Bonjour,
Bien qu'étant particulièrement sensible à la qualité logicielle, je ne connais pas les contraintes de l'embarqué qui, d'après l'excellent présentation de Barr, ont l'air bien particulières: redondance de variables critiques pour se prémunir des résultats d'un bit-flip, etc.
J'ai eu l'occasion de faire un peu de méthode B à l'école, sans pouvoir l'approfondir. J'ai trouvé récemment un bon compromis récemment avec les langages fonctionnels et le langage erlang en particulier (avec sa plate-forme OTP). On y trouve bien l'absence de variable globale, la supervision des process, etc. En ce qui concerne le dépassement de pile, qui est cité ici, le compilateur erlang se charge de transformer la récursivité finale en boucle, évitant justement ces dépassements vite problématique en programmation fonctionnelle où la récursivité finale est chose courante.
Cependant, il n'est pas destiné au temps réel et à l'embarqué "critique" et donc ne met pas en oeuvre certaines contraintes citées (la redondance de certaines variables est la première qui me vient à l'esprit).
Existe-t-il des outils, des méthodes, des langages qui permettent de mettre en oeuvre les "bonnes pratiques" citées dans la présentation pour l'embarqué ?
Jean
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Après avoir galéré avec des Debian (Potato) et des Mandrake (5 et des bananes), j'avais décidé d'installer LFS et je l'ai utilisé pendant 1 an comme seul OS. J'ai buté sur CUPS… J'ai installé une Debian et j'ai jamais plus changé.
Mais LFS vaut tous les cours d'UNIX que j'ai pu avoir.
Bravo à l'équipe.
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Laisse tomber, il est juste de bon ton de cracher sur Lennart Poettering parce qu'on aime bien contempler son ordinateur qui boote pendant de longues minutes, parce qu'on aime bien hacker son asound.conf avant de pouvoir lancer une musique et parce que de toutes façons c'était mieux avant.
Vive les scripts d'init qui forkent 1000 fois avant de lancer un démon !
Vive l'API ALSA (même si on y a jamais touché) !
Vive les bureaux entièrement programmables en un dialecte obscur du LISP !
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Effectivement, il est difficile d'estimer à priori le coût de la fonction 'f' et donc le comparer à celui d'une création de threads, etc. En revanche, la programmation fonctionnelle permet effectivement d'avoir une transparence totale des APIs par rapport au parallélisme. Si le développeur décide que 'f' est implémenté par un thread différent du thread principal, l'API ne changera pas. En erlang, par exemple, c'est un usage assez courant de masquer le passage de message vers les serveurs par des appels de fonctions qui seront les seules connues de l'utilisateur.
Je ne sais pas si le terme est juste, mais je dirais que la programmation fonctionnelle offre une parallélisation "implicite" qui permet de la parallélisation automatique. Entre les 2, on peut avoir des différences de performances, difficiles à évaluer, mais au moins pas d'erreur d'algorithme (le résultat sera correct).
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Salut à toi, le développeur :)
Bon déjà, partager cette angoisse métaphysique est bien la meilleure chose que tu peux faire, dans un premier temps: ça semble partagé par pas mal de monde, t'es pas à l'abri de tomber sur des bons conseils.
Déjà, je confirme qu'en France, le côté technicien est fortement dévalorisé, et je ne suis pas le seul à dire. Que faire quand on a dit ça ? Il me semble que revendiquer le contraire si c'est ce qu'on pense est une bonne chose. Genre: "je veux seulement coder, parce que je le fais bien. Et comme je le fais bien, mon salaire sera tant." Qu'on le veuille ou non, le salaire n'est pas (ou plus) une récompense pour un travail, mais une valeur estimée entre toi et ton employeur de ta personne/tes compétences.
Ça peut paraitre un détail, mais, à mon avis, ça permet déjà d'avoir des rapports différents dans on boulot, du genre: "tu ne vas pas me filer un boulot à la con, parce que tu sais que tu vas perdre de l'argent".
Mais ensuite, la question la plus importante, pour moi, est: mais pourquoi tu fais tout ça ? Tu penses que l'informatique va apporter quelque chose de bien à la société ? Tu veux juste gagner ta croute parce que ça te permet d'assouvir ta passion (acheter des timbres postes, partir en voyage, etc.) ? Toutes les réponses sont valables, pour peu que ça soit ta réponse.
Personnellement, sans entrer dans les détails, je n'ai jamais rêvé de faire de l'informatique. Et pendant longtemps, je me suis dit que je changerais de boulot, un jour, pour un truc plus utile. Et puis, un jour, je me suis rendu compte que des gens avaient besoin de l'informatique pour faire des choses utiles, et qu'ils avaient besoin de l'informatique: éditer des journaux, s'informer sur interner (et pas seulement poster des photos de steaks sur facebook), trouver des bosons, faire la révolution, j'en passe et des meilleures. Et du coup, comme c'est mon métier et que, finalement, je commence à bien le connaitre, j'ai trouvé ça beaucoup plus intéressant du coup.
Voilà mes 2 cents pour la réflexion..
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Il faut que je montre mon CV pour avoir le droit de parler ici ? ;)
Malheureusement, je n'ai plus énormément le temps de vraiment coder, mais j'ai eu le plaisir de travailler sur les projets Kerrighed (Linux pour des clusters), CompatibleOne (broker open source pour services cloud), Aeolus (solveurs pour la maintenance de systèmes distribués, genre de apt pour système distribués), le port de Mandriva sur ARM (malheureusement pas jugé intéressant par les décideurs :/)…
Travailler ne veut pas forcément dire coder, il y a un tas de choses à faire autour de projets pour qu'ils avancent. Ça c'est pour te répondre.
