• # Commentaire suivant

    Posté par  . Évalué à 4.

    I'm still supportive of lots of GPL work, but I don't think the restrictions helped in this particular case.

    « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

    • [^] # Re: Commentaire suivant

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

      Ça semble précisément aux antipodes de l'expérience rapportée par L. Torvalds en ce qui concerne Linux et sa licence GPL. Dans quel mesure est-ce lié aux licences ? à l’écosystème ? à d'autres facteurs ?

      « IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace

      • [^] # Re: Commentaire suivant

        Posté par  . Évalué à 4.

        Ce sont 2 projets qui sont arrivé à des époques différentes avec des objectifs différents. Ça n'est pas très surprenant d'avoir des avis différents.

        Linux s'est imposé comme un projet actif à la pointe qui a supplanté tous ses concurrents dans la majorité des domaines, ne laissant que quelques usages à d'autres. L'objectif de Linus c'est d'avoir que sont noyau soit utilisé et d'avoir le maximum de contributions upstream plutôt que des forks.

        De ce que je comprends Carmack a publié du code qui est correct, mais loin des standards du moment (le code d'id Tech 3 est publié 6 ans après Quake 3), soit l'année de la sortie de Quake 4 qui utilise l'id tech 4. Carmack de ce que je comprends voulais surtout que ce code soit le plus utilisé possible quelque soit la manière en expliquant qu'il y aurait forcément des retombées. Il n'a pas de problème avec des concurrents qui auraient utilisé ce code, car tu ne concurrence pas un jeu vidéo AAA avec un moteur qui a 6 ans de retard.

        https://linuxfr.org/users/barmic/journaux/y-en-a-marre-de-ce-gros-troll

    • [^] # Re: Commentaire suivant

      Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 0. Dernière modification le 06/07/21 à 15:04.

      I don't think the restrictions helped in this particular case.

      La perte des pro-GPL (il faut appeler un chat un chat : la GPL baisse en usage relatif, et elle est pas mal utilisée comme produit d'appel pour vendre les droits non fournis que par prosélytisme d'ouverture, coucou MySQL qui a commencé à ma connaissance avec ça) est sans doute due à trop vouloir enfermer avec des restrictions à la con (link dynamique plutôt qu'appel ligne de commande? l'un est autorisé et pas l'autre, un choix purement technique a un impact sur la licence, n'importe quoi, impossible de mixer du code GPLv2 avec du code GPLv3 donc de mixer des logiciels pourtant tous les 2 dans l'idée "copyleft", etc) qui a fait fuir. mon expérience est similaire, j'aurai bien aimé faire du copyleft "correct" (je pense notamment à la MPL mais les pro-GPL m'ont poussé dans les bras du permissif à force de faire la pub sur du copyleft "fort"…)

      A force de voir tous ces gens qui critiquent le manque de liberté de la GPL, peut-on imaginer que c'est le début de la fin pour le mouvement du copyleft (et non du libre, au contraire) se faisant dépasser par des gens voulant plus de liberté (dans le libre) que ce carcan qu'est la GPL en théorie attirant mais en pratique non adaptée à la vie réelle?

      • [^] # Re: Commentaire suivant

        Posté par  . Évalué à 4. Dernière modification le 06/07/21 à 16:37.

        Je te rejoins, je pense que les gens adeptes du copyleft et de la GPL ont surtout peur que leur code leur échappe.

        Quand j’ai parlé des licences à mon fils de 15 ans pour ses développements de plugin minecraft, sa peur c’était surtout que d’autres utilisent son code sans qu’il en tire bénéfice (pas forcément pécuniaire).

        La viralité rassure, car du coup, on se dit que si quelqu’un fork, on pourra toujours récupérer les modifications si ça nous intéresse. Mais est-ce vraiment le cas ?

        Je ne sais pas s’il y a des études sur le sujet.

        • [^] # Re: Commentaire suivant

          Posté par  . Évalué à 9. Dernière modification le 06/07/21 à 17:02.

          je pense que les gens adeptes du copyleft et de la GPL ont surtout peur que leur code leur échappe.

