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: Vers un accès libre aux résultats de la recherche…

Posté par DIAL (). Modéré le 23 mars 2005.
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Le CNRS, l'Inserm, l'INRA et l'INRIA ont choisi de se concerter pour mettre en place plus rapidement une politique commune, pour développer des archives ouvertes. Celle-ci repose sur la création d'archives institutionnelles propres à chaque établissement et compatibles, permettant aux chercheurs de déposer leurs publications et également, selon les établissements, l'ensemble de leurs travaux.

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En Angleterre, le rapport du Parlement du 20 juillet 2004 a recommandé que tous les établissements d'enseignement supérieurs du Royaume-Uni mettent en place des archives institutionnelles pour conserver les résultats publiés et les rendre consultables en ligne gratuitement.

Le NIH a présenté sa politique en faveur du libre accès à l'information scientifique le 3 février dernier.

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Le Net rendu à son concept

Posté par spirit () le 23/03/2005 à 18:13. (lien). Évalué à 10.

Je salue l'initiative. Pour moi cela résume tout le concept du Net : partage de connaissances. Car certaines fois celà devient vraiment dur de trouver de la doc évoluée sur certains points quand on est universitaire.

Une bien bonne nouvelle !

Posté par Dabowl_94 () le 23/03/2005 à 19:52. (lien). Évalué à 7.

Je salue également cette décision !

Je suis en revanche assez surpris de l'apprendre par DLFP et non pas par un courrier interne (oui je bosse au cnrs), et on n'a pas toujours le reflexe d'aller systématiquement sur l'intranet (à tort), faut dire aussi que l'on est assez pris par nos projets internes à la DSI.

en revanche les mails en rapport avec la CGT et autres contestations en tout genre fusent de tous les côtés

Cette décision devrait permettre en effet de pouvoir (enfin) centraliser les données issues des différents labos et je vous assure que c'est pas du luxe, car beaucoup de labos bossent dans leur coin sans pour autant respecter les préconisations de la DSI en matière informatique :)

Toujours les langues

Posté par Bouil (Jabber id, page perso, ) le 23/03/2005 à 21:59. (lien). Évalué à 3.

Comme c'est le cas en informatique, les publications sont rédigés en Anglais des Etats-Unis d'Amérique sous prétexte que c'est dans cette langue que sont publiés les revues réputés, et sans publication, pas de financement :

C'est sur la base de ces articles et communications que se joue la place d'un chercheur, d'une équipe de recherche, sur la scène internationale. C'est également sur cette base que ce chercheur, cette équipe, cette unité, seront évalués et financés.

La recherche académique est principalement financée par des fonds publics, mais aussi par les dons, via les Associations et les Fondations sans que cela ne garantisse à chaque citoyen un accès à cette production scientifique.


Si l'on souhaite rester honête, avec un retour au niveau du citoyen (qui finance la recherche publique par ses impôts), il faut publier en langue française (langue de la république selon la Constitution...), et éventuellement, en plus, dans une autre langue comme l'anglais. Sinon, au moins 94%¹ des Français ne comprendront pas de quoi il s'agit, et cet accès public aux articles ne profitera qu'aux chercheurs entre eux, et à la population anglophone, qui est déjà bien avantagée au niveau mondial par sa langue.

¹. Chiffre issue d'une statistique au niveau européen.

--
« La clé d'une langue commune, perdue dans la Tour de Babel, peut être seulement construite par l'usage de l'Espéranto. » Jules Verne.

Des effets négatifs ?

Posté par Guillaume Vauvert (page perso, ) le 23/03/2005 à 22:10. (lien). Évalué à 0.

