Journal Fuyez pauvres fous !!!

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7
23
nov.
2009
On sait tous que les réseaux sociaux sont des appeaux à neuneux. On sait aussi que les RH utilisent ces mêmes réseaux sociaux. que les recruteurs utilisent google pour filtrer les CVs.

Mais votre profile fessedebouc est devenu Big brother. Simplement parce que la démocratisation et la facilité de recherche sur une personne est devenue si facile que même l'apprenti neuneu dictator fait son marché.

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-11-23/reseau-s(...)

Pour une fois, je suis d'accord Nathalie Kosciusko-Morizet, il faut un droit à l'oubli numérique.

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-nathalie-k(...)

Et vous, comment gérez-vous votre image numérique ?

Perso, j'utilise des pseudo que je change régulièrement, mon vrai nom n'apparait pas dans google, ou plutôt si, j'ai des homonymes très bavards.
  • # Ars Technica en parle aussi

    Posté par  . Évalué à 3.

    http://arstechnica.com/web/news/2009/11/creepy-insurance-com(...)

    avec quelques réflexions supplémentaires, par exemple : http://arstechnica.com/web/news/2009/07/are-those-photos-rea(...)

    où l'auteur montre que des photos "supprimées" sont toujours accessibles. Celle effacée de Facebook pour tester est toujours visible aujourd'hui.
  • # Dans un sens...

    Posté par  . Évalué à 10.

    C'est vrai que ca fait Big Brother, mais je me souviens des trésors de patiente que je pouvais déployer étant plus jeune pour me faire porter pale et éviter une journée de collège/lycée. J'ai des parents intelligents et l'administration n'était pas facilement dupe, c'était donc une simulation de tous les instants pour arriver a obtenir cette journée, depuis le petit matin en passant par le faux vomi en rentrant dans la classe, jusqu'a la visite chez le conseiller d'éducation sceptique mais forcé de reconnaitre que vous tirez une tete a l'agonie, le douloureux mais nécéssaire mensonge aux parents bienveillants pour qu'ils viennent te chercher, mensonge qu'il faut exécuter sur le bouts des levres tellement une erreur de simulation ferait revenir a la case départ sans toucher 20 000 francs. Tout ca pour finir au paddock, vérifier que l'on est enfin seul et pouvoir enfin faire éclater sa joie et s'approcher discrètement de la super nintendo.

    En fait je me souviens maintenant pourquoi j'ai un jour arrêté de sécher les cours : c'est trop de boulot. :D


    Bon pour en revenir a facebook, certes c'est plus mondialisé, certes c'est plus difficile a museler, mais a l'époque aussi il fallait faire attention a ce qu'on laissait paraitre, a faire en sorte que ses amis/connaissances ne puisse pas cafter, etc... Se croire en sécurité sur internet est une erreur, pas plus que dans une entreprise entre collègues;
    • [^] # Re: Dans un sens...

      Posté par  . Évalué à 4.

      La seule petite différence avec la vraie vie, c'est que, à moins d'être une star, tu peux changer de boîte, de ville, voire même de pays pour te faire oublier.
    • [^] # Re: Dans un sens...

      Posté par  . Évalué à 3.

      De toute manière suffit de regarder sur Internet tout ce qui se passe derrière Facebook. J'avais un compte que j'ai gardé 2 mois, c'était de la curiosité, j'avais quasiment rien sur moi, je suis bien content maintenant que j'ai supprimé mon compte.

      Les gens sont dupes, et ils s'en foutent complètement des problèmes qu'ils pourraient rencontrer suite à la mise en ligne de toutes informations, photos ect...
      • [^] # Re: Dans un sens...

        Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à -1.

        Je suis mitigé sur tout ce qui est vie privé. J'aurais tendance à refuser le flicage, le fait de ne pas maîtriser toutes les données sur moi etc. mais d'un autre côté, je m'en fou.

        Dis moi, tu sauvegardes tes photos, informations etc. ? Alors que dire de la célèbre citation :
        «Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on ftp, and let the rest of the world mirror it»

        Si ce que tu fais est moralement condamnable, c'est de ta faute, si tu as peur que tes données soient mal utilisées, faut voir dans quel cas déjà mais n'empêche que le problème est ailleurs.

        Non ?
        • [^] # Re: Dans un sens...

          Posté par  . Évalué à 3.

          Les seuls trucs qui concerne ma vie sont sur des DVD, rien sur le PC, FTP, ou autre. ;)
          Je n'ai rien à cacher sur ma vie et sur Facebook personnellement, et j'avais tellement filtré toutes mes infos, décocher tout ce qu'il fallait que j'étais quasi transparent aux yeux de tout le monde, sauf de Facebook bien évidemment.

          C'est ce genre de chose que l'on doit faire attention : http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-cote-bi(...)

          C'est d'ailleurs pour ça que j'ai de la méfiance envers ce genre de réseau social.
  • # Droit à l'oubli? Et l'histoire?

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10.

    Ce "droit à l'oubli" me laisse perplexe, je ne sais pas trop quoi en penser...

    D'un côté, oui pas la peine que le net se souvienne de ta beuverie d'il y a 20 ans et ta la fille qui t'accompagnais qui n'est pas ta femme du moment, ça fera peut-être bizarre à tes enfants pré-ado.

    De l'autre, on nous enseigne un maximum qu'il faut apprendre de l'histoire, ne pas oublier, ou alors on est condamné à refaire les mêmes choses. Ce à quoi on pourrait répondre que l'un est sur une personne, l'autre sur un groupe, mais on reproche aussi aux gens de trop se cacher derrière "moi j'ai obéi aux ordres du groupe, je n'ai rien à me reprocher", et l'Allemagne a ouvert les archives de la Stasi pour justement ne pas oublier ce qu'a fait chaque individu (et pas le groupe donc).

    A une plus faible échelle, on peut prendre l'exemple d'une condamnation en justice : d'un côté oui il faut oublier, la personne a purgé sa peine, il a "payé", passons à autre chose, de l'autre il ne faut pas oublier, pour qu'on essaye de ne pas recommencer.

    Est-ce que ce "droit" ne pourrait pas être utiliser comme une forme de censure? Un truc ne m'arrange pas, les journalistes en parlent, je sors mon "droit à l'oubli" pour qu'ils n'en parlent pas.

    Pourquoi est-ce que ça sort maintenant alors qu'avant il y a livres, photos et compagnie qui n'oublient pas non plus? Internet augmente tout, mais ce n'est pas nouveau des vieux trucs pas beaux qui ressortent, et on n'a jamais pensé à l'interdire.