Et sinon, pour en revenir au sujet original, je voulais dire que je trouve très intéressantes les initiatives telles que systemd, gnome 3 ou wayland qui s'intéressent, finalement, aux usages des utilisateurs finaux, pas seulement des développeurs ou des sysadmins.
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Je trouve surtout très intéressante la manière dont un projet indispensable pour tout le monde peut devenir un gros bouzin affreux parce:
- on veut garder la compatibilité avec des choses qui n'existent que dans les musées,
- on ne veut surtout brimer personne en supprimant la fonctionnalité qui permet d'afficher les polices en vert fluo clignotant dans une fenêtre en forme de patatoïde…
Il est temps de réinventer pas mal de choses :)
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Il me semble important de noter ici l'existence du projet CompatibleOne, qui est un broker open source. Concrètement, un utilisateur peut décrire l'application et ses besoins dans un format indépendant de la plateforme IaaS finale (CORDS) et le runtime (ACCORDS) va provisionner l'infrastructure adéquate, en notifiant éventuellement l'utilisateur si des contraintes ne peuvent être remplies.
Bien que le projet soit jeune (environ 1 an), il peut déjà se connecter sur du openstack, opennebula, azure, ec2 (et j'en oublie).
Le projet est sous license Apache et les sources sont hébergées ici. Il manque encore pas mal de doc et de "polish" mais ce type de projet peut participer à laisser les APIs Openstack faire le ménage pendant que les utilisateurs ne se soucient que de leurs applications :)
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Les dites applications utiliseraient des fonctionnalités non portables et se feraient dégommer à vue…
Ça me fait penser à un OS proprio qui s'interdisait d'innover pendant des années pour garder la compatibilité avec les anciennes applis 32, euh, 16, euh 8bit.
Sauf que là, on parle de code open source. Donc, si systemd, puisqu'on parle de lui, ne tourne pas sur d'autres OS, c'est juste une question de manpower, pas de droit ou de manque d'accès au code source.
Et donc, pour moi, je trouve vraiment contre-productif et infondé la volonté de certains de rester sur des systèmes bourrés de hack, pas adaptés aux usages d'aujourd'hui, juste parce que "ça me sert pas, j'ai pas envie de comprendre et donc c'est nul".
Oui, vive Gnome 3, vive systemd :)
(Je ne monte plus mes clés usb à la main, je ne charge plus mes pilotes à la main, je sélectionne mon réseau wifi dans une belle gui avec des jolies zicones, et j'ai pas l'impression d'être plus débile ou d'avoir régressé dans ma quête d'un OS libre)
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Je ne suis pas sûr que tu maitrises vraiment de quoi tu parles…
Primo, dire que systemd est opaque, c'est sous-entendre que sysvinit le serait moins, et ça c'est faux. Pour les besoins d'une majorité d'utilisateurs, les fonctionnalités des distributions modernes ont introduit un tas de hack tous pourris dans sysvinit. Exemples. C'est peut-être simple de démarrer un hello world à la fin d'un rc, ça l'est beaucoup moins de s'assurer que des montages NFS sont bien effectués quand le réseau est effectivement up, pour ne parler que de ça. Les isolations légères type LXC ou même chroot sont impossible sans un tas de hack: ne pas démarrer udev, détecter qu'on est bien dans un chroot, etc.
Deuxio, le suspend pour un dom0: oui c'est utile. Qui dit virtualisation, dis élasticité, en tous cas pour un grand nombre d'utilisateurs. Et l'élasticité, ça veux dire consolider des vms sur un nombre réduit de machines quand la charge diminue. Et si tu n'éteins pas les dom0 qui ne servent plus (les met en veille plutôt, pour ne pas attendre 3 heures quand la charge augmente), je ne vois vraiment pas comment tu réalises les économies d'énergie qui étaient quand même un des buts d'origine. Donc, oui, mettre en veille des serveurs, ça peut être très utile.
Désolé du ton, mais c'est assez pénible d'entendre dire: ça ne sert à rien parce que je n'ai pas compris à quoi ça sert.
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
C'est sûr que udev + sysvinit + pm-utils + … + … c'est beaucoup plus clair. A moins que tu n'ai pas besoin de mise en veille, de hotplug, que tu montes tous tes drivers à la main…
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Si t'étais journaliste, je crois que tu serais un fouille-merde, c'est ça ? T'as besoin de savoir sa généalogie pour savoir si la contribution de Shuttleworth est valable ? T'es pas capable d'avoir des critères objectifs pour ça ?
Beurk…
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Par exemple, le fait que que tu puisses allègrement mixer des dépôts i586 et x86_64 sans qu'il ne trouve rien à redire et surtout qu'il t'installes les paquets de la mauvaise arch ? L'absence d'outils comme apt-cacher-ng pour te faire un proxy local, la gestion du multiarch, etc, etc.
Sans parler de rpm lui-même qui est quasiment entièrement impératif et nullement descriptif.
Je ne vais pas refaire l'histoire, mais je pense que Mandriva/Mageia basé sur apt/deb aurait pu faire aussi bien que Ubuntu. Le système de packaging n'est plus l'identité de la distro mais peut être un gros boulet.
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J'ai beaucoup de respect pour Mageia et ses développeurs mais ils n'ont encore pas résolu le retard technique accumulé par Mandriva: urpmi n'est pas à la hauteur d'apt, gestion du réseau aléatoire (pourquoi ne pas contribuer à NetworkManager ?), etc.
