C'est l'actu, c'est chaud coco.
Le prix des agents IA s'envole. Propriété de Microsoft, Github Copilot lance la danse.
Par agents IA, il faut lire: agent conversationnels bavards, sycophantes et parfois utiles.
Les courageux qui lisent la prose torrentielle d'Ed Zitron le savent depuis N mois. Beaucoup s'en doutaient. Les autres vont devoir se mouiller la nuque et revoir leurs pratiques – s'ils généraient du code ou des textes, bien entendu. Et la mêlée des vieux aigris, catégorie à laquelle je revendique une forme d'appartenance, ricane.
Allez lire ce magnifique billet de l'ami Ed Zitron, AI's Economics Don't Make Sense.
Une punchline qui m'a plu, que je traduis à ma façon :
Les abonnements à l'IA générative, c'est un peu comme si Uber facturait à ses utilisateurs 20€/mois pour 100 trajets de n'importe quelle distance inférieure à 150km, sans faire payer l'essence alors que le litre coûte 30€, car on leur a dit que le pétrole finirait par être virtuellement gratuit. Uber finirait par décider de facturer aux utilisateurs un abonnement mensuel pour utiliser leurs services, et de leur facturer l'essence qu'ils consomment. Du jour au lendemain, les utilisateurs passeraient à 20€/mois pour accéder à un chauffeur et 25€ pour un trajet de 15kms. On comprend aisément que les utilisateurs seraient un peu mécontents.
Cette métaphore marche bien pour Github Copilot.
Personne ne sait ce qui va se passer. Rationalisation des prix, préparation des entrées en bourse d'OpenAI et Anthropic, perte d'intérêt sur ces technos, invasion de poulpes violets mangeurs de devs ?
Liens:
- Anthropic doubles its estimate of what Claude Code tokens will cost engineers
- https://www.axios.com/2026/04/26/ai-cost-human-workers
- Le problème à mille milliards de dollars (blog perso)

# Tu ne crois pas si bien dire...
Posté par volts (Mastodon) . Évalué à 5 (+4/-1).
Assez grands pour croquer des humains, devs compris, en entier…
C'est maintenant sûr, ça a déjà existé1 2.
Il ne reste plus qu'une prochaine grande catastrophe (pire que l'affaire Epstein 😱) et on aura la résurrection des Krakens dont nos longtemps aïeux ont tant redoutés.
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2026/04/27/des-poulpes-geants-peuplaient-les-oceans-du-cretace_6683612_1650684.html ↩
et pour ceux qui peuvent, l'article scientifique d'origine: https://www.science.org/doi/10.1126/science.aea6285 ↩
[^] # Re: Tu ne crois pas si bien dire...
Posté par wilk . Évalué à 6 (+4/-0).
Qui aurait pu prévoir ? comme on dit par chez nous !
Et bientôt sur vos écrans : l'IAGénérale, là ça sera les "agents" qui indiqueront aux devs quoi coder.
[^] # Re: Tu ne crois pas si bien dire...
Posté par Thomas (site web personnel) . Évalué à 4 (+3/-0).
Cthulhu fhtagn 🐙
# Un classique des nouveaux business
Posté par gUI (Mastodon) . Évalué à 10 (+10/-0). Dernière modification le 30 avril 2026 à 17:44.
Depuis quelques décennies on revoit invariablement le même schéma : différents acteurs se positionnent sur un nouveau créneau, tous sont à pure perte, et celui qui tient à la fin peut remonter ses prix et rafler la mise.
Ça, c'est la théorie.
La pratique c'est que beaucoup doutent qu'il y ait moyen un jour de récupérer la mise de l'IA, tellement celles-ci dépasse l'entendement.
On est loin du 118-218 (premier exemple qui me vient en tête), des bus Macron, ou même de Netflix. Les sommes sont de plusieurs ordres de grandeur au dessus.
En théorie, la théorie et la pratique c'est pareil. En pratique c'est pas vrai.
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par ploum (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 10 (+10/-0).
C’est pareil pour Uber. Uber ne peut devenir rentalbe que s’il remplace tous les transports en commun courte distance dans le monde entier. Ça fait partie de leur business plan.