    Alors, comment trouver le juste milieu entre le droit à l'oubli, et la nécessité de ne pas oublier? Comment définir ce qu'on devrait oublier et ce qu'on ne devrait pas? La réponse n'est pas aussi simple que le laissent penser les articles parlant du droit à l'oubli.
    • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

      Posté par  . Évalué à 10.

      En fait tout ça c'est juste pour demander à éditer ses commentaires sur linuxfr :
      http://linuxfr.org/tracker/612.html

      Ou pour le gouvernement, cela sera pour faire oublier (dans 50 ou 100 ans) qu'un jour les gens avaient droit à un internet presque libre et presque pas censuré...

      Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

    • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

      Posté par  . Évalué à 6.

      Il ne faut pas confondre notre histoire individuelle (avec un petit h) et l'Histoire (avec un grand H)

      Alors oui pour certaines personnes leur histoire se mèle à l'Histoire, pour la grande majorité d'entre-nous c'est et ce sera l'anonymat le plus total.

      Note concernant l'aspect judiciaire de ton post, la justice n'oublie pas les crimes et les délits les plus graves (sauf à 18 ans pour les mineurs), c'est toute la notion de casier judiciaire. C'est juste que la société considère que tu as payé ta dette.
      • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

        Posté par  . Évalué à 6.

        La frontière est parfois mince entre les deux. Pour peu que quelqu'un est fait quelque chose qui sort un peu de l'ordinaire, il est probable que la presse (au moins locale, si ce n'est nationale) en ait parlé. Dès lors, une petit recherche sur un nom pourrait remonter pas mal d'infos. On ne peut pas dire qu'avoir gagné le concours du plus gros mangeur de cochonaille fasse vraiment entrer dans l'Histoire mais si les archives de la presse sont indexées, ce genre de choses doit remonter en faisant une recherche sur le nom de la personne.

        En fait, la seule nouveauté est la facilité d'accès à l'information. La plupart des recruteurs tapent le nom des candidats sur Google et ont directement les résultats. Avant, il aurait fallu faire une recherche dans les archives de la presse locale. Aujourd'hui, l'information même locale est globalisée et directement accessible. Avant si on avait fait quelque chose à un endroit, on pouvait se faire oublier 1) avec le temps, 2) en s'éloignant. Ce n'est plus possible.

        Pour ce qui est de la possibilité de demander la suppression d'informations personnelles, c'est déjà prévu dans les lois informatique et liberté. Il n'y a donc pas besoin de nouvelles loi. Ca me semble être juste une énième diversion pour détourner les médias des sujets qui fâchent (le nombre de chômeurs, qui même rien qu'en catégorie 1 crève le plafond ?). Mais d'une part c'est peu appliqué du fait du manque de moyens de la Cnil et d'autre part pour les entreprises situées à l'étranger (Facebook), on peut toujours se brosser. En dehors de ces sites, il y a certaines exceptions à ce droit à l'oubli. La principale est le casier judiciaire, comme tu le mentionnais. Il y a aussi un grand nombre de fichiers administratifs (recensement) desquels on ne peut pas demander à être desinscrit. Pour ce qui est de l presse, je ne pense pas non plus qu'on puisse demander à être "effacé" des archives. on en revient au début de mon commentaire : Une fois tout sera indexé, si la presse en a parlé, c'est mort. Google te retrouvera. Ta victoire à la foire au saucisson te suivra à vie.
      • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 1.

        Note concernant l'aspect judiciaire de ton post, la justice n'oublie pas les crimes et les délits les plus graves

        Si, après 30 ans. Ça s'appelle la « prescription »...

        Envoyé depuis mon PDP 11/70

        • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

          Ca dépend : si j'en crois http://fr.wikipedia.org/wiki/Prescription_en_droit_fran%C3%A(...) , les crimes contre l'humanité et les enlèvements (pourquoi les enlèvements???) n'ont pas prescription.
          Mais j'avoue que j'avais l'idée que le meurtre était sans prescription (ce qui n'est pas le cas).
          • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 1.

            (ce qui n'est pas le cas)

            En france.
            • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

              Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

              Euh oui, j'ai oublié de le rajouter, trop chauvin :).
              J'imagine qu'aux USA, vu la série "Cold case" qui ressort des trucs de plus 50 ans (on a les références qu'on peut), il n'y a pas prescription.
              • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

                Posté par  . Évalué à 2.

                Je ne sais si c’est pareil chez eux mais la prescription ne part pas que de la date de l’acte criminel ou délictueux, elle repart dès qu’il y a un acte de procédure (un petit bout de papier du juge d’instruction suffit).
                D’où, peut-être, une ressortie des dossiers avant la fin de la période de prescription pour la proroger ou clore l’affaire.
                • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

                  Posté par  . Évalué à 2.

                  Toutafé... D'où l'affaire Polanski, vieille de 30 ans : le dossier a subi plusieurs "ressortie", ce qui a reculé à chaque fois la date de prescription (cf. l'excellent blog de maître-eolas, qui détaille tout cela).
                  • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

                    Posté par  . Évalué à 2.

                    Je peux me tromper mais il me semble que le billet de Maître Eolas utilisait le droit français pour contredire l'argument qui disait qu'en France un cas comme ça serait préscrit depuis longtemps. Il me semble qu'il dit ne pas connaître le système américain/californien assez bien pour vérifier.

                    « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

                • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

                  Posté par  . Évalué à 5.

                  D'après Wikipedia:

                  La prescription de l'action publique en matière pénale n'existe pas dans tous les systèmes juridiques, notamment aux États-Unis. Les crimes de sang sont imprescriptibles.

                  « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

          • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

            Posté par  . Évalué à 4.

            pourquoi les enlèvements???

            À mon avis pour pouvoir retrouvé l'enlevé.

            « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

    • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

      Posté par  . Évalué à 6.


      Est-ce que ce "droit" ne pourrait pas être utiliser comme une forme de censure? Un truc ne m'arrange pas, les journalistes en parlent, je sors mon "droit à l'oubli" pour qu'ils n'en parlent pas.

      La censure peut être inversée.
      Les journalistes ressortent un truc de mon passé pour m'écarter.


      Alors, comment trouver le juste milieu entre le droit à l'oubli, et la nécessité de ne pas oublier? Comment définir ce qu'on devrait oublier et ce qu'on ne devrait pas? La réponse n'est pas aussi simple que le laissent penser les articles parlant du droit à l'oubli.

