2048 courriers de sensibilisation des acteurs locaux aux enjeux du logiciel libre (un par jour)

Posté par (page perso) . Édité par Nÿco et Benoît Sibaud. Modéré par Benoît Sibaud. Licence CC by-sa
39
1
sept.
2015
Communauté

Initiée en janvier 2010, l'initiative Un courrier de sensibilisation des acteurs locaux par jour dans les Alpes du sud consiste à écrire chaque jour à un acteur du territoire pour lui exposer les enjeux du logiciel libre.

Le 10 août 2015, j'ai signé mon courrier numéro 2048.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2010, j’ai ainsi écrit à :

  • 218 agents administratifs ;
  • 196 responsables associatifs ;
  • 397 chefs d’entreprises ;
  • 179 autres acteurs économiques (chambres consulaires, syndicats professionnels, associations de commerçants, plateformes d’initiative économique…) ;
  • 194 acteurs impliqués dans le développement territorial (pays, parcs naturels régionaux…) ;
  • 21 candidats à des élections (dans le cadre des campagnes Candidats.fr de l’April) ;
  • 348 maires ;
  • 66 élus d’EPCI (communautés de communes) ;
  • 40 conseillers généraux ou départementaux ;
  • 3 conseillers régionaux ;
  • 73 autres élus ;
  • 179 enseignants, formateurs ou responsables d’organismes de formation ;
  • 22 journalistes ou responsables de presse ;
  • 55 acteurs du secteur santé, sanitaire et social ;
  • 57 acteurs du champ des technologies de l'information et de la communication.

J'espère qu'avant le courrier 4096, le libre s'imposera comme une évidence et que ce travail de sensibilisation sera devenu inutile.

  • # et les réponses?

    Posté par . Évalué à 10.

    autant de courrier pour combien de réponses?

  • # Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

    Posté par . Évalué à 10.

    Sensibiliser les décisionnaires, c'est bien. Mais il ne faut pas oublier que même les décideurs ont des "contraintes". Personnellement, je fais partie de ceux-ci. Comme beaucoup, j'ai pu militer pour l'introduction de Linux dans les systèmes serveurs, invisibles des utilisateurs. (Je précise que je ne suis aucunement admin system, plutôt "administratif", donc si des gens répondent à mon commentaire, évitez les choses trop techniques qui me dépasseront. J'aime la "philosophie" du libre, j'y suis sensible, mais le coté technique me dépasse un peu). Voilà un ressenti livré "brut de décoffrage".

    • Les informaticiens que je dirige disent que le libre c'est mieux. Ils sont à peu près tous d'accord. Par contre, ils sont tous d'accord pour dire aussi que ça prend plus de temps (manque de formation initiale ?). Du coup, si je veux remplir les missions confiées par l'état, j'ai deux solutions : prendre plus de temps, ou engager plus d'informaticiens. Le public est contraint par un budget serré, en tout cas dans le domaine des systèmes d'information (et c'est bien. Moi aussi, je paie des impôts donc, je préfère pas dépenser inutilement). Il y a donc un effet pervers : j'achète du "non libre", parce que je n'ai pas de quoi payer plus d'informaticiens. En gros, tout décisionnaire que je sois, l'état me dit que c'est plus rentable d'acheter à Microsoft (puisque j'ai des "accords cadres" qui me permettent d'installer n'importe quel produit serveur à un tarif intéressant) plutôt que de payer quelqu'un à adapter/customiser un logiciel libre. De toute façon, même si c'était le même prix, l'état préfère que je dépense en investissement (100 000€ de licence, payé une fois pour toute) qu'en fontionnement (2 ou 3 ans de salaire d'un employé). C'est triste, mais c'est pas moi qui fait les règles, même si je préférerai franchement la 2nde solution.

    • La structure dans laquelle je travaille emploie, en gros, 200 agents administratifs, donc une 50 de personnes qui font du "secrétariat pur". Elles connaissent "Word" et "Outlook". Je ne veux pas dire "un traitement de texte" ou "un client de messagerie". La majorité sont perdues quand on essaie de leur montrer Open Office. Elles ne VEULENT pas apprendre. Même chose pour la messagerie. Je ne sais pas si c'est la formation initiale ou les organismes de formation choisis par l'ANPE mais c'est un fait. Pourtant j'ai vraiment essayé. Certaines personnes, là où je travaille, reçoivent des documents émis par la préfecture, qui est sous Open Office. Bah après quelques semaines de travail, on leur a remis WORD avec le plugin de compatibilité. Autrement dit : tant qu'il n'y aura pas une volonté venue d'en haut, avec un impératif FERME, les gens préfèrent rester dans ce qu'ils connaissent.

    • Linux ? Je n'ose y penser.

    • Un espoir ? Les logiciels utilisés par peu de personnes. Par exemple, j'ai quelques chefs de projet. Plutôt que de leur donner MS Project, je leur ai filé GANTT PROJECT. Sous windows, certes, mais ils sont contents. J'ai quelques personnes qui font un peu de graphisme : GIMP leur a été offert, j'ai même organisé la formation. Du coup personne ne m'a demandé Photoshop. PAreil pour le service communication (10 personnes) à qui j'ai pu refiler un logiciel libre plutôt que quark X Press. Au niveau du service informatique en lui-même, le choix de GLPI a été fait.

    • Un frein fort : les éditeurs de logiciels métiers ne certifient leurs solutions que sur certaines bases. Par exemple, un de mes éditeurs me dit "on ne fait la maintenance que si vous avez une base de donnée Oracle, Microsoft Office, Windows 7 et, à la limite, si vous virtualisez les serveurs, on accepte VMWARE uniquement. Sinon, ça veut pas dire que ça marche pas, mais si vous avez un problème, on vous aidera pas". Quand vous payez une maintenance 50 000€ par an, bah vous acceptez bêtement de mettre Ms Office au lieu d'Open Office. C'est aussi con que ça.

    Former les gens, dans le public, c'est un faux problème. Je dépense une fortune pour payer des organismes de formation qui forment les gens à Ms Office ou Outlook, je ne paierai pas plus cher pour former les gens à Open Office ou Thunderbird. Je pense par ailleurs qu'à notre époque, les gens sont contents d'avoir du boulot, et si on leur dit "votre poste de travail sera sous linux", bah à part quelques rares exceptions, ils diront "ok", ils ne se battrons pas pour windows (excusez mon pragmatisme). Par contre, c'est vraiment ce côté "éditeurs métiers qui engourdit le public, et il y a peu de solutions pour s'en sortir. A mon niveau, je n'en vois que 2.

    • L'état doit définir un cadre d'inter-opérabilité obligatoire pour toutes les administrations, ce qui permettra aux établissements publics de choisir réellement leurs fournisseurs et de sortir progressivement de filières propriétaires.

