Pourquoi Microsoft Word doit mourir ?

Posté par (page perso) . Édité par Davy Defaud, ZeroHeure, Benoît Sibaud et Pierre Jarillon. Modéré par Benoît Sibaud. Licence CC by-sa
Tags : aucun
42
19
nov.
2013
Culture

Cet article est le fruit d’une traduction collaborative menée via la liste linuxedu sur un framapad.

Le titre original est : « Why Microsoft Word must Die? ». Son auteur, Charles Stross, est un écrivain britannique de science‐fiction. Très connu dans le milieu de la science‐fiction et du fantasy, il a obtenu plusieurs prix dont le prix Hugo.

En tant qu’enseignants, nous ne pouvons que recommander cette lecture. On entend parfois comme argument que le système éducatif doit former à Word car c’est ce qui est présent dans le monde professionnel. Ceci est une véritable insulte à nos missions. Cela signifie que la qualité de notre enseignement est pauvre au point que nos élèves soient incapables de pouvoir s’adapter à divers contextes logiciels ! Notre rôle est de les former à une classe de logiciels, pas à un « outil » particulier, aussi bon ou aussi mauvais soit‐il. Vu les programmes actuels, peu d’élèves sortent en sachant utiliser correctement un traitement de texte. Le paradigme de la machine à écrire améliorée perdure.

Avant de pouvoir traduire son texte, nous lui avons demandé son autorisation, ainsi que la licence qu’il souhaitait poser. Le texte est sous licence CC-BY-SA-NC. Un grand merci à lui pour sa réactivité et surtout cet article très intéressant.

  • # C2i

    Posté par . Évalué à 7.

    Au niveau universitaire (en tout cas dans l'université où j'étais (Joseph Fourier, Grenoble)), le C2i (niveau 1) nous forme au traitement de texte (entre autres), mais pas spécialement à Word (voir domaine D3, Produire, traiter, exploiter et diffuser des documents numériques).

    Le C2i laisse le choix entre les deux dans les cours comme au moment de l'examen (dans la limite des logiciels présents sur la machine mais on avait les deux), et je trouve que c'est une bonne chose (bien que beaucoup choisissent Word…).

    • [^] # Re: C2i

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Pareil pour le B2I, pour les élèves.

    • [^] # Re: C2i

      Posté par . Évalué à 2.

      Exactement, je n'ai jamais eu de cours spécifique à un logiciel dans le cadre du c2i.

    • [^] # Re: C2i

      Posté par . Évalué à 2.

      Par simple curiosité, c’est quoi « les deux » ? J’imagine qu’il s’agit de Word et autre chose, mais auquel cas c’est quoi cette autre chose ?

      • [^] # Re: C2i

        Posté par . Évalué à 10.

        Emacs, évidemment.

        splash!

        • [^] # Re: C2i

          Posté par . Évalué à 1.

          Avec M-x ms-word-mode ?

          • [^] # Re: C2i

            Posté par . Évalué à 8.

            M-x make-clippy-appear-and-talk-shit

            splash!

      • [^] # Re: C2i

        Posté par . Évalué à 5.

        Je pense que cette autre chose est {Libre,Open}Office. Si c'est le cas, les reproches adressés par l'auteur restent en partie applicables, on parle d'une « pâle copie du Monstre de Redmond ».

      • [^] # Re: C2i

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Notepad

      • [^] # Re: C2i

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        word perfect?

        www.solutions-norenda.com

      • [^] # Re: C2i

        Posté par . Évalué à 7.

        Lotus Notes.

      • [^] # Re: C2i

        Posté par . Évalué à 4.

        Il s'agit de open/libre office.

        Le fait est qu'on ne peut pas faire un cours abstrait à l'infini permettant d'englober sufisament de logiciels existants ou futurs pour représenter du texte.

  • # Touchtyping

    Posté par . Évalué à 10.

    Avant de savoir utiliser n'importe quel logiciel, j'aimerai bien qu'on apprenne aux lycéens/étudiants à correctement utiliser un clavier.

    • [^] # Re: Touchtyping

      Posté par . Évalué à 10.

      Mais vous n'y pensez-pas ? Le clavier c'est hasbeen, il faut leur apprendre à utiliser un écran tactile !

      • [^] # Re: Touchtyping

        Posté par (page perso) . Évalué à -5.

        Qu'il soit virtuel sur un écran tactile ou physique avec des boutons poussoirs, un clavier est un clavier.

        • [^] # Re: Touchtyping

          Posté par . Évalué à 3.

          essaie de taper sans le regarder…

          • [^] # Re: Touchtyping

            Posté par (page perso) . Évalué à -8.

            Ça reste un clavier… Vous le faites exprès ?

            • [^] # Re: Touchtyping

              Posté par . Évalué à 6.

              Le relief des touches sur un clavier physique aide à repositionner ses doigts.
              C'est ce qui manque avec un clavier virtuel.

              BeOS le faisait il y a 15 ans !

              • [^] # Re: Touchtyping

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Par contre sur un clavier tactile, on peut faire des choses intéressantes, genre glisser le doigt sur les touches concernées, avec une reconnaissance assez intelligente des mots ainsi « dessinés ».

    • [^] # Re: Touchtyping

      Posté par . Évalué à 10.

      Avant d'utiliser un clavier, ce serait déjà bien qu'on leur enseigne le Français, histoire qu'ils sachent sur quelles touches taper.

    • [^] # Re: Touchtyping

      Posté par . Évalué à 5.

      Avant de savoir utiliser n'importe quel logiciel, j'aimerai bien qu'on apprenne aux lycéens/étudiants à correctement utiliser un clavier le français.

      de même que nous profitons des avantages que nous apportent les inventions d'autres, nous devrions être heureux d'avoir l'opportunité de servir les autres au moyen de nos propres inventions ;et nous devrions faire cela gratuitement et avec générosité

      • [^] # Re: Touchtyping

        Posté par . Évalué à 10.

        Avant de savoir utiliser un logiciel, j'aimerai bien qu'on apprenne aux gens à utiliser leur cerveau leur bon sens.
        Sous prétexte que c'est de l'informatique, certains individus partent du principe que c'est trop compliqué et que se sortir les doiduku est impossible.

        Tech Support Cheat Sheet

        • [^] # Re: Touchtyping

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          je trouve ça intéressant (si, si).

          A mon sens un informaticien qui a vu mille paradigmes, mille OS, sait où chercher. Peut être sur l'aspect GUI, se douter de quels éléments sont susceptibles de cacher des choses ; certainement sur l'aspect logique : d'où part t-on pour arriver où.

          • [^] # Re: Touchtyping

            Posté par . Évalué à 10.

            C'est donc bien l'expérience sur de multiples logiciels inconnus qui permet d'en aborder un énième sereinement et de s'y retrouver plus rapidement.
            Enfin, c'est ce que moi je constate. J'ai longtemps été d'accord avec le schéma et l'idée au-dessus ("t'as qu'à chercher un peu, c'est simple!).

            Mais avec le recul:
            -un utilisateur plus aguerri sait évaluer le risque de cliquer "au hasard", et n'a donc plus peur d'essayer!
            -un utilisateur aguerri a pris l'habitude d'associer certaines fonctionnalités avec la bonne catégorie (pas évident pour des gens complètement débutants de comprendre que "outils" n'inclut pas "outils d'édition", etc.)
            -un informaticien aura encore moins peur de faire une connerie en découvrant un nouveau logiciel parce qu'il sait que la connerie à ce stade n'est pas irréversible (changement d'un réglage par défaut qu'on ne retrouve plus: on efface le dossier des réglages à la mano dans le pire des cas)

            Je recommanderais à toute personne qui conçoit des interfaces de faire de l'initiation à l'informatique. Même de façon bénévole, voyez ça comme de l'auto-formation pour vous-même.

            Immergé comme on l'est, même en essayant de prendre du recul, on est souvent surpris par notre propre formatage (ex plus haut: «pourquoi il y a des outils d'édition dans "Édition" et le menu là s'appelle "Outils" mais pas d'édition?»).

            Allez demander à quelqu'un qui n'y connait rien d'avoir l'esprit assez tordu pour chercher "Préférences" dans le menu "Édition" de Firefox…

            • [^] # Re: Touchtyping

              Posté par (page perso) . Évalué à 5.

              "Préférences" dans le menu "Édition"

              si je croise le mec qui a inventé ça, s/vie/mort!

              • [^] # Re: Touchtyping

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                Il faudrait surtout trouver le con qui a traduit « to edit » par « éditer ».

                • [^] # Re: Touchtyping

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Faut aussi compter avec ceux qui ont connu les mainframes (coucou ibm) chez qui editer = imprimer et non pas editer = modifier.
                  Ca fait aussi un sacre melange de genres.

                  • [^] # Re: Touchtyping

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Oui enfin c'est juste parce que sur mainframe quand on faisait du français on faisait pas du franglais (éditer ça peut vouloir dire imprimer, mais pas modifier, justement).

  • # Sous le soleil

    Posté par . Évalué à 9.

    TL;DR : Le format .doc c'est mal, c'est un brodel pas possible et c'est même pas inter-opérable.

    • [^] # Re: Sous le soleil

      Posté par . Évalué à 10.

