Journal Que manque t'il à Linux pour rentrer à l'école ?

Posté par (page perso) .
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sept.
2004
Durant les vacances, j'ai dû faire de nombreuses fois du dépannage informatique (étant la seule personne ayant plus que de vagues notions d'informatique près de chez moi). J'ai dû notamment installer une douzaine de postes dans deux écoles (une école maternelle et un primaire), et j'ai bien sûr tout de suite pensé à installer une distribution Linux.


J'en ait donc parlé, et voilà ce qu'il en est ressorti :

  • École maternelle :

    • Gcompris est pas mal, mais malheureusement le niveau est beaucoup trop variable entre les différents modules, et il n'y a pas vraiment de modules pour les tout petits (trop compliqué, écrit trop petit, ce serait mieux si c'était expliqué à l'oral, ...).

    • Tuxpaint : interface beaucoup trop chargée et parfois difficile à comprendre pour des maternelles.

    • Il manque des logiciels tels que "l'imagier du père castor", qui permettent de laisser l'enfant seul devant l'ordinateur sans avoir besoin de tout le temps le guider.


  • École primaire :

    • Manque de logiciels d'apprentissages et pédagogiques (apprentissage de l'orthographe, ...).

    • Manque de logiciels encyclopédique (oui, je sait, mais 1- Wikipédia n'est pas encore disponible hors ligne, 2 - il n'est pas question pour l'école d'acheter la dernière encyclopédie [Hachette ?] compatible Linux car ils en ont déjà une compatible Windows).


  • Les deux :

    • Impossibilité d'utiliser les logiciels déjà acquéris parfois fort cher par l'école.

    • Problèmes ensuite avec les EMALAs qui doivent s'occuper de l'entretien.


  • Les points positifs :

    • L'installation ne semble pas être un problème, puisqu'elle n'est réalisée qu'une seule fois par moi.

    • Les suites bureautique semblent tout de même intéressantes.

    • Tuxpaint est vraiment très bien, mais seulement après la maternelle.

    • La prise en main semble facile grâce notamment aux différentes interfaces graphiques.



  • Voilà les conclusions que j'en ait tiré. Si vous connaissez d'autres logiciels éducatifs non cités ici, n'hésitez pas à m'en faire part. J'ai finalement installé du Windows, mais mon petit discours sur les logiciels libres/les licences/les risques du propriétaire semble tout de même avoir eu de l'effet, et je ne décourage pas de pouvoir un jour installer du Linux dans une des deux écoles.
  • # Pour les logiciels windows

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Est-ce que tu as essayé de voir s'ils passaient avec wine ?
    • [^] # Re: Pour les logiciels windows

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      J'y ait pensé, cependant, j'avais assez peu de temps, et mes précédentes expériences avec Wine n'ont pas été très satisfaisantes. Cependant, ce qui me laisse de l'espoir, c'est que la plupart des logiciels tournent aussi sous Mac. Maintenant que GNU/Linux a dépassé Mac en part de marché, on peut espérer que les prochains seront aussi sous Linux. J'ai aussi envisagé un emulateur Macintosh, comme Wine, mais je n'ai rien trouvé de satisfaisant.
      • [^] # Re: Pour les logiciels windows

        Posté par . Évalué à 7.

        Maintenant que GNU/Linux a dépassé Mac en part de marché, on peut espérer que les prochains seront aussi sous Linux

        Sauf que les utilisateurs de Mac dépensent beaucoup plus facilement leur argent pour un logiciel qu'un utilisateur Linux. Ce qui peut faire peur (légitimement) aux éditeurs.

        Etienne
        • [^] # Re: Pour les logiciels windows

          Posté par . Évalué à 4.

          Est-ce une impression, ou bien cela se base-t-il sur des faits, cette différence d'achat entre un utilisateur Mac et Linux ? Et quel type d'utilisateur ? Une famille, une institution, une entreprise etc.. ?

          Ici on parle d'école. Maintenant il est vrai qu'un éditeur ne voudra pas que vendre des logiciels à l'éducation nationale. Il visera aussi les familles.
          Alors maintenant à savoir qui, de la famille équipée d'un mac ou d'un linux, dépensera en moyenne plus de sous pour un logiciel, et ici pour un logiciel éducatif, c'est une prédiction que je ne m'avancerais pas à faire.

          Par contre qui connaitrais des projets associant par exemple des LUG et des enseignants, ou des SSLL et l'education nationale pour participer aux développement de tels logiciels ?
          • [^] # Re: Pour les logiciels windows

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Pour moi c'est une impression, mais je la retrouve tres souvent. A part peut etre leur distro (et encore), j'ai rarement vu des linuxiens payer pour des truc. Par contre, ya enormement de petits sharewares sous mac, a tel point que je me suis souvent demandé si c'etait pas le nouveau vivier du shareware (qui est clairement mort sous windows) ... La plupart des petits outils que tu trouvent sont payants, et pour avoir demandé a plusieurs macqueux, ca les dérange pas du tout de payer pour...
  • # Pas mal de trucs en préparation

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

  • # monsieur patate

    Posté par . Évalué à 9.

    dans kdeedu.
    Et mandrake et rue du commerce viennent de lancer un programme éducatif:

    http://www.edupack.org/(...)
    • [^] # Re: monsieur patate

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      Testé ici (et sans concession) :

      http://www.framasoft.net/article2851.html(...)
    • [^] # Re: monsieur patate

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Effectivement, j'avais oublié Monsieur Patate, cependant, le concept de glisser-déposer n'est pas forcément évident pour des enfants de maternelle.
      Sinon, les liens fournis ici m'encouragent à continuer à espérer voir bientôt des postes "logiciels libres" dans les écoles.
      • [^] # Re: monsieur patate

        Posté par . Évalué à 3.

        Mon fils n'a pas trois ans, et sa seule difficulté avec le glisser-déposer, c'est la taille de la souris...

        Snark
        • [^] # Re: monsieur patate

          Posté par . Évalué à 2.

          Le mien a 4 ans:
          Le déplacement de la souris et le clic est intuitif pour lui.
          Par contre, le glisser-déposer est un concept mois aisé, et j'ai du lui apprendre comment faire.
    • [^] # Bourde ;o)

      Posté par . Évalué à 5.

      rue du commerce !!!!

      C'est pas plutot rue des ecoles ?
      • [^] # Re: Bourde ;o)

        Posté par . Évalué à 1.

        Je m'explique mal ce moinsage. A part peut etre que sur le site il n'est effectivement pas ecrit rue du commerce mais ruedesecoles en attaché.
        C'est quand même important rue du commerce n'a qu'en meme pas la meme position...

        m'enfin
      • [^] # Re: Bourde ;o)

        Posté par . Évalué à 2.

        oui, j'ai complétement lapsuxé à l'insu de mon plein gré.
  • # Mauvaise langue

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    L'installation ne semble pas être un problème, puisqu'elle n'est réalisée qu'une seule fois par moi.

    Pour Windows aussi l'installation n'est réalisée qu'un fois par mois /o\

    L'association LinuxFr ne saurait être tenue responsable des propos légalement repréhensibles ou faisant allusion à l'évêque de Rome, au chef de l'Église catholique romaine ou au chef temporel de l'État du Vatican et se trouvant dans ce commentaire

  • # Il manque peut-être...

    Posté par . Évalué à 5.