      Peut-être ne rien faire simplement. Naturellement, les choses se mettront en place. Cette nouvelle forme de communication universelle appelle de nouveaux comportements qui se mettront en place progressivement. Les internautes apprendront ces nouveaux usages pour protéger leur vie privée en faisant la part des choses.
      Encore faut-il que l'usage qui est fait de notre vie privée soit le plus transparent possible. Je peux mieux me protéger du "qu'en dira t'on ?" si je sais quel croisements d'informations peuvent être faits et si une certaine déontologie s'applique (rôle de la CNIL).
      Ce n'est pas une garantie, mais ca peut être une des clés.
    • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

      Posté par  . Évalué à 4.

      C'est plusieurs registres dont tu parles .

      D'une part les individus qui ont commis des crimes de guerres , contre l'humanité et génocide , et d'autres par les monsieurs tout le monde ...

      Lorsque certaines personnes ont eu une influence telle sur la vie d'autre personnes , cela commence a devenir de l'histoire , d'autant plus lorsque c'est une guerre :)

      Alors que la madame michu n'a pas influencer le cour de la vie des gens de manière telle qu'elle entrerait dans l'histoire ...

      Le droit a la vie privé etc .. C'est fondamentalement pour protéger les citoyens envers un gouvernement qui irait au dela de la sphere d'intimité individuelle , et de fait abuserait de sa situation d'administration face a ses administré (un peu comme un admin sys pourrait faire chanter un utilisateur, en ayant connaissance du contenu de ses mails )

      Pour prendre un peu dans l'informatique , je dirais que l'histoire c'est comme le fait de connaitre l'histoire de MIcrosoft, Apple etc... et leur coups foireux :) , ça permet au citoyen et au consommateur de ne pas se trouver comme le petit chaperon rouge face a mère-grand au dent longue ... Une petite conscientisation et un esprit critique tenu en éveille par l'histoire , c'est toujours mieux que rien ...


      Par contre les foirages fait par l'utilisateur lambda sur son système Windows , les vidéos qu'ils auraient télécharger , les amendes qu'ils a payer , les virus qu'il aurait héberger inconsciemment , etc ... Ben ca ce serait dans le droit a l'oublie , ca n'a pas à être retenu éternellement.
      • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

        Posté par  . Évalué à 4.

        Pour m'auto répondre ,

        Avec la prolifération des informations en tout genre sur les citoyens, et le peu de moyen de la CNIL , il y a en effet une tendance dangereuse de discrimination abritraire par les organismes ayant intérêt a cette cueillette , regroupement , croisement et traitement de données .

        Le seule fait de faire appel a un système (ou de mettre un en place ) , c'est avouer a demi mot qu'il y a un but de différenciation (et donc le germe de la discrimination ) de traitements à apporter , toute la question est de savoir si cette différenciation est légitime et s'il ne porte pas atteinte au droit d'autrui et ne vas pas glisser sur la pente de la réelle discrimination .

        Par exemple , pour faire des statistiques cela peut etre admissible sous certaines conditions et dans certains cadres , mais si par contre un employeur utilisait les données pour discriminer les employés , c'est aller au delà du cadre de la simple statistique (exemple , je renvoye untel car je sais qu'il a un commis un délit x (ou que statistiquement il est plus que succeptible de l'avoir commis , ou de peut être d'en commettre un de ce type selon son profil ) hors la personne a déjà réparer le délit (ou ne l'a pas commise) , mais néanmoins ayant été victime d'un type de délit similaire (ex vol, cambriolage ) , je le renvoye quand meme sur ce type de présomption ou d'information - une sorte de petite vengeance privé vite fait plus la peur du délinquant potentiel (ne pas oublier que pour le droit pénal on est tous des délinquants potentiel ) ... N'y aurait il pas une violation du droit d'être traité équitablement , et également de la personne ? N'y aurait il pas abus de pouvoir ?




        Tout un tas de dérive sont possible , et c'est pour cela que le droit a l'oublie est utile , droit qui est concommitant a la vie privé ..

        C'est tout le débat autour d'EDVIGE , GAMIN CRISTINA etc....
    • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4.

      Le juste milieu est de pouvoir contrôler les choses que l'on fait soit même et l'accès à ces choses. Mettre des photos sur facebook est comme tenir un album photo chez soi (enfin c'est ce que facebook veut que les gens pensent).
      Ton album photo à la maison tu le montres à qui _tu_ souhaites, tu fais des copies des photos et les distribuent à qui _tu_ souhaites, tu le brûles si _tu_ le souhaites. Facebook est vendu aux gens comme un album photo mais sur le Web, alors qu'il ne l'est pas. Ton album photo Facebook est publique. Tout le monde peut accéder aux photos, s'il sait où se trouve la photo (dans ton album photo troisième étagère du salon, quatrième album, page 4 ... Tu dois au moins défoncé la porte de la demeure pour y accéder sans permission.)

      Le problème vient des outils sociaux qui prétendent fonctionner comme un album dans ta bibliothèque mais en plus pratique, mais qui réellement se trouve être comme des pancartes sur la voies publiques.
      Si Facebook était un peu honnête, ils écriraient "Mettez vos photos à la vue de tous sans aucune sécurité".

      "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell

      • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

        Posté par  . Évalué à 6.


        "Mettez vos photos à la vue de tous sans aucune sécurité"

        Fais vite jouer ton droit à l'oubli, sans quoi aucun employeur ne te prendra comme marketeux.
        • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10.

          Surtout pas, je le veux mon quart d'heure de célébrité : "Il se voit refusé une place chez Facebook pour un commentaire sur linuxfr.org" ...

          "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell

      • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

        Posté par  . Évalué à -1.

        non non.
        Ton album photo facebook prive, il est prive et partage uniquement avec les personne que tu veux.

        Ca n'est certes pas le parametrage par defaut, mais tu as la possibilite.

        C'est juste ce qui m'etonne dans l'article d'ars technica donne plus haut.

        La seule faille que je vois dans le systeme de facebook c'est le fait de se faire tagger par quelqu'un d'autre.
        On peut certes enlever le tag, auquel cas on n'est plus taggable dans ladite photo, mais ca reste genant quand des boulets d'amis mettent les photos de soiree en ligne avant le petit matin et prennent un malin plaisir a tagger toutes les personne sur lesdites photos.
      • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

        Posté par  . Évalué à 2.

        derniere chose que j'ai oublie: personne ne te force a mettre ton vrai nom dans ton profil facebook.

        Nombre de mes contacts y ont mit leur surnom, les amis les reconnaissent tres bien et accroche toi pour retrouver la personne sous le surnom.
        • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

          Posté par  . Évalué à 4.

          même pas les conditions d'utilisation du site, vraiment, mmmmmh ?
          • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

            Posté par  . Évalué à 0.

            effectivement, autant pour moi, facebook ayant un screen name et un nom reel, je pensais que les recherches ne marchaient pas sur le vrai nom, mais uniquement sur le screen name.