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Quand Ubuntu est arrivé, Debian se débattait avec des temps de release qui étaient super longs et, notamment, un XFree antédiluvien. Ils ont pris le marché de la distro "solide" (parce que basé sur Debian) ET grand public (qu'avait déja Mandriva, mais pas aussi solide que Debian).
Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, Mandriva a (quasiment) disparu sur le marché grand public et Debian a gardé la même qualité en améliorant ses temps de release.
Ubuntu a dominé le marché du desktop Linux grand public… soit, mais qui représente quel marché du PC (5% ? 10% ?). Marché du PC qui, lui même, est en train de s'effondrer pour être remplacé par les smartphones et autres.
Avec un peu de recul, et c'est là que je veux en venir, qu'a apporté Ubuntu au libre ? Je dirais… pas grand chose. La qualité est restée chez Debian et je n'ai jamais réussi une migration de version d'Ubuntu sans heurt. Personnellement, je trouve que des projets comme Gnome ou KDE ont apporté beaucoup plus puisqu'ils s'intègrent dans un écosystème (dispo sur plusieurs distros…) alors que Ubuntu, en faisant cavalier seul sur pas mal de technos a un impact plus réduit sur l'usage de Linux par des non initiés.
Malheureusement, MIR semble continuer dans cette mauvaise direction :/
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Ma conclusion, la multiplication des licenses et leurs incompatibilités est en train de créer un sacré bordel pour l'économie du logiciel libre, je n'ai pas dit un danger mais je le pense très fort.
Les risques, amha:
- les entreprises qui n'ont pas les moyens de se payer un avocat vont faire l'autruche au risque de se planter,
- on va voir de plus en plus de développeurs utiliser des licences ultra-permissives (WTFPL ?), non pas par conviction mais par démission, ce qui est un peu dommage.
Jean
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
Salut,
Pour réagir au liminaire, connais-tu ladish ? J'ai un moment essayé de transformer mon PC en multi-effet, séquenceur et boite à rythme et j'avais le problème de redémarrer tout ces logiciels, les reconnecter à jack correctement etc.
À l'époque (2 ans environ), j'avais trouvé ladish, projet tout jeune mais déjà bien fonctionnel qui permet de définir des "studios", ou sessions, qui peuvent comprendre en ensemble d'applis à démarrer (minimum), leur connexion à jack (pour certaines) voire leur état de démarrage (pour les plus intégrées). Je ne sais pas trop où en est le projet aujourd'hui, mais ça m'avait l'air vraiment prometteur.
Bon, ceci dit, je préfère toujours prendre mon violon et jouer en acoustique: je touche assez aux ordinateurs pour mon boulot, un peu de simplicité est la bienvenue quand il s'agit de faire un boeuf :)
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J'ai eu l'occasion de le voir une fois. Je dois avouer que, comme beaucoup de personnes présentes, j'ai été très déçu par son intervention.
Bien sûr, ce qu'il a apporté en matière de libertés à l'informatique, donc à la liberté de l'information, donc… j'arrête là.
Le sujet de l'intervention était d'élargir le concept du libre aux autres créations humaines. Là, j'ai vraiment eu l'impression d'un vieux gourou auquel on demande son avis sur tout et n'importe quoi, et qui répond complètement à côté parce que c'est pas son sujet. Alors, erreur de casting de la part des organisateurs ? Prétention de sa part ?
Au résultat,
3/4 de son intervention sur les 4 libertés fondamentales, etc, auprès d'un public déjà convaincu de la chose et qui était justement venu pour élargir le débat,
le problème des productions matérielles balayées d'un revers de manche; d'après lui, les libertés du libre sont nulles et non avenues pour ce qui n'est pas immatérielle; alors, quid des OGM, par exemple ? des brevets sur le vivant ?
la création musicale ramenée à sa seule forme numérisée et disponible sur internet; à quelqu'un qui parlait de la rémunération des artistes, il répond un truc à la flattr, avec bouton, click, etc ? Sait-il seulement que certaines gens jouent vivant devant un public ? On le met où le bouton ? Pour passer le chapeau, c'est du CSS3 ? Non mais sans blague…
etc etc
Bref, c'est un geek, qui a beaucoup fait pour l'informatique. Si les concepts qu'il a mis en place pour l'informatique sont maintenant présents dans d'autres productions humaines, c'est très bien, mais il faut sûrement aller interroger d'autres personnes pour faire avancer le débat. Après tout, il n'a pas non plus inventé l'échange, l'entraide, etc. Il l'a "juste" formalisé pour l'informatique, merveilleuse tâche, mais pas la peine d'en faire plus.
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Waouh l'autre, il veut dire du bien de Gnome 3, non mais ça va pas la tête ;)
Et bien, moi aussi, j'aime bien Gnome 3. Oui, j'utilise quelques extensions pour compléter ce qu'il me manque de fonctionnalités. Il y a bien quelques choix absurdes (pas de 'power off' dans le menu principal…) mais, honnêtement, en face, qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai utilisé KDE 4 pendant pas mal de temps, trop de bugs, désolé. Je dois dire que, pour moi, le plus important est le mail/agenda et je veux quelque chose d'intégré. Et je confirme, Gnome pour l'instant, est intégré et stable. En plus c'est joli (subjectif). Ensuite, il faut reconnaitre que Gnome que le choix, un peu poussé à l'extrême des fois, de la simplicité, a quand même permis de ne pas avoir à bidouiller ses fichiers de conf pour le réseau (qui sait comment configurer une connexion 3G sans NetworkManager ? switcher de réseau wifi aussi facilement ?), pour l'impression ?, pour le multi-écran ?