      On pourrait aussi ajouter :

      • le formatage direct c'est mal ;
      • les styles c'est bien ;
      • les deux à la fois, c'est le bordel.
      • [^] # Re: Sous le soleil

        Posté par . Évalué à 9.

        les deux à la fois, c'est le bordel.

        Pas - du - tout!
        Déjà vu:
        Les titres de chapitre, de section, de sous-section utilisant bien les styles.
        Puis modifiés à la main parce que le style par défaut ne plait pas.
        Avec en prime la petite réflexion "ouai des fois ça a pas la même gueule, mais c'est comme ça avec Word, on y peut rien!" ("-aaaaaah d'accord!")

      • [^] # Re: Sous le soleil

        Posté par . Évalué à 5.

        Oui, mais quand est-ce qu'un logiciel un peu « rigide » proposera de ne travailler /que/ avec des styles ? Ça n'existe pas pour l'instant. Un « style mode » ou tu ne peux faire que de la frappe au km, avec une interface limitée pour délimiter tes sections etc.

        Si ça existait ça pourrait imposer aux gens un paradigme correct pour le traitement de texte, sauf que ça n'existe pas. Les logiciels sont conçus pour te permettre de faire « n'importe quoi ». D'ailleurs c'est la même chose avec la plupart des formats de document.

    • [^] # Re: Sous le soleil

      Posté par (page perso) . Évalué à 9.

      oui le .doc saymalsapu, mais l'auteur argumente aussi fortement sur le mauvais design (au sens très large du mot design) de Word. Au point où on est tenté de lui demander pourquoi ça a percé alors?, mais bon…

      Il rajoute une couche qui me plait plus : Word est employé pour tout alors qu'il est pensé pour certains besoins business. Là, pour le coup, je pense que même un amateur de M.S. et Office conviendra: certains s'acharnent sur Word / Excel / PowerPoint là où ce n'est pas fait pour. Nous, libristes, souffrons, par l'intermédiaire du format .doc, d'un mal dont souffrent elle même la majorité de la population.

      Sauf à reconnaître que précisément (comme on le voit dans les autres commentaires), le ver est dans le fruit : la plupart des utilisateurs ne peut pas apprendre 50 outils différents. Word mélange tout - ce que reproche l'article, mais ce qui amha a fait son succès. Depuis il y a mieux, mais trop tard, syndrome azerty.

      • [^] # Re: Sous le soleil

        Posté par . Évalué à 10.

        Word bien utilisé, il y a moyen de travailler avec, OK c'est pas le meilleur outil pour écrire une thèse (Le document structurés avec figures, tables et notes de bas de pages par excelence). Le problème c'est que 90% des gens ne savent pas du tout s'en servir (Genre à écrire une table des matière à la main (Si déjà vu))

        Par contre Excell, c'est un bon couteau Suisse, mais lorsque je veux abattre un arbre je prend une tronconeuse, et lorsque je veux peler des patates je prend un économe. Il y a un nombre impressionnant des gens qui font tout avec Excell là où des outils spécialisés feront mieux (Betement R, pas besoin de parler de python+scipy ou C++ + gnuplot ou je ne sais quoi) Surtout qu'au finals ils se rendent plus fou qu'autres chose à inventer des bidouilles pour faire faire à Excell des choses pour lesquels il n'est pas concu

        • [^] # Re: Sous le soleil

          Posté par . Évalué à 2.

          Ouais, par contre ça ferait plus sérieux si tu écrivais le nom du produit correctement : c'est excel avec un seul L.

          • [^] # Re: Sous le soleil

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Mais c’est parce que c’est Excellent.

            Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

          • [^] # Re: Sous le soleil

            Posté par . Évalué à 1.

            Mais qui suis-je? est probablement Belge et confond depuis des années les magasins hifi-ordi-tv Excell et le logiciel Excel… Je connais très bien le problème, mais il s'est résolu comme par magie depuis la fermeture de cette chaîne de boutique.

            L'acacia acajou de l'académie acoustique est acquitté de ses acrobaties. Tout le reste prend "acc".

            • [^] # Re: Sous le soleil

              Posté par . Évalué à 2.

              Mouais… j'avoue que je dois aussi me poser 2 fois la question à chaque fois que je l'écris.

        • [^] # Re: Sous le soleil

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          (Genre à écrire une table des matière à la main (Si déjà vu))

          Je l’ai déjà fait. Si je savais utiliser LaTeX à l’époque, je l’aurais fait. Mais bon le document en question était pas très long, la table des matières tenait sur une seule page.

          Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

          • [^] # Re: Sous le soleil

            Posté par (page perso) . Évalué à 0.

            J'aime bien ta signature … j'aime moins que tu aies écrit une table des matières « à la main » ;-)

          • [^] # Re: Sous le soleil

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            Je l'ai fait aussi pour mon stage de fin de DUT. Je ne connaissais ni les styles ni les tables de matières automatiques. Mes premiers cours de bureautique, je les ai eus l'année suivante, en école d'ingé. Ce qui est beaucoup trop tard à mon humble avis.

            • [^] # Re: Sous le soleil

              Posté par . Évalué à 4.

              Te plains pas.
              Nous (je suis en bac+2) on a eu des cours de bureautique plusieurs fois dans notre scolarité, dès la primaire. Eh ben on nous a jamais parlé des styles et des tables des matières automatique.
              C'est peut-être pire, parce qu'en plus les élèves pensent qu'ils savent se servir d'un logiciel de bureautique ("j'ai eu des cours !").

        • [^] # Re: Sous le soleil

          Posté par . Évalué à 10.

          Excel est utilisé pour tout et n'importe quoi parce que Excel réussit le tour de force de rendre accessible des choses (comme le fait de se faire des calculateurs ou des petites interfaces sur mesure pour résoudre toute sorte de problème récurrent) pour le grand public, le genre de chose qui est normalement réservé à des développeurs ou bidouilleurs avancés… L'effet pervers c'est qu'on utilise Excel également pour des choses sur lequel il n'excelle pas du tout, mais comme l'utilisateur connaît déjà l'outil, n'est pas du genre à apprendre un nouvel outil, et en plus n'a pas le temps de chercher un autre outil, et ben bim, il fait le truc sous Excel.

          Il n'y a aucune anomalie à ça… Ça s'appelle juste le grand public.

          • [^] # Re: Sous le soleil

            Posté par . Évalué à 5.

            Il n'y a aucune anomalie à ça… Ça s'appelle juste le grand public.

            Non, c'est un syndrome qui existe tout autant chez les geeks, les nerds ou autre.

            Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

            • [^] # Re: Sous le soleil

              Posté par . Évalué à 2.

              tout à fait, j'en suis arrivé à faire un peu tout et n'importe quoi sous Emacs… Ah non, c'est pas pareil ;)

            • [^] # Commentaire supprimé

              Posté par . Évalué à 0.

              Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

              • [^] # Re: Sous le soleil

                Posté par . Évalué à 4.

                Quand tout ce que tu connais est un ordinateur, les problèmes ressemble à un algorithme…

                Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

              • [^] # Re: Sous le soleil

                Posté par . Évalué à 5.

                On parle d'Excel ou d'Emacs là, je suis perdu?

                ----------> [ ]

                • [^] # Re: Sous le soleil

                  Posté par . Évalué à 3.

                  meuh non du XML ;)

                  Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent

  • # polyvalence

    Posté par . Évalué à 10.

    Pour avoir encadré une équipe qui bossait dans la relation client pendant 3 ans et mené pas mal de recrutement, j'ai pu voir la façon dont des gens plus ou moins diplômés, souvent jeunes se débrouillaient avec l'usage courant de l'informatique.

    Évidemment, tout dépend du contexte professionnel mais il y a fort à parier que dans une carrière ou au fil des boulots que quelqu'un peut prendre, il lui faudra s'adapter à des tas d'organisations et d'outils différents, probablement des applis métiers spécifiques, des façons de bosser différentes avec les mêmes outils et des versions différentes du même logiciel. L'adaptabilité est donc le seul truc qui compte. Oui, Word domine dans les entreprises mais la simple multiplicité des versions en circulation et des usages suffit à invalider l'argument.

    Entre quelqu'un qui capte vite et quelqu'un qui déroule une procédure sans la comprendre, le choix est vite fait. Sauf bien entendu quand la personne qui recrute est elle-même un piètre utilisateur de l'informatique qui va avoir des sueurs froides à chaque fois que quelque chose de nouveau va se présenter à lui en matière d'outil informatique. A l’inverse, quelqu'un de débrouillard ira même chercher de nouvelles solutions pour améliorer sa façon de bosser, ce qui est éminemment profitable à l'organisation qui l'emploie.

    Considérant que les arguments rationnels ne portent pas, on pourrait sans mal parler "d’illettrisme informatique" (ou trouver un mot qui désigne plus spécifiquement l'usage de l'informatique) pour désigner les gens qui sont incapables de se démerder avec des outils logiciels et renvoyer les défenseurs de l'enseignement de l'informatique en mode singe savant à une négation de l'individu et à vision mécaniste du travail où l'employé doit prétendument se contenter d'appliquer des consignes sans réfléchir (ce qui ne marche dans la pratique jamais, appliquer strictement la consigne mène systématiquement au blocage d'une organisation). Avec ce genre de discours, mon brave monsieur, c'est la compétitivité de l'économie française qu'on enterre.

    • [^] # Re: polyvalence

      Posté par . Évalué à 6.