Je salue moi aussi cette nouvelle, mais n'y a-t-il pas des effets négatifs possibles ?
Le fait que la publication d'un article ait un coût jouait un rôle dans la limitation du nombre de publications, en les sélectionnant par l'argent. Si la publication se fait à coût zéro, cela permettra certes à plus de gens de publier, mais ne risque-t-il pas d'y avoir une explosion des publications ? Et chacun sait que la profusion de publications nuit à la diffusion de l'information.
D'accord, il reste les comités de lecture qui, dans les conférences, décident quels articles sont acceptés et lesquels sont refusés, et jouent donc aussi un rôle dans cette limitation (les conférences ont une notoriété et un niveau d'autant plus élevé quel leur taux d'acceptation est faible). Mais, si les conférences elles-aussi disparaissent, remplacées par des conférences électroniques, ne risque-t-on de voir proliférer des petites conférences, par exemple sur des thématiques très pointues, avec une foultitude d'articles, plus ou moins bien rédigés, avec des idées plus ou moins intéressantes ?
Cette profusion d'informations risque d'étouffer les scientifiques. Peut-être qu'un système de classification universel (utopique, bien sûr) serait nécessaire pour permettre aux chercheurs de trouver les articles de leur domaine, sans les empêcher de picorer dans les autres domaines.
Voyez-vous d'autres risques ?

Excellente nouvelle!

Posté par ufoot (page perso, ) le 24/03/2005 à 07:34. (lien). Évalué à 3.

J'attends avec impatience les résultats concrêts, ça va être top!

Ceci étant un autre truc qui serait bien serait que les *cours* des diverses prépas et autres universités ou écoles d'ingénieurs. Fondamentalement je n'ai toujours pas compris pourquoi l'école où j'ai fini mes études (ECL) ne diffuse pas librement sur le Net tous les cours qui sont déjà sur support informatisé. Et en 1999 il y en avait déjà pas mal... ...les supports de cours manuscrits ou dactylographiés à la machine mécanique n'étaient pas légion. Or en allant sur http://www.ec-lyon.fr/(...) (je ne fais pas un procès à mon école, c'est juste que c'est celle que je connais alors je parle de celle-là...) on peut avoir le programme des cours, mais pas le cours lui-même. C'est dommage.

Que perdrait-on si le cours était disponible en ligne? Un peu de bande passante? Et on risquerait que certains puissent suivre le cours de l'ECL sans y être admis? Sans avoir assisité au cours? Quand bien même cela arriverait, est-ce grave? Si un internaute lit le cours et n'y panne rien du tout, est-ce que ça lui fera du "mal"? Si un internaute lit le cours le comprend, l'assimile, et le met en pratique, est-ce grave? La notoriété de l'école sera-t-elle dégradée si on n'apprend qu'elle dispense des cours sans le savoir bien au delà du campus d'Ecully? Et si une autre école repompe les cours et les dispense elle-même, est-ce un mal?

Et au final, quel est le but de ces écoles publiques : former des ingénieurs pour améliorer le niveau de formation global de la population, ou bien défendre son p'tit pré carré avec toutes les prérogatives du genre "c'est mon cours, NA! Il est à moi, n'y touchez pas!!!".

J'espère qu'un jour ma petite personne, ainsi que tout le monde sur cette bonne vieille planète, pourra accéder au *contenu* de ces cours et pas à leur intitulé, sans avoir à farfouiller dans des cartons et des vieux dossiers poussiéreux.

PS: accessoirement je soupçonne, mais là je m'égare, qu'une des raisons pour lesquelles ce n'est pas disponible, c'est que si ça l'était, un nombre encore plus grand (il est déjà conséquent il me semble) des étudiants admis dans l'école "sècherait" les cours, ce qui n'arrange pas vraiment les affaires de l'école. Et cet absentéisme nuit, il est vrai, à l'image de sérieux inébranlable qu'elle voudrait donner. Enfin je persiste et signe: quel est le but? Faire bonne impression ou propager le savoir?

PPS: si les cours sont disponibles, méa culpa, c'est juste que je les ai pas trouvés 8-)

Le "scoop" ;)

Posté par drcanard () le 24/03/2005 à 10:48. (lien). Évalué à 2.

Vers un accès libre aux résultats de la recherche…


Nombre de publications sont déjà accessibles depuis les pages des équipes de recherche. Je vois plutôt l'initiative comme un moyen de "centraliser" l'information et de faciliter la publication et la recherche d'information.

Ce n'est en rien une libération de quoi que ce soit, les résultats des travaux restants soumis à leurs accords respectifs (faut pas s'attendre à ce qu'on publie des résultats soumis à NDA, pour cause de partenariat avec des industriels).

