Que 'systemd' soit dans les dépôts de Debian malgré sa
philosophie anti UNIX et son code discutable,
Tu peux détailler ce que tu veux dire par "code discutable" ? Car à chaque fois que les gens disent ça, j'ai le sentiment que c'est juste pour trainer dans la boue le projet. Pour une raison inconnue, les gens estiment que pour systemd, la barre doit être plus haute que pour tout le reste, y compris le noyau.
Exemple, les devs refusent des patchs, c'est des gros dictateurs. Linus le fait, c'est un génie qui défend sa vision sans la moindre erreur. Les critiques sont systématiquement sur Lennart, même quand c'est GKH qui pousse kdbus. Le design est examiné en détail, alors que tout le monde se fout du reste.
Donc j'ai quand même le sentiment que les gens répètent des trucs sans se justifier, juste pour convaincre d'autre personnes qui n'ont pas les compétences pour juger.
En général, quand je dit ça, les gens sortent le bugzilla de freedesktop, sans prendre la peine de donner des chiffres pour comparer le nombre de bugs par rapport à d'autres projets, ou donne les CVE, pareil sans donner de chiffres moyens.
Et pour cause, car si on regarde la mise à jour d'un paquet du kernel, on voit que les CVE et les bugs sont la et sont corrigé, donc donner des chiffres ne serait pas vraiment productif, sauf à dire "le kernel aussi est buggué", ce qui entrainerais un blocage. Donc plutôt que de parler de chiffres en bon ingénieur, on utilise un argument d'autorité, et on ressasse sans arrêt sans se remettre en cause.
Donc, suite à ça,j'ai regardé à gauche à droite, mais j'ai pas la prétention de tout piger d'un coup, donc si je dit une connerie, faut le dire :).
Donc l'idée, est d'avoir un processus lancé par init, et ce processus, via un appel système, devient un "init local". Comme ça veut rien dire, j'explique. par init local, j'entends un processus en charge de recevoir les signaux des orphans, tout comme init, et qui chope les zombies pour les tuer, ce qui semble éviter les cgroups pour suivre les process, et ce qui permet de pousser le code en dehors du pid 1.
C'est une approche intéressante, mais ça veut pas dire une occupation doublé dans la table des processus ?
Genre si je lance 10 000 containers, je vais avoir 10 000 processus de supervision. C'est pas un souci en temps normal et pas un souci pour tout de suite ( voir même un souci pour jamais peut être ), mais si tu imagines 100 Mo par containers, ça va te faire 1T de ram pour 1000 ( ce qui est faisable ), donc on est pas loin du stade ou ça va AMHA poser souci ( genre vers les 10000/20000 ). Bien sur, avec un systéme comme ksm, et avec des containers plus petits, ça peut arriver vite.
Ensuite, peut être que c'est le cpu et les I/O qui vont tomber en premier donc je me fait des idées.
C'est une bonne remarque, mais ça devient du coup plus compliqué, car la logique de surveillance d'un process est présente 2 fois. une fois dans init et une fois dans smf.
Et comme quelqu'un l'a fait remarquer sur lwn ( http://lwn.net/Articles/623527/ ), le pid 1 pourrait très bien ne rien avoir de spécial, et ne pas planter le kernel en cas de crash ( ou se faire relancer par le kernel ).
Car c'est quand même la plus grande peur des gens "si ça plante, mon système plante", alors qu'en pratique, c'est pas le fait d'être PID1 qui nous mets dans la merde. C'est le fait de planter, PID1 ou PID50, à partir du moment ou il gère l'état des processus.
Donc faire 2 trucs, ça sert à juste à rajouter de la complexité. Si SMF se vautre, je suis spas sur d'imaginer l'état du système après ( sauf à avoir l'info poussé dans le kernel sous une forme quelquconque, genre l'équivalent des cgroupes avec des metadonnés , et à ce que smf reprenne l'info du kernel quand ile st relancé, mais on arrive à un truc encore moins portable et poussé dans un truc plus critique depuis l'userspace dans le kernel, alors qu'on essaye surtout l'inverse ).
La mise à jour est global parce que Debian a tardé. Sur Fedora, Arch, Mageia, ça s'est traduit par des mises à jours successives.
C'est bien joli de vouloir attendre pendant 3 ans que le projet se mette en place, mais voila, faut du coup aussi se prendre 3 ans de changements au lieu d'un.
Et la question est pas de "on peut utiliser les cgroups", mais d'une part, est ce que quelqu'un les utilise ( car globalement, y a que openrc et openrc l'a fait après que systemd est commencé ).
Et surtout, est ce qu'on peut tout faire ce que systemd fait via le shell. Et la réponse est "pour la plupart, peut être avec beaucoup de complexité et tout n'est pas possible", cf encore un gros pâté de ma part : https://linuxfr.org/nodes/103677/comments/1569313 ). En gros, il y a des trucs impossibles à faire en pur shell, et comme je conclue mon pâté, tu va te retrouver à faire un bout de systemd dans un start-stop-daemon magique qui fait tout. Autant faire des unités systemd.
Le fichier foo.conf permet de surcharger complétement le fichier monservice.service. Si je veux faire lancer un autre soft, je peux, je donne juste la valeur ExecStart= . Donc oui, ça spécifie plus que l'initscript (pas le logiciel, car le concepteur du logiciel et la personne qui fait l'initscript, c'est en général 2 personnes différentes, l'initscript venant de la distribution en général).
Et Ce que je veut dire, c'est que l'usage des drop-in configuration files (c'est le nom de la chose) permet une gestion plus propre.
Si je rajoute User=toto dans le fichier, ça va agir comme j'avais mis ça dans le fichier de base via une concaténation de tout les fichiers, avec une priorité défini pour savoir qui s'applique en dernier ( en l’occurrence, le fichier dans /etc prends le pas sur celui dans /usr donc la distro qui a /use sous son contrôle mets le défaut et l'admin a le dernier mot, sans interférence du gestionnaire de paquet qui va écraser le fichier ). Et comme c'est juste un fichier à déposer, ça se fait super facilement via ansible ou autre ( ou via un paquet qui dépose le fichier ). A contrario, va faire un modification propre et perenne d'un fichier shell.
Maintenant, peut être que tu fait encore tes configurations à la mano sans passer par puppet/ansible/etc, et que tu as du temps à perdre à vérifier à chaque upgrade que rien n'a changé dans le fichier pour faire une fusion de la modification à la main. Moi non.