            Quand a outrepasser les conditions d'utilisation en mettant un faux nom, honnetement... Ca m'empechera pas de dormir la nuit. Ni la journee d'ailleurs.
    • [^] # Re: Droit à l'oubli? Et l'histoire?

      Posté par  (Mastodon) . Évalué à 3.

      Ce n'est pas un "droit à l'oubli numérique" qu'il faut, mais préserver le "droit à dire des conneries" ainsi que le "droit à changer d'avis".

      Le problème ne vient pas d'internet, qui est effectivement une mémoire. Le problème vient de l'analyse faite par certains, nommés dans la dépêche de grid l'apprenti neuneu dictator. Si je dit "vive hitler" sur facebook, je suis pris pour un nazi ? laissez moi rire :) (justement...)

      Maintenant que quelqu'un officiellement en dépression se fasse choper en train d'éclater de rire et de s'amuser comme une folle à plein de moments et d'endroits différents, ça mérite enquête... peut être pas sanction immédiate car après tout la thérapie est peut être en train de réussir, mais enquête, oui.
  • # Mon image numérique...

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à -1.

    est ce qu'elle est, mais elle n'est pas su fessebouche. On me fait pas chier et je ne joue pas le rôle de noeud (dans les deux sens du terme).
  • # Autre problème

    Posté par  . Évalué à 6.

    On parle (à raison) de la confidentialité des infos sur Facebook, mais on oublie un autre petit soucis dans l'histoire relatée par Le Point : qu'est-ce que l'assurance de la nana vient foutre à mettre son nez dans sa vie privée, et en quoi une simple photo peut justifier à elle seule la perte de ses allocations ?
    • [^] # Re: Autre problème

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4.

      mais on oublie un autre petit soucis dans l'histoire relatée par Le Point :

      Le journal parle du droit à l'oubli, alors que la nana, c'est le présent. C'est pour moi deux choses très différentes.

      qu'est-ce que l'assurance de la nana vient foutre à mettre son nez dans sa vie privée,

      Bémol : du moment où la personne met de manière publique des photos, ce n'est plus sa vie privée, mais sa vie publique.

      en quoi une simple photo peut justifier à elle seule la perte de ses allocations ?

      Ah... Ca, c'est une autre histoire... Qui concerne l'assurance, le médecin, et la patiente.
      On ne parle pas dans ce cas de droit à l'oubli ni de protection de la vie privée, aucun des deux n'étant dans cette histoire.
      • [^] # Re: Autre problème

        Posté par  . Évalué à 8.

        Mais justement, la photo était dans une partie privée de son compte.
        • [^] # Re: Autre problème

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

          Ah, OK, suite à relecture du texte.
          Dans ce cas, c'est du vol de donnée pur est simple, déjà condamnable, pas besoin de loi pour cet exemple, ce n'est pas non plus du droit à l'oubli ou de la protection de la vie privée (ou plutôt : c'est déjà protégé) dont il s'agit.
          • [^] # Re: Autre problème

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

            D'ailleurs, le fait que d'autre personne puissent donner des informations sur moi, me déplait profondément.

            Sur facebook, il y a le carnet d'adresse et le fait de tagger les photos d'autres personnes avec leur nom.

            Là, il y a perte de contrôle des fuites d'informations. Pour des raisons professionnel, j'ai toujours créé des comptes un peu partout pour éviter de disparaitre du radar (linkedin/facebook avec profile vide). C'est une sorte de marketing personnel.

            "La première sécurité est la liberté"

      • [^] # Re: Autre problème

        Posté par  . Évalué à 3.


        Bémol : du moment où la personne met de manière publique des photos, ce n'est plus sa vie privée, mais sa vie publique.

        Sauf que la personne se demande comment son assureur a pu mettre le main sur ces photos alors qu'elles n'étaient, selon elle (à verifier), disponibles que dans son cercle privé.
        Elle peut avoir menti mais on peut imaginer que sa photo même privée a été rendue publique par un de ses amis qui n'a innocemment rien à cacher et a taggé la photo avec le nom de son amie.

        L'assureur peut alors facilement faire le recoupement.

        Bref la moindre information peut échapper à notre contrôle du moment qu'on ne conserve pas l'anonymat et c'est là le vrai danger surtout lorsqu'on confie ses données à un tiers avec des conditions ambigues.

        Je voudrais réagir aussi sur les messages qui incitent à créer un profil bidon.

        Pour citer un autre piège à couillon plus connu en France "les copains d'abord".

        Je lis dans les conditions d'inscription:


        1. Comportement des membres

        Les membres de Copains d'avant s'engagent à renseigner des informations véridiques sur leur fiche

        En gros le message subliminal c'est: défense de pourrir ma base de données avec du spam qui ferait baisser sa valeur commerciale.
        Je me demande si ces clauses sont bien légales et si un profil bidon n'est pas rapidement plonké ?
  • # c'est pourtant évident

    Posté par  . Évalué à 5.

    si tu tiens absolument à ton quart d'heure de gloire warholien, tu t'inscris sous un faux nom, avec une fausse date de naissance, ...
    Des tas d'artistes le font, pourquoi pas nous ?
  • # Gérer son image numérique…

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 7.

    Nouvelle note 26


    Je gère mon image numérique de la même manière que je gère mon image IRL : ce sont mes actes que je choisi, pas leur visibilité.

    J'ai utilisé le pseudo t2bs dans le passé et aujourd'hui j'utilise illwieckz que je suis le seul à utiliser, toute recherche mène à moi, et la plupart du temps mon nom y est associé (comme sur linuxfr).

    J'essaie de ne pas écrire n'importe quoi, de ne pas publier n'importe quoi, et même s'il est vrai que d'autres peuvent publier ce que je ne publie pas, j'essaie de ne pas faire n'importe quoi, et c'est vrai même lorsque je suis tout seul et a priori seul témoin de mes actes.

    Parce qu'en fait je n'ai jamais géré mon image, ni l'apparence de mes actes ni l'apparence de ma personne, je gère mes actes et ma personne. J'écoute juste ma conscience qui est le seul livre de ma bibliothèque que j'emmènerai dans ma tombe, a dit un certain Benoit_de_Nursie, et j'ajoute, le seul livre qui ne pourra jamais subir un seul autodafé.

    La question du droit à l'oubli numérique est juste la question de l'extension au domaine numérique de l'autodafé de nos consciences.

    Pour résoudre le problème de l'oubli numérique il suffit de replacer le jugement moral des actes non comme un regard extérieur à soi, le « regard des autres », le « ce qu'on pense de moi », mais comme un regard intérieur propre à chacun : « ce que je pense de moi », « ce que je vois de moi-même ».