Ca ne remplacera en rien les éditeurs, mais d'autres ont déjà répondu à ce sujet ;)

Enfin, c'est encore à l'état de projet, il n'y aura rien de concret avant un bail.

Désolé de modérer un peu l'enthousiasme, mais il faut redescendre un peu sur terre :)

Le rapport du parlement anglais

Posté par scylla (page perso, ) le 24/03/2005 à 11:07. (lien). Évalué à 1.

Le lien ne marche pas très fort, alors que le rapport est très intéressant :

Bonne lecture.

Plus d'infos concernant le format ?

Posté par Paul Chavent (page perso, ) le 24/03/2005 à 12:25. (lien). Évalué à 1.

Dans les liens qui sont donnés, je nai pas trouvé d'infos concernant le format d'enregistrement des publications.
Ce serait interressant que les "réunions internationales" aboutissent à plus de concret... Même ci c'était des pre-specifications, cela donnerai une idée de vers où s'orienter.

Disons qu'aujourd'hui je suis chercheur, j'écrit des travaux, je me demande dans quel format je devrais les écrire pour leur pérénité (sachant qu'un jour on pourra tout rentrer dans une super base de données).
Pour l'instant, Latex semble être un standard de fait, mais tout le monde n'aprécie pas.

Projet similaire à l'échelon européen

Posté par zero heure (Jabber id, page perso, ) le 24/03/2005 à 23:24. (lien). Évalué à 2.

Il existe un projet à l'ambition similaire: SCIX. http://www.scix.net/(...)
Initié par Ziga Turk (c'est qui ? mais si, remontez dans vos souvenirs, les années 90: le ftp réparti de la Virtual Shareware Library - shareware.com (racheté par CNET) c'est lui!), il a mobilisé pas mal d'universités européennes pendant un an.
SciX Open Publishing Services (SOPS) http://www.scix.net/sops.htm(...) permet en gros de créer des médias de publications en ligne.
Le système permet de proposer un article, d'en attribuer la révision, de le publier puis de le discuter, le noter (rating semi public)... L'utilisation est aussi très bien pensée. Par exemple on peut sélectionner des articles, enregistrer cette sélection puis la partager (ou non) avec d'autres lecteurs. Enfin les interfaces sont très simples.
Il y a eu une grosse réflexion derrière tout ça. Cf les comptes rendus mensuels dispos sur le site de SCIX. Le projet est venu d'universitaires gérant des répertoires d'articles sur le web (comme Cumincad). C'est dommage que ce ne soit pas plus connu.

Le bidule est très rapide à mettre en place, c'est fiable, ça coûte pas cher en matériel puisque ça repose sur Woda http://www.ddatabase.com(...) un système de base de donnée pensé pour le web (aussi écrit par Ziga Turk). Woda tourne parfaitement (c'est à dire très vite) avec Perl 4 (ou plus) sur un 486 16 Mo de Ram.

Bref un outil (SCIX / sops) qui pourrait être plus utilisé par les communautés de chercheurs.

Ah oui, Woda n'est plus libre depuis la version 4 (Artistique et GPL jusque là) mais ça changera je pense... (j'espère).

La présentation de Woda en français est sur mon site. Je connais très bien Sops et Woda. Donc si vous voulez essayer et avez besoin d'un coup de main, pas de problème, interrogez moi.

--
J'ai vu bien des choses dans ma petite vie, et je mesure amèrement l'impuissance à les dire. (JP Rosnay, Le 13ème apôtre) http://www.poesie.net/apotre2.htm

Une initiative bienvenue de la part d'institutions hypocrites

Posté par Antoine () le 24/03/2005 à 23:37. (lien). Évalué à 3.

Tant que les "inventions" ou "découvertes" faites par ces instituts seront susceptibles d'être brevetées avant leur publication, c'est une initiative franchement hypocrite.

Et, à ce que je sais, l'un au moins de ces instituts - l'INRIA - a une politique active de depôt de brevets (logiciels). Donc, pour l'accès libre aux résultats de recherche financés par l'argent public, on repassera ; certes on a le droit de les lire, mais pas de les exploiter. Super non ?

(voir : http://www.inria.fr/valorisation/brevets/(...) )

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