Je connais parfaitement ma distro et je saurais faire tout cela 'à la main', j'ai juste envie de passer mon temps à faire des choses utiles, et pas reconfigurer mon système quand je branche une clé USB, quand je dé-dock mon ordi ou autre choses de la vie de tous les jours d'un informaticien. Et pour ça, Gnome y est pour beaucoup…
Alors, dès que j'ai le temps, promis, je contribue à Gnome, mais je ne suis pas encore prêt à changer de bureau.
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
C'est pour ça que l'état doit être plus fort que les entreprises. Une entreprise n'est pas démocratique, et n'a que faire des intérêts des autres. Certains d'entre nous essayent de ménager la chèvre et le chou en travaillant pour des entreprises qui font du logiciel libre, avec une notion du partage un peu plus avancée que dans le modèle "classique".
Le problème est simple: l'état Éthiopien lance un marché. FT participe ou ne participe pas. S'il ne participe pas, il perd des parts de marchés, car quelqu'un répondra. Dans un cas comme celui là, pour donner à FT les moyens d'être "morale" et, donc, de ne pas participer à ce marché sans mettre en péril son business, est que l'état, ou une structure au-dessus (ONU, etc) établisse des règles qui empêche les concurrents de FT de participer. On appelle ça un embargo. À manier avec précaution: il faut être sûr que l'embargo soit démocratique, c'est-à-dire qu'il soit décidé en fonction des intérêts du peuple, et pas pour privilégier une autre entreprise.
Donc la solution est super simple d'un côté: entreprises morales = contrôlées par des règles démocratiques. D'un autre côté, si la démocratie est une belle idée, elle reste à être mise en œuvre…
Jean
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Sans prétendre avoir "la" définition du libre, je persiste à dire que le système n'est pas libre. À vrai dire, il n'y a (quasiment) pas de système libre en informatique dans la mesure ou une grande partie du hardware ne l'est pas, même sur un PC.
Dans tous les cas, d'un point de vue utilisateur, et c'est le plus important, ce n'est pas libre. Et je suis réellement bloqué. Je laisserais de côté l'argument "j'aurais dû acheter une tablette rootable". Qu'on me pointe une tablette à la hauteur en matériel libre et on en reparlera.
Si certains sont contents parce que le code est sous license GPL ou je ne sais quelle autre license libre, c'est très bien pour eux. Merci de faire avancer le débat !
D'une part, on peut me mettre le code source qu'on veut dans une archive sur le site du constructeur, si je ne suis pas capable de le recompiler et de l'installer moi-même sur mon matériel, ce code et cette license ne valent strictement rien !
D'autre part, comme évoqué, pas mal de drivers ne sont pas libres,
Enfin, et c'est bien le point le plus important il me semble, le but du libre est bien de garantir le contrôle par les utilisateurs de leur outil informatique, et non pas de respecter telle ou telle license. Le matériel d'aujourd'hui ne ressemble pas beaucoup à celui du début des années 80, et la réflexion devrait être aujourd'hui: qu'est-ce qui me garantit que l'ensemble matériel+OS+applications ne va pas devenir une brique si le fabricant ou un autre acteur le décide pour moi ? Aujourd'hui, dans beaucoup de cas, la réponse est non, même si un tout petit bout de logiciel constituant l'ensemble (=le noyau et quelques autres trucs autour) sont libres.
Jean
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# Outils et méthodes ?
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Encore un exemple de code spaghetti : Toyota. Évalué à 1.
Bonjour,
Bien qu'étant particulièrement sensible à la qualité logicielle, je ne connais pas les contraintes de l'embarqué qui, d'après l'excellent présentation de Barr, ont l'air bien particulières: redondance de variables critiques pour se prémunir des résultats d'un bit-flip, etc.
J'ai eu l'occasion de faire un peu de méthode B à l'école, sans pouvoir l'approfondir. J'ai trouvé récemment un bon compromis récemment avec les langages fonctionnels et le langage erlang en particulier (avec sa plate-forme OTP). On y trouve bien l'absence de variable globale, la supervision des process, etc. En ce qui concerne le dépassement de pile, qui est cité ici, le compilateur erlang se charge de transformer la récursivité finale en boucle, évitant justement ces dépassements vite problématique en programmation fonctionnelle où la récursivité finale est chose courante.
Cependant, il n'est pas destiné au temps réel et à l'embarqué "critique" et donc ne met pas en oeuvre certaines contraintes citées (la redondance de certaines variables est la première qui me vient à l'esprit).
Existe-t-il des outils, des méthodes, des langages qui permettent de mettre en oeuvre les "bonnes pratiques" citées dans la présentation pour l'embarqué ?
Jean
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
[^] # Re: Paradigmique
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Le premier framework générique OCCI : erocci 0.1. Évalué à 2.
Qui sait ? Si ça se trouve, ça fait de l'evenja sans le savoir…
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
# Et erlang ?
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche wxWidgets 3.0. Évalué à 3.
A noter également le binding erlang qui fait partie d'OTP (la plate-forme standard) et qui remplace le vénérable tk:
http://www.erlang.org/doc/apps/wx/chapter.html
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# LFS: que de souvenirs
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Linux From Scratch fait sa rentrée des classes. Évalué à 3.
Après avoir galéré avec des Debian (Potato) et des Mandrake (5 et des bananes), j'avais décidé d'installer LFS et je l'ai utilisé pendant 1 an comme seul OS. J'ai buté sur CUPS… J'ai installé une Debian et j'ai jamais plus changé.
