• # Aperçu

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 1.

    En même temps sans le texte complet…

    • [^] # Re: Aperçu

      Posté par  . Évalué à 9. Dernière modification le 20/01/22 à 09:25.

      Il n'y a pas une bibliothèque dans votre ville ?

      Sinon, pour 15 euros (et un an de validité), à travers la BNF, vous avez un accès à peu près illimité à la presse francophone et internationale en ligne. Le monde diplomatique est disponible dans Europresse. cf https://threadreaderapp.com/thread/1482037482858463236.html

      • [^] # Re: Aperçu

        Posté par  . Évalué à 5.

        Merci pour l'info! Je ne connaissais pas ce service de la BNF et ça à l'air super. :O

      • [^] # Re: Aperçu

        Posté par  . Évalué à 3.

        https://reports.exodus-privacy.eu.org/en/reports/com.newspaperdirect.pressreader.android/latest/

        10 trackers dont facebook et google, 15 permissions dont l'accès à la localisation…

        Tant pis à moins que l'inscription à la BNF soit suffisante pour utiliser ce service dans un navigateur ?

        Ce commentaire passe-t-il les trois tamis de Socrate ? -- https://linuxfr.org/suivi/autoriser-la-correction-limitee-de-commentaires-apres-les-5min

        • [^] # Re: Aperçu

          Posté par  . Évalué à 3.

          Les ressources accessibles à distance sont accessibles depuis un navigateur. Lorsque vous êtes sur la page https://bdl.bnf.fr/bases-de-donnees-par-titre :
          - cliquer sur une ressource amène à une page de connexion BNF
          - lorsque la connexion est validée, vous arrivez sur le site (PressReader ou autre) avec un accès aux données qui y sont

  • # Dès le titre on peut dire que ça part mal...

    Posté par  . Évalué à 5.

    Et le peu que j'ai pu en lire avant le mur de paiement n'incite pas à creuser.

    • [^] # Re: Dès le titre on peut dire que ça part mal...

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7.

      Déjà en lisant le titre le début on se dit que l'auteur de l'article n'aime pas le libre : rappelons que le libre est "pour tous les usages", cette phrase comprend donc le "mastodontes de l’industrie" conspué.

      et par pillage, ils ne disent pas comment, on a l'impression qu'utiliser la liberté explicitement donnée est considéré comme horrible par certains, faudrait ce décider si on laisse une liberté ou pas.

      Et quel gros mélange entre libre et copyleft, comme si le copyleft était la seule possibilité de faire du libre!

      Toujours cette impression que des gens n'ont pas compris que libre ne veux pas dire "comme moi je veux" mais "pour tous y compris mon plus grand ennemis"… Faudrait qu'ils créaient un mouvement et une licence correspondante si ils veulent exclure leurs ennemis (et la on se trouvera à admirer une bataille car personne ne sera d'accord sur la définition d'ennemi).

      De ce qu'on peut lire de l'article, c'est plus une insulte au libre qu'une défense.

      • [^] # Re: Dès le titre on peut dire que ça part mal...

        Posté par  . Évalué à 8.

        Ils disent surtout que cette situation même à un problème qui aura pour conséquence probable de voir des tas de développeurs se détourner du libre, donc de l'affaiblir.

        Chaque fois que tu en parles tu as raison: il n'y a pas de morale à mettre dedans. Mais les effets de bords (de la non-mesure dans les utilisations) sont / risquent d'être tout à fait concrets.

        Pour moi c'est un problème inhérent au libéralisme plus qu'au logiciel libre, d'ailleurs.

        • [^] # Re: Dès le titre on peut dire que ça part mal...

          Posté par  . Évalué à 4.

          Si tu ne mets aucune morale tu es dans le camps « open source ». Donc plutôt « on fait ça parce que c’est efficace ». Par conséquent tu te soucies de ces effets de bords qui pourraient nuire à l’efficacité, c’est un peu un résultat paradoxal. ça réintroduit le bien et le mal là dedans, en plus d’une morale de « c’est efficace donc c’est bien », il faut se soucier des intuitions morales des autres parce que ça pourrait nuire à l’efficacité … il semble que finalement la morale nous rattrape quand on tente de s’y extirper.

  • # Etonnant mais après analyse compréhensible bien que semant la confusion

    Posté par  . Évalué à 10. Dernière modification le 20/01/22 à 12:53.

    Je cite le texte en question partie disponible pour savoir de quoi l'on parle :

    Le pillage de la communauté des logiciels libres
    Pendant que l’utopie numérique rêvée trente ans plus tôt enfantait un supermarché à partir de 1990, un groupe d’irréductibles maintenait envers et contre tout un projet fidèle aux origines : le logiciel libre. Coopté, récupéré et trahi par les mastodontes de l’industrie, le voici fragilisé.