    Un organisme comprenant entre autres des profs de tous les horizons, afin de définir exactement ce dont ils ont besoin, afin que des développeurs puissent s'en charger. Parce que les profs ne sont pas programmeurs, et les programmeurs ne sont pas profs (en règle générale, bien sûr). Il y a déjà des initiatives, dont SchoolForge, mais je n'ai rien vu de bien unifié disant "on a besoin de ça".

    Il manque aussi une boîte à outils à-la-Director qui permettrait à des profs un peu bricoleurs de se faire leur propre bout de logiciel éducatif, correspondant à leur besoin. Je crois avoir compris (!) que GCompris est un (petit) pas dans cette direction.
  • # Wikipédia offline

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Wikipédia n'est pas encore disponible hors ligne
    Ben si http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Database_download(...)
    Bon évidemment ça nécessite l'installation d'un Wiki sur un serveur qui dispose d'un minimum de place et faut penser aux mise à jour mais c'est faisable.

    Et s/acquéris/acquis/

    pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

    • [^] # Re: Wikipédia offline

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Correction (j'avais pas vraiment lu le lien que j'ai donné, juste download.wikipedia.org): il y a des outils pour générer du HTML statique depuis les pages Wikipédia et il est possible de télécharger page par page donc pas vraiment besoin d'un Wiki, suffit d'un serveur web même sans support des CGI. Ou alors mettre une copie sur chaque poste mais si faut mettre à jour régulièrement c'est pas forcément une bonne idée (sans compter le problème du manque de place si les HD sont pas trop gros).

      pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

      • [^] # Re: Wikipédia offline

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        A ce propos existe-t-il un petit serveur ultra-légé, sans fioritures pour ce genre de choses.

        Est-ce qu'un truc tres basique codé en perl ou python pourrait convenir ?

        Je me pose la question d'un point de vue de stabilité, simplcité, rapidité, sécurité....

        Où est-ce mieux de déployer Apache ?
  • # Linux à l'école.

    Posté par . Évalué à 10.

    (acquéris --> acquis, entre autres choses).

    Je profite de ce journal pour insister sur le fait qu'il est TRES IMPORTANT de faire entrer le logiciel libre dans les écoles, ou au moins d'habituer les enfants à autre chose que Windows.

    Lorsque j'étais moi-même en fin de primaire, puis au collège, j'ai profité des machines du Plan Informatique Pour Tous (les MO5). A l'époque, l'informatique ne pouvait pas se résumer à un clicodrôme tout fait et il fallait mettre un minimum les mains dans le cambouis pour s'en sortir et tout le monde trouvait cela normal. Mais surtout: On a tous appris à faire un minimum de programmation (en BASIC) ...

    Aujourd'hui je me suis rendu compte de quelque chose de grave: S'il est déjà difficile de faire admettre Unix à un adulte s'il a commencé avec un PC (livré par défaut avec Windows), il se trouve que j'ai eu affaire à un jeu garçon de vingt ans qui terminait un BTS d'informatique et de programmation. Entre autres perles, j'ai eu droit à « Oui, mais bon. 'faut bien reconnaître qu'aujourd'hui Windows est gratuit ! ». Cela m'a évidement fait bondir mais c'est révélateur de la perception de l'état actuel de l'informatique par le grand public. Mais ce qui m'a le plus inquiété, c'est:

    « Tout cela est vrai, mais il faut se rendre compte que moi, j'ai eu l'occasion de voir un PC fonctionner encore sous DOS, mais mon petit frère , par exemple, n'a jamais connu que les interfaces graphiques ... ».

    Ce qui veut dire qu'à l'heure actuelle, on commence à voir apparaître les pionners d'une génération qui na connu que Windows ! (rien que W95 est sorti il y a déjà 9 ans !).

    A notre époque, pratiquement tous les appareils modernes sont équipés de microprocesseurs. Connaître l'informatique relève donc de l'éducation publique au même titre que les bases de la chimie ou de l'électricité. Il est donc très important que l'école développe et prenne en charge un programme bien conçu et qui ne se limite pas à enseigner le simple USAGE des logiciels d'une compagnie étrangère en situation de monopole, quelle qu'elle soit.

    C'est aussi pour cela qu'il faut habituer les gens au fait que le logiciel puisse être libre, et également que lire un code source peut être une chose normale et même encouragée, et que non on ne risque pas systématiquement la prison pour avoir essayé de comprendre comment fonctionne un logiciel.
    • [^] # Re: Linux à l'école.

      Posté par . Évalué à 7.

      > lire un code source peut être une chose normale et même encouragée

      tout à fait d'accord, mais peut-être pas en maternelle quand même?

      ~~~>[]
      • [^] # Re: Linux à l'école.

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        Je pense que des petits cours d'introduction à la programmation sous forme de travaux pratiques dans le secondaire pourrait être utiles: ça permettrait aux élèves d'avoir un début d'idée de comment ça marche tous ces trucs qu'ils utilisent tous les jours.

        pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

        • [^] # Re: Linux à l'école.

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          > comment ça marche tous ces trucs qu'ils utilisent tous les jours.

          Euh je suis vraiment pas sûr que la plupart des élèves de secondaire utilisent vraiment des logiciels tous les jours. J'ai déjà vu ne serais-ce qu'au Lycée de nombreux élèves ne sachant même pas se servir d'un traitement de texte... Alors pour la plupart je n'ose même pas imaginer ce que pourraient donner des cours de programmation... Actuellement linformatique est pour la majorité des personnes un outil plus qu'une fin...
          • [^] # Re: Linux à l'école.

            Posté par . Évalué à 2.

            même en primaire... de mon temps on faisait du logo sur MO5 les deux dernières années de primaire....
          • [^] # Re: Linux à l'école.

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Actuellement linformatique est pour la majorité des personnes un outil plus qu'une fin...
            Il me semble que c'est pareil pour les math, la physique, la chimie... pourtant il y a des cours en secondaire pour comprendre comment ça fonctionne et comment s'en servir.

            Pour ce qui est d'apprendre à se servir d'un programme (de traitement de texte ou autre), je trouve que c'est plutôt du domaine du RTFM (comme pour apprendre à se servir d'une calculatrice ou d'un chronomètre) que de l'apprentissage à l'école.

            pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

          • [^] # Re: Linux à l'école.

            Posté par . Évalué à 4.

            Actuellement linformatique est pour la majorité des personnes un outil plus qu'une fin...

            L'informatique n'est qu'un outil.
            Non ?
            • [^] # Re: Linux à l'école.

              Posté par . Évalué à 3.

              L'informatique n'est qu'un outil.
              Non ?


              Pas seulement, c'est aussi un domaine de recherche.
              Néanmoins, il est vrai que ce n'est qu'un outil pour la très grande majorité des personnes. Mais même dans cette optique, il est important, je crois de connaître le fonctionnement de ses outil et d'être capable de discerner celui qui est le mieux à même de répondre à ses besoins. D'autant plus que je pense que les utilisations de l'outil informatique vont continuer à se développer. J'utilise plus souvent mon ordinateur que mon tournevis, même en ne considérant que ma vie privée.
          • [^] # Re: Linux à l'école.

            Posté par . Évalué à 4.

            Euh je suis vraiment pas sûr que la plupart des élèves de secondaire utilisent vraiment des logiciels tous les jours.

            Non, ils n'utilisent pas de téléphones portables, ne jouent pas aux jeux vidéos et ne regardent jamais de DVDs.

            Les logiciels informatiques sont omiprésents autour de nous, et comprendre un peu comment ils fonctionnent est important pour comprendre ce qui nous entoure.
        • [^] # Re: Linux à l'école.

          Posté par . Évalué à 10.

          Le primaire ne me choquerait pas...

