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: L'Open Source est-il un business model viable?

Posté par LABE (). Modéré le 26 novembre 2001.
Article un peu pessimiste et en même temps lucide sur ZDnet qui parle de la lente désaffection des entreprises pour le mouvement Open-Source.
En clair même si le courant Open-Source est un modèle de développement viable (perénité, par exemple par les actions de la FSF...) il semble ne pas tenir la route au niveau business comme le montre l'exemple de société comme VA Linux, Great Bridge, Sistina...(même le directeur des ventes de SUSE se pose des questions...), et ceci suite au retournement du secteur où dorénavant toute branche doit être profitable sous peine de se faire amputer (ce qui va à l'encontre d'une autre idée, qui dit que le mouvement permet à un projet de perdurer, malgré la disparition de la société). Bref à lire.

> Lire la dépêche (72 commentaires, moyenne: 1).  

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Et pourtant

Posté par jojolapin (page perso, ) le 26/11/2001 à 23:56. (lien). Évalué à 1.

A lire cet article plutôt encourageant de Salon qui décrit le passage de l'industrie des images de synthèse cinématographiques aux logiciels libres.
http://www.salon.com/tech/feature/2001/11/01/linux_hollywood/index.(...)
On y apprends que cette industrie a utilisé ce modèle avec succés, allant même jusqu'à partager le code source entre concurrents, ce qui leur paraissait encore inimaginable il y a quelques mois.
Le truc, c'est que ces boîtes utilisent (et développent) le logiciel libre comme outil, alors que dans l'article de zdnet, on nous parle de boites dont le seul but est de dvper et de vendre du logiciel libre.
On a longtemps dit que dans l'informatique comme dans la ruée vers l'or, ce sont les vendeurs d'outils qui s'enrichissent. Peut-être bien que le logiciel libre signifie la mort des vendeurs d'outil, les "travailleurs" ;-) se libérant de leur dépendance aux vendeurs de softs grâce au contrôle de leurs outils.

Relativisons...

Posté par Anonyme () le 26/11/2001 à 23:58. (lien). Évalué à 1.

C'est bien beau de se poser des questions sur le business model viable ou non de l'open source, mais dans la conjoncture actuelle, on peut trouver des foultitudes d'exemples de business model qui tiennent pas la route, dans plein de domaines (informatiques ou non).

Donc relativisons, ce sont des exemples parmis tant d'autres, ils font les frais de la crise actuelle, mais de tels exemple ne sont pas réservés à l'open source.

Remise en question

Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 26/11/2001 à 23:59. (lien). Évalué à 1.

Le logiciel libre bouleverse complètement la stratégie commerciale des entreprises qui reste basée sur la vente.
Or, maintenant, la distance du producteur au consommateur est nulle dans le cas du logiciel. Pour le commerce électronique, elle est souvent réduite à un seul intermédiaire (plus le transporteur et le banquier).
Ce que nous allons vivre au 21e siècle, c'est cette révolution, analogue à la révolution industrielle de la fin du 19e siècle.
Les entreprises construites sur le modèle du passé ont peu de chances de prospérer.
Il faut maintenant imaginer de nouvelles entreprises bâties selon un modèle nouveau. A mon avis, il n'est encore dans l'oeuf.

avenir a voir...

Posté par Alphonse Oncle () le 27/11/2001 à 00:09. (lien). Évalué à 1.

Faudra bien surveiller toutes ces boites qui passent du libre au proprio car rien ne dit qu'elle marcheront mieux. Libre ou pas l'ere du temps ou on levait des millions avec des projets bateaux semble revolue. Helas certaines bonnes idees vont surement patir du retournement actuel. De plus il ne faut pas oublier non plus que dans le secteur traditionnel seules 20% des boites creees passent les 5 ans.

il faut laisser le temps au temps

Posté par kael () le 27/11/2001 à 00:11. (lien). Évalué à 1.

Ce n'est pas parce que les societes qui ont se sonts jetés dans l'open sources doivent apres quelques annés d'heuphories se remetre en question que le business model est non viable.
Le business informatique se remet tout doucement des delires des startup et du nazdac et il est normal que les premiers a trinquer soient les dernier arrivés mais l'open source est devenu trop important pour que le passage en closed souce definitif se generalise
par contre les trucs du genre tuxracer ( closed source temporaire ) ou sourceforge c'est clair que ca fait jamais plaisir a la communauté
le point possitif c'est qu'on peut faire le tris entre 'les vrais' et 'les autres' :) ...