          Non, pour moi il s'agit surtout de faire mon maximum pour que le travail que je produis finit dans des logiciels dont les utilisateurs bénéficient des droits qui définissent le logiciel libre et qu'ils puissent en conséquence avoir le contrôle sur leur informatique.

          Avec comme hypothèse de base que le logiciel propriétaire ne leur permet pas ce contrôle et que ce contrôle est souhaitable (même s'ils ne l'utilisent pas à chaque fois, mais c'est vrai pour tous les droits).

          Faire du permissif c'est pour moi prendre le risque que mon code finisse dans un logiciel dont les utilisateurs ne peuvent pas avoir le contrôle.

          À noter que je vois le libre comme une condition nécessaire à ce contrôle, mais pas suffisante.

          Pour moi c'est acceptable qu'une boite se serve de mon code en interne et qu'elle ne redistribue pas ses modifs pourvu que les clients de cette boite ou n'importe qui d'extérieur à la boite n'y soit pas exposé (c'est ce qu'essaie de faire la AGPL pour les outils qui tournent sur un serveur). Parce qu'ici, l'utilisateur c'est la boite. Bien sûr, ce serait gentil et cool que les modifs soient redistribuées mais je ne voudrais pas l'imposer.

          La viralité rassure, car du coup, on se dit que si quelqu’un fork, on pourra toujours récupérer les modifications si ça nous intéresse. Mais est-ce vraiment le cas ?

          Non. Il peut exister des forks privés.

          • [^] # Re: Commentaire suivant

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à -2.

            Faire du permissif c'est pour moi prendre le risque que mon code finisse dans un logiciel dont les utilisateurs ne peuvent pas avoir le contrôle. […] Bien sûr, ce serait gentil et cool que les modifs soient redistribuées mais je ne voudrais pas l'imposer.

            Pas très logique tout ça. Tu pourrais tout autant faire du permissif avec la même explication "je ne voudrai pas l'imposer". Pour réflexion à peut-être laisser ton code encore plus libéré…

            • [^] # Re: Commentaire suivant

              Posté par  . Évalué à 6.

              Non, c'est très logique : à tout moment, l'utilisateur a accès aux sources et à tous les droits que garantissent un logiciel libre et c'est ce qui m'importe.

              L'utilisateur ici c'est la boite.

              Perso, en tant qu'utilisateur d'un logiciel libre sous GPL, je peux me faire une adaptation que je garde pour moi même sans la distribuer. C'est une liberté importante. Par contre, si je redistribue le binaire produit, il faut que je fournisse les sources aussi pour conférer aux prochains utilisateurs les mêmes droits.

              Idem, si la boite fait une adaptation, elle a le droit de ne pas la redistribuer. Mais sort un jour son produit adapté en binaire, il faudra qu'elle sorte les sources aussi.

              J'ai l'impression que je ne suis pas très clair sur cet aspect ?

              • [^] # Re: Commentaire suivant

                Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

                On n'a pas le même point de vue sur la logique pour décider de la limite acceptable mais tu es très clair (et cohérent en ne demandant pas plus de limitation que ce que la GPL limite), pas de soucis.

        • [^] # Re: Commentaire suivant

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 2.

          La viralité rassure, car du coup, on se dit que si quelqu’un fork, on pourra toujours récupérer les modifications si ça nous intéresse. Mais est-ce vraiment le cas ?

          J'ai souvent entendu de la bouche de pro-GPL ce genre d'idée, et ils "plantent" quand je leur révèlent que la GPL n'a rien à faire de leur envie de récupérer le code modifié vu que la GPL n'a carrément rien à faire d'eux (le libre s’intéresse à celui qui reçoit et jamais à celui qui fournit) et que certes ils peuvent interdire que le prochain qui reçoit ai la même licence (donc ça reste libre, certes) mais que eux n'auront pas forcément cette version modifiée.