          Je me souviens qu'on apprenait comment fonctionnent les bases au primaire (avec des patates, des sac de patates, des ensembles de sac de patates, des camion de sac de patates, des supermarchés remplis de patates :p )

          On pourrait survoler la base 2 facilement, et en profiter pour faire aussi des boucles de 1 à 10 affichant un compte a rebours. Ca serait pas trop dur et en liaison avec les maths en plus :)

          Puis après en effet apprendre plus de trucs au secondaire. Parce que sinon la France va vraiment être à la ramasse au niveau connaissances générales scientifiques en informatiques. Moi ca m'attriste un peu que l'info à l'école soit synonime de traitement de texte. C'est un peu comme si on apprenait a brancher un magnétoscope sur une télé et à utiliser une télécommande en cours de physique, et à lancer des boules puantes en chimie :(((
          • [^] # Re: Linux à l'école.

            Posté par . Évalué à 5.

            Puis après en effet apprendre plus de trucs au secondaire. Parce que sinon la France va vraiment être à la ramasse au niveau connaissances générales scientifiques en informatiques. Moi ca m'attriste un peu que l'info à l'école soit synonime de traitement de texte. C'est un peu comme si on apprenait a brancher un magnétoscope sur une télé et à utiliser une télécommande en cours de physique, et à lancer des boules puantes en chimie :(((

            C'est exactement ce que je cherchais à dire ! Je plussoie !
            • [^] # Re: Linux à l'école.

              Posté par . Évalué à 1.

              Entierement d'accord, mais j'ai peur que même en college/lycée le niveau ne soit pas vraiment suffisant pour des cours de programmation même basic. Pour avoir pas mal de retour sur le niveau général, pour une bonne partie des collégiens le niveau en math est tres tres tres bas... de la à se mettre à la progra... Et puis il faut comprendre qu'il y a pas mal d'élèves qui au lycée ont encore des connaissance en science pres de 0 et que encore 9% de la population ne sait pas lire/écrire. Même si c'est sur que ne pas faire de cours de progra promet une génération d'impotent de la ligne de commande et de mouton ne cherchant pas a améliorer ses programmes, si les cours pouvaient déjà leur permettre de faire leurs comptes, de parler anglais un minimum (sinon pour s'en sortir en progra, bonne chance), et de d'etre pres à lire plus que la pub à la télé, ce sera déjà pas mal...
              • [^] # Re: Linux à l'école.

                Posté par . Évalué à 10.

                Vrai, mais la programmation, ce n'est pas la même chose que les mathématiques. Moi-même, cela fait 17 ans maintenant que j'ai commencé à programmer, mais il ne me reste que très peu de mathématiques scolaires. On peut pas apprendre les deux disciplines de la même manière car

                1) l'informatique évolue et devient obsolète très vite. Les mathématiques suivent plutôt le chemin inverse.

                2) Le domaine des créations en informatique est beaucoup - beaucoup - trop vaste pour que l'on puisse apprendre le maniement de chaque solution. Il faut au contraire développer l'esprit de déduction logique pour comprendre comment chacune d'elle peut fonctionner.

                3) A la différence des sciences fondamentales qui s'atellent à décrire le fonctionnement des phénomènes naturels qui sont « comme çà », et en général immuables, l'informatique est une technique inventée par l'homme, donc chacune de ses caractéristiques a une raison d'être, et en général, il suffit de se demander comment on aurait soi-même implémenté une fonction pour en déduire le fonctionnement.

                C'est donc quelque chose qu'il faut comprendre plus qu'apprendre. C'est ce qui fait qu'il y a eu tant d'autodidactes doués en informatique alors que l'on en voit pratiquement aucun dans les autres disciplines ou corps de métiers. Cela permet aussi de mettre en évidence un effet pervers, chez un certain nombre de personnes: Les gens doués pour les mathématiques peuvent de fait briller dans tout ce qui est plus ou moins scientifique, et également être très bons comptables/gestionnaires. Dès lors, bon nombre de ces personnes avaient l'impression d'être un peu les maîtres du monde (les scientifiques aiment à présenter les maths comme le « langage universel »). Par extension, tout le système scolaire scientifique est axé autour de l'esprit d'analyse mathématique. Or, l'informatique est à présent un des piliers de la civilisation du 21ème siècle, mais ne s'aborde pas du tout de la même façon, ce qui fait qu'un brillant chercheur ou polytechnicien peut se faire prendre en défaut par un adolescent qui s'est amusé à décortiquer son 8 bits chez lui.

                Et puisqu'il est question d'avoir des cours bien ciblés, cela permet aussi de mettre en lumière le piège habituel: Dans une formation à l'administration Linux, on va nous dire que Redhat (puisqu'il s'agira presque tout le temps de la distribution employée) mets ses fichiers de config réseau dans /etc/sysconfig/network.

                Eh bien il y a fort à parier que l'examen final sera un QCM du style « Sur une Linux Redhat, dans quel répertoire se trouvent les fichiers de configuration du réseau ? ».

                Plutôt que de tester la manière dont le candidat va réagir face à un nouvel environnement, on va vérifier s'il n'a bien aucune hésitation lorsqu'il s'agit de répéter ce qui a été dit en classe. Dans le cas présent, cela n'a aucun n'intérêt car:

                - Cela change au cours du temps (et au gré des humeurs des intégrateurs de la distrib);
                - Cela ne va pas être le même sur une autre distribution;
                - On attend quand même du candidat - et à plus forte raison d'une personne diplômée - qu'il soit capable de retomber sur ses pattes si l'environnement dans lequel il est amené à travailler varie un peu selon les lieux et les époques.

                Tout cela pour dire que l'enseignement correct des technologies de l'information à l'école, c'est peut-être pour demain, mais qu'il y a encore beaucoup de pain sur la planche, à tous les niveaux ...
              • [^] # Re: Linux à l'école.

                Posté par . Évalué à 8.

                Je pense que le principal intérêt d'apprendre à programmer n'est pas de savoir programmer à la fin. En ce qui me concerne, ça a amélioré, entre autres, mes méthodes de raisonnement, et ça m'a ouvert à pas mal de choses, dont les mathématiques.

                La programmation est aussi utilisée pour apprendre à écrire, parce que cela fournit un but (je veux faire tourner la tortue pour dessiner un losange) et pour atteindre ce but, il faut être capable de faire comprendre ses intentions à l'ordinateur. Or, l'ordinateur ne se contente pas d'approximations, et c'est l'occasion d'introduire la nécessité d'une bonne syntaxe et d'une bonne orthographe pour se faire comprendre.
              • [^] # Maths et informatique, deux 'worlds apart'

                Posté par . Évalué à 7.

                On ne le répétera jamais assez : les maths et l'informatique (programmation y compris), ça n'a rien à voir. Ce qui compte c'est la passion et la curiosité qui est inhérente à la programmation. Avoir envie de "chercher à faire comme ça" est l'essentiel.

                Tu peux commencer à apprendre à programmer à 11-12 ans sans problèmes pour peu que tu sois motivé (oui oui, c'est du vécu). D'ailleurs ceux qui croient être d'excellents développeurs après 2-3 ans d'études supérieures pour seule pratique (peu importe le niveau validé) me font doucement marrer. Ce n'est pas avec un bon bagage de maths et quelques cours dans les nombreux domaines affublés du mot 'informatique' que l'on peu prétendre être compétent. Au fond les autodidactes de longue haleine sont les meilleurs 'informaticiens' (ça ne veut rien dire d'ailleurs) que l'on puisse trouver.