Mais l’idée c’est de rentrer en bourse bien avant pour que les pigeo… actionnaires (y compris les actionnaires institutionnels) épongent la différence. Avec un joker supplémentaire : agiter le spectre d’une crise de l’emploi pour que les états épongent ce qu’il reste.
Bref, avoir des clients n’est plus une manière de gagner de l’argent, c’est uniquement un outil marketing pour convaincre les investisseurs. Les dépenses pharaoniques ne sont pas une erreur, elles sont justement l’outil !
(comme le dit Cory Doctorow, créer un tas de merde qui coûte tellement cher que les investisseurs se disent qu’il doit forcément y avoir un diamant enfouis dans la merde pour justifier le prix]
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . Évalué à 4 (+1/-0).
Euh, quel est l'intérêt pour le fondateur d'une entreprise de vendre de nouvelles actions en prévoyant de faire faillite, puisqu'au final, ça réduira à néant la valeur de ses propres actions dans son entreprise ?
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par Thomas (site web personnel) . Évalué à 6 (+5/-0).
Ponzi, ca marche bien pour les premiers.
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par pulkomandy (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 9 (+6/-0).
Tu as bien compris, c'est pour ça qu'ils se dépêchent de vendre le plus d'actions possibles avant qu'elles ne valent plus rien.
Et en général, le fondateur, il n'a pas acheté ses actions. Donc il ne peut rien perdre à ce jeu.
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par Jehan (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 10 (+10/-0).
Ils ne "prévoient" pas de faire faillite. Par contre, c'est une logique de "all in", c'est à dire qu'on mise tout dessus… ce qui ne coûte rien parce que ce n'est pas son argent perso, c'est celui des investisseurs. Notons aussi que c'est ce que demandent les dits-investisseurs également, de toutes façons! Ils ne demandent pas à ce que les sociétés dans lesquelles ils investissent soient "prudentes" avec l'argent. Non tout le monde veut qu'ils y aillent à fond sans se retenir. C'est pour cela que les investissements se font dans une logique de "round" (round A, round B, etc.). En gros, une entreprise reçoit quelques millions (ça peut être beaucoup plus dans des cas extrêmes) dans un round A, et se doit de les dépenser en se donnant à fond, et surtout pas de les garder au chaud dans un compte en banque.
L'idée de tout cela est que les investisseurs cherchent le prochain Google. Ils n'ont aucun intérêt à avoir des petites entreprises de famille pépère dans leur "portefeuille". Donc la démarche est "succès ou crève" et ça leur va très bien parce que pour une entreprise qui atteint le sommet (les fameuses "licornes"), ils récupèreront leur mise perdue dans la chute de beaucoup des entreprises qui feront un flop.
C'est simplement une toute autre logique, qui ne peut être comparée avec celle qu'on a quand on compare aux petites entreprises de quartier (ou même certaines plus grosses entreprises nées dans un contexte plus sain) dont le but est la stabilité.
D'une, comme quelqu'un d'autre a dit, ces actions, ils ne les ont pas payées. Donc ils ne perdent absolument rien dans l'histoire. Par contre comme je disais, ils sont allés à fond avec leur financement, et cela implique d'avoir des salaires mirobolants. Je dis pas ça au hasard hein. Le meilleur salaire que j'ai eu de ma vie, c'était dans une startup. Quand je suis rentré, on était 5 ou 6 (de mémoire), et mon salaire de dév senior était plus haut que tout ce que j'ai jamais eu avant et après (puisqu'après, j'ai décidé de ne plus continuer dans ce monde des startups et grosses entreprises à l'américaine; bien entendu, si j'avais continué, j'aurais eu des salaires encore plus effarants). On ne peut alors qu'imaginer ce que les fondateurs de la startup se payaient eux-même en tant que CEO, CTO, C*O… Forcément si ton round A est de 10 millions de dollars et que tu prévois de tout utiliser (surtout en salaires car c'est ce qui coûte le plus) en 1 ou 2 ans avant d'arriver à négocier ton round B, il est évident que ton compte en banque perso a pris de l’embonpoint d'ici là. Ensuite si tu négocies ton round B, puis ton C, etc. tu as le temps d'amasser une somme non négligeable. Et ce, même si ton entreprise ne devient jamais une "licorne", et finit par se faire simplement manger par une plus grosse entreprise à un moment donné — ce qui veut dire encore que tu reçois une somme significative pour la vente, tout en restant parfois dans un poste exécutif pour quelques années en transition très souvent —, puis que ton produit disparaît à terme.