          Oui, le principe de grsecurity est compatible GPL ne leur en déplaise :-D.
          (pour ceux qui ne connaissent pas : GPL + contrat que si tu diffuses tu n'as pas les prochaines versions, c'est légal et compatible avec les limites posées par la GPL car la GPL s’intéresse à la version fournie et non pas aux suivantes, et que personne ne peut te forcer à travailler pour toi sans le vouloir donc te fournir les versions suivantes sans leur consentement; du coup pas foule qui ne paye pas a le code, par design et totalement compatible avec le libre pour celui qui reçoit car si on n'est pas content du fournisseur on peut quand même en changer avec toutes les libertés du libre).

          Donc : non, ce n'est pas le cas (sous-entendu "à 100%").

          • [^] # Re: Commentaire suivant

            Posté par  . Évalué à 4. Dernière modification le 06/07/21 à 18:52.

            Exactement. Pour interdire tout ça, il faudrait une licence qui oblige à redistribuer les sources de toute modification privée (ou qui restreint certains usages, peut-être).

            C'est ce qu'impose (entre autres) la licence (Open Watcom)[https://en.wikipedia.org/wiki/Sybase_Open_Watcom_Public_License), qui est la licence du compilateur qui sert à compiler le BIOS de VirtualBox. Résultat : elle n'est pas reconnue comme une licence libre par la FSF, les projets Debian, Fedora et un tas d'autres distributions. Elle est, par contre, reconnue comme Open Source par l'OSI.

          • [^] # Re: Commentaire suivant

            Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 3.

            (pour ceux qui ne connaissent pas : GPL + contrat que si tu diffuses tu n'as pas les prochaines versions, c'est légal et compatible avec les limites posées par la GPL car la GPL s’intéresse à la version fournie et non pas aux suivantes, et que personne ne peut te forcer à travailler pour toi sans le vouloir donc te fournir les versions suivantes sans leur consentement;

            Ah merci pour cet exemple, très minoritaire certes, mais qui illustre bien la “périphérie” des licences et le fait que les licences ne couvrent pas tout.

            ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

      • [^] # Re: Commentaire suivant

        Posté par  . Évalué à 3. Dernière modification le 06/07/21 à 17:07.

        j'aurai bien aimé faire du copyleft "correct" (je pense notamment à la MPL) mais les pro-GPL m'ont poussé dans les bras du permissif à force de faire la pub sur du copyleft "fort"

        Pourquoi ne pas avoir adopté la MPL ?

        Après, sur les libertés, il faut bien séparer liberté des utilisateurs et liberté des développeurs. C'est la première qui m'intéresse en premier. Les licences non-copyleft donnent plus de liberté aux développeurs, mais ce n'est pas ça que je recherche perso.

        • [^] # Re: Commentaire suivant

          Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

          Pourquoi ne pas avoir adopté la MPL ?

          Parce que le fait que la licence que je choisi soit connue est bien plus important pour moi (et mes utilisateurs) que le copyleft.

          En se focalisant sur le copyleft "fort" bourré de contraintes plus chiantes les unes que les autres (rappel : impossible de mélanger 2 codes copyleft si pas la même licence), les pro-copyleft ont laissé le copyleft "faible" orphelin (pas foule utilise la MPL hors Mozilla) et pas d'effet de masse, et ont laissé les gens sensibles au libre copyleft sans être à fond à choisir entre 2 "extrêmes" en pariant que le copyleft pendrait plus que le permissif; dommage pour les pro-copyleft, le copyleft n'a pas pris assez pour être majoritaire et le permissif a récupéré les sensibles mais déçus du copyleft "fort" comme moi (et je ne suis qu'un exemple parmi d'autres).

          C'est une histoire qui se répète, en politique c'est pareil, des gens se disent "c'est ce que je pense, pas négociable, ou le pire car les autres c'est pareil", et c'est le pire qui arrive et ces gens s'en étonnent.