                Un gamin qui tombe là-dedans tôt à de grande chances de devenir un brillant autodidacte. Par la suite ça l'aidera grandement pour glaner ses diplômes tout en ayant un avantage certain sur ses camarades grâce à son bagage acquis de façon autonome. Mais là je crois que je déborde un peu du sujet initial de ce journal :-)

                Pour le reste de ce que tu dis, je te rejoins sur le manque de formation à l'esprit critique. C'est comme ça que Mr Le Lay déclare arriver à vendre du temps de cerveau pour promouvoir des produits :-/
                • [^] # Re: Maths et informatique, deux 'worlds apart'

                  Posté par . Évalué à 8.

                  «On ne le répétera jamais assez : les maths et l'informatique (programmation y compris), ça n'a rien à voir.»

                  Ouais, vaut mieux pas trop le répéter quand même, des fois que ce ne soit pas entièrement vrai ;-)

                  Les maths ont mauvaise réputation car elles sont mal enseignées (au moins jusqu'à l'université), et l'info n'a pas cette réputation... car elle n'est généralement pas enseignée. Ce qui fait que l'on se retrouve souvent à faire des maths par obligation, mais de l'info par passion.

                  Il n'en reste pas moins que l'informatique est une branche des mathématiques. Certes, une branche avec des applications concrêtes et immédiates, mais quand même. On peut programmer sans faire de maths, mais on n'ira jamais très loin. Le gros avantage par contre de l'informatique, c'est qu'on peut en faire sans se rendre compte qu'on fait des maths.

                  (Et ouais, les maths c'est pas que des intégrales tordues à calculer :-)
                  • [^] # Re: Maths et informatique, deux 'worlds apart'

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Il n'en reste pas moins que l'informatique est une branche des mathématiques.

                    Justement, c'est vrai en soi, mais la vraie question est de savoir s'il s'agit toujours d'une branche ...

                    Aujourd'hui l'informatique est tellement vaste, touche tellement de domaines (aussi bien scientifiques que ceux du milieu créatif, du business, etc ...) et son approche est tellement différente de celles des mathématiques traditionnelles que l'on peut considérer que la branche est partie d'un tout petit bourgeon (algèbre de boole, base 2) pour énormément grossir depuis sa base et finalement se détacher pour former un arbre autonome :-)

                    J'exagère mais pas tant que çà. Ceci dit, il est vrai que l'on peut explorer les mathématiques et en savourer les mille facettes avec passion. Mais il s'agit là d'un plaisir d'initié car le moindre effort ne sera pas, comme c'est le cas avec un ordinateur, récompensé par un résultat immédiat, ou au moins sanctionné par une réaction de la machine ...
                    • [^] # Re: Maths et informatique, deux 'worlds apart'

                      Posté par . Évalué à 4.

                      «on approche est tellement différente de celles des mathématiques traditionnelles que l'on peut considérer que la branche est partie d'un tout petit bourgeon (algèbre de boole, base 2) pour énormément grossir depuis sa base et finalement se détacher pour former un arbre autonome»

                      D'un autre côté, si on prend la théorie de la complexité, de l'information, de la calculabilité, de la démontrabilité, et qu'on essaye de les classer soit dans l'informatique soit dans les maths, on va avoir du mal à faire son choix.

                      Pareil pour la cryptologie, c'est des maths ou de l'informatique ? Enfin là je triche un peu, la cryptologie, ça se ramène aux exemples que j'ai donné au dessus ;-)

                      Dans l'informatique, il y a un côté mise en pratique, implémentation, je pense que c'est à ça que tu fais référence, mais en maths ça existe aussi, il y a (eu) de belles querelles de clochers entre maths pures et maths appliquées.
                • [^] # Re: Maths et informatique, deux 'worlds apart'

                  Posté par . Évalué à 6.

                  J'ai commencé à programmer en basic sur TO7 en CM1 (c'était en 1985/1986 il me semble). Al'époque je ne comprenais pas toujours tout ce que je faisais. Pourtant le prof a bien su nous faire comprendre le fonctionnement de l'ordinateur. Par exemple il a comparé la mémoire à des tiroirs sur lesquels on a collé des étiquettes (les noms de variables) pour retrouver les informations qu'il y a dedans.
                  Surtout, une des premières phrases qu'il nous a dites est "un ordinateur, c'est bête comme ses pieds, il ne réfléchit pas, il ne fait que ce qu'on lui demande". Et quand on a compris ca, on a tout compris à l'informatique.
                  • [^] # Re: Maths et informatique, deux 'worlds apart'

                    Posté par . Évalué à 3.

                    mes debut de prog date de la moyenne maternel sur amstrad cpc128 disquette
                    mon pere avais programmer un jeu de serpent et m avait montre comment changer le nombre d ennemis , de bateu a bouffe et la vitesse du serpent..

                    okai on peut pas appelle sa de la programmation mais c est deja aprendre a modifier du code source et c est une tres bonne initiation...
        • [^] # Re: Linux à l'école.

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Avant de programmer, il faudrait déjà qu'il sachent ce qu'est une ordinateur et comment ça fonctionne : faire la différence entre le matériel et le logiciel par exemple, histoire de demystifier un peu la bête.
          • [^] # Re: Linux à l'école.

            Posté par . Évalué à 4.

            «faire la différence entre le matériel et le logiciel par exemple»

            Le matériel, c'est du logiciel qu'on a eu les moyens de construire physiquement.

            Le logiciel, c'est du matériel qu'on simule parce que c'était trop cher de le construire.

            J'ai bon ? :-)

            (enfin, expliqué comme ça, je ne suis pas sûr que ça démystifie grand chose)
            • [^] # Re: Linux à l'école.

              Posté par . Évalué à 4.

              Le matériel, c'est du logiciel qu'on a eu les moyens de construire physiquement.
              Le logiciel, c'est du matériel qu'on simule parce que c'était trop cher de le construire.


              Encore une victime des winmodems, ce fleau du 21ème siècle !
              On ne dira jamais assez les ravages que cela peut causer :-)
    • [^] # Re: Linux à l'école.

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      C'est exactement ce que disait Jean-Claude Guédon, en... 1998 ! dans un texte qui m'a "fait tomber dans le Libre" quand je l'ai découvert.

      Comment informatiser intelligemment les écoles
      - http://www.framasoft.net/article2933.html(...)

      Dommage qu'on n'ait pas donné plus d'audience à ce type d'argumentaire.
    • [^] # Re: Linux à l'école.

      Posté par . Évalué à 0.

      Je suis lycéen et acessoirement programmeur (ou l'inverse?) et je ne pense pas qu'apprendre la programmation aux élève soit nécéssaire, ...
      Si déjà il savaient utiliser un traitement de texte ou faire une recherche sur l'Internet ca serait joli (l'an dernier, une fille de ma classe (1ere S) n'avait jamais utilisé un ordinateur réguliérement, elle été perdu, alors la programmation ...).

      Déjà la Physique et les Maths ca me gave et je ne vois vraiment pas a quoi ca pourra me servir tout ce que j'engrange a part a avoir mon BAC ...
      Le francais, l'histoire, la philo permettent de se culitivé, d'ouvrir l'esprit et d'éviter de faire des futurs citoyens des moutons mais les maths et la physique ...
      Une iniation, les bases sont nécéssaires, mais l'approfondissement devrait être reservé a ceux qui souhaite travaillé dans ces fillières ou que ca intéresse.

      Savoir programmer n'aura aucune fin utile pour 90% des lycéens (a part peut-être contourné les filtres mis en place sur les connexions au net des lycée.