Oui, c'est ce que je dit, et du coup, ça devient impossible à lire par un outil automatisé, car il ne va pas comprendre la syntaxe ( exemple augeas, etc ). Alors ensuite, y a plein de gens que ça dérange pas, mais y a des gens chez qui ça pose souci. C'est ce que j'ai dit au passage.
Ça me parait pas très concluant non plus comme division. Je pense qu'il y a une grande part des gens qui font de l'informatique pour leur métier, mais qui voient surtout que ça apporte des emmerdes, qu'on leur crie dessus quand ça ne marche pas, qu'on leur dit à longueur de temps qu'ils sont un cout financier, de façon direct ou indirect. La passion est peut être parti depuis longtemps, ou le temps. Et depuis quelques temps, j'ai le sentiment que l'informatique bouge de plus en plus vite, ne serais que parce qu'il y a un influx d'ingénieurs, une accélération de l'échange d'idée, et des moyens en plus.
Donc il y a peut être des gens qui ont peur de pas réussir à suivre, peur de ce que ça va apporter, et le changement par nature fait peur aux gens, c'est un mécanisme ancré dans notre subconscient. Il suffit de voir que beaucoup de choses ont commencé quand un journaliste a lancé l'idée d'une apocalypse qui vient, ce qui est quand même le summum du fear mongering. De voir que ça a provoqué des réactions disproportionnés pour un sujet technique comme celui la. Et que les gens relaient des informations sans vérifier si c'est vrai ou pas ( l'exemple de systemd et des logs binaires par exemple ). Les gens répètent ce qui confortent leurs peurs pour la propager, car c'est plus rassurant de pas être seul à paniquer.
Un autre exemple, le blog de iguru, totalement non fondé et basé sur des affirmations péremptoires non vérifiables, mais qui alimentent la paranoia.
Ensuite, encore une fois, tout le monde rentre pas dans ce cadre, et y a plein de gens avec un avis plus mesuré, mais masqué par les autres.
Ça dépend comment tu veux les utiliser. Pour limiter les processus en terme de ressources, non, tu as déjà des logiciels existants, tu peux le faire à la main. Systemd automatise cette partie et l'unifie au niveau de la configuration.
Pour ce qui est d'utiliser le tracking des processus, tu peux le faire à la main, mais c'est vite chiant. Donc openrc et systemd peuvent le faire pour toi.
Et le fait que les devs de cgmanager et de systemd se sont réunis pour trouver une solution il y a 2 mois à Dusseldorf pour discutter interopérabilité ( une info qu'on ne relaye pas assez, bien sur, ç'est moins vendeur pour un journal )
Non, parce que NetBSD n'a pas les même performances que linux et
parce qu'il n'a pas le même support (autant matériel que
logiciel).
Certes, mais on peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. La compatibilité a un cout humain, et le temps que tu passes à tester et à vérifier que rien ne casse, c'est du temps que tu passes pas à optimiser et à coder pour du nouveau hardware.
Un exemple stupide. Tu codes ton unix like avec l'infra video du moment, et en l'espace de 5 ans, tout change et il te faut de la 3d partout. Si tu t'occupes de la compatibilité, alors tu va maintenir 2 couches. Si tu t'en fout, alors tu va t'occuper que de la dernière. Et tu va passer plus de temps à rendre la dernière rapide/propre/etc que si tu avais que la moitié ou 75% du temps.
Bien sur, ça n'explique pas tout pour netbsd, mais ça explique une partie.
Et peut être qu'une innovation rapide mais chaotique et cahoteuse à la Linux marche mieux pour avoir le support du hardware et des perfs, ce qui ensuite attire plus de gens, dans un cercle vertueux.
Et en effet, des boites comme IBM, HP, RH font leur beurre sur les demandes de stabilité.
C'est un gros pâté, mais les exemples que je donnent sont vers 75% du texte. l'exemple de bind est facile à piger, mais il arrive sans doute peu en pratique sur une petite installation.
Tu as aussi mon exemple de apache et de sympa ( qui arrive plus souvent ). Ensuite, peut être que tu as accepté le fait que les bugs arrivent, ou que ça marche pas de temps en temps sans savoir pourquoi. D'autres non.
Non, sinon j'aurais dit "je trouve tel truc mieux que /etc/default".
Déjà, /etc/default est pourri car ça reste du shell. Ce qui veut dire que soit tu te limites à la syntaxe FOO="truc" et c'est plus du shell, soit tu mets du vrai shell (genre $() pour lire un truc dynamiquement) et la, ça devient difficile à parser par des outils automatisés (genre ansible/puppet, etc). Ensuite, la flexibilité d'un coté implique la lourdeur de l'autre, je peux comprendre que certains préfèrent la syntaxe de /etc/default pour divers raisons.
Ensuite, avec /etc/default, tu es quand même dépendant de ce que la personne qui a écrit le script a choisi d'utiliser. Par exemple, tu peux souvent pas surcharger proprement la ligne de commande complète du service que tu veux lancer, il te faut lire et trouver la version spécifique du paramètre que tu va utiliser. Paramètres non documentés upstream, bien sur, au contraire des options de démarrage. Parfois, c'est le contraire, tu as juste les options et tu peux faire presque ce que tu veux, sauf si ce que tu veux, c'est d'utiliser un programme avant (chroot foo, nsenter foo, runcon foo).
Donc non, je parle pas de /etc/default. C'est un mécanisme vite limité par rapport à ce que systemd propose et ce que j'utilise. Mais si tu as pas de souci avec et que tu penses que c'est suffisant, pas de souci pour moi.
Alors si tu lances bash -x /etc/init.d/blabla start , c'est pas le daemon que tu examine, mais son script d'init. Le daemon va pas forcement t'afficher grand chose en plus par magie. Et faire ça va avoir des effets de bords comme importer l'environnement de root dans celui du daemon, en fonction du script, ce qui va perturber le debuggage.
utiliser un truc en dev pour de la prod est typiquement une
mauvaise idée.
Systemd a maintenant 4 ans. Y a une branche stable v208 qui est largement stabilisé depuis longtemps. Tu peux me dire quel soft n'est pas en dev dans le libre ?
Et c'est pas aussi à ça que sert le freeze de Debian, à trouver les bugs pour avoir un logiciel utilisable en prod ?
Ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il se passe lorsqu'il ne
fonctionne pas.
Il rajoute un message d'erreur dans les logs, comme à peut prêt tout les logiciels du monde. Et il y a assez de résultats sur "debug systemd" pour que la doc ne soit pas un souci. Est ce que tu peux détailler par exemple ce qui t'a manqué quand tu as eu un souci, à part le temps de lire avant ( chose que tu peux faire dès maintenant au lieu de poster sur linuxfr, par exemple )
Non, j'ai trouvé ça aussi comme une grosse simplification, surtout parce que je me retrouve plus dans le barbu hacker avec du bagage technique, et pourtant, je rentre pas dans la case "defend sysvinit".
Ensuite, c'est un essai, le mec a quand même eu une réflexion avec laquelle je suis d'accord sur certains points, même si je pense qu'une autre approche est nécessaire pour comprendre le débat. ( genre, je penche de plus en plus à des problématiques d'ordre social et communautaires plus profondes vis à vis du web, d'educations des gens, et de mythologie du libre ).
Alors moi, j'apprécie déjà d'avoir des trucs plus facile à écrire que les scripts d'init. J'ai par exemple fait mon script pour lancer un serveur irc en perl en 5 minutes juste en le lancant en premier plan. J'ai pas mis très longtemps non plus pour lancer prosody dans docker, bien moins que de faire marcher docker en premier lieu.
J'aime aussi beaucoup journalctl -u, au point que je me perde un peu quand je me retrouve sur des Centos 6 ( on s'habitue vite à la completion et au rangement )
Et j'ai surtout bien aimé de pouvoir mettre un bout de config via /etc/systemd/monservice.d/foo.conf, ça me parait plus perenne pour contourner un bug que l'ancienne façon, ou je devait copier et refaire le script.
Red hat a aussi d'autres contraintes. La ou le fait de rajouter un paquet dans Debian implique pas grand chose sur le long terme, le fait de rajouter un paquet dans RHEL implique d'avoir une vérification des licenses ( et des brevets ), le fait de faire un audit sommaire et/ou poussé de sécurité ( en fonction du paquet, de la criticité, etc ), le fait de s'assurer que le support soit capable de répondre ( donc des formations, de la doc ), d'avoir de la doc, parfois traduite. Et le fait d'avoir des ressources internes pour tester et corriger les bugs. Et faire évoluer aussi le projet.
Et tout ces gens ( car oui, c'est des humains ) ont un cout. Donc les clients ont du poids, mais surtout parce qu'ils payent pour faire le boulot, et avoir des gens est le principal poids bloquant dans le libre, car des idées, on en a tous des tonnes :)
C'est aussi l'occasion d'avoir les mains libres. Bien que je pense que les gens sous estiment les ressources pour faire un fork, je comprends aussi la position visant à avoir au moins un endroit pour rassembler les gens pas contents. Ensuite, je pense que malgré les efforts louables, et au vue de certaines personnalités qui viennent tourner autour du fork, j'ai peu d'espoir dans le dit fork.
Mais Debian va réussir à se débarrasser d'une partie de sa communauté ( genre tout les gens qui ont poussés les gens à partir du projet ces dernières semaines ), et ça ne peux pas être plus mal.
En pratique, upstart n'etait pas compatible inittab non plus et y a eu 0 personnes qui ont ralés pour ubuntu et rhel6.
En pratique aussi, rajouter un outil qui lit inittab et qui donne une unité systemd, ç'est assez trivial, je penche pour une après midi de boulot. Le fait que personne ne se charge de le faire depuis 4 ans laisse penser que ça intéresse pas grand monde en pratique.
Ah Joerg Reisenweber , aka doc_scrutinizer. Un mec incapable de garder son calme bien longtemps et de ne pas se lancer au mieux dans des diatribes sur irc, au pire de commencer à insulter les gens.
Il est sans doute compétent d'un point de vue technique, mais du peu que j'ai vu sur le canal du projet openmoko au fil des ans, il m'a pas donné envie de contribuer, plutôt de fuir
Dans le même genre, j'ai vu un autre Joerg bien connu venir sur leur irc, le renommé développeur de cdrtools, visiblement encore vexé par cdrkit ( en 2006 ).
Je m'attends à tout moment de voir ESR débarquer avec un tshirt "Theo for président" pour conseiller le projet sur la manière de rassembler une communauté saine ou les insultes ne volent pas.
Je pense que j'ai déjà dit tout ce que j'avais à dire sur le sujet, mais la position de Roger Leigh me parait relativement déconnecté de la réalité.
Il y a un grand nombre de personnes de Debian qui viennent du monde universaitaire, et un grand nombre de papiers académiques qui utilisent Debian comme base. Il y a des expérimentations comme Debian Gnu/Hurd et Debian kfreebsd, des portages sur des architectures expérimentales et/ou inutilisés. J'ai même vu des gens tentaient de porter minix avec Debian comme base.
De part son cycle de release, Debian est en effet pas la plus adapté à une quelconque expérimentation, vu qu'il n'y a pas de possibilités rapides de mises à jour des paquets en dehors de la sécurité. mais ça ne change pas le fait que ça reste une distribution qui est utilisé pour ça.
Des projets comme netbsd et freebsd innovent bien plus ( il suffit de voir libxo, pf, capciscum et tout un tas de trucs du même genre ).
Donc sa position me parait juste démagogique, et cherche à faire peur sans donner de vrais problèmes qui pourrait être corriger à temps.
De plus, qualifier systemd d'expérimental alors que c'est poussé dans RHEL 7/Centos 7, que le projet existe depuis plus de 4 ans, qu'il est présent en option dans la dernière stable ( et qu'il marche sans souci, au contraire de selinux qui est la depuis des années dans Debian sans vrai support ), et tout ça sans donner le moindre argument, c'est assez dur de le prendre vraiment au sérieux, car soit il est vachement partial ( ce qui est pas étonnant venant d'un mainteneur de sysvinit ), soit il a l'air d'ignorer la réalité que je viens d'énoncer.
C'est un peu une constante dans certaines critiques, c'est de ressortir des choses que tout le monde sait quand on regarde un peu, mais d'appliquer ça à systemd pour faire peur aux masses ignorantes.