Notons que ça ne veut absolument pas dire que c'était leur but (même si j'ai déjà rencontré des gens dont le but au moment de la création de l'entreprise est de pouvoir la revendre quelques années plus tard; donc ces gens là existent aussi), très souvent, je suis persuadé qu'ils espèrent devenir l'une de ces méga-grosses entreprises du secteur de l'IT. Mais ils savent aussi clairement que même si ça foire, ils n'y perdront pas au jeu. Le risque pour ces gens est vraiment très minimal, puisqu'ils ne jouent pas avec leur propre argent (une fois le round A passé) et qu'au pire du pire des cas, ils se seront fait de superbes salaires sur plusieurs années.
En fait, le coup des "actions" est surtout une belle arnaque pour diminuer les salaires des employés. C'est le truc que tous ces startups donnent à leurs employés (les fameuses "stock options"), en leur faisant miroiter des dividendes et valeurs d'actions mirobolantes… si jamais l'entreprise rentre en bourse, atteint le top, etc. La vérité est que ces actions ne valent rien (pour les fondateurs, elles valent quelque chose si et lorsque l'on revend l'entreprise, bien sûr, mais pour les autres, faut attendre ce ne sont que des "options", et même lorsqu'elles deviennent de vrais actions, rien ne dit que ça va prendre de la valeur).
D'ailleurs, si de jeunes ingénieurs lisent, ne vous faites pas avoir: acceptez les stock options mais faites comme si elles ne valaient rien. Ne vous dites jamais que ça remplace une partie du salaire. Dans une majeure partie des cas, vous ne toucherez rien de significatif, de toutes façons.
Pour les fondateurs, qui eux ont de vrais parts dans une entreprise, certes ils gagneront de l'argent à la revente. Mais encore une fois, même sans cela, ils gagnent déjà bien leur vie en salaire pur pendant des années aussi.
Il y a aussi un autre aspect que beaucoup ne voient pas: en France, on considère que l'échec est un échec. Aux US, ils ont l'état d'esprit que l'échec n'est qu'un pas de plus vers le succès (notons que je ne dis pas ça de manière péjorative à propos! Autant je trouve l'ensemble de ce système de startups malsain, autant ce point précis de cette philosophie est plus sain que celui qu'on a en France qui stigmatise les échecs au lieu de les voir comme des expériences précieuses). Notamment en tant que fondateur d'une entreprise qui a fait faillite (ou a été revendue, possiblement dissoute depuis…), dans ce monde des startups à l'américaine, c'est un super point. Notamment cela signifie que si vous refaites une nouvelle startup dans la foulée, vous aurez des prêts, vous aurez d'autant plus facilement de nouveaux financements, vous avez déjà des relations avec des investisseurs, vous avez un réseau, etc. À chaque échec, vous "montez en grade" dans ce monde.
Je me souviens encore de ce nouveau manager qui est arrivé dans cette startup. Sa ligne de CV principale quand on nous l'a présenté? Il a déjà monté une startup (dont personne n'avait jamais entendu parler) et l'avait revendue à une multinationale. Le gars était déjà un petit success story grâce à cela. Évidemment il avait négocié son entrée en devenant co-fondateur de la startup (c'est un truc classique dans ces startups, où co-fondateur ne veut plus réellement dire qu'on a vraiment co-fondé, mais au final c'est à la fois un truc de standing et aussi pour négocier de vrais parts — pas des options — dans l'entreprise pour préparer la revente). On voit d'ailleurs qu'en un sens, ça veut dire que cette entreprise préparait aussi sa revente potentielle en intégrant quelqu'un qui avait une expérience dedans. Donc ils préparaient "l'échec" de leur entreprise.
Ces gens qui font des startups, pour la plupart, ne monteront jamais une entreprise qui fera vraiment parler d'elle (un peu, dans quelques journaux, puis sera oubliée dans quelques années). Mais ils enchaîneront les startups, qui échoueront, seront revendues "pour pièces". Puis la suivante. Puis la suivante. La valeur des actions? Ce concept n'a de sens que pour les quelques entreprises qui arriveront à sortir du lot.
Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par pulkomandy (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 6 (+3/-0).