      Pour moi on devrait plutot faire des iniations a l'informatique en expliquant simplement ce qu'es un serveur, le fonctionement des réseaux, faire essayé GNU/Linux, Windows, MacOS, apprendre a utilisé des tableurs, des traitements de texte, des logiciels de dessins ... De la vulgarisation informatique en fait plutot que de vouloir apprendre la programmation a un publique qui n'en a que faire et que ca dégoutera de la programmation plutot qu'autre chose (les cours de musique au collège m'avait dégoutés de cet art qui s'avère en fait génial abordé sous un autre angle).
      • [^] # Re: Linux à l'école.

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Déjà la Physique et les Maths ca me gave et je ne vois vraiment pas a quoi ca pourra me servir tout ce que j'engrange a part a avoir mon BAC
        (...)
        vouloir apprendre la programmation a un publique qui n'en a que faire et que ca dégoutera de la programmation plutot qu'autre chose


        Le probléme est aussi de faire découvrir. Tu fais de la programmation et tu souhaites peut-être (ou peut-être pas, j'en sais rien) t'orienter vers des études d'informatique (BTS, DUT, FAC, peu importe). Si tel est le cas, tu sais, à peu prés, à quoi t'attendre. Imagine maintenant que tu ne saches pas quoi faire aprés le bac. Physique? Biologie? Comment savoir sans connaitre les différentes options? A mon sens, le principal intérét de ces cours est de faire découvrir (ce qui ne semble malheuresement pas être le but de certains profs (peut-être les tiens) qui se contentent de viser le bac...). Si tu aimes la matière, peut-être vouras-tu voir plus loin. Dans le cas, contraire, si cela t'emmerde profondément, que tu séches ces cours ou que tu y viennent pour dormir, tu sauras que ce n'est pas là qu'est ton avenir.
        A vrai dire, j'ai eu mon premier PC a 18 ans, 6 mois avant le bac. Je me suis ensuite inscrit en DUT GEII (électronique) où j'ai découvert le C (qui m'a beabucoup amusé(1)) et Linux. Aprés mon diplôme, inscription en DUT Info, puis Licence info. N'ayant pas eu de PC avant le Bac, je n'aurais pas découvert l'informatique et n'aurais pas découvert les joies de la programmation sans ce premier DUT. Si j'avais eu des cours d'informatique (2) j'aurais évité de perdre 3 ans (2 si je n'avais pas redoublé, mais pour ça faut travailler) de ma vie dans l'électronique, domaines dans lequel je ne pourrais jamais travailler.

        (1) Oui, la programmation m'amuse. Autant travailler dans un domaine qui peut par moment vous distraire non?
        (2) Il y avait bien le club informatique, mais à part les images de cul et l'irc entre midi et 2h...
        • [^] # Re: Linux à l'école.

          Posté par . Évalué à 2.

          C'est d'ailleurs quand j'ai commencé à toucher à l'info en CM1 que je me suis dit "C'est ca que je veux faire". Peut-être que je n'y aurais jamais pensé si je n'avais jamais fait de programmation.
      • [^] # Re: Linux à l'école.

        Posté par . Évalué à 10.

        «Déjà la Physique et les Maths ca me gave et je ne vois vraiment pas a quoi ca pourra me servir tout ce que j'engrange a part a avoir mon BAC.
        Le francais, l'histoire, la philo permettent de se culitivé, d'ouvrir l'esprit
        »

        Les sciences au lycée, c'est nul. C'est dommage, parce que En Vrai, c'est vachement bien, mais vu la manière dont c'est enseigné, ça dégoûte presque tout le monde d'aller voir plus loin.

        Je ne parlerai pas de la physique parce que je ne m'y connais pas assez pour lui rendre honneur, mais les maths ça ouvre l'esprit autant que la philo, d'ailleurs par moments il est difficile de les distinguer. Le principe de Turing ou le théorème de Gödel, quand on les comprend vraiment, ça ouvre tellement l'esprit qu'on se sent tomber, et qu'on doit vite le refermer... Et là j'en vois qui se disent que c'est bien beau, mais en quoi ça ouvre l'esprit ?

        Il s'agit de la nature de la réalité, le monde dans lequel on vit. Parce que la vie, c'est pas juste se lever le matin, aller au boulot, rentrer le soir, manger, b**** (si possible) et se coucher. Il s'agit d'avoir conscience du monde dans lequel on vit, et de la manière dont il fonctionne.

        Moi les maths et le théorème de Gödel, je ne les ai pas rencontrés en cours, je les ai rencontrés quand j'étais petit, en jouant au jeu de plateau "les Mystères de Pékin". Un jeu à-la-cluedo, dans lequel un personnage (le Sage) indique lequel des autres personnages ment, ce qui permet de trouver Le Coupable. Oui mais que se passerait-il si le sage pouvait dire "le Sage ment" ? Hein, je vous le demande ?

        Dit comme ça, c'est un jeu de gamins... ou alors un problème classique de philo (le paradoxe d'Épiménide)... ou alors, ça parle de quelque chose de fondamental. Difficile de préciser de quoi, d'ailleurs. Mais ça parle de la nature de la Vérité, et de ce qu'on peut exprimer. De la philo, toujours ?

        Non, des maths. C'est comme ça que Gödel a démontré que, quel que soit notre cadre de raisonnement, on peut faire une phrase qui ressemble à "le sage ment". En termes mathématiques, ça donne "cette proposition n'est pas démontrable dans ce cadre de raisonnement". Ça semble bête comme ça, mais on a une proposition qui est vraie, et qui n'est pas démontrable (dans ce cadre de raisonnement). On en revient à la nature de la Vérité. Sommes nous capables d'accéder à la Vérité ? On peut aller aussi loin qu'on veut, améliorer nos cadres de raisonnements, ça ne résoudra pas le problème.

        C'est juste un exemple parmi des centaines, et sûrement pas des plus parlants. Pour ceux qui sont intéressés, et qui veulent que des gens plus doués que moi leur expliquent pourquoi les maths c'est intéressant, vous pouvez lire:

        - "Le théorème du Perroquet", de l'histoire des maths déguisée en roman policier, ou alors le contraire.

        - "Gödel, Escher, Bach", qui parle de maths, de gravures, de musique, de programmation, de génétique, d'intelligence artificielle, et de la nature de la réalité, rien que ça.

        - Tout ce qu'écrit Jean-Paul Delahaye, dans Pour La Science, et qui est ensuite édité en recueils trouvables à la Fnac.
        • [^] # Re: Linux à l'école.

          Posté par . Évalué à 2.

          Alors là, je plussoi vivement !

          D'ailleurs, Kévin, peut-être bien que tu trouves les cours de math et de physiques chiants à mourir, et que tu cocèdes que le fraçais est utile... (elle est facile, je sais) mais tu noteras toi-même que tu n'es pas très cohérent, puisque tu fais de la programmation (qui est tout de même une branche des mathématiques, n'en déplaise à certains), par contre, les participes et les accords, c'est pas tout-à-fait ça... (désolé).

          Pour finir, j'aimerais aussi qu'on m'explique pourquoi les cours donnés à l'école devraient "servir" au sens le plus moderne du terme, c'est-à-dire être rentabilisables à court terme ? Justement, la plupart des choses que font les humains et qui sont susceptibles de les "sauver" sont des choses qui "ne servent à rien".
          Les choses les plus essentielles à offrir à un citoyen "en construction" sont un sens critique, et une volonté (un projet) d'autonomie (individuelle et sociale, pour reprendre Castoriadis). Ces choses ne s'apprennent pas dans des cours de gestion, pourtant fort utiles en pratique pour intégrer le marché du travail... Mais bien plus en français, philo, math, physique (si toutefois on prend le temps de regarder comment toutes ces belles choses qui sont enseignées ont été découvertes/crées : le doute, la remise en question des dogmes, l'échec, etc.).