      Évidemment, tout dépend du contexte professionnel mais il y a fort à parier que dans une carrière ou au fil des boulots que quelqu'un peut prendre, il lui faudra s'adapter à des tas d'organisations et d'outils différents, probablement des applis métiers spécifiques, des façons de bosser différentes avec les mêmes outils et des versions différentes du même logiciel. L'adaptabilité est donc le seul truc qui compte.

      C'est vrai, mais c'est une vision un peu trop limitée aux métiers de l'informatique, ou aux postes de cadres en général (et encore, ça dépend des cadres). C'est négliger un peu vite l'énorme public qui n'a pas ce genre de contexte professionnel, qui utilise Word sans même vraiment avoir conscience de ce que c'est, et qui a le même rapport affectif avec un ordinateur qu'un développeur moyen avec une machine à coudre…

  • # "véritable insulte à nos missions"

    Posté par (page perso) . Évalué à -10. Dernière modification le 19/11/13 à 14:09.

    En tant qu’enseignants, (…) Ceci est une véritable insulte à nos missions (…) Le texte est sous licence CC-BY-SA-NC.

    Bah… Pas plus insultant que des enseignants qui recommandent une lecture d'un texte qui n'aime pas le commercial sans faire la moindre note d'information "désolé, la licence est bof car contre une partie du monde auquel on est sensé former nos élèves, mais l'auteur original a voulu ainsi" par exemple (si j'ai bien suivi le texte sur LinuxEdu, c'est l'auteur original qui a voulu ainsi, mais vu la façon dont écrite la dépêche, peut-être que personne n'a essayé de sensibiliser l'auteur aux oeuvres libres et à leurs avantages non plus).

    1 point partout.

    PS : vouloir tuer un logiciel c'est bien beau, mais sans remplaçant (parler de vim comme fait dans le texte ne peut que faire rire, si au moins on avait parlé de Ooo qui est au niveau de Word 95 mais qui peut parfois être suffisant pour des gens…) c'est un voeux qui va jute aller à la poubelle. Pourquoi ne pas proposer un meilleur produit plutôt que de faire du négatif sur l'autre? Par meilleur, j'entends une définition classique "qui répond au besoin des utilisateurs" et non pas "comme moi j'ai envie que les autres travaillent" hein… Répondre au besoin étant le truc qui marche le plus pour tuer un concurrent. Cracher sur l'autre comme le fait l'article est souvent signe qu'on n'a rien de mieux à proposer, signe qu'on a pas confiance dans l'alternative. Vous croyez sérieusement que les entreprises dépensent énormément de fric juste parce que ça vient de Microsoft? Peut-être aussi parce que ça répond plus à la demande (vim aussi polyvalent que Word? ah ah ha. Oui, les gens demandent de la polyvalence, si si, pas apprendre 50 outils"il y a un outil Linux pour ça" pour 50 tâches proches)

    PPS : j'ai lu l'article, c'est à bien rigoler, exemple :
    "Cette obsolescence programmée n’a pas d’importance pour la plupart des entreprises, dans lesquelles la durée moyenne de vie d’un document est inférieure à six mois. Mais d’autres domaines réclament la conservation des documents. En droit, en médecine ou encore en littérature, la durée de vie d’un fichier se compte en décennies si ce n’est en siècles. Les pratiques commerciales de Microsoft vont à l’encontre des intérêts de ces utilisateurs."
    Dommage, Word 2012 sait par exemple très bien lire du Word 95, donc aucun soucis pour la conservation. Et pour la conservation, en fait ce n'est plus de l'édition, on peut stocker en PDF (standard OSI pour certaines versions qui suffisent amplement) comme beaucoup de monde le fait déjà.
    Ce genre d'argument ne peut convaincre que les convaincus. Ca ne va pas aider pour convaincre des gens non convaincus, c'est juste un petit plaisirs entre convaincus.

    • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

      Posté par . Évalué à 3.

      Ooo qui est au niveau de Word 95 mais qui peut parfois être suffisant pour des gens…)

      Troll ou véritable opinion ?

      • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

        Posté par . Évalué à -3.

        la réponse est dans la question.

      • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

        Posté par . Évalué à 10.

        Troll, ça fait belle lurette que OOo et LO sont ont atteint le niveau de MS Office XP; encore un effort et le niveau Office 2003 sera atteint.

        BeOS le faisait il y a 15 ans !

        • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

          Posté par . Évalué à -4.

          Pfff meme pas LOO et OOo c'est toujours possible d'avoir d'ouvrir un fichier avec la generation suivante sans que toute la pagination soit pourrit. Franchement ils ont des annees lumieres devant eux avant d'etre aussi pourrit sur ce point. Par contre niveau module presentation la il est clair que ces deux logiciels ont pris une belle avance dans la merditude. Ce qui n'est pas etonnant vu que 90% du boulot fait sur ces suites sont fait pour "supporter" un format insuportable et non pour ameliorer la suite elle meme.

        • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

          Peter Hofmann défend la migration vers Limux de Munich. Il explique entre autres que les coûts de formation n'auraient pas été moindres en passant à Windows 7 car l'interface graphique de OpenOffice est plus proche de [l'ancien] MS Office que l'interface graphique du nouvel MS Office.

          Intéressant, car nous avons là un fervent défenseur du libre qui voit dans ses utilisateurs des gens prisonniers de leurs connaissances Word & Excel. Certains sont prisonniers de versions plus anciennes encore. Je ne peux qu'applaudir les enseignants valorisant l'apprentissage de principes, l'acquisition d'une indépendance, plutôt qu'un logiciel en particulier - mais au moins pour les générations précédentes nous devons admettre la difficulté.

        • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

          Posté par . Évalué à 5.

          C'est vrai, il manque encore beaucoup de bugs pour émuler le comportement d'Office 2003 : les styles qui partent en vrille, la numérotation des titres complètement foireuse, etc

          Article Quarante-Deux : Toute personne dépassant un kilomètre de haut doit quitter le Tribunal. -- Le Roi de Cœur

    • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      (vim aussi polyvalent que Word? ah ah ha. Oui, les gens demandent de la polyvalence, si si, pas apprendre 50 outils"il y a un outil Linux pour ça" pour 50 tâches proches)

      Disons que Word est, pour résumer, un logiciel dont l'objectif est similaire à LaTeX ou troff (avec une philosophie un peu différente bien sûr) : rédiger des textes en vus d'être (bien) présentés.

      Vim quant-à lui est un éditeur de texte complet : il a du support pour des présentations via LaTeX, pour de la programmation dans tous les langages un minimum connus, pour rédiger des mails, pour éditer n'importe quel fichier de configuration… Bref, il peut couvrir tout besoin d'édition contrairement à Word limité à un cas particulier d'édition (même si c'est le plus commun en dehors d'une petite communauté, d'où qu'il soit quand même utilisé), donc vim moins « polyvalent » n'est pas le bon mot : c'est plutôt qu'il s'agit juste d'un éditeur de texte, il a vocation à être utilisé en harmonie avec les autres logiciels pour couvrir tout ce qui n'est pas « édition », et il ne fait pas la cuisine non plus, mais il permet d'éditer n'importe quel texte.

    • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

      Posté par . Évalué à 6.

      En droit, en médecine ou encore en littérature, la durée de vie d’un fichier se compte en décennies si ce n’est en siècles. Les pratiques commerciales de Microsoft vont à l’encontre des intérêts de ces utilisateurs.

      Là j'ai presque envie de me marrer quand même.
      Prend un document écrit sous OpenOffice 1.0.
      Reviens 20ans plus tard, essaie de l'ouvrir avec ce que t'as sur toi à ce moment là.
      Ben y'a des chances que ça ne passe pas.

      Pour gérer des documents sur le long terme, il faut gérer les migrations par étapes, pas pleurer le jour où on se rend compte qu'on aurait dû le faire.

      Soit le document est censé être réutilisable, et il faut alors le retaper à chaque migration vers un nouveau logiciel et même vers la nouvelle version d'un même logiciel, soit le document n'a pour vocation qu'à être consulté, et il faut le stocker en PDF (ou autre format approprié au stockage) et ne pas se laisser surprendre le jour où le PDF commencera à être abandonné.

      Et ne me dites pas qu'avec le papier, on n'a jamais ce problème: copies de secours, vieillissement du papier, on fait également des "migrations". Vu le papier "moderne", j'ai un doute sur le fait qu'il tiendra 50ans dans une salle d'archives.

      Les pratiques commerciales de Microsoft n'aident peut-être pas, mais ce serait surtout l'utilisation d'un format fermé sans convertisseur efficace et qui serait dangereux. En fait même l'utilisation d'un format ouvert un tout petit peu exotique, c'est déjà chercher les problèmes.

      • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

        Posté par . Évalué à 3.

        Et ne me dites pas qu'avec le papier, on n'a jamais ce problème: copies de secours, vieillissement du papier, on fait également des "migrations". Vu le papier "moderne", j'ai un doute sur le fait qu'il tiendra 50ans dans une salle d'archives.

        Si tu choisi correctement ton papier, ton encre (il faut que l'encre s'imprègne dans le papier et ne soit pas simplement déposé dessus) et ce qui enveloppera tes feuilles ça ne devrait pas poser trop de problème non plus.

        Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

        • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          J'ai un peu bossé dans des archives (comme job d'été [1], je suis pas un expert non plus)

          Et apparemment, à par le problème du papier (dont la durée de vie a baissée), l'impression laser
          est très efficace car le plastique ne se dégrade pas (pas de problème "d’éclaircissement").
          Et même si il n'est présent qu'en surface, sa résistance à l'abrasion est plus que satisfaisante (de toute manière, une fois archivé, un document n'a que peu d'effort mécanique).

          Donc pour du laser, le problème d'archivage revient au papier et à son stockage (papier neutre pour le conditionnement, pas d'élastique, de trombone ou d'agrafe[2], etc.)

          [1] Mon travail était principalement de reconditionner des cartons d'archive (grosso modo: prendre un carton, l'ouvrir, enlever toute les merdes, emballer les documents dans du papier neutre, sangler, remettre le tout dans un nouveau carton, reporter la cote, remettre à sa place (ou pas) le carton et mettre à jour la BDD parce qu’on optimise la taille des cartons)

          [2] Si vous devez archiver des trucs, n'utiliser jamais de classeur, de trombone, d'agrafe ou d'élastique, ça se dégrade très vite et ça abime le papier

          • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

            Posté par . Évalué à 5.

            En fait, je pense que je suis un peu beaucoup influencé par mon expérience personnelle: 5 ans dans la région de Shanghai, 2 ans à Singapour, je viens de revenir en Chine.

            Ce sont des régions extrêmement humides, et… la quantité de documents papier qu'on avait et qu'on a dû bazarder est tout simplement impressionnante. Ça inclut entre autres le diplôme de Madame, un peu moins bien protégé que les miens.
            (Bon, après, y'avait beaucoup de bordel inutile aussi hein! C'était le bon moment pour faire le ménage!).

            Du coup je me demande si l'archivage papier est une bonne solution pérenne partout. L'avantage de l'électronique, c'est que les copies multiples sont très faciles à faire, tout comme le renouvellement du support.
            (et puis avec le changement climatique ma petite dame, qui sait si on n'aura pas le même climat bientôt dans nos caves!)

      • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

        Posté par . Évalué à 5.

        Les pratiques commerciales de Microsoft n'aident peut-être pas, mais ce serait surtout l'utilisation d'un format fermé sans convertisseur efficace et qui serait dangereux. En fait même l'utilisation d'un format ouvert un tout petit peu exotique, c'est déjà chercher les problèmes.

        Donc si je suis ton résonnement, il faut mieux un format fermé à un format ouvert …

        le format openoffice est lisible, même si openoffice n'existe plus, tu peux récupérer les styles, les images et le contenu pour le transformer dans un format qui sera capable de le lire en l'an de grâce 6666.

        Pour info je viens de tester sur de vieux documents en openoffice 1.0 et j'arrive à les ouvrir sans aucun soucis sous libreoffice 4 (les documents ont 11 ans). Fais la même chose sous word et on en reparle !

        • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

          Posté par . Évalué à 1.

          mais ce serait surtout l'utilisation d'un format fermé sans convertisseur efficace et qui serait dangereux. En fait même l'utilisation d'un format ouvert un tout petit peu exotique, c'est déjà chercher les problèmes.

          Donc si je suis ton résonnement, il faut mieux un format fermé à un format ouvert …

          Tu vas te retrouver en oscillation forcée, ça peut nuire à la santé ces trucs là, fais gaffe.
          Par contre, si tu parles de mon raisonnement, la réponse courte est peut-être, et la longue est: tu as bien plus de chance de trouver un convertisseur d'un vieux format MS vers un nouveau format MS dans Word qu'un convertisseur pour mon format ouvert perso implémenté par un seul logiciel qui a eu 14 utilisateurs dans son histoire et dont on a lourdé le code source.
          Note que l'idéal étant de toute évidence un format ouvert bénéficiant d'une très large audience et pénétration de marché.

          • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

            Posté par . Évalué à 1.

            j'ai souvent au des soucis pour importer de vieux formats de word dans de nouvelles versions. (c'est moi je te l'accorde, mais quand j'ai eu à le faire pour moi ou d'autres personnes, j'ai eu souvent des problèmes, je ne parle pas du word qui vient du mac par ce que là le taux d'échec grimpe en flèche).

            second point, juger les utilisateurs d'openoffice à 14 personnes … je ne marche pas dans le troll désolé.

            • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

              Posté par . Évalué à 1.

              J'ai me relire et me relire encore, je ne vois pas à quel moment j'ai écrit que OOo n'avait pas une part de marché et une attention respectable.

              Du coup:

              second point, juger les utilisateurs d'openoffice à 14 personnes … je ne marche pas dans le troll désolé.

              du coup tu es le seul à le dire?
              Comme lancé de Troll, c'est pas mal non plus ça…

    • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

      Posté par . Évalué à 4.

      Dommage, Word 2012 sait par exemple très bien lire du Word 95

      Je tiens à compléter ce point. En parlant de conservation, il est important de mentionner si le document est lisible (interprétable) par une autre version du logiciel et surtout si il garde la mise en page. Il m'est arrivé bien quelques fois d'avoir ouvert un document Word d'un même version sur une autre installation pour avoir tout le formatage chamboulé. De mon expérience, les documents PDF pour la conservation resp. archivage (lisibilité et formatage) est idéal car il sont disponibles rapidement dans un format lisible, reproductible et surtout sans changement de formatage.

      • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        Je ne sais pas si c'est encore le cas dans les versions récente de word, mais il m'est arrivé ce genre de chose car l'imprimante par défaut était différent. Et oui, la mise ne page changeait en fonction des marges que supporte l'imprimante…

        • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

          Posté par . Évalué à 2.

          Ca a presque disparu. Mais pas tout à fait. Un driver d'imprimante pourri fait paniquer mon Excel 2007 au moment de l'impression. Je suis obligé d'imprimer en PDF avant de balancer le PDF à l'imprimante.

          C'est quand même fou.

          BeOS le faisait il y a 15 ans !

    • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

      Posté par . Évalué à -2.

      Word 2012 -> Word 95 : 17 ans ! En supposant qu'on utilise à l'année n la dernière version en date ….
      As-tu essayé avec un document Word 2.0 ?

    • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

      Posté par . Évalué à 3.

      Bon tu troll largement sur la licence, mais pour le reste je suis d'accord.

      Moi j'apprécie d'utiliser un markup ou LaTeX, mais je ne conseil pas d'utiliser ça de manière plus généralisée. Même si je répugne à utiliser les traitement de texte, je n'ai pas d'alternative à proposer (Lyx est peut être pas trop mal, mais il n'existe pas pour toutes les plateformes et manque de finition pour être un peu plus sexy).

      Le PDF est pas mal, mais je trouve dommage que le djvu ne soit pas normalisé lui aussi. C'est un format qui a vraiment était conçu pour l'archivage et qui me semble plus simple (on ne pointe pas vers des fichiers externes au document).

      Tous les contenus que j'écris ici sont sous licence CC0 (j'abandonne autant que possible mes droits d'auteur sur mes écrits)

    • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Dommage, Word 2012 sait par exemple très bien lire du Word 95, donc aucun soucis pour la conservation.

      oui, et quand il enregistre dans son nouveau format docx, word 95 ne peut plus le lire. C'est plutôt dans ce sens que l'on peut parler d'obsolescence programmée (l'article aborde cela également), puisque que le logiciel acheté à telle date devient obsolète et incapable de lire les fichiers produits par les versions de la même suite quelques années plus tard.

      Par contre on peut également se poser la question de la pérénité de ces formats gavés de xml illisibles, si complexes qu'ils « évoluent » d'année en année, et qu'il sera peut-être complexe à relire dans 10, 20, 50 ou 60 ans.

      vouloir tuer un logiciel c'est bien beau, mais sans remplaçant (parler de vim comme fait dans le texte ne peut que faire rire,

      Tu n'as pas vu le lien donné dans la première ligne, même si ce n'est pas la solution proposée par l'auteur (qui utilise Scrivenir, un logiciel proprio) ?

      http://framapad.org/

      Ce type d'outil me semble être l'avenir, tandis que les usines à gaz façon word ne le sont pas.

      Le format texte restera toujours lisible, quoi qu'il en soit, et c'est pour cela que je « milite » pour des formats de balisages léger. Pour mettre en forme un texte, on a besoin de quoi de plus que les titres, le gras, souligné, italique, les listes à puce ? La quintessence d'un texte ça va être surtout cela, le reste sera plus anecdotique, en ce cas cela serait mieux de ne pas avoir toutes ces icônes et ces menus constamment sous les yeux.

      Après, concernant Framapad / etherpad, même si c'est très pratique et permet d'exporter en dokuwiki (mais pas les titres, malheureusement) je lui reprocherai de garder le paradigme wysiwyg et d'afficher les gras, italiques, titres comme dans Word, sans rajouter la syntaxe légère qui donne la signification.

      Cet outil (pas libre), le permet et l'interface, épurée et dans un navigateur, est superbe de sobriété :

      https://editorially.com/

      Dommage que ça utilise markdown et pas txt2tags mais c'est déjà un bon début :)

      Pour ma part j'utilise un wiki pour composer mon texte, ou éventuellement un éditeur de texte simple (n'importe lequel, mais celui-ci est bien pour avoir un environnement confortable : http://gottcode.org/focuswriter/ ), et ensuite je peux exporter le texte en pdf (avec latex) si j'ai besoin d'imprimer et d'assembler les pages.

      « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

      • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

        Posté par . Évalué à 1.

        Ce type d'outil me semble être l'avenir, tandis que les usines à gaz façon word ne le sont pas.

        Mouais. Le jour où tu auras ajouté à ce « ce genre d'outil » toutes les fonctionnalités que les gens attendent d'un outil comme Word, tu auras obtenu le même genre d'usine à gaz…

        Il faut bien se dire que les fonctionnalités correspondent à un besoin. Je ne crois pas que Microsoft s'amuse à ajouter des trucs inutiles pour le plaisir. Ce n'est pas parce que tu n'as pas besoin d'une fonction qu'elle est inutile.

      • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

        Posté par . Évalué à 5.

        on a besoin de quoi de plus que les titres, le gras, souligné, italique, les listes à puce

        Titres, sous-titres, sous-sous-titres parce que j'aime bien que mon document soit structuré.
        Emphase, "fort" remplaceront avantageusement les gras, italiques, etc., qui sont une façon d'implémenter, comme pourrait l'être la couleur, un arrière-plan, etc.
        Du coup, j'aimerais bien avoir des styles pour que ce soit un minimum cohérent dans mon document.

        Maintenant que j'ai ça, il faut que tu saches que je ponds beaucoup de rapports qui comportent de multiples tableaux et schémas et qui suivent de multiples révision, il faut donc intégrer tout ce bordel et une insertion d'image plantée là, c''est rarement le meilleur moyen de le faire (surtout pour le suivi des révisions…).

        On trouve aussi de plus en plus de formulaires réalisés avec des traitements de texte, prenons-le en compte. L'assistante à l'administration te fait savoir que si on ne peut plus faire d'étiquettes en gros volume avec Word parce que "c'est pas le bon outil", elle se fera une joie de te déléguer la tâche d'imprimer ces étiquettes jusqu'à ce que tu sois clair sur LA solution appropriée.

        Bref, je crois que les stats disaient que 10% des fonctionnalités d'un traitement de texte couvrent 90% des besoins de chaque utilisateur, mais pour couvrir les 10% restants de chaque utilisateur également, il faut rajouter les 90% de fonctions supplémentaires.
        Tu peux donc virer presque tout dans Word, et il sera largement suffisant… pour TON cas d'utilisation seulement!

        • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          on a besoin de quoi de plus que les titres, le gras, souligné, italique, les listes à puce

          Titres, sous-titres, sous-sous-titres parce que j'aime bien que mon document soit structuré.

          « Les titres » englobait bien entendu titres, sous-titres, sous-sous-titre et sous-sous-sous-titre (et on s'arrête là parce que plus c'est trop).

          Emphase, "fort" remplaceront avantageusement les gras, italiques,

          Les gens savent ce que sont le gras et l'italique. Emphase et fort ça ne veut pas dire grand chose. Ça ne me parle pas en tout cas. Et le souligné ça peut servir également, mais les grands gourous du web l'interdisent.

          « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

          • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

            Posté par (page perso) . Évalué à 6.

            Ta conception de la mise en forme est tout de même très limitée. Perso, si je ne peux pas écrire des équations un peu complexes, je mets ton traitement de texte à la poubelle directement. Tu as également oublié les références internes et externes, avec génération automatique du tableau de références externes et des liens internes. Et que fais-tu des notes de bas de page ? Pareil, j'aime bien avoir un index des tableaux et des images, avec parfois des références à l'intérieur des images (ex : fig 4a)).
            Et là, je ne parle que de mon petit besoin personnel, extrêmement limité…

            Accessoirement, l'emphase, les citations, etc. ont un sens qui est universel, alors l'italique ou le gras sont des mises en forme dont le sens va dépendre de chacun. Pour certains, un texte en italique sera une emphase, pour d'autres une citation.

      • [^] # Commentaire supprimé

        Posté par . Évalué à -4.

        Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

      • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

        Posté par (page perso) . Évalué à 4.

        Ça me semble quand même évident qu'un logiciel ne lise pas les formats apparus 18 ans après, non ?

        Si tu veux ouvrir le fichier avec Word 95, tu l'enregistres au format Word 95, pas au format Word 2013. Mais après, il ne faut pas t'étonner de ne pas bénéficier des avancées du format Word 2013.

        • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

          Posté par (page perso) . Évalué à -1.

          Ça me semble quand même évident qu'un logiciel ne lise pas les formats apparus 18 ans après, non ?

          Dans un document au format textuel ça ne pose pas de problème.

          Et surtout, avec un logiciel libre qui évolue et dont on peut obtenir la dernière version sans restriction, il n'y a pas tous ces soucis de word 95.

          « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

          • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

            Posté par . Évalué à -1.

            Dans un document au format textuel ça ne pose pas de problème

            LOL, tu realises ce que tu ecris ?

            Ben oui, dans un document ou il n'y a aucun formattage et qui est juste un flux de caracteres l'un apres l'autre, n'importe quoi peut le lire.

            Bon evidemment, tu n'as aucun formattage donc il est totalement inutilisable comme format, mais il est perenne !!!

            Et surtout, avec un logiciel libre qui évolue et dont on peut obtenir la dernière version sans restriction, il n'y a pas tous ces soucis de word 95.

            Ben si, tu fais quoi si ta machine ne peut pas faire tourner la derniere version (trop lourde, ne supporte pas ton architecture, etc…) ?

            • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              Bon evidemment, tu n'as aucun formattage donc il est totalement inutilisable comme format, mais il est perenne !!!

              Je pense qu'il pensait à l'utilisation d'un formatage faisable à la main (Markdown, MediaWiki, LaTeX, etc…). Bien sûr, il faut un programme après pour mettre à profit tout ça donc il faut qu'il soit rétro-compatible aussi a priori, mais l'avantage c'est que si ce n'était pas le cas, on pourrait facilement adapter le texte soi-même à la main pour compiler avec la nouvelle version du logiciel donc c'est pas aussi gênant.

          • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

            Posté par (page perso) . Évalué à 0.

            Tu veux dire que si le format n'évolue pas, alors on peut lire les évolutions ? euh… merci, captain obvious, mézencor ?

    • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

      Posté par . Évalué à 3.

      Dommage, Word 2012 sait par exemple très bien lire du Word 95, donc aucun soucis pour la conservation.

      Oui, mais un truc qui va te paraître fou, c'est que des fois on veut relire des documents produits avant 1995 ! C'est mon cas, j'ai des documents réalisés avec avec MS Works 1.05. J'avais essayé, il y a bien longtemps de les relire/convertir sans y parvenir, en essayant tout plein de version de MS Office / MS Works et divers convertisseurs (MS et d'autres). Ça m'avait vraiment écœuré et servi de leçon à l'époque. Alors, ça sert pas à grand chose de balancer craneusement des affirmations que beaucoup de gens savent fausses comme « aucun soucis pour la conservation ». Les incompatibilités des logiciels bureautiques de Microsoft sont tristement célèbres, ce n'est pas pour rien que Microsoft a essayé de rattraper le coup avec la standardisation de son nouveau format OOXMl et son prosélytisme au niveau des institutions "désolé, on le refera plus".
      C'est serai sympa de pas faire de révisionnisme propagandiste pro-Microsoft.

      • [^] # Commentaire supprimé

        Posté par . Évalué à -9.

        Ce commentaire a été supprimé par l'équipe de modération.

        • [^] # Re: "véritable insulte à nos missions"

          Posté par . Évalué à 2.

          tu à l'air de t'y connaitre toi, question cerveau …

          Sinon, pour la précision, c’était au tout début des années 90, et effectivement j'étais un grand débutant. Mes tentatives ultérieurs de lecture de ces documents date de la fin des année 90, soit un peu moins de 10 ans plus tard. Les machines virtuelles ne courait pas les rues à cette époque. Depuis j'ai perdu ces disquettes, qui de toute façons ne contenaient plus que de la bouillasse de bits illisibles.

  • # LinuxEdu -> FramaBlog

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Le serveur de LinuxEdu semble hors service.
    Heureusement, l'article est également dispo sur FramaBlog : http://www.framablog.org/index.php/post/2013/11/15/a-mort-microsoft-word

  • # Jusqu'où faut-il s'adapter ?

    Posté par . Évalué à 9.

    C'est un peu long, mes excuses auprès des adeptes de commentaires courts…

    Mmmh, Charlie est en train de passer du coté obscur de la force, il est envahi par la haine. C'est pas bien.

    Mais qu'il se rassure, Word dans sa forme actuelle est bien en train de mourir.

    D'obésité.

    Word date de l'époque où tout se passait dans un environnement bien cadré : 1 pc monochrome, lourd et pesant, posé sur un bureau relié par un câble parallèle (lourd et pesant) à une imprimante matricielle bruyante, lourde et pesante. C'était le must, et ça coûtait une véritable fortune dans les boutiques spécialisées. A ce moment, Word est jeune et svelte : il a déjà écrasé un ou deux concurrents, il est prêt à faire feu.

