante n’est pas une rĂ©compense pour votre travail au sein du projet ; cela implique de grandes responsabilitĂ©s, et vous devez ĂȘtre prĂȘt Ă  les assumer.
  • Nous devons Ă©couter celles et ceux qui ont de l’expĂ©rience dans leur domaine et qui font ce travail depuis un certain temps. Poser des questions et adopter un point de vue diffĂ©rent est une bonne chose et peut mĂȘme aider Ă  aborder le projet sous un angle diffĂ©rent et avec un esprit neuf. En revanche, supposer que quelqu’un n’ayant jamais occupĂ© un poste similaire connaĂźtrait tout mieux que nous est mal avisĂ©.
  • PrivilĂ©giez d’abord les connaissances internes. Il est courant dans les grandes entreprises de faire appel Ă  des consultants externes pour vous imposer des Ă©vidences. Cela entraĂźne des retards et des coĂ»ts supplĂ©mentaires, alors que le rĂ©sultat aurait pu ĂȘtre obtenu bien plus facilement et Ă  moindre coĂ»t. Malheureusement, nul n’est prophĂšte en son pays, mais n’oublions pas que nous possĂ©dons de grandes compĂ©tences chez TDF. C’est nous tous qui avons bĂąti TDF, c’est nous tous qui avons créé l’un des projets libres et open source les plus importants, et c’est nous tous qui faisons fonctionner les choses au quotidien. S’il est tentant de s’appuyer sur des gĂ©ants, n’oublions pas que, pour certaines choses, nous pouvons ĂȘtre nous-mĂȘmes des gĂ©ants et faire confiance Ă  notre propre jugement.
  • Nous devons tolĂ©rer les erreurs. Il y a quelques annĂ©es, j’ai carrĂ©ment vu plusieurs personnes quitter TDF aprĂšs avoir Ă©tĂ© rĂ©primandĂ©es pour une seule erreur. Une vĂ©ritable « culture de l’erreur » est essentielle, car c’est seulement en faisant des erreurs que nous pouvons apprendre, grandir et Ă©voluer.

J’ai quelques idĂ©es d’amĂ©lioration et de changements Ă  apporter, que je partagerai ultĂ©rieurement dans un autre message.

Qui suis-je ?

Si vous vous demandez pourquoi j’écris tout cela et quel est mon parcours, permettez-moi de vous donner quelques informations me concernant.

J’ai commencĂ© comme bĂ©nĂ©vole chez OpenOffice.org en 2004, au sein du projet marketing allemand. Trois ans plus tard, j’ai Ă©tĂ© nommĂ© coresponsable du projet marketing international (EN). En 2010, j’ai eu l’honneur d’en devenir le responsable (EN), succĂ©dant Ă  mon mentor John McCreesh (EN), malheureusement dĂ©cĂ©dĂ© en 2016. J’ai beaucoup appris de beaucoup d’entre vous pendant cette pĂ©riode, et j’ai rencontrĂ© beaucoup d’entre vous pour la premiĂšre fois Ă  cette Ă©poque, et je conserve prĂ©cieusement toutes ces expĂ©riences.

En Allemagne, nous avons créé une association Ă  but non lucratif en 2005, appelĂ©e OpenOffice.org Deutschland e.V., plus tard Freies Office Deutschland e.V., oĂč j’ai d’abord Ă©tĂ© coordinateur du travail jeunesse, puis membre du conseil d’administration, puis du conseil consultatif. Cette association est la fondatrice lĂ©gale de The Document Foundation.

Avec notre conseiller juridique Mike Schinagl, j’ai pilotĂ© le processus juridique et rĂ©digĂ© les statuts de notre fondation (pdf EN). De 2012 Ă  2014, j’ai Ă©tĂ© le premier prĂ©sident du conseil d’administration de TDF (EN), et depuis le 1er mars 2014, j’en suis le directeur exĂ©cutif. Auparavant, j’ai travaillĂ© comme journaliste indĂ©pendant, consultant en stratĂ©gies open source et administrateur systĂšme, et j’ai une formation en droit.

J’ai vu TDF grandir et se dĂ©velopper depuis ses dĂ©buts, oĂč ce n’était qu’une simple idĂ©e, jusqu’à ce qu’elle est aujourd’hui.

J’espĂšre que ce message vous Ă©clairera sur le fonctionnement de TDF, afin que nous puissions discuter des amĂ©liorations Ă  apporter.