Mais LFS vaut tous les cours d'UNIX que j'ai pu avoir.
Bravo à l'équipe.
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
[^] # Re: PulseAudio mais je n'aime pas Lennart
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse au sondage Votre solution pour le son. Évalué à 7.
Laisse tomber, il est juste de bon ton de cracher sur Lennart Poettering parce qu'on aime bien contempler son ordinateur qui boote pendant de longues minutes, parce qu'on aime bien hacker son asound.conf avant de pouvoir lancer une musique et parce que de toutes façons c'était mieux avant.
Vive les scripts d'init qui forkent 1000 fois avant de lancer un démon !
Vive l'API ALSA (même si on y a jamais touché) !
Vive les bureaux entièrement programmables en un dialecte obscur du LISP !
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[^] # Re: J'ai l'écran mais pas le chaînes...
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse au sondage Quel est votre principale attitude de téléspectateur ?. Évalué à 1.
J'aime bien les articles dont le titre commence par "La vérité sur"… Ça évite de devoir se fatiguer le cerveau avec des réalités complexes.
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[^] # Re: Parallélisation automatique ?
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Sortie du livre « Parallel and Concurrent Programming in Haskell ». Évalué à 3.
Effectivement, il est difficile d'estimer à priori le coût de la fonction 'f' et donc le comparer à celui d'une création de threads, etc. En revanche, la programmation fonctionnelle permet effectivement d'avoir une transparence totale des APIs par rapport au parallélisme. Si le développeur décide que 'f' est implémenté par un thread différent du thread principal, l'API ne changera pas. En erlang, par exemple, c'est un usage assez courant de masquer le passage de message vers les serveurs par des appels de fonctions qui seront les seules connues de l'utilisateur.
Je ne sais pas si le terme est juste, mais je dirais que la programmation fonctionnelle offre une parallélisation "implicite" qui permet de la parallélisation automatique. Entre les 2, on peut avoir des différences de performances, difficiles à évaluer, mais au moins pas d'erreur d'algorithme (le résultat sera correct).
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
# Que faire ? Ce que tu fais :)
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse au journal [HS] Développeur un peu perdu… ou pas… Que faire maintenant ? Changer de vie ?. Évalué à 9.
Salut à toi, le développeur :)
Bon déjà, partager cette angoisse métaphysique est bien la meilleure chose que tu peux faire, dans un premier temps: ça semble partagé par pas mal de monde, t'es pas à l'abri de tomber sur des bons conseils.
Déjà, je confirme qu'en France, le côté technicien est fortement dévalorisé, et je ne suis pas le seul à dire. Que faire quand on a dit ça ? Il me semble que revendiquer le contraire si c'est ce qu'on pense est une bonne chose. Genre: "je veux seulement coder, parce que je le fais bien. Et comme je le fais bien, mon salaire sera tant." Qu'on le veuille ou non, le salaire n'est pas (ou plus) une récompense pour un travail, mais une valeur estimée entre toi et ton employeur de ta personne/tes compétences.
Ça peut paraitre un détail, mais, à mon avis, ça permet déjà d'avoir des rapports différents dans on boulot, du genre: "tu ne vas pas me filer un boulot à la con, parce que tu sais que tu vas perdre de l'argent".
Mais ensuite, la question la plus importante, pour moi, est: mais pourquoi tu fais tout ça ? Tu penses que l'informatique va apporter quelque chose de bien à la société ? Tu veux juste gagner ta croute parce que ça te permet d'assouvir ta passion (acheter des timbres postes, partir en voyage, etc.) ? Toutes les réponses sont valables, pour peu que ça soit ta réponse.
Personnellement, sans entrer dans les détails, je n'ai jamais rêvé de faire de l'informatique. Et pendant longtemps, je me suis dit que je changerais de boulot, un jour, pour un truc plus utile. Et puis, un jour, je me suis rendu compte que des gens avaient besoin de l'informatique pour faire des choses utiles, et qu'ils avaient besoin de l'informatique: éditer des journaux, s'informer sur interner (et pas seulement poster des photos de steaks sur facebook), trouver des bosons, faire la révolution, j'en passe et des meilleures. Et du coup, comme c'est mon métier et que, finalement, je commence à bien le connaitre, j'ai trouvé ça beaucoup plus intéressant du coup.
Voilà mes 2 cents pour la réflexion..
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
[^] # Re: PetiteVidéo forte intéressante
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche X.Org est mort, vive Wayland ! (2). Évalué à 7.
Il faut que je montre mon CV pour avoir le droit de parler ici ? ;)
Malheureusement, je n'ai plus énormément le temps de vraiment coder, mais j'ai eu le plaisir de travailler sur les projets Kerrighed (Linux pour des clusters), CompatibleOne (broker open source pour services cloud), Aeolus (solveurs pour la maintenance de systèmes distribués, genre de apt pour système distribués), le port de Mandriva sur ARM (malheureusement pas jugé intéressant par les décideurs :/)…
Travailler ne veut pas forcément dire coder, il y a un tas de choses à faire autour de projets pour qu'ils avancent. Ça c'est pour te répondre.
Et sinon, pour en revenir au sujet original, je voulais dire que je trouve très intéressantes les initiatives telles que systemd, gnome 3 ou wayland qui s'intéressent, finalement, aux usages des utilisateurs finaux, pas seulement des développeurs ou des sysadmins.
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
[^] # Re: Petite Vidéo forte intéressante
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche X.Org est mort, vive Wayland ! (2). Évalué à 3.