Pour être rentables, il faudrait en plus qu'ils remplacent tous leurs chauffeurs par des véhicules autonomes.
C'est un plan de type "avec des si" où il faut un alignement de planètes qui n'arrive qu'une fois tous les deux millénaires, et encore, seulement si les vents sont favorables. Ça marche que dans les films, ce genre de chose.
Mais c'est pas très grave pour Uber qui pourra toujours "pivoter" vers un autre truc plus réaliste. Après avoir essayé la livraison de repas, j'ai vu qu'ils se mettent à la réservation d'hôtels.
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par groumly . Évalué à 2 (+2/-2).
??
Uber est rentable maintenant, depuis '23. Ils ont monté les prix (ou plutôt, arrêté de vendre a perte), géré leur business de façon plus propre, et finalement sorti du rouge.
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par saltimbanque (site web personnel) . Évalué à 3 (+2/-1).
Tout comme Amazon. Si on regarde l'historique certains imaginaient que ce truc ne serait jamais rentable
https://www.capital.fr/economie-politique/amazon-sera-t-il-un-jour-rentable-1064494
Les investisseurs n'étaient pas des pigeons, mais des acteurs qui ont fait un bon placement en prenant de gros risques. Les gens écrivent à la fois
- que les actionnaires sont des pigeons
- que les actionnaires possèdent le monde et que c'est dégoutant
Il faut comprendre le système pour le critiquer correctement et proposer correctement quelque chose…
https://www.macrotrends.net/stocks/charts/AMZN/amazon/net-income
Amazon Annual Net Income
(Millions of US $)
2025 $77,670
2024 $59,248
2023 $30,425
2022 $-2,722
2021 $33,364
2020 $21,331
2019 $11,588
2018 $10,073
2017 $3,033
2016 $2,371
2015 $596
2014 $-241
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par Wawet76 . Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 04 mai 2026 à 11:36.
Je me souviens très bien m'être fait la réflexion à une époque que c'était incroyable qu'il y ai encore des gens qui mettent des sous dans Amazon alors que c'était un gouffre financier.
J'ai aussi été abasourdi du prix payé par Google pour racheter Youtube, alors que Google Video fonctionnait très bien.
Bon, j'ai sans doute été étonné de la même façon par des investissements dans des trucs qui ont coulés depuis. On s'en rappelle moins, c'est tout.
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par Tonton Th (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 4 (+2/-0).
Pour la branche google, il y a une liste assez impressionante…
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par groumly . Évalué à 2 (+0/-0).
Je sais pas trop de quelle époque tu parles, mais pendant longtemps, Amazon faisait un boulot impressionnant pour ne jamais être profitable, sans pour autant être dans le rouge non plus. Leur but, c'était de finir l'année juste au milieu, $0 de perte, $0 de benefices.
Les analystes et investisseurs comprenaient que ce qui était important n'était pas les benefices, mais la croissance du chiffre d'affaire. Et que si la clique a Bezos étaient capable d'aussi finement ne pas faire d'argent, ils auraient pas trop de mal a finement faire de l'argent une fois la masse critique atteinte.
[^] # Re: Un classique des nouveaux business
Posté par 🚲 Tanguy Ortolo (site web personnel) . Évalué à 10 (+9/-0).
De façon propre ? Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre, vous avez vu comment sont traités les chauffeurs ?
# Enfin
Posté par steph1978 . Évalué à 10 (+9/-1).
Le plus tôt le mieux car actuellement, on crame la planète avec de l'argent gratuit.
Payer le vrai prix, cela amène à une meilleur hygiène de vie.
# Un fantasme que ce soit un fantasme?
Posté par saltimbanque (site web personnel) . Évalué à 2 (+2/-2).
Les mots me manquent. Critiquer l'IA générative pour consommer trop d'énergie, oui bien sûr, pour supprimer des emplois, oui bien sûr, pour réclamer des investissements si gros qu'ils sont risqués, ok. Mais fantasme? Qu'est-ce qui est un fantasme dans des technologies si puissantes qu'elles peuvent d'ores & déjà remplacer des millions de salariés alors même qu'on en est aux premières années ?
[^] # Re: Un fantasme que ce soit un fantasme?
Posté par Thomas (site web personnel) . Évalué à 5 (+4/-0).
