Journal De la contagion des discours sur lézécrans chez les parents

Posté par  . Licence CC By‑SA.
14
7
fév.
2026

Bon week' nal !

Petite réflexion personnelle, pas du tout étayée par une quelconque étude à la méthodologie rigoureuse, ce qui pourrait m’être reproché vu le sujet.

Depuis des années les médias grand-public (rien de péjoratif, la littérature en sciences humaines ou en pédagogie est absconse voire frise avec l’ésotérisme hermétique) diffusent des messages de « prévention » sur le danger dézécrans.
Suivant le principe qu’à tout problème complexe il existe au moins une solution simple et fausse, j’ai à titre personnel plus appétence pour les travaux d’Anne Cordier que pour les chroniques bolloréennes. Pourtant force est de constater que ces derniers sont en train de gagner.

Tu sais aussi cher 'nal que j’exerce le plus vieux beau métier du monde en collège donc avec des zenfants de 11 à 15 ans et j’ai cru vivre un point de bascule cette année. Trois points marquants :
- Les 6ᵉ sont complètement perdus devant un ordinateur. J’ai d’abord mis ça sur le fait que les postes du collège sont des desktops classiques bien éloignés des périphériques tactiles (téléphones et tablettes) mais cela dure et les problèmes semblent plus profonds. Beaucoup me disent ne pas avoir touché un truc pareil à l’école primaire. Je n’ai pas eu l’occasion d’échanger avec mes collègues PE là-dessus.
- Je fais pas mal travailler (en 4ᵉ et 3ᵉ surtout) les élèves avec leur smartphone. Le taux d’équipement baisse un peu (quasi 100% jusqu’à présent) mais ils sont surtout plus nombreux à avoir des « briques » totalement verrouillées par contrôle parental quasi-total. Non ce n’est pas un problème économique vu le profil socio du collège ce sont des choix éducatifs.
- Enfin ce qui m’interpelle vraiment, jamais vu depuis cette année, ce sont certains choix de sujet pour l’oral du brevet.

L’oral du brevet porte sur un thème, choisi par l’élève, qui doit rentrer dans des « parcours éducatifs » (je passe le jargon). Un de ceux-là est le « parcours santé ». Sur mes deux classes de 3ᵉ il y a trois sujets qui portent sur « les dangers du smartphone », « les réseaux sociaux et les jeunes », et « les écrans et le cerveau » 

J’ai été lâche, j’ai choisi d’encadrer et de préparer d'autres élèves (et puis d’autres collègues s’étaient déjà positionnés pour ce suivi). Je n’ose pas trop imaginer le gloubiboulga qui va sortir de tout cela.

Oui je sais je manque d’optimisme aujourd’hui et pourtant il y a du soleil dehors. Je vais m’enfermer au garage et faire de la menuiserie. Ça détend.

  • # Y'a le bon et le mauvais écran

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+12/-0). Dernière modification le 07 février 2026 à 12:59.

    C'est vrai qu'on voit une diabolisation des écrans et en tant que parent, moi même j'ai du mal à faire comprendre à mes enfants. J'essaie de faire passer le message (déjà plutôt simpliste) qu'il faut différencier :
    - usage passif vs. actif
    - usage accompagné vs. seul
    - choix de l'activité vs. activité choisie par l'algorithme (je veux regarder X vs. l'algorithme me fait regarder Y)
    - usage modéré vs. signes de dépendance(1) (temps passé, difficulté à faire autre chose, impossibilité de s'arrêter malgré l'envie, …)
    - usage connecté (et les risques associés en l'absence de contrôle) vs. usage déconnecté
    - spectre d'activité de "qualité" diverse pour le cerveau: regarder un film, jouer à Minecraft, doom scroller, programmer en Scratch ou en python, écrire un roman … Ce sont autant d'usages des écrans qui n'ont pourtant rien à voir. Ils ne nécessitent pas les mêmes limites (de temps par exemple) ni le même accompagnement.

    Pour ma part, mes enfants ont un ordinateur portable avec limite de temps (durée et heures de la journée, différentes en semaine et weekend) et proxy avec "liste blanche" très restreinte pour l'accès à Internet. J'essaie dans la mesure dunpossible d'accompagner les activités les moins nobles (jeux, films/séries, accès internet) qu'ils peuvent avoir en dehors de leur ordinateur, mais c'est clairement de plus en plus difficile (ils entrent dans l'adolescence).