    • Ou, plus radical, l'état doit se doter des moyens de développer ou promouvoir lui-même certains logiciels, et de les imposer légalement à tous ses acteurs. Après tout, pourquoi l'état ne créerait-il pas une de ces "agences" dont il a le secret, pour créer une distrib linux complête pour les mairies, une pour les écoles, une pour les hopitaux etc…. Ce serait du boulot, c'est certain. Ca coûterait cher, c'est sur. Mais moi, perso, responsable d'un petit hôpital de province, je file 500 000€ par an à des boites privées uniquement en licensing et maintenances (Microsoft, Oracle, VMware…). Peut-être que tous les "petits" cumulés, ça ferait des sommes intéressantes pour réaliser ce projet que d'aucuns jugeront utopiques ?

    Je termine en disant que si je recevais un courrier m'invitant à faire du libre, je répondrai assurément.

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par (page perso) . Évalué à 10. Dernière modification le 01/09/15 à 23:41.

      état préfère que je dépense en investissement (100 000€ de licence, payé une fois pour toute) qu'en fontionnement (2 ou 3 ans de salaire d'un employé

      C'est quand même un comble, quand tu sais que la lutte contre le chômage est censée être la priorité n°1 du gouvernement…

      frein fort : les éditeurs de logiciels métiers ne certifient leurs solutions que sur certaines bases

      Tu peux pas leur mettre la pression ? Après tout, c'est toi le client, non ? Ces gens n'ont aucune concurrence ?

      • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

        Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 01/09/15 à 23:47.

        Je suis 1 petit hopital. Je file 200 000 euros à un éditeur qui fait plus de 100 millions de chiffre d'affaire par an avec la majorité des hopitaux de france. On peut leur mettre la pression… si on se coordonne ! J'essaie de le faire au niveau de ma région, mais si cela venait du haut, ça irait plus vite ! :)

        Quand au fameux débat sur l'emploi, je suis d'accord avec toi. L'état pourrait payer des "fonctionnaires" (pourquoi pas) pour développer des produits mis à la disposition de ses entités. Cependant, c'est exactement le contraire qui se fait depuis les années 80 (oui, en 1980, de telles structures centralisées existaient, mais il a fallu ouvrir à la concurrence du privé). Je ne suis pas anti-privé, anti-libéral ou anti-européen, mais je trouve qu'on a été un peu trop loin dans ce domaine précis.

        • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

          Posté par . Évalué à 4.

          C'est tout à fait imaginable de payer des sociétés de service en logiciel libre pour assurer la maintenance et le dev de ce genre de logiciel. C'est plus souple, et cela créait autant d'emplois.

          "La première sécurité est la liberté"

        • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

          Posté par . Évalué à 3.

          http://www.nextinpact.com/news/96401-le-contrat-a-plus-120-millions-d-euros-entre-microsoft-irlande-et-hopitaux-francais.htm

          Ici, il est question de 120M€. C'est plus de 1000 plein temps. En 3 ou 5 ans, vous avez n'importe qu'elle logiciel que vous voulez avec un tel budget.

          "La première sécurité est la liberté"

          • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            En 3 ou 5 ans, vous avez n'importe qu'elle logiciel que vous voulez avec un tel budget.

            C'est le soucis, le serpent qui se mange la queue. On n'achète pas pour dans 3 ou 5 ans mais tout de suite. Il faut donc un investissement double et parallèle pendant 3 à 5 ans.

            Bref, c'est l’amorçage de la pompe qui est très compliqué.

            Enfin, mais tout le monde l'a bien compris, dans la fonction publique, les dépenses sont hyper contrôlées (en tout cas dans l'enseignement supérieur). L'autonomie des universités est une vaste fumisterie… C'est bien plus complexe de financer du libre via de la sous traitance et de l'embauche de temps homme que d'acheter des licences.

            • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

              Posté par . Évalué à 3.

              Le problème est surtout la gestion annuelle du budget, on dirait qu'il n'y a aucun budget long terme (> 5ans ou 10 ans). Pour un truc qui dure éternellement comme l'Etat, c'est dingue.

              Cela me rappelle l'histoire des chaudières d'une université (Versaille ? Orsay ?), elles sont (étaient ?) obsolètes et coutait une fortune en fioul. Ils aurait fallu les changer pour consommer beaucoup moins, avec un retour sur investissement sur moins de 10 ans. Mais impossible de mobilier l'argent, donc les étudiants avaient froid…

              "La première sécurité est la liberté"

              • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

                Posté par . Évalué à 3.

                C'est même pire que ça, on ne peut pas reporter des crédits d'une année sur l'autre. Donc soit on consomme tout le budget, soit l'Université reprend le surplus et ne rend rien.

                • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Ce genre d'absurdité de gestion est bannis dans le privé depuis 15 ans. Cela évite de gaspiller les crédit en fin d'année. En général, il n'y a pas de report, mais il n'y a pas de baisse en rapport avec l'argent qui n'est pas dépensé.

                  "La première sécurité est la liberté"

                  • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

                    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                    On va même plus loin. Si en juillet, tu n'as pas dépensé tant de % de ta somme attribuée, on te fait une réduction de crédit sur l'année en cours.

                    Pour les projets ANR sur 3 ans, le futur projet est de découper cette somme par année et de ne PAS faire de report entre les années… Donc chaque année, tu perds encore une partie des tes crédits (en plus de ce que l'université prends initialement).

                    Bref, on a un fonctionnement pire de ce que faisait les militaires, dont on se moquait bien !

      • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

        Posté par (page perso) . Évalué à -4. Dernière modification le 02/09/15 à 08:52.

        C'est quand même un comble, quand tu sais que la lutte contre le chômage est censée être la priorité n°1 du gouvernement…

        Oui, c'est la belle démonstration qu'il y a un gros problème même si soit-même (l'Etat) on essaye d'éviter de devoir se taper les règles d'avoir un salarié.
        Mais après, le problème est que les électeurs comprennent que quand on "protège"les salariés, ben c'est ça qui arrive (en fait, le résultat est l'exact inverse : on ne protège rien car on n'embauche pas).
        Perso, je préfère payer 100 000 € de licence que d'engager 50 000 € en salarié, tu va te demander pourquoi? Parce que la licence c'est 100 000 € mais que le salarié je ne sais pas son vrai coût (changement de législation sur les cotisations à peu près tous les ans, frais de gestion de la fiche de paye et compagnie, pas de limite aux pénalités prud'hommes en cas de problème etc… On appelle ça la gestion du risque. Et je ne parle même pas des fonctionnaires) donc je comprend fortement que même administration fasse le même calcul que moi : on embauche quand c'est la seule solution qui reste, avec réticence.

        Ce n'est pas tant que ça un comble, ce comportement (prioriser une licence à un employé) n'est que le résultat de ce que le peuple demande sans réfléchir aux conséquences dans sa plus belle démonstration (l'Etat qui montre l'exemple).