Le fantasme est de simuler une intelligence humaine, voire surhumaine.
[^] # Re: Un fantasme que ce soit un fantasme?
Posté par saltimbanque (site web personnel) . Évalué à 5 (+3/-0).
Mais il n'y a pas besoin de prétendre que l'IA soit humaine ni surhumaine pour investir et apprécier sa productivité. Ce n'est guère qu'une machine - une machine qui surpasse dans son domaine tout ce dont on a jamais disposé…
[^] # Re: Un fantasme que ce soit un fantasme?
Posté par Thomas (site web personnel) . Évalué à 5 (+4/-0).
Exactement.
Une machine superbe qui fait des trucs.
Le fantasme, il est dans la croyance qu'on peut utiliser un agent conversationnel à la place d'un humain. C'est principalement faux.
[^] # Re: Un fantasme que ce soit un fantasme?
Posté par fearan . Évalué à 8 (+5/-0).
Les ias sont plus agées que moi (années 1950 pour les premières ébauches)
croire que les progrès vont continuer au même rythme alors que les derniers modèle font très marginalement mieux que leur précédent, avec un coût d'entrainement, d'inférence et de matériel nettement plus élevé.
On arrive à faire mieux avec des modèles plus spécialisé et nettement moins cher, mais faut revoir la méthode d'entrainement. Ce qui est marrant c'est que si tu poses la question a gemini il te dit lui même que le modèle courant va dans le mur :D
Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent
[^] # Re: Un fantasme que ce soit un fantasme?
Posté par saltimbanque (site web personnel) . Évalué à 2 (+1/-1).
L'intelligence artificielle est bien sûr beaucoup plus ancienne, mais le terme AI dans ce contexte fait en réalité référence au Machine Learning.
Exemple - Kasparov a été battu aux échecs avant l'IA , le jeu de go a été craqué par une des premières IA.
(Totalement ma faute j'aurai du préciser, je me suis calqué sur l'usage comme un joli mouton)
Je comprends ton pessimisme sur la capacité des modèles à progresser exponentiellement, à l'infini, et bien sûr il y aura des limites. Mais déjà aujourd'hui, l'IA ne sert pas seulement à coder une appli de merde en 3 secondes ou générer une photo de moi enlaçant Britney Spears. Elle est utilisée en bio
https://www.cnrs.fr/fr/actualite/comment-lia-generative-transforme-les-metiers-de-la-recherche
Je cite
Ou encore en math
https://www.lesnumeriques.com/intelligence-artificielle/une-ia-vient-de-resoudre-quatre-enigmes-mathematiques-complexes-que-personne-n-avait-denouees-n251153.html
Ou en médecine
https://www.ens.psl.eu/agenda/quelle-medecine-l-ere-de-l-ia/2026-05-06t070000
Le fantasme est de s'accrocher au vieux monde qui n'existera bientôt plus!
[^] # Re: Un fantasme que ce soit un fantasme?
Posté par fearan . Évalué à 4 (+1/-0).
Je crois que tu fais une erreur en pensant qu'il y'a encore une forte marge de progression pour les modèle généralistes. En tout cas pas avec la méthode que l'on a utilisé jusqu'à présent.
Pour la simple raison qu'on leur a déjà tout donné a bouffer, et que les seul trucs nouveau sont
1) en quantité marginal comparé avec le corpus déjà absorbé.
2) en grande partie généré par IA
Et dans toutes les démonstrations faite par les IAs une grande partie sont complètement erronées.
Prétendre que ça ne va pas changer la façon de travailler est une erreur, mais cela ne veut pas dire que 'notre vieux monde' n'existera plus; tout comme la machine à vapeur n'a pas fait disparaitre l'ancien, il évolue.
T'auras toujours besoin d'une supervision, de mécanismes de protection, récemment une étude d'un des gros acteur de l'IA, révélait que les document se détérioraient subrepticement suite aux interaction prolongées avec l'IA générative.
Au niveau des rapport de bug, faille de sécurité, y'en a pas mal qui sont vraie, mais aussi une tétra-chiée qui sont erronée.