    Externaliser sa conscience morale permet sa marchandisation. Légiférer sur le droit à l'oubli numérique est une des manières possible de légiférer sur la marchandisation de sa conscience morale, et donc de légiférer sur cette conscience morale.
    Je ne veux pas d'une législation marchande de ma conscience morale.

    Aujourd'hui où on parle de la question du minitel 2.0 et de la pertinence de confier ses informations privées à des sites internet, je dit que non, je ne confierai la gestion de ma conscience morale ni à Google ni à Facebook.

    ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

    • [^] # Re: Gérer son image numérique…

      Posté par  . Évalué à 1.

      Justement, sur Linuxfr.

      C'est un des rares sites ou j'utilise un pseudo mais, comme j'assume pas mal d'être un connard prétentieux (et qu'en contrepartie, j'ai une utilisation à peu près responsable du site), mon compte jabber/page perso sont correctement rempli, avec ma vraie identité.

      J'avais fait ça pour que ma vraie identité puissent-être facilement retrouvé par les gens intelligents avec qui je discute (même s'il me déteste -- histoire de ne pas me cacher derrière un pseudo pour pouvoir trasher tout le monde), mais inconnue ou presque des différents bots qui trainent sur le ternet. Typiquement, pour qu'une recherche google sur mon nom ne retourne pas tous les commentaires que j'ai laissés ici, mais que tous les commentaires laissés ici puissent être relié à mon identité.

      Mais en fait, même en n'étant pas connecté, je vois que mon identifiant jabber apparaît semble-t-il en clair dans la page. Arg. C'est le comportement voulu ?

      Par ailleurs, sur FB, j'ai tout verrouillé pour qu'en principe, personne ne voit ce que j'y fait, sauf mes amis. J'ai toutefois conscience que ce n'est pas suffisant, parce que le jour ou FB sera compromis (par un méchant pirate ou par la justice), les petites cases à cocher pour la vie privé ne pèseront pas bien lourd.
      • [^] # Re: Gérer son image numérique…

        Posté par  . Évalué à 4.


        Par ailleurs, sur FB, j'ai tout verrouillé pour qu'en principe, personne ne voit ce que j'y fait, sauf mes amis. J'ai toutefois conscience que ce n'est pas suffisant, parce que le jour ou FB sera compromis (par un méchant pirate ou par la justice), les petites cases à cocher pour la vie privé ne pèseront pas bien lourd.

        Même sans ça; si tes amis n'ont pas coché les même petites cases que toi, es-tu certain qu'il n'y a pas de faille ?


        Hubert Felix, poteau de "Duncan Idaho" ,
        Profil:
        Moi j'me shoote à la banane tous les soirs avec Duncan

        J'aimerais bien voir que Duncan Idaho est remplacé par "XXXXXX" sur FB mais comme j'ai pas le sources, on le saura jamais.
        • [^] # Commentaire supprimé

          Posté par  . Évalué à 2.

          Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

    • [^] # Commentaire supprimé

      Posté par  . Évalué à 2.

      Ce commentaire a été supprimé par l’équipe de modération.

  • # Et tes homonymes

    Posté par  . Évalué à 5.

    Si tes homonymes ne mettent pas de photos, comment les distingués de toi ?

    Contrôler son image sur le web, ce n'est pas chercher à n'en avoir pas. Car si tu as des homonymes, alors tu as une image sur le web. Cette image est fausse (c'est pas toi c'est eux) mais si tu es exclu sur cette image comment t'en rendras-tu compte ?

    Je crois au contraire, qu'il faut un minimum s'afficher. De façon neutre, si tu veux passer inaperçu mais il vaut mieux avoir un minimum de choses sur soi sur le web.


    Il faut à mon avis craindre tout autant les recherches d'avis positifs que les recherches d'avis négatif.
    Si un employeur (par exemple) cherche à t'embaucher et qu'il ne te trouve aucun facebook, sera-t-il tenté de te préférer celui des candidats qui en a un ?
    • [^] # Re: Et tes homonymes

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4.

      Si t'as des homonymes, au contraire c'est la meilleur garantie d'anonymat : personne ne saura exactement si c'est toi ou pas.
      A la limite c'est dangereux quand tu as qu'un seul homonyme "visible" et que toi tu t'exposes pas. Si t'as plusieurs homonymes, t'es tranquille.
      • [^] # Re: Et tes homonymes

        Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 7.

        C'est mon cas, j'ai pas mal d'homonymes, et ça a failli me valoir des ennuis il y a quelques années. Mon commercial s'était mis à me traiter bizarrement ; comme il était plutôt lunatique, et que de toutes façons le courant passait déjà mal entre nous, je n'y ai pas prêté spécialement attention. Mais j'ai appris plus tard qu'il m'avait cassé au près du directeur au prétexte que je voulais démissionner et que j'avais mis une annonce sur un site d'emploi qu'il utilisait lui-même pour ses recrutements.

        Et effectivement, j'ai retrouvé sur le site en question un mec ayant les mêmes nom et prénom que moi, à peu près le même âge, et un profil similaire (en fait pas temps que ça - mais vu par un commercial, bah, on était tous les deux informaticiens...).
    • [^] # Re: Et tes homonymes

      Posté par  . Évalué à 7.

      n'est ce pas un critères discriminatoire ? A moin que le compte du réseaux social soit indispensable au travail à accomplir , je ne vois pas pourquoi avoir un compte facebook devrait etre un critère d'embauche .
      Ensuite si on me rétorque que , grâce a cela l'employeur pourra savoir si j'ai le profil de l'emploie , je répond que c'est écrit dans le CV et pas dans Facebook, et que ce que je vends a l'employeur c'est ma force de travail , pas ma personne (et donc pas mes relations sociaux , et ma vie privé )


      Sinon je ne vois pas en quoi ne pas mettre d'autre critères tout aussi valable qu'avoir un compte facebook pour etre recruté , par exemple le signe astrologique , le groupe sanguin , la couleur des yeux , la taille du pénis ...
      • [^] # Re: Et tes homonymes

        Posté par  . Évalué à 5.

        Le comble, c'est que le fait d'être anonyme sur le net est discriminatoire.

        Combien s'entendent dire ?
        "Je ne vous trouve pas sous Google, auriez-vous des choses à cacher ?"
        • [^] # Re: Et tes homonymes

          Posté par  . Évalué à 9.

          oui, combien ? parce que honnêtement, j'ai jamais entendu d'histoire de ce genre.
        • [^] # Re: Et tes homonymes

          Posté par  . Évalué à 9.


          "Je ne vous trouve pas sous Google, auriez-vous des choses à cacher ?"