    Cible visée : l'Entreprise, qui produit pour vivre des quantités colossales de rapports, synthèses, documents administratifs, règlements, listings, puis le marketing aidant enquêtes, publipostages variés,…. la liste est infinie. Le support officiel est le papier mais les outils de création sont en plein changement. Les pools de secrétaires, dactylos, machines à écrire, dévolues à ces lourdes et pesantes tâches sont rapidement éliminées (tout le monde s'en fout de Judith…)
    Le chef, privé de sa secrétaire, doit donc se farcir lui même ses comptes rendus de réunions, en tête à tête avec la ligne de tabulation et sa touche associée, le trombone déglingué, et des barres d'icônes multicolores. Word s'adapte, présente des assistants, intègre de nouvelles fonctions, bref il enfle.
    Surviennent d'autres événements : le réseau local (avec des bouchons terminateurs) puis distant (avec des modems rtc), puis planétaire (avec pas mal d'autres trucs www,…). Word propose de nouvelles fonctions d'envoi de mail, d'export html -sauce aigre-douce microsoft- et toutes ces sortes de choses. Il enfle encore.

    Il enfle donc à chaque transformation sociétale, il enfle par absorption et étouffement de l'ennemi. Au bout de quelques années on obtient une sorte de monument terrifiant, multiforme, un couteau suisse gigantesque avec plusieurs manches.

    Le modèle dominant est celui de l'entreprise, qu'on applique à tous les milieux avec des (in)fortunes diverses. Ce sont les outils de l'entreprise qui sont imposés : un thésard travaillera donc avec word, et soutiendra sa thèse avec powerpoint.

    Word, comme Excel et le reste de la collection reflète la montée en puissance de Microsoft, et de son modèle agressif sous-jacent : connaître son ennemi, l'absorber par rachat et intégrer les avantages dans son propre camp.
    Nov. 1999 office 2000 - 122 Mo sur disque
    Office 2003 - 263 Mo
    Office 2010 - 657 Mo
    Office 4000 - R.I.P. …

    Pendant une dizaine d'années (de 1990 à 2000), c'était mon métier que d'apprendre aux secrétaires, puis aux secrétaires licenciées, puis aux chef(fe)s de services, responsables, patron(ne)s de pme à se servir d'un traitement de texte : wordstar, amipro, puis très rapidement Word et toutes ses déclinaisons. Pour faire le tour de toutes ses fonctions, il nous fallait plusieurs semaines avec de nombreuses heures de pratique.
    On y causait de comment distinguer la forme du fond, appréhender la structure du document, sa taille, la saisie au kilomètre, la mise en forme (directe ou non), la mise en page, bref tout ce qui permet de construire un document.
    Et comme dans l'Entreprise, on se doit d'être organisé et efficient, on causait aussi de feuilles de styles, de modèles, d'organisation et de partage de documents.

    Aujourd'hui, la tendance est au light : tablette, smartphone, le monument ne rentre pas. Ça coince. Plus besoin de word pour twitter. La nouvelle approche consiste à déposer le mastodonte sur un (gros) nuage, et à facturer ses accès par abonnement. C'est ce que j'ai compris de la philosophie d'office 365 : cachez cette obésité que nous ne saurions voir.

    Que faire pour former le monde éducatif à tout ça ???
    Le texte dit : "… la qualité de notre enseignement est pauvre au point que nos élèves soient incapables de s’adapter à divers contextes logiciels…"

    S'adapter sûrement, mais comprendre d'abord que le modèle sous-jacent à word, excel, et donc Microsoft et équivalent, c'est la compétition en mode guerrier. Il est question de cible, d'objectif, de garder une longueur d'avance sur les autres. Jusqu'où faut-il s'adapter ?
    Comprendre aussi qu'il existe d'autres modèles de vie numérique, par exemple le modèle contributif. Ce genre de chose ne se voit pas dans l'interface graphique, ni dans la taille du logiciel mais entre autre par le fait que mon fournisseur de logiciel ne cherche pas à m'enfermer dans son modèle, qu'il soit payant ou non, et qu'il n'agisse pas uniquement pour ses intérêts propres. Il y a du boulot…

    J'ai tapé ce texte et corrigé quelques fautes de frappe et d'orthographe dans gedit. Je pense que je pourrai le reprendre plus tard sans trop de problèmes.

    • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

      Posté par . Évalué à 2.

      J'ai tapé ce texte et corrigé quelques fautes de frappe et d'orthographe dans gedit. Je pense que je pourrai le reprendre plus tard sans trop de problèmes.

      Oui, et si tu l'imprimes tel quel (ou le transformes en PDF) ça va être magnifique. Un gros blob de texte vaguement paragraphé, la classe :-)

      Aujourd'hui, la tendance est au light : tablette, smartphone, le monument ne rentre pas. Ça coince. Plus besoin de word pour twitter.

      J'imagine bien un cahier des charges ou une réponse à appel d'offres sur Twitter ou sur l'écran d'un smartphone. La productivité va exploser.

      Sinon, j'aime bien ton rappel historique, mais l'idée que le nouveau truc à la mode va balayer tout l'existant, comment dire…

    • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      100 % d'accord.

      Et ça c'est particulièrement amusant :

      Pour faire le tour de toutes ses fonctions, il nous fallait plusieurs semaines avec de nombreuses heures de pratique.

      et ce sont ces mêmes personnes qui ont péniblement appris à utiliser Word qui vont râler parce qu'il leur faut consacrer 10 minutes de leur précieux temps à apprendre comment formater avec une syntaxe de type wiki…

      « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

      • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

        Posté par . Évalué à 7.

        Dans tout ce fil de discussion autour de l'enseignement des outils logiciels qui permettent de produire, d'afficher et de convertir du texte, on mélange à souhait plusieurs choses qui doivent être distinguées. Je vais tenter de justifier ces distinctions.

        1) L'école doit-elle apprendre aux élèves l'usage d'outils techniques ?
        Si la réponse est positive, il faut très rapidement savoir quels sont les outils techniques qui doivent être enseignés. Le Ministère de l’Éducation Nationale a inventé des bidules à la mode, qu'il qualifie de "formations diplômantes", dont la justification consiste à courir après la mode. Dans le B2i il n'y a pas grand chose que l'on puisse regarder comme une maîtrise d'un ensemble d'opérations où la technique vient en renfort d'un but non-technique. Rechercher le logiciel idoine pour une opération précise, je veux bien que l'on nomme cela "pratique des TICE", mais je ne suis pas convaincu qu'il faille pour cela mobiliser des heures et de l'énergie.

        2) Quelqu'un a très bien formulé un des aspects du problème. On a besoin d'un logiciel qui travaille le texte lorsqu'on … écrit. Comme on ne compare pas le moine copiste qui traduit les "Topiques" d'Aristote en latin, avec la demoiselle qui répond au quatrain sur un bout de papier, on ne confondra pas la thèse sur "L'influence de la pensée de Ming Zhe sur les légistes de la période Tang", ou bien l'édition des "Hymnes géorgiens" en bilingue, avec un Tweet. Très certainement, un éditeur aujourd'hui, ou tout simplement quelqu'un qui est confronté à des questions éditoriales aura besoin de passer par un mélange de LaTeX, de php et autres fariboles. Je devrais dire : dans les filières de l'édition, on devrait s'occuper de former les professionnels à ce type d'outils (un serveur mouline quelque part un texte, des photos, etc. et à la sortie, l'imprimeur peut disposer d'un cliché propre, l'éditeur du texte et d'un catalogue auteur contenant les données relatives à l'auteur et le texte, etc.). Mais l'auteur lui-même ? Est-il besoin, si par exemple il écrit sur Aristote ou son équivalent chinois, de connaître (outre le grec ancien, le latin et le chinois) le subtil art de LateX, de BibTEX, de emacs, etc. ?

        3) Ce qui est vrai, c'est que la plupart de ceux à qui on demande de rédiger une thèse ou un bouquin sur Word, ne savent pas que l'on pourrait leur fournir une feuille de style, qu'ils pourraient rédiger en RTF et qu'ils pourraient aussi (s'agissant des langues non-latines), jouer avec le clavier (en tout cas être aidés par des moyens qui existent). Mais de grâce, la moindre des choses que l'on attend d'abord de quelqu'un qui écrit, c'est qu'il sache … écrire ! Non pas qu'il sache utiliser un clavier.

        Or, je remarque, malgré les progrès du progrès, qu'aujourd'hui l'expression en langue française EST le problème massif des élèves et des étudiants (pour ne rien dire des cadres). Ce n'est pas l'utilisation fonctionnelle du clavier ou de tel ou tel logiciel.
        Pour être plus clair : si ton chef au bureau est une buse, car il ne sait pas organiser ses idées par écrit, que son propos est confus, son vocabulaire impropre, et ainsi de suite, peu importe qu'il le fasse avec emacs, xemacs, gedit, vim, AmiPro, WordPerfect, Word, OpenOffice, ou bien avec une mine HB ou BB. Il doit revoir sa copie. Et je pense que c'est là-dessus que l'école doit s'activer, pas sur la question de savoir si on doit enseigner l'usage du clavier virtuel.

        • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Mais l'auteur lui-même ? Est-il besoin, si par exemple il écrit sur Aristote ou son équivalent chinois, de connaître (outre le grec ancien, le latin et le chinois) le subtil art de LateX, de BibTEX, de emacs, etc. ?

          exactement, c'est pourquoi pour un auteur rédiger dans un wiki, ou dans un simple éditeur de texte agréable à utiliser (pyroom, focuswriter), sera tout autant profitable que d'utiliser un traitement de texte peu ergonomique comme word.

          « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

        • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

          Posté par . Évalué à 6.

          Entièrement d'accord!
          Un logiciel peut s'apprendre sur le tas. Et les méthodes recommandées pour séparer le fond et la forme devraient être utilisées à leur plein potentiel: en séparant complètement les tâches!
          Le rédacteur devrait avoir accès à des modèles et se contenter de les remplir.

          Mais tu remarqueras que le chef utilise un astucieux moyen pour contourner ses propres faiblesses en rédaction:
          On ne fait plus de rapport qu'avec PowerPoint, comme ça il est inutile de savoir écrire une phrase entière.

          Problème: PowerPoint est aussi bien utilisé que Word. Donc en dehors du chef, presque tout le monde plante ses phrases en entier dedans, que ce soit pour un rapport (en PowerPoint donc…) ou pour une présentation, les deux n'étant plus vraiment distingués l'un de l'autre…

          Du coup on n'a ni rapport décent, ni présentation décente.
          Vive le progrès…

    • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

      Posté par . Évalué à -3.

      Aujourd'hui, la tendance est au light : tablette, smartphone, le monument ne rentre pas. Ça coince. Plus besoin de word pour twitter. La nouvelle approche consiste à déposer le mastodonte sur un (gros) nuage, et à facturer ses accès par abonnement. C'est ce que j'ai compris de la philosophie d'office 365 : cachez cette obésité que nous ne saurions voir.

      a) Il y avait besoin de Word il y a 10 ans pour discuter par IRC, IM, …? Ah ben non, et pourtant il se vendait comme des petits pains
      b) T'as rate un episode, Office existe sur les telephones (Windows Phone), aucun probleme de taille.

      S'adapter sûrement, mais comprendre d'abord que le modèle sous-jacent à word, excel, et donc Microsoft et équivalent, c'est la compétition en mode guerrier. Il est question de cible, d'objectif, de garder une longueur d'avance sur les autres. Jusqu'où faut-il s'adapter ?
      Comprendre aussi qu'il existe d'autres modèles de vie numérique, par exemple le modèle contributif.

      C'est beau, ca me donnerait presque envie de pleurer devant tant de bonte mais moi je preferes la pratique : quel modele a amene le meilleur produit dans le cas donne ? Quel produit continue a innover le plus ? Ah oui, celui de Microsoft… Pourquoi est-ce que quelqu'un qui n'est pas obnubile par le LL choisirait le modele le moins efficace ?

    • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

      Posté par . Évalué à 7.

      Tu mélanges beaucoup de choses là quand même.

      Tout d'abord, sur la lourdeur des suites bureautiques, on ne le dira jamais assez:
      10% des fonctions couvre 90% des besoins de chaque utilisateur
      les 90% de fonctions supplémentaires servent à satisfaire les 10% restants à chaque utilisateur pour leur cas d'utilisation particulier
      Du coup, tout le monde trouve Word bien trop lourd: 90% des fonctions "ne servent à rien ou presque". Mais si on demande lesquelles à plusieurs personnes, les 90% deviennent 50%, puis 20%, et plus on ajoute de cas, plus on tend vers 0.
      On peut critiquer MS, mais comme l'a dit pBpG dans un autre commentaire: ils ne sont pas cons au point d'ajouter des fonctions qui ne servent à personne.

      Moi je dirais que c'est à toi de t'adapter en tant que formateur:
      Est-ce que tous les gens que tu formes ont besoin de connaître toutes les fonctions de Word?
      Moi-même je pense être un utilisateur relativement avancé, et je n'ai aucune idée de la manière d'utiliser l'édition d'étiquettes!

      La réponse est vraisemblablement non! Tu dois former des groupes suivant les cas d'utilisation et dispenser des formations plus courtes et plus focalisées sur leur besoin!
      (et ils t'en remercieront, parce que je n'ose pas imaginer une formation de plusieurs semaines sur des procédures avancées dont la moitié de la salle se contrefout…)

      Pour ce qui est de la tendance au léger:
      Pour moi c'est simple: je n'imagine pas qu'on rédige un rapport sur un smartphone ou une tablette. Si quelqu'un veut s'amuser à le faire, grand bien lui fasse. Ce sont des supports de consultation, pas de production.
      Ce qu'il faut changer, c'est le format, pour le rendre plus "flexible", comme le web (CSS pour mobile, etc.). Un document ne doit donc pas s'afficher de la même manière sur l'écran 23" du fixe et sur le smartphone ou la tablette.

      Enfin, le modèle collaboratif n'a pas grand chose à voir avec MS en particulier. Oui, MS essaie de te forcer la main pour rester avec MS. Mais on a déjà un format "standard", sauf qu'il n'est pas encore assez standard pour que tout le monde en ait une implémentation 100% compatible: si les dévs des suites Libres doivent se consulter entre eux pour que ça marche, c'est qu'il reste des blancs dans les specs.
      Espérons que ça s'améliore avec le temps.

      Idéalement, j'espère un jour qu'on aura un standard aussi pour le collaboratif en temps réel: on peut travailler sur un document simultanément sous MS Word et LibreOffice Writer, par exemple.
      Pas que ça soit tellement utile, mais ce serait une belle démonstration d'inter-opérabilité, parce que ça tolérerait difficilement les écarts d'implémentation.

      Sur la compétition en mode guerrier, je t'avoue que je n'ai pas très bien compris: tu connais beaucoup d'éditeurs de solutions Libres ou non-Libres qui ne veulent pas que leur produit soit supérieur aux autres?
      La compétition, par définition, c'est en mode guerrier!

      • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

        Posté par (page perso) . Évalué à -1.

        Pour moi c'est simple: je n'imagine pas qu'on rédige un rapport sur un smartphone ou une tablette.

        en utilisant une source au format texte, c'est pourtant possible. On peut commencer à noter les idées sur tablette ou smartphone, et continuer sur ordinateur, puis relire et corriger sur tablette etc.

        « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

        • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

          Posté par . Évalué à 4.

          Il n'a pas dit que ce n'était pas possible, il a dit que ce n'était pas l'outil adapté.

          On peut planter des clous avec une fourchette, aussi.

          • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            En quoi un ordinateur portable 17 pouces sera-t-il plus adapté pour prendre des notes sur le terrain ? Un smartphone ou une tablette vont parfaitement pour cet usage, et je n'ai pas l'impression de planter des clous avec une fourchette en faisant cela.

            http://stallman.org/photos/rms-working/pages/8.html

            « I approve of any development that makes it more difficult for governments and criminals to monopolize the use of force. » Eric Raymond

      • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

        Posté par . Évalué à 2.

        c'est à toi de t'adapter en tant que formateur:

        Mais on s'est adapté à l'époque et pas qu'un peu :
        Les formations sont passées de groupes à dates fixes à parcours individuels à entrée et sortie permanente. Les personnes formées arrivaient aux dates qui leur convenait, et l'on définissait ce qu'elles connaissaient à l'entrée pour ne les faire travailler et progresser que sur les points qui leur manquait.

        Sur cette période de 10 ans, les premières années correspondaient à un public qui découvrait complètement la micro-informatique et donc des outils comme les traitements de textes, sur des machines de type (en vrac et de mémoire) amstrad pc1512 double disquette, micral, goupil G3, G4, etc…) Les formations complètes étaient donc la norme puisque pas d'acquis particulier en début de formation. Les mentalités et les finances de l'époque étaient calées sur une formation de type 'groupe', en général des groupes d'environ 15 personnes et des formations allant de quelques jours à plusieurs mois. PLusieurs mois qui portaient alors sur d'autres choses que la micro-informatique bureautique : gestion, comptabilité, …..
        L'évolution que nous connaissons tous à ensuite banalisée cette partie bureautique. Les machines et les logiciels se sont retrouvés en grande surface à coté d'équipements standards de la maison : électroménager, hifi, audiovisuel, etc….
        Les politiques de financement se sont adaptées aussi, c'est à dire qu'elles se sont portées sur d'autres domaines de l'informatique. La bureautique était devenue moins sexy, moins attractive pour les financeurs institutionnels, type conseil régional ou équivalent. Les nouvelles générations d'utilisateurs connaissaient d'entrée ces produits, la demande en formation s'est donc transformée. On s'est bien entendu adapté pour proposer des formations à la carte, en réorganisant intégralement les parcours et les supports, grâce à des outils de formation individualisés, sur cdrom à l'époque, outils inexistants quelques années auparavant.

        tu connais beaucoup d'éditeurs de solutions Libres ou non-Libres qui ne veulent pas que leur produit soit supérieur aux autres?
        La compétition, par définition, c'est en mode guerrier!

        Que signifie supérieur aux autres ? Microsoft, à une époque, est de taille à peu près similaire à ses concurrents : la compétition a du sens, tout le monde étant à peu près au même niveau. Puis de rachats en rachats, la société atteint un gigantisme qui fait que plus aucune entreprise ne peut se mettre en concurrence. A ce niveau de taille, le produit Microsoft ne doit plus être supérieur aux autres, il doit tout simplement être la seule alternative. Rachats des concurrents, et intégration de leur nouvelle idée, nouveau concept dans le gros machin qui continue de gonfler. Là, pour moi, la compétition n'en est plus une. C'est devenu un modèle prédateur qui ne représente plus rien de positif. Lorsque Microsoft en vient à "convoquer" les inspecteurs de l'EN dans ses locaux, lorsque qu'il (avec quelques autres gros acteurs informatiques) se retrouve financeur principal de rencontres de type lobbying dans les salles de la commission européenne, qu'est devenue la compétition ?