Chaque année on prétend que le nouveau modèle est meilleur que le précédent, mais chaque année je ne vois pas la révolution annoncée, depuis la présentation de chatGPT au grand publique, j'ai vu que 2 grosse avancées (les modèle avec raisonnement, et DeepSeek de part sa taille plus raisonnable), et elle sont très loin de l'arrivée de chatGPT
Oui donc dans les années 50 (me suis pas fatigué, j'ai été reprendre Apprentissage_automatique :)
Il y'a donc 70 ans :)
Donc non Kasparov a bien perdu après l'invention du "Machine Learning"
Dingue ça.
Justement elle ne peut que progresser que de façon logarithmique et non exponentielle, c'est pour cela qu'on augmente toujours plus la puissance, pour un gain minime.
Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent
[^] # Re: Un fantasme que ce soit un fantasme?
Posté par saltimbanque (site web personnel) . Évalué à 1 (+0/-1).
Ah merci, donc effectivement pour employer de meilleurs termes , un des tournants pertinents serait plutôt l'étape "réseaux de neurones profonds" ~2012.
OP semblait remettre en cause bien plus fortement que cela. Si c'est pour dire que l'IA a un impact comparable à la révo industrielle, oui je ne prétends pas forcément que ça aille encore au delà!
Oui évidement, et presque tous les articles qui encensent l'IA montrent aussi qu'elle dépend toujours de contrôles
au delà de la puissance brute, comment on l'intègre, comment on en fait usage? Les développeurs de gros progiciels commencent à peine à intégrer assez proprement l'IA pour qu'elle comprenne les donnée du progiciel - et cela peut changer radicalement la donne. Il faudra des années pour en tirer leur plein parti. Il y a dans le monde du travail une myriade de tâches qui n'ont pas été pensées pour être traitées par de l'IA mais qui le peuvent très bien, et il faudra adapter outil/process/orga en fonction (un peu comme les caisses automatiques qui continuent d'être déployées alors que la techno est là depuis bien des années)
[^] # Re: Un fantasme que ce soit un fantasme?
Posté par fearan . Évalué à 4 (+1/-0).
ça peut dans certains cas, et d'autre pas. L'un des gros éditeur qui poussait l'IA partout a vu que ça corrompait les documents, et pas forcément de façon visible. Tu peux pas te permettre d'incorporer ça dans un process long terme.
T'as besoin de repérer des détails au milieu d'un océan de photo pour aiguiller les secours? Yop tu peux utiliser, t'as besoin d'un truc pour faire ta compta vis à vis des impôts avec des milliards d'enregistrement ? Passe ton chemin.
T'as besoin d'écrire une lettre à un fournisseur, client, collègue et que tu veux y mettre les forme plutôt que "Lit tes logs", puis quand il te renvois juste la dernière ligne de log tu lui demande de lire au dessus, qu'il te donne juste la ligne du dessus, et rebelote jusqu'à la ligne "error file system full", et qu'il te repose la question. Ouais ça peut être utile pour adoucir le ton du mail.
Bah oui mais pour s'assurer que l'IA a pas foutu ton amortissent dans la mauvais colonne, faut tout vérifier, une à une toute les lignes. Alors que si tu avais pu regrouper toi même par catégorie pour remplir ensuite automatiquement, ben… ça t'aurait pris moins de temps.
Quand t'a laissé l'IA faire les choix structurels à ta place, et qu'au bout elle arrive a faire ce que tu lui a demandé mais d'une façon que le code va vite devenir une usine à gaz non maintenable, et que tu dois recoder des pans entier de l'appli (et encore parce que tu en as encore les capacité), y'a t'il un vrai gain de temps.
Lui demander de repérer les erreurs de code, faille de sécurité, ou comment faire tel ou tel truc, c'est parfaitement dans ses corde, même si elle te dira parfois de la merde et laissera passer des truc tellement énormes qu'ils te feront honte quand tu repassera dessus.
T'as besoin d'une illustration vite faite pour décorer ton article, ahh la on rente dans le coté artistique, et le pillage de contenu :)
Tu ne peux pas ignorer la puissance nécessaire pour l'inférence et l'entrainement. Les vendeurs de LLM avaient pariés sur une baisse du coût de l'inférence, c'est l'inverse qui s'est produit, ça fonctionne a pertes, les futurs data center vont devoir les faire tourner à plein régime pour être rentable, et les entreprises sont elles prêtes à payer des milliards pour un truc qui fait pas le job?
Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent
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