          A+
          David
          • [^] # Re: Linux à l'école. (Pan ! sur le bec)

            Posté par . Évalué à 2.

            Je me réponds à moi-même pour me signifer que quand je fais le malin, faut quand même faire attention à pas faire trop ed phôtes de frappe...

            D'ailleurs, Kévin, peut-être bien que tu trouves les cours de math et de physiques chiants à mourir, et que tu concèdes que le français est utile... (elle est facile, je sais) mais tu noteras toi-même que tu n'es pas très cohérent, puisque tu fais de la programmation (qui est tout de même une branche des mathématiques, n'en déplaise à certains), par contre, les participes et les accords, c'est pas tout-à-fait ça... (désolé).

            Au moins...
            • [^] # Re: Linux à l'école. (Pan ! sur le bec)

              Posté par . Évalué à 2.

              les participes et les accords, c'est pas tout-à-fait ça


              Je sais désolé, je parlais du Français comme on l'étudie au lycée (littérature, étude de texte, du fond en fait) pas vraiment de la grammaire et de l'orthographe qui sont pour moi aussi déprimants que les maths et la physique.

              La programmation est peut-être une branche de mathématiques, mais je l'ai apprise par moi même est en dehors du circuit scolaire. A mon avis, la porgrammation enseignée par les profs serait dramatiquement monotone et sans intêret ...
              J'ai appris la programmation car ca m'intéréssait et je ne pense pas être supérieurement intéligent, si quelqu'un souhaite programmer il pourra apprendre par lui même. C'est le coté obligatoire qui me gêne. Pourquoi pas une option (facultative) "programmation".

              Quand au club informatique ou "création de site Internet". On y apprend surtout a chatté (et plutot sur Caramail que sur EpikNet), à jouer a Quake et à créer d'horribles pages web avec un Microsoft FrontPage piraté sans donné aucune notion de xhtml, de CSS d'accéssibilité, ...
      • [^] # Re: Linux à l'école.

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Déjà la Physique et les Maths ca me gave [...] Le francais, l'histoire, la philo permettent de se culitivé

        On sent quand même le scientifique profond là: mettre des majuscules à math et physique; mais pas à français, histoire et philo ce n'est pas très objectif :o)

        Oui, ça ne sert à rien de dire ça, mais moi ça me fait marrer. Et en plus je trouve que beaucoup de gens mettent des majuscules alors qu'il n'y a pas lieu d'en mettre, comme ici.
  • # A quel titre ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Je trouve que ta démarche est très bonne et petit à petit l'idée fera son chemin. Il serait quand même plus logique que l'éducation nationale montre le "bon" exemple et prône l'utilisation de logiciels libres à la place de logiciels propriétaires, lorsqu'ils existent.

    Tu fais ces installations à quel titre ? Tu es enseignant ?
    • [^] # Re: A quel titre ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Malheureusement je ne suis pas enseignant, mais fils d'enseignant. Étant le seul "informaticien" du coin, je me suis proposé pour mettre en route ces ordinateurs (récupérés auprés d'un IUT d'informatique).

      Il m'avais semblé entendre dire que l'éducation nationale recommendait d'utiliser du logiciel libre, mais cependant, je n'arrive plus à remettre la main dessus.
      • [^] # Re: A quel titre ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        J'admire ta démarche. Je ne suis pas enseignant mais un peu dans le milieu mais je n'ai jamais franchi le pas de me proposé pour faire des installs!

        > Il m'avais semblé entendre dire que l'éducation nationale recommendait d'utiliser du logiciel libre, mais cependant, je n'arrive plus à remettre la main dessus.

        Je ne l'ai pas retrouvé mais en cherchant sur le site de l'aful je pense que l'on peut le retrouver.
        Je parle de l'aful car son président actuel est un ancien enseignant. Peut-être a-t-il des idées ou des remarques. Il passe par ici de temps en temps mais il est quand même très occupé le gars Thierry! :-)
      • [^] # Re: A quel titre ?

        Posté par . Évalué à 1.

        Malheureusement je ne suis pas enseignant, mais fils d'enseignant. Étant le seul "informaticien" du coin, je me suis proposé pour mettre en route ces ordinateurs (récupérés auprés d'un IUT d'informatique).
        Tiens comme moi.
        J'aimerais savoir, as-tu mis un linux sur un poste pour gérer une BCD ? Si oui, quel logiciel (j'ai codé celui de l'école de mon père en PHP)
        Et pour le poste du directeur, comment gérer la liste d'élèves ?
  • # que manque-t-il

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    On écrit que "manque-t-il" et pas "que manque t'il".
    Je sais pas d'où vient cette mode, mais je vois cette faute de plus en plus souvent. L'apostrophe n'élude rien du tout ici, elle n'a pas lieu d'être. Le "t" est là pour faire une liaison phonique, pas pour remplace un "te", comme il le fait par exemple dans "je t'en prie" où l'apostrophe élude le "e" de "te".
    • [^] # Re: que manque-t-il

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Merci pour ce brillant exposé.

      Si t'avais le même pour ne pas confondre participe passé et infinitif, tu rendrais à n'en pas douter bien des services...
      • [^] # Re: que manque-t-il

        Posté par . Évalué à 4.

        Si t'avais le même pour ne pas confondre participe passé et infinitif

        Très simple à vérifier: remplace le verbe du premier groupe par un verbe du second ou du troisième groupe (i.e. dont le participe passé ne se prononce pas de la même manière que l'infinitif) dans la phrase.

        Parmis les erreurs que l'on trouve de plus en plus souvent (notamment sur Linuxfr):
        Hors au lieu de or (les gens doivent penser que le second est anglais...).

        Or hors de la bonne orthographe et de la conjugaison correcte, il n'est pas de texte clair(*)...

        (*) et pas Claire, la soeur de Julie...
        • [^] # Re: que manque-t-il

          Posté par . Évalué à 1.

          [+] et ... qui c'est, Julie ?
          • [^] # Re: que manque-t-il

            Posté par . Évalué à 2.

            qui c'est, Julie ?

            Ben... La soeur de Claire.

            [-1] cette fois-ci....

            NB: une dernière erreur courante sur linuxfr à éviter: la confusion qu'en/quand
      • [^] # Re: que manque-t-il

        Posté par . Évalué à 2.

        ben tu remplaces le verbe qui te pose probleme par le verbe prendre et tu vois tout de suite si c'est prendre ou pris
      • [^] # Re: que manque-t-il

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Ha, oui, j'ai oublié une lettre. C'est pas moi, c'est mon clavier, il s'est blo
  • # oui je sais..

    Posté par (page perso) . Évalué à -1.

    C'est lourd les corrections orthographiques mais ici ça m'a fait très mal :

    s/acqueris/acquis
    • [^] # Re: oui je sais..

      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

      snif, j'ai affiché ce journal, il y'avait deux commentaires, puis avant de répondre je suis allé profiter deux heures du formidable soleil.

      Et du coup, mon message est inutile car on a déjà remarqué la faute. ça m'apprendra à vouloir parfois profiter de la vraie vie.
    • [^] # Re: oui je sais..