Je pense que le fork est légitime et je leur souhaite du courage car ils vont en avoir besoin, je suis déjà passé par la, donc je m'estime qualifier pour dire "la, ils vont dans le mur" et y a un certain nombre de points qui me disent que ça va être dur pour eux. Et ce genre d'attitude vis à vis de l'expérimentation est mauvaise, surtout vu que Devuan vise à moderniser l'infra de contributions ( en utilisant par exemple, github, en passant via jenkins, etc ). Autant dire que si des dissensions internes arrivent en semaine 1, je suis pas sur que la communauté grandisse de manière constructive ( encore une fois, je pourrais donner des exemples ).
je sais, même déjà à l'époque de UT99, c'était compliqué. Le faire tourner 3/4 ans après, il fallait ressortir les vielles libs dans un chroot.
Je suis d'accord pour dire que c'est un souci, je suis juste pas d'accord pour dire que systemd est le premier exemple, et donc ralé sur ça spécifiquement sur systemd, c'est faire preuve de mauvaise foi. Et accuser spécifiquement lennart alors qu'il ne fait que suivre la voie tracée par les codeurs noyaux et tout le reste de l'écosystème depuis des années, c'est simplement n'importe quoi. Des gens utilisent ça pour se donner un argument de respectabilité illusoire auprés des nouveaux venus. Et c'est un peu comme les gens du mouvement gamergate qui parle d'éthique dans le journalisme dans le jeu video d'un coup, alors que c'est un souci depuis des années ( exemple connu, Marc Lacombe aka Marcus ayant quitté Gameone à cause des pressions d'Infogramme sur la redaction ), et certains s'en servent pour se donner une image présentable pour juste se défouler et attaquer les gens. C'est moindre dans le libre, mais on retrouve quand même au moins un mec qui fait parti des 2 mouvements ( aka MikeeUSA, aka Gregory Smith, etc ).
mais si c'était tellement un souci pour le libre, les gens utiliseraient Netbsd, Centos ou ce genre d'OS qui promettent une compatibilité plus longue. Si c'était un souci suffisamment important, les gens ne rejetteraient pas la LSB comme contraignante mais l'adopteraient. Ou on aurais plus de tests automatisés d'ABI/API via http://ispras.linuxbase.org/index.php/ABI_compliance_checker . moins de gens à se jeter sur ruby/go/node etc et la catastrophe d’écosystème pas ultra mature et stabilisé.
Et ce qu'on voit plutôt, c'est que les devs veulent les nouvelles versions des libs ( Google Chrome et RHEL 6 pour ne citer que cet exemple, gcompris qui avait besoin d'un gtk récent et les discussions de son auteur ici il y a une paire d'année ).
C'est que ça fait chier de garder la compatibilité alors qu'on peut juste faire un code dump sur ruby.
Je confirme, mais visiblement, c'est un temps que Kaane a du soit oublier, soit ne pas connaitre, car ça remonte quand même à longtemps ( facile 7 à 10 ans ).
j'ai pas besoin de certaines fonctions de la glibc, je fait pas un foin car elles sont disponible, car je sais que trop de modularité a un cout. J'ai pas besoin de 90% des paquets dispo dans ma distributions, et ça prends du temps pour calculer les dépendances, et pareil, je demande pas à les virer spécialement pour moi.
C'est pareil ici. C'est bien joli de croire que le libre s'écrit tout seul, mais c'est pas le cas. A un moment, tu te dit que plutot que faire 2 fois le travail, tu va le faire qu'une fois, et tant pis si il y a des choses dont les gens ont "pas besoin", car ce qui est rare, c'est le temps de contribution, pas les besoins utilisateurs. Donc on optimise pour réduire les "couts" en terme de temps sur le contributeur, pas l'utilisateur de la contribution la plupart du temps ( j'écarte le cas plus complexe ou il y a plusieurs contributeurs chainés dans la chaine de de production vers l'utilisateur final ).
Nan mais c'est Kaane aussi. Il va te dire "tel truc trunk marche pas sans ça", et rien que le fait qu'il soit pas foutu d'utiliser le bon terme ( trunk, c'est pour svn, pas git ) montre qu'il maitrise pas vraiment le sujet.
Ensuite, tu va lire le code source, tu va voir que udevd utilise encore un socket netlink ( genre dans worker_new, http://cgit.freedesktop.org/systemd/systemd/tree/src/udev/udevd.c#n174 ), et la, tu as compris qu'il a du prendre sans doute du faire une faute dans un grep et qu'il conclue à la vavite.
Jamais il va pointer vers du code, ou ce genre de choses, faut toujours passé du temps à double vérifier ses affirmations, car ça a l'air sérieux, mais en pratique, non. Suffit de voir les dépêches sur systemd d'il y a 1 ou 2 ans, ou j'ai quand même passé un bon paquet de temps à expliquer les choses, car ce genre de comportement est à mon sens toxique pour la communauté, car ça masque les critiques légitimes en les recouvrant de bullshit.
[^] # Re: Les raisons du fork
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 10.
Tu peux détailler ce que tu veux dire par "code discutable" ? Car à chaque fois que les gens disent ça, j'ai le sentiment que c'est juste pour trainer dans la boue le projet. Pour une raison inconnue, les gens estiment que pour systemd, la barre doit être plus haute que pour tout le reste, y compris le noyau.
Exemple, les devs refusent des patchs, c'est des gros dictateurs. Linus le fait, c'est un génie qui défend sa vision sans la moindre erreur. Les critiques sont systématiquement sur Lennart, même quand c'est GKH qui pousse kdbus. Le design est examiné en détail, alors que tout le monde se fout du reste.
Donc j'ai quand même le sentiment que les gens répètent des trucs sans se justifier, juste pour convaincre d'autre personnes qui n'ont pas les compétences pour juger.
En général, quand je dit ça, les gens sortent le bugzilla de freedesktop, sans prendre la peine de donner des chiffres pour comparer le nombre de bugs par rapport à d'autres projets, ou donne les CVE, pareil sans donner de chiffres moyens.
Et pour cause, car si on regarde la mise à jour d'un paquet du kernel, on voit que les CVE et les bugs sont la et sont corrigé, donc donner des chiffres ne serait pas vraiment productif, sauf à dire "le kernel aussi est buggué", ce qui entrainerais un blocage. Donc plutôt que de parler de chiffres en bon ingénieur, on utilise un argument d'autorité, et on ressasse sans arrêt sans se remettre en cause.