        Tu peux pas leur mettre la pression ? Après tout, c'est toi le client, non ? Ces gens n'ont aucune concurrence ?

        Demander au fournisseur de dépenser plus en validation sans vouloir lui filer un Euro de plus, ce n'est pas une bonne méthode de pression (le fournisseur sait que son concurrent dira "va te faire voir" aussi, c'est évident).

        PS : à noter que le problème du libre est aussi son énorme manque de professionnalisation et c'est surtout sa faute (comment le dire "politiquement correct"… Parce que par exemple ceux qui se professionnalisent doivent par exemple passer leur temps à expliquer que le libre n'est pas l'anti-commercial qu'on peut voir dans pas mal de projets libres et qui font une réputation "faut fuir" au libre). Fournir un logiciel est une chose, mais c'est une faible part de ce qu'attend un "décideur" comme aussi expliqué dans le premier commentaire. Alors libristes bougez vous et proposez une offre globale, pas qu'un logiciel, avec de l'accompagnement, du support, des développeurs prêt à faire évoluer le logiciels en écoutant ceux qui payent plutôt que ceux qui gueulent le plus sur les forums etc… Car si les entités ne veulent pas embaucher directement à cause de contraintes sur la visibilité long terme, payer "one shot" un produit sur étagère gratuit + des customisations pour ce qu'il manque (à vous de vous taper les contraintes du salariat, si vous êtes déçu que le salariat ne soit pas préféré par l'Etat vous n'aurez aucun problème psychologique à embaucher de votre coté) est faisable.

        • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

          Posté par . Évalué à 10.

          Perso, je préfère payer 100 000 € de licence que d'engager 50 000 € en salarié,…..On appelle ça la gestion du risque

          Actuellement dans l'Enseignement Supérieur, nous rencontrons un énorme problème : le prix des licences des antivirus des postes clients a explosé. Littéralement. Il existe une entité qui s'occupe de passer le marché avec les éditeurs (le groupe logiciel), nous sommes libres d'utiliser ce marché ou non. Mais quand le prix explose et que nous souhaitons changer de logiciel, il faut s'occuper de la migration des milliers de postes clients.

          Juste un contre-exemple, les licences ne sont pas un secteur sans risque.

          De plus, il ne faut pas oublier que la gestion des licences ne coûte rien, bien au contraire : quand je regarde le temps passé dans mon service informatique d'établissement du supérieur rien que pour gérer les serveurs de licences, contacter les fournisseurs pour récupérer les fichiers de licences….., je trouve que c'est énormément de temps perdu. Je chiffre au minimum 1h/semaine. Au minimum.

          Donc les licences, ce n'est pas juste faire un chèque. C'est aussi pleins de problèmes par la suite. A prendre en compte dans la décision finale.

          • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Donc les licences, ce n'est pas juste faire un chèque. C'est aussi pleins de problèmes par la suite. A prendre en compte dans la décision finale.

            Pour contrebalancer la mise en avant du propriétaire par ce genre d'entité, j'avais proposé qu'ils gèrent aussi les licences libres. L'idée n'avait pas pris :/ Pour autant, cela aurait permis de répondre à une question simple : quel est le taux de déploiement de licences libres par rapport à des licences propriétaires ?

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      tant qu'il n'y aura pas une volonté venue d'en haut, avec un impératif FERME, les gens préfèrent rester dans ce qu'ils connaissent.

      un premier ministre me paraîtrait assez haut tout de même ;-) avec un retour d'expérience proposé pour l'éducation nationale : c'était la circulaire Ayrault, soit depuis 2012

      Plutôt que de leur donner MS Project, je leur ai filé GANTT PROJECT

      un peu comme pour LibreOffice vs OOs, il y a Libre Project aussi qui se vaut avec Gantt project : cf. http://alternativeto.net/software/projectlibre/?license=opensource

      L'état doit définir un cadre d'inter-opérabilité obligatoire pour toutes les administrations

      comme le RGI ;-) je cite : « Le RGI a force d’obligation au sens de l’ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005. Il s'applique donc aux administrations, collectivités territoriales et établissements publics à caractère administratif ».

      Plus globalement, tu retrouveras sans doute certains arguments plus à même de t'aider à convaincre avec des articles taggués sensibilisation ou via le groupe sensibilisation de l'april.

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      J'ai rarement lu un commentaire qui explique aussi clairement les contraintes d'un décideur administratif ! Merci beaucoup pour ce commentaire très détaillé et très intéressant.

      • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

        Posté par . Évalué à 5.

        Merci pour ce commentaire et je pense que le problème vient de l'école.
        Microsoft file quasiment gratuitement les licences (MSDNA) et du coup on se forme dessus du coup en entreprise on veut rester dessus plutôt que de réapprendre. ==> il faut imposer a partir du lycée l'utilisation de soft libre si on veut que ca prenne.
        Même moi je peste contre open office et je vais régulièrement dans google taper "équivalent open office XXX".

      • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        Oui, merci rlanglois, ton témoignage est très intéressant pour mieux cerner les difficultés auxquelles se heurtent les volontés de migration au logiciel libre dans les administrations.

        J'ai rencontré dans des mairie le problème dont tu parles avec les éditeurs de logiciels métiers qui refusent de certifier leurs solutions dans des environnements libres (Debian Gnu-Linux, Samba…).

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par (page perso) . Évalué à 9. Dernière modification le 02/09/15 à 07:35.

      "ou les organismes de formation choisis par l'ANPE" : Pôle Emploi a des directives nationales pour envoyer tout le public en formation à l'AFPA et dans les centres de formation des CCI, qui sont verrouillés par Microsoft, CEGID… C'est une question financière et politique, l'argent doit rester dans les caisses de l'état et des collectivités (petits arrangements entre amis) : https://linuxfr.org/users/scoubidou--2/journaux/hold-up-sur-le-financement-des-formations

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par . Évalué à 10.

      Ou, plus radical, l'état doit se doter des moyens de développer ou promouvoir lui-même certains logiciels, et de les imposer légalement à tous ses acteurs

      Je pense moi aussi qu'un service public de l'informatique, spécifiquement dédié au développement des outils libre, serait une avancée majeure pour tous, secteur public mais aussi privé. Ça permettrait très probablement des gains économiques important à l'échelle du pays, ça permet aussi de mettre à disposition des « petits » (PME, petits laboratoires, etc.) des outils de qualité sans devoir payer des sommes folles… et ça permet d'avoir une indépendance stratégique très intéressante.

      Mais bon, il en ce moment la mode est à la destruction de tout service public, et la majorité des citoyens en redemandent alors bon on est pas prèt d'aller dans ce sens…

      • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Proposition de modification : à l'échelle du continent, pas du pays !

        • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

          Posté par . Évalué à 2.

          Pourquoi s'arrêter au continent ? Visons le monde !