Je trouve surtout très intéressante la manière dont un projet indispensable pour tout le monde peut devenir un gros bouzin affreux parce:
- on veut garder la compatibilité avec des choses qui n'existent que dans les musées,
- on ne veut surtout brimer personne en supprimant la fonctionnalité qui permet d'afficher les polices en vert fluo clignotant dans une fenêtre en forme de patatoïde…
Il est temps de réinventer pas mal de choses :)
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
[^] # Re: La mort de X en 2014 ?
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche X.Org est mort, vive Wayland ! (2). Évalué à -1.
Si j'ai bonne mémoire, Xorg a enterré XFree en quelques mois pas plus. Certes c'était un fork, pas une complète réécriture dans un premier temps.
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# Un peu de hauteur... et de pub :)
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Tempête dans les nuages : OpenStack et le bazar des API. Évalué à 6.
Il me semble important de noter ici l'existence du projet CompatibleOne, qui est un broker open source. Concrètement, un utilisateur peut décrire l'application et ses besoins dans un format indépendant de la plateforme IaaS finale (CORDS) et le runtime (ACCORDS) va provisionner l'infrastructure adéquate, en notifiant éventuellement l'utilisateur si des contraintes ne peuvent être remplies.
Bien que le projet soit jeune (environ 1 an), il peut déjà se connecter sur du openstack, opennebula, azure, ec2 (et j'en oublie).
Le projet est sous license Apache et les sources sont hébergées ici. Il manque encore pas mal de doc et de "polish" mais ce type de projet peut participer à laisser les APIs Openstack faire le ménage pendant que les utilisateurs ne se soucient que de leurs applications :)
"Liberté, Sécurité et Responsabilité sont les trois pointes d'un impossible triangle" Isabelle Autissier
[^] # Re: nouveauté pour l'utilisateur desktop ?
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Sortie du noyau Linux 3.9. Évalué à 10.
Ça me fait penser à un OS proprio qui s'interdisait d'innover pendant des années pour garder la compatibilité avec les anciennes applis 32, euh, 16, euh 8bit.
Sauf que là, on parle de code open source. Donc, si systemd, puisqu'on parle de lui, ne tourne pas sur d'autres OS, c'est juste une question de manpower, pas de droit ou de manque d'accès au code source.
Et donc, pour moi, je trouve vraiment contre-productif et infondé la volonté de certains de rester sur des systèmes bourrés de hack, pas adaptés aux usages d'aujourd'hui, juste parce que "ça me sert pas, j'ai pas envie de comprendre et donc c'est nul".
Oui, vive Gnome 3, vive systemd :)
(Je ne monte plus mes clés usb à la main, je ne charge plus mes pilotes à la main, je sélectionne mon réseau wifi dans une belle gui avec des jolies zicones, et j'ai pas l'impression d'être plus débile ou d'avoir régressé dans ma quête d'un OS libre)
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[^] # Re: C'est une très bonne chose ....
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Xen devient un projet de la fondation Linux. Évalué à 10.
Je ne suis pas sûr que tu maitrises vraiment de quoi tu parles…
Primo, dire que systemd est opaque, c'est sous-entendre que sysvinit le serait moins, et ça c'est faux. Pour les besoins d'une majorité d'utilisateurs, les fonctionnalités des distributions modernes ont introduit un tas de hack tous pourris dans sysvinit. Exemples. C'est peut-être simple de démarrer un hello world à la fin d'un rc, ça l'est beaucoup moins de s'assurer que des montages NFS sont bien effectués quand le réseau est effectivement up, pour ne parler que de ça. Les isolations légères type LXC ou même chroot sont impossible sans un tas de hack: ne pas démarrer udev, détecter qu'on est bien dans un chroot, etc.
Deuxio, le suspend pour un dom0: oui c'est utile. Qui dit virtualisation, dis élasticité, en tous cas pour un grand nombre d'utilisateurs. Et l'élasticité, ça veux dire consolider des vms sur un nombre réduit de machines quand la charge diminue. Et si tu n'éteins pas les dom0 qui ne servent plus (les met en veille plutôt, pour ne pas attendre 3 heures quand la charge augmente), je ne vois vraiment pas comment tu réalises les économies d'énergie qui étaient quand même un des buts d'origine. Donc, oui, mettre en veille des serveurs, ça peut être très utile.
Désolé du ton, mais c'est assez pénible d'entendre dire: ça ne sert à rien parce que je n'ai pas compris à quoi ça sert.
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[^] # Re: C'est une très bonne chose ....
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Xen devient un projet de la fondation Linux. Évalué à 2.
C'est sûr que udev + sysvinit + pm-utils + … + … c'est beaucoup plus clair. A moins que tu n'ai pas besoin de mise en veille, de hotplug, que tu montes tous tes drivers à la main…
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[^] # Re: Canonical est-elle encore une entreprise souhaitant développer le monde open source ?
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Mir, un serveur d’affichage de trop ?. Évalué à -1.
Si t'étais journaliste, je crois que tu serais un fouille-merde, c'est ça ? T'as besoin de savoir sa généalogie pour savoir si la contribution de Shuttleworth est valable ? T'es pas capable d'avoir des critères objectifs pour ça ?
Beurk…
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[^] # Re: Canonical est-elle encore une entreprise souhaitant développer le monde open source ?
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Mir, un serveur d’affichage de trop ?. Évalué à 4.
Par exemple, le fait que que tu puisses allègrement mixer des dépôts i586 et x86_64 sans qu'il ne trouve rien à redire et surtout qu'il t'installes les paquets de la mauvaise arch ? L'absence d'outils comme apt-cacher-ng pour te faire un proxy local, la gestion du multiarch, etc, etc.