Un modèle qui a l'air de bien fonctionner...

Posté par Anonyme () le 27/11/2001 à 00:30. (lien). Évalué à 1.

... c'est celui de Zend (http://www.zend.com/(...)), qui participe activement à PHP.

A côté de PHP qui est sous licence PHP (proche de la license Apache), ils fournissent Zend Accelerator ou Zend Optimiser sous licence commerciale.

Dixit Zeev Suraski, fondateur de Zend et développeur de PHP4 : "nos développeurs ont probablement plus travaillé sur PHP4 et les futures versions de Zend que sur Zend Accelerator. Cette activité commerciale rassure les entreprises et nous permet de dédier plus de ressources à PHP. C'est un cercle vertueux : si PHP se développe nous nous développons et si Zend se développe, nous dédions plus de ressources à la communauté PHP." (citation honteusement pompée dans un magazine)

PS: Cela dit, je ne connais pas beaucoup de sites en PHP qui utilisent les optimiseurs Zend...

Open source ? Oui, mais pas partout !

Posté par MA Nickie () le 27/11/2001 à 06:57. (lien). Évalué à 1.

A mon avis , l'Open source c'est bien pour respecter les standards mais on peut pas vivre de l'open source !

Nous, qui sommes ou fonctionnaires, ou etudiants, ou ayant son petit bureau pepere, c'est facile de cracher sur des boites qui font du proprio : mais faut savoir que dans cette boite y a des gens qui gagnent leurs vies, qui ont des enfnats a nourir, et qu'ils ne peuvent pas faire QUE benevolat !

C'est pour cela que des boites comme Turbo Linux ou SuSE disent qu'ils faut gagner de l'argent pour vivre : sinon, c'est 700 personnes au chomage, ni plus ni moins !

C'est pour cela que les couples Linux/(Redhat,SuSE,Mandrake,Turbo), Open Office/Star Office, Mozilla/ Netscape sont tres interessants : des boites proprio s'appuient sur du libre, donc standards et portables qq soit l'OS, et rajoutent leur touche finale qui font un produits qui vaille la peine d'etre acheté !

C'est cela l'avenir de l'informatique, et non pas le libre a 100 % ou du proprio Microsoft qui nous attrape a la gorge.

Peut etre qu'un jour, on verra un Streaming Libre ou Real pourra s'appuyer (en ajoutant des trucs), un logiciel de paye libre ou Quicken et Moneydance s'appuieront....

Et peut etre qu'un Moteur 3D libre permettra a des boites de jeux de sortir leur jeux sous plusieurs plateforme...

Et puis moi quand je fais un soft j'aime bien etre payé, meme si les sources sont libres, alors pourquoi ne pas comprendre les interets vitaux de ces entreprises ?

quand 01 Informatique contredit ZDnet..

Posté par virtux (page perso, ) le 27/11/2001 à 09:37. (lien). Évalué à 1.

sur le 01 informatique de cette semaine, on peut lire à la Une le titre d'un article qui parle de la maturite du business autour du logiciel libre, et un grand interview du createur de Zend..

Bizness is bizness

Posté par Jar Jar Binks (page perso, ) le 27/11/2001 à 09:38. (lien). Évalué à 1.

le courant Open-Source [...] semble ne pas tenir la route au niveau business

Mais peut-être que c'est la notion même de business qui est à revoir, au moins dans le domaine du logiciel (mais on peut toujours rêver, après tout c'est une notion dont l'existence même m'ébahit). Le post que j'ai lu sur les géants du cinéma et le logiciel libre m'a fait très plaisir, car il montre que l'informatique est en train de redevenir ce qu'elle aurait toujours du rester : un outil.

Off-topic

Posté par R4f (page perso, ) le 27/11/2001 à 10:33. (lien). Évalué à 1.

> L'Open Source est-il un business model viable?

La question n'est pas posée en ces termes !!
Ni logiciel libre, ni le logiciel Open Source ne sont des business models en eux-mêmes !