    En marge de l’industrie des nouvelles technologies, dans les années 1990, un autre monde numérique émerge. Des développeurs bénévoles distants géographiquement se structurent en communautés pour construire de manière collaborative des logiciels concurrents des offres dites « propriétaires » : le système d’exploitation Linux, le serveur Web Apache ou le lecteur multimédia VLC en sont des exemples connus. Ils abandonnent les droits exclusifs sur leur production non seulement parce qu’ils perçoivent des bénéfices non financiers (plaisir, apprentissage, réputation, offres d’emploi), mais aussi pour des raisons morales : une licence dite « copyleft » (comme la licence publique générale, GPL) accorde aux utilisateurs les droits d’exécution, de copie, de modification et de distribution du code informatique. Elle impose aussi le maintien de ces libertés dans toutes les versions dérivées du logiciel. Où en est aujourd’hui le mouvement du logiciel libre ?

    La réponse n’incite guère à l’optimisme : il a été coopté, intégré et récupéré par les colosses de la Silicon Valley, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft (Gafam). Au point que les logiciels open source (pour « code source ouvert », un terme adopté dans le milieu industriel pour parler du logiciel libre sans parler de… libertés ! ) se trouvent désormais au cœur de l’économie numérique. Selon un sondage réalisé en 2018 auprès de 1 200 professionnels de l’informatique, plus de neuf applications sur dix contiennent des fragments de programmes issus du monde « libre ». L’intégration débute au début des années 2000 chez IBM et s’achève en 2018 avec le rachat par Microsoft de la plate-forme de développement collaborative GitHub pour 7,5 milliards de dollars. Les entreprises paient certains développeurs, profitent du travail gratuit des bénévoles, et les intellectuels critiques qui voyaient dans le « libre » un outil d’émancipation en sont pour leurs frais.

    Dans ce processus d’appropriation, deux acteurs ont joué un rôle essentiel de passerelle entre le monde des entreprises et celui (…)

    Je comprends que le titre porte à confusion (pillage de ce qui est librement disponible et utilisable et distribuable ? ce concept est-il pertinent pour appréhender la question ? ) et dès lors je comprends les critiques de Zenitram plus haut mais en tant qu'article de vulgarisation (le monde diplomatique ) et en tant qu'article partiellement accessible (donc je ne vais pas me prononcer sur le reste qui ne l'est pas) je trouve que le point de vue des auteurs ( Laure Muselli, Mathieu O’Neil, Fred Pailler & Stefano Zacchiroli ) ne me semblent pas à côté de la plaque en soi. D'autant que Stefano Zacchiroli a été Debian Project Leader (https://fr.wikipedia.org/wiki/Stefano_Zacchiroli ), ce qui m'incite à penser qu'il connaît le sujet un peu mieux que des journalistes généralistes qui ne font pas partie du domaine.

    1. Le bref historique me semble assez correct
    2. Les motivations des développeurs de passer en logiciels libres me semblent aussi assez bien décrite (éthique et pratique )
    3. Les exemples sont pertinents et les plus connus du grands public (VLC, Apache, Linux)
    4. On parle des GAFAM et pas seulement des GAFA
    5. L'usage et l'intégration par les GAFAM de logciels libres me semble objectivement vrai (au moins pour Apple dont on est certain via sa page open source , j'imagine qu'en cherchant un peu on devrait trouvé les infos chez les autres GAFAM )
    6. Le point de vue open source adopté par les GAFAM me semblent correspondre aux différentes discussions entre libertés et aspects pratiques depuis de longue date au sein même de la communauté (courant Stallman / Torvalds)
    7. Ils donnent des éléments concernant le rachat de github par l'un des GAFAM
    8. Le point principal de débat semble se situer dans les phrases suivantes :

    8.1 > "Les entreprises paient certains développeurs, profitent du travail gratuit des bénévoles, et les intellectuels critiques qui voyaient dans le « libre » un outil d’émancipation en sont pour leurs frais."

    8.2 > "Dans ce processus d’appropriation, deux acteurs ont joué un rôle essentiel de passerelle entre le monde des entreprises et celui (...)"

    Pour le point 8.1 je pense que c'est une description assez correct des faits , les entreprises (et les GAFAM ici) bénéficient effectivement du travail de la communauté du libre. Je ne sais pas qui désigne "les intellectuels critiques" mais du point de vue de la communauté le courant pronant l'usage du copyleft sont effectivement plus critique de l'intégration dans les projets propriétaires des GAFAM de briques libres sans obligation de garder le caractère de logiciel libre aux destinataires de ces logiciels en aval (en général les utilisateurs finaux). Le point principal c'est que cela brise l'égalité de traitement des utilisateurs accordé par les licences libres en amont.