          On peut tout à fait imaginer des structures dans les différents états intéressé, qui se coordonne au sein d'une sorte de fédération, un peu à la manière des syndicats. Bref, plein de possibilité.

          PS: si tu voulait parler de l'Union Européenne, je ne suis pas sûr que confier toujours plus de pouvoir à une entité faiblement démocratique soit une évolution souhaitable.

          • [^] # HS

            Posté par (page perso) . Évalué à -4.

            à une entité faiblement démocratique

            Ha le fantasme de la France plus démocratique que l'UE, ou du "la démocratie, c'est synonyme de ce que je pense sinon c'est une dictature"…

            Visons le monde !

            La, OK, car le libre traverse bien les frontières des continents.

            • [^] # Re: HS

              Posté par (page perso) . Évalué à 4.

              En l'occurrence en mentionnant l'Europe je pensais avoir proposé un truc concret qui peut marcher.
              Pour ce qui est de marcher dans le troll «Europe pas démocratique, préférence nationale pour la féodalité», merci de l'avoir fait à ma place :-)

              • [^] # Re: HS

                Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                A l'époque du logiciel de comptabilité Nabuco pour les universités, La Rochelle avait développé son propre système et acceptait de le partager à d'autres universités en échange de temps hommes (si mes souvenirs sont bons car tout cela remonte un peu). Bilan, à ma connaissance, quasiment toutes les universités sont passés sur Sifac, une grosse daube basé sur SAP qui nous coûte chaque année une fortune.

                Coté utilisateur, Sifac est encore pire que Nabuco. Son interface en java est une horreur. Pas mal de personne regrette le bon vieux mode ncurses sous telnet ;-)

                Bref, la bonne volonté ne suffit. C'est comme le défi écologique, il faut un moment que cela bouge tout en haut si on souhaite que cela change vraiment.

            • [^] # Re: HS

              Posté par . Évalué à 7.

              Ha le fantasme de la France plus démocratique que l'UE, ou du "la démocratie, c'est synonyme de ce que je pense sinon c'est une dictature"…

              À tout hasard, je me base sur les dire des dirigeants européens, notamment un certain Juncker qui déclare : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». On peut aussi penser au fameux référendum d'il y a quelques années ou aux interview de Vafourvakis par exemple.

              Mais libre à toi de croire à l'Europe bisounours qui aide son prochain !

              Quand je parle du monde, c'est surtout pour critiquer la pertinence de l'échelon Européen. Aujourd'hui les gros projets libre sont quasiment tous mondiaux, utilise très largement un internet mondial… Je trouve que l'échelon européen n'est pas forcément très adapté à une telle situation.

              • [^] # Re: HS

                Posté par (page perso) . Évalué à -1. Dernière modification le 02/09/15 à 12:47.

                À tout hasard, je me base sur les dire des dirigeants européens, notamment un certain Juncker qui déclare : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ».

                La France fait pareil, il ne peut y avoir de choix démocratique (sous entendu du gouvernement ou du parlement) contre la constitution française.
                Et même de droits de l'Homme (la France se fait condamner tous les ans alors qu'elle a fait des lois venant de choix démocratique).
                Faut quitter la France si peu démocratique!

                Bref, on est bien d'accord, tu es en plein fantasmes, en critiquant l'UE pour ce que fait la France aussi.
                On appelle ça un bouc émissaire.

                Surtout ne pas regarder les faits…

                Note: la Grèce a eu le choix de quitter démocratiquement l'UE, a choisi "non". Ce qui est refusé est de dire "OK" et après de dire "en fiat, rien à foutre de mon OK" même si ce "rien à foutre de ma parole" est un choix démocratique. C'est la base de la base de toute relation (y compris entre toi et tes proches). Un exemple "con" : prète moi 1000€, je m'engage à rembourser. Quand tu me les aura prêté , je déciderai démocratiquement avec moi-même (et sans toi, c'est toi qui parle bien que c'est démocratique même sans l'autre) que ma dette est ramenée à zéro. Je ne peut être qu'une gentille personne car la décision a été démocratique (enfin, de ton point de vue)

                Saloperie de réalité…

                Mais libre à toi de croire à l'Europe bisounours qui aide son prochain !

                Rigolo, je n'ai pas dit ça, juste que le niveau qui te plait n'est pas mieux. Mais comme voir ça ne te plait pas, tu dis "X est nul, donc je veux Y même si Y est encore plus nul".
                Bref, encore une bonne démonstration qu'il n'y a aucune réflexion, juste de la recherche bête de coupable sans se soucier de la réalité. Toujours les mêmes délires de recherche de "méchants", pour certains ce sont les étrangers, pour d'autre l'UE, mais le principe reste le même (ne pas se regarder).

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par . Évalué à 4.

      Bonjour,

      Un frein fort : les éditeurs de logiciels métiers ne certifient leurs solutions que sur certaines bases. Par exemple, un de mes éditeurs me dit "on ne fait la maintenance que si vous avez une base de donnée Oracle, Microsoft Office, Windows 7 et, à la limite, si vous virtualisez les serveurs, on accepte VMWARE uniquement. Sinon, ça veut pas dire que ça marche pas, mais si vous avez un problème, on vous aidera pas".

      Et en modifiant le cahier des charges? Par exemple en demandant aux prestataires d'être compatible avec tels formats (libre de préférences)?
      Je pense qu'il faut demander de l'informatique plus modulaire, pour enlever ajouter des briques plus facilement.

      Si tes secrétaires aiment MSO, tant mieux, mais il faudrait qu'elles produisent de l'ODF format que tu exiges. À toi de mander à MS (ou à LibreOffice) de bloquer les fonctions que l'ODF ne prend pas en charge pour éviter les messages anxiogènes du style " je ne sais pas faire cela dans ce format, vous voulez pas prendre l'autre ?"

      J'ai un peu l'impression que subdivise pas assez l'informatique: pas de différence comptable entre le logiciel, le matériel et la maintenance/support. Gros oubli sur les formats numériques qui fait que des logiciels sont peu interopérables entre eux.

    • [^] # Avis d'un autre fonctionnaire décisionnaire...

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Hello,

      relativement à Microsoft Office vs LibreOffice, je ne peux que citer l'engagement de la gendarmerie, du ministère de l'agriculture, du ministère de la justice, du ministère en charge de l'écologie et des autres que j'ai oublié qui sont passés sous OpenOffice puis LibreOffice depuis maintenant quelques années. Concrètement, il y a des grincements de dents au début mais rétrospectivement, ça marche ! Si des ministères entiers arrivent à migrer, ça doit être également possible au niveau local d'un hopital.

      C'est essentiellement une question de volonté qui se joue à tous les niveaux, pas seulement en haut !

      Effectivement, il y a toujours la difficulté de migrer. Mais le problème, c'est le changement, pas le logiciel libre en lui-même.