          Quand on n'est pas capable de faire des concessions sous excuse de se "fourvoyer", le risque est de laisser passer "pire", et dans le cas du libre c'est le permissif qui gagne.

          • [^] # Re: Commentaire suivant

            Posté par  . Évalué à 3. Dernière modification le 06/07/21 à 19:29.

            J'ai une analyse différente (il y a certainement un peu de vrai dans les deux analyses cela dit).

            Je pense que le permissif est majoritaire parce que les entreprises sont plus intéressées par l'efficacité de l'open source que les libertés des utilisateurs. Au contraire, elles veulent pouvoir faire des produits finaux propriétaires, donc le copyleft ça ne le fait pas.

            Pour ces boites, c'est ok de collaborer sur les outils de base : ça réduit les coûts, mais ce n'est pas là où est la valeur "bancable" : ça, c'est le produit final à destination de l'utilisateur final. Donc open source copyfree, c'est tout naturel.

            Les indépendants et les boites qui s'intéressent réellement aux libertés des utilisateurs finaux ne font pas le poids en nombre et c'est pour ça qu'on voit peu de copyleft aujourd'hui en proportion.

            Pourquoi ne pas avoir adopté la MPL ?

            Parce que le fait que la licence que je choisi soit connue est bien plus important pour moi (et mes utilisateurs) que le copyleft.

            Je trouve ça dommage. La MPL a l'air d'être ton idéal et elle semble compatible avec ton business. Elle a quand même sa part de notoriété (« c'est ce qu'ils utilisent chez Mozilla ») ; ce n'est pas non plus la petite licence obscure. J'allais te demander si ça ne te dirait pas de participer à ton échelle à cet idéal que tu as, mais tu sembles résigné, ou avoir finalement changé d'avis (tu ne sembles quand même pas avoir totalement abandonné le copyleft à te lire cela dit), ce que je respecte.

            rappel : impossible de mélanger 2 codes copyleft si pas la même licence

            C'est vrai, à modérer avec le fait que la plupart des licences copyleft sont justement compatibles avec la GPL parce que les gens ont bien compris ce problème. Le gros contre exemple, c'est la CDDL, intentionnellement incompatible avec la GPL pour empêcher les gens de mélanger ZFS avec Linux. Mais c'était une incompatibilité volontaire ! et la CDDL n'est quand même pas beaucoup utilisé sinon donc c'est plutôt anecdotique.

            La zone sombre, c'est l'incompatibilité GPLv2 et GPLv3. C'est un vrai problème parce qu'il y a bel et bien une division, à moduler avec le fait qu'une grande partie des codes sont (L)GPLv2+ donc ça marche souvent quand même.

            • [^] # Re: Commentaire suivant

              Posté par  (site Web personnel) . Évalué à 4.

              Le problème de la license GPL vis à vis des entreprises ne se situe pas au niveau du copyleft.

              Par exemple chez Apple, il y a pas mal de trucs sous GPLv2 qui sont utilisés. Mais pas de GPLv3. A priori le problème serait plutòt autour des restrictions sur les brevets logiciels.

              Quand à la séparation entreprises vs particuliers, dans mon travail salarié je contribue par exemple à Wireshark (GPL) et j'ai des collègues qui participent à Linux (GPL). Chez moi sur mon temps libre, je contribue à Haiku (MIT et pas vraiment de contributions de la part d'entreprises). Donc, je suis pas vraiment convaincu par ton analyse.

              La raison pour laquelle mes projets personels sont sous license MIT est que j'ai envie que mon code puise être utilisé par le plus de monde possible sans imposer de restrictions. Je ne vois pas l'intérêt des contraintes de la GPL dans mon cas. Par contre je vois bien l'intérêt pour une entreprise qui publie du code, de s'assurer que les concurrents qui utilisent et modifient ce code doivent aussi jouer le jeu et partager leurs changements. Donc une license copyleft me semble tout à fait pertinente dans ce cas.

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à celles et ceux qui les ont postés. Nous n’en sommes pas responsables.