  1. Une attestation A1 est une attestation qui indique quelles rĂ©glementations s’appliquent aux personnes en matiĂšre de sĂ©curitĂ© sociale et ce qui est pertinent quand on travaille temporairement dans un pays Ă©tranger. ↩

  2. Guilhem Moulin, est responsable de l’infrastructure de TDF. ↩

  3. « Le registre de transparence est un registre central qui enregistre des informations sur les bĂ©nĂ©ficiaires effectifs des sociĂ©tĂ©s et autres personnes morales en Allemagne. Elle a Ă©tĂ© introduite en 2017 pour rĂ©pondre aux exigences de la directive europĂ©enne sur le blanchiment d’argent et pour crĂ©er plus de transparence dans les structures des entreprises. »Business Center, Niederrhein. Les « bĂ©nĂ©ficiaires effectifs » sont les personnes physiques qui contrĂŽlent les structures, ici le conseil d’administration. ↩

  4. Frais de mission. ↩

Aller plus loin

  • # De la complexitĂ© administrative en Allemagne

    Posté par  . Évalué à 6. DerniĂšre modification le 30 aoĂ»t 2025 Ă  13:33.

    J'ai l'impression qu'en France, on a (eu ?) beaucoup le rĂ©flexe de se comparer Ă  l'Allemagne "qui est tellement mieux que nous" (quand on regarde par le trou de serrure d'une porte fermĂ©e). Comme si "le systĂšme" Ă©tait un gros bazar et n'avait des incohĂ©rences qu'en France. Et qu'il n'y avait qu'en France que cela empĂȘchait les gens de vivre, de profiter, de dĂ©mĂ©nager, d'entreprendre, etc (sans nier que c'est le bazar quand mĂȘme !)

    C'est donc un peu amusé que j'ai lu :

    L’une des idĂ©es reçues les plus frĂ©quentes [des gens qui ne sont visiblement pas français :)] est que le systĂšme allemand est responsable de la complexitĂ© de la situation.

    Blague à part, merci pour le partage de cette longue traduction. C'est intéressant de lire ce qui se passe en coulisses

    • [^] # Re: De la complexitĂ© administrative en Allemagne

      Posté par  . Évalué à 2.

      J'ai l'impression qu'en France, on a (eu ?) beaucoup le réflexe de se comparer à l'Allemagne "qui est tellement mieux que nous"

      C'est hélas une triste réalité.

      "La France se classe au deuxiĂšme rang mondial des pays oĂč la bureaucratie est la plus lourde, avec 400 000 normes en vigueur, selon une analyse rĂ©cente" (18 juillet 2025)
      https://www.scolinfo.net/la-france-se-classe-au-deuxieme-rang-mondial-des-pays-ou-la-bureaucratie-est-la-plus-lourde-avec-400-000-normes-en-vigueur-selon-une-analyse-recente/

      • [^] # Re: De la complexitĂ© administrative en Allemagne

        Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3.

        Fiabilité du lien douteuse :

        Or, d'aprÚs les constatations (humaines) de Next.ink, des articles de ce site semblent avoir été (en tout ou partie) générés par IA (il pourrait aussi s'agir d'un « faux positif », mais la probabilité est faible).

        Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: De la complexitĂ© administrative en Allemagne

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4.

        • [^] # Re: De la complexitĂ© administrative en Allemagne

          Posté par  . Évalué à 3.

          Pour avoir été vice-prédisent d'une association loi 1901 en France avec un budget de fonctionnement de plusieurs millions d'euros par an et qui plaçait sa trésorerie sur des comptes à termes, on m'a demandé une fois de remplir un formulaire quand j'ai été élu Vice-Président et il a simplement été envoyé en préfecture.

          Quand nous avons pris de nouveaux placements, il nous a été demandé de remplir un formulaire dans le cadre de lutte contre les blanchiment/terrorisme/fraude fiscale par le courtier qui nous avions choisi. Et comme je n'avais aucune fonction élective, ni n'occupait un emploi public à risque (ex haute fonction publique) ou d'une profession réglementée à qui l'état délÚgue ses pouvoirs (ex notaire), le formulaire se bornait à me demander mon état civil et ma qualité au sein de l'asso. Rien à remplir sur mon patrimoine ou mon salaire.

          Et vu le budget de notre asso et du nombre de salariés, il y a une personne salariée en charge de la partie des fonctions administratives et financiÚre avec des comptes certifiés par un commissaire aux comptes. Quel que soit le pays, il est de bon ton de conserver toutes les factures en cas de contrÎle fiscal ou de l'équivalent de l'URSSAF quand on a un budget conséquent et des salariés.