Sans parler de rpm lui-même qui est quasiment entièrement impératif et nullement descriptif.
Je ne vais pas refaire l'histoire, mais je pense que Mandriva/Mageia basé sur apt/deb aurait pu faire aussi bien que Ubuntu. Le système de packaging n'est plus l'identité de la distro mais peut être un gros boulet.
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[^] # Re: Canonical est-elle encore une entreprise souhaitant développer le monde open source ?
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Mir, un serveur d’affichage de trop ?. Évalué à 6.
J'ai beaucoup de respect pour Mageia et ses développeurs mais ils n'ont encore pas résolu le retard technique accumulé par Mandriva: urpmi n'est pas à la hauteur d'apt, gestion du réseau aléatoire (pourquoi ne pas contribuer à NetworkManager ?), etc.
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[^] # Re: Canonical est-elle encore une entreprise souhaitant développer le monde open source ?
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Mir, un serveur d’affichage de trop ?. Évalué à 1.
Quand Ubuntu est arrivé, Debian se débattait avec des temps de release qui étaient super longs et, notamment, un XFree antédiluvien. Ils ont pris le marché de la distro "solide" (parce que basé sur Debian) ET grand public (qu'avait déja Mandriva, mais pas aussi solide que Debian).
Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, Mandriva a (quasiment) disparu sur le marché grand public et Debian a gardé la même qualité en améliorant ses temps de release.
Ubuntu a dominé le marché du desktop Linux grand public… soit, mais qui représente quel marché du PC (5% ? 10% ?). Marché du PC qui, lui même, est en train de s'effondrer pour être remplacé par les smartphones et autres.
Avec un peu de recul, et c'est là que je veux en venir, qu'a apporté Ubuntu au libre ? Je dirais… pas grand chose. La qualité est restée chez Debian et je n'ai jamais réussi une migration de version d'Ubuntu sans heurt. Personnellement, je trouve que des projets comme Gnome ou KDE ont apporté beaucoup plus puisqu'ils s'intègrent dans un écosystème (dispo sur plusieurs distros…) alors que Ubuntu, en faisant cavalier seul sur pas mal de technos a un impact plus réduit sur l'usage de Linux par des non initiés.
Malheureusement, MIR semble continuer dans cette mauvaise direction :/
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[^] # Re: Licence
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche FUSE-exFAT en version 1.0.0. Évalué à 10. Dernière modification le 26 janvier 2013 à 12:02.
Des différences, il y en a, je crois qu'une majorité de gens le savent. Par contre lesquelles, c'est une question non triviale. Et ce n'est pas pour parler de mon point de vue subjectif. J'ai des preuves:
* je connais au moins 3 tentatives communautaires de dresser un tableau des (in)compatibilités entre licences (et on pourrait difficilement taxer leurs auteurs d'ignorants), c'est dire si la tâche est peu aisée:
* http://www.dicosmo.org/FOSSLicenceMatrix/matrice.html
* http://gplv3.fsf.org/dd3-faq
* http://www.framabook.org/docs/optionlibre/OptionlibreDubonusagedeslicenceslibres/image/table_compatibilite_tout_objet_versionWEB.png
* on commence à voir émerger un business sur le sujet (cf Black Duck Software)
* enfin, si ici certains sont prêts à traiter l'auteur de non d'oiseaux, d'après Debian, le soft est libre (il est dans 'main').
Ma conclusion, la multiplication des licenses et leurs incompatibilités est en train de créer un sacré bordel pour l'économie du logiciel libre, je n'ai pas dit un danger mais je le pense très fort.
Les risques, amha:
- les entreprises qui n'ont pas les moyens de se payer un avocat vont faire l'autruche au risque de se planter,
- on va voir de plus en plus de développeurs utiliser des licences ultra-permissives (WTFPL ?), non pas par conviction mais par démission, ce qui est un peu dommage.
Jean
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# Gestion de session
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche For musicians only (*), ou petit panorama des éditeurs musicaux libres. Évalué à 2.
Salut,
Pour réagir au liminaire, connais-tu ladish ? J'ai un moment essayé de transformer mon PC en multi-effet, séquenceur et boite à rythme et j'avais le problème de redémarrer tout ces logiciels, les reconnecter à jack correctement etc.
À l'époque (2 ans environ), j'avais trouvé ladish, projet tout jeune mais déjà bien fonctionnel qui permet de définir des "studios", ou sessions, qui peuvent comprendre en ensemble d'applis à démarrer (minimum), leur connexion à jack (pour certaines) voire leur état de démarrage (pour les plus intégrées). Je ne sais pas trop où en est le projet aujourd'hui, mais ça m'avait l'air vraiment prometteur.
Bon, ceci dit, je préfère toujours prendre mon violon et jouer en acoustique: je touche assez aux ordinateurs pour mon boulot, un peu de simplicité est la bienvenue quand il s'agit de faire un boeuf :)
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# Encore faudrait-il qu'il ait quelque chose d'intéressant à dire...
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche How-to inviter Richard Stallman à une conférence. Évalué à 9. Dernière modification le 14 décembre 2012 à 12:00.
J'ai eu l'occasion de le voir une fois. Je dois avouer que, comme beaucoup de personnes présentes, j'ai été très déçu par son intervention.
Bien sûr, ce qu'il a apporté en matière de libertés à l'informatique, donc à la liberté de l'information, donc… j'arrête là.