[^] # Re: Les milieux culturels et techniques des zélateurs/détracteurs
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 1.
Donc, suite à ça,j'ai regardé à gauche à droite, mais j'ai pas la prétention de tout piger d'un coup, donc si je dit une connerie, faut le dire :).
Donc l'idée, est d'avoir un processus lancé par init, et ce processus, via un appel système, devient un "init local". Comme ça veut rien dire, j'explique. par init local, j'entends un processus en charge de recevoir les signaux des orphans, tout comme init, et qui chope les zombies pour les tuer, ce qui semble éviter les cgroups pour suivre les process, et ce qui permet de pousser le code en dehors du pid 1.
C'est une approche intéressante, mais ça veut pas dire une occupation doublé dans la table des processus ?
Genre si je lance 10 000 containers, je vais avoir 10 000 processus de supervision. C'est pas un souci en temps normal et pas un souci pour tout de suite ( voir même un souci pour jamais peut être ), mais si tu imagines 100 Mo par containers, ça va te faire 1T de ram pour 1000 ( ce qui est faisable ), donc on est pas loin du stade ou ça va AMHA poser souci ( genre vers les 10000/20000 ). Bien sur, avec un systéme comme ksm, et avec des containers plus petits, ça peut arriver vite.
Ensuite, peut être que c'est le cpu et les I/O qui vont tomber en premier donc je me fait des idées.
[^] # Re: Les milieux culturels et techniques des zélateurs/détracteurs
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 3.
Possible, mais si tu peux préciser un peu plus ?
[^] # Re: Les milieux culturels et techniques des zélateurs/détracteurs
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 1.
C'est une bonne remarque, mais ça devient du coup plus compliqué, car la logique de surveillance d'un process est présente 2 fois. une fois dans init et une fois dans smf.
Et comme quelqu'un l'a fait remarquer sur lwn ( http://lwn.net/Articles/623527/ ), le pid 1 pourrait très bien ne rien avoir de spécial, et ne pas planter le kernel en cas de crash ( ou se faire relancer par le kernel ).
Car c'est quand même la plus grande peur des gens "si ça plante, mon système plante", alors qu'en pratique, c'est pas le fait d'être PID1 qui nous mets dans la merde. C'est le fait de planter, PID1 ou PID50, à partir du moment ou il gère l'état des processus.
Donc faire 2 trucs, ça sert à juste à rajouter de la complexité. Si SMF se vautre, je suis spas sur d'imaginer l'état du système après ( sauf à avoir l'info poussé dans le kernel sous une forme quelquconque, genre l'équivalent des cgroupes avec des metadonnés , et à ce que smf reprenne l'info du kernel quand ile st relancé, mais on arrive à un truc encore moins portable et poussé dans un truc plus critique depuis l'userspace dans le kernel, alors qu'on essaye surtout l'inverse ).
[^] # Re: Fonctionnalités clées.
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 6.
La mise à jour est global parce que Debian a tardé. Sur Fedora, Arch, Mageia, ça s'est traduit par des mises à jours successives.
C'est bien joli de vouloir attendre pendant 3 ans que le projet se mette en place, mais voila, faut du coup aussi se prendre 3 ans de changements au lieu d'un.
Et la question est pas de "on peut utiliser les cgroups", mais d'une part, est ce que quelqu'un les utilise ( car globalement, y a que openrc et openrc l'a fait après que systemd est commencé ).
Et surtout, est ce qu'on peut tout faire ce que systemd fait via le shell. Et la réponse est "pour la plupart, peut être avec beaucoup de complexité et tout n'est pas possible", cf encore un gros pâté de ma part : https://linuxfr.org/nodes/103677/comments/1569313 ). En gros, il y a des trucs impossibles à faire en pur shell, et comme je conclue mon pâté, tu va te retrouver à faire un bout de systemd dans un start-stop-daemon magique qui fait tout. Autant faire des unités systemd.
[^] # Re: Fonctionnalités clées.
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 7.
Le fichier foo.conf permet de surcharger complétement le fichier monservice.service. Si je veux faire lancer un autre soft, je peux, je donne juste la valeur ExecStart= . Donc oui, ça spécifie plus que l'initscript (pas le logiciel, car le concepteur du logiciel et la personne qui fait l'initscript, c'est en général 2 personnes différentes, l'initscript venant de la distribution en général).
Et Ce que je veut dire, c'est que l'usage des drop-in configuration files (c'est le nom de la chose) permet une gestion plus propre.
Si je rajoute User=toto dans le fichier, ça va agir comme j'avais mis ça dans le fichier de base via une concaténation de tout les fichiers, avec une priorité défini pour savoir qui s'applique en dernier ( en l’occurrence, le fichier dans /etc prends le pas sur celui dans /usr donc la distro qui a /use sous son contrôle mets le défaut et l'admin a le dernier mot, sans interférence du gestionnaire de paquet qui va écraser le fichier ). Et comme c'est juste un fichier à déposer, ça se fait super facilement via ansible ou autre ( ou via un paquet qui dépose le fichier ). A contrario, va faire un modification propre et perenne d'un fichier shell.
Maintenant, peut être que tu fait encore tes configurations à la mano sans passer par puppet/ansible/etc, et que tu as du temps à perdre à vérifier à chaque upgrade que rien n'a changé dans le fichier pour faire une fusion de la modification à la main. Moi non.
[^] # Re: Fonctionnalités clés.
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 5.
Oui, c'est ce que je dit, et du coup, ça devient impossible à lire par un outil automatisé, car il ne va pas comprendre la syntaxe ( exemple augeas, etc ). Alors ensuite, y a plein de gens que ça dérange pas, mais y a des gens chez qui ça pose souci. C'est ce que j'ai dit au passage.
[^] # Re: Les milieux culturels et techniques des zélateurs/détracteurs
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 2.
Ça me parait pas très concluant non plus comme division. Je pense qu'il y a une grande part des gens qui font de l'informatique pour leur métier, mais qui voient surtout que ça apporte des emmerdes, qu'on leur crie dessus quand ça ne marche pas, qu'on leur dit à longueur de temps qu'ils sont un cout financier, de façon direct ou indirect. La passion est peut être parti depuis longtemps, ou le temps. Et depuis quelques temps, j'ai le sentiment que l'informatique bouge de plus en plus vite, ne serais que parce qu'il y a un influx d'ingénieurs, une accélération de l'échange d'idée, et des moyens en plus.