          Si monsieur a des questions , je suis a sa disposition , a moins que monsieur n'ai des questions qu'il n'oserait pas me poser en face ?
        • [^] # Re: Et tes homonymes

          Posté par  . Évalué à 4.

          "Je ne vous trouve pas sous Google, auriez-vous des choses à cacher ?"

          Selon l'interlocuteur, j'ai deux réponses toutes faites.

          Réponse 1 : oui, ma vie privée.

          Réponse 2 : non, je n'ai rien à cacher, mais je préfère savoir quelles choses on sait sur moi plutôt qu'être espionné à mon insu. Si vous avez besoin de savoir quelque chose à mon sujet, je me ferais un plaisir d'y répondre si la question est posée courtoisement.

          Article Quarante-Deux : Toute personne dépassant un kilomètre de haut doit quitter le Tribunal. -- Le Roi de Cœur

        • [^] # Re: Et tes homonymes

          Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4.

          Le comble, c'est que le fait d'être anonyme sur le net est discriminatoire.
          En matière de crédit, dans certains pays, si on n'en a pas jamais fait, on est pénalisé pour l'acceptation de celui qu'on demande, car on est plus un emprunteur à risque que celui qui a un historique.
          Si tu gères assez bien tes sous (en évitant les crédits à la consommation), t'es pénalisé.
          • [^] # Re: Et tes homonymes

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

            Euh... Quel pays?
            Car c'est plutôt l'inverse en France : si tu prends un crédit à la consommation à plus de 15%, c'est que tu es mauvais gestionnaire, donc on va pas trop avoir envie de te prêter pour de l'immobilier par exemple (un crédit à la consommation est quasi-éliminatoire pour l'obtention du prêt immobilier).

            Ceci dit, on est complètement HS par rapport au sujet du journal, le fait que tu es un crédit n'étant pas une information que tu files à Facebook même pour les gens qui mettent tout sur Facebook.
            • [^] # Re: Et tes homonymes

              Posté par  . Évalué à 5.

              Au USA c'est comme il decrit. Si tu n'as pas de carte de credit tu n'as pas ce qu'ils appellent un "credit historique" et tu peux te brosser pour avoir un pret pour une maison par exemple. Donc non seulement il te faut une carte de credit (c'est different de la carte francaise qui s'apparente a ce que les americains appellent une carte de debit) et t'en servir voir meme si tu veux ameliorer ton score ne pas la rembourser totalement de facon systematique et cela pour leur "montrer" que tu sais gerer avoir a ta disposition des fonds. Le truc est complexe, il y a pas que du mauvais dedans le probleme c'est que son utilisation/application par les banques a ete fait n'importe comment comme le montre la crise des subprimes actuelles qui n'auraient jamais du avoir lieu si les banquiers avaient fait leur boulot.
            • [^] # Re: Et tes homonymes

              Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

              Euh... Quel pays?

              États-Unis il me semble (information non fiable, ma mémoire me dit que j'ai lu cela icelieu, ce qui ajoute encore un caractère d'entropie à la chose...)
              • [^] # Re: Et tes homonymes

                Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

                C'est valable au Canada aussi de ce que me disait un collègue canadien, il y a quelques années. En gros : comme dit au-dessus, tu as montré que tu sais déjà gérer ce genre de chose et la banque en a un historique, ce qui permet de prendre une décision. S'il n'y a pas d'historique, pas de crédit ou plus difficilement (faut bosser pour montrer tout ce dont tu disposes, apporter garanties hors de la banque par exemple, que la banque ne saura pas forcément évaluer voire mettra en doute n'ayant pas de critères).
                • [^] # Re: Et tes homonymes

                  Posté par  . Évalué à 2.

                  D'un autre côté, en France, les banques voient bien que le type qui est capable de mettre x% de son salaire sur des comptes épargne chaque mois sans avoir lapression de rembourser quoi que ce soit sera capable de bien gérer le prêt qu'elle va lui faire. Elles ne sont pas stupides non plus.

                  En revanche, les banques préfèrent largement les cigales que les fourmis, c'est-à-dire que quelqu'un qui prend beaucoup de prêts et dépense son argent à tout va sera moins âpre au gain et un pigeon client plus intéressant.
              • [^] # Re: Et tes homonymes

                Posté par  (site web personnel) . Évalué à 6.

                Je confirme. Et sûrement d'autres pays où l'accès aux données personnelles ne sont pas beaucoup règlementées.

                Pour répondre à Zenitram, je sais que ce n'est pas complètement en rapport avec les données publiées sur Facebook. Ce qui m'inquiète c'est de me dire qu'on pourrait être jugé négativement si on ne veut pas publier de choses sur soit de manière explicitement nominatives.
                Ou alors faut-il ouvrir des comptes Facebook et ne mettre que du pipeau dedans: "j'ai une vie saine, travailler sans compter mes heures sans compensation ne me dérange pas, je vote plutôt à droite et je déteste les syndicats ces fumistes, c'est dingue je ne suis jamais malade ou fatigué malgré mes 5h de sommeil par nuit, j'ai passé mes vacances à me former sur une nouvelle techno alors que j'avais envoyé mes enfants en colo, enfants qui ne sont pas du tout dérangés par mes déplacements professionnels longs et fréquents vu que mon épouse est femme au foyer".
      • [^] # Re: Et tes homonymes

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à -3.

        Je ne suis pas tout à fait d'accord. Lorsque l'on embauche, surtout s'il s'agit d'un travail d'équipe, on ne s'appuie pas uniquement sur les compétences techniques. La personnalité est très importante pour savoir si le nouvel embauché va s'intégrer facilement et s'il va renforcer ou pas la cohésion de l'équipe. Et comme un entretien, même long, est souvent trop court pour faire connaissance, les informations glanées sur le net constituent souvent une béquille bien pratique (et, en ce qui me concerne, le plus souvent en la faveur du candidat).
        • [^] # Re: Et tes homonymes

          Posté par  . Évalué à 6.

          Et complètement illégal a priori. Ce genre d'enquête ne se justifie pas dans le cadre général (après, il y a des boulots un peu particulier ou c'est autorisé il me semble, genre pour devenir ingénieur au CEA, pour s'assurer qu'on n'embauche pas des méchants terroristes voleurs d'uranium et de PI).

          J'en ai confirmation pas plus tard que samedi, où j'ai posé la question à des amis juristes.
          • [^] # Re: Et tes homonymes

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

            Les informations sont publiques. Pourquoi cela serait illégal ?

            "La première sécurité est la liberté"

            • [^] # Re: Et tes homonymes

              Posté par  . Évalué à 6.

              Je demanderai à mes amis juriste, mais j'ai idée que les informations, bien que publiques, concernent quand même ta vie privé, et que c'est la vie privé qu'on protège.