    Pour le point 8.2, ce processsus n'implique pas que le traitement soit qualifiable appropriation* , en effet, si une licence permissive est utilisé et intégré dans du logiciel propriétaire, l'éditeur de ce dernier n'a fait qu'utiliser lui même les libertés accordés par la licence permissive, y compris celle de ne pas continuer la chaine de transmission de ces droits en aval.
    Je ne pense pas qu'on puisse qualifié ce processus d'appropriation car il ne lui était pas à la base interdit d'avoir ce type de comportement. Est-ce qu'il y une forme de mise en exclusivité du logiciel en aval (oui pour toutes les modifications), non si le logiciel n'a pas été changé. Peut-on critiqué ce caractère de mise en exclusivité par des éditeurs de logiciel propriétaire d'un point de vue juridique ? non je pense pas . Peut-on critiquer ce comportement d'un point de vue éthique ? oui on ne pas être d'accord avec ce comportement au delà du juridique, dans une perspective plus large (par exemple il ne semble pas éthique/moral d'adopté un tel comportement même si sur le plan du droit c'est faisable). Est-ce que c'est ce que font les auteurs ? oui apparement .
    Y-a-t-il un problème de cohérence ? non si on adopte le point de vue qu'il serait nécessaire de continuer à transmettre les droits qu'on a reçu /utilisé pour s'assurer que d'autres personnes puisse les recevoir et pour permettre de favoriser un comportement de réciprocité mutuel entre utilisateurs/développeurs dans la communauté. Cela ne me semble pas incohérent en soi, même si on peut ne pas être d'accord sur cette position.

    Donc ce qui me semble de mon point de vue poser problème c'est l'utilisation d'une approche (d'un concept) de logiciel propriétaire pour défendre une position de logiciel libre voulant favoriser la réciprocité sur une base éthique plus général.

    Sachant que c'est un article de vulgarisation (je suppose) , on peut simplement se demandé
    si cette vulgarisation reflète correctement à ses lecteurs le fond du problème.

    En un certain sens c'est une question de contrat social (au sens Rousseau du terme

    Dans Du contrat social, Rousseau soutient la thèse selon laquelle une organisation sociale « juste » repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens. Ce pacte est contracté entre tous les participants, c’est-à-dire l’ensemble exhaustif des citoyens. Dans le contrat social, chacun renonce à sa liberté naturelle pour gagner une liberté civile.) (https://fr.wikipedia.org/wiki/Du_contrat_social)

    Le problème c'est que les termes de ce contrat social ne sont pas les mêmes si on est dans une licence permissive ou une licence copyleft (plus proche du contrat social de Rousseau). Dès lors la question de l'appropriation de la propriété ne semble pas le terme adéquat pour définir le problème même. En effet, la mise à disposition d'un droit de propriété exclusif sans contrepartie ou avec contrepartie ne remet pas en cause le fait que la personne qui reçoit ce droit puisse l'exercer (y compris sans contrepartie). Cela peut effectivement ne pas correspondre à une vision du contrat social d'un point de vue de réciprocité mais cela n'en reste pas moins valable. On peut simplement constater que face au GAFAM il ne sont pas dans une vision Rousseau du contrat social impliquant une réciprocité des échanges, cette position peut être remis en question d'un point de vue moral/éthique oui.

    En outre ce qui peut être soulevé le fait qu'il existe lorsqu'on compare un contrat de licence des logiciels propriétaires (Microsoft, Apple) et (services en ligne propriétaire Google Facebook , Amazon) (conditions générales d'utilsation) basé sur du logicie libre à licence permissif un nombre assez infinie d'obligation imposé à l'utilisateurs de ces services. Alors que comparé au logiciel libre en mode copyleft qui n' impose qu'une seule pour des raisons éthiques/morales, cette disproportion peut en effet être mis en question, en tant qu'utilisateurs finales. Néanmoins, cela ne semble pas soulevé par les auteurs.

    Bref je pense qu'utiliser une notion qui se base sur le logiciel propriétaire n'est pas propre à éclaircir le débat. Bien entendu les auteurs ont un point de vue spécifique qu'il défendent également et c'est tout à leurs honneurs, simplement qu'en tant qu'élément de vulgarisation, je pense qu'il serait utile de diminuer la confusion daéanmoins cela n'est pas soulevé par les auteurs. ns l'esprit du lecteur du monde diplomatique en n'ajoutant pas une approche non adapté à la question de fond qui me semble légitime quelque soit la position.