      Posté par . Évalué à -1.

      le plus lourd, c'est quand qq'un à deja fais la remarque plus haut 30 min avant :)
  • # Childsplay

    Posté par . Évalué à 1.

    GCompris est bien pour fin de maternelle, début primaire. Childsplay propose des jeux plus simples, l'interface est mieux agencée.

    Depuis que j'ai installé Childsplay, mes deux grands (5 ans et 3 ans) ne jouent plus du tout avec GCompris.
    • [^] # Re: Childsplay

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Zut alors, le clone à déjà ratrapé l'original.

      Je suis de prêt ce que fait Stas sur Childsplay. Nous avons discuté longuement de l'opportunité de regrouper nos efforts sans succés.

      Dans autre coté, c'est aussi bien, cela offre plus de choix et c'est tant mieux pour les enfants.

      Bruno, auteur de gcompris.
  • # Wikipedia

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    N existe-t-il pas des snapshots quotidiens comme les versions de FreeBSD ?
  • # il lui manque...

    Posté par . Évalué à 2.

    ...Comme tous les autres.. Un cartable, quelques cahier grand carreaux sans spirales, et 4 bic(c)(r)(tm)
  • # Critique de la critique

    Posté par . Évalué à 4.

    Bon, alors je reprends quelques critiques (te vexe pas, c'est pour nuancer ton propos).
    GCompris
    ce serait mieux si c'était expliqué à l'oral, ...).
    Pour l'essentiel de tes critiques, on en a déjà parlé pas mal ici
    http://linuxfr.org/comments/345671.html#345671(...) .

    Niveau variable
    ben oui ça va de 3 à 10 ans. à peu près

    Pas de module pour les touts petits
    Dans le vocabulaire maternelle, tout-petit désigne les enfants scolarisés à 2 ans. Ils ont pas encore la finesse de mouvement qui permet d'utiliser une souris, donc, pas de gcompris avec eux c'est pas grave. Vers 2 ans 1/2 - 3 ans ils arrivent à faire le mouvement de la souris (activité qui découvre l'image) , le cliqué sur les poissons, puis les cliqués+glissés des reconnaissances de forme et des associations. Suffit largement à cet age coté ordinateur, il faut aussi qu'ils apprennent à tenir leur crayon, écrire leur prénon, papa, maman, apprennent la file numérique, compter jusqu'à 5, découper, coller, etc...

    Ensuite après 3 ans 1/2 4 ans il ya les puzzles, labyrynthe, algorythme,hexagones, main/droite/gauche, couleurs, memos, train (mémoire aussi), histoire à remettre dans l'ordre (les vignettes sont trop petites dans celui là).

    Et pour les grandes sections 5- 6 ans il y a en plus les jeux basés sur l'aplhabet et les nombres.

    Franchement tu n'as pas d'enfant de cet age, mais l'as-tu vraiment montré à un enseignant de maternelle?

    Pour les progrès à faire dans l'interface, c'est certain (envoie des suggestions sur la liste de dev Bruno est très ouvert aux suggestions).

    Mais il est très très très loin d'être inutilisable en maternelle.

    tuxpaint
    interface beaucoup trop chargée et parfois difficile à comprendre pour des maternelles.
    5 min d'explication et un enfant de 4 ans s'éclate avec. Même s'il découvrira les boutons en plusieurs fois, c'est certain.
    Les boutons sont assez gros pour être utilisés dès 4-5 ans. L'interface n'est pas trop chargé, elle est bien structurée (bouton principal à gauche, options à droite, couleurs en bas) et ne pose pas de problème particulier.
    La fonction sauver/restaurer est adaptée à des enfants non lecteurs, l'impression n'est pas une vignette ridicule, les effets sont géants (la baguette magique...), les tampons supplémentaires pèsent plusieurs mégas de jolis images. Franchement je ne pige pas ce que tu lui reproches. Tu as essayé avec un enfant de 5 ans ?

    # Il manque des logiciels tels que "l'imagier du père castor", qui permettent de laisser l'enfant seul devant l'ordinateur sans avoir besoin de tout le temps le guider.
    A-t-on avis, combien de temps est-il souhaitable de laisser un enfant de maternelle seul devant un ordinateur? Gcompris/tuxpaint/abiword suffisent largement en maternelle, même si abiword mériterait un thème avec une interface à plus gros boutons colorés pour les petits.


    Problèmes ensuite avec les EMALAs qui doivent s'occuper de l'entretien. c'est quoi cette bête? Un agent d'entretien qui supporte pas le guano de pingouin?

    Ecole primaire
    Manque de logiciels d'apprentissages et pédagogiques (apprentissage de l'orthographe, ...).
    Ils on lu le b2i tes instits? En primaire, c'est avant tout traitement de texte, recherche documentaire, courrier électronique, citoyeneté informatique.
    Pour l'orthographe la dictée c'est bien mieux. ;-)
    Au fait il y a ça aussi:
    http://www.abuledu.org/article64.html(...)
  • # par ailleurs

    Posté par . Évalué à 6.

    Mon opinion personnelle c'est que des ordinateurs en maternelle, c'est n'importe quoi.
    • [^] # Re: par ailleurs

      Posté par . Évalué à 3.

      Pas plus n'importe quoi que des feutres, de la colle et des ciseaux. Mais ne pas en espérer plus que d'un baton de colle.
      • [^] # Re: par ailleurs

        Posté par . Évalué à 6.

        Je ne le crois pas, mais comme je le disais, ça reste de l'ordre de l'opinion.
        Quand tu travailles avec des feutres, du ciseau, de la colle, du bois, de la pate à modeler, ton chewing gum ou la table que tu grattes furieusement avec la pointe du compas pendant que le maitresse s'occupe de fleny68, tu travailles directement sur le résultat avec ta main et ton outil.
        Quand tu agis sur la souris ou le clavier, le résultat apparait sur un écran et est interprété par une machine, des périphériques et des softs, c-a-d des intermédiaires.
        Bref, je parie ma chemise que du point de vue développement cognitif, ce n'est pas adapté à une maternelle, c'est trop abstrait. Mais ça reste une opinion.
        • [^] # Re: par ailleurs

          Posté par . Évalué à 3.

          Quelque part je partage ton avis. Cependant ma fille n'a qu'1 an et demi et elle s'éclate bien derrière mon clavier. Au début je lui mettais un clavier débranché à côté du mien, mais maintenant ca ne marche plus. Elle a compris que lorsqu'elle appuie sur une ou plusieurs touches il y a quelque chose qui doit se passer et elle n'est plus intéressée par le clavier débranché. Et si par malheur il n'y a pas d'effet lorsqu'elle appuie sur une touche, elle bouge la souris et recommence.
          Même si elle ne comprend pas tout ce qui se passe, quelque part l'ordinateur n'est pas étranger pour elle (combien y a-t-il de nos jours de personnes qui ont une peur bleue de se retrouver devant un ordinateur, qui sont capables de faire un tas de choses mais qui font un blocage lorsqu'ils se retrouvent devant un clavier?)
        • [^] # Re: par ailleurs

          Posté par . Évalué à 2.

          Bref, je parie ma chemise que du point de vue développement cognitif, ce n'est pas adapté à une maternelle, c'est trop abstrait. Mais ça reste une opinion.

          Tu dis ça comme si c'était l'un ou l'autre. Si c'est l'ordinateur ou le papier-carton, le papier-carton c'est mieux; l'enfant a un contact physique avec le matériaux sur lequel il exerce sa créativité; il agit sur le monde physique, Tu as raison c'est essentiel.