      Par exemple, quand j'ai commencé à travailler, ma structure administrative (une centaine de personnes) était équipée d'une flopée d'imprimantes individuelles (près d'une cinquantaine quand même) avec différentes références qui obligeait l'équipe en charge du système d'information (et des imprimantes) à jongler en permanence avec de trop nombreuses références de consommable. Ces machines peu performantes nous coutaient un bras. J'ai donc lancé un projet, pour le coup uniquement local à ma structure, (pas de directive du ministère sur le sujet) et en réussissant à convaincre la direction, nous avons lancé un plan de passage à de l'impression réseau de qualité en diminuant le nombre de machines et, ce qui fut le plus dur à accepter, en obligeant les gens à partager des machines alors qu'avant, l'utilisation était individuelle. Nous y sommes parvenu en apportant une plus grande vitesse d'impression, de nouvelles fonctionnalités (recto-verso) et en plaçant les machines aux bons endroits. Malgré tout, ce ne fut pas si facile, je me souviens particulièrement d'une réunion où j'avais 30 secrétaires assez remontées en face de moi et où il a fallu expliquer le nouveau choix, les contraintes que ça allait imposer mais surtout, les avantages qu'on allait pouvoir en retirer. Résultat, le projet a été jusqu'au bout et aujourd'hui, personne ne le remettrait en question, surtout en cette période de disette de crédits. Mais si je n'avais pas impulsé l'effort de transition avec mes petits moyens, rien ne se serait produit ! La solution la plus simple aurait été de continuer, j'aurais eu la paix sociale et sans doute moins de regards désapprobateurs.

      Pour la migration vers LibreOffice, nous avons fait un gros effort de formation (tout le monde a été formé à la nouvelle suite bureautique pendant 5 jours) et l'équipe informatique locale s'est clairement investie pour répondre aux différents problèmes individuels des utilisateurs (les macros, les publipostages où la logique est différente, etc.). Résultat: là encore, ça a marché même si certains points posaient (et continuent de poser) problème. Je crois pouvoir dire qu'aujourd'hui, si on devait envisager une migration vers MS Office, on aurait une levée de boucliers des agents car ils seraient obligés de reprendre presque tout de zéro (le passage MS Office 2000 vers la dernière version étant sans doute assez proche du cataclisme) !

      Je peux aussi reproduire l'exemple avec QGIS. Au début un petit groupe de géomaticiens habitués à MapInfo ont essayé QGIS et ils se sont aperçu qu'on avait au moins 80% des fonctionnalités de MapInfo pour O€ de licence. On a lancé un groupe de travail à plusieurs administrations et finalement, aujourd'hui les centrales des ministères ne retiennent que QGIS comme logiciel de SIG car en plus d'avoir toutes les fonctionnalités requises (et aussi de nouvelles fonctionnalités) il permet de diminuer le coût des licences d'un ordre de grandeur du million d'€ ! Certes, il faut prendre en compte la formation mais, comme dans mes expériences passées, ce coût se lisse assez bien sur le moyen terme (une fois les docs de formation disponibles, il n'y a plus que de l'assistance qui était déjà disponible pour le cas du logiciel propriétaire) et au final, on est largement gagnant. Surtout que maintenant, en 2015, les logiciels libres les plus utilisés ont clairement de la bouteille et qu'ils sont plus stables et plus fonctionnels qu'il y a 10 ans.

      Le frein majeur du libre dans le secteur public se concentre actuellement autour des applications métiers sur étagères. Dans ces conditions, l'éditeur impose ce qu'il veut. C'est un modèle qui, même s'il paraît plus abordable au début, est à proscrire sur le long terme. La majorité des ministères ne fait plus avec ça et préfère créer quelque-chose à partir d'un cahier des charges qu'ils maîtrisent même si, dans la majorité, le développement est externalisé. En plus de ça, il faut aussi reconnaître que les solutions métiers toutes prêtes sont circonscrites à quelques niches (horodatage/badgeage, paye ou RH): va trouver un logiciel tout prêt qui permet de gérer le paiement des aides agricoles européennes avec la réglementation mouvante qui va avec sur étagère !

      Par ailleurs, et en ce qui concerne l'Etat, il existe un marché public de support de logiciel libre qui date de 2012-2013.

      Mais même au niveau du monde médical, ça change. Regardez le logiciel libre Orthanc qui gère une partie de l'imagerie médicale. C'est donc que ça doit être possible. Dans ces conditions, je dirais que l'union fait la force: regrouper plusieurs hopitaux pour créer des logiciels métiers adaptés permettrait de faire de grandes choses et coûterait moins cher, même sur le moyen terme. Rien n'empêche de lancer des groupes de travail pour essayer de faire avancer le shmilblick.

      Pour conclure, je dirais que le libre dans l'administration, ça vient d'en bas et qu'après ça vient pas d'en haut. Avec un petit noyau de militants, on fait migrer des entités aussi importantes que des ministères, surtout quand ces derniers sont à l'affût d'économies.

      • [^] # Re: Avis d'un autre fonctionnaire décisionnaire...

        Posté par . Évalué à 2.

        Avez-vous passé des contrats pour avoir des nouvelles fonctionnalités dans vos logiciels libres, des contrats de maintenances pour résoudre des bugs bloquants ??

        Pour contre balancer ton exemple, il faut se rappeler que le ministère de l'intérieur (dont dépendant maintenant la gendarmerie) a lancé la licence Open Bar et cela a été étendu à plusieurs ministères:
        http://www.nextinpact.com/news/95562-les-ministeres-sociaux-ont-eux-aussi-leur-contrat-open-bar-avec-microsoft.htm
        Malgré les réserves des spécialistes: http://www.nextinpact.com/news/95951-les-reserves-disic-sur-contrat-open-bar-entre-microsoft-et-ministeres-sociaux.htm

      • [^] # Re: Avis d'un autre fonctionnaire décisionnaire...

        Posté par (page perso) . Évalué à 0.

        relativement à Microsoft Office vs LibreOffice, je ne peux que citer l'engagement de la gendarmerie, du ministère de l'agriculture, du ministère de la justice, du ministère en charge de l'écologie et des autres que j'ai oublié qui sont passés sous OpenOffice puis LibreOffice depuis maintenant quelques années.

        Concrètement, quel a été et quel sera dans le futur le montant global dépensé ou du code commité afin d'améliorer LibreOffice?
        Car ce que je retiens pour le moment de ton commentaire est que c'est entité ont profité que LO soit gratuit, mais rien sur le libre et rien en retour pour faire que le logiciel vive.

        Des utilisateurs gratuits, c'est rentable si ensuite il y a un sortie d'argent (ou de commit de code), sinon c'est juste profiter (ce n'est pas un mal, mais ça n'apporte pas grand chose au produit, c'est neutre pour ceux qui codent le produit).