    • [^] # Re: Etonnant mais après analyse compréhensible bien que semant la confusion

      Posté par  . Évalué à 3.

      je re-rédige mon dernier paragraphe qui est mal passé apparement :

      Bref je pense qu'utiliser une notion qui se base sur le logiciel propriétaire n'est pas propre à éclaircir le débat. Bien entendu les auteurs ont un point de vue spécifique qu'ils défendent également et c'est tout à leurs honneurs, simplement qu'en tant qu'élément de vulgarisation, je pense qu'il serait utile de diminuer la confusion bien que la question de fond qui me semble légitime quelque soit la position (permissive / copyleft)

    • [^] # Re: Etonnant mais après analyse compréhensible bien que semant la confusion

      Posté par  . Évalué à 7.

      Je crois que c'est très clairement le terme pillage dans le titre qui pose problème. En quoi devrait ceci être considéré comme un pillage si la licence est respectée, d'autant plus si c'est une licence dite permissive (apache 2, mit, bsd) ?

      Qu'est-ce que github a à voir dans tout ça? C'est et ça a toujours été une plateforme d'hébergement non libre.

    • [^] # Re: Etonnant mais après analyse compréhensible bien que semant la confusion

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 8.

      D'autant que Stefano Zacchiroli a été Debian Project Leader (https://fr.wikipedia.org/wiki/Stefano_Zacchiroli ), ce qui m'incite à penser qu'il connaît le sujet un peu mieux que des journalistes généralistes qui ne font pas partie du domaine.

      Quand on lit le propos, soit le journaliste a bien travesti leur propos, soit manifestement ça ne garantie rien du tout le fait d'être DPL et comprendre la définition du LL et de ses implications.

      C'est par exemple assez embarrassant qu'il y ait confusion ici entre copyleft et libre dès le début de l'article. C'est une erreur courante qui ne devrait pas passer car ça a des implications fortes après.

      Les exemples sont pertinents et les plus connus du grands public (VLC, Apache, Linux)

      Mouais, si VLC est un bon choix, Apache et Linux sont surtout connus du milieu des connaisseurs. Firefox ou Libreoffice auraient été des choix bien plus parlant.

      On parle des GAFAM et pas seulement des GAFA
      Ils donnent des éléments concernant le rachat de github par l'un des GAFAM

      Et donc ?

      On peut simplement constater que face au GAFAM il ne sont pas dans une vision Rousseau du contrat social impliquant une réciprocité des échanges, cette position peut être remis en question d'un point de vue moral/éthique oui.

      Personnellement je ne pense pas qu'on puisse dire que quelqu'un est floué dans l'affaire.
      Tu as des personnes qui disent qu'ils livrent du code au monde entier sans restrictions ou quelconque demande de réciprocité. Des gens s'en servent, ne donnent rien en retour et gagne de l'argent. Qui est floué ? Personne, chacun a utilisé a respecté le contrat.

      C'est comme dire prix libre et s'étonner que des gens ne payent rien ou 1 centime, ou dire "minimum 20€ pour la cotisation" et qu'une personne aisée donne effectivement les 20€ mais pas plus. C'est ça aussi la liberté, et je pense que pointer du doigt ceux qui ne font pas plus que le minimum indiqué installent en réalité une pente glissante car des comportements comme ça dans la société en un sens ça arrive à tout le monde et chacun va se braquer sur ce qui lui semble important.

      Si pour les développeurs une certaine réciprocité est nécessaire dans leur démarche, le copyleft existe, ou alors des licences plus restrictives que ce que le LL permet. Ne mettre aucune limite pour ensuite critiquer ceux qui usent de cette non limite c'est un peu hypocrite.

      • [^] # Re: Etonnant mais après analyse compréhensible bien que semant la confusion

        Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3. Dernière modification le 20/01/22 à 13:49.

        Si pour les développeurs une certaine réciprocité est nécessaire dans leur démarche, le copyleft existe,

        Rappelons que la GPL n'a absolument rien à faire de la réciprocité, la GPL limitant celui qui reçoit dans ce qu'il peut faire quand il fournit à un tiers, ce tiers pouvant ne jamais être le premier fournisseur. La GPL s’intéresse à la vie du code (refus que le code soit enfermé quand livré sans obliger à le livrer à quiconque) et non aux personnes qui le fournissent.

        ou alors des licences plus restrictives que ce que le LL permet.