          Mais l'enfant peut aussi, de temps en temps, prendre plaisir à découvrir le dessin avec gcompris et tuxpaint, et la manipulation de la souris et du clavier, sans que cela nuise à son développement. Au contraire ça lui ouvre une fenêtre sur un autre aspect de la réalité, et il sera d'autant plus demandeur s'il voit ses parents utiliser l'ordinateur, parce quil veut connaitre le monde qu'il voit autour de lui.

          -> Pour moi, ce ne doit pas être l'un ou l'autre.

          Maintenant l'ordinateur apporte-t-il quelque chose au développement cognitif de l'enfant? La question est débattue et la réponse se rapproche amha d'assez près du rien du tout ou très peu. La chose est sans importance. C'est un outil comme un autre, passer de la plume au stylo ne change rien à l'apprentissage de l'écriture, mettre un peu le clavier non plus. Alors se familiariser avec l'outil le plus tôt possible, ben c'est pas mal.
          • [^] # Re: par ailleurs

            Posté par . Évalué à 2.

            C'est là ou nous ne sommes pas d'accord:
            mettre un peu le clavier non plus
            Il n'y a pas de différence entre le stylo et la plume, il y en a une avec le clavier. C'est celle de l'interprétation du résultat par un intermédiaire.

            Par ailleurs, je n'empécherais pas un enfants de jouer avec un clavier (du moment que je ne doive pas travailler dessus) mais ce n'est certainement pas pour cela que je trouverais un quelconque progrés à en mettre un dans une maternelle.
            J'ai un ami garagiste, son gamin a toujours aimé tripoter des voitures avant même de savoir marcher. (On l'a retrouvé une fois avec le bras coincé dans le pot d'échapement.) Ce n'est pas pour autant que mettre des moteurs dans une maternelle serait une bonne idée.

            Tu sais, c'est comme ramper, un des trucs qu'on m'a appris quand j'ai eu un enfant, c'est qu'avant d'apprendre à marcher, il DOIT apprendre à ramper. En fait, il veut se mettre debout, et aprés avoir appris à s'asseoir, en faisant le geste de se redresser, il tombe en avant et trouve le geste de ramper. Et il s'éclate ensuite dans sa nouvelle mobilité jusqu'à ce qu'elle ne lui suffise plus et il apprend sensuite à marcher.
            Et bien certains parents ont essayé de faire sauter cette étape à leurs enfants, "et vas y que je te tiens, et vas y que je t'interdit de ramper c'est sale, et tiens toi droit mon fils tu seras un homme". Le résultat qui a été observé c'est que leur motricité se développe moins rapidement que les "rampants" par la suite.
            Un autre fait qu'on m'a rapporté, c'est que par ailleurs, certains enfants passent tout seuls au stade "je me tiens debout" sans passer par la case "je rampe" et qu'ils n'ont par ailleurs aucun probléme de motricité mais pas d'avance non plus.

            Ce que moi j'en déduis, c'est qu'il n'est pas bon de FAIRE sauter des étapes aux enfants. Ils ont leur propre rythme, pour remplir leur propre carnet de route avec des étapes importantes. J'ai du mal à croire que l'étape "se familiariser avec l'outil informatique" fasse partie de la maternelle. J'ai l'impression que c'est plus une étape de matérialisation au contraire qu'une étape où on doive se familiariser avec l'immatériel.
            • [^] # Re: par ailleurs

              Posté par . Évalué à 2.

              J'ai un ami garagiste, son gamin a toujours aimé tripoter des voitures avant même de savoir marcher. (On l'a retrouvé une fois avec le bras coincé dans le pot d'échapement.) Ce n'est pas pour autant que mettre des moteurs dans une maternelle serait une bonne idée.
              Fais gaffe aux analogies, c'est pas toujours pertinent. Il y a des petites voitures dans les maternelles, parfois des voitures à pédales. La voiture fait partie du monde de tous les enfants, pas seulement des enfants de garagiste. Et l'idée maîtresse du b2i (primaire) est que l'ordinateur est un outil incontournable de la France d'aujourd'hui, qu'il fait (fera) partie du monde de tous les enfants devenus grands, et donc qu'il a sa place à l'école comme outil. Alors pourquoi pas en maternelle? tant qu'on ne leur demande ni de programmer, ni de savoir réparer un ordinateur. Et l'ordinateur c'est pas tellement plus magique qu'une voiture (tu appuies sur une pédale et ça avance).

              Cela étant dit si l'ordinateur peut avoir une place en maternelle, il n'y est surement pas obligatoire non plus. Pas plus que les voitures à pédales. Simplement l'idée est que plus on s'habitue tôt à un outil (dès que c'est possible), plus on est à l'aise avec après. Beaucoup d'instits hésitent à utiliser un traitement de texte en classe, parce que taper une ligne est très long pour les enfants qui n'ont jamais utilisé un clavier. Ils ont le sentiments d'y perdre trop de temps (ils ont pas forcément tord là dessus).
              • [^] # Re: par ailleurs

                Posté par . Évalué à 2.

                Bien, si ce sont des gros claviers en plastique jouet avec des écrans bidons dans lequel le petit copain met sa bouille en gazouillant, un peu comme les voitures en plastique par rapport à des vrais voitures, je veux bien, mais on ne parle pas d'ordinateur alors, pas plus qu'on ne parle de voiture en parlant de voiture à pédale.
                J'ai rien contre non plus un ordinateur ultra simplifié qui apporterait quelque chose aux enfants si c'est possible, mais aprés il y a aussi un certain pragmatisme à avoir. Si on doit informatiser quelque chose et concevoir un systéme qui marche bien, dans cet ordre d'idée aussi je pense que les maternelles sont à servir en dernier.
                Les maternelles françaises marchent trés trés bien et elles sont plus à préserver qu'autre chose. S'il y a des choses à transformer dans l'éduc nationale, c'est pas les maternelles qu'il faut chambouler en premier).
  • # Au fait

    Posté par . Évalué à 1.

    Je te signale que tuxpaint, abiword, et abuledu/leterrier sont dispo et gratuits sous windows, et que gcompris est dispo et pas cher sous windows.

    ça peut faire une stratégie de migration en douceur qui peut rassurer... au moins les EMALAs.
  • # Que manque t'il à Linux pour rentrer à l'école ?

    Posté par . Évalué à 5.

    Des enseignants qui aient envie de l'utiliser?
  • # le savez-vous ?

    Posté par . Évalué à 1.

    Il y a plusieurs distributions orientées vers l'école :

    - Freeduc : une compilation de logiciels orientés vers l'éducation (tous ages & sujets) sur un « CD Live », idéal pour l'enseignant qui ne sait/veut pas installer quoi que ce soit... Testé avec succès !

    - SkoleLinux : dérivé Debian pour l'éducation, mis au point pour les écoles norvégiennes... pas (encore) testé, mais semble simple et contient notamment ce qu'il faut pour gérer des vieux PC comme terminaux X...

    - Abuledu : autre système orienté écoles (pas testé)

    Pour les logiciels, je peux dire (pour l'avoir testé) que Gcompris et Tuxpaint sont accessibles dès la maternelle (on ne fait pas les mêmes choses qu'en primaire, mais l'essentiel je pense à cet age est d'apprivoiser l'outil...)
    • [^] # Re: le savez-vous ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Il y a aussi Debian Junior, enfin c'est pas spécialement pour l'école mais plutôt pour les enfants en général je pense.

      pertinent adj. Approprié : qui se rapporte exactement à ce dont il est question.

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