        Mais le problème, c'est le changement, pas le logiciel libre en lui-même.

        Dans l'exemple de LO, il y a quand même pas mal de choses qui viennent du logiciel, face à son concurrent classique.

      • [^] # Re: Avis d'un autre fonctionnaire décisionnaire...

        Posté par . Évalué à 4.

        Je vais faire un rapide état des lieux de GrosseBoite (mais PetitMinistère) où je bosse, où tout n'est pas rose mais où ça marche quand même pas trop mal :

        • 55000 postes avec firefox, thunderbird et libreoffice en standard
        • 3000 et quelques serveurs d'infrastructures bureautiques avec Samba
        • le standard pour les développement s'appuie sur tomcat et postgresql
        • le SIG (à la louche 200 serveurs) c'est linux postgis
        • notre messagerie ? Entièrement libre aussi.

        Bien sur il reste encore quelques suites Office par ci par là, mais pas tant que ça, et quelques serveurs windows mais liés à des trucs pas compatibles avec linux de toute façon.

        En gros dans les trucs un peu structurants il resterait le poste de travail à migrer et ça j'y crois pas. Oui ça marche, d'ailleurs je suis sous linux même au boulot, mais déjà que 6 ans après la migration vers OO/LO les utilisateurs râlent encore, hors de question qu'on force le passage sous linux pour le moment. C'est un coup à remonter tout le monde contre le libre. Ça serait dommage. Et les gains sont de toute façon faible (cherchez pas, on a fait l'étude, pour le moment ça vaut pas le coup en terme bénéfice risque).

        Le problème actuellement n'est pas que les ministères utilisent ou pas le libre, ils l'utilisent de plus en plus (sauf quelques uns avec des openbars) le problème c'est que les ministères contribuent au final assez peu au libre. Je voudrais participer au développement de Samba 4 pour certains trucs précis, mais pour l'instant on ne sait pas comment faire pour travailler correctement avec les communautés : nous on sait faire des marchés en suivant les marchés publics, eux auraient besoin qu'on finance le développeur qu'ils connaissent pour intégrer nos développements dans leur souche. On a des pistes et on va y arriver mais ça prendre encore du temps.

        Ceci étant dit pour finir sur une note optimiste, dans l'administration le libre venait d'en bas, maintenant il vient aussi d'en haut. Les DSI et la DISIC sont convaincus que le libre ça marche et que ça coute moins cher. Regardez les projets de l'état et vous verrez que le libre existe et est déjà défendu (le SILL par exemple) et que des gros projets arrivent, par exemple VITAM : https://www.april.org/next-inpact-avec-vitam-l-administration-choisit-l-open-source-pour-l-archivage-de-ses-donnees et ça n'est qu'un exemple parmi d'autres…

        Bon, c'est un peu décousu tout ça mais j'ai un apéro moi alors bonne soirée.

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par . Évalué à 5.

      Bonjour rlanglois et merci pour ce témoignage venu du terrain et qui nous donne la température du logiciel libre vu par vos employés.
      Pour vous aider juste concernant le point sur OpenOffice, beaucoup de personnes non technique non pas suivi ce point :
      début 2011, LibreOffice a été crée en reprenant le code d'OpenOffice pour le faire évoluer plus rapidement par une communauté de développeurs plus réactifs. OpenOffice était développé par Sun. Oracle ayant racheté Sun, OpenOffice n'évoluait pas vraiment (certainement pour des raisons politiques interne à Oracle, mais je ne connais pas toutes les raisons).
      Depuis fin août LibreOffice 5 est sortie et apporte des améliorations fulgurantes comparés à OpenOffice 4.1 qui n'a plus été mis à jour depuis janvier 2014 ! Par exemple la compatibilité pour ouvrir des docx dans LibreOffice 5 est bien meilleur que par le passé même si ce n'est pas une raison d'utiliser le docx.

      => Tout ça pour vous dire d'utiliser LibreOffice 5 plutôt qu'OpenOffice lorsque vous en avez la possibilité.
      http://fr.libreoffice.org/

      Merci

      • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

        Posté par . Évalué à 3.

        => Tout ça pour vous dire d'utiliser LibreOffice 5 plutôt qu'OpenOffice lorsque vous en avez la possibilité.
        http://fr.libreoffice.org/

        Pour une entreprise et une administration, je conseille, en accord avec l'équipe de Libreoffice, pour cette année de prendre Libreoffice 4.4.5 ou + car Libreoffice 5 est encore trop jeune et un peu bogué. L'année prochaine il devrait être presque parfait.

        Sinon, je suis tout à fait d'accord oublions jusqu'au mot OpenOffice, presque plus maintenu, afin d'éviter les confusions. Vive LibreOffice très bien suivi par une (très) grosse équipe.

        J'en suis arrivé à remplacer le nom de l'icône Libreoffice par OpenOffice sur le bureau de PC afin de dissuader la réinstallation d'OpenOffice. C'est dire le poids des habitudes.

        Quant à la lecture des fichiers ODT par MS Word, c'est souvent bogué. Je déconseille, malheureusement beaucoup d'admin l'impose :( .

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par . Évalué à 8.

      "500 000€ par an "

      C'est 5 CDI plein temps d'ingénieur un tel budget ! Et encore, cela peut être des commandes passées à des SS2L, qui font et suivent les adaptations demandées de logiciels libres.

      J'ai de la peine à croire tous les hôpitaux n'ont pas les mêmes problématiques et que le dev de solution libre ne puisse pas être mutualisé. Il ne faut pas oublier que la GPL a été écrite, avant tout pour libérer les données.

      "La première sécurité est la liberté"

      • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        C'est 5 CDI plein temps d'ingénieur un tel budget !

        Soit pas grand chose pour un logiciel de la taille de LibreOffice.

        Il ne faut pas oublier que la GPL a été écrite, avant tout pour libérer les données.

        Foutaises.
        Pour libérer les données, on a inventé les standards.
        logiciel libre ou pas, ça n'a que peu voire pas d'impact sur les données (le tout étant d'avoir les données dans un format standard, à partir de la avoir un logiciel proprio n'a aucun impact sur la liberté des données).

        Faudra un jour arrêter de faire du mal au libre comme ça (en disant des trucs faux, les gens ne sont pas stupides et savent comprendre que c'est faux, et ensuite les gens parlant de libre sont catalogués menteurs à ne pas écouter. Sans compter que ça fait penser que le libre est tellement merdique que les gens le défendant se sentent obligés de mentir dessus pour le "vendre").

        • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

          Posté par . Évalué à 2.

          5 personnes à plein temps, c'est l'effective de dev de plein de logiciel vendu très chère.

          Concernant la deuxième remarque, tu es simplement ridicule, c'est l'histoire de la genèse de la GPL, que RMS racontait en long en large et en travers. Mais tu sais sans doute mieux que RMS lui-même ce qu'il avait dans la tête à l'époque.