    (1) À ce sujet, ma fille montre des signes de dépendance aux livres (difficulté à lui faire lacher un livre pour venir à table, jouer avec ses amis, … besoin irrépressible d'emmener ses livres partout avec elle, peur de ne pas en avoir pris assez). C'est, de manière intéressante, beaucoup moins considéré comme problématique par les parents autour de nous (qui nous disent même à quel point on est chanceux).

    • [^] # Re: Y'a le bon et le mauvais écran

      Posté par  . Évalué à 10 (+8/-0).

      C'est, de manière intéressante, beaucoup moins considéré comme problématique

      Pourtant au 18ᵉ siècle, il était préconisé de tenir le public fragile et influençable (comprendre les femmes et les enfants) éloigné des romans.

      • [^] # Re: Y'a le bon et le mauvais écran

        Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 6 (+3/-0).

        J'ai eu une grand-tante qui expliquait qu'il ne fallait pas prendre l'habitude de lire au lit. J'avoue avoir été très perplexe (ce n'est pas quelqu'un qui lisait beaucoup, mais elle était issue de la bonne bourgeoisie catholique).

        Je n’ai aucun avis sur systemd

        • [^] # Re: Y'a le bon et le mauvais écran

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2 (+0/-0).

          C'est potentiellement un bon conseil dans le bon contexte si

          • c'est de la lecture qui ne fait pas partie de ta routine pour t'endormir, et
          • que tu as des troubles du sommeil

          Là, un conseil c'est d'entrainer ton cerveau à relier le lit à dormir, et j'imagine que lire dans le lit en journée peut troubler ce lien.

          Mais sinon, lire avant de s'endormir, je crois que c'est même plutôt conseillé, surtout, d'ailleurs, quand ça peut remplacer une utilisation stimulante d'un écran.

        • [^] # Re: Y'a le bon et le mauvais écran

          Posté par  . Évalué à 3 (+2/-0). Dernière modification le 09 février 2026 à 10:26.

          j'ai connu une famille ou les enfants lisaient beaucoup, ou pendant les vacances on leur interdisait de lire :)

          je trouvais cela vraiment bizarre

    • [^] # Re: Y'a le bon et le mauvais écran

      Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4 (+1/-0).

      À ce sujet, ma fille montre des signes de dépendance aux livres (difficulté à lui faire lacher un livre pour venir à table, jouer avec ses amis, … besoin irrépressible d'emmener ses livres partout avec elle, peur de ne pas en avoir pris assez). C'est, de manière intéressante, beaucoup moins considéré comme problématique par les parents autour de nous (qui nous disent même à quel point on est chanceux).

      C'est un comportement qui peut être problématique (en effet, expérience, toussa). La différence avec les réseaux sociaux toutefois c'est que ça n'est pas interactif (disons que l'interactivité est très très limitée vu que le bouquin ne va pas te répondre même si tu le commentes énormément), qu'un roman ne se présente pas comme la réalité et que ça ne déclenche pas de modes idiotes et dangereuses. En prime tu peux plus facilement trier ses lectures (enfin plus facilement, j'en connais qui s'est fait piquer à lire du Troyat en CP vu qu'elle avait lu toute la bibliothèque familiale pour enfant, qu'elle se servait du coup dans celle de sa mère et qu'elle s'enquiquinait en CP, un peu plus tard, on l'a chopé avec La Bête humaine de Zola dans les mains).

      Je n’ai aucun avis sur systemd

    • [^] # Re: Y'a le bon et le mauvais écran

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 8 (+6/-1).

      Ça me rappelle le combat que des infirmières scolaires ont dû mener pour que l'éducation à la sexualité et à la vie amoureuse ne soit pas réduite "aux dangers de la sexualité"

    • [^] # Re: Y'a le bon et le mauvais écran

      Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0). Dernière modification le 08 février 2026 à 17:02.

      nous disent même à quel point on est chanceux

      Chanceux, parce que bien sûr, ça n’a rien à voir avec l’éducation qu’elle a reçue…

      • [^] # Re: Y'a le bon et le mauvais écran

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4 (+3/-0).