Donc il y a peut être des gens qui ont peur de pas réussir à suivre, peur de ce que ça va apporter, et le changement par nature fait peur aux gens, c'est un mécanisme ancré dans notre subconscient. Il suffit de voir que beaucoup de choses ont commencé quand un journaliste a lancé l'idée d'une apocalypse qui vient, ce qui est quand même le summum du fear mongering. De voir que ça a provoqué des réactions disproportionnés pour un sujet technique comme celui la. Et que les gens relaient des informations sans vérifier si c'est vrai ou pas ( l'exemple de systemd et des logs binaires par exemple ). Les gens répètent ce qui confortent leurs peurs pour la propager, car c'est plus rassurant de pas être seul à paniquer.
Un autre exemple, le blog de iguru, totalement non fondé et basé sur des affirmations péremptoires non vérifiables, mais qui alimentent la paranoia.
Ensuite, encore une fois, tout le monde rentre pas dans ce cadre, et y a plein de gens avec un avis plus mesuré, mais masqué par les autres.
[^] # Re: Fonctionnalités clées.
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 8.
Ça dépend comment tu veux les utiliser. Pour limiter les processus en terme de ressources, non, tu as déjà des logiciels existants, tu peux le faire à la main. Systemd automatise cette partie et l'unifie au niveau de la configuration.
Pour ce qui est d'utiliser le tracking des processus, tu peux le faire à la main, mais c'est vite chiant. Donc openrc et systemd peuvent le faire pour toi.
Ensuite, dans le futur, le kernel s'oriente vers une architecture avec un seul processus autorisé à gerer les cgroups. Lennart parle sur la liste de systemd de l'impact qu'il y a eu ( http://lwn.net/Articles/555922/ ) et Linux.com explique pourquoi les devs kernels veulent changer ça :
http://www.linux.com/news/featured-blogs/200-libby-clark/733595-all-about-the-linux-kernel-cgroups-redesign
Il y a aussi pas mal d'info sur http://lwn.net/Articles/575672/
Et le fait que les devs de cgmanager et de systemd se sont réunis pour trouver une solution il y a 2 mois à Dusseldorf pour discutter interopérabilité ( une info qu'on ne relaye pas assez, bien sur, ç'est moins vendeur pour un journal )
[^] # Re: Ca ne règle pas la source du problème
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Laisser systemd de côté dans Debian. Évalué à 4.
Certes, mais on peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. La compatibilité a un cout humain, et le temps que tu passes à tester et à vérifier que rien ne casse, c'est du temps que tu passes pas à optimiser et à coder pour du nouveau hardware.
Un exemple stupide. Tu codes ton unix like avec l'infra video du moment, et en l'espace de 5 ans, tout change et il te faut de la 3d partout. Si tu t'occupes de la compatibilité, alors tu va maintenir 2 couches. Si tu t'en fout, alors tu va t'occuper que de la dernière. Et tu va passer plus de temps à rendre la dernière rapide/propre/etc que si tu avais que la moitié ou 75% du temps.
Bien sur, ça n'explique pas tout pour netbsd, mais ça explique une partie.
Et peut être qu'une innovation rapide mais chaotique et cahoteuse à la Linux marche mieux pour avoir le support du hardware et des perfs, ce qui ensuite attire plus de gens, dans un cercle vertueux.
Et en effet, des boites comme IBM, HP, RH font leur beurre sur les demandes de stabilité.
[^] # Re: Fonctionnalités clées.
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 6.
Alors je peux, avec une suffisance gonflant mon eog, me citer moi même, quand j'ai pourri Kadalka :
https://linuxfr.org/nodes/97210/comments/1426891
C'est un gros pâté, mais les exemples que je donnent sont vers 75% du texte. l'exemple de bind est facile à piger, mais il arrive sans doute peu en pratique sur une petite installation.
Tu as aussi mon exemple de apache et de sympa ( qui arrive plus souvent ). Ensuite, peut être que tu as accepté le fait que les bugs arrivent, ou que ça marche pas de temps en temps sans savoir pourquoi. D'autres non.
[^] # Re: Fonctionnalités clées.
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 5.
Non, sinon j'aurais dit "je trouve tel truc mieux que /etc/default".
Déjà, /etc/default est pourri car ça reste du shell. Ce qui veut dire que soit tu te limites à la syntaxe FOO="truc" et c'est plus du shell, soit tu mets du vrai shell (genre $() pour lire un truc dynamiquement) et la, ça devient difficile à parser par des outils automatisés (genre ansible/puppet, etc). Ensuite, la flexibilité d'un coté implique la lourdeur de l'autre, je peux comprendre que certains préfèrent la syntaxe de /etc/default pour divers raisons.
Ensuite, avec /etc/default, tu es quand même dépendant de ce que la personne qui a écrit le script a choisi d'utiliser. Par exemple, tu peux souvent pas surcharger proprement la ligne de commande complète du service que tu veux lancer, il te faut lire et trouver la version spécifique du paramètre que tu va utiliser. Paramètres non documentés upstream, bien sur, au contraire des options de démarrage. Parfois, c'est le contraire, tu as juste les options et tu peux faire presque ce que tu veux, sauf si ce que tu veux, c'est d'utiliser un programme avant (chroot foo, nsenter foo, runcon foo).
Donc non, je parle pas de /etc/default. C'est un mécanisme vite limité par rapport à ce que systemd propose et ce que j'utilise. Mais si tu as pas de souci avec et que tu penses que c'est suffisant, pas de souci pour moi.
[^] # Re: Hmm
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 10.
Alors si tu lances bash -x /etc/init.d/blabla start , c'est pas le daemon que tu examine, mais son script d'init. Le daemon va pas forcement t'afficher grand chose en plus par magie. Et faire ça va avoir des effets de bords comme importer l'environnement de root dans celui du daemon, en fonction du script, ce qui va perturber le debuggage.
Systemd a maintenant 4 ans. Y a une branche stable v208 qui est largement stabilisé depuis longtemps. Tu peux me dire quel soft n'est pas en dev dans le libre ?
Et c'est pas aussi à ça que sert le freeze de Debian, à trouver les bugs pour avoir un logiciel utilisable en prod ?