              En caricaturant un peu, le fait que quelqu'un se rendent dans un club échangiste pédo-nazi est une information publique (des gens peuvent l'y avoir vu rentrer, voir avoir échangé avec cette personne). Dans ce cas, un détective privé que te suis et te surveille va récolter des informations "publiques" sur ta vie privé. C'est illégal je pense.

              Avec internet, le détective privé est remplacé par Google et les amis échangistes par les amis facebook, mais ça ne change pas fondamentalement la nature de l'information, qui concerne toujours la vie privé.
            • [^] # Re: Et tes homonymes

              Posté par  . Évalué à 8.

              Si la porte de chez toi est ouverte, est-ce un délit que de rentrer chez toi ?

              Ce n'est pas parce que c'est public que c'est _publiquement utilisable_.

              Pourquoi est-ce illégale de diffuser sur ton site une chanson de lorie ? n'est ce pas publique ? pourquoi est-ce illégale de la télécharger pour la mettre sur ton mp3 ? Pourquoi est-ce illégale de trouver une photo de cette même lorie dénudée et l'envoyer à son petit ami / son employeur / son contractant ? Pourquoi est-ce illégale de refuser l'embauche d'un noir parce qu'il est noir, pourtant ce sont des informations publiques ?

              tu vois toutes ces questions ont la même réponse.

              pour pyrollo :
              >>Et comme un entretien, même long, est souvent trop court pour faire
              >>connaissance, les informations glanées sur le net [...]

              C'est un aveu de ton manque de compétence pour recruter une personne. Si le CV, la lettre de motivation le/les entretiens, le/les tests ne te suffisent pas pour décider, tu peux recourir à une personne dont c'est le métier.

              Ensuite, les informations que tu vas glaner sur la personne seront parcellaires et biaisées (il n'y a pas toute sa vie, mais seulement la partie que tu as trouvé de la partie qui a été numérisée). C'est bien trop parcellaire pour en ternir compte comme ce serait injuste si je pensais de toi " pff c'est un bonhomme qui sait pas recruter et qui espionne sur le net parce qu'il ne sait pas juger les gens." c'est très réducteur tu ne trouves pas ?

              Ensuite il manque plus que le "corporate" dans ta phrase. Peut importe comment sont les gens dans la vie, c'est que qu'il sont avec toi qui est important, les périodes d'essais servent à cela sans avoir a jouer les espions voyeurs.
              • [^] # Re: Et tes homonymes

                Posté par  . Évalué à 2.

                En tout cas, il vient gonfler mes stats de recruteurs qui n'aiment pas les gens invisibles sur le net.
                http://linuxfr.org/comments/1084418.html#1084418
                • [^] # Re: Et tes homonymes

                  Posté par  . Évalué à 4.


                  "Pour un poste de management, il est un peu inquiétant quand on constate, en entrant le nom du candidat dans Google, qu'il n'y a rien sur lui. Il est important qu'une personne ait une vitrine. Dans le cas contraire c'est mauvais signe", avoue, sous couvert d'anonymat, un DRH d'une entreprise du CAC 40.


                  http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2009-0(...)

                  Pyrollo, t'es démasqué
                  • [^] # Re: Et tes homonymes

                    Posté par  . Évalué à 1.

                    Pour un poste de management je ne sais pas, mais dans mon cas, quand je reçois des CV de dev "logiciel libre" et que ma recherche sur google ne ramène rien, c'est un sujet que je ressors obligatoirement en entretien.

                    Le fait d'être invisible est rarement négatif si le candidat à de bons atouts par ailleurs, mais c'est clair que 2500 pages de résultats, avec des mails intelligents sur des mailing-lists et/ou du code publiquement accessible et un gros plus capable de changer la donne entre un mauvais CV qui aurait été à la corbeille sinon (mais c'est aussi parfois un bon CV qui disparait à cause d'un message très très con et très récent).

                    Évidemment le risque d'homonyme existe, mais si le doute existe l'entretien est là pour ça, mais souvent c'est clairement la bonne personne (ex: email identique avec celui du CV)
              • [^] # Re: Et tes homonymes

                Posté par  (site web personnel) . Évalué à 0.

                Ensuite il manque plus que le "corporate" dans ta phrase.

                C'est justement parce que je sais que je suis espionné !!

                important, les périodes d'essais servent à cela sans avoir a jouer les espions voyeurs.

                Tu sais, une période d'essai coûte cher. Je ne parle pas en terme d'argent, mais en terme d'organisation, de temps (formation, accompagnement) et de délais. Dans une grosse structure, ça n'est pas forcément un problème mais dans une petite entreprise cela peut être plus préoccupant.
                • [^] # Re: Et tes homonymes

                  Posté par  . Évalué à 7.

                  Oui je sais que l'incorporation d'une personne coute cher; mais si tu arrétais de voir l'employé comme un bien substituable que tu peux choisir parce que tu as le pouvoir et donc qu'un entorse à la loi et à ses droits n'est pas importante (il a déjà de la chance que je le fasse travailler).

                  Pour la personne aussi faire cette période d'essai implique plein de chose qui coute affectivement bien plus cher que le temps qui'il va passer chez toi. Mais ce n'est pas de sa faute.

                  Ce que je puis te dire, c'est que la personne qui m'a en entretien et qui me dit : on trouve rien de bien passionnant sur vous sur le net ou inversement vous dites plein de conneries sur linuxfr, je sais, même si je le dis pas, que je ne travaillerais pas avec elle, même si le poste le plait, même si la rémunération me plait.

                  Celui qui veut regarder ma vie perso en dehors du taff pour savoir si je peux taffer avec elle, n'est définitivement pas dans mon champ de recherche : comme on ne couche pas ensemble, on regarde pas la vie personnelle de l'autre.
            • [^] # Re: Et tes homonymes

              Posté par  . Évalué à 2.

              Si le gars est noir, ça se voit, c'est pas pour ça que tu peux l'utiliser comme critère de recrutement.

              « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

          • [^] # Re: Et tes homonymes

            Posté par  . Évalué à 3.

            (après, il y a des boulots un peu particulier ou c'est autorisé il me semble, genre pour devenir ingénieur au CEA, pour s'assurer qu'on n'embauche pas des méchants terroristes voleurs d'uranium et de PI).