        Je connais plein d’exemples de fratries où certains enfants lisent pour leurs loisirs, et parfois sans modération, et où d’autres enfants de cette même fratrie lisent presque pas ou pas du tout. Bien sûr l’éducation familiale est l’un des facteurs les plus décisifs pour que les enfants aient le goût de la lecture, mais c’est loin d’être le seul. Qu’un enfant ait certains goûts et certaines dispositions ne dépend pas seulement de son éducation, mais aussi de ses rencontres (amis, mentors, professeurs…), de son caractère, de sa génétique, de ses liens privilégiés avec tel membre de sa famille plutôt que tel autre… bref des hasards de la vie et de la chance.

        • [^] # Re: Y'a le bon et le mauvais écran

          Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 5 (+2/-0).

          Pareil, à commencer par la mienne :-)

          Là où l'éducation et le milieu aident c'est dans l'accès au livre et la faculté laissée aux enfants d'avoir du temps pour lire. Mais ça ne va pas plus loin.

          Je n’ai aucun avis sur systemd

          • [^] # Re: Y'a le bon et le mauvais écran

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5 (+4/-0). Dernière modification le 09 février 2026 à 16:49.

            Dans la liste des éléments familiaux et sociaux qui augmentent les chances d’avoir des enfants lecteurs, j’ajouterais aussi, en supplément de ce que tu dis : l’exemple (voir ses parents lire), l’habitude d’entendre des histoires lues, la valeur qui est attribuée à la lecture dans la famille (certains milieux la considèrent comme futile, et d’autres comme presque sacrée), le silence (difficile de lire si la télévision fonctionne à plein volume), la taille du logement (avoir sa propre chambre aide à la concentration).

  • # Jeu spécialisé

    Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

    À toute fin utile, pour le magasin de ma copine on a commandé le jeu de société Deconnexio, le jeu pour se libérer des écrans. Pas encore testé, mais on s'est beaucoup renseigné : en tant que jeu c'est pas mal sans plus (dépend des âges), mais le contenu est très bon (une spécialiste a bossé dessus). C'est pour toutes les tranches d'âge scolaire.

  • # les zecrans sai le bien

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10 (+17/-1).

    Quand j'étais enfant on disait qu'il valait mieux jouer dehors: les jeux videos rendaient violents, les jeux de rôle faisaient perdre le sens des réalités, les mangas rendaient débiles, l'informatique rendait faible…

    Mais pour moi le plus grand risque etait d'aller jouer dehors et de devenir footeux.

    Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.

  • # et les grands enfants

    Posté par  (Mastodon) . Évalué à 10 (+11/-0).

    C'est marrant qu'on diabolise l'usage des réseaux sociaux et des écrans chez les enfants mais absolument pas du tout pour ceux qui ont un droit de vote.

    Parce que toutes les personnes adultes et agées qui ont la télé allumée 12h par jour et se lavent le cerveau avec des clichés et des mensonges il y en a plein.

    • [^] # Re: et les grands enfants

      Posté par  . Évalué à 6 (+4/-0).

      C'est généralement justifié par le fait que les adultes ont des mécanismes de régulation que les enfants n'ont pas.

      C'est supposé être valable pour l'alimentation, les sucres en particulier, mais avec plein d'autres choses.

      En pratique, beaucoup d'adultes consomment compulsivement en jouant les malins (que ce soit la bouffe, les réseaux sociaux, la télé/la VOD). Ça s'explique parce que les mécanismes d'addiction et de mise en dépendance sont plutôt bien compris de nos jours, et exploités à fond par les personnes qui ont un truc à vendre.

      J'aime bien quand mes gamines me font remarquer que je passe trop de temps sur Linuxfr, par exemple. Je me dis qu'elles seront peut-être mieux armées que moi :).

  • # Il n’y a pas si longtemps…

    Posté par  . Évalué à 4 (+3/-0).

    Le danger, c’était la Télé. Trop la regarder était sensé vous transformer en légume, et donc je ne vous fais pas le dessin de ce qui devait nous arriver à nous, qui avons passé des mercredis entiers devant le Club Dorothée. C’était l’époque de la croisade de Ségolène Royale contre les « japoniaiseries ».

    Rien de nouveau sous le Soleil.

    « Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »

  • # un autre angle

    Posté par  . Évalué à 10 (+8/-0).

    On pourrait aussi tout simplement accepter que les enfants ont besoin de la régulation des parents dans à peu près toutes les activités auxquelles les enfants accordent une immense importance, une nécessité quasi-vitale et qu'on ne peut interdire sans les frustrer terriblement. Rappelez-vous: est-ce plus difficile de limiter les écrans, les sorties, le sport, la boisson, … sans déclencher de drames?