        Oui, si on veut de la réciprocité il faut sortir du libre, les gens se disant "libriste" réclamant de la réciprocité n'ont toujours pas compris que le libre est justement pour ce protéger d'eux en limitant ce qu'ils peuvent réclamer quand ils font du libre (et la réciprocité n'est pas quelque chose de demandable en libre).

        Perso j'aime le libre (y compris GPL) qui me protège de ces gens voulant de la réciprocité, entre autre (parce que des gens se réclamant du libre mais voulant restreindre à X, X différent suivant les gens, il y en a un paquet, si on devait respecter chaque demande de chaque "libriste" qui voudrait restreindre il ne resterait plus beaucoup de liberté…).

        Ne mettre aucune limite pour ensuite critiquer ceux qui usent de cette non limite c'est un peu hypocrite.

        Perso ça m'a toujours amusé ces gens qui disent "vous avez le droit de faire X" et quand tu fais X se plaignent que tu fais X. Tu donnes le droit, ne te plaint pas qu'on l'utilise. Si tu donnes le droit au GAFAM d'utiliser sans rien devoir en retour, ne te plaint pas de "pillage" ensuite.

        • [^] # Re: Etonnant mais après analyse compréhensible bien que semant la confusion

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 7.

          Rappelons que la GPL n'a absolument rien à faire de la réciprocité, la GPL limitant celui qui reçoit dans ce qu'il peut faire quand il fournit à un tiers, ce tiers pouvant ne jamais être le premier fournisseur. La GPL s’intéresse à la vie du code (refus que le code soit enfermé quand livré sans obliger à le livrer à quiconque) et non aux personnes qui le fournissent.

          Bien sûr, c'est vrai que mon propos porte à confusion. Mais disons qu'il empêche de priver du code source modifié les utilisateurs des produits physiques de ces entreprises. Ce qui pour certains est important et je le comprends.

  • # Un article assez navrant

    Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -1.

    Étonnant et décevant qu'en 2022 et avec de tels coauteurs nous en soyons toujours là.

    Quelques remarques :

    • dans les années 1990 (j'avais la chance d'avoir déjà accès à Internet) il n'y a pas eu « un autre monde numérique » qui a émergé, mais simplement des fouineurs (parfois incarnés par Richard Stallman mais il était loin d'être le seul), souvent d'origine universitaire, qui ont souhaité retrouver (dans la mesure du possible) pour le partage des logiciels et du code source une situation qui prévalait avant les années 1980 et l'utilisation du droit d'auteur dans le cadre du développement logiciel (originellement surtout scientifique) ;

    • le coup de génie (subversif) de Richard Stallman et d'Eben Moglen est d'avoir utilisé ce même droit d'auteur pour garantir des libertés à l'utilisateur du logiciel ;

    • l'erreur historique (nous ne serons pas tous d'accord) de ces mêmes a été d'assortir leurs licences logicielles d'une clause (le copyleft) rendant obligatoire le maintien du caractère libre des dérivés du logiciel (ils faisaient cela dans un contexte de jungle freeware et compagnie…) ce qui a induit une complexité juridique intrinsèque élevée sur les licences « libres » présentées à l'époque comme modèle ;

    • il a donc fallu à cette époque (années 1990) tordre la définition de ce qu'était « le libre » afin de faire tomber dedans les licences à copyleft (sinon, nous aurions été assez mal…) ;

    • la FSF et Richard Stallman (qui n'ont pas fait que des erreurs) qui ne reconnaissent jamais leurs erreurs (GFDL) ont persisté dans cette voie de garage (cul de sac) de licences de plus en plus contraignantes et de moins en moins libres (Affero GPL, etc.) ;

    • la GPL, ses différentes moutures et ses dérivées sont des licences légalement pénibles à manipuler (incompatibilités, etc.) qui nuisent à l'adoption du logiciel libre alors qu'il existe depuis la même époque des licences simples (BSD, MIT, DoWhatTheFuckYouWant, etc.) ;

    • le choix de faire (ou non) du logiciel libre n'est pas un choix seulement commercial (le choix du mot « pillage » est totalement déplacé puisque tout est légal !) mais d'abord éthique qui a à voir avec le partage de la connaissance, la réfutabilité et la reproductibilité (liberté, égalité, fraternité comme aime à le rappeler Richard Stallman) ;

    • la FSF a récemment par ses choix éthiques décidé de sortir de l'histoire : c'est leur problème ;

    • aujourd'hui je n'aspire qu'à une seule chose (qui devient imaginable même s'il reste encore du chemin) : utiliser sur mon ordinateur personnel un système ne contenant pas une seule ligne d'une licence produite par la FSF (ou autres acteurs non-éthiques).

    L'avenir promet d'être intéressant !

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