        Et surtout quel est le poids de l'utilisateur face à un Microsoft omniprésent ?
        En face des modèles de type Microsoft, on a donc le modèle contributif qui remet ce fameux utilisateur au centre du débat, où l'on retrouve effectivement une compétition, que je trouve vraiment beaucoup plus saine que celle que nous impose ces grandes multinationales qui ne raisonnent plus exclusivement que pour elles mêmes.
        Pour que ce modèle contributif se développe activement, l'utilisateur de l'outil informatique se doit de prendre du recul et considérer d'autres façons de pratiquer l'informatique que celle imposée par Microsoft et quelques autres grandes cathédrales. Tout est fait pour qu'il n'y parvienne pas.
        Voilà pourquoi je me demande jusqu'où s'adapter. Face à des gigantismes tels que ceux-là, l'adaptation n'a plus beaucoup de sens sauf à passer à un autre modèle, de type contributif.

        • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

          Posté par . Évalué à -5.

          Puis de rachats en rachats, la société atteint un gigantisme qui fait que plus aucune entreprise ne peut se mettre en concurrence.

          C'est des rachats qui ont rendu Microsoft immense ? Quels rachats exactement ?

          Parce que les mastodontes de MS ca a toujours ete Windows et Office, qui ont ete crees purement en interne, tout comme Exchange, XBox, System Center, …

          En face des modèles de type Microsoft, on a donc le modèle contributif qui remet ce fameux utilisateur au centre du débat, où l'on retrouve effectivement une compétition, que je trouve vraiment beaucoup plus saine que celle que nous impose ces grandes multinationales qui ne raisonnent plus exclusivement que pour elles mêmes.

          Et ca c'est du blabla, parce qu'au final, Office est toujours un meilleur produit que LibreOffice / OpenOffice par exemple, Windows et Linux c'est selon les gouts et les couleurs (je ne lancerai pas le troll bien qu'on soit Vendredi), Active Directory il n'y a aucun equivalent libre qui tient la route, idem pour Xen compare a Hyper-V, Exchange n'a aucun equivalent, System Center non plus, etc…

          Bref, ce modele de MS (et d'autres) que tu n'aimes pas, il apporte des produits que le libre n'a pas, les faits sont la.

          • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

            Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 23/11/13 à 21:42.

            C'est des rachats qui ont rendu Microsoft immense ? Quels rachats exactement ?

            Parce que les mastodontes de MS ca a toujours ete Windows et Office, qui ont ete crees purement en interne, tout comme Exchange, XBox, System Center, …

            Ces rachats là :
            Chez Microsoft himself : http://www.microsoft.com/investor/Stock/AcquisitonHistory/All/default.aspx
            Chez wikipédia : http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_mergers_and_acquisitions_by_Microsoft
            … Since Microsoft's first acquisition in 1987, it has purchased an average of six companies a year …

            Ca commence à faire du monde non ?

            Développé purement en interne Office ?
            Vermeer Technologies Inc fondée en 1994 par C.H. Ferguson et R. Forgaard. Leurs produits étaient un outil de développement de site web appelé FrontPage, et un serveur web en compléement au développement dans FrontPage appelé Personal Web Server. Vermeer Tech. Inc, a été racheté "purement" par Microsoft en janvier 1996 pour 133 "purs" millions de dollars.

            Même chose avec Forethought Inc. qui a développé le logiciel "Presenter" connu plus tard sous le nom de Powerpoint.
            Voilà 2 exemples de produits conçus ailleurs, puis rachetés et intégrés par Microsoft. Ces deux là ont formé des produits complets, et connus du public. Beaucoup d'autres acquisitions sont des sous-ensembles logiciels qui n'ont pas forcément de noms commerciaux "extérieurs" connus du public. Par exemple, le rachat d'une partie des brevets détenus par Novell, http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-microsoft-rachete-882-brevets-novell-pour-450-millions-de-dollars-32228.html

            • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

              Posté par . Évalué à -7.

              Elle est super ta liste, tu me donnes maintenant l'impact de ces achats sur le portfolio de MS ?

              Parce que tu t'amuses a nous sortir que MS a grossi par achats alors que c'est totalement faux, l'enorme majorite des produits ont ete developpes en interne, et c'est quelque features ici et la qui ont ete achetees. Tu ne mets pas la liste dans le contexte du portfolio de produits enorme de MS, parce que tu te rendrais alors compte que c'est minuscule.

              • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                Si Powerpoint, Hotmail, Frontpage ou Dynamics n'ont rien fait pour la puissance de Microsoft, je ne sais pas ce qu'il te faut.

                « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux, les moyens de vous faire taire. » Coluche

                • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

                  Posté par . Évalué à -5.

                  Bien sur qu'ils ont fait qqe chose, mais de la a dire qu'ils sont la raison de la puissance de MS, c'est de la folie.

                  Dynamics c'est genre 1 milliard /an de revenus, un nain complet compare au reste de la societe, Frontpage n'a jamais ete un leader dans son segment, Hotmail a de l'importance mais de nouveau, par rapport au reste de MS c'est pas grand chose financierement.

                  Il y aurait Powerpoint qui a vraiment une grande importance mais quand tu vois a quoi ressemblait le soft achete par MS et comment il s'est developpe, il n'a plus rien a voir avec l'original depuis tres tres longtemps.

        • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

          Posté par . Évalué à 7.

          Puis de rachats en rachats, la société atteint un gigantisme qui fait que plus aucune entreprise ne peut se mettre en concurrence. A ce niveau de taille, le produit Microsoft ne doit plus être supérieur aux autres, il doit tout simplement être la seule alternative. Rachats des concurrents, et intégration de leur nouvelle idée, nouveau concept dans le gros machin qui continue de gonfler. Là, pour moi, la compétition n'en est plus une.

          Des deux côtés de l'Atlantique, il y a des lois contre les monopoles. Si MS essayait aujourd'hui de prendre le contrôle d'une autre suite bureautique, ils se feraient méchamment taper sur les doigts.

          Preuve supplémentaire que la concurrence peut toujours exister: les succès d'Android et OS X/iOS, ou tout simplement… Linux, sur les serveurs!

          Ne mélange pas non plus modèle contributif et écoute de l'utilisateur.
          Rien n'empêche MS d'écouter les utilisateurs, et je serais même surpris qu'ils ne le fassent pas. Tu peux leur reprocher de mal le faire, peut-être, mais c'est un autre sujet.
          De même, ce n'est pas parce que n'importe qui peut en théorie contribuer à LO/OOo que les utilisateurs sont mieux écoutés. On peut très bien voir des développeurs se convaincre eux-mêmes qu'ils savent ce qui est bon pour nous et nous l'imposer (ce ne serait pas une première dans le Libre…). On pourrait aussi voir une boite débarquer avec plusieurs développeurs à temps plein pour intégrer un tas de fonctions dont tu te fous complètement mais dont elle a besoin.

          Le modèle contributif, ce n'est pas ça. Le modèle contributif est un modèle parmi d'autre de développement approprié à un projet Libre, qui permet, face à la force de frappe de MS et son armée de développeurs, de cumuler le poids de plusieurs autres entreprises sur le projet. Mais ce modèle n'est pas systématiquement celui des projets Libres!

          L'idéal de la suite "faite pour les utilisateurs", il n'existe pas. Ton idéal est différent du mien, de mon voisin, de la secrétaire, etc.
          Quand on essaie d'avoir le minimum de fonctions communes plus une ou deux spécifiques à chacun, on reconstruit un MS Office ou un LO/OOo.

          En ce qui concerne MS qui fait venir les inspecteurs de l'EN dans son bureau, ça n'a rien à voir: c'est un problème de volonté politique face à des lobbys. Si Sun avait fait ça en son temps pour imposer OpenOffice, ça aurait été tout aussi scandaleux, et si ça avait était Dupont SARL, petite pousse Française qui propose LO avec un contrat de support, ça serait resté scandaleux (mais bon, là je pense que les inspecteurs ne seraient pas venus…).

          MS ne peut pas faire venir les inspecteurs parce qu'il est gros, mais surtout parce qu'il est déjà très bien implanté. Les inspecteurs de l'EN ne sont pas allés de force que je sache. On écrit ici "convocation", mais je suis presque sûr que dans la lettre reçue, il y avait écrit "invitation" avec relances téléphoniques pour s'assurer de la venue des intéressés.

          Ici ce qui est scandaleux, pour moi, ce n'est pas que les commerciaux de MS essaient de contrôler le marché. Ça, c'est leur boulot hein!

          Le scandale, c'est que les inspecteurs se foutent royalement de leur devoir d'impartialité et des règles élémentaires de concurrence pour les marchés publics.

    • [^] # Re: Jusqu'où faut-il s'adapter ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      Je suis d'accord, la tendance est au light, et de façon générale dans tous les domaines. La typographie n'a plus spécialement d'importance, le vocabulaire non plus, l'orthographe encore moins, … Effectivement, on n'a pas besoin de Word ni d'un quelconque outil de mise en forme pour exprimer une pensée qui tient en 160 caractères.

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