    Le contrôle parental est efficace sur les mobiles. Quand les enfants le contourne c'est signe qu'ils avancent et c'est bien.

  • # Plan informatique pour tous ???

    Posté par  . Évalué à 4 (+4/-1).

    J'ai l'impression que les enfants en primaire ne font plus du tout de travail sur ordinateur (pas dans l'école de mes enfants en tout cas), alors qu'on bricolait sur des MO5 et TO7 dans les années 80…
    C'est peut être pour limiter l'exposition aux écrans LCD qui ont l'air aujourd'hui plus nocifs que les écrans CRT monochromes de l'époque…

    • [^] # Re: Plan informatique pour tous ???

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 9 (+6/-0).

      J'ai l'impression que les enfants en primaire ne font plus du tout de travail sur ordinateur (pas dans l'école de mes enfants en tout cas), alors qu'on bricolait sur des MO5 et TO7 dans les années 80…

      Les années 80, c'était l'âge d'or de l'informatique à l'école. Dès les années 1990, ça a commencé à décliner, ces ordinateurs prenaient la poussière.

      Dans les années 2000, on est passé brièvement par une phase de bureautique à l'école, ce qui n'est pas forcément inintéressant à condition d'être bien enseigné, ce qui n'est à peu près jamais le cas.

      Maintenant, la tendance c'est plutôt bureautique en permanence, pour les cours comme les devoirs. Et question enseignement de la chose, c'est inexistant, les enfant sont censés apprendre tout seuls comment utiliser Word et Powerpoint, en gros. Inutile de dire que c'est superbement inefficace.

      Mon enfant n'est pas encore en âge d'être concerné par cela, mais je m'inquiète sérieusement. Je ne suis pas du tout sûr d'être en mesure de lui trouver un collège qui ne soit pas saturé par des cours sur écran, des exposés à préparer sur ordinateur et des devoirs à découvrir le soir sur ENT.

      • [^] # Re: Plan informatique pour tous ???

        Posté par  . Évalué à 4 (+2/-0).

        Je ne suis pas du tout sûr d'être en mesure de lui trouver un collège qui ne soit pas saturé par des cours sur écran,

        je peux te rassurer sur ce point, il n'y en a pas tant que ça.

        des exposés à préparer sur ordinateur

        C'est plus problématique, pas tant sur la quantité (si un élève fait deux exposés par an, c'est beaucoup) que sur le contenu et la forme.
        C'est plus un problème de formation des enseignants pour qui, pour beaucoup, « exposé = povrepointe » sans plus se préoccuper d'apprendre aux élèves à l’utiliser (ou à utiliser autre chose) et à apprendre à faire le nécessaire travail de sélection et évaluation des sources.

        J'ai fait des formations « numérique pédagogique » avec des étudiants M2 MEEF (qui seront donc profs l'an prochain). C'est très hétérogène pour les compétences « techniques » et assez faible pour le côté péda. Sur ce dernier point, c'est compréhensible pour des pré-débutants et regrettable que le volume de formation ne permette pas beaucoup plus. Ce qui est plus dérangeant, ce sont les retours qu'ils m'ont fait de leurs tuteurs de terrain de stage (en établissement donc) : beaucoup de refus de la part des anciens, pourtant sélectionnés par leur inspection. On est donc très loin de la surcharge en matière de numérique scolaire…

        et des devoirs à découvrir le soir sur ENT.

        Reproche récurent hélas.

        Parfois justifié. Parfois non, les élèves se reposant trop sur l'hypothétique dépôt des devoirs sur l'ENT, même quand les devoirs ont été donnés en classe en temps et en heure, ils ne sont pas notés sur le moment par les élèves.

        Je reconnais que ce double emploi est stupide mais il provient, à mon avis, d'un glissement de la fonction du « cahier de texte ». À l'origine, ce gros cahier (vert et lourd, transporté par les élèves d'heure en heure) est un document destiné à l'inspection et pas du tout aux élèves. Le prétexte « ça permet aux absents de rattraper » étant juste un prétexte pour que les élèves acceptent de le transporter. Celui-ci s'est numérisé sans que sa fonction ait été remise en cause.

        • [^] # Re: Plan informatique pour tous ???

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4 (+1/-0).