          "La première sécurité est la liberté"

          • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            J'ai pas tout suivi, mais dans sa biographie autorisée et relue par Richard Stallman en français il est bien spécifié que l'origine du logiciel libre (et par extension) c'est un foutu pilote d'imprimante (donc un logiciel, pas des données) dont les sources étaient privées. Si tu as d'autres source, je veux bien que tu les partage.

            • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

              Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 11/09/15 à 10:08.

              C'était la conférence de Stallman sur le logiciel libre, quand il parlait de la GPL. En gros, il disait qu'il ne pouvait y avoir des données libres, sans logiciel libre. C'est mis à mal avec les services web d'ailleurs.

              "La première sécurité est la liberté"

        • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

          Posté par . Évalué à 10.

          Si l'administration française était déjà capable de mettre un seul développeur à plein temps sur LibreOffice avec la même visibilité et la même implication communautaire que les développeurs mis par Collabora ou Canonical, il y aurait là un symbole de nature à créer un cercle vertueux.

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par . Évalué à 5.

      Bonjour,

      J'étais formateur sur logiciels libres (Gimp, libre office et SPIP), et j'offrais mes connaissances essentiellement à des adultes, élus, secrétaire de mairie, président d'asso, etc… . Nous avions de bien meilleurs résultats avec un public motivé qu'avec un public "forcé d'être là". Aussi pour faire écho à votre courrier, je conseillerais l'ouverture d'une sensibilisation, afin que la demande soit davantage "down-up" comme on dit aujourd'hui en RH. J'invite les décideurs à convaincre plutôt qu'à obliger. Démonstrations, ateliers, conférences… puis ensuite les formations. L'outil est bon, aussi le succès sera assuré. :)

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par . Évalué à 1.

      Bonsoir,rlanglois,
      Quelques infos sur des hôpitaux qui ont migrés vers des solutions libres et ainsi diminués les coûts, il est à noter que certains sont privés mais celuidu Creusot, je ne sais pas.
      Vous pouvez toujours avoir un retour puisqu'ils ont migrés depuis 2013

      Parc informatique: le groupe hospitalier Le Creusot-

      Montceau a adopté le Raspberry Pi
      http://www.ticsante.com/Parc-informatique-le-groupe-hospitalier-le-Creusot-Montceau-a-adopte-le-Raspberry-Pi-NS_1616.html

      le Centre hospitalier choisi le Raspberry Pi Montceau
      http://www.ch-montceau71.fr/raspberry/

      L’hôpital Saint Joseph économise 44 000 euros par an hôpital privé
      http://www.greenit.fr/article/energie/l-hopital-saint-joseph-economise-44-000-euros-par-an-5429

      En espérant que cela puisse vous aider dans votre quête puisque vous êtes dans le même secteur d'activité

      Bonne soirée
      Steph de Créactivi't Twitter @CreactivitCom

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par . Évalué à 7.

      Elles ne VEULENT pas apprendre.

      Ça semble méchant, mais : quand on t'emploie à un poste et qu'on te confie un outil de travail, qu'on te forme à l'utiliser, "ne pas vouloir apprendre" n'est pas vraiment une option, si ?

      Je bosse actuellement dans un secteur proche de l'industrie et la différence est flagrante entre les gens sur le terrain (qui, quand un nouvel équipement arrive, ont intérêt à se former, et vite), et les gens au bureau où, effectivement et bizarrement, "j'ai pas envie d'apprendre" suffit à exercer une contrainte puissante sur les nouveaux outils de travail informatique -_-

      THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Elles connaissent "Word" et "Outlook". Je ne veux pas dire "un traitement de texte" ou "un client de messagerie". La majorité sont perdues quand on essaie de leur montrer Open Office. Elles ne VEULENT pas apprendre.

      Après avoir eu le même discours dans ma boite, je me pose de sérieuses questions à propos de cet argument : comment expliquer le passage sans heurt à Office 2007 ?

      Si on regarde les différences d'interface avec les versions précédentes de MS Office, il y a un écart bien plus faible avec Open Office qu'avec 2007. Il est beaucoup plus facile de se retrouver avec Libre Office qu'avec Office 2007 !

      S'il s'agit d'une difficulté d'apprentissage, j'avoue ne pas voir où elle se situe, vu que les fonctionnalités sont équivalentes pour ce public. Comment interpréter ce discours ?

      • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Comment interpréter ce discours ?

        Pour certaines personnes, que l'entreprise choisisse un logiciel libre (je traduis : vu comme gratuit) peut être vu comme une dévalorisation de leur poste :/ « Comment ? Ma boîte ne peut même pas payer un produit répandu pour que je travaille efficacement ? ».
        Heureusement qu'avec apache dans les serveurs web, les box Internet basées sur du Linux, Tizen dans les télévisions, les ordiphones sous Android, les tablettes sous Android… il est possible de démonter ce genre de raisonnement en pointant qu'ils utilisent déjà Linux avec peu de souci, même s'il reste encore de la résistance au changement… seul win10 avec son espionnite aigüe semble faire évoluer les mentalités, j'avais aussi sous le coude « serais-tu prêt à ce que ta voiture soit pilotée par un windows au vu de ton expérience quotidienne sur ton poste de travail ? » (mais là je perds souvent trop de monde, confronté de trop près à ses contradictions il faut croire :/).

    • [^] # Re: Avis d'un fonctionnaire décisionnaire.

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      Le navigateur c'est un logiciel libre ?

  • # Bravo !

    Posté par . Évalué à 7.

    Félicitations !! C'est exactement ce que nous devrions tous faire encore et encore au quotidien jusqu'à ce que ça devienne la norme pour tout le monde. Et pas que pour ça, aussi pour tout ce qui touche à des choses importantes comme la protection de l'environnement par exemple (premier exemple qui me passe par la tête, je ne représente aucun parti ;-) ).

    Si chacun change ce qu'il peut à son niveau et tente de convaincre au minimum les personnes qui l'entourent, on arrivera à changer les choses positivement petit à petit. N'attendons rien de nos dirigeants quels qu'ils soient et avançons ensemble.

    • [^] # Re: Bravo !

      Posté par . Évalué à 9.

      Le problème, avec le libre, c'est que même quand on a l' "impression" de pouvoir faire quelque chose (ce qui est mon cas, puisque je suis "chef"), c'est qu'on s'aperçoit qu'il y a plein de contraintes externes qui finalement, nous menottent pas mal. Alors oui, je suis content d'avoir quitté les systèmes serveurs AIX pour du Linux. Mais en vrai, à part les 6 informaticiens de ma structure, personne ne s'en est aperçu ^

      • [^] # Re: Bravo !

        Posté par (page perso) . Évalué à 9.

        Ca fera des informaticiens épanouis. C'est important des employés heureux.