Ce sont des «points de vue» sur le logiciel, qui suggèrent éventuellement des business models.
Naturellement, vouloir s'imposer en tant qu'éditeur de logiciels libres, avec un revenu basé sur la vente de licences, est voué à la perte !
De même, V.A. Linux avait un business model solide, par la vente de matériel fortement orienté vers le support de GNU/Linux, mais ils ont changé subitement de positionnement pour s'en aller vers le service. Ils sont aujourd'hui dans un monde qui n'est pas le même que celui de leur culture d'origine... Et comme ils ont attéri en terre inconnue, ils ont eu le bête réflexe propriétaire, qui a fait ses preuve comme générateur de revenu ces quelques 20 dernières années.

De toute façon, vouloir développer du logiciel et le mettre sous licence libre (comme la GPL) ne doit pas se faire avec des arrières-pensées de rentabilité directe !
Une fois un logiciel libre «publié», n'importe qui peut faire de l'argent dessus, en le modifiant à la demande, par exemple, ou alors en faisant des formations dessus.

Il faut donc que le développement soit rémunéré d'une manière ou d'une autre. Quelques exemples :
- ne faire de développement que pour des demandes clients (ex. : SSII classique)
- contribuer à un projet pour acquérir des compétences dessus afin de vendre des formations (ex. : boite de formation)
- développer du logiciel libre pour se faire de la pub afin de vendre d'autres services ou du matériel (ex. : IBM)

Il faut bien comprendre que le logiciel libre, s'il s'impose, annonce la mort des éditeurs de logiciels.

Et n'allez pas me dire «alors tous les gens qui bossent chez des éditeurs vont se retrouver au chômage à cause de quelques illuminés et d'étudiants qui leur font de la concurrence déloyale sur leur temps libre !!!»
Oui, peut-être que cela va être le cas, mais avez-vous pensé que les fabricants d'automobiles auraient dû se freiner lorsqu'ils ont réalisé qu'ils alleint mettre au chômage les fabricants de charrettes à chevaux, les maréchaux-ferrants, les éleveurs de chevaux... !?
L'invention du chauffage au gaz n'a-t-il pas créé de la panique chez les sylviculteurs (exploitants de forêts) ?
L'expansion du transport de liquides en fûts métalliques n'a-t-elle pas fait souffler un vent de panique chez les tonneliers ?

Les éditeurs de logiciels ont tout à fait raison de s'inquiéter de la vague logiciels libres, mais il n'y a pas lieu de pleurer sur leur sort : ils devront faire ce qu'on exige de toute industrie qui disparait : s'adapter.

Notez également que la production logicielle globale est consituée en très faible part de logiciels d'éditeurs ; la partie immergée de l'iceberg est l'informatique au sein des entreprises, «fait maison», et que vous ne pouvez pas acquérir chez votre revendeur informatique préféré. Aujourd'hui l'informatique libre innonde ce marché, et ce n'est que parce que cette déferlante commence à atteindre les rives du marché des éditeurs que ces derniers commencent à s'émouvoir du mouvement «logiciel libre».

ll, internet même combat !

Posté par Julien Olivier () le 27/11/2001 à 17:05. (lien). Évalué à 1.

En fait, se demander si le BM des logiciels libre tient la route ou pas, c'est comme se demander si le BM d'internet (je généralise un peu...) tient la route.

Je m'explique: sur internet, 99% des sites sont à accès libre (où libre==gratuit). De même que le sont 99% des logiciels sous GPL (toujours dans le sens libre==gratuit).

Donc, on peut dire que les logiciels libres s'apparentent maintenant de plus en plus à des sites web: leur développement ne rapporte pas puisqu'on ne peut les vendre aux utilisateurs finaux.

En revanche, on peut, dans les deux cas, être payé pour les créer. Et, dans les deux cas, on peut faire payer un service lié au site (ou lier un service payant au site).

A mon avis donc, dénigrer le BM du LL revient à affirmer que les sociétés qui créent des sites sur internet n'ont pas d'avenir commercial. Or, il me semble que ce soit au contraire de bon temps, dans le monde de la "net-économie" de vanter les mérites de l'e-business... Microsoft n'a-t-il pas développé (?) .NET,IIS,SQL Server & co dans le but de permettre aux entreprises de créer des sites gratuits d'accès afin de vendre du service autour ? Du logiciel libre quoi...

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