          Je reconnais que ce double emploi est stupide mais il provient, à mon avis, d'un glissement de la fonction du « cahier de texte ». À l'origine, ce gros cahier (vert et lourd, transporté par les élèves d'heure en heure) est un document destiné à l'inspection et pas du tout aux élèves. Le prétexte « ça permet aux absents de rattraper » étant juste un prétexte pour que les élèves acceptent de le transporter. Celui-ci s'est numérisé sans que sa fonction ait été remise en cause.

          C'est la première fois que j'entends ça, et c'est peut-être une des raisons pour lesquelles, personnellement, j'ai toujours trouvé que le cahier de texte, organisé par jour de la semaine, était un outil remarquablement inadapté pour noter les devoirs à faire pour chaque jour. Je crois que j'en ai utilisé un pendant six mois, avant de le remplacer par un agenda, dont le nom correspond tout à fait à cette fonction : agenda en latin, c'est « des choses à faire » (ok, [des choses] devant être faites si on veut une traduction littérale).

          Mais il reste du coup une question en suspens : si le cahier de texte était destiné à noter plutôt les cours donnés tel ou tel jour (fonction pour laquelle un agenda serait également plus facile à utiliser, soit dit en passant), sur quoi les élèves étaient-ils censés noter les devoir à faire ?

          • [^] # Re: Plan informatique pour tous ???

            Posté par  . Évalué à 6 (+4/-0).

            Attention j’ai été insuffisamment précis : je ne parle pas du cahier de textes des élèves (remplaçable avec plus ou moins de bonheur par un agenda) mais le cahier de texte de classe.

            Un gros cahier par classe, avec un onglet par matière où chaque prof consigne, séance après séance, le travail réalisé, les documents distribués, évaluations etc.
            C’est ce cahier qui est un document d’inspection, demandé par les inspecteurs lors des inspections, peut recevoir le visa du chef d’établissement (j’en ai connu un qui vérifiait effectivement le remplissage) et devait être conservé x années
            Document officiel donc, sans intérêt véritable pour les élèves, ceux-ci préférant rattraper en demandant aux copains copines
            Sauf qu’il fallait le transporter de salle en salle tout au long de la journée. Histoire de faire gober le truc aux élèves et les charger du transport, on a essayé de leur faire croire que c’était pour eux…

            Ce cahier a été numérisé sans réelle réflexion sur sa pertinence et le but recherché

      • [^] # Re: Plan informatique pour tous ???

        Posté par  . Évalué à 2 (+1/-0).

        C'est vrai que les cours de techno sur PC de marque Kenitec en 94-95 ça vendait déjà moins du rêve ! C'était assez fragile, le bouton de démarrage qui te reste dans la main…

  • # un smartphone, à 14 ans, à eux?

    Posté par  (Mastodon) . Évalué à 3 (+5/-4). Dernière modification le 08 février 2026 à 23:22.

    Je fais pas mal travailler (en 4ᵉ et 3ᵉ surtout) les élèves avec leur smartphone.

    un parent qui donne à son enfant de moins de quinze ans, un smartphone, lui permettant d'échapper à la surveillance directe et permanente du parent à toute activité sur internet?

    à méditer :

    J’ai fait un entretien cette semaine avec une maman au sujet de l’absentéisme de son enfant de 6 ans. Il fait semblant de s’endormir et joue à Fortnite jusque 3 heures du matin. Résultat: l'enfant n'est pas en état d’aller à l’école. Sans vouloir jouer les vieux c…, on va droit dans le mur!»
    https://www.slate.fr/story/171420/jeux-video-liste-noel-offrir-cadeau-enfant-education-fortnite

    Smartphone interdit ! | ARTE Regards
    https://youtu.be/D7WBQb0VBhA?t=198

    pour moi, un ado de moins de quinze ans qui a accès internt en autonomie, est de facto échec de responsabilité parentale. Console, vhs ou télé, rien n'était possible au salon sans la présence parentale permanente. Protection vérifiée, avenir sain et serein.

    • [^] # Re: un smartphone, à 14 ans, à eux?

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7 (+4/-0).

      L'ennui, c'est que la société s'organise progressivement pour rendre le non-recours à ces machins de plus en plus coûteux.

      Sauf forcément parler de smartphone, aujourd'hui, qui laisserait un ado sans téléphone ? Apparemment, ça inquiète beaucoup de parents de ne pas pouvoir téléphoner à leur enfant, ou que leur enfant ne puisse pas leur téléphoner. Ou téléphoner à ses amis peut-être.

      Le même genre de mécanisme est sans doute à l'œuvre pour la connexion à Internet permanente.

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