        La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas sentis la différence.

      • [^] # Re: Bravo !

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Mais en vrai, à part les 6 informaticiens de ma structure, personne ne s'en est aperçu ^

        Je dirai : heureusement! Le libre est utile pour tes 6 informaticiens de ta structure, pas pour les autres.
        Les autres n'ont pas à remarquer, ce n'est pas leur métier et la transition doit leur être transparente (sinon ça veut dire que tuas mal fait ton taf).

    • [^] # Re: Bravo !

      Posté par . Évalué à 3.

      Si chacun change ce qu'il peut à son niveau et tente de convaincre au minimum les personnes qui l'entourent, on arrivera à changer les choses positivement petit à petit. N'attendons rien de nos dirigeants quels qu'ils soient et avançons ensemble.

      C'est un peu trop naïf pour moi. Le dirigeant, il décide, donc peu importe ce que tu feras, si tu t'éloignes trop de ce qu'il veut décider, il interdira ce que tu fais. Le seul moyen de changer les choses, c'est de diriger, et donc de voter et/ou se présenter.

  • # combattre intelligemment avec les avantages du libre

    Posté par . Évalué à -2.

    Oui si nous utilisions les avantages du libre [http://www.libreidea.org/Libre_SWOT_project] merci de participer à remplir cette swot

    Un de nos avantages est la force du nombre;

    Malheureusement une de nos faiblesses est la stratégie et la coordination.

    Si, c'est un exemple, nous utilisions une stratégie commune comme un joli sceau commun bien visible sur chaque site, vlc, sideways, gimp, framazic, etc.. qui se revendique libre, qui pointerait vers un annuaire de culture libre et une explication du pourquoi ce combat et de la voie politique à suivre, je crois que cela apporterait de la visibilité au grand public et impacterait bcp plus.

    L'idée en question; http://www.libreidea.org/%22maisondulibre%22_label#Fran.C3.A7ais_.28fr.29

    • [^] # Re: combattre intelligemment avec les avantages du libre

      Posté par (page perso) . Évalué à -3.

      un joli sceau commun

      non merci.

      une explication du pourquoi ce combat et de la voie politique à suivre,

      Essaye, pour voir, vu que pour 1000 personne tu auras 1000 explications incompatibles entre elles.
      sinon, on a déjà la FSF et l'OSI pour ça.

      Bref, ça existe déjà pour qui veut mettre des liens. Faut juste trouver des gens pour mettre des liens (bon courage)

      qui se revendique libre,

      Le problème de tes exemples est qu'ils ne se revendiquent pas libre, ils font du libre.

      je crois que cela apporterait de la visibilité au grand public et impacterait bcp plus.

      Le grand public s'en fout du libre et à raison : le grand public utilise.

      • [^] # Re: combattre intelligemment avec les avantages du libre

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Le grand public s'en fout du libre et à raison : le grand public utilise.

        Dans le principe, c'est quand même problématique de choisir des logiciels/matériels fermés (et je considère ici comme fermé un logiciel libre avec un code illisible ou pas fourni dans la forme rendant sa maintenance la plus pratique), à double titre :

        1) le marché est moins concurrentiel
        2) Un logiciel qui gère tes données personnelles le fait à la place ou en complément de ton cerveau, et c'est important de savoir quelles opérations sont effectuées.

        • [^] # Re: combattre intelligemment avec les avantages du libre

          Posté par (page perso) . Évalué à -1.

          1) le marché est moins concurrentiel

          Va dire ça aux constructeurs de smarpthone, par exemple (sur le hardware ici, certes, mais juste pour démontrer que la concurrence va bien sans libre).

          2) Un logiciel qui gère tes données personnelles le fait à la place ou en complément de ton cerveau, et c'est important de savoir quelles opérations sont effectuées.

          Perso, j'en ai complètement rien à faire, ce qui compte est le résultat.
          On me dit aussi tout le temps que c'est important de savoir comment fonctionne une voiture, et je vais te choque : rien à faire aussi, le but est que je sois à ma destination, point.

          Il y a des choses importantes, oui, mais le libre n'est pas obligatoire pour ça.
          Le libre est un outil, pas une finalité.

          • [^] # Re: combattre intelligemment avec les avantages du libre

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Je pensais à la concurrence pour la maintenance. Combien de potentiels acteurs de TMA sur les suites logicielles achetées avec nos impôts ? PErso, je veille à fournir à mes clients la possibilité et le droit de faire appel à un autre développeur (selon les cas, si je disparais ou sans restriction).

            Si le constructeur de ta voiture décide subitement que ta destination ne fait pas partie des destinations permises par la licence de mise à disposition, tu peux encore tourner le volant et t'y rendre. Pour un logiciel, le bouton "imprimer mon billet de train" sera grisé.

            • [^] # Re: combattre intelligemment avec les avantages du libre

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Pas besoin de libre pour la TMA concurrentielle, suffit juste que le client ai les droits qui vont bien pour ça (c'est une petit sous ensemble des droits du libre). Et avoir un logiciel qui coute 100 est mieux qu'une TMA concurrentielle de 100/an (si on te fait chier dans 5 ans, tu jette le logicielle).

              Encore une fois, le libre comme but n'est pas la bonne réponse, et donc le sens de l'argumentation est mauvais.

              je veille à fournir à mes clients la possibilité et le droit de faire appel à un autre développeur

              C'est aussi ce que je fais. Mais je dis que je donne ce droit et que c'est clair (car licence libre connue), pas que je fais du libre.
              Il y a une différence importante dans la façon de présenter.

          • [^] # Re: combattre intelligemment avec les avantages du libre

            Posté par . Évalué à -1.

            Je disais juste qu'il faut combattre avec nos caractéristiques qui sont parfois très avantageuses sur le non ouvert.

            objectif; enrichir la tour du bien commun - pas celle des crosoft

            • [^] # Re: combattre intelligemment avec les avantages du libre

              Posté par (page perso) . Évalué à -2. Dernière modification le 02/09/15 à 12:00.

              objectif; enrichir la tour du bien commun

              Va falloir jeter le libre alors, car le libre s’intéresse à celui qui reçoit le code et n'a absolument rien à faire du bien commun.
              Le libre est incompatible (ou du moins pas suffisant, mais il me semble bien que l'obligation de publication "bien commun" n'est pas accepté par ceux qui étudient les licences libres, que ce soit OSI ou FSF ou Debian, faut déjà voir que juste envoyer un mail pour dire "j'utilise" fait que Debian refuse la licence NASA de souvenir) avec ton objectif.

              pas celle des crosoft

              Si Microsoft fait du libre, il y gagnera aussi par rapport aux autres (parce que bon, celui qui pond le code a quand même un énorme avantage sur les autres).
              Et puis bon, vachement intelligent d'opposer les entités plutôt que de juste proposer mieux, quelle confiance en soit.

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