          Et de mémoire en Allemagne, tout est au réel pour les frais professionnels. Donc pas de forfait télétravail pour indemniser les salariés de leur note d'Internet/énergie, pas de barÚme forfaitaire de 10% pour les frais professionnels et si au réel pas de barÚme de frais kilométriques en fonction de la puissance fiscale du véhicule. Non. Il faut garder tous les justificatifs (1 an de ticket de pompe à essence, factures d'entretien du véhicule, etc.).

          Et je suppose qu'il doit y avoir de savants calculs pour imputer ces frais soit Ă  une utilisation pro ou perso de sa voiture. Sachant qu'une voiture doit ĂȘtre entretenue tous les ans qu'elle roule un peu, beaucoup, passionnĂ©ment, Ă  la folie; Et sachant qu'un changement de courroie par exemple, c'est tous les X Km ou tous les X ans; Hummm, que ça doit ĂȘtre sympa et rapide de faire sa dĂ©claration de frais en Allemagne. La joie de l'Activity Base Costing.

          Bref, j'avais lu quelque part que la plupart des Allemands font appel à un expert comptable pour faire leur déclaration de revenu. Et oui, au niveau rÚgles fiscales, la France fait preuve de pragmatisme par rapport à l'Allemagne !

          L'Allemagne a la réputation de posséder le plus grand nombre de rÚgles fiscales au monde. Dans aucune autre langue, autant de rÚgles n'ont été rédigées qu'en allemand. Plus de 88.000 experts-comptables (Steuerberater) exercent en Allemagne, soit 4 fois plus qu'en France !
          (source)

  • # A propos de moi

    Posté par  . Évalué à 3.

    C'est un calque pas trÚs heureux de about me, qu l'on peut aisément traduire par "à mon sujet", ou "à mon propos".

    0. Assume good faith 1. Be kind to other people 2. Express yourself 4. Apply rule 0

    • [^] # Re: A propos de moi

      Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 7.

      J'ai hĂ©sitĂ© en effet (et aprĂšs, comme ça me demandĂ© tout de mĂȘme un certain travail Ă©ditorial, j'ai oubliĂ©), mais tes propositions sont aussi assez maladroites je trouve.

      Je pense, si ça défrise que "qui suis-je" est ce qui rendrait le mieux en fait.

      Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: A propos de moi

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

        moui, ça fait un peu question existentielle :-) voire justification aprÚs-coup genre kitétoi, tipiak !

        « Me concernant, un parcours rendant tout cela possible » non pas par exemplaritĂ©, mais Ă  titre d'exemple, il signale tout de mĂȘme qu'il a une formation en droit (et tout le reste de travers, selon la blague assumĂ©e).

        Le titre aurais Ă©tĂ© « Background » cela aurait pu donner des traductions comme « l'envers du dĂ©cor », « soulevons un coin du voile » 

        Bref merci à Sophie de participer à la diffusion efficace de LibreOffice dans la francophonie et à toi Ysabeau de le décliner pour une utilisation opérationnelle et efficace.

      • [^] # Re: A propos de moi

        Posté par  . Évalué à 2.

        ça me demandĂ© tout de mĂȘme un certain travail Ă©ditorial

        Je m'en doute. Et je t'en remercie. :-)

        Je pense, si ça défrise que "qui suis-je" est ce qui rendrait le mieux en fait.

        En effet. J'aime bien cette proposition, je vais la garder.

        0. Assume good faith 1. Be kind to other people 2. Express yourself 4. Apply rule 0

        • [^] # Re: A propos de moi

          Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3.

          Entre nous, je pensais que cette dĂ©pĂȘche serait vite torchĂ©e, et pas tant que ça :-).

          Le « qui suis-je » est l’équivalant du « qui sommes-nous » qu’on retrouve sur les sites des entreprises trĂšs souvent en fait.

          Je n’ai aucun avis sur systemd

      • [^] # Re: A propos de moi

        Posté par  . Évalué à 1. DerniĂšre modification le 31 aoĂ»t 2025 Ă  11:50.

        Je pense, si ça défrise

        Il arrive souvent que les traductions littérales soient lourdaudes mais ici, "à propos de moi", c'est simple et aussi bien que les autres traductions.

  • # TDF ?

    Posté par  (Mastodon) . Évalué à 1.

    Attention, ce jounral n'est pas un jounral sur le cyclimse.

    Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

    • [^] # Re: TDF ?

      Posté par  . Évalué à 2.

      Encore plus trompeur, ce jounral est en fait une dĂ©pĂȘche.

    • [^] # Re: TDF ?

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 1. DerniĂšre modification le 04 septembre 2025 Ă  18:36.

      Non, c'est sur un opérateur de réseaux numériques historique.

      https://www.tdf.fr/

      Votez les 30 juin et 7 juillet, en connaissance de cause. http://www.pointal.net/VotesDeputesRN

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