Le sujet de l'intervention était d'élargir le concept du libre aux autres créations humaines. Là, j'ai vraiment eu l'impression d'un vieux gourou auquel on demande son avis sur tout et n'importe quoi, et qui répond complètement à côté parce que c'est pas son sujet. Alors, erreur de casting de la part des organisateurs ? Prétention de sa part ?
Au résultat,
Bref, c'est un geek, qui a beaucoup fait pour l'informatique. Si les concepts qu'il a mis en place pour l'informatique sont maintenant présents dans d'autres productions humaines, c'est très bien, mais il faut sûrement aller interroger d'autres personnes pour faire avancer le débat. Après tout, il n'a pas non plus inventé l'échange, l'entraide, etc. Il l'a "juste" formalisé pour l'informatique, merveilleuse tâche, mais pas la peine d'en faire plus.
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[^] # Re: Et si l'équipe de GNOME avait raison ?
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Xfce, Gnome, Ubuntu, Linux et Debian sont dans le Nautilus.... Évalué à 2.
Waouh l'autre, il veut dire du bien de Gnome 3, non mais ça va pas la tête ;)
Et bien, moi aussi, j'aime bien Gnome 3. Oui, j'utilise quelques extensions pour compléter ce qu'il me manque de fonctionnalités. Il y a bien quelques choix absurdes (pas de 'power off' dans le menu principal…) mais, honnêtement, en face, qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai utilisé KDE 4 pendant pas mal de temps, trop de bugs, désolé. Je dois dire que, pour moi, le plus important est le mail/agenda et je veux quelque chose d'intégré. Et je confirme, Gnome pour l'instant, est intégré et stable. En plus c'est joli (subjectif). Ensuite, il faut reconnaitre que Gnome que le choix, un peu poussé à l'extrême des fois, de la simplicité, a quand même permis de ne pas avoir à bidouiller ses fichiers de conf pour le réseau (qui sait comment configurer une connexion 3G sans NetworkManager ? switcher de réseau wifi aussi facilement ?), pour l'impression ?, pour le multi-écran ?
Je connais parfaitement ma distro et je saurais faire tout cela 'à la main', j'ai juste envie de passer mon temps à faire des choses utiles, et pas reconfigurer mon système quand je branche une clé USB, quand je dé-dock mon ordi ou autre choses de la vie de tous les jours d'un informaticien. Et pour ça, Gnome y est pour beaucoup…
Alors, dès que j'ai le temps, promis, je contribue à Gnome, mais je ne suis pas encore prêt à changer de bureau.
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[^] # Re: Encore une fois...
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse à la dépêche Nouvelles technologies à l’assaut de la démocratie éthiopienne. Évalué à 1.
+1 sur l'analyse.
C'est pour ça que l'état doit être plus fort que les entreprises. Une entreprise n'est pas démocratique, et n'a que faire des intérêts des autres. Certains d'entre nous essayent de ménager la chèvre et le chou en travaillant pour des entreprises qui font du logiciel libre, avec une notion du partage un peu plus avancée que dans le modèle "classique".
Le problème est simple: l'état Éthiopien lance un marché. FT participe ou ne participe pas. S'il ne participe pas, il perd des parts de marchés, car quelqu'un répondra. Dans un cas comme celui là, pour donner à FT les moyens d'être "morale" et, donc, de ne pas participer à ce marché sans mettre en péril son business, est que l'état, ou une structure au-dessus (ONU, etc) établisse des règles qui empêche les concurrents de FT de participer. On appelle ça un embargo. À manier avec précaution: il faut être sûr que l'embargo soit démocratique, c'est-à-dire qu'il soit décidé en fonction des intérêts du peuple, et pas pour privilégier une autre entreprise.
Donc la solution est super simple d'un côté: entreprises morales = contrôlées par des règles démocratiques. D'un autre côté, si la démocratie est une belle idée, elle reste à être mise en œuvre…
Jean
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[^] # Re: C'est simple
Posté par Jean Parpaillon (site web personnel) . En réponse au journal Android ça pue c'est pas libre. Évalué à 8.
Sans prétendre avoir "la" définition du libre, je persiste à dire que le système n'est pas libre. À vrai dire, il n'y a (quasiment) pas de système libre en informatique dans la mesure ou une grande partie du hardware ne l'est pas, même sur un PC.
Dans tous les cas, d'un point de vue utilisateur, et c'est le plus important, ce n'est pas libre. Et je suis réellement bloqué. Je laisserais de côté l'argument "j'aurais dû acheter une tablette rootable". Qu'on me pointe une tablette à la hauteur en matériel libre et on en reparlera.
Si certains sont contents parce que le code est sous license GPL ou je ne sais quelle autre license libre, c'est très bien pour eux. Merci de faire avancer le débat !
D'une part, on peut me mettre le code source qu'on veut dans une archive sur le site du constructeur, si je ne suis pas capable de le recompiler et de l'installer moi-même sur mon matériel, ce code et cette license ne valent strictement rien !
D'autre part, comme évoqué, pas mal de drivers ne sont pas libres,
Enfin, et c'est bien le point le plus important il me semble, le but du libre est bien de garantir le contrôle par les utilisateurs de leur outil informatique, et non pas de respecter telle ou telle license. Le matériel d'aujourd'hui ne ressemble pas beaucoup à celui du début des années 80, et la réflexion devrait être aujourd'hui: qu'est-ce qui me garantit que l'ensemble matériel+OS+applications ne va pas devenir une brique si le fabricant ou un autre acteur le décide pour moi ? Aujourd'hui, dans beaucoup de cas, la réponse est non, même si un tout petit bout de logiciel constituant l'ensemble (=le noyau et quelques autres trucs autour) sont libres.
Jean
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