            Il s'agit des enquêtes d'habilitations, menées dans le cadre prévu par la loi. Elles concernent également toute personne qui est amenée à travailler sur des données sensibles pour l'état (par exemple des fournisseurs de l'état), et plus généralement un nombre incroyable de métiers sont soumis à enquête (par exemple tous les métiers de la sécurité physique, avec port d'arme, ou bien le travail sur un aéroport, etc.)
        • [^] # Re: Et tes homonymes

          Posté par  . Évalué à 2.

          en même temps tu as un truc qui s'appelle "la période d'essai" (récemment augmenté) pour vérifier cela...
  • # Le droit à l'oubli est une douce utopie.

    Posté par  . Évalué à 5.

    D'une certaine façon, je pense que c'est une bonne chose que la mémoire d'Internet soit infinie (à une échelle très très relative d'à peine quelque dizaines d'années).

    Ça va permettre à beaucoup de monde de ne pas oublier qu'il a été jeune et/ou con. Et que contrairement à ce que dit l'adage, les gens changent !

    Le problème n'est pas tant qu'il existe des photos de moi en train d'utiliser windows 3.1 avec un grand sourire. Le problème serait qu'en détruisant ces photos compromettantes, je nie du même coup ce qui fut une réalité (lointaine quand même, faut pas pousser... ;o)

    La question n'est pas tant d'oublier que de comprendre et d'admettre que quelqu'un puisse commettre des erreurs.

    Évidemment, c'est plus compliqué quand c'est une photo de vous déguisé en phallus de 2m de haut, mais le raisonnement est le même (et celle là n'est _pas_ sur Internet à ma connaissance...)
  • # Article de presse = Vérité vrai absolue ?

    Posté par  . Évalué à 3.

    De mon coté, je me demande quelle est la part réelle de responsabilité de Facebook dans cette histoire. Il est facile de crier au loup. En plus coté journaliste ça fait un bel article avec tous les ingrédients du succès. Je ne nie pas qu'il y ait de véritables problèmes de confidentialité avec Facebook ou les sites similaires, c'est une belle légende et ça arrange aussi bien du monde.. Maintenant comment le lien a été fait ? Aucune idée et l'article ne m'éclaire pas vraiment là dessus ? Même l'intéressée se demande comment c'est possible mais pourtant aucun doute: c’est de la faute a Facebook.
    Lorsque je me place dans un autre contexte, disons par exemple en informatique, on sait bien que quand un utilisateur nous dit qu'il n'a rien fait mais que maintenant ça ne marche plus, il y a quand même des chances qu'il n'y soit pas pour rien. Ou encore, quand on me dit qu'une machine est plus lente depuis que j'ai enlevé le boitier en plus sous le bureau (l'onduleur), est ce vrai aussi ?
    Bref, quand je vois un article de ce genre, faisant pas plus qu'une dizaine de lignes je ne peux pas m'empêcher de n'y croire qu'á moitié.
    • [^] # Re: Article de presse = Vérité vrai absolue ?

      Posté par  . Évalué à 4.

      C'est probablement un de ses *amis* qui a dupliquer la photo en question sur son compte en public.

      Le vrai problème de Facebook et co, c'est d'encourager tout un tas d'inconscients de mettre des photos de vous sans vous demander l'autorisation (et à votre insu si vous n'êtes pas inscrit sur ces sites).
  • # Faut assumer.

    Posté par  . Évalué à 3.

    Internet est un outil qui permet de disposer d'un grand pouvoir, et cela ne va pas sans grandes responsabilités.
    Pourquoi créer un droit à l'oubli numérique qui serait totalement impraticable?
    Il serait temps que les utilisateurs se rendent réellement compte de ce qu'est Internet, et du fait que le pouvoir immense d'envoyer sa photo au monde entier va de pair avec la possibilité que le monde entier la voit.

    Concernant la question "comment gérez-vous votre image numérique ?", c'est simple: Pour dire ce que je pense je suis "Grunt", mes amis le savent, mais en partant de mon nom et prénom sur Google on n'a que des résultats "sérieux". Je veille à maintenir une barrière entre mon identité numérique, représentée par un pseudo, mon identité privée (les amis qui connaissent mon nom, mon prénom, mais aussi mon pseudo) et mon identité publique (prénom et nom, point final).

    THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

  • # si elle incitait pas les gens a utiliser ses produits...

    Posté par  . Évalué à 1.

    http://www.numerama.com/magazine/14286-nkm-donne-des-cours-d(...)
    "Elle veut leur apprendre à se servir eux-même de Twitter ou de Facebook, en établissant certaines lignes de conduite. David Abiker (journaliste de France Info féru de web), Nicolas Vanbreemersch (aka "Versac"), Daniel Kaplan (directeur de la FING), Benoît Thieulin (directeur de la Netscouade), participent aux ateliers pour apporter leur regard d'expert."
  • # Confusion des droits

    Posté par  . Évalué à 2.

    Encore un nouveau droit ! un futur droit humain ?

    Ensemble, chers militants des droits de l'homme !, revendiquons plutôt le droit à ne pas être idiot !

    Le droit à ne pas être bête, si cela n'est pas un vrai droit humain...

    Que penser d'ériger des murailles normatives bien évidemment impuissantes pour palier à la négligence et à l'incapacité de s'insérer dans les réalités du monde actuel ?
    Encore et toujours des édifices normatifs qui déresponsabilisent les imbéciles.


    La question de l'anonymat doit être posée évidemment, et plus aujourd'hui qu'avant. La question de la bêtise aussi ne serait-ce que pour cerner véritablement la menace qui se pose sur ce sujet de nos libertés et de nos droits sur internet (et ailleurs).
  • # Charte réseaux sociaux, Internet, vie privée et recrutement

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 3.

    Dans le cadre d'un de ces ateliers « Droit à l’oubli numérique » de NKM, l'association « à compétence égale » a présenté une charte, signée par des cabinets de recrutement, qui contient les points suivants :

     Limiter les réseaux sociaux à la seule diffusion d’offres et avec le consentement de l’utilisateur
     Ne pas utiliser les réseaux sociaux comme outils d’enquête et ne pas collecter des informations d’ordre personnel, voire intime, même si elles sont rendues accessibles par les utilisateurs eux-mêmes
     Sensibiliser et former les recruteurs sur la nécessité de ne pas collecter ni de ne tenir compte de telles informations.
     Alerter les internautes sur la nécessité de veiller à la nature des informations qu’ils diffusent et au choix des personnes à qui ils souhaitent y donner accès
     Enfin, dernier engagement : interpeller les gestionnaires des sites Internet hébergeant des réseaux sociaux, des blogs, des moteurs de recherches sur l’importance d’informer très clairement leurs utilisateurs :
    - sur la finalité du site,
    - les personnes y ayant accès
    - ou encore la durée de conservation des données.

    Source : [http://www.acompetenceegale.com/upload/12%20novembre%202009%(...)]

    Reste à voir en pratique...

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