Il rajoute un message d'erreur dans les logs, comme à peut prêt tout les logiciels du monde. Et il y a assez de résultats sur "debug systemd" pour que la doc ne soit pas un souci. Est ce que tu peux détailler par exemple ce qui t'a manqué quand tu as eu un souci, à part le temps de lire avant ( chose que tu peux faire dès maintenant au lieu de poster sur linuxfr, par exemple )
[^] # Re: Les milieux culturels et techniques des zélateurs/détracteurs
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 6.
Non, j'ai trouvé ça aussi comme une grosse simplification, surtout parce que je me retrouve plus dans le barbu hacker avec du bagage technique, et pourtant, je rentre pas dans la case "defend sysvinit".
Ensuite, c'est un essai, le mec a quand même eu une réflexion avec laquelle je suis d'accord sur certains points, même si je pense qu'une autre approche est nécessaire pour comprendre le débat. ( genre, je penche de plus en plus à des problématiques d'ordre social et communautaires plus profondes vis à vis du web, d'educations des gens, et de mythologie du libre ).
[^] # Re: Fonctionnalités clées.
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse à la dépêche Pourquoi les zélateurs et détracteurs de systemd ne s'entendront jamais. Évalué à 9.
Alors moi, j'apprécie déjà d'avoir des trucs plus facile à écrire que les scripts d'init. J'ai par exemple fait mon script pour lancer un serveur irc en perl en 5 minutes juste en le lancant en premier plan. J'ai pas mis très longtemps non plus pour lancer prosody dans docker, bien moins que de faire marcher docker en premier lieu.
J'aime aussi beaucoup journalctl -u, au point que je me perde un peu quand je me retrouve sur des Centos 6 ( on s'habitue vite à la completion et au rangement )
Et j'ai surtout bien aimé de pouvoir mettre un bout de config via /etc/systemd/monservice.d/foo.conf, ça me parait plus perenne pour contourner un bug que l'ancienne façon, ou je devait copier et refaire le script.
[^] # Re: Le choc ?
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Devuan forks Debian: un choc ou c'était inévitable?. Évalué à 2.
Je suis en faveur du CCC
http://www.dailymotion.com/video/x1ivtx_les-nuls-comite-contre-les-chats_fun
[^] # Re: Le choc ?
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Devuan forks Debian: un choc ou c'était inévitable?. Évalué à 5.
Red hat a aussi d'autres contraintes. La ou le fait de rajouter un paquet dans Debian implique pas grand chose sur le long terme, le fait de rajouter un paquet dans RHEL implique d'avoir une vérification des licenses ( et des brevets ), le fait de faire un audit sommaire et/ou poussé de sécurité ( en fonction du paquet, de la criticité, etc ), le fait de s'assurer que le support soit capable de répondre ( donc des formations, de la doc ), d'avoir de la doc, parfois traduite. Et le fait d'avoir des ressources internes pour tester et corriger les bugs. Et faire évoluer aussi le projet.
Et tout ces gens ( car oui, c'est des humains ) ont un cout. Donc les clients ont du poids, mais surtout parce qu'ils payent pour faire le boulot, et avoir des gens est le principal poids bloquant dans le libre, car des idées, on en a tous des tonnes :)
[^] # Re: Pourquoi un fork?
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Devuan forks Debian: un choc ou c'était inévitable?. Évalué à 4.
C'est aussi l'occasion d'avoir les mains libres. Bien que je pense que les gens sous estiment les ressources pour faire un fork, je comprends aussi la position visant à avoir au moins un endroit pour rassembler les gens pas contents. Ensuite, je pense que malgré les efforts louables, et au vue de certaines personnalités qui viennent tourner autour du fork, j'ai peu d'espoir dans le dit fork.
Mais Debian va réussir à se débarrasser d'une partie de sa communauté ( genre tout les gens qui ont poussés les gens à partir du projet ces dernières semaines ), et ça ne peux pas être plus mal.
[^] # Re: Incompatible ?
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Devuan forks Debian: un choc ou c'était inévitable?. Évalué à 7.
En pratique, upstart n'etait pas compatible inittab non plus et y a eu 0 personnes qui ont ralés pour ubuntu et rhel6.
En pratique aussi, rajouter un outil qui lit inittab et qui donne une unité systemd, ç'est assez trivial, je penche pour une après midi de boulot. Le fait que personne ne se charge de le faire depuis 4 ans laisse penser que ça intéresse pas grand monde en pratique.
[^] # Re: trop de bruit pour rien
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Devuan forks Debian: un choc ou c'était inévitable?. Évalué à 3.
Ah Joerg Reisenweber , aka doc_scrutinizer. Un mec incapable de garder son calme bien longtemps et de ne pas se lancer au mieux dans des diatribes sur irc, au pire de commencer à insulter les gens.
Il est sans doute compétent d'un point de vue technique, mais du peu que j'ai vu sur le canal du projet openmoko au fil des ans, il m'a pas donné envie de contribuer, plutôt de fuir
Dans le même genre, j'ai vu un autre Joerg bien connu venir sur leur irc, le renommé développeur de cdrtools, visiblement encore vexé par cdrkit ( en 2006 ).
Je m'attends à tout moment de voir ESR débarquer avec un tshirt "Theo for président" pour conseiller le projet sur la manière de rassembler une communauté saine ou les insultes ne volent pas.
# Sur un autre sujet
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Devuan forks Debian: un choc ou c'était inévitable?. Évalué à 8.
Je pense que j'ai déjà dit tout ce que j'avais à dire sur le sujet, mais la position de Roger Leigh me parait relativement déconnecté de la réalité.
Il y a un grand nombre de personnes de Debian qui viennent du monde universaitaire, et un grand nombre de papiers académiques qui utilisent Debian comme base. Il y a des expérimentations comme Debian Gnu/Hurd et Debian kfreebsd, des portages sur des architectures expérimentales et/ou inutilisés. J'ai même vu des gens tentaient de porter minix avec Debian comme base.
De part son cycle de release, Debian est en effet pas la plus adapté à une quelconque expérimentation, vu qu'il n'y a pas de possibilités rapides de mises à jour des paquets en dehors de la sécurité. mais ça ne change pas le fait que ça reste une distribution qui est utilisé pour ça.
Des projets comme netbsd et freebsd innovent bien plus ( il suffit de voir libxo, pf, capciscum et tout un tas de trucs du même genre ).
Donc sa position me parait juste démagogique, et cherche à faire peur sans donner de vrais problèmes qui pourrait être corriger à temps.
De plus, qualifier systemd d'expérimental alors que c'est poussé dans RHEL 7/Centos 7, que le projet existe depuis plus de 4 ans, qu'il est présent en option dans la dernière stable ( et qu'il marche sans souci, au contraire de selinux qui est la depuis des années dans Debian sans vrai support ), et tout ça sans donner le moindre argument, c'est assez dur de le prendre vraiment au sérieux, car soit il est vachement partial ( ce qui est pas étonnant venant d'un mainteneur de sysvinit ), soit il a l'air d'ignorer la réalité que je viens d'énoncer.
C'est un peu une constante dans certaines critiques, c'est de ressortir des choses que tout le monde sait quand on regarde un peu, mais d'appliquer ça à systemd pour faire peur aux masses ignorantes.
Je pense que le fork est légitime et je leur souhaite du courage car ils vont en avoir besoin, je suis déjà passé par la, donc je m'estime qualifier pour dire "la, ils vont dans le mur" et y a un certain nombre de points qui me disent que ça va être dur pour eux. Et ce genre d'attitude vis à vis de l'expérimentation est mauvaise, surtout vu que Devuan vise à moderniser l'infra de contributions ( en utilisant par exemple, github, en passant via jenkins, etc ). Autant dire que si des dissensions internes arrivent en semaine 1, je suis pas sur que la communauté grandisse de manière constructive ( encore une fois, je pourrais donner des exemples ).
[^] # Re: Ca ne règle pas la source du problème
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Laisser systemd de côté dans Debian. Évalué à 2.
je sais, même déjà à l'époque de UT99, c'était compliqué. Le faire tourner 3/4 ans après, il fallait ressortir les vielles libs dans un chroot.
Je suis d'accord pour dire que c'est un souci, je suis juste pas d'accord pour dire que systemd est le premier exemple, et donc ralé sur ça spécifiquement sur systemd, c'est faire preuve de mauvaise foi. Et accuser spécifiquement lennart alors qu'il ne fait que suivre la voie tracée par les codeurs noyaux et tout le reste de l'écosystème depuis des années, c'est simplement n'importe quoi. Des gens utilisent ça pour se donner un argument de respectabilité illusoire auprés des nouveaux venus. Et c'est un peu comme les gens du mouvement gamergate qui parle d'éthique dans le journalisme dans le jeu video d'un coup, alors que c'est un souci depuis des années ( exemple connu, Marc Lacombe aka Marcus ayant quitté Gameone à cause des pressions d'Infogramme sur la redaction ), et certains s'en servent pour se donner une image présentable pour juste se défouler et attaquer les gens. C'est moindre dans le libre, mais on retrouve quand même au moins un mec qui fait parti des 2 mouvements ( aka MikeeUSA, aka Gregory Smith, etc ).
mais si c'était tellement un souci pour le libre, les gens utiliseraient Netbsd, Centos ou ce genre d'OS qui promettent une compatibilité plus longue. Si c'était un souci suffisamment important, les gens ne rejetteraient pas la LSB comme contraignante mais l'adopteraient. Ou on aurais plus de tests automatisés d'ABI/API via http://ispras.linuxbase.org/index.php/ABI_compliance_checker . moins de gens à se jeter sur ruby/go/node etc et la catastrophe d’écosystème pas ultra mature et stabilisé.
Et ce qu'on voit plutôt, c'est que les devs veulent les nouvelles versions des libs ( Google Chrome et RHEL 6 pour ne citer que cet exemple, gcompris qui avait besoin d'un gtk récent et les discussions de son auteur ici il y a une paire d'année ).
C'est que ça fait chier de garder la compatibilité alors qu'on peut juste faire un code dump sur ruby.
[^] # Re: Ca ne règle pas la source du problème
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Laisser systemd de côté dans Debian. Évalué à 3.
Je confirme, mais visiblement, c'est un temps que Kaane a du soit oublier, soit ne pas connaitre, car ça remonte quand même à longtemps ( facile 7 à 10 ans ).
[^] # Re: Ca ne règle pas la source du problème
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Laisser systemd de côté dans Debian. Évalué à 5.
j'ai pas besoin de certaines fonctions de la glibc, je fait pas un foin car elles sont disponible, car je sais que trop de modularité a un cout. J'ai pas besoin de 90% des paquets dispo dans ma distributions, et ça prends du temps pour calculer les dépendances, et pareil, je demande pas à les virer spécialement pour moi.
C'est pareil ici. C'est bien joli de croire que le libre s'écrit tout seul, mais c'est pas le cas. A un moment, tu te dit que plutot que faire 2 fois le travail, tu va le faire qu'une fois, et tant pis si il y a des choses dont les gens ont "pas besoin", car ce qui est rare, c'est le temps de contribution, pas les besoins utilisateurs. Donc on optimise pour réduire les "couts" en terme de temps sur le contributeur, pas l'utilisateur de la contribution la plupart du temps ( j'écarte le cas plus complexe ou il y a plusieurs contributeurs chainés dans la chaine de de production vers l'utilisateur final ).
[^] # Re: Ca ne règle pas la source du problème
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Laisser systemd de côté dans Debian. Évalué à 0.
Nan mais c'est Kaane aussi. Il va te dire "tel truc trunk marche pas sans ça", et rien que le fait qu'il soit pas foutu d'utiliser le bon terme ( trunk, c'est pour svn, pas git ) montre qu'il maitrise pas vraiment le sujet.
Ensuite, tu va lire le code source, tu va voir que udevd utilise encore un socket netlink ( genre dans worker_new, http://cgit.freedesktop.org/systemd/systemd/tree/src/udev/udevd.c#n174 ), et la, tu as compris qu'il a du prendre sans doute du faire une faute dans un grep et qu'il conclue à la vavite.
Jamais il va pointer vers du code, ou ce genre de choses, faut toujours passé du temps à double vérifier ses affirmations, car ça a l'air sérieux, mais en pratique, non. Suffit de voir les dépêches sur systemd d'il y a 1 ou 2 ans, ou j'ai quand même passé un bon paquet de temps à expliquer les choses, car ce genre de comportement est à mon sens toxique pour la communauté, car ça masque les critiques légitimes en les recouvrant de bullshit.